Vitry-sur-Seine
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48° 47′ 15″ N 2° 23′ 34″ E / 48.7875, 2.39277777778

Vitry-sur-Seine
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement Arrondissement de Créteil
Canton chef-lieu des cantons de Vitry-Est, Vitry-Nord et Vitry-Ouest
Code commune 94081
Code postal 94400
Maire
Mandat en cours
Alain Audoubert
2008-2014
Intercommunalité aucune
Site web http://www.mairie-vitry94.fr
Démographie
Population 84 071 hab. (2008[1])
Densité 7 204 hab./km²
Gentilé Vitriots, Vitriotes
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 15″ Nord
       2° 23′ 34″ Est
/ 48.7875, 2.39277777778
Altitudes mini. 27 m — maxi. 106 m
Superficie 11,67 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Vitry-sur-Seine est une commune française, située dans le département du Val-de-Marne et la région Île-de-France, à environ quatre kilomètre au sud de Paris. Ses habitants sont les Vitriot(e)s[2].

La ville est située sur la rive gauche de la Seine, et est traversée par la ligne Paris - Bordeaux. Faiblement urbanisée au début du XXe siècle, elle connaît une croissance démographique à partir de l'entre-deux-guerres pour atteindre 84 071 habitants en 2008. Historiquement siège de nombreuses carrières et pépinières, notamment pour les lilas, la commune s'est fortement industrialisée au cours du XXe siècle. La commune fait partie de la Ceinture Rouge, avec une municipalité communiste à la tête de la ville depuis 1925.

Sommaire

Géographie

Localisation

Localisation de Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne

La commune de Vitry-sur-Seine est la plus grande du Val-de-Marne par sa superficie (11,67 km2), et la seconde par son poids démographique derrière Créteil. Elle est bordée au nord par Ivry-sur-Seine, à l’est par Alfortville, au sud par Choisy-le-Roi et Thiais, à l’ouest par Chevilly-Larue et Villejuif.

Ses limites géographiques sont la Seine à l’est, l’autoroute A86 au sud, la route nationale 7 à l’ouest, et au nord, en partie, le glacis sud du fort d'Ivry.

Géologie et relief

La ville se situe au cœur du bassin parisien, unité géologique constituée de roches relativement jeunes, partout recouverte d’alluvions plus ou moins récentes. La Seine en creusant son lit a également creusé le plateau de Vitry-Rungis, ce qui laisse affleurer, sous les éboulis, les différentes couches de sédimentation au niveau du coteau. La ville est située sur le flanc d'une colline, et s'étend du haut du plateau jusqu'à la Seine autour dudit Port-à-l'Anglais.

Le sous-sol de la commune a été exploité jusqu'au début du XXe siècle pour fournir des matériaux de construction dans toute la région, ce qui explique la présence d’anciennes carrières, notamment sur le plateau. On retrouve du calcaire grossier au nord du territoire communal au niveau du fort d'Ivry et du quartier des Malassis, du gypse au sud, et du sable du lit de la Seine sur la plaine alluviale.

Hydrographie

La ville est bordée à l'est sur 3,8 km par la Seine, dont le régime est relativement régulier. Elle est néanmoins sujette à des crues importantes, dont la dernière remonte à 1956[3]. Depuis la construction en amont de quatre barrages-réservoirs entre 1949 et 1990 le long de la Seine, le nombre de crues petites et moyennes a diminué.

La crue de la Seine de 1910, considérée comme une crue centennale, a marqué la ville, dévastant 1 500 logements et laissant 8 000 habitants sans abri[3]. Cependant, les inondations par crue et débordement de la Seine sont des phénomènes lents, et en janvier 1910 la montée des eaux n’a pas dépassé un mètre en 24 heures.

Climat

Le climat de Vitry-sur-Seine est de type océanique dégradé. Les stations d'observation les plus utilisées pour la météorologie à Vitry-sur-Seine sont celles de la station Paris Montsouris[4]. Le climat dans les départements de la petite couronne parisienne est caractérisé par un ensoleillement et des précipitations assez faibles.

Le tableau suivant donne les moyennes mensuelles de température et de précipitations pour la station de Paris Montsouris recueillies sur la période 1961 - 1990 :

Relevés météorologiques de la station de Paris Montsouris 1961-1990
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,0 2,6 4,5 6,7 10,1 13,2 15,2 14,8 12,6 9,4 5,2 2,9 8,3
Température moyenne (°C) 4,1 5,2 7,8 10,6 14,3 17,4 19,5 19,2 16,7 12,7 7,7 5,0 11,7
Température maximale moyenne (°C) 6,3 7,9 11,0 14,5 18,4 21,6 23,9 23,6 20,8 16,0 10,1 7,0 15,1
Précipitations (mm) 55,0 45,4 52,2 49,5 62,0 53,2 58,3 46,0 52,9 54,9 57,0 55,1 641,6
Source : Infoclimat [5]


Voies de communication et transports

Voies routières

Le réseau routier de Vitry comprend plusieurs catégories de voies[6]. Une autoroute borde la commune au sud, l'A86 (sortie sortie 24). Le réseau routier départemental est composé de deux voies magistrales, du nord au sud la D5 (ex-N305) et à l'ouest la D7 (ex-N7), de trois voies principales, d'est en ouest la RD148, du nord au sud la RD152 et du nord-est à l'ouest la RD155, et d'une voie secondaire, du nord au sud la RD274. Au total, Vitry compte 125 km de voiries, dont 100 km de voies communales. La ville ne compte que 11 km de pistes cyclables.

Le seul franchissement de la Seine entre Vitry et Alfortville se fait au pont du Port à l'Anglais, implanté sur la RD148.

Transports

Carte postale ancienne (années 1920) de la gare de Vitry-sur-Seine

Vitry-sur-Seine est reliée au réseau (RER) (C) par l'intermédiaire de 2 stations, les gares de Vitry-sur-Seine et des Ardoines, toutes deux situées sur la ligne Paris - Bordeaux.

De nombreuses lignes de bus relient Vitry à Paris et aux communes limitrophes via les réseaux de bus de l'Île-de-France, grâce aux lignes 132 172 180 182 183 185 285 293, ainsi qu'avec les lignes Noctilien N22 N31 N131

Projets

Métro

Le projet de métro automatique Grand Paris Express prévoit la traversée de Vitry par la ligne rouge circulaire à l’horizon 2017. Ce projet nécessiterait la création de la gare Vitry Centre et l’aménagement de la gare des Ardoines[7].

Tramways

Les travaux pour la nouvelle ligne de tramway (T) (7) ont commencé[8]. Deux stations sont programmées à Vitry, dont une station École Départementale (carrefour rue Edouard Tremblay / D7) et une station Petite Bretagne (carrefour rue du Moulin Vert / D7).

Un autre projet de tramway est prévu en remplacement de la ligne 183, la plus fréquentée d’Île-de-France (57 000 voyageurs par jour et 16 millions de voyageurs par an)[8]. La mise en œuvre est prévue en 2013-2015, le site propre est en cours de traitement à Ivry-sur-Seine ainsi que l’aménagement sur la partie sud de Vitry sur la D5.

T Zen

La création d'une ligne de bus à haut niveau de service en site propre est à l'étude et deviendrait la ligne T Zen 5[9],[10]. Ce projet vise à relier la gare de la Bibliothèque François Mitterrand à la gare de Choisy-le-Roi via la gare des Ardoines pour une mise en service en 2019.

Un autre projet de création de ligne de bus nord/sud devrait aussi voir le jour avec un transport en commun Arc Sud reliant le (T) (7) au futur tramway sur la D5, à la gare des Ardoines et au (RER) (D), en utilisant les ponts des voies ferrées et de la Seine[8].

Bus

Le prolongement de la ligne 132 de la cité du Moulin Vert vers le tramway (T) (7) est prévue à hauteur de la station Petite Bretagne[8]. De même, la ligne 217 doit être prolongée de son terminus Mairie d'Alfortville vers la gare de Vitry-sur-Seine[8].

Bateau-bus

Une extension de la navette fluviale Voguéo est projetée à partir du pont du Port à l'Anglais à partir de 2013, reliant Vitry-sur-Seine aux Invalides[11]. Au-delà, le franchissement d'une écluse serait un défi pour la qualité de service[12].

Transport aérien et accès à l'aéroport

Vitry-sur-Seine est située à proximité de l'aéroport Paris-Orly. La ligne C du RER permet de rejoindre directement la station Gare du Pont de Rungis - Aéroport d'Orly des deux gares de la ville, (RER) (C) Gare de Vitry-sur-Seine et (RER) (C) Gare des Ardoines. De même, la ligne de bus 285 permet de rejoindre l'aéroport d'Orly.

Urbanisme

Morphologie urbaine

Occupation des sols en 2008
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 80,2 % 932,00
Espace urbain non construit 10,8 % 125,07
Espace rural 9,0 % 104,78
Source : Iaurif[13]

La ville a révisé son plan local d'urbanisme (PLU) en 2006 à partir des conclusions d'une enquête faite en 2003 auprès des habitants et dont les résultats ont fait l'objet d'un projet d'aménagement et de développement durable (PADD)[14]. L'élaboration de ce PLU s'est achevée par l'adoption du projet définitif lors d'un vote du conseil municipal le 17 mai 2006.

Logements

Immeubles à Vitry-sur-Seine

Diverses formes d'habitat cohabitent à Vitry, le parc de logements comportant un nombre important de logements sociaux de type HLM (plus de 40 % du parc), et un parc de logements privés comprenant une forte proportion de maisons individuelles (plus de 30 % du parc privé)[15]. Près de 60 % des logements ont été construits entre 1949 et 1974, mais on peut noter que le parc de logement est actuellement en croissance, principalement aux abords de la D5 et le long d’un axe centre ville/gare RER.

Quartiers

La ville est découpée en onze quartiers selon le redécoupage des comités de quartiers adopté par le conseil municipal du 24 juin 2009[16]. Chacun a pour référent un ou plusieurs élus qui, avec les habitants qui le souhaitent, constituent le conseil de quartier.

  • 1. Centre-ville
  • 2. Clos-Langlois
  • 3. Commune-de-Paris
  • 4. Vitry Sud-Ardoines
  • 5. Paul-Froment-8-mai-1945
  • 6. Port-à-L’Anglais
  • 7. Gare-Jean-Jaurès
  • 8. Fort
  • 9. Coteau-Malassis
  • 10. Plateau
  • 11. Moulin-Vert

Espaces verts

Les espaces verts représentent 25 % de la surface totale de la ville[17], soit 1 168 hectares, dont 80 hectares d'espaces verts municipaux, 100 hectares pour le parc départemental des Lilas et 5 000 jardins privatifs. Il existe trois grands parcs dans la ville, le parc du Coteau-Marcel Rosette, le parc Daniel-Ferry à destination des enfants, et le parc Joliot-Curie. La ville compte également 9 squares, 7 places et des promenades.

Toponymie

Détail de la carte de Cassini (1750)

Étymologie de Vitry

Le nom de Vitry est d'origine gallo-romaine. Lors de l'occupation de Lutèce par les troupes romaines, des colons romains s'installent sur les meilleures terres aux alentours, et donnent le nom de Civitas Parisii, qui signifie « la cité de parisiens », à cette bourgade des bords de Seine[18]. Un riche colon gallo-romain, qui a pour nom Victorius, fait construire une villa sur le territoire de l'actuelle commune entre 50 et 100. Elle devient Victoriacum, qui signifie « le domaine de Victorius », avant que les déformations gallo-romaine ne donnent Vitriacum au IXe siècle, puis Vitrii-les-Parisii ou Vitri-lèz-Paris[19].

Dénomination de la commune

Comme pour beaucoup de localités proches de grandes villes, il a été de coutume de faire suivre le Vitry du nom de sa grande voisine, et la fin du XIVe siècle la ville s'est ainsi nommée Vitry-près-Paris. Cependant, à partir de la fin du XVIe siècle, les registres paroissiaux ainsi que les actes notariés portent fréquemment la mention de Vitry-sur-Seine. Au XVIIe siècle, compte tenu de l'importance prise par les pépiniéristes, la question est été posée de savoir si Vitry-sur-Seine ne deviendrait pas Vitry-aux-Arbres. En 1897, le conseil municipal opte finalement pour Vitry-sur-Seine.

Toponymie de détail

En 1280, les Langlois, anciens serfs du chapitre Notre-Dame, s'installent au bord de la Seine, construisent une ferme et creusent un port, dénommé Port à Langlois[20]. Au cours des siècles, et du fait des déformations successives, le lieu-dit devient Port-à-l'Anglais, et constitue un des deux villages qui formeront plus tard la ville de Vitry-sur-Seine.

Histoire

Article connexe : Histoire de l'Île-de-France.

Préhistoire et Antiquité

Lors de fouilles archéologiques, un squelette de paléothérium, sorte de tapir, datant de l'ère tertiaire et conservé au muséum national d'histoire naturelle à Paris, et les restes d'un anoplothérium, lointain parent de l'antilope, ont été retrouvés sur le territoire de la commune[21].

Des outils paléolithiques et néolithiques ont été retrouvés dispersés un peu partout sur le territoire de la commune, en particulier autour du Port à l’Anglais et dans les carrières de Gournay[22]. Des sites datant de l’âge du bronze et de l'âge du fer ont été mis à jour sur dans le parc des Lilas[23]. Plusieurs fosses complexes, des vestiges de structures de combustion de même qu'un vase entier vieux de 6 500 ans ont été observés à cette occasion, et pourraient indiquer qu'une partie du parc était cultivée dès le néolithique.

Une sépulture isolée datant du IIIe siècle av. J.-C. a été découverte sur le coteau. Une vaste nécropole de la même période a été découverte dans la plaine de Vitry. La présence de nombreuses épées aux côtés des défunts, dont l’une conservée au musée Carnavalet, démontre l’existence d’une élite de guerriers Parisii sur ce territoire. De même, plusieurs structures agricoles et une inhumation datant d'avant l'invasion romaine ont été fouillées à la fin des années 1990 sur le plateau, au sein du parc des Lilas[23].

Au cours de la Guerre des Gaules, la direction de la défense de Lutèce fut confiée à Camulogène, cet épisode étant connu comme la bataille de Lutèce[24]. Le lieu précis où cette bataille a été donnée a beaucoup préoccupé les érudits, mais de nombreux indices donnent à croire que cette bataille aurait eu lieu dans la plaine de Vitry en 52 av. J.-C.[25],[26]. La bataille oppose les légions romaines commandées par Titus Labienus et une coalition Gauloise composée de Sénons, de Parisii et d'Aulerques Éburovices dirigés par Camulogène, qui sera tué lors de la bataille. Suite à cette victoire, les Romains se rendent à Agedincum reprendre leurs bagages et rejoignent ensuite César revenant de Gergovie.

On peut retrouver les marques d'une voie romaine empierrée sous l’avenue de Choisy à Paris et dans une sablière à Orly, qui se poursuivait à l’origine à Vitry au niveau de la rue Constant Coquelin. Cette ancienne voie royale est devenue la route nationale 305[22].

Moyen Âge

La prise de Lutèce par Clovis au Ve siècle entraîne l'installation de fermes sur le territoire de Vitry, au niveau du Port-à-l'Anglais et sur les pentes du plateau[27]. À la mort de Clovis, le royaume est partagé, et le village fait partie du domaine royal du royaume de Neustrie.

Au IXe siècle les Normands envahissent et brûlent Paris, de même que les campagnes aux alentours, et pillent Vitry en 886 et 887, détruisant l'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais[28].

Au XIIe siècle, on commence à trouver la mention de Vitry sur certains actes. Jusqu'au XIIIe siècle siècle, la presque totalité des biens appartient à des ordres religieux. À la fin du XIVe siècle, Vitry jouit déjà d'une administration municipale. En 1462, une visite archidiaconale indique que les deux paroisses comptent environ 47 feux (47 foyers), soit approximativement 211 habitants. Au XVe siècle, des laïcs commencent à acheter des terres aux communautés religieuses, formant des fiefs appartenant à des seigneurs qui sont dits « en partie seigneurs de Vitry ».

Lors de la Grande Jacquerie en 1358, les rebelles parisiens unis aux Jacques parcourent la banlieue de Paris pour dévaster les propriétés des conseillers du régent Charles II de Navarre. Au cours de sa lutte avec Étienne Marcel, le dauphin Charles plaça son camp à Charenton afin de resserrer le blocus de Paris, et le Port-à-L'Anglais fut le théâtre de combats sanglants[29]. Vitry est une des localités les plus éprouvées et en réparation de ces dommages, Charles rend le 16 mai 1370 une ordonnance exemptant de prises les habitants.

En 1434, des combats sont rapportés autour du port entre Armagnacs et Bourguignons, et la ville est mise à sac par des bandes de brigands[30].

En 1465, la guerre du Bien public entre le roi Louis XI et certains grands seigneurs qui sont venus investir Paris par le sud touche à sa fin. Les Bourguignons assemblent un pont de bateaux au Port-à-L'Anglais pour traverser la Seine, mais ne parviennent pas à débarquer[31].

Époque moderne

Nicolas de L'Hospital, maréchal de Vitry (1581-1644)

En 1572, les réformés tentent de fuir Paris par la Seine lors de la Saint-Barthélemy, mais sont bloqués par un barrage de bateaux au Port-à-l'Anglais par le maître passeur d’eau Nicolas Surgert, agent du duc de Guise[32], et permet le massacre des protestants qui fuyaient Paris.

Suite à l'assassinat d'Henri IV, c'est le favori de Marie de Médicis, le maréchal Concino Concini qui règne sur la France. Louis XIII de France opéra un coup de force : ne pouvant arrêter Concini qui disposait d’une armée personnelle de plus de 7 000 soldats, le roi fit assassiner le maréchal à coups de pistolet par Nicolas de L'Hospital, alors marquis de Vitry, capitaine des gardes du corps, le 24 avril 1617 dans la cour du Louvre. Louis XIII se serait alors écrié : « Vitry, tu m'as fait roi! »[33]. Pour cette action, Nicolas de Vitry est fait maréchal de France.

Au XVIIe siècle, de terribles épidémies de peste ravagent la population et Vitry, comme d'autres villages d'Île-de-France, est décimée. Une plaque dans l'église Saint-Germain rappelle ce fléau[34] :

« Icy reposent les corps d'Antoine de La Loevre, vivant seigneur du Malay en Bourbonnais et de La Bretesche en Brie, mort de la peste, le 15e jour d'octobre de l'an 1631, enterré dans le cimetière de Vitry sur Seine, proche de la croix et de très noble dame Loyse Le Camus, sa femme aussi morte de la peste dans le même lieu le 17e jour d'octobre de l'an 1631, deux jours après son mary. Noble homme François de La Loevre, leur fils escuyer procureur en la chambre des comptes de Paris, a fait mettre cette épitaphe pour servir de monument, à la postérité du respect du respect qu'il avait pour leur mémoire. »

Les guerres de la Fronde amènent leur part de combats autour et dans Vitry. Les frondeurs entreprennent en 1649 la conquête de Paris. Les combats à Vitry et le siège de Paris sont représentés sur une toile de Sauveur Le Conte, Les actions du Grand Condé, blocus de Paris 1649, conservée au musée Condé[35]. Ce tableau représente les troupes loyalistes emmenées par le Grand Condé pour assurer le blocus de Paris tenu par les frondeurs.

La Révolution et l’Empire

À la fin du XVIIIe siècle Vitry est divisée en deux paroisses, celle de Saint-Gervais-et-Saint-Protais et celle de Saint-Germain. Le village compte alors entre deux et trois mille habitants. Le château de Vitry appartient à Jacques-Marie de Vougny, ancien mousquetaire du roi. Comparativement au reste de la France, Vitry jouit d'une situation favorisée grâce aux pépinières installées sur le territoire de la commune, et de nombreux riches bourgeois parisiens y viennent en villégiature[36].

Le cahier de doléances de Vitry comprend 24 articles, signé par une majorité de marchands d'arbres, et s'intéresse principalement aux questions de la fiscalité, s'oppose à la parcellisation de terres et demande une simplification du système des poids et mesures[37],[38].

Louis Nicolas Dubois, préfet de police de Paris et maire de Vitry (1758-1847)

Le premier maire de Vitry est Jean-Honoré Le Fèvre, pépiniériste, qui exerce ses fonctions de premier magistrat de 1790 à 1793, puis de nouveau sous le Directoire de 1796 à 1799[39]. La Révolution assure pour près d'un siècle le pouvoir des pépiniéristes sur la vie municipale. Les départements sont mis en place le 15 janvier 1790, et celui de Paris se divise en trois districts, Vitry appartenant à celui de Bourg-la-Reine, renommé Bourg-l'Égalité, d'où le nom de district de l'Égalité trouvé dans les documents officiels. Ce district est divisé en huit cantons, Vitry étant rattaché au canton de Villejuif, malgré les protestations de la municipalité qui souhaite devenir chef-lieu de canton[40].

Une société populaire, Les Amis de la constitution, s'ouvre à Vitry et ce comité, lié aux Jacobins, entretient des contacts étroits avec la commune de Paris, et Danton et Robespierre se rendent plusieurs fois à Vitry. L'église Saint-Germain est utilisée pour les assemblées générales et est renommée temple de la Raison le 3 décembre 1793, puis temple pour le culte de la Raison et de l'Être suprême le 17 mai 1794[41]. La société populaire sera dissoute le 1er juin 1795.

L'affaire du Petit-Val, tuerie toujours mystérieuse, passionne l'opinion publique durant le Directoire. Dans la nuit du 20 au 21 avril 1796, François-Gaspard Petit de Petit-Val, un riche financier propriétaire du château de Vitry, est assassiné dans sa propriété ainsi que six personnes, sa belle-mère et ses deux sœurs ainsi que deux femmes de chambre[42]. Le mobile reste un mystère, aucun vol n'ayant été commis, et diverse pistes ont été évoquées, comme un crime politique ou une affaire d'héritage familiale.

Le premier préfet de police de Paris, poste créé au début du Premier Empire, est Louis Nicolas Dubois, propriétaire du château de Vitry, qui occupera la fonction de 1800 à 1811, et deviendra par la suite maire de Vitry de 1819 à 1821[43].

Époque contemporaine

Révolution industrielle

Au milieu du XIXe siècle, l'industrialisation de la zone entre la Seine et la ligne de chemin de fer débute à Vitry avec l'arrivée d'une usine de pâtes alimentaires, suivie en 1854 d'une usine de blanchiment de tissus au chlore[44]. La population augmente fortement, en passant de 1 956 habitants en 1821 à 3 745 habitants en 1866. En 1865 est mise en service l'écluse du Port-à-l'Anglais afin d'améliorer la navigabilité sur la Seine, et la gare de Vitry sur la ligne Paris-Corbeil est ouverte en 1860, bien que la ligne fonctionne depuis déjà près de 20 ans.

Guerre de 1870 et Commune de Paris

Lors de la guerre de 1870, les Prussiens entrent le 11 septembre 1870 dans Vitry, mais onze jours plus tard sous la direction du général Maud'hui la ville repasse à nouveau sous autorité française, et les positions du Moulin de Saquet sont renforcées[45],[46].

Après la proclamation de la Commune de Paris, les forts et les redoutes autour de Paris, dont le Moulin de Saquet, sont occupés par la Garde nationale, et passent donc aux mains des communards[46]. L'armée versaillaise tente dès le 1er avril 1871 de reprendre le Moulin de Saquet, mais est repoussée par les fédérés. Le commandement du secteur Sud est confié à Walery Wroblewski, mais la redoute du Moulin de Saquet est reprise par la ruse dans la nuit du 3 mai 1871 par les Versaillais, dans des combats qui feront 150 morts[47]. La répression sera terrible, et quinze mille communards seront jetés dans les fosses communes du fort d'Ivry.

On peut noter qu'un procédé de transport du courrier vers la ville de Paris, la boule de Moulins, a été testé lors de la guerre de 1870[48]. Afin de rester en contact avec la ville lors du siège de Paris, les boules sont mises à l'eau en amont de Paris, entre Bray-sur-Seine et Montereau et des filets tendus derrière les lignes ennemies, au niveau du Port à l'Anglais, devaient les récupérer. Malheureusement, envasées, arrêtées par des obstacles, ou passant à côté des filets, les boules ne furent pas très efficaces, si bien qu'aucune des 55 boules envoyées du 4 au 29 janvier 1871 ne fut récupérée pendant le siège.

Belle Époque

Au début du XXe siècle, la ville était reliée à la Place de la Concorde par une ligne de tramway

L'industrialisation de la ville progresse, et la ville doit s'organiser afin de pallier les problèmes de logements et de transports. Différentes lignes d'omnibus permettent de rejoindre directement Paris. Durant les années 1890 apparaissent les premiers tramways électriques avec la ligne Concorde-Bonneuil et la ligne Concorde-Choisy-le-Roi[49],[50]. Des écoles et une poste sont créés, le gaz arrive à Vitry en 1866, le téléphone en 1894 et l'électricité en 1904[51],[52].

De terribles inondations suites à la crue de la Seine de 1910 mettent la ville à rude épreuve. 1 500 logements sont dévastés et 8 000 habitants se retrouvent sans abris, sur une population totale de plus de 14 000 habitants, et la ligne de chemine de fer Paris-Orléans est coupée à Choisy-le-Roi et Vitry[3],[53]. En 1911-1912 le château de Vitry, qui a subi des dommages suite aux inondations, est démoli suite à un référendum municipal en 1907 concernant son acquisition par la mairie[54].

Première Guerre mondiale

La mobilisation pour la première Guerre mondiale en août 1914 prive de main-d'œuvre les entreprises de Vitry qui sera remplacée par des femmes. Rhône-Poulenc, installé depuis 1911, voit augmenter sa production de produits chimiques. L'usine d'eau de Javel met au point la fabrication de gaz de guerre. Les ateliers Brasier d'Ivry et de Vitry fabriquent des munitions, les établissement Bidault-Elion, installés en 1917, fondent et emboutissent des métaux non ferreux, et les établissements Chauvière fournissent des hélices à l'aéronautique. De toutes ces nouvelles installations d'usines, dues à l'occupation ennemie du nord et de l'est de la France, il résulte un accroissement de fabrication métallurgique dans les parties du territoire non occupé. L'octroi de Vitry accuse, entre 1915 et 1917, une moyenne annuelle de traitement de métaux de 97 000 tonnes, soit 10 fois supérieure à 1914[55].

Comme toute ville de France, Vitry est durement marqué par la guerre qui coûte la vie à 736 habitants. En souvenir d'eux, un monument aux morts a été élevé en 1921 sur une petite place, en face de l'église Saint-Germain. C'est un obélisque de granite rouge de Bretagne et de marbre de Carrare. La rénovation du Centre-Ville a nécessité son transfert à l'ancienne place du Jet d'eau, maintenant place du 19 mars 1962[56].

Entre-deux-guerres

Le caractère industriel et ouvrier de la ville se renforce durant l'entre-deux-guerres, et une liste d'union entre le parti communiste et la SFIO met le pharmacien Pierre Périé à la tête de la ville après des élections municipales de 1925[57]. À partir de cette date, et hormis durant la période de la Seconde Guerre mondiale, un maire communiste l'emporte à chaque élection, la municipalité étant soit communiste soit d'union de la gauche. Vitry fait partie de la Ceinture Rouge, ensemble des villes à mairie communiste (PCF principalement) entourant Paris depuis les années 1930.

Lors des élections législatives de 1928, Maurice Thorez est candidat dans la circonscription recouvrant Ivry, Choisy-le-Roi et Vitry, mais ne peut faire campagne car il est toujours clandestin du fait de son action contre la guerre du Rif. Il arrive en tête du premier tour, mais au second tour, de nombreuses voix socialistes se portent sur le candidat de droite qui est élu[58]. Maurice Thorez l'emportera toutefois lors des élection législatives de 1932.

Le début des années 1930 voit la mise en service de l'imposante centrale électrique Arrighi dans le quartier du Port-à-l'Anglais, présentée comme la plus puissante au monde. Elle sera détruite le 16 octobre 1991. Les premiers grands ensembles sont édifiés au milieu des années 1920[59], et préfigurent les autres cités à venir sur le territoire de la commune. La municipalité met aussi l'accent en faveur de la santé et de l'hygiène en créant le premier dispensaire municipal moderne du pays en 1925 sous la direction de Robert Hazemann[60].

Seconde guerre mondiale

La municipalité élue est remplacée par une délégation spéciale chargée d'appliquer la politique de collaboration avec l'occupant. La Résistance s'organise rapidement, et notamment autour des cheminots des ateliers de Vitry qui organisent le sabotage de convois militaires allemands[61].

Le 19 août 1944 un comité de libération composé de résistants s'empare de la mairie. Des combats se poursuivent dans la ville jusqu'à l'arrivée de soldats canadiens le 24 août 1944[62]. Au cours de la guerre, 422 Vitriots, dont une centaine déportés dans les camps de concentration nazis, auront payé de leur vie leurs actions de résistance, de combats ou simplement leur appartenance religieuse.

Après-guerre

L’après-guerre est consacré à la modernisation de la commune. Le 8 mars 1960 est créé la ZUP de Vitry-sur-Seine, sous la direction des architectes Mario Capra et André Remondet, qui prévoit la création de 8 930 logements et se fonde sur une projection de forte croissance démographique pour Vitry (100 000 à 120 000 habitants)[63]. Entre 1945 et 1975, la population double et atteint près de 88 000 habitants. Le bâti ancien a presque entièrement été remplacé par l’urbanisation pavillonnaire et les grands ensembles.

De nos jours

Dans les années 1970 les politiques d'aménagement montrent leur limite, à la faveur de la crise qui débouche à Vitry et son lot de violence dont certaines ont eu un important retentissement médiatique. Dans un contexte où les municipalités communistes accueillent des taux extrêmement élevés de populations immigrées, là où la plupart des communes s'en déchargent de fait, le 24 décembre 1980, la municipalité de Vitry bloque au bulldozer la construction d'un foyer de travailleurs immigrés devant abriter 300 travailleurs maliens, après que la municipalité de Saint-Maur-des-Fossés a tenté de transférer encore davantage d'immigrés vers Vitry. Le maire Paul Mercieca est soutenu par Georges Marchais puis par une résolution du comité central du PCF. Le retentissement de cette affaire en fera un des événements révélateurs d'une crise de l'immigration en France et marque son entrée dans le débat politique.

Si les protestations n'ont guère de suite localement, en revanche le meurtre d'Abdelkader Lareiche, un adolescent de 15 ans, tué le 16 février 1980 par un gardien d’immeuble est l'occasion d'une des premières mobilisations importantes des associations nées à cette époque pour la défense des banlieues et des jeunes issus de l'immigration. L'annonce de la condamnation à cinq ans de prison avec sursis du meurtrier provoque une émeute devant le palais de justice de Créteil[64], des manifestations à Lyon et l'occupation d'un local du PCF.

Du 26 au 31 décembre 2001, pendant cinq nuits s'affrontent jeunes et forces de police après le décès d'un jeune originaire de Vitry, abattu alors qu'il tentait de braquer une banque de Neuilly-sur-Marne[64]. Plus d'une soixantaine de voitures sont incendiées.

Le 4 octobre 2002 le meurtre de Sohane Benziane, 17 ans, brûlée vive dans un local à poubelles de la cité Balzac, par son ex-petit ami de 19 ans, est à l'origine de la première marche de « Ni putes ni soumises »[65]. Le maire de Vitry a inauguré une esplanade Sohane Benziane, et un centre d'animation parisien porte également son nom.

La ville est peu touchée par les émeutes du 27 octobre au 16 novembre 2005 dans les banlieues. Ces évènements coïncident avec l'inauguration du MAC/VAL, musée d'art contemporain du Val-de-Marne, le 15 novembre 2005, en l'absence notable du ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres[66],[67].

Politique et administration

Ancienne commune du département de la Seine, la ville est devenue une des quarante sept communes du nouveau département du Val-de-Marne le 1er janvier 1968. La commune de Vitry-sur-Seine est divisée en trois cantons (Vitry Est, conseiller général Evelyne Rabardel, Vitry Nord, conseiller Pierre Bell'Lloch, et Vitry Ouest, conseiller général Jacques Perreux). La ville fait partie des neuvième (député René Rouquet) et dixième (député Pierre Gosnat) circonscriptions du Val-de-Marne.

La ville n’est membre d’aucune communauté d'agglomération, mais elle fait partie cependant de l'association Seine-Amont depuis sa création en 2001, aux côtés des communes d'Alfortville, Choisy-le-Roi, Ivry-sur-Seine et Orly[68].

Histoire administrative

Département

Arrondissement

Canton(s)

  • 1801-1893 : Villejuif
  • 1893-1967 : Ivry (1897, Ivry-sur-Seine)
  • 1967-1984 : Vitry-sur-Seine Est et Ouest
  • 1984-en cours : Vitry-sur-Seine Est, Ouest et Nord

Tendances politiques et résultats

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours 
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours 
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores 
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores 
Élections référendaires 

Administration municipale

Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation pour le premier fut faible avec seulement 47,5 % de votants[81]. Sur les 44 849 inscrits sur listes électorales, 21 319 Vitriots ont voté et 20 518 électeurs se sont exprimés.

  • Premier tour
Candidat Liste Nombre de voix Résultats[82]
Alain Audoubert Ensemble Vitry Solidaire et Dynamique (Groupe Communiste, Républicain et Citoyen) 8 552 41,68 % Ball.
Jean-Marc Bourjac Redonnons des Couleurs à Vitry (groupe socialiste) 4 899 23,88 % Ball.
Emmanuel Njoh Agir Ensemble pour Vitry (UMP) 1 871 9,12 %
Jean-Marc Aubert Vitry Renouveau 1 585 7,72 %
Fernand Saal Changer la Ville (Liste divers droite) 1 068 5,21 %
Bernard Galin LCR Vitry - 100% à Gauche (LCR) 1 014 4,94 %
Jamel Benjemia Avec le MODEM Centrons-Nous Sur Vitry (MoDem) 952 4,64 %
Martine Débat Défense Sécurité Sociale Drots des Citoyens 352 1,72 %
Binkira Mougnol Vitry c'est Nous (Liste divers gauche) 225 1,10 %
  • Deuxième tour

Au deuxième tour, Alain Audoubert, tête de la la liste de rassemblement, a recueilli 100 % des suffrages exprimés[83].

  • Conseil Municipal

Le conseil municipal vitriot est composé du maire, de quatorze maires-adjoints, de huit conseillers municipaux délégués, ainsi que de vingt-six conseillers municipaux[84]. Les sièges au sein du conseil municipal de Vitry sont répartis de la façon suivante :

Groupe Président Effectif Statut
Groupe Communiste, Républicain et Citoyen Evelyne Rabardel 29 majorité
Groupe Socialiste Michèle Dubouchet 11  ?
Groupe VAGUES Khaled Ben Mohamed 2  ?
Groupe Parti Radical de Gauche Maurice Tzinmann 2  ?
Groupe Lutte Ouvrière Bernard Benyacar 1  ?
Groupe Parti de Gauche Bertrand Potier 1  ?
Groupe Les Verts Isabelle Agier 1  ?
Non-inscrits N/A 2  ?

Budget et fiscalité

Le budget municipal principal 2009 totalisait 56 999 000 € d'investissement et 133 103 000 € de fonctionnement[85]. La dette de la commune était en 2009 de 90 438 000 €, soit 1 082 € par habitant, en diminution par rapport à 2000 où la dette atteignait 97 477 000 €[86].

En 2009 la taxe d'habitation prélevée par la commune était de 11,67 %, la taxe foncière sur les propriétés bâties était de 17,90 % tandis que la taxe foncière sur les propriétés non bâties était de 28,46 % [87]. Ces taux ont permis de dégager des recettes de respectivement 8 468 000 €, 16 160 000 € et 69 000 €[88].

Liste des maires

Liste des maires successifs[89]
Période Identité Étiquette Qualité
1996 en cours Alain Audoubert (°1943) Parti communiste français  
1977 1996 Paul Mercieca (°1932)
— démissionnaire
Parti communiste français Député
1965 1977 Louis Marcel Rosette (°1925 - †2005) Parti communiste français Sénateur
1957 1965 Clément Perrot (°1891 - †1970) Parti communiste français Cheminot
1944 1957 Lucien Français (°1889 - †1957)
— mort en fonction
Parti communiste français  

Instances judiciaires et administratives

La ville de Créteil abrite le tribunal de grande instance dépendant de la cour d'appel de Paris. Ce tribunal, dont dépend Vitry-sur-Seine, est situé dans le palais de justice de Créteil[91]. De plus, la ville fait partie de la juridiction d’instance d'Ivry-sur-Seine, où est situé le tribunal d'instance[91].

Jumelages

Au 1er janvier 2011, Vitry est jumelée avec [92]:

Coopération

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Burnley, Royaume-Uni
Kladno, République tchèque
Meissen, Allemagne

Population et société

Démographie

Évolution démographique

En 2008, Vitry-sur-Seine est la 2e commune la plus peuplée du Val-de-Marne (sur 47) et la 51e au niveau national.

Évolution démographique
Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 3 025 2 018 2 100 1 956 2 188 2 079 2 506 2 831 2 559
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 2 600 3 095 3 745 3 758 4 155 5 284 6 122 7 161 8 010
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 9 894 11 497 14 969 21 492 31 355 41 919 46 945 44 058 52 540
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
Population 64 409 77 846 87 316 85 263 82 400 78 908 82 902 83 650 84 071[94]
Notes, sources, ... Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Sources : Base Cassini de l'EHESS[95] et Insee)

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

– 48,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 22 %, 15 à 29 ans = 20,8 %, 30 à 44 ans = 22,5 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 14,7 %) ;
– 51,4 % de femmes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 20,7 %, 30 à 44 ans = 22,2 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 18,3 %).
Pyramide des âges à Vitry-sur-Seine en 2007 en pourcentage[96]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,6 
4,1 
75 à 89 ans
6,3 
10,3 
60 à 74 ans
11,4 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
22,5 
30 à 44 ans
22,2 
20,8 
15 à 29 ans
20,7 
22,0 
0 à 14 ans
19,4 
Pyramide des âges du département du Val-de-Marne en 2007 en pourcentage[97]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,5 
75 à 89 ans
7,4 
10,4 
60 à 74 ans
11,2 
19,7 
45 à 59 ans
19,7 
23,3 
30 à 44 ans
22,4 
21,1 
15 à 29 ans
20,3 
20,7 
0 à 14 ans
18,2 

Enseignement

Enseignement primaire et secondaire

La ville administre vingt-trois écoles maternelles et vingt-et-une écoles élémentaires communales, qui accueillent environ 9 000 élèves[98].

Écoles maternelles

  • Anatole-France
  • Blaise-Pascal
  • Charles-Perrault I
  • Charles-Perrault II
  • Daniele-Casanova
  • Eugénie-Cotton
  • Eva-Salmon
  • Henri-Wallon
  • Irène-Joliot-Curie
  • Jean-Jacques-Rousseau
  • Jean-Jaurès
  • Jean-Moulin
  • Jules-Verne
  • La Petite Saussaie
  • Les Malassis-Gluck
  • Louise-Michel
  • Makarenko
  • Marcel-Cachin
  • Paul-Éluard
  • Paul-Langevin
  • Pauline-Kergomard
  • Victor-Hugo I
  • Victor-Hugo II

Écoles élementaires

  • Anatole-France
  • Blaise-Pascal
  • Diderot
  • Eugénie-Cotton A
  • Eugénie-Cotton B
  • Henri-Wallon A
  • Henri-Wallon B
  • Irène-Joliot-Curie A
  • Irène-Joliot-Curie B
  • Jean-Jaurès
  • Jean-Moulin
  • Jules-Verne
  • Makarenko A
  • Makarenko B
  • Marcel-Cachin A
  • Marcel-Cachin B
  • Montesquieu
  • Paul-Eluard A
  • Paul-Eluard B
  • Paul-Langevin
  • Victor-Hugo

Le département du Val-de-Marne gère huit collèges et la région Île-de-France cinq lycées.

Collèges

  • Adolphe-Cherioux
  • Daniele-Casanova
  • François-Rabelais
  • Gustave-Monod
  • Jean-Perrin
  • Joseph-Lakanal
  • Jules-Vallès

Lycées

  • Adolphe-Chérioux
  • Camille-Claudel
  • Jean-Macé
  • Jean-Jacques-Rousseau
  • Epin (privé)

Enseignement supérieur

L'institut universitaire de technologie de Créteil/Vitry est une composante de l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne (UPEC)[99]. Situé sur le site Chérioux, sont proposées des formations supérieures de type DUT (chimie ou gestion des télécommunications et réseaux) et licence professionnelle (transformation des métaux option chimie métallurgique, durabilité des métaux et alliages).

Les lycées Jean-Macé et Adolphe-Chérioux proposent aussi des formations supérieures de type BTS (maintenance industrielle, technico-commercial option génie électrique, réalisation d’ouvrages chaudronnés, comptabilité et gestion des organisations, management des unités commerciales, bâtiment, design d’espace, électrotechnique)[100],[101].

Projets

Deux projets de développement de l’enseignement supérieur sur Vitry sont à l’étude[102], avec l'implantation d’un troisième département à l’institut universitaire de technologie de Créteil/Vitry, axé sur les métiers du transport et de la logistique, et l'implantation de l’institut supérieur des bio-sciences de Paris sur le secteur des Ardoines.

Manifestations culturelles et festivités

Différents manifestation se déroulent à Vitry[103], comme le carnaval du printemps au mois de mai, les fêtes du lilas au mois de juin, le marché de Noël sur le mail de l'église Saint-Germain, le festival de l’Oh! organisé par le conseil général du Val-de-Marne[104] ou l’humarathon au mois d’avril organisé en partenariat avec la ville d’Ivry-sur-Seine[105]. De plus, la ville accueille depuis 2009 le festival Sur les pointes qui se déroule au printemps au parc départemental des Lilas[106].

Santé

Vitry ne dispose pas de secteur public hospitalier, mais accueille sur son territoire deux cliniques privées, la clinique Pasteur[107], qui assure notamment les urgences légères, et la clinique des Noriets[108], qui enregistre près de 2 000 naissances par an. Le centre municipal de Santé Pierre-Rouquès fournit un accès aux soins et participe à des campagnes d’information et de prévention[109].

Sports

Photo de l'équipe du CA Vitry contre le R.C. Luxembourgeois en 1912

L'Entente Sportive de Vitry (E. S. V.) est le club club sportif de Vitry-sur-Seine[110]. Il fait partie de la Fédération sportive et gymnique du travail (F.S.G.T) et de la Fédération Française. L'E.S.V est née en 1946 de la fusion entre le Club Sportif Ouvrier de Vitry (fondé en 1923 et renommé Club Sportif Olympique de Vitry pendant la Seconde Guerre mondiale) et le Club cycliste de Vitry[111]. L'association compte aujourd'hui 7 000 adhérents et plus de 600 animateurs et dirigeants bénévoles et permet la pratique de 48 activités sportives.

Le Club Athlétique de Vitry (ou CA Vitry) est un club de football créé en 1897 et qui évolue actuellement en première division du district de football du Val-de-Marne[112]. Plusieurs joueurs devenus professionnels sont passés par ce club : Jimmy Briand (Stade rennais, Olympique lyonnais), Olivier Thomert, Jérémy Ménez (PSG), Jean-Pierre Cyprien ou encore Jimmy Kébé (Reading F.C.).

La ville compte 8 gymnases, 4 stades, 5 complexes sportifs, 3 piscines et 1 patinoire.

Médias

En 2011, la commune de Vitry-sur-Seine a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ », et ce pour la quatrième année consécutive[113],[114].

Le ville diffuse quatre publications concernant les actualités de la commune[115], Vitry le Mensuel, Vitry Hebdo, le Relais (revue du centre culturel de Vitry), et Vitry Entreprises.

Le quotidien Le Parisien, dans son édition Val-de-Marne, consacre chaque jour plusieurs articles concernant l'actualité de la ville[116].

Cultes

Les Vitriots disposent de plusieurs lieux de cultes catholique, baptiste, israélite et musulman. Le doyenné de Vitry[117], rattaché au diocèse de Créteil, regroupe cinq paroisses (Saint-Germain de Paris, Saint-Marcel, Saint-Roger, Saint-Paul et Notre-Dame-de-Nazareth). Une église évangélique baptiste[118] regroupant la communauté baptiste est présente à Vitry. Une synagogue, gérée par l'association consistoriale israélite de Paris, est implantée à Vitry[119], ainsi que deux mosquées (Er-Rahma et Nour Es-Salam).

Économie

Revenus de la population

En 2009, le revenu fiscal médian par ménage était de 15 851 €, ce qui plaçait Vitry au 22 915e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[120]. En 2006, Vitry-sur-Seine se classe 327e sur 401 villes de France de 20 000 habitants et plus au classement des villes pour le nombre de contribuables soumis à l'ISF[121].

Population active

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2007 à 56 191 personnes (53 556 en 1999), parmi lesquelles on comptait 72,9 % d'actifs dont 61,8 % ayant un emploi et 11,0 % de chômeurs[122]. En 2007, 22,9 % des actifs ayant un emploi et résidant dans la commune travaillaient à Vitry-sur-Seine, 28,7 % dans une autre commune du département du Val-de-Marne et 47,8 % dans le reste de l'Île-de-France[123].

Le taux d'activité en 2007 est de 41,2 % pour la tranche d'âge 15 - 24 ans (France métropolitaine : 42,9 %), 88,1 % pour la tranche d'âge 25 - 54 ans (France métropolitaine : 89,4 %), et 51,1 % pour la tranche d'âge 55 - 64 ans (France métropolitaine : 41,2 %)[122].

Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2007)

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Vitry-sur-Seine 0,1 % 4,6 % 16,7 % 28,0 % 25,1 % 25,5 %
Moyenne nationale 2,1 % 6,0 % 15,7 % 24,7 % 28,6 % 22,9 %
Sources des données : INSEE[122]

Emploi

La zone d'emploi de Vitry-sur-Seine est constituée de 8 communes situées dans le Val-de-Marne. En 2004, elle accueille près de 12 900 établissements (près de 32% issus du commerce et près de 18% des services marchands aux entreprises).

Sur la période 1990 - 1999, la population de la zone d'emploi de Vitry-sur-Seine augmente de 0,1% en moyenne annuelle. Au niveau de l'Île-de-France, ce taux s’établit à +0,3%.

Répartition des emplois par domaines d'activité (recensement de 2007)

  Agriculture Industrie Construction Commerce,
transports,
services divers
Administration publique,
enseignement,
santé, action sociale
Vitry-sur-Seine 0,2 % 10,9 % 9,0 % 52,2 % 27,7 %
Moyenne nationale 3,1 % 14,8 % 6,8 % 45,1 % 30,3 %
Sources des données : INSEE[122]

Entreprises et commerces

Historique

Commune essentiellement agricole avant la révolution industrielle, les activités industrielles de Vitry-sur-Seine se limitaient à quelques tisserands et à une plâtrière. Suite à l'ouverture de la ligne de chemine de fer Paris-Orléans en 1862, de nombreuses industries s'installent autour du Port-à-l'Anglais entre la voie du chemin de fer et la Seine[124]. Les activités concernées sont très diverses (fabrication de briques, une fonderie, une papeterie, etc...). Avec la première Guerre mondiale, on voit apparaître une usine de fabrication d'hélices d'avion et une usine de fabrication d'eau de Javel. En 1933 fût installé par l'office central d'études de matériel de chemins de fer un banc d'essais des locomotives utilisé par la SNCF jusque dans les années 1990, et actuellement siège de l'agence d'essais ferroviaires de la SNCF[125].

Carrières et plâtrières

L'exploitation du sous-sol de Vitry remonterait aux années 700 avec l'exploitation du gypse sur le plateau, mais le premier document qui représente les plâtrières de Vitry date de 1675[126]. Des mines d'argile plastique et de calcaire ont de même été exploitées sur le territoire de la commune, principalement durant le XIXe siècle. Certaines galeries ont été utilisées comme champignonnières pour la culture des champignons de Paris, mais celles-ci ont toutes disparues à la fin du XXe siècle.

L'abandon des carrières et surtout des plâtrières pose encore de sérieux problèmes de sécurité. Certaines galeries n'ayant pas été comblées et ont tendance à s'effondrer. Sur le plateau certains pavillons ayant été construits au-dessus d'anciennes carrières et se sont lézardés. La majeure partie des plâtrières est actuellement auto-écrasée et mécaniquement auto-bloquée. La zone située sur le plateau de Vitry est maintenant inconstructible, et le Parc des Lilas y a été aménagé.

Centrales électriques

Vitry-sur-Seine accueille historiquement de nombreux industriels spécialisés dans la production d'électricité du fait de sa localisation à proximité de la Seine et d'un embranchement ferroviaire. Cinq centrales ont été construites à Vitry, toutes dans le quartier du Port-à-l'Anglais[127] :

Salle des dynamos de l'usine de production d'électricité de la Compagnie des tramways de l'Est parisien

De par la proximité des centrales électriques EDF la ville offre un emplacement de choix pour les datacenter, comme les deux centres de 4 500 m2 et 11 800 m2 exploités par Free rue Edith Cavell et rue Julian Grimau[129].

Autres industries

De nombreuses autres industries sont présentes sur le territoire de la commune, comme des entrepôts DHL, FedEx et frigorifiques STEF-TFE, une usine Air liquide, une usine de transformation BP, une usine Sanofi Aventis, une chaudronnerie Ponticelli, une usine de production de chauffage urbain (CPCU) et de nombreux industriels spécialisés dans le recyclage de métaux et papiers (CRR Environnement, etc.).

Agriculture

Comme tout village d'Île-de-France, Vitry a d'abord été un pays de culture. Jusque vers 1700, la vigne recouvrait tout le coteau, avant d'être supplantée par des pépinères[130]. Ainsi, à l'époque révolutionnaire, le blason de Vitry comportait trois arbres. La ville avait également connu une importante, et étonnamment florissante, culture du figuier. Le remplacement progressif de cette dernière par les pépinières et les lilas est commémoré chaque année en juin lors de la fête des lilas[103].

Culture locale et patrimoine

Monuments et lieux touristiques

L'église

Église Saint-Germain vue depuis la place du Marché

Au cours de son histoire, la ville a connu deux églises majeures. L'église Saint-Gervais - Saint-Protais, construite au XIIIe siècle, connait un destin mouvementé : brûlée par les troupes de Charles II de Navarre, reconstruite aux frais de Charles V[131], fermée à la Révolution, elle fut finalement détruite peu après en raison de sa vétusté.

La construction de l'église Saint-Germain débute au XIIe siècle et est achevée au XIVe siècle, à la même époque que la cathédrale Notre-Dame de Paris. Cette église fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862[132].

Ancien hôtel particulier

Un hôtel particulier du XVIIe siècle, 1 rue Édouard-Tremblay, fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 10 février 1962[133]. L'hôtel particulier a d'abord appartenu à Pierre Lamouroux, maire de Vitry de 1825 à 1861. Il resta propriété d'une famille de pépiniéristes pendant près d'un siècle (de 1874 à 1965), puis la ville s'est portée propriétaire en 1979 et décide en 1984 d'en faire la nouvelle bibliothèque. Les travaux de construction et de restauration dirigés par l'architecte Louis Soria commencent fin 1988 et le bâtiment est inauguré le 5 novembre 1990[134].

Le château

Claude François Paparel, trésorier des guerres de Louis XIV, fait construire un château en 1708[135],[136]. Par la suite, différents propriétaires l’occupent dont le maréchal d’Alègre. Le château est proposé en 1907 comme hôtel de ville à la municipalité, mais l’achat du château est repoussé suite à un référendum. Il est démoli en 1912 et les terres vendues en lotissements. Seul vestige de ce passé, la grille qui se trouvait au bout de l'allée des marronniers existe encore. Elle se trouve en bout de la place des Martyres de la Déportation.

Patrimoine culturel

La ville applique le 1 % artistique lors de la construction de bâtiments publics, ainsi plus de 100 sculptures d'art contemporain sont implantées dans la ville, notamment dans les établissements d'enseignement public (écoles, collèges et lycées)[137]. Des œuvres de Louis Chavignier (collège Gustave-Monod)[138], Piotr Kowalski (place du Théâtre)[139] ou encore Jean Dubuffet (place de la Libération)[140] font de Vitry un véritable musée hors les murs.

Théâtre Jean Vilar

Inauguré en 1972, le Théâtre Jean Vilar doit son nom à Jean Vilar (°1912 - †1971), acteur, metteur en scène, directeur de théâtre, et créateur du Festival d'Avignon[141],[142]. L’architecte Pierre Braslavsky et l’ingénieur scénographe Bernard Guillaunot ont collaboré à cette réalisation. En 1998, après un an de travaux, le nouveau théâtre rénové et agrandit par l’architecte Jean-Christophe Tougeron, rouvre ses portes. Il accueille depuis sa création de nombreux spectacles de théâtre, de danse et de musique, et la salle de spectacle peut offrir jusqu'à 840 places.

MAC/VAL

Musée MAC/VAL

Vitry accueille le musée d'art contemporain du Val-de-Marne (MAC/VAL)[143],[144]. Inauguré le 18 novembre 2005, ce musée propose en outre des ateliers d'arts plastiques, un auditorium et un cinéma d'art et d'essais.

Exploradôme

Article détaillé : Exploradôme.

Le dernier événement culturel marquant l'histoire de la ville est le déménagement du Jardin d'acclimatation le 1er octobre 2009 de l'Exploradôme, musée interactif des sciences, du multimédia et du développement durable, sur la place du Marché[145]. Dans un bâtiment à l'architecture surprenante, l'espace de découverte scientifique invite à la manipulation et à l'expérimentation.

Bibliothèque Nelson Mandela

Vitry possède une bibliothèque municipale depuis 1879, qui s'est installée en 1990 dans un ancien hôtel particulier, rue Édouard-Tremblay, datant de la seconde moitié du XVIIIe siècle, prolongé par une construction contemporaine crée par l'architecte Louis Soria[134]. La façade et la toiture de l'hôtel particulier fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 10 février 1962[133].

Sur cinq niveaux, la bibliothèque municipale Nelson Mandela propose un large fond de documents[146] : 62 000 livres adultes, 45 000 livres jeunesse, 600 livres audio, 180 abonnements à la presse écrite, 800 partitions, 16 000 CD, 2 000 DVD et 2 400 vidéos.

La Briqueterie

Fin 2012 est prévue l'ouverture du Centre de développement chorégraphique (CDC) du Val-de-Marne, qui deviendra le premier lieu de fabrique pour la création en danse en Île-de-France[147]. Le projet, dirigé par l'architecte Philippe Prost, prévoit la réhabilitation d'une ancienne fabrique de briques construite en 1868. Le bâtiment est inscrit à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1995[148], et la première pierre a été posée le 14 octobre 2010[149].

Vitry dans les arts et la culture

Vitry dans la littérature

Vitry dans la peinture

  • Les actions du Grand Condé, blocus de Paris 1649, toile de Sauveur le Conte conservée au musée Condé[35]. Ce tableau représente les combats à Vitry et le siège de Paris par les troupes loyalistes emmenées par le Grand Condé pour assurer le blocus de Paris tenu par les frondeurs.

Vitry au cinéma et à la télévision

Vitry dans la musique

Les artistes de la ville ont contribué à l'essor du mouvement hip-hop en France, et de nombreux groupes comme le 113, Rohff ou Mafia K'1 Fry sont originaires de Vitry, de même que plusieurs groupes de rock apparus dans les années 80, comme Strattson.

La ville est aussi le siège de l'association Carl Orff France, représentation française du mouvement international de pédagogie musicale active Orff-Schulwerk.

Personnalités liées à la commune

Religieux

Par contre, Jacques de Vitry, qui prêche contre l’hérésie albigeoise au XIIIe siècle, n'est pas né à Vitry-sur-Seine mais à Vitry-en-Perthois (Champagne) entre 1160 et 1170, comme en atteste une charte de Marie, Comtesse de Champagne, datée de 1193.

  • Roger Derry (° 1900 - † 1943). Prêtre et résistant, vicaire à Saint-Germain de Vitry

Politiques

Arts

Sports

Autres

Héraldique

Armes de Vitry-sur-Seine

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'argent à un arbre accosté de six peupliers, plus petits, rangés trois à dextre, trois à senestre, le tout terrassé de sinople; à une navette d'or et une canette de gueules passées en sautoir brochant sur le fût de l'arbre.

Inspiré par le sceau utilisé par le premier maire élu de Vitry au début de la Révolution, le blason est le symbole de la commune depuis 1942[151]. Il représente sept arbres, pour rappeler les nombreuses pépinières présentes sur le territoire, et une navette et une canette pour rappeler que les tisserand composaient à cette époque la principale industrie de la commune.

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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  143. Mairie de Vitry-sur-Seine, « MAC/VAL » sur http://www.mairie-vitry94.fr/. Consulté le 17 janvier 2011
  144. Site officiel du MAC/VAL. Consulté le 17 janvier 2011
  145. Site officiel de l'Exploradôme. Consulté le 17 janvier 2011
  146. Ville de Vitry-sur-Seine, « Présentation de la bibliothèque Nelson Mandela » sur http://www.bm-vitry94.fr/. Consulté le 22 février 2011
  147. Site officiel de la Briqueterie. Consulté le 17 février 2011
  148. Notice no IA00123535, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  149. Mairie de Vitry-sur-Seine, « La briqueterie » sur http://www.mairie-vitry94.fr/. Consulté le 17 février 2011
  150. Marguerite Duras, La Pluie d'été, P.O.L., 1990, 151 p. (ISBN 9782867441776) [présentation en ligne] 
  151. Sagot-Duvauroux 1996, p. 4



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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Vitry-sur-Seine de Wikipédia en français (auteurs)

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