Pierrefitte-sur-Seine
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48° 57′ 56″ N 2° 21′ 41″ E / 48.9655555556, 2.36138888889

Pierrefitte-sur-Seine
La mairie de Pierrefitte en 2005
La mairie de Pierrefitte en 2005
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Saint-Denis
Canton Pierrefitte-sur-Seine (Chef-lieu)
Code commune 93059
Code postal 93380
Maire
Mandat en cours
Michel Fourcade
2008-2014
Intercommunalité communauté d'agglomération Plaine Commune
Démographie
Population 28 871 hab. (2008)
Densité 8 467 hab./km²
Gentilé Pierrefittois
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 56″ Nord
       2° 21′ 41″ Est
/ 48.9655555556, 2.36138888889
Altitudes mini. 37 m — maxi. 97 m
Superficie 3,41 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Pierrefitte-sur-Seine est une commune de la Seine-Saint-Denis, située entre Saint-Denis et le département du Val-d'Oise. Elle fait partie de la communauté d'agglomération Plaine Commune et est le chef-lieu du canton de Pierrefitte-sur-Seine.

Les habitants de Pierrefitte-sur-Seine sont les Pierrefittoises et les Pierrefittois.

Sommaire

Géographie

Extrait de la carte de Cassini. Pierrefitte est au nord de Saint-Denis.

Le territoire de Pierrefitte-sur-Seine se situe au nord de Saint-Denis, à une dizaine de kilomètres de Paris, sur la RN1. Il s'étend principalement sur la Plaine de France, mais ses limites nord-ouest sont constituées par les contreforts de la Butte-Pinson.

Un ensemble de petits ruisseaux est discernable sur les anciennes cartes, mais il a été enterré au fil de l'histoire afin de lutter contre les risques d'inondation tout en permettant le drainage des terrains.

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[1], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

Pierrefitte compte plusieurs cités comme la Cité Rose, Lavoisier, Fontaine Rosée, Jules Verne, et pleins d'autre encore.

Communes limitrophes

Toponymie

Pierrefitte tire son nom du latin Petra ficta (pierre figée au sol ou menhir), Petra frita ou Petra fixa, attestés dès le IXe siècle[2].

Histoire

Du Moyen Âge au XVIIIe siècle

Propriété de l’abbaye de Saint-Denis au IXe siècle, elle fut en partie détruite au XVe siècle, pendant la guerre de Cent Ans.

Au XVIIIe siècle, Pierrefitte est un village d'agriculteurs et de carriers, qui exploite le gypse de la pierre à plâtre des contreforts de la Butte-Pinson.

Le XIXe siècle

En 1856, Pierrefitte est desservie par le chemin de fer de Paris à Creil, ce qui permet à la ville de devenir un lieu de petite villégiature pour des parisiens aisés. La ville est ravagée par les bombardements de la guerre franco-prussienne de 1870.

En 1896, Pierrefitte est un bourg de 2 468 habitants dont l’activité économique dépend principalement de deux entreprises, l’une de tentures murales, dite Lincrusta Walton avec 40 ouvriers, et l’autre de matériel de chemin de fer avec 30 ouvriers, auxquelles s’ajoute une maison d’épicerie en gros. L'agriculture est consacrée à la culture maraîchère et à l’horticulture, qui ont remplacé la fabrication du vin, les plants de vigne ayant peu à peu disparu.

Le bourg compte 383 maisons (dont 51 de deux étages et cinq de trois étages et plus) constituant 717 logements, ainsi que 32 ateliers et 47 commerces[3].

Héraldique

Blason ville pierrefitte.svg Pierrefitte-sur-Seine

De gueules à trois rochers d'argent mouvant de la pointe, celui du centre plus élevé, surmonté d'un pinson d'or, au chef cousu d'azur d'un clou d'argent, accosté de deux fleurs de lis d'or.

Démographie

Une belle boucherie en 1909
Vue panoramique de Pierrefitte au début du XXe siècle, vers la Butte-Pinson
L'activité agricole n'a cessé à Pierrefitte qu'après la Seconde Guerre mondiale
Le Petit Pierrefitte est un quartier situé en limite de Saint-Denis, toujours marqué par ses ruelles perpendiculaires à la RN1

Évolution démographique
(Source : Cassini LDH-EHESS[4], Insee 2011[5])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 706 734 705 812 789 827 813 808
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
829 915 1 075 1 157 1 151 1 346 1 609 1 824 2 468
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 863 3 349 4 268 5 987 8 609 11 645 12 575 12 100 12 867
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008  
14 770 19 017 20 819 22 366 23 822 25 816 27 532 28 871  

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Immigration

En 1999, 64,5% des jeunes de moins de 18 ans étaient d'origine étrangère (au moins un parent immigré) et en 2005, les jeunes d’origine maghrébine, subsaharienne ou turque sont devenus majoritaires dans la commune[6],[7].

Administration et vie politique

En 2000, la commune de Pierrefitte est membre fondateur de la communauté d'agglomération Plaine Commune.

Après avoir ravi le siège de conseiller général du canton de Pierrefitte-sur-Seine au maire PCF Catherine Hanriot lors des cantonales de 2004, Michel Fourcade a remporté les primaires organisées lors du premier tour des municipales 2008 à la tête d'une liste de rassemblement notamment du PS, des Verts et de représentants de la société civile contre le PCF.

Au second tour, la liste du PCF a fusionné avec celle conduite par le socialiste Michel Fourcade et cette liste d'union a remporté le second tour du 16 mars 2008 par 65,9 % des exprimés face à la liste Bazeli (UMP)[8].

Groupe Président Effectif Statut
Socialistes & Républicain Sonia Benacer 13 Majorité (PS)
Verts et Associatifs Stéphane Robert 9 Majorité (Verts)
Communiste, Républicain et Citoyen Farid Aid 3 Majorité (PC)
Gauche citoyenne Société civile Aline Legoll 4 Majorité (MRC/SE)
Union Centriste Pascal Kouppe 3 Opposition
Groupe UMP Alex Bazeli 3 Opposition

Liste des maires

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1907 Louis-Victor Tuleu    
1907 1907 Victor Leguillier   président de la Délégation spéciale
1907 1911 Clément gillet    
1911 1911 Victor Leguillier   président de la Délégation spéciale
1911 1912 Édmond Brun    
1912 1913 Clément Gillet    
1913 1919 Louis-Octave Gillet    
1919 1920 Amédée Gillet    
1920 1921 Louis Langlois    
1921 1929 Henri-Octave Lemaire    
1929 1940 Albert Richard    
1940 1943 Raymond Dirr   Maire nommé
1943 1944 Louis Raison   Maire nommé
1944 1945 Raymond Picard   Président du Comité local de libération
1945 1971 Roger Fréville PCF  
1971 1998 Daniel Bioton PCF  
1998 2008 Catherine Hanriot PCF Conseillère générale (1998-2004)
2008   Michel Fourcade PS Conseiller général depuis 2004

Transports

Pierrefitte est située près des autoroutes A 1, A 15 et A 86.

Elle est traversée par la RN 1 (plus de 50 000 véhicules/jour) et la RN 301, et est le point de départ de l'ancienne RN 16 (désormais numérotée D 316 dans le Val d'Oise) qui mène à Clermont (Oise). Autrefois, elle aboutissait à Dunkerque.

Hier : les tramways

L'urbanisation de Pierrefitte a été fortement développée par la création de la gare de Pierrefitte - Stains en 1859, sur la ligne Paris - Lille, permettant aux parisiens de se rendre à Pierrefitte, dans un premier temps comme lieu de villégiature[10], mais également comme lieu d'habitat.

Le 11b, l'une des deux lignes de tramways qui desservaient Pierrefitte

De plus, la ville a été desservie par trois lignes de tramways au début du XXe siècle :

  • la ligne no 3 Mairie de Pierrefitte - Pont de Saint-Cloud des TMEP[11] par le Barrage (Place du Général Leclerc) et la gare de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et les quais rive Droite, le Pont de Saint-Ouen et les quais de la Rive droite.
    Cette ligne a fonctionné du 27 août 1901 au 30 mai 1910
  • la ligne PC de Mairie de Pierrefitte à Porte de Clignancourt, créée par la TPDS, qui a circulé du 1er juin 1910 au 18 mai 1936. Lors de la fusion des compagnies de tramways au seint de la STCRP de 1921, cette ligne pris le no 65, et, en 1926, elle transportait 1 500 000 voyageurs par an.
  • la ligne 11b de la STCRP Gare de l'Est - Barrage de Pierrefitte, créée le 1er mai 1922, passait par Carrefour Pleyel, la Porte de Paris, l'église Saint-Denis-de-l'Estrée et la place du Général Leclerc à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), transportait 4 400 000 voyageurs en 1926. En 1930 environ, il y avait 7 départs à l'heure de pointe et 3 en heure creuse pour la Porte de Clignancourt (ligne 65) et y rejoindre le métro, ainsi que la Place de la République (11b). Il fallait 34 minutes pour faire le trajet Pierrefitte - Porte de Clignancourt[12].

Les deux lignes de tramway ont été supprimées par la Société des transports en commun de la région parisienne le 18 mai 1936 : l'ensemble du secteur était désormais desservi par des autobus, alors considérés comme plus modernes[13].

Aujourd'hui

La commune est desservie essentiellement par le RER D (Pierrefitte - Stains) ainsi que par la ligne 13 du métro de Paris, à l'extrême est de la commune.

En termes de bus, sa desserte est assurée par les lignes (BUS) RATP 150 168 254 268 354 ainsi que, la nuit par le Noctilien N44

Demain, le Tramway sur pneus

La RN 1 à Pierrefitte, vue en 2007 avant le chantier d'aménagement du tramway Saint-Denis - Garges-Sarcelles.
Elle accueillait alors plus de 50 000 véhicules/jour
L'entreprise Delgobe au début du XXe siècle, dans la zone d'activité toujours existante située entre la ligne de Grande Ceinture et la ligne Paris - Lille

Le chantier du Tramway sur pneus, ligne 5 du tramway d'Île-de-France dit TCSP RN1 (pour « transport en commun sur site propre de la RN 1 »), a débuté en 2009 sur l'axe principal de la ville, entre Marché-de-Saint-Denis et Gare de Garges - Sarcelles. La pose des premiers rails de guidage devrait intervenir en novembre 2010, sur Pierrefitte à hauteur des Rougemonts, et la ligne devrait être mise en service en 2013.

Selon le projet de SDRIF rendu public le 15 novembre 2006, il pourrait être prolongé à terme à Garges-lès-Gonesse.

La Tangentielle Nord

Articles détaillés : Ligne de Grande Ceinture et Tangentielle Nord.

La ligne de Grande Ceinture traverse la commune depuis 1882. Cette ligne de chemin de fer contourne Paris et relie entre elles toutes les voies ferrées qui aboutissent à la capitale, afin de faciliter le trafic de marchandises. Elle a d'ailleurs perdu son trafic voyageur en 1939, mais conserve un rôle fret majeur pour la SNCF.

La ligne sera doublée par deux voies de tram-train en 2014, afin de relier, dans une première étape, la gare d'Épinay-sur-Seine à celle du Bourget, puis Sartrouville à Noisy-le-Sec, offrant ainsi des correspondances aisées avec toutes les lignes du RER ainsi qu'avec les lignes du Transilien du nord de l'agglomération. Une gare sera créée à Pierrefitte, au nord de la zone des Tartres, et en correspondance avec la gare du RER D de Pierrefitte - Stains.

Économie

La commune a été moins marquée que les autres villes de Plaine Commune par la présence de la grande industrie depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à la désindustrialisation de l'Île-de-France. D'importantes entreprises ont néanmoins eu un rôle économique à Pierrefitte.

En 2007-2008 on y dénombre 423 entreprises. Les principales sont les Cartonnages Guillaume (95 emplois, fabrication de coffrets pour l'industrie du luxe), Delage Aéro (90 salariés, construction de pièces pour moteurs d'avions) et le CDIF (80 salariés, éco-entreprise : centre de tri)[14].

Elle dispose également de plusieurs équipements importants de santé, avec l'hôpital Victor Hugo (psychiatrie), dépendant du Centre hospitalier de Saint-Denis, la Maison de l'Alisier (foyer d’accueil pour les traumatisés crâniens), la clinique Clinalliance, qui a ouvert en 2008[15], ainsi que le centre municipal de santé Jean-Aimé Dolidier.

Plaine Commune aménage deux zones d'activité le long de la future RD 28 prolongée, la ZAE Jules-Valles et la ZAE de la Gare militaire, dont le promoteur est Icade.

La zone des Tartres

La zone des Tartres est un secteur longtemps délaissé situé aux confins de Pierrefitte-sur-Seine, Stains et Saint-Denis, occupé notamment par des maraîchers et des jardins ouvriers. Elle est desservie par le Pavé d'Amiens qui sera restructuré prochainement par le Conseil Général dans le cadre du projet de prolongement de la RD 28.

Son aménagement était envisagé de longue date par le syndicat intercommunal des Tartres, qui a été dissous lorsque Stains a intégré Plaine Commune en 2004. Cet EPCI a désormais la compétence de l'aménagement de l'ensemble de ce territoire.

Les objectifs d'aménagement de cet espace de près de 110 hectares sont les suivants :

  • accompagner les projets existants : l’extension de l’université Paris 8 (équipements sportifs), l’implantation des Archives nationales (cf. § Architecture contemporaine, ci-après), les projets de RD 28 et du futur pôle gare de la Tangentielle Nord
  • valoriser l’activité économique en recherchant les meilleures localisations au regard des besoins locaux, notamment l’accueil de PME/PMI et d’entreprises artisanales, et de l’offre foncière disponible.
  • conforter l’habitat dans un souci de diversification de l’offre et d’accompagnement des opérations de restructuration lourde du patrimoine.
  • développer une dimension environnementale et paysagère du secteur dans un réseau d’échanges à l’échelle de Plaine-Commune et du Département.

Patrimoine et environnement

Les contreforts de la Butte-Pinson se trouvent au nord-ouest de la Commune.

Revenu dans la ville de son enfance, Maurice Utrillo y croqua le Café "le Chat sans Queue" (actuelle rue Lénine) ou La Guinguette. En 2010, son testamentaire Jean Fabris - qui a rompu avec le Musée Utrillo-Valadon de Sannois - y inaugurera l'Espace Utrillo, au sein du centre culturel, comprenant une quinzaine de tableaux, 15 000 photographies et de nombreux documents[16].

Architecture moderne

L’église Saint-Gervais-Saint-Protais au tout début du XXe siècle
L’hôtel de Ville

L’hôtel de Ville, agrandi durant l’Entre-deux-guerres puis à nouveau en 2009, a remplacé la mairie édifiée en 1849 sous l'administration de M. Lejeune, qui était édifiée à l’angle des rues de Paris et Briais[17]

L’église Saint-Gervais-Saint-Protais

L’église Saint-Gervais-Saint-Protais, construite sur les plans de l'architecte Lequeux, a été consacrée le 21 octobre 1857. Toutefois, les fonts baptismaux des XIIe et XIIIe siècles proviennent de l’église précédente. La cloche a été offerte par l’impératrice Eugénie.
L'église était décrite comme suit en 1879 :

L’église « est située dans la Grand’Rue du village, et sa façade, légèrement en retrait, se compose, au premier plan, d'un avant-corps accusant la grande nef et, au deuxième plan, des façades des bas-côtés qui sont moins élevées et ajourées, chacune, par une fenêtre plein-cintre.
L’avant-corps présente, en son milieu, une grande tour carrée dont le soubassement est percé d'une porte plein-cintre, décorée de moulures et surmontée d'une croix. Elle est encadrée de deux pilastres composites, supportant un entablement dont l'architrave est interrompue par un tableau qui porte cette inscription : « NON EST HIC ALIUD NISI DOMUS DEI ET PORTA COELI. GEN., XXVIII, XVII ».
Au-dessus de cet entablement s'élève la tour proprement dite, décorée de refends et de bossages, interrompus par un cadran d'horloge. Elle est flanquée de contreforts peu saillants sur lesquels s'appuie le beffroi ajouré de fenêtres géminées garnies d'abat-sons et surmonté d'une flèche octogonale dont les pans, aux angles de la tour, sont flanqués de pyramidions. […] À l'intérieur l'église présente une nef s'ouvrant sur les bas-côtés par cinq travées séparées par des colonnes qui supportent la retombée de voûtes plein-cintre. Au-dessus, des antes très plats, terminés par des consoles, reçoivent les poutres ornées de culs-de-lampe qui soutiennent le plafond à compartiments. Cette nef se termine, en avant de l'hémicycle du maître-autel, par un arc triomphal décoré de fresques et de sculptures. Cet hémicycle est lui-même recouvert par une demi-coupole.
Une frise peinte contourne la nef et sépare l'étage des arcades du rez-de-chaussée de celui des fenêtres circulaires placées au-dessus de chacune d'elles.
Les bas-côtés sont ajourés de cinq fenêtres plein-cintre, munies également de verrières. Ils se terminent par deux chapelles dédiées, celle de gauche à Sainte Geneviève, celle de droite à la Vierge »
[17]

Architecture contemporaine

L’église Sainte-Thérèse des Joncherolles

L’église Sainte-Thérèse des Joncherolles a été construite en 1960 par l'architecte Paul-Marie Vilmont

Le quartier des Poètes

Le quartier des Poètes (1973–1994) conçu par Yves et Luc Euvremer (en collaboration avec Jean Renaudie) et Mila et Geronimo Padron-Lopez présente une architecture novatrice et écologique des années 1980 dans la lignée de l’« école gradins-jardins »

Le nouveau centre des Archives nationales[18]

En mars 2004, le président de la République Jacques Chirac a annoncé la construction d'un nouveau centre des Archives nationales dans la zone des Tartres, marquant ainsi la volonté de l’État de construire au cœur de la cité un grand établissement culturel, dans un territoire en devenir, aux portes de Paris.

Cet emplacement a été retenu en raison de sa proximité immédiate de la station de métro de Saint-Denis - Université sur la Ligne 13 du métro de Paris, de l’université de Paris VIII à Saint-Denis et de l’université de Paris XIII à Villetaneuse, ainsi que de la disponibilité foncière du secteur des Tartres.

Le bâtiment, conçu par l'architecte Massimiliano Fuksas, d'une superficie de 84 293 m2[19], d'une capacité de stockage de 320 kilomètres linéaires, haut de 42 m et long de 180 mètres, accueillera 400 personnes environ (chercheurs, enseignants, étudiants, généalogistes…) est destiné aux archives postérieures à 1790.

Le coût de construction de ce nouveau centre est estimé à 194 millions d’euros[20]. Le chantier devrait débuter en juin 2009 et durer 31 mois[21]. Il sera normalement livré, par l'entreprise Bouygues Bâtiment Île-de-France Ouvrages publics, en 2012 pour une ouverture au public au printemps 2012.

Tourisme et cadre de vie

Pierrefitte-sur-Seine a reçu une fleur au concours des villes et villages fleuris en 2007[22].

Jumelages

La ville a également conclu deux conventions de coopération décentralisée avec

Personnalités liées à la commune

L'acteur Frédérick Lemaître caricaturé par Gill (1867).

Pierrefitte accueillit d'illustres personnages comme le Général Baron d'Empire Moulin ou le peintre Maurice Utrillo. La ville inspira d'ailleurs l'artiste qui immortalisa, dans ses premières œuvres les vignes, l'église et les rues de Pierrefitte.

Anecdotes

La course cycliste Paris-Roubaix eut longtemps son départ devant un café de la RN1, à l'entrée de Pierrefitte.

Notes et références

  1. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  2. a et b Présentation historique de Pierrefitte sur le site officiel de la ville. Consulté le 20 Décembre 2009
  3. SOURCE : Monographie de 1896 mentionnée en bibliographie
  4. Notice communale de Pierrefitte-sur-Seine sur le site Cassini du LDH de l’EHESS
  5. INSEE - Populations légales 2008, Insee
  6. Michèle Tribalat, Immigration et démographie des pays d’accueil, in Christophe Jaffrelot et Christian Lequesne L'Enjeu mondial, Presses de Sciences Po | Annuels 2009, pages 29 à 35
  7. Michèle Tribalat, Les yeux grands fermés, Denoël, 2010
  8. Résultats des élections municipales 2008 - 2de tour
    Votants 50,2 %
    Exprimés 48,4 %
    Liste Fourcade (PS) - 65,9 % des exprimés - 29 sièges
    Liste Bazeli (UMP) - 34,1 % des exprimés - 6 sièges
    Source Le Parisien.
  9. SOURCE : CD Une histoire de la Seine-Saint-Denis au XXe siècle - Éditions du Conseil général 2004 (ISBN 2-906525-18-9)
  10. Les guinguettes de la Butte-Pinson étaient fréquentées tant par les habitants du secteur que par les parisiens. Des services de bus spéciaux leur facilitaient l'accès
  11. La Tramways mécaniques des environs de Paris (TMEP), de manière générale en très grande difficulté financière, et qui venait de subir les désastreuses inondations de la Seine de janvier 1910, fut absorbée par la compagnie des tramways de Paris et du département de la Seine (TPDS) le 1er juin 1910. La TDPS coupa dès cette date la ligne en trois , avec :
  12. SOURCE : Notice sur le projet d'aménagement de la Commune de Villetaneuse (lois de 1919-1924), déclaré d'utilité publique par décret du 22 mai 1933.
  13. Source : Revue Chemins de fer régionaux et urbains no 306, juin 2004, éditée par la Fédération des amis des chemins de fer (FACS) Gare de l’Est, Paris
  14. « Le guide des collectivités locales », dans "Bienvenue ! La Seine-Saint-Denis", édité par le Comité d'expansion (COMEX) de la Seine-Saint-Denis, Mai 2008 
  15. Mairam Guissé, « Pierrefitte-sur-Seine : Une nouvelle clinique de 7 000 m² », dans Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis, 18 septembre 2008 
  16. a et b Maurice Utrillo de retour à Pierrefitte, le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, 3 octobre 2009, page 1.
  17. a et b Service des Beaux-Arts du Département de la Seine, Inventaire général des œuvres d'art décorant les édifices du département de la Seine, vol. 1 : Arrondissement de Saint-Denis, Chaix et Cie, 1879 
  18. http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/ Site officiel des Archives nationales
  19. Surface en SHON source Le Moniteur no 5513 du 24 juillet 2009 p. 17.
  20. Le Moniteur no 5513 du 24 juillet 2009 page 17
  21. Nouveau centre des Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine sur le site Archives de France. Consulté le 10 avril 2009
  22. Palmarès du concours Villes et villages fleuris - Seine Saint Denis. Consulté le 18 juin 2008. Site internet du Conseil national des villes et villages fleuris de France.

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Pierrefitte-sur-Seine : Notice historique et renseignements administratifs , Paris, Impr. de l'école d'Alembert (Montévrain), coll. « État des communes du département de la Seine à la fin du XIXe siècle », 1896, 63 p. [lire en ligne] 

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