Noyon

49° 34′ 54″ N 2° 59′ 59″ E / 49.5816666667, 2.99972222222

Noyon
Façade occidentale  de la cathédrale de Noyon
Façade occidentale de la cathédrale de Noyon
Armoiries
Administration
Pays France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Canton chef-lieu du canton de Noyon
Code commune 60471
Code postal 60400
Maire
Mandat en cours
Patrick Deguise
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Noyonnais
Site web Site officiel de la ville de Noyon
Démographie
Population 14 240 hab. (2007)
Densité 791 hab./km²
Gentilé Noyonnais, Noyonnaises
Géographie
Coordonnées 49° 34′ 54″ Nord
       2° 59′ 59″ Est
/ 49.5816666667, 2.99972222222
Altitudes mini. 36 m — maxi. 153 m
Superficie 18 km2

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Noyon est une commune du département de l'Oise, chef-lieu de canton dans la région Picardie, en France.

Ses habitants sont les Noyonnais. Le nom jeté des habitants de Noyon est ché fryian d'Nwéyon.

Sommaire

Géographie

Données générales

Communes limitrophes

Histoire

L'agglomération antique

Autrefois, certains auteurs ont placé à Noyon, la Noviodunum Suessionum, oppidum principal des Suessions, où Jules César établit son camp avant de se tourner vers les Bellovaques (La Guerre des Gaules, II, 12). Mais cette hypothèse a été abandonnée depuis longtemps.

Son nom antique est en réalité Noviomagus. Cette ville a été fondée à l'époque romaine. Elle faisait partie de la cité des Viromanduens. C'était une petite ville qui bénéficiait de sa position à proximité de la vallée de l'Oise.

Au Bas-Empire, la ville est protégée par une fortification. Elle est le siège d'un commandement militaire (préfecture des lètes de Condren, cf. la Notitia Dignitatum).

La ville épiscopale

En 531, saint Médard y déplace le siège de l’évêché de la civitas Viromanduorum.

À l'époque mérovingienne, l'évêché de Noyon bénéficie de sa proximité avec Soissons, qui fut l'une des capitales du royaume franc et des palais voisins.

Né en Limousin vers 588, l’orfèvre Éloi devint monétaire de Clotaire II, puis trésorier de Dagobert Ier avant d’être élu évêque de Noyon (641). Fondateur de monastères à Solignac et à Paris, il accueillit sainte Godeberthe comme moniale à Noyon. Il meurt en 659/660.

La ville médiévale et moderne

Nef de la cathédrale

Jusqu'à la Guerre de Cent Ans, le comté ecclésiastique de Noyon a un rôle stratégique entre le domaine royal (l'Île de France), les terres des comtes de Vermandois et des seigneurs de Boves-Coucy. La ville bénéficie d’institutions communales dès 1108 : la charte lui est concédée par l’évêque et confirmée plus tard par le roi[1].

Au début du XIVe siècle, Jean de Meudon est chanoine de Noyon.

En 1363, Noyon est transmis comme apanage à la maison de Bourgogne et restera composante du duché jusqu'à Charles Quint.

Traité de Noyon du 13 août 1516 entre François Ier et Charles Quint (la France obtient le Milanais mais abandonne Naples). L'empereur restitue finalement le duché de Bourgogne à la France en 1544 au traité de Crépy-en-Laonnois.

La ville est définitivement rendue à la France après le traité du Cateau-Cambrésis en 1559.

En 1592 Henri IV prit la ville.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Noyon durant la Première Guerre mondiale

La ville est prise dès septembre 1914 lors de l'offensive allemande passant par la Belgique et se rabattant sur Paris.

Septembre/octobre 1914, après la bataille sur la Marne et lors de la course à la mer, le front se stabilise dans la vallée de l'Oise en aval de Noyon.

Mars 1917 : L'Armée allemande réduit son front entre Arras et Soissons et évacue Noyon.

Lancée le 21 mars 1918, le flanc sud de l'Offensive Michael conduit les troupes allemande à Noyon. La ville est à nouveau prise par les forces allemandes (bataille de Noyon du 23 au 25 mars). Les violents combats à proximité (du Mont-Renaud du 26 au 30 avril) entraîneront sa destruction par bombardement par les Français eux-mêmes[2] afin de limiter les capacités logistiques allemandes. La bataille sur le Mont-Renaud sera rude afin d'y barrer la route de Paris par la vallée de l'Oise et de conserver un point d'observation sur la région. Une photo d'archive[3] montre fin août 1918 la colline du Mont-Renaud totalement dénudée, ne laissant paraître que restes d'arbres dont ne restent que les troncs noircis, totalement démunis de leurs feuilles et branches. Le château qui s'y tenait a lui disparu. Le 57e régiment d'infanterie de ligne s'est illustré dans cette zone.

Le 30 août 1918 : Noyon sera définitivement libérée lors de l'offensive de libération alliée de l'été 1918 partie du Matz le 10 août.

De cette époque, François Flameng, peintre officiel de l'armée, nous a laissé de nombreux croquis et dessins de ces lieux. Ils parurent dans la revue L'Illustration à l'article "Le Récit en mars 1917".

Noyon durant la Seconde Guerre mondiale

Juin 1940 : Combats le long du Canal du Nord et dans la ville.

Nouvelle occupation allemande.

Libération en septembre 1944, par la 3e armée américaine de George Patton après quelques combats retardateurs au Mont-Renaud.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1888   Ernest Noël Gauche républicaine  
1925   Jules Magnier    
1935   Adrien Lhomme URD  
1940   Succession de délégations spéciales    
1940   Augustin Baudoux URD  
1944   Adrien Lhomme URD  
1947   Achille Granthomme    
1959   Paul Boutefeu    
1965   Pierre Dubois RPR  
1989   Bertrand Labarre RPR  
2002   Pierre Vaurs UDF  
2008   Patrick Deguise PS  

Démographie

Évolution démographique

D’après le recensement Insee de 2007, Noyon compte 14 240 habitants (soit une diminution de 2 % par rapport à 1999). La commune occupe le 643e rang au niveau national, alors qu'elle était au 616e en 1999, et le 6e au niveau départemental sur 693 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Noyon depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1999 avec 14 465 habitants.

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 6 033 5 699 5 887 5 700 5 946 5 945 5 950 6 270 6 322
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 6 372 6 348 6 160 5 919 6 439 6 252 6 204 6 144 7 458
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 7 443 7 336 7 277 5 408 6 483 6 609 6 335 6 160 7 299
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 -
Population 9 317 11 603 13 889 14 041 14 426 14 465 14 260 14 240 -
Notes, sources, ... Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[4], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[5],[6]

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,1 %, 15 à 29 ans = 22,7 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 18,1 %, plus de 60 ans = 18,7 %) ;
  • 52,4 % de femmes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 20,4 %, 30 à 44 ans = 17,9 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 22,7 %).
Pyramide des âges à Noyon en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
6,3 
75 à 89 ans
9,3 
11,9 
60 à 74 ans
12,0 
18,1 
45 à 59 ans
19,3 
19,4 
30 à 44 ans
17,9 
22,7 
15 à 29 ans
20,4 
21,1 
0 à 14 ans
19,8 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique

Armes de Noyon

Les armes de Noyon se blasonnent ainsi : d'argent à la fasce de gueules

Lieux et monuments

etc.

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Ville fleurie : Noyon a obtenu 3 fleurs, attribuées en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[12].

Personnalités liées à la commune

Jumelages

Voir aussi

Liens externes

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Notes et références

  1. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p 18
  2. Jean-Yves Bonnard, Didier Guénaff, Le Mont-Renaud, un rempart sur la route de Paris , Editeur : Alan Sutton, Octobre 2003, 128 p. ISBN 2-84253-966-4
  3. intitulée "Mont-Renaud, Oise, troupes françaises en position, 29 08 1918, Jacques Ridel - SPA 62 w 2250
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 3 novembre 2010
  5. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 3 novembre 2010
  6. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 3 novembre 2010
  7. Évolution et structure de la population à Noyon en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 3 novembre 2010
  8. Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 3 novembre 2010
  9. http://www.ville-noyon.fr/Le-musee-Jean-Calvin.html
  10. http://www.ville-noyon.fr
  11. http://fermepattedoie.fr
  12. « Le palmarès des villes et villages fleuris », dans Le Courrier picard édition de l'Oise, 5 juillet 2008 

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