Alexandre Dumas
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Alexandre Dumas (homonymie) et Dumas.
Alexandre Dumas
Portrait photo de Dumas par Étienne Carjat
Portrait photo de Dumas par Étienne Carjat

Activités Romancier
Naissance 24 juillet 1802
Villers-Cotterêts (Aisne)
Décès 5 décembre 1870 (68 ans)
Puys (Seine-Maritime)
Langue d'écriture Français
Genres Roman historique
Œuvres principales
Compléments

Alexandre Dumas, (dit aussi Alexandre Dumas père) est un écrivain français né le 24 juillet 1802 (5 thermidor an X) à Villers-Cotterêts (Aisne) et mort le 5 décembre 1870 à Puys, près de Dieppe (Seine-Maritime).

Il est le fils de Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie, dit le général Dumas, mulâtre de Saint-Domingue, premier général ayant des origines afro-antillaises de l'armée française, et le père de l'écrivain Alexandre Dumas (1824-1895) dit Dumas fils, auteur en particulier de La Dame aux camélias.

Proche des Romantiques et tourné vers le théâtre, Alexandre Dumas écrit d'abord des vaudevilles à succès et des drames historiques comme Henri III et sa cour (1829), La Tour de Nesle (1832), Kean (1836). Auteur prolifique, il s'oriente ensuite vers le roman historique feuilletonesque, avec l'aide notoire de « nègres », et en particulier d'Auguste Maquet qui a participé à la plupart de ses fresques historiques telles que la trilogie Les Trois Mousquetaires (1844), Vingt ans après (1845) et Le Vicomte de Bragelonne (1847), ou encore Le Comte de Monte-Cristo (1844 -1846) et La Reine Margot (1845).

Sommaire

Biographie

Dumas naît le 24 juillet 1802 rue de Lormet à Villers-Cotterêts de l'union de Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie, général d'armée ayant fait une brillante carrière pendant la Révolution française, et Marie Labouret, fille de Claude Labouret, aubergiste à l'Écu d'or à Villers-Cotterêts[1].

« Je suis lié à Villers-Cotterets, petite ville du département de l'Aisne, située sur la route de Paris à Laon, à deux cents pas de la rue de la Noue, où mourut Demoustiers, à deux lieues de la Ferté-Milon, où naquit Racine, et à sept lieues de Château-Thierry, où naquit la Fontaine[2]. »

L'enfant a pour marraine sa sœur, Aimée-Alexandrine Dumas (son ainée de neuf ans) et pour parrain le maréchal d'Empire Guillaume Brune[3].

Entre 1804 et 1806, c’est au château des Fossés, loué par son père, qu’Alexandre Dumas a fixé ses tout premiers souvenirs : « Du plus loin qu’il me souvienne, c’est-à-dire de l’âge de trois ans, nous habitions, mon père, ma mère et moi, un petit château nommé les Fossés, situé sur les limites des départements de l’Aisne et de l’Oise, entre Haramont et Longpré. On appelait ce petit château les Fossés, sans doute parce qu’il était entouré d’immenses fossés remplis d’eau[4]. »

On retrouve ces tout premiers souvenirs dans son œuvre : « Sur les limites du département de l’Aisne, à l’ouest de la petite ville de Villers-Cotterêts, engagées dans la lisière de cette magnifique forêt qui couvre vingt lieues carrées de terrain, ombragées par les plus beaux hêtres et les plus robustes chênes de toute la France, peut-être, s’élève le petit village d’Haramont, véritable nid perdu dans la mousse et le feuillage, et dont la rue principale conduit par une douce déclivité au château des Fossés, où se sont passées deux des premières années de mon enfance[5]. »

Le général Dumas

Le général Dumas meurt le 26 février 1806, quatre ans après la naissance de son fils. Alexandre Dumas a pour aïeuls[6] un marquis désargenté qui immigra en 1760 à l'île de Saint-Domingue et une esclave ou affranchie noire du nom de Marie-Cessette Dumas[7]. Sa mère Marie Labouret revient chez ses parents dans l'ancien hôtel de l’Épée à Villers-Cotterêts. Les grands-parents maternels élèvent Alexandre et sa sœur de 9 ans son aînée.

Quarteron, Dumas fut souvent en butte aux sarcasmes racistes de ses contemporains.

« Au fait, cher Maître, vous devez bien vous y connaître en nègres ?

- Mais très certainement. Mon père était un mulâtre, mon grand-père était un nègre et mon arrière-grand-père était un singe. Vous voyez, Monsieur : ma famille commence où la vôtre finit. »[8],[9]

Il a neuf ans lorsqu'il entre au collège de l'abbé Grégoire à Villers-Cotterêts. Il y reçoit les bases de l'instruction primaire[10]. Il y restera élève jusqu'en 1813.

À treize ans, le petit Alexandre ne sait presque rien, il a pour seule éducation ses lectures de la Bible, de récits mythologiques, de l'Histoire naturelle de Buffon, de Robinson Crusoé et des Contes des mille et une nuits. Cependant, sa calligraphie est exceptionnelle. Il est engagé comme coursier dans une étude de notaire, celle de maître Mennesson. « Il fut donc décidé que, le lundi suivant, j'entrerais chez maître Mennesson : les gens polis disaient en qualité de troisième clerc, les autres en qualité de saute-ruisseau. »[11].

Alexandre fera la connaissance d'Adolphe de Leuven qui l'initiera à la poésie moderne. Ils auront également l'occasion d'écrire ensemble des vaudevilles, dont les premiers seront tous refusés.

Alexandre Dumas fils

Jusqu'en 1822, Dumas vit à Villers qu'il quitte pour Paris avec 53 francs en poche, pour échapper à la pauvreté[12] et aux humiliations que sa mère et lui connaissent depuis le mort du général et plus encore depuis celle de Claude Labouret, son grand-père maternel.

Là-bas, il trouve une place de clerc de notaire et découvre la Comédie-Française. C'est le début d'une vie nouvelle pour Alexandre lorsqu'il fait la rencontre d'un grand acteur de l'époque, Talma. L'année suivante, grâce à la protection[13] du général Foy, il travaille dans les bureaux du secrétariat du duc d'Orléans et peut enfin faire venir sa mère à Paris.

Un an après, le 27 juillet 1824, c'est la naissance de son fils Alexandre, fruit de sa liaison avec Laure Labay[14], couturière et sa voisine de palier place des Italiens[15]. L'enfant est illégitime jusqu'à ce que Dumas le reconnaisse[16] le 17 mars 1831, quelques jours après la naissance de sa fille Marie-Alexandrine (le 5 mars 1831) qu'il a eue de Belle Kreilssamer. Alexandre Dumas épouse en février 1840 l'actrice Ida Ferrier (née Marguerite-Joséphine Ferrand, 1811—1859) et s'installe avec elle à Florence. Il a de nombreuses autres liaisons et au moins deux autres enfants naturels, Micaëlla-Clélie-Josepha-Élisabeth Cordier (née en 1860, fille d'Émélie Cordier) et Henry Bauer (fils d'Anne Bauër).

Cette même année 1824, Dumas se remet au vaudeville avec de Leuven et La Chasse et l'Amour connaît un grand succès. C'est aussi la période où Dumas découvre les « Romantiques » et va beaucoup au théâtre. Il écrit son premier drame historique, Henri III et sa cour en 1828. Bien que qualifiée de « scandale en prose » (en référence à Hernani, la pièce de Victor Hugo qualifiée de « scandale en vers » à sa création), la pièce présentée à la Comédie-Française connaît un énorme succès. Il connaît la notoriété en tant que dramaturge mais dilapide ses revenus, il écrit alors beaucoup de pièces médiocres si bien que le public se lasse. Il passa aux romans-feuilletons dont le succès est tel qu'il est payé 3 francs la ligne (alors que les pigistes sont payés 30 sous la ligne)[17].

C'est un auteur prolifique, avec l'aide notoire de « nègres », et en particulier d'Auguste Maquet, qui a participé à la plupart de ses réalisations. Il signe des grandes fresques historiques telles Les Trois Mousquetaires ou Le Comte de Monte-Cristo en 1844. La même année, alors qu'il gagne bien sa vie (1 500 francs annuellement), Dumas achète un terrain à Port-Marly et fait bâtir le « château de Monte-Cristo », une bâtisse de style composite, à la fois Renaissance, baroque et gothique.

En 1846, il fait construire son propre théâtre à Paris, boulevard du Temple, qu'il baptise « Théâtre-Historique ». Le théâtre est inauguré en 1847 et accueille les pièces de plusieurs auteurs européens (Shakespeare, Goethe, Calderon, Schiller) avant de faire faillite en 1850.

En 1848, il est candidat malheureux aux élections législatives qui suivent la révolution. Il soutient ensuite Louis-Eugène Cavaignac contre Louis-Napoléon Bonaparte.

Ruiné par la faillite de son théâtre, Dumas est obligé de vendre aux enchères son château qu'Honoré de Balzac admirait tant[18]. En 1851, poursuivi par plus de cent cinquante créanciers, Dumas doit s'exiler un temps en Belgique.

Dumas ne cessera jamais de s’engager : en 1852, il s’exile momentanément, comme Victor Hugo, pour protester contre le coup d’État de Napoléon III, et en 1860, il vend ses biens pour acheter des armes pour l’armée de Garibaldi.

Dumas est un ami et un admirateur de Garibaldi et pendant l'expédition des Mille, il se rend en Sicile pour lui livrer les armes achetées. Il est le témoin de la bataille de Calatafimi qu'il décrit dans « Les Garibaldiens », publié en 1861[19]. Il est aux côtés de Garibaldi le jour de son entrée dans Naples puis il est nommé Directeur des fouilles et des musées, charge qu'il occupe pendant trois ans (1861-1864) jusqu'à ce que, à cause du mécontentement des Napolitains qui acceptent mal qu'un étranger occupe une telle charge, il préfère démissionner et rentre à Paris. Durant la même période, il dirige le journal L'Indipendente[20] auquel collabore le futur fondateur du Corriere della Sera, Eugenio Torelli Viollier.

Dumas ne ralentit pas pour autant sa production littéraire. Fin gourmet, il est même l'auteur d'un Grand dictionnaire de cuisine.

« Alexandre Dumas partageait son temps, comme d'habitude, entre la littérature et la cuisine ; lorsqu'il ne faisait pas sauter un roman, il faisait sauter des petits oignons. »[21]

En septembre 1870, après un accident vasculaire qui le laisse à demi paralysé, Dumas s'installe dans la villa de son fils à Puys, quartier balnéaire de Dieppe. Il y meurt le 5 décembre 1870. Sa dépouille est transférée au Panthéon de Paris le 30 novembre 2002, à l'occasion du bicentenaire de sa naissance[22].

Œuvres

Liste des œuvres selon la bibliographie de Hugo P.Thieme (1907)
  1. La Chasse et l’Amour (théâtre), 1825
  2. La Noce et l’Enterrement (théâtre), 1826
  3. Henri III et sa cour (théâtre), 1829
  4. Christine, ou Stockholm, Fontainebleau et Rome (théâtre), 1830
  5. Napoléon Bonaparte ou Trente Ans de l’Histoire de France (théâtre), 1831
  6. Antony (théâtre), 1831
  7. Charles VII chez ses grands vassaux (théâtre), 1831
  8. Teresa (théâtre), 1831
  9. La Tour de Nesle (théâtre), 1832
  10. Souvenirs d’Anthony, 1835
  11. Chroniques de France : Isabel de Bavière, 1835
  12. Kean (théâtre), 1836
  13. Caligula (théâtre), 1837
  14. Mademoiselle de Belle-Isle (théâtre), 1837
  15. Acté, 1837
  16. La Salle d’armes / Pauline, (roman), 1838
  17. Le Capitaine Paul, 1838
  18. Le Capitaine Pamphile, 1839
  19. La Comtesse de Salisbury, 1839
  20. Crimes célèbres, 1839-1841
  21. Napoléon, 1840
  22. Othon, l’archer, 1840
  23. Les Stuarts, 1840
  24. Maître Adam le calabrais, 1840
  25. Le Maître d’armes, 1840-1841
  26. Praxède, 1841
  27. Aventures de Lydéric, grand-forestier de Flandre, 1841
  28. Nouvelles Impressions de voyage (Midi de la France), 1841
  29. Excursions sur les bords du Rhin, 1841
  30. Souvenirs de voyage : Une année à Florence , 1841
  31. Un mariage sous Louis XV (théâtre), 1841
  32. Jeanne la pucelle, 1429-1431, 1842
  33. Le Speronare, 1842
  34. Le Capitaine Arena , 1842
  35. Le Chevalier d'Harmental, 1842 – Son premier succès de romancier
  36. Le Corricolo, 1843
  37. Des demoiselles de Saint-Cyr (théâtre), 1843
  38. Filles, Lorettes et Courtisanes, 1843
  39. Georges, 1843
  40. L'Orfèvre du roi, ou Ascanio, 1843
  41. Sylvandire, 1844
  42. Fernande, 1844
  43. Les Trois Mousquetaires, 1844
  44. Le Château d’Eppstein, 1844
  45. Cécile, 1844
  46. Gabriel Lambert, 1844
  47. Louis XIV et son siècle, 1844
  48. Nombreux contes dont Histoire d'un casse-noisette[23], Le roi des taupes et sa fille, La bouillie de la comtesse Berthe, etc... 1844
  49. Vingt ans après, 1845
  50. La Guerre des femmes, 1845
  51. Le Comte de Monte-Cristo, 18451846
  52. Une fille du régent, 1845
  53. La Reine Margot, 1845[24]
  54. Les Médicis, 1845
  55. Les Frères corses, 1845
  56. Le Chevalier de Maison-Rouge, 1845-1846
  57. La Dame de Monsoreau, 1846
  58. Le Bâtard de Mauléon, 1846
  59. Joseph Balsamo, 1846 – Inspiré de la vie de Giuseppe Balsamo
  60. Les Deux Diane, 1846
  61. Impressions de voyage : De Paris à Cadix, 1847
  62. Les Quarante-Cinq, 1847
  63. Catilina, 1848
  64. Le Vicomte de Bragelonne ou l'Homme au masque de fer, 1848
  65. Les Mille et Un Fantômes, 1849
  66. Le Collier de la reine, 1849 – Inspiré de l'affaire du collier de la reine
  67. La Femme au collier de velours, 1850
  68. La Tulipe noire, 1850
  69. Le Trou de l’enfer, 1850
  70. La Colombe, 1850
  71. Montevideo ou Une nouvelle Troie, 1850
  72. Le Drame de quatre-vingt-treize, 1851
  73. Impressions de voyage : Suisse, 1851
  74. Ange Pitou, 1851
  75. Olympe de Clèves, 1851
  76. Conscience l'innocent, 1852
  77. Histoire de la vie politique et privée de Louis-Philippe, 1852
  78. La Maison de Savoie, depuis 1555 jusqu'à 1850, 4 vol., 1852-1856[25].
    Tome 1 : Emmanuel Philibert (1852)
    Tome 2 : Léone-Léona (1853)
    Tome 3 : Mémoires de Jeanne d’Albert de Luynes, comtesse de Verrue, surnommée la Dame de Volupté (1855)
    Tome 4 : De Victor Amédée III à Charles Albert (1856)
  79. La Comtesse de Charny, 1853
  80. Le Pasteur d’Ashbourne, 1853
  81. Isaac Laquedem, 1853
  82. Les Drames de la mer, 1853
  83. Ingénue, 1853
  84. La Jeunesse de Pierrot, 1854
  85. Une vie d’artiste, 1854
  86. Catherine Blum, 1854
  87. Saphir, 1854
  88. Vie et Aventures de la princesse de Monaco, 1854
  89. Les Mohicans de Paris, 1854-1855
  90. Souvenirs de 1830 à 1842, 1854
  91. La Jeunesse de Louis XIV (théâtre), 1854
  92. La Dernière Année de Marie Dorval, 1855
  93. Marie Giovanni, journal d’une parisienne, 1855
  94. Le Gentilhomme de la Montagne (El Salteador), 1855
  95. Le Page du duc de Savoie, 1855[26]
  96. Les Grands Hommes en robe de chambre : César, Henri IV, Richelieu, 18551856
  97. Madame du Deffand, 1856
  98. Les Compagnons de Jéhu, 1856
  99. Les Crimes célèbres, 1856
  100. Le Fils de la nuit ou Le Pirate (théâtre), 1856 – En collaboration avec Gérard de Nerval, Bernard Lopez et Victor Séjour[27]
  101. L’Homme aux contes, 1857
  102. Charles le Téméraire, 1857
  103. Le Meneur de loups, 1857
  104. La Dame de volupté, 1857
  105. Les Louves de Machecoul, 1858
  106. De Paris à Astrakan, 1859
  107. Jane, 1859
  108. Histoire d’un cabanon et d’un chalet, 1859
  109. La Maison de glace, 1860
  110. La Route de Varennes, 1860
  111. Mémoires de Garibaldi, 1860
  112. Une aventure d’amour, 1860
  113. Le Père Gigogne, contes pour les enfants, 1860
  114. La Marquise d’Escoman, 1860
  115. Une nuit à Florence sous Alexandre de Médicis, 1861
  116. Les morts vont vite, 1861
  117. Bric-à-brac, 2 vol. 1861
    Recueil de courts textes publiés dans différents journaux (Le Pays, La Presse, Le Mousquetaire, Le Monte-Cristo, etc.) entre 1853 et 1858. Le deuxième tome a été réédité en 1877 sous le titre Propos d'art et de cuisine[28].
  118. La Princesse Flora, 1863
  119. La San Felice, 1863
  120. La Boule de neige, 1863
  121. La Dame de volupté ou Mémoires de Jeanne d’Albert de Luynes, 1863[26]
  122. Les Deux Reines, 1864[26]
  123. Lady Hamilton, 1865
  124. Le Fils du forçat, 1865
  125. Les Blancs et les Bleus, 1867
  126. Les Hommes de fer, 1867
  127. La Terreur prussienne, souvenirs dramatiques, 1868

    Publications posthumes :
  128. Ali Pacha, 1862
    Chronique inachevée parue dans L’Independente, en novembre et décembre 1862 et publiée en version intégrale en 2009.
  129. Création et Rédemption, 1863
  130. La Fille du marquis, 1863
  131. Le Prince des voleurs, 1863
  132. Robin Hood le proscrit, 1863
  133. L’Île de feu, 1863
  134. Le Comte de Moret, 1865
    Paru en feuilleton dans Les Nouvelles. Première édition en livre en 1946 dans une version abrégée puis en version intégrale sous le titre Le Sphinx rouge en 2008.
  135. Le Chevalier de Sainte-Hermine, 1869
    Ce dernier roman, publié initialement sous forme de feuilleton en 1869, a été exhumé des fonds de la Bibliothèque nationale de France et publié pour la première fois en 2005.
  136. Grand Dictionnaire de cuisine, 1873

« En mars 1870, il [A. Dumas] remet son manuscrit à l'éditeur Alphonse Lemerre. Il ne le verra pas publié : il meurt le 5 décembre de la même année. Après la guerre et la Commune, Lemerre confie à Leconte de Lisle et au jeune Anatole France la direction éditoriale de l'ouvrage, qui paraît en 1873. Ce sont d'ailleurs vraisemblablement ces deux écrivains qui ont signé L.T. l'avant-propos « Alexandre Dumas et le Grand Dictionnaire de cuisine », L. pour Leconte de Lisle et T. pour Thibault, le vrai nom de France. À l'appui supplémentaire de cette hypothèse, l'hommage appuyé à Baudelaire, qu'admiraient tant les poètes parnassiens »

— in Alexandre Dumas, préface de Daniel Zimmermann, Grand Dictionnaire de cuisine, éd. Phébus, Paris, 2000, préface « L’appétit vient en lisant », p. 11.

  1. On doit peut-être à Leconte de Lisle la part importante qui y est donnée aux épices et aux recettes exotiques.
    L’édition originale contient plus de 3 000 recettes ; en 1882, Alphonse Lemerre publie une version condensée constituée uniquement de recettes sous le titre Petit Dictionnaire de cuisine ; dans les années 1960, une édition de Mon Dictionnaire de cuisine réintègre une grande partie des anecdotes biographiques, références historiques et récits de voyage de la version originale.
  2. Le Roman de Violette
    Roman érotique longtemps attribué à Alexandre Dumas (mais aussi à Guy de Maupassant), publié en 1883 à Bruxelles puis en 1992 au Mercure de France[29]. Lors de sa publication aux éditions La Musardine en 1999[30], Jean-Jacques Pauvert dévoila le véritable auteur : la marquise H. de Mannoury d'Ectot.

Adaptations cinématographiques

Entre 1921 et 2006, on compte une quarantaine de films directement inspirés de l'œuvre de Dumas et une quinzaine d'adaptations télévisées[31].

En 2010, Safy Nebbou réalise un film intitulé L'Autre Dumas d'après une pièce de théâtre de Cyril Gely et Eric Rouquette qui évoque la relation d'Alexandre Dumas avec son collaborateur-nègre Auguste Maquet.

Télévision

Alexandre Dumas ou l'appétit de la vie, film documentaire, Claudine Cerf (scenario),Micheline Paintault (réalisation), coproduction France5/SCEREN-CNDP, 2002.

Adaptations en bandes dessinées

  • Alexandre Dumas - Causerie sur Delacroix en 2005 (éditions Drozophile)
  • Classiques illustrés en 1960 (éditions Publications Classiques Internationales)
  • Compagnons de Jehu (Les) en 2009 (éditions Anaf)
  • D'Artagnan (éditions Prifo)
  • Mondial aventures en 1954 (éditions Société Parisienne d'Édition)
  • La Reine Margot (La) de 2006 à 2008 (éditions Théloma et "Chapeau bas")
  • La Reine Margot (La) (Mancini) en 2010 (éditions Ange)
  • Trois Mousquetaires (Les) depuis 2007 (éditions Delcourt)
  • Trois mousquetaires (Les) (Lacroix) en 1973
  • Trois Mousquetaires (Les) (Mancini) de 1990 à 2011 (éditions IPM et ANGE)

Bibliographie

Œuvres de Dumas

La plupart des romans de Dumas sont disponibles séparément en éditions de poche (Phébus, Folio, Éditions de l'Aube) ou groupées (Omnibus).


  • Œuvres complètes, 301 vol., Michel Lévy, Paris, 1860
  • Bibliographie des Auteurs Modernes (1801-1934) par Hector Talvart et Joseph Place, éditions de la Chronique des Lettres Françaises, Aux Horizons de France, Paris, 1935, tome 5.
  • La Royale Maison de Savoie (4 vol., inédit), Fontaine de Siloé, Paris, 1998-2001
  • Histoire de mes bêtes, Phébus, Paris, 2000, 304 p. (ISBN 2-85940-614-X)
  • Grand Dictionnaire de cuisine[32], 1re édition, Alphonse Lemerre, Paris, 1873 ; préface de Daniel Zimmermann, éd. Phébus, Paris, 2000 (ISBN 978-2-85-940684-4)
  • Viva Garibaldi ! Une odyssée en 1860. (inédit), Fayard, Paris, 2002
  • Madame Lafarge (inédit), éditions Pygmalion, Paris, 2005
  • Le Chevalier de Sainte-Hermine (inédit), Phébus, Paris, 2005, 1088 p. (ISBN 2-7529-0096-1)
  • Mémoires d’Horace (inédit), Les Belles Lettres, Paris, 2006
  • Lettres à mon fils, Mercure de France, Paris, 2008
  • Le Salut de l'Empire. Hector de Sainte-Hermine, Phébus, Paris, 2008, 736 p. (ISBN 99782752902795) – « Suite » du Chevalier de Sainte-Hermine
  • Le Sphinx rouge (Le Comte de Moret), éditions Kryos, Paris, 2008, 721 p. (ISBN 978-2-915518-07-8)
  • Le Trou de l'Enfer et Dieu dispose, Phébus, 2008, 1008 p. (ISBN 99782752903532) – Version inédite
  • Ali Pacha (inédit), Phébus, coll. Libretto, Paris, 2009, 240 p. (ISBN 99782752904157)
Livres sur Dumas
  • André Maurois, Les Trois Dumas, Hachette, Paris, 1957.
  • Réginald Hamel et Pierrette Méthé, Dictionnaire Dumas, Index analytique et critique des personnages et des situations dans l'œuvre du romancier, Éditions Guérin Littérature, Montréal, 1990-2004
  • Daniel Zimmermann, Alexandre Dumas le Grand, Julliard, Paris, 1993 (rééd. Phébus, 2002)
  • Charles Dantzig (dir.), Le Grand Livre de Dumas, Les Belles lettres, Paris, 1997
  • Claude Schopp, Alexandre Dumas, le génie de la vie, Fayard, Paris, 1997
  • Dominique Fernandez, Les Douze Muses d'Alexandre Dumas, Grasset, Paris, 1999
  • Bernard Fillaire, Alexandre Dumas et Associés, Bartillat, Paris, 2002
  • Youjun Peng, La Nation chez Alexandre Dumas, éd. L'Harmattan, 2003
  • Jean Lacouture, Alexandre Dumas à la conquête de Paris, éditions Complexe, 2005
  • Henri Troyat, Alexandre Dumas, le cinquième mousquetaire, Grasset, 2005
  • Charles Grivel (dir.), Les vies parallèles d’Alexandre Dumas, Revue des Sciences Humaines, Lille, 2008
  • (es) Mercedes Balda, Manuel Galguera, Alejandro Dumas. Vida y obras, éd. Balam, Mexico, 2009
  • Claude Schopp, Dictionnaire Dumas, CNRS, Paris, 2010, 660 p. (ISBN 978-2-271-06774-6)
  • Michel de Decker, Alexandre Dumas, un pour toutes, toutes pour un, Belfond, 2010
  • Isabelle Cousteil / Agnès Akérib, "Gautier / Dumas, Fracasse et d'Artagnan chez les tzars", Triartis Editions, Paris, 2011.

Galerie d'images

Notes et références

  1. Acte de mariage des parents d'Alexandre Dumas.
  2. A. Dumas, Mes mémoires, Michel Lévy Frères, Paris, 1863, chap. I, p. 3;
  3. Mes mémoires, Alexandre Dumas, ed. Calmann Lévy, 1863 Mes mémoires, Googlebooks
  4. A. Dumas, Le Meneur de Loups, Michel Lévy Frères, Paris, 1868, p. 4.
  5. A. Dumas, Conscience l’innocent, Michel Lévy Frères, Paris, 1861, p. 1.
  6. Biographie de Dumas sur Alliance Haiti
  7. Claude Schopp, Société des Amis d'Alexandre Dumas - 1998-2008
  8. Daniel Zimmermann, Alexandre Dumas le grand, éd. Juillard, 1993.
  9. C. Biet, J.P. Brighelli, J.L. Rispail, Alexandre Dumas ou les Aventures d'un romancier, éd. Gallimard, coll. Découverte, 1986.
  10. A. Dumas, Mes Mémoires, op. cit., chap. XXVII.
  11. A. Dumas, Mes mémoires, op. cit.,chap. XLVI.
  12. Sa mère lui déclare que le patrimoine familial s'élève à 353 francs or.
  13. Youjun Peng, La Nation chez Alexandre Dumas, éd. L'Harmattan, 2003.
  14. Société des Amis d'Alexandre Dumas
  15. André Maurois, Les Trois Dumas, éd.Hachette, 1957.
  16. Paul Guth, Histoire de la littérature française, éd. Flammarion, 1981.
  17. Franck Ferrand, Au cœur de l'histoire sur Europe 1, 5 avril 2011
  18. Honoré de Balzac, Lettres à l'étrangère, tome V, A. 303, coll. Charles de Spoelberch de Lovenjoul, pp. 529-530.
  19. (it)«Garibaldi e Dumas, la spedizione dei Mille e il brigantaggio, de Rinaldo Longo».
  20. L'Indipendente fut créé par Alexandre Dumas le 11 octobre 1860 sous le patronage du ministre de l'Intérieur, Liborio Romano.
  21. Charles-Pierre Monselet, Alexandre Dumas en tablier blanc, éd. Adamant Media Corporation, 2001.
  22. Dossier complet (entretiens et discours).
  23. Alexandre Dumas, Histoire d’un casse-noisette, 1844 [lire en ligne] 
  24. Pour le personnage historique et les films, voir La Reine Margot (homonymie)
  25. Publié exclusivement en Italie et réutilisé en partie dans Le Page du duc de Savoie (1855), La Dame de volupté (1863) et Les Deux Reines (1864). Article détaillé sur La Maison de Savoie.
  26. a, b et c Réutilise des extraits de La Maison de Savoie (1852).
  27. Le Fils de la nuit sur Dumaspere.com.
  28. Détail des textes sur Dumaspere.com.
  29. (ISBN 2-7152-1745-5)
  30. (ISBN 978-2-84271-052-1) Site des éditions La Musardine
  31. « Alexandre Dumas au cinéma » sur Cinéma et Cie.
  32. Autres éditions : Pierre Grobel, 1958 ; Tchou, 1965 ; Henry Veyrier, 1973 ; Edit-France, 5 vol., 1995-96. Également disponible en version abrégée sous le titre Mon dictionnaire de cuisine, coll. 10/18, Paris, 1998.

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources

Articles connexes

Collaborateurs de Dumas

Liens externes



Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Alexandre Dumas de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Alexandre dumas — Pour les articles homonymes, voir Alexandre Dumas (homonymie) et Dumas. Alexandre Dumas …   Wikipédia en Français

  • Alexandre Dumas — ist der Name folgender Personen: Alexandre Dumas der Ältere (1802–1870), französischer Schriftsteller Alexandre Dumas der Jüngere (1824–1895), französischer Schriftsteller Alexandre Dumas bezeichnet: Alexandre Dumas (Métro Paris), Station der… …   Deutsch Wikipedia

  • Alexandre Dumas — This article is about the writer. For other uses, see Alexandre Dumas (disambiguation). Alexandre Dumas Dumas in 1855. Born Dumas Davy de la Pailleterie 24 July 1802(1802 07 24) Villers Cotterêts …   Wikipedia

  • Alexandre Dumas — El nombre Alexandre Dumas puede referirse a: Personajes El general Thomas Alexandre Dumas (1762 1806), padre y abuelo de los siguientes. El escritor Alexandre Dumas (1802 1870), autor, entre otras obras, de Los tres mosqueteros y El conde de… …   Wikipedia Español

  • Alexandre Dumas — n. (1802 1870) French novelist, author of The Three Musketeers ; Alexandre Dumas (1824 1895), author and playwright, son of Alexandre Dumas …   English contemporary dictionary

  • Alexandre Dumas — noun French writer remembered for his swashbuckling historical tales (1802 1870) • Syn: ↑Dumas • Instance Hypernyms: ↑writer, ↑author …   Useful english dictionary

  • Alexandre Dumas, père — Alexandre Dumas Pour les articles homonymes, voir Alexandre Dumas (homonymie) et Dumas. Alexandre Dumas …   Wikipédia en Français

  • Alexandre Dumas (père) — Alexandre Dumas Pour les articles homonymes, voir Alexandre Dumas (homonymie) et Dumas. Alexandre Dumas …   Wikipédia en Français

  • Alexandre Dumas père — Alexandre Dumas Pour les articles homonymes, voir Alexandre Dumas (homonymie) et Dumas. Alexandre Dumas …   Wikipédia en Français

  • Alexandre Dumas der Ältere — Alexandre Dumas (père) …   Deutsch Wikipedia

Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”