Albigny-sur-Saone

Albigny-sur-Saône

45° 51′ 56″ N 4° 49′ 56″ E / 45.8655166666667, 4.83209722222222

Albigny-sur-Saône

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Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Neuville-sur-Saône
Code Insee abr. 69003
Code postal 69250
Maire
Mandat en cours
Jean-Paul Colin
2008 - 2014
Intercommunalité Communauté urbaine de Lyon
Site internet http://www.mairie-albignysursaone.fr
Démographie
Population 2 726 hab. (2006)
Densité 1 061 hab./km²
Gentilé Albignolais
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 56″ Nord
       4° 49′ 56″ Est
/ 45.8655166666667, 4.83209722222222
Altitudes mini. 167 m — maxi. 411 m
Superficie 2,57 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Albigny-sur-Saône est une commune française, située dans le département du Rhône et la région Rhône-Alpes. Les habitants sont appelés les Albignolais(es)[1].

Sommaire

Géographie

Situation

Albigny-sur-Saône est situé à 15 kilomètres au nord de Lyon-centre (10 de Vaise), dans le Val de Saône, sur la rive droite de la rivière qui détermine sa bordure est. Le village est partiellement bâti sur les contreforts et le versant est des Monts d'Or.

Communes limitrophes

Lieux-dits et écarts

  • Le quartier de Villevert, au nord de la commune, face au pont de Neuville-sur-Saône, traversé par la route qui monte dans les Monts d'Or, abrite la gare d'Albigny-Neuville, anciennement nommée Villevert-Neuville.
  • Dans le quartier de la Plaine, en bord de Saône, une halte-fluviale publique permet aux plaisanciers de passage l'accès aux restaurants et aux parcs de la commune. A proximité, un port privé peut leur offrir refuge pour passer la nuit, pour faire le plein ou pour réparer une avarie avec l'aide d'un mécanicien[2].

Histoire

Le site d'Albigny, entre la Saône et le Mont Thou, lieu sacré des Ségusiaves, a très probablement été fréquenté plusieurs siècles avant notre ère. L'origine celtique des cabornes, cabanes en pierres sèches, nombreuses dans les parages, est douteuse[3].

Après la fondation de Lugdunum, vers 40 av. J.C., Munacius Plancus établit toute un série de postes de guet aux environs de la ville ; le verrou que constitue Albigny en bordure de la Saône est un site idéal pour une telle installation. Une nécropole gallo-romaine a été localisée sur le plateau des Avoraux. En 20 av. J.C., l'un des aqueducs alimentant en eau la ville de Lugdunum est construit depuis Poleymieux jusqu'à Fourvière, en passant au-dessus du site d'Albigny[4]. Les restes en sont visibles par endroits[5].

Au Ve siècle, les Burgondes prennent possession de la région. Gondebaud réside parfois à Albigny. C'est là qu'il reçoit Avit, archevêque de Vienne, venu le convaincre de se convertir ; cet épisode est connu sous le nom de « Concile d'Albigny ». Par contre la tradition selon laquelle Clovis y aurait fait la connaissance de Clotilde, nièce de Gondebaud, ne tient pas : ce sont ses envoyés qui la remarquèrent (probablement à Genève, l'une des capitales de Gondebaud), et le mariage eut lieu en territoire franc[6].

Au Moyen Âge, le château (dont on ignore la date de construction) devient la propriété de la famille d'Albon, puis des chanoines-comtes de Lyon, qui y établissent un mansionnaire. En 1336, Albigny bénéficie de franchises, notamment pour le marché de Villevert, qui concurrence celui de Vimy (futur Neuville), d'autant qu'un bac affermé par les chanoines-comtes permet de joindre les deux rives.

En 1554, un mansionnaire nommé de Labarge (ou de la Barge) fait apposer ses armoiries dans la salle principale du château ; elles deviendront plus tard les armes de la municipalité. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, des demeures se construisent, dont une, nommée « l'Accueil », ou « Château Caillet », où sont des fresques de Daniel Sarrabat, aujourd'hui classées[7].

A la Révolution le château, vendu comme « bien national », est acheté par un bourgeois de Lyon, puis revendu au maire Gandillon, qui le lègue à la commune. La municipalité y siègera de 1844 à 1906, date de la construction de la mairie actuelle. C'est seulement en 1848 qu'une église est constuite, en bas du village, en remplacement de la chapelle du château, fermée depuis 1792. Achevée en 1864, restaurée en 1880 après un grave incendie, elle est toujours l'église paroissiale d'Albigny.

En 1852, la construction de la voie ferrée reliant Paris à Lyon trace une frontière à travers le territoire communal et sépare le bourg du bord de Saône[8]. Avec deux gares sur le territoire de la commune, le chemin de fer va compromettre l'activité de la halte des coches d'eau à Villevert. L'établissement du barrage de Couzon en 1877, modifiant profondément le rivage de la Saône, ruinera le port d'Albigny.

En 1860 la commune construit, sur une propriété nommée la Mignonne, un « dépôt de mendicité »[9] qui, devenu Maison départementale de retraite (aujourd'hui Centre de moyen et long séjour), sera le principal employeur de la commune. Le XXe siècle verra Albigny perdre progressivement sa vocation agricole pour devenir une commune résidentielle aux portes de la ville de Lyon.

Origine du nom

Albigny est la francisation du latin Albiniacum, qui désignait la propriété d'un citoyen romain nommé Albinus. Une stèle à la gloire du général romain Clodius Albinus a été retrouvée au XVIe siècle enfouie dans la terre à Albigny. On sait que Clodius Albinus, prétendant au titre d'empereur, fut vaincu à Lugdunum (Lyon) par Septime Sévère en l'an 197. Mais Clodius Albinus ne vécut pas à Lugdunum. Les historiens locaux estiment que le lieu aurait plus probablement été ainsi nommé dès la fin de la guerre des Gaules. Munacius Plancus avait en effet obtenu du Sénat l'autorisation de distribuer des terres autour de Lugdunum à des citoyens ; le nom Albinus était assez répandu parmi les Romains pour avoir pu être celui du bénéficiaire du site[10].

Blason

Les armes d'Albigny, fief des chanoines-comtes d'Ainay, se lisaient :

« 

De gueules à la tour d'argent couverte d'or sur une roche du même,
soutenues d'un griffon aussi d'or et d'un lion d'argent couronné d'or

à une onde de sinople en pointe  »

Après la Révolution, la municipalité adopta les armoiries de Labarge :

« 

Écartelé
au premier d'or à la croix en sautoir d'azur
au second d'argent au lion de sable
au troisième d'azur aux trois chevrons d'or
au quatrième d'or à un chollet de sinople

sur le tout d'argent à la bande de sable  »

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2001 Jean-Paul Colin - -
1977 2001 Henri Saint-Pierre - -
1946 1977 Elie Guillon - -
1944 1946 Jean Chirat - -
1944 1944 Balandier - -
1940 1944 Henri Aloin - -
1935 1940 Henri Valeyre - -
1929 1935 André Denis - -
1908 1929 Michel Poülaillon - -
1900 1908 Joseph Richard - -
1892 1900 Thomas Chollet - -
1886 1892 Joseph Richard - -
1872 1886 Jacques Rivoire - -
1870 1872 Jacques Goyet - -
1865 1870 Antoine Montalan - -
1848 1865 Louis Colliet - -
1848 1848 Claude Mariotte - -
1846 1848 Jacques Roullet - -
1835 1846 Jean François Xavier Vernère - -
1831 1835 Philibert Rey - -
1823 1831 Jean Gandilhon - -
1819 1823 Gaspard Fournier - -
1816 1819 Claude Lacombe - -
1815 1816 Jacques César Mazuyer - -
1813 1815 Claude Lacombe - -
1808 1813 Claude Colliet - -
1801 1808 Pierre Colliet - -
1798 1801 Claude Thévenet - -
1798 1798 Claude Colliet - -
1797 1798 Barthélémy Courrieüx - -
1795 1797 Claude Thévenet - -
1795 1795 Barthélémy Courrieüx - -
1791 1795 Marc Antoine Serlin - -

Jumelage

Drapeau de l'Allemagne Ringsheim (Allemagne) depuis 1994

Démographie

Évolution démographique
1806 1820 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
350 480 898 1003 1075 1124 1205 1297 1444 1466 1438 1505 1883 1983 1696 2294 2405 2506 2405 2653 2836 2673 2726
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments

Le vieux château
  • Le Vieux Château est une bâtisse composée d'un donjon carré édifié au XIIe siècle et d'une maison attenante, dominant le Val de Saône, axe naturel de circulation nord-sud menant à Lyon. Une analyse dendrochronologique effectuée en 1984 sur le bois de la charpente date le début de la construction à 1173 et la fin à 1183. A la Révolution le château, jusqu'alors propriété du clergé lyonnais, est vendu aux enchères comme bien national le 13 avril 1792. Il est racheté en 1830 par Jean Gandihon, qui le lèguera dans un mauvais état à la commune. Après de lourd travaux, l'école publique puis le garde champêtre y sont abrités. En 1905, le château est entièrement vidé et loué. En 1940, afin de faire face aux charges, la commune décide à nouveau de le vendre aux enchères mais il ne trouvera preneur qu'en 1942, quelques jours seulement avant son inscription au pré-inventaire des monuments historiques. Acquis par des particuliers successifs, il reste dès lors dans le domaine privé [11].
L'église

Personnalités liées à la commune

  • Claudius Chervin (1824-1876) fut instituteur à Albigny et y inventa une méthode de rééducation des bègues, qu'il développa à Paris avant d'y fonder en 1867 l'Institution des bègues[12].
  • Pierre Dupont, poète et chansonnier lyonnais, familier des bords de Saône et des Monts d'Or, composa « la Belle meunière » en l'honneur, dit-on, de la meunière du moulin d'Albigny sur la Saône[réf. nécessaire]. Un quai de la commune voisine de Rochetaillée-sur-Saône, où il passa son enfance, porte son nom.
  • Les frères Voisin, pionniers de l'aviation, firent à Albigny leurs premiers essais de cerfs-volants, ancêtres de leurs aéroplanes. Le groupe scolaire porte leur nom.
  • Armand Zipfel, autre pionnier de l'aviation, résida longtemps à Albigny. Une rue lui a été dédiée.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Sabrina Madaoui, Port de plaisance : une vie paisible au fil de la Saône, Le Progrès, Ed. Ouest Lyonnais et Val de Saône , 05/08/2007, p.13
  3. Voir les articles Cadole et Cabane en pierre sèche
  4. Voir à ce sujet l'article Monts d'Or
  5. Albigny à la recherche de son passé, par le Groupe Histoire Albiniaca, Mairie d'Albigny-sur-Saône, 1992, pp.8-10.
  6. Clovis, par G. Bordenave, éd. Pygmalion, 1996. Aussi Clovis, par G. Kurth, éd. Taillandier, 1996.
  7. Albigny à la recherche de son passé, pp.39-42.
  8. la ligne, à double voie, sera portée à quatre voies en 1905
  9. Aimé Vingtrinier, Autour du Mont-d'Or, pp.75-77 ; ouvrage publié en 1884, réédité en 1999 par les Éditions du Bastion, (ISBN 2-7455-0037-6)
  10. Albigny à la recherche de son passé, pp.7-8
  11. Les nouveaux châtelains héritent de la valorisation de ces vieux murs, Le Progrès, Ed. Ouest lyonnais et Val de Saône, 08/06/2008, p.18
  12. Sociétés savantes : Charvin, Comité des travaux historiques et scientifiques ,cths.fr, Consulté le 21/09/2009 [lire en ligne]
Communes de la communauté urbaine du Grand Lyon

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