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Philippe V de France

Philippe V de France
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Philippe V
Philippe V Le Long.JPG
Philippe V (vue d'artiste).

Titre
Roi de France
19 novembre 13163 janvier 1322
&&&&&&&&&&&018715 ans, 1 mois et 14 jours
Couronnement 6 ou 9 janvier 1317,
en la cathédrale de Reims
Prédécesseur Jean Ier
Successeur Charles IV
Roi de Navarre
19 novembre 13163 janvier 1322
Prédécesseur Jean Ier
Successeur Charles Ier
Biographie
Dynastie Capétiens
Date de naissance 1293
Lieu de naissance Lyon (France)
Date de décès 3 janvier 1322
Lieu de décès Paris (France)
Père Philippe IV de France
Mère Jeanne Ire de Navarre
Conjoint Jeanne de Bourgogne
Enfants Jeanne de France
Marguerite de France
Isabelle de France
Blanche de France

Blason de France 1285-1328.png
Rois de France

Philippe V de France[1], dit Philippe le Long, né vers 1292/1293, mort le 3 janvier 1322 à Longchamp (Paris), fut régent de France (juin 1316-janvier 1317) puis roi de France de 1317 à 1322, le quatorzième de la dynastie dite des Capétiens directs. Il fut aussi roi de Navarre sous le nom de Philippe II de Navarre.

Il eut comme surnom « le long », en raison de sa grande taille.

Sommaire

Biographie

Comte de Poitiers

Ses armoiries avant d'accéder au trône[2]

Il est le second fils du roi Philippe IV le Bel et de la reine Jeanne Ire de Navarre. Son père lui donne en apanage le comté de Poitiers et le marie à Jeanne de Bourgogne, héritière du comté de Bourgogne. Cette union peut l'amener à briguer la dignité impériale.

Prince rusé, le prince Philippe va mettre toute son énergie à assurer l'avenir de sa descendance. C'est ainsi qu'en échange de son soutien contre les féodaux révoltés, il obtient de son frère Louis X la révocation du testament de son père concernant le rattachement au domaine royal de la Franche-Comté dont son épouse Jeanne II de Bourgogne est usufruitière. Dans son testament, Philippe le Bel avait stipulé qu'en l'absence de descendance mâle du prince Philippe, la Franche-Comté serait intégrée au royaume comme Philippe II Auguste en institué l'usage. Mais bien que n'ayant pas de descendance mâle le prince Philippe devait doter ses filles s'il voulait les marier dignement.

Le Parlement se prononce sur les dernières volontés de Philippe le Bel concernant la Franche-Comté, et le prince Philippe obtient que son épouse entre dans son héritage, alors que Philippe le Bel avait désintéressé Othon IV de Bourgogne afin d'acquérir la Franche-Comté.

À la mort de son frère ainé, en juin 1316, le prince Philippe est déclaré régent du royaume en attendant la naissance de l'enfant que porte la veuve du roi, Clémence de Hongrie. Celle-ci met au monde un fils Jean Ier, il s'impose pour assurer la régence jusqu'à la majorité de son neveu. Mais ce fils posthume de Louis X meurt cinq jours après sa naissance.

Philippe est sacré et couronné roi en janvier 1317 dans l'église Saint-Rémy-de-Reims dont les portes furent exceptionnellement tenues closes, peu avant les états généraux de 1317. Réussissant à faire interpréter en sa faveur la coutume qui sera formalisée plus tard sous les aspects de la loi salique, l'assemblée affirme et approuve son avènement en dépit de l'opposition des barons, de son frère Charles de la Marche et de la duchesse Agnès de Bourgogne qui protège les droits de sa petite-fille Jeanne, fille de Louis X.

Le prince Philippe sait qu'il va devoir combattre les grands féodaux, dont son oncle Charles de Valois, frère de Philippe IV Le Bel est un des meneurs. Il apaise Eudes IV de Bourgogne, qui soutient les droits de sa nièce Jeanne fille de Louis X et de Marguerite de Bourgogne, lui promettant la main de sa fille ainée en mettant dans le panier de la fiancée l'héritage de Franche-Comté et d'Artois.

Philippe V ne pouvait imaginer que l'application sans faille qu'il avait mis à amputer le domaine royal au profit de ses filles amènerait, faute de descendants mâles, la Bourgogne, l'Artois et la Franche-Comté à sortir du royaume de France pour intégrer par mariage un empire qui n'était pas encore viable, celui des Habsbourgs.

Règne

Sacré et couronné en la cathédrale Notre-Dame de Reims par l'archevêque Robert de Courtenay, le 6 janvier[3] ou le 9 janvier[4] 1317 selon les sources, il réunit ensuite, le 2 février 1317, une assemblée de grands et de nobles, de prélats et de bourgeois de Paris, qui déclare qu'il est mieux placé que sa nièce Jeanne, car séparé de saint Louis par deux générations contre trois pour Jeanne, et que « femme ne succède pas au royaume de France ». Il renouvelle l'alliance avec l'Écosse en 1318.

Après une campagne en Flandre contre Robert III de Flandre, celui-ci lui fait hommage au palais de la Cité le 5 mai 1320. Bon stratège, le roi Philippe V, qui sera surnommé le Long, arrive à vaincre les oppositions grâce à son esprit de décision, ce qui lui permet de résoudre les problèmes flamands par la diplomatie (paix du 2 juin 1320).

En politique intérieure, il confirme les chartes provinciales et centralise les différentes institutions pour les rendre plus efficaces. Il impose l'utilisation d'une monnaie unique sur le territoire malgré l'opposition des seigneurs du Midi. Il tente de normaliser les poids et mesures. En 1320, il réunit la ville de Tournai à la couronne.


Il organise le Trésor qui est dirigé par Henri de Sully, grand bouteiller de France. En promulguant l'ordonnance de Vivier-en-Brie[5] en janvier 1320, il crée la Chambre des comptes qui deviendra la Cour des comptes. Les deux administrations royales sont placées sous le ministère d'Henri de Sully pendant toute la durée de son règne. L'un des trésoriers, Giraud Gayte se rend particulièrement impopulaire et est victime d'une purge qui suit la mort du roi en 1322.

Par son ordonnance du 6 juillet 1317, il confirme l'ordonnance de 1289 du roi Philippe IV visant à règlementer la pêche fluviale en réaction aux abus des pêcheurs qui entrainent le dépeuplement des rivières. L'ordonnance de 1289 de Philippe le Bel est la première ordonnance connue traitant de la règlementation de la pêche fluviale.

Le 29 juin 1320 en la cathédrale d'Amiens, il reçoit l'hommage simple du roi Édouard II d'Angleterre, son beau-frère, pour le duché de Guyenne, le comté de Ponthieu et la ville de Montreuil.

Il réprima les révoltes des Pastoureaux. Cédant à la superstition, à l'aveuglement et à la cruauté, il ordonna une répression sans précédent contre les lépreux dans le but d'éradiquer la maladie comme en attestent les ordonnances du 21 juin 1321 et du 18 août 1321.

Atteint de dysenterie et de fièvre quarte à partir d'août 1321, il est soigné à l'aide de bois et d'un clou de la vraie croix, ainsi que d'un bras de saint Simon[6]. il meurt à l'abbaye de Longchamp, près de Paris, dans la nuit du 2 au 3 janvier 1322, après cinq mois de souffrance. Sans descendant mâle survivant, c'est son frère cadet, Charles IV, qui lui succède.

Il est inhumé dans la basilique Saint-Denis. Sa sépulture, comme celles de tous les autres princes et dignitaires reposant en ce lieu, sera profanée par les révolutionnaires en 1793.

Union et descendance

En 1307, il épouse Jeanne de Bourgogne (v. 1291-1330), qui devient comtesse de Bourgogne (v. 1315-1330) sous le nom de Jeanne II, puis, après la mort de sa mère, comtesse d'Artois de 1329 à 1330, sous le nom de Jeanne Ire. Jeanne de Bourgogne est la fille d'Othon IV, comte de Bourgogne, et de Mathilde d'Artois, dite Mahaut d'Artois, comtesse d'Artois.

Par ce mariage, Philippe de Poitiers est lui-même comte palatin de Bourgogne de 1315 à 1322.

De cette union sont issus cinq enfants[7] :

Sa place dans l'arbre généalogique capétien

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Notes et références

Annexes

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Articles connexes

Liens externes

Voir aussi


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