Valery Giscard d'Estaing

Valéry Giscard d'Estaing

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Valéry Giscard d'Estaing
20e président de la République française
Valéry Giscard d’Estaing 1978.jpg
Valéry Giscard d'Estaing, le 5 janvier 1978.

Actuellement en fonction
Mandat
27 mai 1974 - 21 mai 1981
Depuis le 27 mai 1974
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Élu(e) le 19 mai 1974
Parti politique FNRI (1966-1977)
PR (1977-1997)
UDF (1978-2004)
UMP (depuis 2004)
République Ve République
Constitution Constitution de 1958
Premier(s) ministre(s) Jacques Chirac
Raymond Barre
Prédécesseur Georges Pompidou
Alain Poher (par intérim)
Successeur François Mitterrand
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Autres fonctions
Président de la Convention sur l'avenir de l'Europe
Mandat
15 décembre 2001 - 29 octobre 2004
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Président du conseil régional d'Auvergne
Mandat
21 mars 1986 - 2 avril 2004
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Prédécesseur Maurice Pourchon
Successeur Pierre-Joël Bonté

Ministre des Finances
Mandat
18 janvier 1962 - 8 janvier 1966
Président Charles de Gaulle
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Gouvernement Gouvernement Debré
Gouvernement Pompidou I et II
Prédécesseur Wilfrid Baumgartner
Successeur Michel Debré

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20 juin 1969 - 27 mai 1974
Président Georges Pompidou
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Gouvernement Gouvernement Chaban-Delmas
Gouvernement Messmer I, II et III
Prédécesseur François-Xavier Ortoli
Successeur Jean-Pierre Fourcade

Titulaire du fauteuil 16 de l'Académie française
Mandat
11 décembre 2003 -
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Prédécesseur Léopold Sédar Senghor

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Biographie
Nom de naissance Valéry Marie René Georges Giscard d'Estaing
Naissance 2 février 1926 (83 ans)
Drapeau de l'Allemagne Coblence (Allemagne)
Décès {{{décès}}}
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Nature du décès {{{nature}}}
Nationalité {{{nationalité}}}
Conjoint(s) Anne-Aymone Sauvage de Brantes
Enfant(s) Valérie-Anne Giscard d'Estaing (épouse Montassier puis Fixot)
Henri Giscard d'Estaing
Louis Giscard d'Estaing
Jacinte Giscard d'Estaing (épouse Guibout)
Diplômé École polytechnique
ENA
Profession Haut fonctionnaire
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Résidence(s) {{{résidence}}}
Religion catholique
Signature Signature giscard destaing.png

Présidents de la République française

Valéry Giscard d’Estaing (VGE), né le 2 février 1926 à Coblence (Allemagne), est un homme d'État français, 3e président de la Ve République et 20e président de la République du 27 mai 1974 au 21 mai 1981.

Inspecteur des finances de profession, il participe à plusieurs gouvernements entre 1959 et 1974. Candidat des Républicains indépendants (RI) à l'élection présidentielle de 1974, il est élu de justesse face au candidat de la gauche unie, François Mitterrand. Sept ans plus tard, il n'est pas réélu face au même candidat socialiste.

Élu président du conseil régional d'Auvergne en 1986, il est président de l'Union pour la démocratie française (UDF) de 1988 à 1996. Battu aux élections régionales de 2004, il décide de siéger au Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit.

Sommaire

Famille et études

Valéry René Marie Georges Giscard d’Estaing[1] naît en Allemagne, où son père est en poste en Rhénanie occupée par les forces françaises. Il est le fils d’Edmond Giscard (1894-1982), devenu Giscard d'Estaing, inspecteur des Finances, membre de l'Institut de France, grand officier de la Légion d’Honneur, et de May Bardoux (1901-2003). Celle-ci était la fille du député Jacques Bardoux, et la petite-fille d'Agénor Bardoux, ministre de l'Instruction publique, vice-président du Sénat.

Valéry Giscard d’Estaing fait ses études à l’école Gerson, puis au lycée Janson-de-Sailly et au lycée Louis-le-Grand à Paris, ainsi qu'au lycée Blaise Pascal à Clermont-Ferrand au début de l'Occupation. Il décroche son double baccalauréat en philosophie et mathématiques élémentaires à 15 ans. Il s'engage à dix-huit ans dans la Première armée et combat en France et en Allemagne, ce qui lui vaut d'être décoré de la Croix de guerre. Après une classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand, il entre à l'École polytechnique (promotion 1944). Son entrée à l'École nationale d'administration (ENA, promotion Europe) est facilitée par le décret du 19 juillet 1948[2] — au moment où il achève sa scolarité à l'École polytechnique — qui permet à un polytechnicien par promotion de rentrer à l'ENA sans passer le concours d'entrée ; il en sort dans la « botte » et entre à l'Inspection générale des Finances en 1952, où il rejoint son père.

Il séjourne a Montréal en 1948 : il y est professeur au Collège Stanislas[3].

Il épouse le 23 décembre 1952 Anne-Aymone Sauvage de Brantes. Ils ont quatre enfants : Valérie-Anne (1953), Henri (1956), Louis (1958) et Jacinte (1960).

Carrière politique

Les débuts (1954-1959)

De juin à décembre 1954, Valéry Giscard d'Estaing, alors âgé de 29 ans, est nommé directeur adjoint au cabinet du président du conseil Edgar Faure. En 1956, il se met en disponibilité de son administration après son accès à la députation du Puy-de-Dôme, département dont son arrière-grand-père, Agénor Bardoux, au XIXe siècle et son grand-père, Jacques Bardoux, au XXe siècle, furent longtemps les députés. Il est nommé, la même année, membre de la délégation française à la XIe session de l'Assemblée générale des Nations unies. Il accède en 1958 au mandat de conseiller général du canton de Rochefort-Montagne, mandat qu'il exerce jusqu'en 1974.

Sous la présidence du général de Gaulle (1959-1969)

L'accès aux portefeuilles ministériels

Dès janvier 1959, Valéry Giscard d'Estaing accède aux fonctions de secrétaire d'État aux Finances[4] puis, le 19 janvier 1962, sur proposition du Premier ministre Michel Debré, le président de la République, le général de Gaulle, le nomme ministre des Finances et des Affaires économiques. Il conserve ce poste sous le gouvernement Pompidou, mais il devient vite impopulaire et, après la réélection du général de Gaulle, celui-ci décide, le 8 janvier 1966, de le remplacer par Michel Debré.

Le retour à l'inspection des Finances

Valéry Giscard d'Estaing réintègre l'Inspection générale des Finances de 1966 à 1967 et se fait élire à la mairie de Chamalières. Il fonde dans le même temps la Fédération nationale des républicains indépendants (FNRI) en proclamant : « Nous sommes l'élément centriste et européen de la majorité ». À ce titre il soutient en 1969 la candidature de la Grande-Bretagne à l'adhésion la Communauté économique européenne. Il préside ensuite la commission des Finances, de l'Économie générale et du Plan de l'Assemblée nationale[5].

La campagne présidentielle de 1969

Son attitude envers le président de Gaulle devient de plus en plus critique ; il parle notamment d'« exercice solitaire du pouvoir » et théorise son soutien critique, le « oui, mais ». Il appelle à voter non au référendum du 27 avril 1969, dont le rejet entraîne le départ du général de Gaulle. Lors de l'élection présidentielle qui suit la démission de De Gaulle, il penche un moment pour la candidature d'Antoine Pinay, puis se rallie, le 30 avril, à Georges Pompidou.

Sous la présidence de Georges Pompidou (1969-1974)

Georges Pompidou lui confie le ministère de l'Économie et des Finances dans le cabinet Jacques Chaban-Delmas (1969-1972), poste qu'il conserve sous Pierre Messmer (1972-1974). Notamment, il lance l’emprunt Giscard.

Il est, dans le même temps, depuis 1967, maire de la commune de Chamalières, dans le Puy-de-Dôme, fonction qu'il assure jusqu'en 1974.

Élection présidentielle de 1974 : le succès

Après le décès de Georges Pompidou, le 2 avril 1974, Valéry Giscard d'Estaing se présente à l'élection présidentielle. Bénéficiant du soutien de Jacques Chirac, il élimine Jacques Chaban-Delmas au premier tour.

Entre les deux tours, le débat[6] qui l'oppose à François Mitterrand lui donne un avantage décisif, la phrase « Vous n'avez pas le monopole du cœur » ayant marqué tous les esprits. Il est élu de justesse, avec 50,81 % des suffrages le 19 mai 1974 et devient le troisième président de la Cinquième République, le plus jeune, à l'âge de 48 ans[7].

La présidence de la République (1974-1981)

Considérations générales sur le septennat

Article détaillé : France sous Giscard (1974-1981).

Valéry Giscard d'Estaing nomme Jacques Chirac Premier ministre, mais les relations entre les deux hommes se tendent et le second démissionne en 1976. Il est remplacé par Raymond Barre, le « meilleur économiste de France » d'après le président. Sous son impulsion sont prises d'importantes réformes législatives qui modifient la société en profondeur : divorce par consentement mutuel, légalisation de l'avortement, abaissement de l'âge légal de majorité de 21 à 18 ans ...

Le début de sa présidence est marqué par une grande volonté de jeunesse et de modernisation. Il édulcore ainsi quelques symboles nationaux - le bleu drapeau de l'étendard français est remplacé par un bleu cobalt plus clair, jugé moins agressif, la Marseillaise est jouée sur un ton moins fort et un rythme plus lent -, il donne des interviews en anglais, pose en complet veston pour la photo officielle, simplifie le protocole de l'Élysée et, cherchant à paraître proche des Français, multiplie les occasions de se montrer à leurs côtés, notamment dans des dîners dans des familles.

En matière industrielle, il engage la modernisation du transport ferroviaire en lançant l'étude sur le TGV.

Le septennat de Valéry Giscard d'Estaing est marqué par les conséquences des deux chocs pétroliers qui brisent la dynamique des Trente glorieuses. Devant la nécessité d'économiser l'énergie, le gouvernement restaure en 1976 l'ancien changement d'heure pendant les mois d'été, mesure permettant une économie d'électricité pour l'éclairage du soir. Il décide aussi de poursuivre et d'intensifier le programme de développement de l'énergie nucléaire civile engagé par son prédécesseur. Cette période est aussi marquée par l'apparition du chômage de masse.

Valéry Giscard d'Estaing est, par ailleurs, un fervent partisan de la construction européenne : il défend l'idée des États-Unis d'Europe dès ses débuts en politique. Partisan d'une « troisième voie » entre une Europe supranationale et une Europe des États, il crée le Conseil européen et aide à l'augmentation des pouvoirs du Parlement européen, en particulier en matière budgétaire.

Bien qu'à titre personnel en faveur du remplacement de la peine de mort par la prison à vie « sans possibilité de remise de peine » [8], Valéry Giscard d'Estaing refusa la grâce à trois condamnés à mort (Christian Ranucci en 1976, puis Jérôme Carrein et Hamida Djandoubi en 1977), estimant que tant que la peine de mort existait, elle devait être appliquée. Ce seront les dernières exécutions en France.

Grandes étapes du septennat

Gouvernement Chirac (27 mai 1974 - 25 août 1976)
Gouvernement Barre (27 août 1976 - 12 mai 1981)
  • 1977 :
  • 1978:
    • 27 janvier : Discours de Verdun-sur-le-Doubs[9],[10],[11],[12], (dit « discours du bon choix »), par lequel Valéry Giscard d'Estaing met en garde les français sur les conséquences institutionnelles et les blocages politiques que provoquerait une victoire de la gauche aux élections législatives du mois de mars. Il déclare qu'il ne démissionnerait pas mais n'aurait pas les moyens d'empêcher une majorité de gauche d'appliquer son programme.
De gauche à droite : Giulio Andreotti, Takeo Fukuda, Jimmy Carter, Helmut Schmidt et Valéry Giscard d'Estaing lors du sommet économique du G7, le 16 juin 1978 à Bonn en Allemagne.
    • 1er février : Fondation de l'UDF regroupant centristes et giscardiens afin de soutenir l'action de Valéry Giscard d'Estaing.
    • Mars : La majorité de droite (RPR-UDF) remporte les élections législatives.
    • 19 mai : Le président envoie des troupes parachutistes à Kolwezi au Zaïre, afin de libérer les occidentaux pris en otage par des rebelles au gouvernement zaïrois.
    • 5 décembre : Accord sur le Système monétaire européen (SME) qui établit un système de taux de change stable et ajustable entre les pays membres de la Communauté économique européenne
    • 6 décembre : Appel de Cochin de Jacques Chirac qualifiant l'UDF et les giscardiens de « parti de l'étranger » pour leurs prises de position pro-européennes.
  • 1979 :
    • 13 mars : Création de l'ECU, l'unité de compte européenne
    • 10 juin : Premières élections au suffrage universel au Parlement Européen. Simone Veil en devient la première présidente.
    • 10 octobre : Début de l'affaire des diamants. Le Canard enchaîné accuse le président de la République d'avoir reçu de Bokassa 1er, Empereur déchu de Centre Afrique des diamants en cadeaux lors de visites officielles. Le Canard enchaîné estime la valeur de ces diamants à un million de francs. La défense maladroite de Giscard va accréditer les informations du journal satirique et va avoir une influence négative sur sa campagne de réélection.
    • 30 octobre : Le ministre du travail Robert Boulin, accusé par des lettres anonymes, publiées par Le Canard enchaîné, d'avoir acquis de manière illégale, une garrigue, est retrouvé mort dans un étang de la forêt de Rambouillet. L'enquête n'a toujours pas permis d'aboutir à des conclusions définitives.
  • 1980 :
    • 2 février : L'ancien ministre Joseph Fontanet est assassiné. Le meurtre reste non élucidé.
    • Le pays compte à la fin de l'année plus de 1,5 millions de chômeurs.

Élection présidentielle de 1981 : la défaite

Le 26 avril 1981, Valéry Giscard d'Estaing arrive en tête du premier tour de l'élection présidentielle avec 28,32 % des voix. Jacques Chirac, arrivé troisième (18 %), refuse d'appeler ses partisans à soutenir Valéry Giscard d'Estaing face à François Mitterrand (25,85 %). Il est en particulier accusé de soutenir indirectement Mitterrand en ne se prononçant qu'à titre personnel en faveur de Giscard pour le second tour, tandis qu'entre les deux tours, le Canard enchaîné publie des documents montrant, pour la première fois, que Maurice Papon, ministre du Budget sous Valéry Giscard d'Estaing et sous le Premier ministre Raymond Barre, a été sous le régime de Vichy, comme secrétaire général de la préfecture de la Gironde à Bordeaux, responsable de la déportation de Juifs. Giscard d'Estaing dénonce une manipulation politique et nie avoir connu le passé de Papon.

François Mitterrand, qui avait accablé Valéry Giscard d'Estaing de surnoms comme « monsieur chômage » ou « l'homme du passif » en réaction à « l'homme du passé » ou « vous n'avez pas le monopole du cœur » dont Giscard l'avait crédité sept ans plus tôt lors du débat télévisé de la présidentielle de 1974, est élu président de la République.

Valéry Giscard d'Estaing perd donc le second tour de l'élection en recueillant 48,24 % des suffrages exprimés, bien moins que ce que les sondages prédisaient quelques mois auparavant[13].

Après la présidence de la République

Conseil constitutionnel

Bien que membre de droit du Conseil constitutionnel, en tant qu'ancien président de la République, il décide en 1981 de ne pas y siéger afin de pouvoir conserver toute liberté de parole.

Perdant en 2004 le poste de président de région qu'il occupait depuis mars 1986, il décide d'abandonner la politique active pour entrer au Conseil constitutionnel.

Politique nationale

Action

Valéry Giscard d'Estaing dirige l'Union pour la démocratie française qu'il avait créée en 1978, de 1988 à 1996.

En 1984, il est élu député UDF de la 2e circonscription du Puy-de-Dôme (ancienne, avant la réforme de la carte électorale de 1986), où il se recentre sur son « fief » auvergnat en devenant président du conseil régional en 1986. Toutefois, lors des élections municipales de 1995, il échoue dans la conquête de la mairie de Clermont-Ferrand, recueillant 49,10 % des voix au second tour[14].

Réélu député du Puy-de-Dôme en 1986 (à la proportionnelle et donc sur une liste) puis pour la 3e circonscription de ce département en 1988 et 1993, 1997, il devient président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale de 1987 à 1989. Il reprendra cette fonction de 1993 à 1997.

Il devient président de l'UDF en 1988, poste qu'il garde jusqu'en 1996.

Il abandonne lentement ses ambitions nationales pour partager sa carrière politique entre sa région et l'Europe.

En 1986, il devient président du conseil régional d'Auvergne, il est réélu en 1992 puis en 1998.

Il favorisa l'implantation en Auvergne d'un second musée des volcans[15], Vulcania, qui a ouvert ses portes le 20 février 2002 à Saint-Ours-les-Roches.

Ses mandats furent marqués par le désenclavement de l'Auvergne, il favorisa le réseau routier auvergnat avec la construction entre autres de l'autoroute A89.

Il est à l'origine également de la construction du Zénith d'Auvergne, salle de spectacles située à Cournon-d'Auvergne, dans l'enceinte de la Grande Halle d'Auvergne. Cette salle peut accueillir de 1350 à 8500 personnes selon la configuration choisie.

Candidat aux élections régionales des 21 et 28 mars 2004, conduisant la liste d'union UMP-UDF en Auvergne (candidat au titre de la section départementale du Puy-de-Dôme), il est battu au second tour par Pierre-Joël Bonté (PS), emporté par la vague qui fait basculer la quasi-totalité des régions à gauche.

En juin 2009, après le décès d'Omar Bongo, président du Gabon, il affirme que ce dernier a financé la campagne électorale de Jacques Chirac lors de l'élection présidentielle de 1981.

Il fut aussi, de 1986 à 2004, président du Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne

Soutiens

Il soutient la candidature de Raymond Barre à l'élection présidentielle de 1988 et rallie celle de son vieux rival Jacques Chirac, en 1995 ainsi qu'en 2002.

Le 19 avril 2007, Valéry Giscard d’Estaing annonce, bien qu'étant membre du Conseil constitutionnel, dans un entretien dans Le Parisien-Aujourd’hui en France, son soutien à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle et désavoue ainsi François Bayrou en l'accusant « d’entretenir l’incertitude, de flotter dans le vide entre des politiques évidemment différentes, et de s’appuyer sur des majorités impuissantes et fragiles ». Le lendemain, le Conseil Constitutionnel lui rappelle son devoir de réserve.

Politique européenne

Valéry Giscard d'Estaing et l'ancien président de la Commission européenne, Jacques Delors, reçus par Henri Rieben, politologue suisse et président fondateur de la Fondation Jean Monnet pour l'Europe à Lausanne en 2001, pour recevoir la médaille d'or de cette fondation.

Européen convaincu, il est président du Mouvement européen de 1989 à 1997. Lors des élections européennes de 1989, il conduit la liste d'union UDF-RPR qui arrive en tête du scrutin avec 28,88 % des suffrages et 26 élus[16], et entre alors lui-même au Parlement européen[4]. Ce succès renforce sa position de leader de l'opposition parlementaire, aux côtés de Jacques Chirac.

Valéry Giscard d'Estaing est élu président du Conseil des communes et régions d'Europe (CCRE - CEMR) en 1997, fonction qu'il conserve jusqu'en 2004[17].

En 2001, il reçoit la médaille d’or de la Fondation Jean-Monnet pour l'Europe, et en 2002 le prix international Charlemagne d'Aix-la-Chapelle.

Il est à l'origine d'une réflexion sur un projet d'organisation européenne avec un groupe d'experts vers le milieu des années 1990, qui deviendra le projet de traité constitutionnel européen.

Lors du Conseil européen de Laeken de décembre 2001, il est nommé à la tête de la Convention sur l'avenir de l'Europe, qui a pour but de simplifier les différents traités européens en rédigeant un projet de traité constitutionnel[18]. Valéry Giscard d'Estaing présente la Constitution européenne le 15 juillet 2003, qui est signée par les 25 membres de l'Union européenne le 29 octobre 2004.

Il prend dès lors une part active, en avril et mai 2005, à la campagne pour le « oui » au référendum à propos du traité constitutionnel européen. Il prévoit son adoption par 53 % des voix, mais le référendum est repoussé avec 54,68 % de « non ». Après cet échec, suivi du même résultat aux Pays-Bas quelques jours plus tard, le traité constitutionnel est en partie abandonné pour laisser place au traité de Lisbonne, signé le 13 décembre 2007.

Synthèse des fonctions politiques

Fonctions gouvernementales

Mandats de député

Valéry Giscard d'Estaing
Valéry Giscard d'Estaing05b.jpg
Valéry Giscard d'Estaing à Deauville,
en septembre 1986.
Parlementaire français
Naissance {{{naissance}}}
Décès {{{décès}}}
Mandat Député
1956 - 1959
1962 - 1963
1967 - 1969
1973
1984 - 1989
1993 - 2002
Début du mandat {{{début du mandat}}}
Fin du mandat {{{fin du mandat}}}
Circonscription Puy-de-Dôme
Groupe parlementaire IPAS
1956-1959
RI
1962-1963
1967-1969
1973
UDF
1984-1989
1993-2002
IVe République - Ve République

Mandats de député européen

  • 1989 - 1993 : député européen (démissionnaire en 1993 pour siéger à l'Assemblée nationale)

Mandats locaux

Président de partis politiques

  • 1966 - 1974 : président-fondateur de la Fédération nationale des républicains et indépendants (FNRI) ;
  • 1988 - 1996 : président de l'Union pour la démocratie française (UDF).

Le château d'Estaing

Valéry Giscard d'Estaing et son frère Olivier Giscard d'Estaing ont acheté à la commune d'Estaing le château d'Estaing, dans la haute vallée du Lot, en février 2005. Selon eux, l'achat répondait à une logique de mécénat pour sa restauration et l'ouverture de plusieurs salles au public. Valéry Giscard d'Estaing a précisé qu'il envisage « la programmation de concerts, de rencontres et de conférences » et souhaite également « faire une place pour [ses] archives personnelles de président de la Convention européenne ». Un certain nombre de médias européens ont exprimé leur scepticisme devant ces affirmations, notamment Le Monde[19], Le Figaro[20], Neue Zürcher Zeitung[21], The Sunday Times[22], et Canal+. Le débat rappele l'absence de lien familial réel entre les Giscard et les d'Estaing. Certains déploraient le caractère peu « républicain » de cette installation aux connotations féodales. D'autres regrettaient un circuit de vente inélégant[23]. En effet, la congrégation des religieuses de Saint-Joseph avait vendu le château à la commune en dessous du prix du marché[24], afin que celui-ci redevienne patrimoine public et aussi pour empêcher qu'il ne tombe entre les mains d'un acheteur étranger. Or, la commune d'Estaing dont Olivier Giscard d'Estaing a été maire, l'a rapidement rétrocédé à l'ancien président, arguant qu'« on avait un faible pour la famille Giscard »[25], et sans consultation de la population. Selon le maire d'Estaing, Jean Pradalier, la municipalité serait satisfaite de ne plus avoir à gérer ce monument, espérant accroître son rayonnement par la célébrité de son propriétaire[26].

Littérature

Valéry Giscard d'Estaing publie, en 1994, le roman Le Passage, texte sentimental racontant l'aventure d'un notaire sur le retour avec une jeune auto-stoppeuse.

Valéry Giscard d'Estaing est élu, le 11 décembre 2003, à l'Académie française au fauteuil numéro 16, laissé vacant par la mort de Léopold Sédar Senghor, obtenant 19 voix sur 34, contre deux voix à Michel Tack et une au romancier Olivier Mathieu, dit Robert Pioche.

En septembre 2009, Valéry Giscard d'Estaing fait paraître un nouveau roman, La Princesse et le Président, mettant en scène une relation sentimentale de deux personnages, qui rappellent Lady Diana et lui-même[27]. L'opinion britannique relayée par la presse hésite entre « hilarité et curiosité » selon les termes du journal The Guardian[28]. Face aux interrogations, l'ancien président de la République affirme avoir « inventé les faits ». Le Times explique la parution de ce roman par une volonté d'éclipser la publication des mémoires de Jacques Chirac, son éternel rival politique à l'intérieur de la droite française[29].

Décorations

Notes et références

  1. La famille Giscard a été autorisée en 1923 à ajouter à son nom celui de la famille d'Estaing, patronyme historique prestigieux qui s'était éteint pendant la Révolution Quid.fr, Histoire de France / Ve RépubliqueGénéalogie
  2. http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf//jopdf/1948/071/JO194807125.PDF
  3. Mon tour de jardin, Robert Prévost, p. 96, Septentrion 2002
  4. a  et b Résumé biographique de Valéry Giscard D'Estaing sur le site de la Présidence de la République.
  5. Résumé biographique de Valéry Giscard d'Estaing sur le site du Conseil constitutionnel.
  6. Débat Valéry Giscard d'Estaing - François Mitterrand de l'ORTF du 10 mai 1974. Archives de l'INA.
  7. Le 27 mai 1974, dans son discours d'investiture, il proclame « J'entends encore l'immense rumeur du peuple français qui nous a demandé le changement. Nous ferons ce changement avec lui, pour lui, tel qu'il est dans son nombre et sa diversité. »
  8. [1]
  9. « Discours de Valéry Gicard d'Estaing à la veille du 1er tour des élections législatives sur les données du « bon choix pour la France ». », sur TFI le 11 mars 1978 à 20 h, sur le site ina.fr/archivespourtous
  10. « Vie politique française : Les grandes dates », § 1978 – Discours de Verdun-sur-le-Doubs, sur le site fortunecity.com, consulté le 21 juin 2007.
  11. [pdf] Sciences Po, « Histoire constitutionnelle depuis la Révolution française », § 11 – « Ve république et histoire », p. 2/3, sur le site supportscoursenligne.sciences-po.fr, consulté le 21 juin 2007
  12. Hervé Morin, « , Le bipartisme ou l'impasse démocratique », Le Figaro, 19 février 2003, consulté le 21 juin 2007
  13. Quid 2001, p. 757
  14. « L'UMP tente un nouvel assaut en Auvergne », Le Figaro, 6 février 2008
  15. Le premier étant le Muséum des volcans au château Saint-Étienne à Aurillac
  16. Élections européennes 1989 sur france-politique.fr.
  17. [pdf] « EXCMO. SR. D. VALERY GISCARD D’ESTAING » sur racef.es.
  18. La Libre Belgique.be, Union Européenne-Convention, « Valéry Giscard d'Estaing l'européen », Sabine Verhest, 17 juin 2003
  19. 24 décembre 2004
  20. 22 février 2005
  21. 15 février 2005
  22. 16 janvier 2005
  23. Point de vue suivi par Neue Zürcher Zeitung, 15 février 2005
  24. AFP, Toulouse, 23 décembre 2004 : « Mais c'était une transaction entre amis et un prix d'amis [...] »
  25. Le Monde, 24 décembre 2004
  26. « Quand Giscard se fait guide en son château d'Estaing », Le Monde, 20 septembre 2009.
  27. « Les amours romanesques de la princesse et du président », Le Figaro, 21 septembre 2009.
  28. http://www.liberation.fr/politiques/0101592605-vge-et-lady-di-un-fantasme-bien-francais
  29. « Giscard sur Lady Di : “J'ai inventé les faits” », Le Figaro, 23 septembre 2009.

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

Ouvrages de/avec Valéry Giscard d'Estaing
  • Démocratie française (essai), Fayard, 1976 (ISBN 2213003955)
  • L'état de la France, Fayard, 1981 (ISBN 2213010226)
  • Deux français sur trois (essai), Cie 12, 1984 (ISBN 2080646613)
  • Le Pouvoir et la Vie (mémoires) - tome I La Rencontre, Cie 12, 1988
  • Le Pouvoir et la Vie - tome II L'Affrontement, Cie 12, 1991
  • Le Passage (roman), Robert Laffont, 1994 (ISBN 2221078527)
  • Dans cinq ans, l'an 2000, Cie 12, 1995
  • Les Français, réflexions sur le destin d'un peuple, Cie 12, 2000 (ISBN 2259191843)
  • Giscard d'Estaing, entretien avec Agathe Fourgnaud, Flammarion (ISBN 2080681257)
  • Giscard d'Estaing présente la Constitution pour l'Europe, Albin Michel, 2003 (ISBN 2226142010)
  • Le Pouvoir et la Vie - tome III Choisir, éditions Compagnie 12, 2006 (ISBN 2903866848)
Ouvrages autour de Valéry Giscard d'Estaing
  • Jean Bothorel, La République mondaine, essai sur le giscardisme, Grasset, 1979
  • Jean Bothorel, Le Pharaon - Histoire du septennat giscardien, 19 mai 1974 - 22 mars 1978, Grasset, 1983
  • Philippe Reinhard, Le revenant, Albin Michel, 1990 (prix du Meilleur livre politique en 1991)
  • Arnaud Jacquet, Valéry Giscard d'Estaing, 1974-1981, La Ferté-Saint-Aubin, l'Archer, 1999
  • Pascal Geneste, Archives de la Présidence de la République. Valéry Giscard d'Estaing, Paris, Archives nationales - Somogy, éditions d'art, 2007
  • Frédéric Abadie, Jean-Pierre Corcelette, Valéry Giscard d'Estaing, Nouveau Monde éditions, 2009

Chronologies


Précédé par
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Fauteuil 16 de l’Académie française
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