Clichy
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48° 54′ 16″ N 2° 18′ 23″ E / 48.9044444444, 2.30638888889

Clichy
L'église Saint-Vincent-de-Paul.
L'église Saint-Vincent-de-Paul.
Armoiries
Détail
logo
Détail
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Arrondissement Arrondissement de Nanterre
Canton Chef-lieu du canton de Clichy
Canton de Levallois-Perret-Nord
Code commune 92024
Code postal 92110
Maire
Mandat en cours
Gilles Catoire (PS)
2008-2014
Intercommunalité Paris Métropole
Site web ville-clichy.fr
Démographie
Population 58 388 hab. (2008)
Densité 18 957 hab./km²
Gentilé Clichois
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 16″ Nord
       2° 18′ 23″ Est
/ 48.9044444444, 2.30638888889
Altitudes mini. 23 m — maxi. 35 m
Superficie 3,08 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Clichy est une commune française d'Île-de-France, chef-lieu de canton situé dans le département des Hauts-de-Seine au nord-ouest de Paris.

La commune qui portait le nom de Clichy-sur-Seine avant la révolution est parfois appelée Clichy-la-Garenne[1],[2] pour éviter une éventuelle confusion avec la commune voisine de Clichy-sous-Bois dans le département de la Seine-Saint-Denis.

Sommaire

Géographie

Localisation

Clichy est limitée au sud-ouest par Levallois-Perret, au sud-est par Paris, au nord-est par Saint-Ouen et au nord-ouest par la Seine (en face d’Asnières-sur-Seine).

Géologie et relief

Climat

Voies de communication et transports

Voies routières

Clichy contient sept routes départementales (D17/D19/D911/D912/D1/D110/D17b). La RD1 est constituée des quais de Clichy, les deux principales sont la RD911 et RD19. Ces deux routes sont à sens unique. La RD911 (boulevard Jean Jaurès) va en direction de Paris et la RD19 (rue Martre) en direction des communes d'Asnières et de Gennevilliers. La RD17 traverse la ville de Clichy horizontalement et va de la gare de Clichy-Levallois à la place de la République-François Mitterrand, suivie de la D17B jusqu'à Saint-Ouen.

Transports

Urbanisme

Morphologie urbaine

L’Insee découpe la commune en six « grands quartiers » soit Centre ville, Bac d’Asnières – Valiton – Fournier, Berges de Seine – Beaujon, Victor Hugo – République, Entrée de ville, Moreuil - Gambetta, eux-mêmes découpés en 24 îlots regroupés pour l'information statistique[3].

Logement

Projets d'aménagements

La ville possède sur son territoire une zone urbaine sensible : Entrée de Ville - Victor Hugo[4]. Ce quartier proche de la porte de Clichy dans lequel 18% de la population de la commune habite[réf. nécessaire] est composé de nombreux immeubles insalubres en cours[Quand ?] de réhabilitation.

Toponymie

Dans des documents tardifs (mérovingiens) Clichy est appelé Clippiacum. L'étymologie la plus vraisemblable est que ce mot dérive des gentilices Clepius ou Cleppius, ou Clippius avec addition de la terminaison acus qui désignait très expressément, chez les Gallo-Romains, une propriété. La traduction de Clippiacum serait alors « propriété (ou villa) de Cleppius » (ou variante). La formation du nom est tout à fait conforme à ce que nous savons de la grammaire et des usages gallo-romains. Cette étymologie est un argument de plus pour l'existence d'un Clichy gallo-romain.[réf. nécessaire]

Cette commune s'appelait anciennement Clichy-sur-Seine[5].

Histoire

Moyen Âge

Au VIe siècle, le territoire s'étendait :

– jusqu'aux portes du Louvre ;
– jusqu'aux limites de la forêt de Rouvray Boulogne-sur-Seine, la cité de Saint-Denis et Montmartre.

Toujours au VIe siècle, il apparait clairement dans une charte de Chilpéric Ier (roi des Francs), la mention d'un palacio Clippiaco.

Solidus de Dagobert Ier et saint Eloi frappé à Marseille. Cabinet des Médailles, Paris. Buste diadémé à droite.
Solidus de Dagobert Ier et saint Eloi frappé à Marseille. Cabinet des Médailles, Paris. Buste diadémé à droite. Roi des Francs
Clotaire II, Dagobert Ier et saint Arnoul. Grandes chroniques de France. Paris, XIVe ou XVe siècle.

625 : premières traces dans les chroniques du palais royal de Clippacium (Clichy). Clotaire II, père de Dagobert Ier, y a en fait installé sa résidence principale et sa cour depuis 614. L'École du Palais, qui se répartit entre le quartier latin de Paris et la plaine de Clichy-Levallois, forme tous les enfants des grands dignitaires du royaume (saint Éloi, saint Ouen, saint Didier...). C'est dans cette école, sorte de préfiguration de l'ENA, que le prince Dagobert fait la rencontre de tous ces saints qui administreront avec talent quelques années plus tard le royaume des Francs.

Clichy fut un temps lieu de résidence des rois Mérovingiens et domaine de Dagobert Ier (il y épouse Gomatrude en 626), elle se nommait à l'époque Clippiacum. Son territoire devint ensuite chasse royale.

En 626, le concile de Clichy défend aux clercs et aux laïcs de pratiquer l’usure. Il en résulte dans tout le royaume une explosion des taux d'intérêt.

630 : naissance de saint Sigisbert (Sigebert III), fils du roi Dagobert Ier, au palais de Clichy.

Au terme d'une assemblée exceptionnelle, se déroulant en 633, des laïcs et des ecclésiastiques, Sigebert III est nommé roi d’Austrasie (Francie orientale), d'Aquitaine et de Provence.

Quelques années après avoir habilement négocié la paix entre la Neustrie (France-Occidentale) et l'Austrasie (France-Orientale) à Cologne, le diplomate saint Ouen se retire dans sa villa de Clichy, où il s'éteint en 684.

En 717, Chilpéric II fait donation à l'abbaye de Saint-Denis de la forêt de Rouvray (l'unique vestige de cette forêt est le bois de Boulogne) qui s'étend de Neuilly-sur-Seine (aujourd'hui Saint-Cloud) à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Dans une charte signée en 741 à Clichy, dans le palais public (expression rencontrée pour la première fois), Charles Martel renouvelle la donation à l'abbaye de Saint-Denis de « tout le village de Clichy, avec ses terres, ses édifices, ses maisons, ses laboureurs, ses esclaves, ses vignes, ses près, ses cours d'eau, possédés par les personnes de l'un ou l'autre sexe ».

En 885, les Normands détruisent le palais royal et les villages environnants.

En 1193, Philippe-Auguste détache Clichy du domaine royal pour en faire une seigneurie féodale, en échange du château de Pierrefonds, au profit de Gaucher de Châtillon (il en sera le premier seigneur), allié de la famille royale (il était petit-fils de Robert de France). Par mariages successifs, la seigneurie passe, par les « dames de Clichy », de familles nobles en familles nobles.

Au XIIe siècle, la paroisse de Clichy englobe Monceau, Courcelles, les Ternes, Levallois, le Roule, la ville L'Evêque et s'étend jusqu'aux portes du Louvre (porte Saint-Honoré).

La partie "levalloisienne" de la seigneurie de Clichy se spécialise dans la viticulture (1215). Elle doit approvisionner en vins de messe l'abbaye de Saint-Denis dont elle dépend. Levallois s'identifie alors au site de "la vigne aux prêtres".

En 1334, le sire de Ferrières est seigneur de Clichy. Un conflit l'oppose à l'abbaye de Saint-Denis sur le droit "d'épave", droit lucratif puisque la Seine était une grande voie de communication de l'époque (cet épisode ne fait-il pas penser à l'île des Ravageurs dont Eugène Sue parle dans les Mystères de Paris).

Vers 1400, apparaît le premier "maire". Ce n'est pas un magistrat élu, mais un simple intendant chargé d'administrer le territoire au nom du seigneur. Puis apparait un nouveau seigneur ; Pierre de Giac, seigneur de Soupy, de Josserand, de Saint-Germain-du-bois-Remy, de Châteaugay, etc., premier grand chambellan de France, chancelier du duc de Berry, puis chancelier de France, il mourut en 1427.

La guerre de Cent Ans apporte son lot de combat, Jeanne d'Arc, lors du siège de Paris en 1429, vint camper à Monceau avant d'attaquer la porte Saint-Honoré. Jeanne d'Arc rassemble son armée sur la plaine de Clichy pour la levée des armées au son de « Mont-Joye-Saint-Denis[6] » (cri de ralliement des armées féodales). Cet épisode précède la conquête infructueuse de Paris par Charles VII en 1429.

Au Moyen Âge, la plaine de Clichy, lieu résidentiel recherché de par son état de remises de garenne pour les chasses royales, prend le nom de Clichy-la-Garenne.

De la Renaissance à la Révolution

Clichy dans l'ombre de Saint Vincent de Paul : Selon l’abbé Lecanu, historien de Clichy, il existerait une très grande proximité entre saint Vincent de Paul, curé de Clichy entre 1612 et 1625, sainte Louise de Marillac, Antoine Portail et la paroisse de Clichy.

« La Providence ménagea à Saint Vincent de Paul l'occasion de connaître à Clichy, Mademoiselle Le Gras, Louise de Marillac. Elle avait des liens intimes avec le château de Clichy et y passait souvent. En 1595, son père Louis de Marillac était tuteur d’Alexandre Hennequin et du sieur de la Bazinière, co-seigneurs de Clichy. Il résida souvent au château de Clichy avec sa jeune fille »

— Abbé Lecanu, Histoire de Clichy-la-Garenne[7]

.

C'est également à Clichy que « monsieur Vincent » fit la rencontre d’Antoine Portail, son plus cher et plus ancien compagnon à la Congrégation de la Mission[8]. Après avoir été son élève en cours de catéchisme, l'abbé Portail fut son premier assistant, le premier secrétaire de la Congrégation et le premier directeur des Filles de la Charité. Il mourut en 1660, la même année que deux autres clichois : Louise de Marillac et Vincent de Paul.

Ainsi dès 1612, Vincent de Paul, est curé de St-Sauveur - Saint-Médard, il reconstruit l'église de avec les deniers du culte, des paroissiens et des notables de 1622 à 1630.

1690 : le quartier du Roule est détaché de Clichy. Il est bientôt érigé en paroisse indépendante (1697) et, en 1722, il devient partie intégrante de Paris.

La « fin de la seigneurie » d'Asnières est proche, celle-ci échoit par mariage à Guillaume Bautru qui à sa mort laisse deux filles : l'une mariée au marquis de Vaubrun, l'autre au comte de Maulevrier, frère du célèbre Jean-Baptiste Colbert, ministre du roi Louis XIV. Ces deux personnalités gèrent en commun le patrimoine de leurs femmes, mais ils meurent prématurément au service du roi, car ils exercent tous les deux le métier militaire. Marguerite Bautru, marquise de Vaubrun devient l'unique propriétaire. Elle occupe réellement le château seigneurial et se livre à de multiples travaux d'agrandissement et d'embellissement portant notamment sur la réfection du parc du château. Elle fait planter des arbres tout le long des grands axes de sa propriété (la largeur de la rue de Clichy, près de la place Clichy, souligne la fin de cette seigneurie).

En 1784, Clichy perd un tiers de son territoire. Louis XVI accorde aux fermiers généraux, la construction d'une enceinte absorbant les terrains clichois situés au-delà de l'actuelle place de Clichy. Le mur se construit à la limite des actuels boulevard de Clichy, des Batignolles, de Courcelles et de Monceau.

Période contemporaine

Le premier conseil municipal se réunit le 3 février 1790 et élit Georges Soret en qualité de premier maire de la commune. À la même époque, l'activité clichoise principale est la blanchisserie (elle principalement établie au bord de la Seine). En 1793, Bernardin, ancien religieux, demande et obtient le changement de nom de Clichy-la-Garenne en « Clichy-la-Patriote » avant de reprendre son nom en 1795.

Au début du XIXe siècle, la construction de la ligne de chemin de fer Paris-Saint-Germain va isoler la moitié sud-ouest de Clichy, qui dès lors va se développer plus tardivement et très différemment du reste de la ville (à l’instar d’autres communes telles que Colombes et l’écart de Bois-de-Colombes, future Bois-Colombes).

Dès 1822, Jean-Jacques Perret lance sur ce territoire une opération d’envergure. Il lance la construction de lotissements, mais son opération échoue, ce qui a pour conséquence de l’entraîner dans une fulgurante faillite. À la suite de cela, Nicolas Eugène Levallois reprend les lotissements, cette fois-ci l’opération connaît un grand succès. Cela lance réellement le développement, sur une base nettement plus rectiligne, du futur « village Levallois », du nom de son constructeur, d'abord en tant que nouveau quartier de Clichy.

En 1830, une partie au sud-est de la commune de Clichy est érigée en nouvelle commune éphémère : les Batignolles-Monceau, limitrophe de Paris (alors encore plus petite qu'aujourd'hui).

Dans l’obligation de quitter Boulogne ou il avait acheté la verrerie de son beau-père, Louis-Joseph Maës (futur maire de la ville) installe, en 1842, sa nouvelle fabrique dans la commune. Sous l’impulsion de Louis Clémandot, directeur de la cristallerie, Louis-Joseph Maës cherche à développer de nouvelles techniques et à mettre au point des matières originales pour ses futures créations, tant au niveau des compostions qu’au niveau des colorations. Ces innovations vaudront à la Cristallerie de Clichy une renommée internationale. Elles seront récompensées aux Expositions universelles dès 1850. La cristallerie cesse toute activité dès 1896.

En 1846, Le conseil municipal de Clichy autorise l’appellation de « village Levallois » à ce nouveau quartier au sud-ouest de la ville séparé par la ligne de chemin de fer et en plein développement. La municipalité, représentée par Louis Joseph Maës (maire de 1858 à 1870), contribue par son action à développer le « village Levallois » jusqu’à ce que ses résidents demandent leur indépendance.

Carte du réseau de la STCRP de 1925, montrant les cinq anciennes lignes de tramway passant par Clichy.

En 1860, Clichy reprend une partie de son territoire définitif lors de l'annexion par Paris des territoires des anciennes communes qui se trouvaient à l'intérieur des fortifications de Thiers. La partie nord-ouest de l'ancienne commune de Batignolles-Monceau située à l'extérieur de la ligne de défense fut alors réintégrée à Clichy.

En 1866, Napoléon III promulgue une loi portant création de la commune de Levallois-Perret à partir de l'ancien « village Levallois », celle-ci prenant effet le 1er janvier 1867, la ville de Clichy perdant près de la moitié de son territoire pour obtenir sa délimitation actuelle, le long de la ligne de chemin de fer qui constituera pourtant aussi un moyen de communication important avec Paris commun aux deux communes, qui se partagent alors l'actuelle gare de Clichy - Levallois.

La cité Jouffroy-Renault, édifiée à la fin du Second Empire dans les années 1870-1880, est la première réalisation importante dans le domaine du logement social à Clichy. Cette cité, construite dans une impasse par l’architecte Léon Henri Picard dit Hervey Picard, est composée de 76 pavillons semblables, constitués d’un étage surmonté d’un comble, et d’un petit jardinet devant. Elle est fondée en 1865 par Mme Thénard, veuve du frère cadet de Louis Jacques Thénard (1777-1857), savant chimiste promu baron de l’Empire par Napoléon Ier. Les pavillons sont alors loués avec promesses de vente, payables en 15 ans par mensualités. Un système qui a beaucoup prospéré de nos jours, mais qui, financé par un simple particulier, représentait alors un moyen d’accession à la propriété très « social ». Cette cité est représentative de l’effort réalisé au XIXe siècle par des bourgeois et industriels « philanthropes ».

En 1889, une jeune employée en blanchisserie fera bien parler d’elle, il s’agit de Louise Joséphine Weber… plus connue sous le nom de la Goulue, « immortalisée » par Henri de Toulouse-Lautrec.

En 1910, c’est le début de l’industrialisation. Les architectes Paponot et Simoneta construisent les entrepôts du Printemps. Plus tard, ceux-ci seront classés monument historique.

La ville fut desservie aussi par de nombreuses lignes de tramways, qui seront exploitées dans le réseau de l'ancienne STCRP, avant son absorption dans la RATP, qui les remplacera par un réseau de bus et le prolongement de la ligne 13 du métro parisien, et l'exploitation par la SNCF (via la gare de Clichy-Levallois) des lignes ferroviaires de la banlieue ouest de Paris depuis Saint-Lazare et de l'ancienne ligne de la petite ceinture de Paris (ligne aujourd'hui fermée depuis l'ouverture de la ligne B du Réseau express régional d'Île-de-France).

Accès à l'étage de la Maison du Peuple de Clichy.
Détail des auvents de la Maison du Peuple de Clichy.

En 1935 Jean Prouvé, à la demande de la commune, dessine la future « Maison du Peuple de Clichy », construite de 1935 à 1940. La Maison du Peuple de Clichy est à la fois « un joyau architecturale de la première couronne »[9] et « un bijou mécanique »[10] classé aux monuments historiques en 1983.

En 1937 survient la fusillade de Clichy. En 1940, Maurice Thorez revient sur ces évènements et écrit un texte virulent, où il s'en prend à Léon Blum et ses ministres pour cette fusillade.

En 1948 s’installe dans la commune le siège social de la société Bic, produisant notamment des stylos et accessoires jetables. Elle fêtera ses 60 ans de présence, sur le territoire de la commune, en 2008. À ce jour, elle emploie 8 500 salariés dans le monde dont 500 au siège social de Clichy. Clichy est aussi le siège du groupe L’Oréal.

Dans les années 2000, plusieurs affaires judiciaires ont concerné la ville de Clichy : l’affaire Didier Schuller, l’affaire du Clichois, l’affaire des HLM des Hauts-de-Seine, et celle du chauffage urbain de Clichy.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Administration municipale

Le canton de Clichy ne contient qu'une partie de la commune. L'autre partie appartient au canton de Levallois-Perret-Nord.

En 2007, Clichy a reçu le label « Ville Internet @@@ » [11].

Liste des maires

Jacques Delors
Jacques Delors, ancien député européen, ancien maire de la commune et ministre de l’Économie et des Finances, avant de devenir président de la Commission européenne.
Article détaillé : Liste des maires de Clichy.

Quatre maires se sont succédé à Clichy depuis 1947 :

Liste des maires de Clichy depuis 1947
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1977 Georges Levillain PS conseiller général
1977 1983 Gaston Roche PS  
1983 1984 Jacques Delors PS ministre des Finances
1984 en cours Gilles Catoire PS conseiller général

Instances judiciaires et administratives

Politique environnementale

Sécurité

En 2009[13],[14],[15],[16] et en 2010[17],[18],[19] la ville a été le théâtre de plusieurs faits divers violents (assassinats et tentatives d'assassinats).

Jumelages

Au 1er janvier 2010, Clichy est jumelée avec :

Par ailleurs, la commune de Clichy a signé des contrats de partenariat en 2000 avec la commune de Ouakam au Sénégal[20] et en 2008 avec les communes de Sidi Rahhal au Maroc, Antsirabé à Madagascar, Saint-Louis au Sénégal et Kaboul en Afghanistan[20].

Population et société

Démographie

Évolution démographique

En 2008, Clichy comptait 58 388[21] habitants (soit une augmentation de 16,2 % par rapport à 1999). La commune occupait le 86e rang au niveau national, alors qu'elle était au 109e en 1999, et le 11e au niveau départemental sur 36 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Clichy depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 2007 avec 58 646 habitants.

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 1 360 1 606 1 279 3 018 3 097 3 605 4 157 5 911 6 433
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 12 270 17 473 13 666 14 599 17 354 24 320 26 741 30 698 33 895
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 39 521 41 787 46 676 50 165 50 427 55 692 56 475 53 029 55 591
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 -
Population 56 316 52 477 47 764 46 895 48 030 50 237 57 162 58 388 -
Notes, sources, ... Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[5], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[22],[23]

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,7 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 23,6 %, 30 à 44 ans = 27 %, 45 à 59 ans = 17,6 %, plus de 60 ans = 12,7 %) ;
  • 51,4 % de femmes (0 à 14 ans = 18,3 %, 15 à 29 ans = 24,4 %, 30 à 44 ans = 24,5 %, 45 à 59 ans = 17 %, plus de 60 ans = 15,7 %).
Pyramide des âges à Clichy en 2007 en pourcentage[24]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
3,1 
75 à 89 ans
5,6 
9,3 
60 à 74 ans
9,2 
17,6 
45 à 59 ans
17,0 
27,0 
30 à 44 ans
24,5 
23,6 
15 à 29 ans
24,4 
19,2 
0 à 14 ans
18,3 
Pyramide des âges du département des Hauts-de-Seine en 2007 en pourcentage[25]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
4,8 
75 à 89 ans
7,8 
10,2 
60 à 74 ans
11,0 
18,5 
45 à 59 ans
18,9 
24,7 
30 à 44 ans
23,3 
21,0 
15 à 29 ans
19,9 
20,6 
0 à 14 ans
18,1 

Enseignement

Clichy est située dans l'académie de Versailles.

Établissements scolaires

La ville administre xx écoles maternelles et xx écoles élémentaires communales.

Enseignement supérieur

Manifestations culturelles et festivités

Festival : Depuis 2001, chaque année au mois de mai, le festival Bains de rue se déroule sur deux jours, dans les rues de Clichy, du Parc Salengro à l'hôtel de ville, en passant par les allées Léon Gambetta et la place des Martyrs, dans une ambiance loufoque, extravagante, autant que familiale. Théâtre, théâtre d'objet, mimes, cirque, musique, danse, déambulation... toutes les formes des arts de la rue s'offrent aux festivaliers et passants. Le festival est gratuit et les spectacles proposés s’adressent à tous les types de public y compris les plus jeunes. Ce festival, subventionné par le Conseil Général des Hauts de Seine, propose de déguster le travail de compagnies de renommée ou issues du tissu associatif local, et accueille près de deux mille personnes. Evénement festif et fédérateur de la ville, Bains de Rue est devenu au fil des ans un rendez-vous incontournable des arts de la rue en Ile-de-France. Prochaine édition : le samedi 14 et le dimanche 15 mai.

Théâtre : Le Rutebeuf est le théâtre municipal de la ville de Clichy. Il propose une saison très variée, entre concerts, humour, théâtre et spectacles jeune public, qu'il s'agisse de têtes d'affiches comme d'artistes en herbes et spectacles en création.

Cinéma : Le Rutebeuf est aussi une salle de cinéma d'art et d'essai. Une programmation jeune public est élaborée, et les programmes ciné-gouter, ciné-kid, écoles et cinéma, cinéma et lycéens permettent une approche du cinéma pour les plus jeunes et les adolescents.

Santé

Sports

Médias

Cultes

Les Clichois disposent de lieux de culte catholique et ...

Culte catholique

Article détaillé : Paroisse des Hauts-de-Seine.

Depuis janvier 2010, la commune de Clichy fait partie du doyenné de la Boucle-Nord, l'un des neuf doyennés du diocèse de Nanterre[28].

Au sein de ce doyenné, les deux lieux de culte catholique relèvent de la paroisse Saint-Vincent-de-Paul[29] : l'église Saint-Vincent-de-Paul, intégrant l'église Saint-Médard et l'église Notre-Dame Auxiliatrice[30].

Économie

Revenus de la population et fiscalité

Emploi

Entreprises et commerces

Après 20 ans de reconversion économique, Clichy est devenue un pôle économique puissant : 375 000 mètres carrés de bureau ; 1 100 commerces ; et 35 000 emplois. Avec la présence de sièges sociaux de grandes entreprises que l’on connaît, telles que l’Oréal, BIC, Monoprix et Sony.

Culture locale et patrimoine

Monuments et lieux touristiques

Pavillon Vendôme (en restauration)
Hôpital Beaujon Clichy
  • Hôpital Beaujon[32].La première pierre a été posée en janvier 1933. Erigé par l’architecte Jean Walter, il sera ouvert en mars 1935. On dit de lui : « Il constitue alors une véritable innovation architecturale : c’est le premier hôpital non pavillonnaire monobloc, les 13 étages étant censés conjuguer les avantages économiques d’une structure verticale et les vertus hygiéniques de l’altitude. Il faisait référence aux hôpitaux d’outre-Atlantique et lui a valu en France le surnom d’« hôpital gratte-ciel ». Pendant la dernière guerre et sous l'occupation nazi, il est devenu lazaret pour l'armée allemande.

Patrimoine culturel

Clichy et le cinéma

Plusieurs tournages ont eu lieu à Clichy, notamment :

Personnalités liées à la commune

La Goulue, la favorite de Toulouse-Lautrec
Statue de Saint-Vincent de Paul, derrière l'église

Naissances

par ordre chronologique

Décès

  • Arsène Alancourt, (1892-1965), coureur cycliste, arrive premier à la 13e étape du Tour de France 1924 : Strasbourg-Metz 300 km. Il est né à Paris et décédé à Clichy, mais inhumé en Sologne. Il fonda une entreprise de transport à Clichy.
  • Mireille Balin, actrice. Elle est enterrée à st OUEN 41 eme division.
  • Lucien Nat, acteur (mort le 23 juillet 1972).
  • Carlos, décédé à l'hôpital Beaujon le 17 janvier 2008.

Autres

Héraldique, logotype et devise

Armes de Clichy

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

De gueules aux trois pals de vair, au chef d'or chargé d'une couronne antique aussi de gueules accostée de deux huchets contournés du même.

Ce sont les armes de Gaucher III de Chatillon, premier seigneur de Clichy, en 1193, date de sa prise en charge. Auparavant le dernier seigneur royal était le roi Philippe Auguste. Entre Gaucher et lui, un échange fut réalisé avec les terres de Clichy et celui du château de Pierrefond.

La couronne est le souvenir du séjour des rois francs sur le territoire. Principalement Dagobert Ier et sa famille marquèrent leurs liens profonds entre eux et le palais de Clichy. (Manuscrits et édits de France).

Les huchets (cors de chasse), rappellent les anciennes remises de chasse royale, d'où vient l'appellation de Clichy-la-Garenne. En 1788, on dénombre quinze réserves de chasse sur le territoire de Clichy, où cerfs, chevreuils, lièvres et lapins de garenne sont entretenus pour les chasses du roi et des seigneurs de la région.

Pour approfondir

Bibliographie

  • Le Patrimoine des communes des Hauts-de-Seine - Flohic Éditions - 1994
  • Clichy-la-Garenne vingt siècles d'histoire - Collection Prestige de la Ville/Édition Actica - 1974
  • Maire Clichy-la-Garenne, Anatole Laruelle, 1900-1908, source : La Gazette de Clichy et de Levallois, 30 mai 1912, Lien vers la gazette

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

  1. http://www.ville-clichy.fr/index.php?Rub=121
  2. Office de tourisme de Clichy-la-Garenne
  3. Plan d'assemblage Grands Quartiers - IRIS 2000 – Clichy sur le site de l'Insee. Consulté le 28 février 2011
  4. http://sig.ville.gouv.fr/Synthese/CS1217
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 27 août 2010
  6. Montjoie Saint-Denis
  7. Abbé Lecanu|Histoire de Clichy-la-Garenne, Paris, Éditions Poussielgue, 1848, p. 131
  8. Michel Maynard,Saint Vincent de Paul, 1860, p. 289
  9. Article « La Maison du Peuple, joyau de la 1re couronne », Libération du 8 avril 2011.
  10. En référence au livre La Maison du Peuple, BEAUDOUIN - LODS - PROUVE - BODIANSKI, Un bijou mécanique de Béatrice Simonot, aux Éditions Monografik.
  11. LES VILLES \ INITIATIVES PAR RÉGIONS \ ILE-DE-FRANCE sur www.villes-internet.net. Consulté le 1er octobre 2009
  12. Source : Villes et villages fleuris
  13. http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/2009-12/un-forcene-tue-un-homme-a-clichy-la-garenne-5589804.html
  14. http://www.lepost.fr/article/2009/05/29/1555865_lyceen-agresse-au-marteau-deux-mineurs-places-en-garde-a-vue.html
  15. http://www.lepost.fr/article/2009/12/11/1834883_un-homme-poignarde-des-passants-dans-les-hauts-de-seine-1-mort-5-blesses.html
  16. http://www.snpm-cftc.over-blog.com/article-clichy-la-garenne-un-homme-arme-de-couteaux-fait-un-mort-et-six-blesses-40963064.html
  17. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/04/26/01016-20100426ARTFIG00335-poignarde-a-mort-devant-son-fils-.php
  18. http://www.lepost.fr/article/2010/07/11/2148394_hauts-de-seine-un-homme-de-35-ans-mortellement-poignarde.html#xtor=AL-235
  19. http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/mort-suspecte-d-un-ex-elu-de-clichy-06-10-2010-1097112.php
  20. a, b, c, d, e, f et g Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures sur Ministère des Affaires étrangères. Consulté le 12 janvier 2010
  21. Populations légales 2008 sur Insee. Consulté le 4 janvier 2011
  22. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 27 août 2010
  23. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 27 août 2010
  24. Évolution et structure de la population à Clichy en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 27 août 2010
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  26. ESHotel École supérieure d'hôtellerie - Paris Lille Londres
  27. http://www.lyc-newton-clichy.ac-versailles.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=6&Itemid=9
  28. Carte des doyennés janvier 2010 sur le site du diocèse de Nanterre. Consulté le 18 septembre 2011
  29. Liste des paroisses des Hauts-de-Seine sur le site du diocèse de Nanterre. Consulté le 18 septembre 2011
  30. Page d'accueil sur le site de la paroisse Saint-Vincent-de-Paul. Consulté le 18 septembre 2011
  31. Notice no IA00125173, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  32. Untitled Document
  33. a, b, c, d et e Films tournés dans le département Hauts-de-Seine (92) sur L2TC.com - Lieux de Tournage Cinématographique. Consulté le 4 décembre 2010
  34. a, b, c, d, e et f Films tournés dans le département Hauts-de-Seine (92) sur IMDb : The Internet Movie Database. Consulté le 6 décembre 2010
  35. "ses grands-parents maternels, d'origine auvergnate, tenaient un café, au 22, rue Klock à Clichy"

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