Renault F1 Team

51°55′12″N 1°23′25″O / 51.92, -1.39028

Renault F1 Team
Renault F1 team.png
Logo Lotus renault GP.JPG
Localisation Drapeau du Royaume-Uni Enstone
Drapeau : France Viry-Châtillon
Dirigeants et pilotes
Directeur Drapeau : France Eric Boullier
Directeur technique Drapeau : Royaume-Uni James Allison
Pilotes 09. Drapeau de l'Allemagne Nick Heidfeld
09. Drapeau du Brésil Bruno Senna
10. Drapeau de la Russie Vitaly Petrov
Pilotes essayeurs Drapeau de la France Romain Grosjean
Drapeau : Malaisie Fairuz Fauzy
Drapeau de la République populaire de Chine Ho-Pin Tung
Drapeau de la République tchèque Jan Charouz
Caractéristiques techniques
Châssis Renault R31
Moteurs Drapeau : France Renault RS27
Pneumatiques Drapeau de l'Italie Pirelli
Résultats
Début en CM de F1 GP de Grande-Bretagne 1977
GP disputés 299
Points marqués 1 317
Titres constructeurs 2
Titres pilotes 2
Victoires en Grands Prix 35
Podiums 100
Pole positions 51
Meilleurs tours en course 31

Renault F1 Team a débuté en Formule 1 en tant que constructeur en 1977, avant de se retirer du championnat du monde fin 1985, préférant s'en tenir à un simple rôle de motoriste.

Le groupe français fait son retour en tant que constructeur de châssis en 2002 suite au rachat de l'écurie Benetton Formula intervenu deux ans plus tôt. Ce retour est notamment marqué par deux titres mondiaux des constructeurs en 2005 et 2006 ainsi que par les deux titres de champion du monde des pilotes de Fernando Alonso.

À partir de 2009, le fonds d'investissement Genii Capital devient co-actionnaire de l'écurie avec le rachat d'une partie des parts du constructeur automobile français Renault.

Fin 2010, Genii Capital devient le propriétaire unique de l'écurie après le rachat des dernières parts de Renault. En 2011, la dénomination commerciale de l'écurie devient Lotus Renault GP, Lotus Cars étant le sponsor principal de l'écurie.

Sommaire

Histoire de Renault en Grand Prix

Les débuts

Renault est présent en compétition automobile depuis plus d'un siècle. C'est d'ailleurs une Renault qui remporte le premier Grand Prix automobile de l'histoire, en 1906 (Grand Prix de l'ACF). Avant cette date, on signalera la victoire de Louis Renault sur une Renault en 1899 sur la course Paris-Ostende. En 1900, Louis Renault gagne Paris-Toulouse-Paris. En 1901, trois Renault terminent aux trois premières places de la course Paris-Bordeaux.

Louis Renault arrête la compétition en 1903 suite au décès de son frère Marcel Renault dans la course Paris-Madrid, stoppée à Bordeaux en raison du nombre d'accidents mortels. Les voitures Renault s'alignent toutefois sur le premier Grand Prix de France en 1906 où triomphe le Français d'origine hongroise Ferenc Szisz. En 1907, Szisz doit se contenter de la deuxième place derrière la Fiat de Felice Nazzaro. Résultats décevants en revanche à l'occasion du Grand Prix de France 1908 : Szisz abandonne sur bris de roue, Serguey Dimitriewich termine huitième et Gustave Caillois quinzième. Après cet échec, Renault se retire de la compétition automobile.

Les débuts en Formule 1 en 1977 - 1985

Derek Warwick sur Renault RE50

Renault attend 1977 pour rejoindre la Formule 1. Les véhicules de la marque au losange qui font leur apparition à la mi-saison au GP de Grande-Bretagne sont révolutionnaires : ils sont équipés d'un turbo, en application d'une équivalence qui limite la cylindrée du moteur français à 1 500 cm³ (contre 3 000 cm³ à la concurrence). La mise au point du moteur turbo provoque inévitablement quelques déconvenues lors des premiers Grand Prix, avec nombre d'abandons qui suscitent les railleries de la concurrence. La Renault est ainsi affublée par les Britanniques du sobriquet peu flatteur de Yellow Tea Pot (la théière jaune) en référence à sa fâcheuse tendance à terminer ses courses dans un nuage de fumée. Jean-Pierre Jabouille est alors le pilote de l'unique voiture jaune sur la grille en 1977 et 1978. Lors de cette deuxième saison, la fiabilité du moteur turbo s'améliore et l'écurie récolte ses premiers points.

À partir de 1979, Renault aligne désormais deux voitures en Grand Prix et René Arnoux rejoint Jean-Pierre Jabouille. Après avoir signé une pole position en Afrique du Sud, Jabouille remporte le Grand Prix de France à Dijon après que les deux Renault eurent monopolisé la première ligne de la grille de départ. Arnoux termine troisième après un duel épique avec Gilles Villeneuve. Le triomphe sur ses terres est total pour Renault qui a gagné son pari sur le turbo. Progressivement, toutes les autres écuries s'équiperont de moteur turbo jusqu'à l'interdiction de cette technologie fin 1988.

Patrick Tambay sur Renault RE50

En 1980, Arnoux remporte les Grand Prix du Brésil et d'Afrique du Sud tandis que Jabouille connaît des problèmes à répétition. Alain Prost remplace Jabouille en 1981. Le futur quadruple champion du monde enlève trois Grand Prix lors de sa première saison chez Renault, aidant l'écurie à accrocher une troisième place au classement des constructeurs.

En 1982, Renault enregistre quatre succès en Grand Prix : deux pour Prost, deux pour Arnoux, permettant à l'écurie de consolider sa troisième place au classement des constructeurs. La déception est pourtant vive pour Renault, qui semblait en mesure de remporter les titres mondiaux, mais qui après un beau début de saison, a souffert de problèmes récurrents de fiabilité ainsi que d'erreurs de ses pilotes.

Fin 1982, en conflit avec Prost, Arnoux quitte l'écurie pour rejoindre Ferrari. Il est remplacé par le jeune américain Eddie Cheever. Favori pour le titre mondial, Alain Prost remporte quatre victoires en Grand Prix, et semble souverain au championnat. Mais le retour en fin de saison de Nelson Piquet le prive du titre et il doit se contenter de la deuxième place au championnat du monde des pilotes. Cheever entre six fois dans les points et Renault gagne une place au classement des constructeurs, deuxième derrière Ferrari. La difficile fin de saison des Renault ayant entraîné de vives tensions au sein de l'équipe française, Prost est « libéré » de son contrat pour reprendre la terminologie officielle.

Après le départ d'Alain Prost, Renault boucle deux saisons avec Patrick Tambay et Derek Warwick, mais l'écurie glisse au classement des constructeurs en cinquième position (1984) puis en septième position (1985). Renault décide alors de fermer son écurie de Formule 1, préférant se contenter d'être motoriste pour d'autres écuries lors de la saison 1986, un rôle rempli depuis 1983 avec l'équipe Lotus (association fructueuse, marquée par les brillantes performances d'Elio de Angelis puis de Ayrton Senna notamment), puis avec Ligier et Tyrrell.

Le retour en F1 en tant que motoriste 1989

Jacques Villeneuve sur sa Williams-Renault en 1996.

Après deux années hors de la F1 (mais durant lesquelles une cellule de « veille » technologique est maintenue), Renault effectue son retour à la Formule 1 en 1989, mais uniquement en tant que motoriste, pour le compte de l'écurie Williams (de 1989 à 1997), Ligier (de 1992 à 1994) puis Benetton (de 1995 à 1997). Cette politique s'avère payante puisque Renault s'affirme dans les années 1990 comme le meilleur motoriste du plateau, grâce notamment au rappel de distribution pneumatique apparu fin 1986, et remporte onze titres de champion du monde entre 1992 et 1997. Notons à ce sujet qu'il n'existe pas officiellement de titre de champion du monde des motoristes, et que lorsque l'on parle des titres de Renault, il est plus exact de parler de son association aux titres mondiaux des pilotes et écuries équipés par la marque au losange.

En 1997, Renault se retire officiellement après son sixième titre consécutif au championnat des constructeurs. Au total, ce sont onze titres que Renault a remporté avec les écuries Williams et Benetton (six titres constructeurs et cinq titres pilotes). Renault continue cependant à être présent en F1, par le biais de son sous-traitant Mecachrome (1998) et de la société Supertec (1999 et 2000), en fournissant des moteurs clients (c'est-à-dire payants) à Williams, Benetton, mais aussi BAR et Arrows.

Le retour en F1 en tant qu'écurie

2000-2003

La R202

Le 16 mars 2000, Renault revient officiellement en Formule 1, en rachetant l'écurie Benetton pour 120 millions d'euros. Flavio Briatore prend la tête de l'écurie et Mike Gascoyne deviendra directeur technique.

En 2001, l'équipe s'appelle toujours Benetton mais le moteur est un Renault révolutionnaire (V10 avec un angle à 111° contre 72° habituellement). Le début de saison est très difficile, mais il y a de nets progrès en fin de saison (podium à Spa).

En 2002, l'équipe devient officiellement Renault, Jarno Trulli et Jenson Button sont les pilotes, et l'équipe poursuit sur son rythme de fin 2001, parvenant à suivre les McLaren en début de saison. La suite sera plus difficile, à cause notamment de problèmes de fiabilité, mais l'équipe réussit ses objectifs, la quatrième place au championnat.

En 2003, Fernando Alonso remplace Button, et les résultats progressent nettement. Alonso et Trulli occupent la première ligne à Sepang et Alonso monte sur le podium. Cela se reproduira à Interlagos, Barcelone, Hockenheim (pour Trulli), avant la consécration de Budapest : Alonso part en pole et remporte sa première victoire et la première victoire de Renault depuis le Grand-Prix d'Autriche 1983. Renault reste 4e cette année-là, mais a nettement progressé. En fin de saison, Mike Gascoyne est débauché par Toyota.

2004

Fernando Alonso sur la R24

En 2004, alors que Renault est revenu à une motorisation plus traditionnelle, l'écurie remporte le prestigieux Grand Prix de Monaco avec Jarno Trulli et signe plusieurs podiums à Melbourne, Barcelone, Magny-Cours, Hockenheim et Budapest. L'écurie terminera à la troisième place du championnat des constructeurs. La montée en puissance de Renault est toutefois contrariée par une fin de saison très difficile qui permet à l'écurie BAR-Honda de lui souffler la deuxième place du classement général. Jarno Trulli est même remplacé par Jacques Villeneuve pour les trois dernières courses, sans résultat. Chez Renault, on explique alors ce final en roue libre par la volonté de se concentrer plus tôt que la concurrence sur l'élaboration de la voiture de l'année suivante, une tactique qui portera ses fruits.

2005 : champions du monde

Giancarlo Fisichella sur la R25

En 2005, le Renault F1 Team aligne en Grand Prix une toute nouvelle voiture, la R25. Son moteur contient 98 % de pièces nouvelles par rapport au modèle 2004. Le travail de l'hiver se concrétise dès le premier Grand Prix de la saison : Giancarlo Fisichella décroche la pole et remporte la course tandis que Fernando Alonso signe la troisième place et le meilleur temps en course.

L'écurie continue sur sa lancée en Malaisie, à Bahreïn, au Grand Prix de Saint Marin, au Grand Prix d'Europe, au Grand Prix de France et au Grand Prix d'Allemagne avec six victoires de Fernando Alonso.

Dominatrice en début de saison, la R25 semble, au cœur de l'été, marquer le pas en performances pures par rapport aux McLaren-Mercedes, ses principales concurrentes. Mais fort de son avance aux championnats pilotes et constructeurs, Renault a surtout géré l'évolution de sa voiture de manière à ne pas compromettre sa fiabilité, talon d'Achille de ses adversaires. Au GP du Brésil, 17e manche de la saison, Fernando Alonso remporte le titre des pilotes. Puis, à l'occasion du GP de Chine, 19e et dernière manche du championnat, une nouvelle victoire d'Alonso permet à son écurie de s'assurer le titre de champion du monde des constructeurs. Renault devient à ce moment le premier constructeur automobile généraliste à remporter la couronne mondiale en Formule 1.

2006 : doubles champions du monde

Fernando Alonso sur Renault R26 lors du Grand Prix de Monaco 2006

Malgré un hiver troublé marqué par l'annonce du départ futur d'Alonso ainsi que par des rumeurs alarmistes sur l'avenir de Renault en F1 (rumeurs qui n'ont été levées qu'au printemps 2006, Renault annonçant son attachement à long terme à la F1), l'écurie française a commencé sa campagne 2006 par sept victoires à Bahreïn, Sepang, Melbourne, Barcelone, Monaco, Silverstone et Montréal, dont six pour Alonso.

Elle marque le pas face à Ferrari durant l'été. Jouant entre malchance et mauvais choix, l'écurie voit son avance sur Ferrari fondre, passant de 34 à 10 points en trois courses. La Fédération Internationale de l'automobile aura même des décisions surprenantes (pénalité pour Alonso en Italie) qui vont causer du tort à Renault et ses pilotes, comme la suppression du « mass dumper ».

L'écurie française surmonte ces difficultés et Alonso remporte le GP du Japon après une casse moteur de Schumacher. En terminant deuxième du GP du Brésil, derrière Felipe Massa, l'Espagnol s'adjuge le titre pilote et offre à Renault le titre constructeur.

2007 : départ d'Alonso, arrivée d'Heikki Kovalainen

Giancarlo Fisichella sur la Renault R27

ING devient le sponsor principal de l'équipe. La séparation entre Renault et Alonso, parti chez McLaren Mercedes, laisse augurer une saison 2007 difficile pour l'équipe. À cela s'ajoute une adaptation difficile de la nouvelle R27 aux pneus Bridgestone, désormais seul manufacturier après le départ de Michelin.

Dés la course d'ouverture en Australie, Giancarlo Fisichella, dont le contrat a été prolongé dés l'été 2006, termine à une cinquième place opportuniste tandis que le néophyte Heikki Kovalainen finit hors des points après une entrée en matière des plus brouillonnes. Il fait mieux lors les Grands Prix suivants alors que la monoplace gagne en compétitivité. Néanmoins, après quatre courses, Renault ne compte que 11 points, 40 de moins qu'au même stade de la saison 2006.

L'équipe signe son premier podium de la saison lors du Grand Prix du Japon au Mont Fuji grâce à Heikki Kovalainen qui termine second. En Chine, les Renault ne marquent aucun point, pour la première fois de la saison. À Interlagos, aucune ne termine la course (accrochage avec Sakon Yamamoto au second tour pour Fisichella, accident au 35e tour pour Kovalainen). Bien qu'ayant fini à la 3e place du championnat suite à l'exclusion de McLaren, l'équipe est déçue de ses résultats et de la voiture.

2008 : retour d'Alonso

Nelson Piquet Jr. sur la Renault R28
Fernando Alonso sur la Renault R28

En 2008, l'écurie se prend à rêver à nouveau. En disgrâce chez McLaren Mercedes, Fernando Alonso revient en échangeant sa place avec Heikki Kovalainen. Il est accompagné de Nelson Angelo Piquet qui remplace Giancarlo Fisichella parti chez Force India.

Si le pilote espagnol n'est pas intervenu dans le développement de la Renault R28, ses qualités de metteur au point et d'attaquant lui permettent d'arracher la 4e place en Australie, alors que Piquet fait un Grand Prix désastreux. En Malaisie, seul Alonso marque des points. À Bahreïn, Renault rentre dans le rang : aucun des pilotes ne marquent de point et l'équipe échoue à la 6e place, faisant moins bien qu'en 2007 à la même époque. En Espagne, malgré de bonnes places sur la grille de départ dues à des améliorations techniques, les deux pilotes abandonnent.

Néanmoins, l'écurie semble revenue à un meilleur niveau, fait confirmé par la seconde place sur la grille de Fernando Alonso. À Monaco, malgré sa 7e position en qualification, Alonso termine 10e après avoir crevé et s'être accroché avec Nick Heidfeld. À Montréal, il signe la 4e place en qualifications alors que Piquet sombre en 15e position. Durant la course, le Brésilien abandonne suite à des problèmes de freins tandis qu'Alonso, en position d'espérer au moins une 3e place, abandonne sur sortie de piste.

La seconde partie de la saison est plus fructueuse. En Allemagne, Piquet monte sur le podium (second). Alonso se classe régulièrement dans les points, sauf à Valence où il abandonne au premier tour. Viennent ensuite Spa et Monza où l'Espagnol obtient à nouveau de bons résultats. À Singapour, profitant de l'éviction des leaders suite à une voiture de sécurité sortie à cause d'un accident de Piquet, Alonso remporte le Grand Prix, devant Nico Rosberg et Lewis Hamilton. Cette victoire permet à Renault de prendre la 4e place du championnat devant Toyota. Au Grand Prix suivant, Alonso convertit en victoire sa qualification en 4e position, confirmant un retour au plus haut niveau de Renault. Pour clôturer la saison, il décroche la seconde place du Grand Prix d'Interlagos.

Renault F1 Team obtient la 4e place du championnat des constructeurs derrière Ferrari, McLaren et BMW avec 80 points (55 de moins que BMW, 71 de moins que McLaren et 92 de moins de Ferrari).

2009 : une saison difficile

Nelson Piquet Jr à Bahreïn au volant de la R29

En février 2009, ING annonce son retrait à l'issue de la saison en raison de la crise économique[1]. La dix-septième saison de Renault débute par une 5e place d'Alonso et un abandon de Piquet. Après cinq courses, Renault et Alonso sont respectivement cinquième et huitième de leurs championnats avec seulement 9 points, comme l'année précédente. À Monaco, Alonso marque deux points mais un nouveau passage à vide de deux courses débute en Turquie et se poursuit en Grande-Bretagne. En Allemagne, Alonso part en tête-à-queue dans le tour de formation mais se rachète en terminant septième. Après neuf courses, Renault est septième avec 13 points, en retrait par rapport à la saison précédente.

En Hongrie, Alonso crée la surprise en réalisant la 18e pole position de sa carrière et la 51e de Renault mais un écrou de roue mal vissé provoque son abandon en course. Piquet n'a quant à lui toujours pas inscrit le moindre point. Suite à cet incident la FIA décide de suspendre l'écurie pour le Grand Prix d'Europe, en lui reprochant de ne pas avoir informé Alonso du problème qu'il rencontrait. L'écurie fait appel et prend part à la course. Le lundi 3 août, Nelsinho Piquet annonce qu'il est licencié faute de résultats. Il est remplacé par Romain Grosjean qui termine 15e de son premier Grand Prix, à Valence, où Alonso se classe sixième. Toutefois cette éclaircie est de courte durée. En Belgique, Grosjean est pris dans un carambolage au premier tour et Alonso, alors qu'il est troisième, voit se reproduire le même souci qu'Hongrie : un de ses roues ne peut être fixée correctement et il doit abandonner.

La monoplace de Nelsinho Piquet, volontairement « crashée » par son pilote afin de favoriser le résultat de son coéquipier Alonso au GP de Singapour 2008.

Au soir du GP de Belgique, la chaîne de télévision brésilienne TV Globo révèle qu'elle dispose d'informations prouvant que la sortie de route de Nelsinho Piquet aurait été planifiée par Flavio Briatore et Pat Symonds afin de favoriser la victoire de son coéquipier Fernando Alonso au GP de Singapour 2008. Ce dernier a ravitaillé au 12e tour de la course, juste avant l'accident de Piquet et la sortie de la voiture de sécurité. Alonso a ainsi eu l'opportunité de dépasser les autres concurrents par le biais des passages aux stands. Suite à ces allégations, la FIA ouvre une enquête[2] et convoque les responsables de l'équipe à Paris pour le 21 septembre 2009. Le 16 septembre 2009, Renault F1 Team annonce qu'elle se sépare de Flavio Briatore et de son directeur exécutif d'ingénierie Pat Symonds, implicitement reconnus responsables des faits de tricherie reprochés[3].

Le 21 septembre, le tribunal de la FIA énonce son verdict ; « À l'occasion d'une réunion extraordinaire du Conseil Mondial du Sport Automobile tenue à Paris le 21 septembre 2009, ING Renault F1 Team a reconnu que l'équipe avait planifié avec son pilote Nelson Piquet Jr de causer délibérément un accident lors du Grand Prix de Singapour 2008, allant à l'encontre du Code Sportif International et de la Règlementation Sportive de la F1. Renault F1 a déclaré lors de l'audience avoir mené une enquête interne qui a trouvé que Flavio Briatore, Pat Symonds et Nelson Piquet Jr avaient conspiré de causer un accident et qu'aucune autre personne de l'équipe n'était impliquée dans la manigance. »[4] À l'issue de la délibération du Conseil Mondial du Sport Automobile, Flavio Briatore et Pat Symonds sont reconnus coupables de tricherie. Briatore est radié à vie du monde de la Formule 1 et de tout sport régi par la FIA et Symonds écope d'une exclusion de cinq ans. L'écurie est suspendue à vie avec sursis (mise à l'épreuve pendant les deux saisons 2010 et 2011)[5]. Le 23 septembre, Bob Bell est nommé directeur d’équipe, mais conserve sa fonction initiale de directeur technique[6]. Le 24 septembre, les sponsors ING et Mutua Madrileña quittent Renault avec effet immédiat[7].

En Italie, Alonso parvient à terminer dans les points (5e) alors que Grosjean est victime d'un nouvel accrochage dans le premier tour. Son calvaire se poursuit à Singapour, où il abandonne sur problème de freins. Alonso réalise une course d'attente et décroche le premier podium de son équipe depuis le début de l'année en terminant troisième. Il annonce peu après son départ pour Ferrari à l'issue de la saison.

La fin de saison est très difficile pour l'écurie qui boit le calice jusqu'à la lie : le meilleur résultat n'est qu'une dixième place d'Alonso à Suzuka. L'équipe, pour laquelle seul Alonso a inscrit des points, termine huitième du championnat des constructeurs, son pire classement depuis 1978.

2010 : Nouvelle ère avec Genii Capital

Robert Kubica teste la R30 à Jerez

A l'image des autres grands constructeurs (Honda, BMW et Toyota), Renault se désengage de la Formule 1, mais partiellement. La structure chassis d'Enstone est en partie cédée à Genii Capital (société spécialisée dans les nouvelles technologies, la gestion d'image et le sport automobile) filiale du fonds d'investissement Mangrove Capital Partners dirigé par Gerard Lopez[8]. Toutefois, Renault conserve une part minoritaire de l'équipe, son nom dans l'écurie et fournit toujours les moteurs par sa filiale Renault Sport. Cette opération permet de limiter les coûts pour Renault et compense la perte de plusieurs sponsors. Le polonais Robert Kubica est engagé pour remplacer Alonso. Gerard Lopez choisit Eric Boullier, ancien team manager de DAMS, pour diriger l'écurie et remplacer l'intérimaire Bob Bell[9]. Le 30 janvier, Vitaly Petrov est titularisé par Renault et devient le premier pilote russe de Formule 1[10]. Les liens avec la Russie se font de plus en plus étroits puisque le 4 mars, Lada devient sponsor de l’équipe française Renault F1 Team.

Grâce à un développement et des innovations régulières, l'écurie Renault revient sur devant de la scène avec trois podiums signés par Robert Kubica et se bat contre Mercedes Grand Prix pour la quatrième place du championnat des constructeurs. L'écurie se classe finalement cinquième du championnat des constructeurs avec 163 points.

2011 : Débuts de Lotus Renault GP

Robert Kubica teste la Lotus Renault R31 en février 2011

Les changements amorcés en 2010 se poursuivent en 2011 lorsque Renault cède ses dernières parts dans l'écurie à Genii Capital[11],[12]. Le mercredi 8 décembre 2010, Genii Capital et Group Lotus plc, grâce au soutien de sa maison mère Proton, annoncent la création de l'écurie Lotus Renault GP, dans le cadre d’une alliance entre les deux entreprises afin de valoriser des opportunités commerciales et technologiques pour la gamme à venir de voitures sportives de Group Lotus.

Le constructeur britannique, déjà présent en Formule 1 2010 lorsqu'il avait soutenu l'équipe de Tony Fernandes Lotus Racing, et qui envisage à terme une prise de participation dans Lotus Renault GP, a conclu un accord de sponsoring jusqu’à la fin de la saison 2017. Genii Capital est ainsi à 100% propriétaire de l'écurie tandis que Renault maintient son soutien en tant que fournisseur de moteurs[11].

Concomitamment, Renault annonce la création de Renault Sport F1, division sportive chargée de l’engagement de Renault en Formule 1 en tant que motoriste et fournisseur de technologie pour 2011 et les années suivantes. Renault Sport F1 fournit trois équipes en 2011 : Lotus Renault GP, Red Bull Racing et Team Lotus. En complément de la fourniture de moteur, Renault Sport F1 mènera avec ses partenaires des programmes d’ingénierie dans des domaines tels que les transmissions et les systèmes de récupération d’énergie cinétique. Renault Sport F1 concentrera ses activités à Viry-Chatillon et son Président sera Bernard Rey, membre du comité de Direction de Renault[13].

L'écurie, bien que le châssis reste sous le nom Renault, est inscrite en championnat du monde sous licence britannique[14]. Robert Kubica et Vitaly Petrov restent les pilotes titulaires[15].

Avant même le début de saison, Robert Kubica, qui avait réalisé le meilleur temps de la première séance d'essais hivernal, se blesse grievement au rallye Ronde di Andora près de Gênes en Italie[16]. Kubica est victime de traumatismes multiples, notamment à la main et à la jambe[17]. Les médecins jugent son état sérieux et déclarent que de nouvelles opérations pourraient être nécessaires, le chirurgien Igor Rossello s'étant déclaré moyennement satisfait, notamment à cause de son incapacité à dire s'il pourra récupérer le plein usage de sa main droite, les lésions nerveuses étant très importantes[18]. Éric Boullier, le directeur de Lotus Renault GP, confirme l’indisponibilité du pilote pour les deux premiers mois de la saison et qu’il ne pourrait pas conduire au moins jusqu’au mois de mai, au Grand Prix d’Espagne[19]. Nick Heidfeld est appelé par l'écurie afin de participer à une séance d'essais à Jerez, le 12 février 2011, lors de laquelle il décroche le meilleur temps de la journée. Le 16 février, il est confirmé au poste de titulaire par Lotus Renault pour pallier l'absence de Kubica en 2011[20].

Lors du premier Grand Prix de la saison, en Australie, Vitaly Petrov termine à la troisième place et Nick Heidfeld fait de même lors du second Grand prix, en Malaisie. Mais ces excellents débuts ne sont pas confirmés, les résultats baissent et l'équipe s'installe à la 5e place du championnat. Déçu par le rendement de Nick Heidfeld, Eric Boullier le remplace par Bruno Senna à partir du Grand Prix de Belgique[21],[22]. Le conflit avec Tony Fernandes à propos de l'utilisation du nom Lotus se règle, son équipe décidant de prendre le nom de Caterham F1 Team. De fait, l'équipe d'Enstone devrait officiellement prendre le nom Lotus à partir de 2012[23].

Résultats en championnat du monde

Saison Ecurie Châssis Moteur Pneumatiques Pilotes (victoires) GP disputés Points inscrits Victoire Pole position Meilleur tour Classement
1977 Renault Sport RS01 Renault V6 turbo Michelin Drapeau de la France Jean-Pierre Jabouille 8 0 0 0 0 n.c.
1978 Renault Sport RS01 Renault V6 turbo Michelin Drapeau de la France Jean-Pierre Jabouille 14 3 0 0 0 12e
1979 Renault Sport RS01
RS10
Renault V6 turbo Michelin Drapeau de la FranceJean-Pierre Jabouille (1)
Drapeau de la France René Arnoux
15 26 1 6 2 6e
1980 Renault-Elf RE20 Renault V6 turbo Michelin Drapeau de la France Jean-Pierre Jabouille (1)
Drapeau de la France René Arnoux (2)
14 38 3 5 4 4e
1981 Renault-Elf RE20B
RE30
Renault V6 turbo Michelin Drapeau de la France Alain Prost (3)
Drapeau de la FranceRené Arnoux
15 54 3 6 2 3e
1982 Renault-Elf RE30B Renault V6 turbo Michelin Drapeau de la France Alain Prost (2)
Drapeau de la France René Arnoux (2)
16 62 4 10 5 3e
1983 Renault-Elf RE30C
RE40
Renault V6 turbo Michelin Drapeau de la France Alain Prost (4)
Drapeau des États-Unis Eddie Cheever
15 79 4 3 3 2e
1984 Renault-Elf RE50 Renault V6 turbo Michelin Drapeau de la FrancePatrick Tambay
Drapeau du Royaume-Uni Derek Warwick
Drapeau de la France Philippe Streiff
16 34 0 1 2 5e
1985 Renault-Elf RE60
RE60B
Renault V6 turbo Goodyear Drapeau de la France Patrick Tambay
Drapeau du Royaume-Uni Derek Warwick
Drapeau de la FranceFrançois Hesnault
16 16 0 0 0 7e
2002 Mild Seven Renault F1 Team R202 Renault V10 Michelin Drapeau de l'Italie Jarno Trulli
Drapeau du Royaume-Uni Jenson Button
17 23 0 0 0 4e
2003 Mild Seven Renault F1 Team R23
R23B
Renault V10 Michelin Drapeau de l'Italie Jarno Trulli
Drapeau de l'EspagneFernando Alonso (1)
16 88 1 2 0 4e
2004 Mild Seven Renault F1 Team R24 Renault V10 Michelin Drapeau de l'Italie Jarno Trulli(1)
Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso
Drapeau du Canada Jacques Villeneuve
18 105 1 3 0 3e
2005 Mild Seven Renault F1 Team R25 Renault V10 Michelin Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso (7)
Flag of Italy.svg Giancarlo Fisichella (1)
19 191 8 7 3 Champion
2006 Mild Seven Renault F1 Team R26 Renault V8 Michelin Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso (7)
Drapeau de l'ItalieGiancarlo Fisichella (1)
18 206 8 7 5 Champion
2007 ING Renault F1 Team R27 Renault V8 Bridgestone Drapeau de l'ItalieGiancarlo Fisichella
Drapeau de la Finlande Heikki Kovalainen
17 51 0 0 0 3e
2008 ING Renault F1 Team R28 Renault V8 Bridgestone Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso (2)
Drapeau du Brésil Nelsinho Piquet
18 80 2 0 0 4e
2009 ING Renault F1 Team R29 Renault V8 Bridgestone Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso
Drapeau du Brésil Nelsinho Piquet
Drapeau de la France Romain Grosjean
17 26 0 1 2 8e
2010 Renault F1 Team R30 Renault V8 Bridgestone Drapeau de la Pologne Robert Kubica
Drapeau de la Russie Vitaly Petrov
19 163 0 0 2 5e
2011 Lotus Renault GP R31 Renault V8 Pirelli Drapeau de l'Allemagne Nick Heidfeld
Drapeau de la Russie Vitaly Petrov
Drapeau du Brésil Bruno Senna
18 72 0 0 0 5e
Saison Ecurie Châssis Moteur Pneumatiques Pilotes (victoires) GP disputés Points inscrits Victoire Pole position Meilleur tour Classement

En tant que motoriste uniquement : voir Renault Sport

Les victoires de Renault F1 Team

Heikki Kovalainen sur la R27
Fernando Alonso sur la R28
Nelson Piquet sur la R28
Fernando Alonso lors de sa victoire au Grand Prix de Singapour
Année Pilotes Grands Prix
1979 Jean-Pierre Jabouille Grand Prix de France
1980 René Arnoux Grand Prix du Brésil
1980 René Arnoux Grand Prix d’Afrique de Sud
1980 Jean-Pierre Jabouille Grand Prix d’Autriche
1981 Alain Prost Grand Prix de France
1981 Alain Prost Grand Prix des Pays-Bas
1981 Alain Prost Grand Prix d’Italie
1982 Alain Prost Grand Prix d’Afrique de Sud
1982 Alain Prost Grand Prix du Brésil
1982 René Arnoux Grand Prix de France
1982 René Arnoux Grand Prix d’Italie
1983 Alain Prost Grand Prix de France
1983 Alain Prost Grand Prix de Belgique
1983 Alain Prost Grand Prix de Grande-Bretagne
1983 Alain Prost Grand Prix d’Autriche
2003 Fernando Alonso Grand Prix de Hongrie
2004 Jarno Trulli Grand Prix de Monaco
2005 Giancarlo Fisichella Grand Prix d’Australie
2005 Fernando Alonso Grand Prix de Malaisie
2005 Fernando Alonso Grand Prix de Barhein
2005 Fernando Alonso Grand Prix de Saint-Marin
2005 Fernando Alonso Grand Prix d’Europe
2005 Fernando Alonso Grand Prix de France
2005 Fernando Alonso Grand Prix d’Allemagne
2005 Fernando Alonso Grand Prix de Chine
2006 Fernando Alonso Grand Prix de Barhein
2006 Giancarlo Fisichella Grand Prix de Malaisie
2006 Fernando Alonso Grand Prix d’Espagne
2006 Fernando Alonso Grand Prix de Monaco
2006 Fernando Alonso Grand Prix d’Europe
2006 Fernando Alonso Grand Prix de Grande-Bretagne
2006 Fernando Alonso Grand Prix du Canada
2006 Fernando Alonso Grand Prix du Japon
2008 Fernando Alonso Grand Prix de Singapour
2008 Fernando Alonso Grand Prix du Japon

Palmarès des pilotes de Renault F1 Team

Nom Nationalité Année Renault Départs en Grands Prix Victoires Titres
Fernando Alonso Drapeau d'Espagne Espagne 2003-2006, 2008-2009 105 17 2005-2006
René Arnoux Drapeau de France France 1979-1982 58 4 néant
Giancarlo Fisichella Drapeau d'Italie Italie 2005-2007 53 2 néant
Jarno Trulli Drapeau d'Italie Italie 2002-2004 48 1 néant
Alain Prost Drapeau de France France 1981-1983 46 9 néant
Jean-Pierre Jabouille Drapeau de France France 1977-1980 45 2 néant
Derek Warwick Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 1984-1985 31 0 néant
Patrick Tambay Drapeau de France France 1984-1985 30 0 néant
Vitaly Petrov Drapeau de Russie Russie 2010-2011 33 0 néant
Nelsinho Piquet Drapeau : Brésil Brésil 2008-2009 28 0 néant
Robert Kubica Drapeau de Pologne Pologne 2010-2011 19 0 néant
Jenson Button Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 2002 17 0 néant
Heikki Kovalainen Drapeau de Finlande Finlande 2007 17 0 néant
Eddie Cheever Drapeau des États-Unis États-Unis 1983 15 0 néant
Nick Heidfeld Drapeau d'Allemagne Allemagne 2011 11 0 néant
Romain Grosjean Drapeau de France France 2009 7 0 néant
Jacques Villeneuve Drapeau du Canada Canada 2004 3 0 néant
François Hesnault Drapeau de France France 1985 1 0 néant
Philippe Streiff Drapeau de France France 1984 1 0 néant
Bruno Senna Drapeau : Brésil Brésil 2011 7 0 néant

Notes et références

  1. ING direct laisse tomber Renault F1 sur www.go-f1.com, 16 février 2009. Consulté le 13 février 2011
  2. F1 : soupçonné de tricherie, Renault risque gros - Frédéric Roullier, Le Monde, 1er septembre 2009
  3. Renault F1 déclare que Flavio Briatore et Pat Symonds ont quitté l'écurie - ing-renaultf1.com, 16 septembre 2009
  4. Délibéré du Conseil Mondial du Sport Automobile - gpupdate.net, 21 septembre 2009
  5. F1 : Renault suspendu deux ans avec sursis, Briatore exclu à vie - Le Monde, 21 septembre 2009
  6. Communiqué Renault F1 Team - 23 septembre 2009 [PDF]
  7. ING et Mutua Madrileña cessent leur parrainage de Renault - f1-live.com, 24 septembre 2009
  8. http://www.eurosport.fr/formule-1/renault-reste_sto2156296/flashnews.shtml
  9. http://www.lequipe.fr/Formule1/breves2009/20091223_173601_un-nouveau-patron-pour-renault.html
  10. Vitaly Petrov titularisé par Renault, sur formula1.com, consulté le 31 janvier 2010
  11. a et b Renault vend ses parts de l'écurie Renault F1 Team à Genii Capital et n'est plus que fournisseur de moteurs en Formule 1, sur renaultf1.com, le 8 décembre 2010
  12. [1]
  13. Renault fournisseur de moteurs en Formule 1, sur motorsport.nextgen-auto.com, le 8 décembre 2010
  14. [2]
  15. [3]
  16. Robert Kubica gravement blessé en Rallye - www.fr.espnf1.com - consulté le 6/02/2011
  17. Robert Kubica gravement blessé au rallye Ronde di Andora, sur motorsport.nextgen-auto.com, consulté le 6 février 2011
  18. Kubica, une main qui inquiète, sur ESPNF1, consulté le 6 février 2011
  19. Robert Kubica est conscient de son état, sur motorsport.nextgen-auto.com, consulté le 6 février 2011
  20. Nick heidfeld confirmé par Lotus Renault GP en 2011, sur lotusrenaultgp.com, consulté le 17 février 2011
  21. Olivier Ferret, « Officiel : Senna remplace Heidfeld à Spa » sur motorsport.nextgen-auto.com. Mis en ligne le 24 août 2011, consulté le 24 août 2011
  22. Bruno Senna nouveau pilote titulaire de Lotus Renault GP sur lotusrenaultgp.com. Mis en ligne le 24 août 2011, consulté le 24 août 2011
  23. http://f1.automoto365.com/news/f1/premier-feu-vert-pour-le-changement-de-nom-de-3-ecuries/GpNewsForm-fr-default-22-11-0-45439-1.html

Annexes

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