Etampes

Étampes

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48°26′03″N 2°09′41″E / 48.43417, 2.16139

Étampes

L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.

Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Essonne (sous-préfecture)
Arrondissement Étampes (chef-lieu)
Canton Étampes (chef-lieu)
Code Insee abr. 91223
Code postal 91150
Maire
Mandat en cours
Franck Marlin (PR)
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de l'Étampois Sud-Essonne (siège)
Démographie
Population 22 568 hab. (2006)
Densité 552 hab./km²
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 03″ Nord
       2° 09′ 41″ Est
/ 48.434264, 2.161491
Altitudes mini. 66 m — maxi. 156 m
Superficie 40,92 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Étampes (prononcé [etɑ̃p] Prononciation du titre dans sa version originale) est une commune française située à quarante-neuf kilomètres au sud-ouest de Paris, sous-préfecture du département de l'Essonne, dans la région Île-de-France. Elle est le chef-lieu de l'arrondissement d'Étampes et du canton d'Étampes, le siège de la communauté de communes de l'Étampois Sud-Essonne et du doyenné d'Étampes.

Ville royale fortifiée depuis le Moyen Âge, comté et pairie devenus duché donné en apanage à trois favorites successives, adhérente au label Villes et pays d'art et d'histoire, Étampes règne depuis toujours sur l'Étampois, aux confins de l'agglomération parisienne et des larges plaines de Beauce. Principale cité du sud essonnien, carrefour de voies de communication, elle rayonne économiquement et culturellement sur l'ensemble des villages voisins et marque sur la route nationale 20 l'entrée sud de la région Île-de-France, comme auparavant du domaine royal. Sillonnée par de nombreux cours d'eau, elle était parfois surnommée la « Petite Venise » à cause des anciens canaux qui alimentaient les moulins[1]. Dans une lettre à sa fille Léopoldine datée du 22 août 1834, Victor Hugo la décrivait ainsi : « Étampes, c'est une grosse tour entrevue à droite dans le crépuscule au-dessus des toits d'une longue rue[2]. » Commune au charme préservé, elle a servi de décor à diverses œuvres cinématographiques.

Ses habitants sont appelés les Étampois[3],[Note 1].

Sommaire

Géographie

Situation

Position d'Étampes en Essonne.
Étampes
Position d'Étampes en Essonne.
Occupation des sols en 2003
Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 12,89 % 593,51
Espace urbain non construit 6,06 % 279,05
Espace rural 81,05 % 3 731,02
Source : Iaurif[4]

Étampes est située à l'extrémité sud de l'agglomération parisienne, aux portes nord de la région naturelle de la Beauce, dans la vallée et sur les coteaux de la Juine, sur un terrain étagé de soixante-six à cent cinquante-six mètres. Elle repose sur des couches d'argile dans le creux de la vallée, de sable couvrant du grès sur les plateaux. Les formations sableuses des environs abritent plusieurs sites fossilifères qui ont servi de référence à Alcide d'Orbigny pour la définition d'un étage géologique stampien (de Stampae, nom latin d'Étampes)[5].

La commune occupe une superficie de 4 092 hectares représentant schématiquement un « T » dont le pied serait orienté vers le sud-ouest, avec une hauteur de jambe de 9,3 kilomètres et 14 kilomètres de large, terrain principalement occupé par les exploitations agricoles ou les bois sur 3 731,02 hectares soit 81 % du territoire communal. L'institut géographique national donne les coordonnées géographiques 48°26'09" N et 02°09'47" E au point central de son territoire[6].

La ville est située au carrefour de deux axes importants de communication, la route nationale 20 qui la traverse du nord au sud sur la totalité de son territoire et la route nationale 191 devenue RD 191 qui coupe la commune d'ouest en est. S'ajoute, en parallèle ouest de la route nationale 20, la voie ferrée empruntée par la Ligne C du RER qui y dessert deux gares : celle d'Étampes et le terminus de Saint-Martin-d'Étampes.

Située dans la partie sud du département, Étampes se trouve à quarante-neuf kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, vingt-neuf kilomètres au sud-ouest d'Évry, quinze kilomètres au sud-ouest de La Ferté-Alais, seize kilomètres au sud-est de Dourdan, dix-huit kilomètres au sud-ouest d'Arpajon, vingt-deux kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt, vingt-cinq kilomètres au sud-ouest de Montlhéry, trente-et-un kilomètres au sud-ouest de Corbeil-Essonnes, trente-deux kilomètres au sud de Palaiseau, cinquante kilomètres à l'est de Chartres et soixante-trois kilomètres au nord-est d'Orléans. La commune est aussi située à cent quatorze kilomètres au sud-ouest de son homonyme Étampes-sur-Marne.

Hydrographie

La commune est traversée par la Juine et par tout un réseau de cours d'eau forcés, constitué à partir de l'an mil environ pour faire tourner les roues des moulins qui ont fait sa richesse jusqu'au XIXe siècle : les eaux de la Louette et de la Chalouette, affluents de la Juine, ont été réunies au niveau des Portereaux pour former ce qu'on a appelé la « Rivière d'Étampes », qui traverse le centre-ville. Elles y sont rejointes par celles du Juineteau, artificiellement divisées en sept bras dont quatre portent les noms de rivière de l'Arche, ruisseau de Guillerval, ruisseau de la Filature et ruisseau de la Filière[7] et qui drainent une zone autrefois marécageuse. Le Juineteau traverse également le quartier Saint-Pierre où il irrigue des jardins.

Relief et géologie

Panorama d'Étampes.

Le relief d'Étampes se développe entre les soixante-six mètres relevés dans le centre-ville à proximité du cours de la rivière d'Étampes et les cent cinquante-six mètres relevés sur le plateau à proximité du hameau de La Montagne. La commune est pour sa majeure partie construite dans la vallée encaissée de la Juine. Deux plateaux, occupés par des terrains agricoles sont situés au nord-ouest et au sud-est du centre-ville. Au sud de la base nature, le relief se poursuit par un rehaussement à proximité du hameau des Hauts Carnaux, en partie situé sur la commune voisine d'Ormoy-la-Rivière. L'étude du sous-sol caractéristique de la commune au XIXe siècle a conduit à l'appellation de la période du Stampien. Il comporte notamment une couche de calcaire d'Étampes dans lequel sont emprisonnés des fossiles de micro-organismes et de végétaux, surmontée de sable de Fontainebleau, et supportée par une couche d'argile à silex et de craie imperméable.

Communes limitrophes

Commune au territoire étendu, Étampes dispose de nombreuses frontières terrestres avec les cités voisines. Au nord, la commune est limitrophe de Brières-les-Scellés, Morigny-Champigny l'entoure du nord-est à l'est, jusqu'à la petite frontière avec La Forêt-Sainte-Croix elle aussi à l'est. Au sud-est se trouvent les deux communes d'Ormoy-la-Rivière et Boissy-la-Rivière. Au sud, Saclas et Étampes possèdent une frontière commune, sur une partie matérialisée par la route nationale 20, puis Guillerval au sud-ouest. À l'ouest se trouvent les villages de Chalo-Saint-Mars et Saint-Hilaire tandis que le nord-ouest est occupé par Boutervilliers sur une petite frontière et surtout Boissy-le-Sec.

Climat

Article détaillé : Climat de l'Essonne.

Étampes, située en Île-de-France, bénéficie d'un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, et est régulièrement arrosée sur l'année. En moyenne annuelle, la température s'établit à 10,8°C, avec une maximale de 15,2°C et une minimale à 6,4°C. Les températures réelles relevées sont de 24,5°C en juillet au maximum et 0,7°C en janvier au minimum, mais les records enregistrés sont de 38,2°C le 1er juillet 1952 et -19,6°C le 17 janvier 1985. Du fait de la moindre densité urbaine de la banlieue par rapport à Paris, une différence négative de un à deux degrés celsius se fait sentir. L'ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec 1 798 heures par an, toutefois un peu inférieur au nord du département par la présence plus fréquente de brume à proximité des cours d'eau et des champs. Les précipitations sont réparties également sur l'année, avec un total de 598,3 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

Données climatiques à Étampes
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1,0 2,8 4,8 8,3 11,1 13,0 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51,0 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[8],[9].

Transports

Article connexe : Aéroport d'Étampes-Mondésir.

La commune est desservie par la route nationale 20 qui permet de rallier rapidement Paris à la Porte d'Orléans ou, plus proche, la Francilienne à vingt-trois kilomètres au nord. La route nationale 191 devenue RD 191, qui passe par le centre-ville, fait office de grande rocade pour la région et permet de rejoindre l'autoroute A10 à dix-neuf kilomètres à l'ouest, l'A11 et la route nationale 10 à vingt-six kilomètres à l'ouest et l'autoroute A6 à vingt-sept kilomètres au nord-est. Les routes départementales (anciennes nationales) 836 et 837, qui ceinturent le sud de l'Essonne, mènent l'une à Dourdan et Rambouillet à l'ouest, l'autre à Milly-la-Forêt et Fontainebleau à l'est. D'autres voies ont pour point de départ Étampes, la route départementale 21 vers l'ouest, la route départementale 821 qui fait une rocade ouest, complétée au nord par la route départementale 201, la route départementale 49 et la route départementale 721 vers le sud, la route départementale 63 vers l'est.

L'intercommunalité a mis en place le réseau de bus Cerise dont les huit lignes desservent Étampes. Le Noctilien N131 assure les liaisons de nuit entre la capitale et les communes du département, avec deux arrêts dans la commune. La ligne 91.07 du réseau de bus Albatrans mène à Dourdan, le réseau TransEssonne permet de joindre Milly-la-Forêt et le réseau Ulys Loiret dessert Pithiviers. Trois lignes spécifiques permettent au personnel du CEA de rallier ses sites à partir d'Étampes. Enfin la commune a mis en place des monospaces à destination des personnes âgées, qui circulent sur commande.

La branche C6 de la ligne C du RER dessert dans la commune les deux gares d'Étampes et de Saint-Martin d'Étampes, son terminus. Elle relie la ville à la gare de la Bibliothèque François Mitterrand en trois quarts d'heure avec quatre trains par heure en horaire de pointe, dix minutes de plus et deux fois moins de trains en période creuse. La gare d'Étampes est de plus desservie par la ligne Paris - Orléans du TER Centre, qui assure aux heures de pointe des liaisons directes en trente minutes avec Paris-Austerlitz. La gare de Massy-TGV est située à trente-trois kilomètres, elle est accessible avec un changement par le RER C ou directement par la route nationale 20.

L'aéroport Paris-Orly est situé à trente-six kilomètres au nord-est et accessible avec deux changements par le RER C, puis le RER B et l'Orlyval. L'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est quant à lui accessible avec un changement par les RER C puis B. Enfin sur la commune voisine de Guillerval se trouve l'aéroport d'Étampes-Mondésir, ouvert avec restrictions à la navigation de tourisme.

Lieux-dits, écarts et quartiers

La ville était sous l'Ancien Régime divisée en cinq paroisses nommées Saint-Martin, Saint-Gilles, Saint-Basile, Notre-Dame et Saint-Pierre. Dépendant de celle de Saint-Martin, le Petit-Saint-Mars était encore un hameau. Chaque quartier avait alors une physionomie et une vie propre. À la Révolution, Notre-Dame, Saint-Basile et Saint-Pierre furent regroupés en une seule paroisse.

Aux XIXe siècle et XXe siècle siècles, la topographie de la ville fut profondément modifiée à plusieurs reprises. En premier lieu, le tracé de la voie de chemin de fer Paris-Orléans a coupé pendant longtemps le centre-ville du plateau de Guinette, et empêché son extension de ce côté-là. Après guerre, une nouvelle voie transversale fut ouverte, suggérée par les cicatrices du bombardement du 10 juin 1944, l'avenue de la Libération, qui a redessiné les frontières du centre-ville en l'agrandissant au dépens du quartier Saint-Gilles. Enfin, en 1962, la création d'une déviation de la route nationale 20 séparait du centre-ville l'une de ses parties qui désormais appartient au quartier Saint-Pierre et marquait en même temps la limite entre Saint-Martin et le Petit-Saint-Mars devenus contigus.

Désormais, le quartier du centre-ville comprend donc les anciennes paroisses de Notre-Dame et de Saint-Basile, augmenté d'un côté d'une fraction du quartier Saint-Gilles, et amputé par ailleurs de tous les côtés, par la route nationale 20 du côté de Saint-Pierre, et au nord par le développement du quartier Saint-Michel. Le plateau de Guinette, de l'autre côté de la voie de chemin de fer, a commencé son urbanisation à partir des années 1960 avec la construction de nombreux grands ensembles, et constitue aujourd'hui un quartier entièrement nouveau, qui connaît une belle vitalité malgré son classement en Zone urbaine sensible[10]. Deux autres quartiers sont dits « prioritaires » : la Croix de Vernailles[11] et Saint-Michel[12].

Plusieurs hameaux sont répartis sur le territoire à la périphérie de la ville. On peut citer Valnay et Pierrefitte à l'ouest, Le Chesnay au nord-ouest, l'Humery et les Hauts Carnaux au sud.

Toponymie

Le nom d'Étampes est attesté à partir du VIIe siècle à la fois par des inscriptions sur des monnaies mérovingiennes et par deux citations dans les livres de l'Histoire des Francs de Grégoire de Tours. La forme latine canonique est Stampae qui est un féminin pluriel, mais le nom est souvent traité à date ancienne comme un indéclinable, sous la forme Stampis. En français, l'orthographe Estampes a survécu jusqu'au XVIIIe siècle. Dans les écrits du XVIe siècle on trouve souvent la graphie Estempes, sous l'influence d'une étymologie fantaisiste vulgarisée par le poète Clément Marot. L'étymologie de ce toponyme reste énigmatique et aucune des diverses hypothèses qui ont été suggérées jusqu'à présent ne fait l'unanimité[13].

La toponymie des différents quartiers de la ville est transparente pour ceux qui reprennent la titulature de leurs églises : Saint-Basile, Saint-Martin, Notre-Dame, Saint-Gilles, Saint-Pierre et Saint-Michel, ces deux derniers lieux de culte ayant aujourd'hui disparu. De même, le nom du Petit-Saint-Mars vient de la chapelle qui y était dédiée à saint Médard (Mars est un diminutif de Médard) tout en le distinguant du village voisin de Chalo-Saint-Mars, également appelé Grand-Saint-Mars[14].

Mais le quartier Saint-Martin s'est aussi appelé au Moyen Âge Étampes les Vieilles, d'où la tradition qui en a fait le berceau de la ville : Bernard Gineste y a relevé une confusion, la dénomination originelle étant Étampes les Veys, soit en ancien français les gués d'Étampes, là où l'on franchissait la Louette et la Chalouette sur la route de Paris à Orléans[15].

Le quartier de Guinette doit quant à lui son nom à une très ancienne ferme, mentionnée sous ce nom dès le XVIe siècle et qui a longtemps été le seul lieu d'habitation du secteur. Le nom pourrait dériver de celui de l'un de ses propriétaires, dénommé Guinet.

Les noms de certaines rues d'Étampes sont attestés dès le Moyen Âge central : la rue Evezard c'est-à-dire d'Évrard, la rue au Comte peut-être en rapport avec le comte de Montlhéry, la rue Darnatal, section de l'actuelle rue de la République dont le nom signifierait nouvel étal, par allusion à une boucherie fondée par Philippe Auguste. La section suivante de la rue de la République, jusqu'à Saint-Pierre, s'appelait le Perray, parce que c'était une chaussée empierrée pour assurer le passage dans une zone marécageuse.

Histoire

Articles détaillés : Histoire d'Étampes, Chronologie d'Étampes et Liste des comtes et ducs d'Étampes.

Antiquité

A l'époque gallo-romaine, Étampes était un bourg qu'on situe aujourd'hui dans l'actuelle zone industrielle. Son cimetière, apparemment le plus vaste d'Île-de-France connu à ce jour, a été localisé en 2006. Dès le XVIIe siècle des trouvailles ont été faites dans ce secteur prometteur pour l'archéologie. Des fouilles encore en cours en 2008 ont par ailleurs mis au jour à Saint-Martin les restes d'une villa rustica gallo-romaine.

Moyen Âge

Carte d'« Estampes » selon Cassini.
Enluminure du folio 8 (verso) du mois d'août extraite du livre d'heures « Les Très Riches Heures du duc de Berry », Représentation du Château d'Étampes au Moyen-Âge.[16]

Au VIe siècle, Grégoire de Tours fait état d'une guerre qui aurait à son époque ravagé le pays d'Étampes, sans plus de précision. C'est au siècle suivant qu'eut lieu du côté de Saint-Martin un combat resté connu sous le nom de bataille d'Étampes, le 25 décembre d'une année qui n'est pas déterminée avec certitude, traditionnellement 604. L’armée du roi de Neustrie Clotaire II, commandée par le maire du palais Landry, y fut défaite par les troupes coalisées de Thierry II et Théodebert II, rois de Bourgogne et d'Austrasie.

En 911, les troupes normandes de Rollon saccagèrent la ville. On connaît encore mal l'histoire du transfert progressif du noyau urbain principal dans l'actuel centre-ville. Récemment Bernard Gineste a développé l'idée que Saint-Basile était d'une fondation carolingienne, et que le périmètre de la place forte originelle, le castrum, attestée dès les environs de 936, était en contrebas, et encore très restreint au milieu du XIe siècle. Il n'aurait compris que quelques pâtés de maisons entre les actuelles rues du Petit-Panier, Sainte-Croix, de la Tannerie, Evezard et le début de la rue du Renard. Les fouilles archéologiques menées juste après par l'INRAP, d'abord sur le site de l'ancien Hôtel-Dieu puis rue de la République, sous la direction de Xavier Peixoto, ont confirmé ces hypothèses fondées sur l'étude d'une charte de 1046, importante pour l'histoire de la ville[Note 2].

Helgaud de Fleury, ami et biographe du roi Robert le Pieux[17], attribuait à ce monarque la construction d'un palais dans ce castrum, ainsi que celle d'une collégiale desservie par douze chanoines, nommée Notre-Dame. Il semble cependant que cette dernière fondation fût surtout le fait de la noblesse locale[Note 3]. Deux villes coexistaient alors : Estampes-le-Châtel et Estampes-les-Vieilles.

Comme son grand-père Robert, Philippe Ier séjourna à plusieurs reprises à Étampes. Alors qu'il y hivernait en 1079, il tenta d'y imposer son autorité à Hugues du Puiset, qui malmenait les clercs du pays chartrain voisin. Mais ce vassal se rebella et défit l'armée royale près du Puiset, humiliation dont la royauté ne se releva que sous le règne suivant, celui de Louis VI[Note 4].

En 1123, Louis VI le Gros accorda une franchise aux marchands qui s'installaient dans le secteur inhabité qui séparait alors le quartier Notre-Dame du quartier Saint-Martin. Ce fut l'origine du peuplement du quartier Saint-Gilles[18].

En 1130, le roi convoqua dans la ville les archevêques de Sens, Reims et Bourges ainsi que des évêques et abbés parmi lesquels Bernard de Clairvaux, afin de juger qui des deux prétendants d'alors était le pape légitime sur le plan canonique. Leur assemblée, restée le plus notable des conciles d'Étampes, se prononça en faveur d'Innocent II et refusa de considérer le dossier de son adversaire Anaclet II.

C'est à nouveau à Étampes et toujours avec le concours de saint Bernard que le successeur de Louis VI, Louis VII le Jeune, réunit en 1147 le concile qui acheva les préparatifs de la deuxième croisade.

À cette époque se trouvait au lieu-dit actuel du Temple la Commanderie d'Étampes de l'Ordre du Temple composé d'une maison et d'une chapelle entre autres. C'était aussi un baillie avant la dissolution de l'ordre en 1312.

La place forte servit plus tard de prison à Ingeburge de Danemark, femme répudiée de Philippe Auguste. Ce roi avait fait d'Étampes une des douze bonnes villes de France, disant que c'était « une des meilleures cités du royaume après Orléans et Paris ».

Par la suite, Étampes changea plusieurs fois de seigneurs, ainsi quand Philippe le Bel l'érigea en comté en 1298 pour son demi-frère Louis d'Évreux, puis lorsque Charles IV en fit une pairie en 1327 pour son neveu Charles d'Étampes.

Le 15 décembre 1411, la ville assiégée par Jean sans Peur fût prise et revint au Duché de Bourgogne. Mais en 1478, un arrêté du Parlement annula toutes prétentions féodales, la ville étant désormais sous la protection des rois de France. En 1484, c'est à Étampes que le roi Charles VIII signa les Statuts et ordonnances des cordonniers de Chartres.

Du XVIe siècle à la Révolution française

En 1514, la ville reçut du roi l'autorisation d'élire un conseil municipal et de faire bâtir une maison commune.

Étampes et les favorites royales

François Ier donna le comté et la ville à sa favorite Anne de Pisseleu dont le mari, complaisant, fut même créé duc d'Étampes en 1536, le territoire du nouveau duché fût augmenté des terres de Dourdan et La Ferté-Alais. Cependant le bel hôtel qu'on appelle maison d'Anne de Pisseleu n'hébergea jamais cette duchesse. Henri II en montant sur le trône enleva ce titre à la maîtresse de son père et l'attribua à sa propre favorite, Diane de Poitiers. Mais l'hôtel étampois dit de Diane de Poitiers ne fut pas davantage la résidence de cette deuxième duchesse d'Étampes. Ce fut ensuite la famille de Vendôme qui reçut Étampes en héritage de Gabrielle d'Estrées, favorite d'Henri IV, qui en fut la souche. Charles Quint aurait dit d'Étampes « C'est une belle rue ».

Guerres de religion

Pour la défense de Paris, le lieutenant général de l’armée royale, Antoine de Bourbon installa à Étampes une garnison et organisa des réquisitions de grain dans les alentours, entre avril et mai 1562[19]. À ces réquisitions s’ajoutèrent une mauvaise récolte et une peste qui survint en octobre 1562[20]. La garnison abandonna la ville qui fut prise par le prince de Condé le 13 novembre 1562[21]. Les troupes protestantes l'occupèrent et y commirent de nombreuses dégradations, notamment dans les églises. Mais la victoire de l'armée royale à la bataille de Dreux permit au duc de Guise de mettre le siège devant Orléans et de forcer la garnison protestante d’Étampes à abandonner la ville le 2 janvier 1563[22], avant son arrivée.

En 1567, malgré l’organisation d’une milice bourgeoise, le comte de Montgomery prit la cité après un assaut le 17 octobre au cours duquel le couvent des Cordeliers fut incendié[23]. Mais le 16 novembre le parti protestant dut une fois encore abandonner la ville[24], après la bataille de Saint-Denis. En 1569, la région fut à nouveau ravagée par les mercenaires licenciés qui retournaient en Allemagne après la bataille de Moncontour[25].

En 1587, la ville constitua une ligue catholique qui se rallia à la Sainte-Ligue le 19 août 1588[26]. Elle reçut alors une garnison ligueuse, mais fut prise très rapidement par les deux Henri (Henri III et Henri de Navarre), le 23 juin 1589, puis pillée pendant trois jours. Les chefs de l’armée interdirent les violences aux habitants, ce qui n'empêcha pas des viols[27].

Le 20 octobre de la même année, les ligueurs mirent le siège devant Étampes et y pénètrèrent le 23. Plusieurs magistrats catholiques furent ensuite massacrés. Dès le 5 novembre Henri IV reprit la cité sans combat, le gouverneur ligueur, le comte de Clermont-Lodève, étant abandonné par les bourgeois de la ville[28].

En 1589, à la demande des habitants, le château et les fortifications furent démantelés.

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De la Fronde à la Révolution

Durant la Fronde, Turenne battit une armée frondeuse, privée de son chef Condé, le 4 mai 1652. L’armée royale fit ensuite le siège de la cité[29]. Cette même année, la ville frappée par la peste fut secourue par saint Vincent de Paul.

En 1712, le duché revint à la couronne.

Le 3 mars 1792, le maire Jacques Guillaume Simoneau, refusant de faire diminuer le prix du blé et du pain, fut massacré. Le fait eut un grand retentissement dans le pays et l’Assemblée législative fit célébrer une Fête de la Loi, le 3 juin 1792, en mémoire de ce martyr de la Loi et de la liberté du commerce.

XIXe siècle

Le 26 mars 1846 eut lieu l'inauguration de la ligne de chemin de fer de Paris à Tours, qui reliait alors la capitale à Orléans via Étampes en trois heures et demie[30]. Le 2 mai 1852, ce fut celle du théatre, financé sur l'apport volontaire de contributeurs privés[31]. En 1859, la ville acquit la ruine du donjon. Et en 1894 fut achevée la construction de l'hospice pour vieillards et de chirurgie.

XXe et XXIe siècles

En 1905 ouvrit la maternité du centre hospitalier. Le 22 novembre 1907, trois malfaiteurs attaquèrent après la gare d'Étampes l'express n°16 en provenance de Toulouse, dérobant dix mille francs-or[32]. Et en 1923 Henry Dresch installa une usine dans la commune et y fabriqua des motocyclettes jusqu'en 1939.

Étampes et l'aviation

Les élèves de l'école Blériot en 1910.

Louis Blériot prépara sa traversée de la Manche, en 1909, par un vol d'Étampes à Chevilly. Peu après, il installa, sur le territoire de la commune voisine de Guillerval, une école d'aviation à côté de laquelle Maurice Farman en installa une autre. Il y en eut bientôt une troisième, à Étampes même, sur la route de Chartres, qui fut rachetée par Armand Deperdussin. Étampes joua par là un grand rôle dans l'histoire de l'aviation naissante[33], celui de pépinière, car de nombreux pilotes de diverses nationalités vinrent y apprendre à voler avant d'aller répandre dans leurs pays d'origine ce qu'ils avaient acquis dans ces trois écoles. Plus tard Marcel Bouilloux-Lafont, maire d'Étampes, fut directeur de l'Aéropostale et c'est aussi à Étampes que naquit la Patrouille de France, d'abord nommée Patrouille d'Étampes. C'est encore à Étampes que furent conçus les premiers drones, dès 1923[34].

1939-1945

Le 14 juin 1940, pendant la débâcle, une colonne de réfugiés venus du nord de la France et de Paris qui était prise au piège dans les embouteillages du centre-ville, fut cruellement mitraillée par des appareils que de nombreux témoins encore vivants et crédibles identifient avec certitude, fort curieusement, comme italiens : épisode qui reste inexpliqué. Peu après et jusqu'en 1944, Étampes fut l'un des quartiers généraux de la Luftwaffe, ce qui valut à la ville, qui était aussi un carrefour ferroviaire important, un bombardement sévère le 10 juin 1944. Libérée le 22 août 1944, Étampes se trouve sur la célèbre Voie de la Liberté. La commune d'Étampes a été décorée de la Croix de guerre 1939-1945.

De 1945 à nos jours

Le 28 avril 1962, un attentat attribué à l'OAS fut perpétré contre les locaux du journal La Marseillaise journal fondé par Henri Rochefort[35].

Le 1er janvier 1968, après le démembrement de la Seine-et-Oise, Étampes fut intégrée au nouveau département français de l'Essonne et abandonna son ancien code postal, le 78223.

Le 16 décembre 2005, une professeur d'art plastique fut agressée par un de ses élèves au lycée Louis Blériot[36].

Le 27 juillet 2008, Étampes fut pour la première fois ville-étape du Tour de France[37].

Démographie

Évolution démographique

Ville frontière entre la Beauce et le Hurepoix, siège d'un ancien duché, d'une élection, d'un grenier à sel, d'un bailliage et d'un archidiaconé et doyenné, chef-lieu de district puis d'arrondissement dès 1793, Étampes a longtemps été une des villes les plus peuplées de la région et demeure la petite métropole du sud de l'Essonne. De 7 027 habitants en 1793 (deux fois plus que Rambouillet et autant que Fontainebleau), la population se stabilisa durant tout le XIXe siècle autour de 8 000 habitants, ne dépassant le seuil de neuf mille habitants que lors du recensement de 1901. Seule la guerre de 1870 fit chuter la population de cinq cent personnes, dont quarante-neuf morts aux combats[38]. L'arrivée du XXe siècle entraîna une croissance mesurée de la population, dépassant les dix milles habitants en 1926 et totalisant 10 425 Étampois au sortir de la Seconde Guerre mondiale, malgré les quatre cent soixante-huit victimes cumulées des deux conflits mondiaux[39]. Comme ailleurs dans le département mais de manière moins soutenue, les Trente Glorieuses permirent un accroissement rapide de la population, s'approchant des vingt milles résidents en 1975. Néanmoins, le relatif éloignement de la capitale freine ce développement, la commune n'atteignant que 23 300 habitants au recensement partiel de 2006. En 1999, 11 % de la population étampoise était étrangère, 16,3 % des foyers étaient composés de familles monoparentales, chiffre qui grimpe à 22,9 % dans la ZUS du plateau des Guinettes[40]. Parmi les résidents de nationalité étrangère, 2,3 % venaient du Portugal, 1,9 % du Maroc, 1,3 % du Turquie, 1,1 % d'Algérie et 0,1 % de Tunisie, d'Espagne et d'Italie[41].

Évolution démographique d'Étampes
1793 1800 1806 1821 1831 1836
7 027 7 687 8 333 7 693 8 109 7 896
1841 1846 1851 1856 1861 1866
7 968 8 157 8 083 8 066 8 220 8 228
1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 789 7 840 7 710 8 461 8 573 8 637
1901 1906 1911 1921 1926 1931
9 001 9 245 9 454 9 925 10 067 9 944
1936 1946 1954 1962 1968 1975
10 610 10 425 11 890 13 515 16 493 19 651
1982 1990 1999 2006 - -
19 386 21 457 21 839 22 568 - -
(Sources : Insee[42] et Cassini[43])
Source :
Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Pyramide des âges

La population d'Étampes est relativement homogène et conforme aux données régionales, avec un relatif manque d'habitants âgés de plus de soixante-quinze ans. Avec 43 % de la population âgée de moins de trente ans et 34,6 % âgée de moins de vingt-cinq ans[44], la commune apparaît ainsi relativement jeune, sans pour autant disposer de centre étudiant.

Pyramide des âges à Étampes en 2006 en pourcentage[45].
Hommes Classe d'âge Femmes
0,3  90 ans ou +  1,0
4,4  75 à 89 ans  7,1
8,4  60 à 74 ans  9,2
20,3  45 à 59 ans  18,8
23,1  30 à 44 ans  21,5
22,4  15 à 29 ans  21,9
21,1  0 à 14 ans  20,5
Pyramide des âges en Essonne en 2006 en pourcentage[46].
Hommes Classe d'âge Femmes
0,3  90 ans ou +  0,8
3,8  75 à 89 ans  6,1
10,6  60 à 74 ans  11,2
20,1  45 à 59 ans  20,1
22,7  30 à 44 ans  22,3
20,9  15 à 29 ans  19,6
21,6  0 à 14 ans  19,9

Administration et politique

Politique locale

L'hôtel de ville d'Étampes.

Étampes est le chef-lieu de l'arrondissement et du canton représenté par le conseiller général Jean Perthuis (UMP), maire de Valpuiseaux. Son maire actuel, Franck Marlin (PR) est aussi député de la deuxième circonscription de l'Essonne. Trente-sept élus composent le conseil municipal répartis en trente élus UMP, quatre élus d'union de la Gauche socialiste, communiste, un élu divers gauche et un élu MoDem. La commune est le centre de la juridiction d'instance et du conseil de prud'hommes, elle est rattachée aux tribunaux de grande instance et de commerce d'Évry et à la cour d'appel de Paris. L'Insee lui attribue le code 91 1 08 223[47].

En 2008, la commune disposait d'un budget de 44 885 000 euros dont 31 856 000 de fonctionnement et 13 029 000 d'investissement[48], financés pour 34,73 % par les impôts locaux[49], la dette municipale s'élevait la même année à 37 027 000 euros[50]. Les taux d'imposition pratiqués sur la commune s'établissait en 2008 à 18,75 % pour la taxe d'habitation, 25,08 % et 70,00 % pour la taxe foncière (bâti et non bâti), 24,07 % pour la taxe professionnelle fixée par l'intercommunalité[51]. La commune dispose d'un centre communal d'action sociale et est le cadre d'une OPAH.

La ville est le siège de la communauté de communes de l'Étampois Sud-Essonne qui regroupe vingt-deux communes sur une superficie de 290 kilomètres carrés et accueille une population de trente quatre mille habitants.

Conseil municipal d'Étampes (mandature 2008-2014)[52]
Liste Tendance Président Effectif Statut
« À vos cotés pour Étampes » UMP Franck Marlin 30 Majorité
« Étampes solidaire » Union de la gauche Didier Chareille 4 Opposition
« L'autre choix pour Étampes » DVG Gilles Guénot 1 Oppostion

Maires d'Étampes


Trente-quatre maires se sont succédé à la tête de l'administration municipale d'Étampes depuis l'élection du premier en 1790.


Tendances et résultats politiques

Située en lointaine périphérie de l'agglomération parisienne, Étampes se rapproche du profil politique d'une ville importante de province, relativement à droite mais éloignée de l'extrême droite, privilégiant les candidats de droite aux élections présidentielles et les plébiscitant aux élections législatives et cantonales. Les électeurs ont également moins voté pour les candidats de gauche que le reste du département lors des dernières élections régionales (51,31 % pour Jean-Paul Huchon en Essonne[55] contre 48,36 % à Étampes) et européennes. Par ailleurs les Étampois ont très largement rejeté le Traité constitutionnel européen, à 59,16 % contre seulement 50,71 % pour l'ensemble de l'Essonne[56]. Des sections du Parti socialiste et du Parti communiste sont installées sur la commune, représentatives pour le sud du département.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des derniers tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :

Élections municipales, résultats des derniers tours :

Élections référendaires :

Enseignement

Les établissements scolaires d'Étampes sont rattachés à l'académie de Versailles. La commune dispose de dix écoles maternelles ( Elsa Triolet, Jean de la Fontaine, Éric Tabarly Jacques Prévert, Marie Curie, Le Port, Pauline Kergomard, Simone de Beauvoir, Hélène Boucher et Louise Michel ), huit écoles élémentaires ( André Buvat, Les Prés , Louis Moreau, Éric Tabarly, Jacques Prévert, Jean de La Fontaine, Le Port et Hélène Boucher ). Trois collèges (Guettard, de Guinette et Marie Curie), le lycée polyvalent Geoffroy-Saint-Hilaire et le lycée technologique Louis Blériot accueillent les élèves du secondaire. En 2007, le lycée Geoffroy-Saint-Hilaire s'est classé quinzième à l'échelle départementale avec 87 % de réussite au baccalauréat toutes filières confondues[68].

La ville accueille également deux établissements privés, l'Institution Jeanne d'Arc et la Maison familiale rurale, cette dernière spécialisée dans l'enseignement de l'horticulture.

Le conservatoire national des arts et métiers est installé sur la commune et le Greta occupe des locaux au lycée Geoffroy Saint-Hilaire. Un réseau de soutien scolaire a été mis en place par la municipalité sur trois sites répartis sur le territoire. Le centre d'information et d'orientation dispose d'un point d'accueil. Hors périodes scolaires, les enfants sont accueillis par le centre de loisirs de Valnay.

Santé

Étampes accueille sur son territoire le Centre hospitalier du Sud-Essonne. Il dispose d'un service d'urgences, de l'ensemble des services traditionnels d'un hôpital, d'une maternité avec néonatalogie, d'un laboratoire et d'un service de radiographie, d'échographie et d'imagerie médicale[69]. Le SMUR du sud-Essonne est basé dans cet hôpital. Le centre accueille aussi une maison de retraite. S'y ajoutent la clinique du Val de Juine (actuellement fermée) et l'établissement public de santé Barthélémy Durand, qui dispose de trois cent soixante lits principalement en psychiatrie et pédopsychiatrie[70].

La commune accueille aussi un centre de protection maternelle et infantile et un centre du planning familial. Une résidence d'accueil pour personnes âgées dispose de soixante-quinze logements adaptés et propose des services médicaux et d'aide au maintien à domicile.

Cent quatre-vingt-cinq médecins[71] y exercent, pour la plupart dans les établissements de santé. Vingt et un chirurgiens-dentistes[72] et neuf pharmacies[73] sont implantés sur le territoire.

Services publics

Étampes est la sous-préfecture et la principale ville du sud du département, elle accueille donc ses services, un tribunal d'instance et un conseil de prud'hommes. Pour la sécurité des biens et des personnes, elle dispose sur son territoire d'une caserne de gendarmerie, d'un commissariat de police et d'un centre de secours et d'incendie. Trois bureaux de poste sont implantés en centre-ville, à Guinette et à saint-Martin. Le Trésor public et un hôtel des impôts, la Sécurité sociale et des représentations de la Caisse d'allocations familiales, de la DDASS, de l'Assedic et de l'ANPE sont présents. La DDE et la Banque de France, le Cadastre, ÉDF et GDF y disposent de bureaux d'accueil. Trois offices notariaux[74] et quatre avocats[75] y sont installés.

Jumelages

Étampes a développé une association de jumelage avec :

Localisation des villes jumelées avec Étampes
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Étampes

Vie quotidienne à Étampes

Culture

Étampes est dotée d'un service municipal dédié à la culture, qui gère notamment la bibliothèque, l'école de musique, l'atelier d'arts plastiques, le théâtre qui favorise les créations contemporaines et le musée. Deux cinémas sont présents sur la commune, le complexe de La Rotonde et CinÉtampes, classé Art et Essai.

Le théâtre, la salle des fêtes, la salle Saint Antoine, l'espace Jean Carmet et le château de Valnay accueillent les spectacles et manifestations culturelles. Trente-six associations agissent pour la promotion et la mise en valeur de la culture communale.

Sport

Piscine à vague de plein air du parc de loisirs d'Étampes.

Un service municipal est spécialement dédié au sport. La commune dispose de plusieurs infrastructures sportives dont les COSEC Michel Poirier et André Gauthier, l'espace Jo Bouillon, le gymnase René Jouanny, les stades Laloyeau et du Pont-de-Pierre et la piscine Charles Haury. S'y ajoutent la base de loisirs d'Étampes et sa piscine à vague qui est le seul site d'Île-de-France à permettre la pratique du surf. L'aéroport d'Étampes Mondésir à proximité directe permet la pratique de sports aéronautiques tels que l'ULM ou le parachutisme.

Trente-deux associations participent à la promotion des pratiques sportives sur la commune. La compagnie des archers d'Étampes évolue notamment en championnat de France de tir à l'arc. Les licenciés de l'Étampes triathlon club participent fréquemment aux rencontres internationales.

Le 27 juillet 2008, Étampes a été la dernière ville-étape du Tour de France 2008 avant Paris. Elle a aussi été la première ville-étape du Paris-Nice 2005.

Lieux de culte

La paroisse catholique d'Étampes est rattachée au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes et au doyenné d'Étampes. Elle dispose de divers lieux de cultes dont les collégiales Notre-Dame-du-Fort et Saint-Martin, les églises Saint-Gilles et Saint-Basile et les chapelles de Guinette (Saint-Jean-Baptiste), Gérofosse (Notre-Dame-de-la-Trinité) et du centre hospitalier[76]. La fête patronale se tient le jour de la saint Michel et dure du dernier samedi de septembre au deuxième dimanche d'octobre.

Le culte protestant est présent avec l'église baptiste, l'église évangélique pentecôtiste et l'église réformée de France à la chapelle de Guinette. L'église orthodoxe utilise parfois l'église Saint-Gilles pour célébrer.

La communauté juive se réunit dans la salle Rabbi Nathan ben Meschullam mise à sa disposition par le presbytère catholique de la rue Evezard.

Une salle de prière musulmane appelée Mosquée Omar est aussi installée sur la commune.

En 2006, le tribunal administratif de Versailles avait annulé l'interdiction faite par la mairie de construire un lieu de culte de l'association des témoins de Jéhovah[77].

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Médias

Les radios Rire et Chansons, Évasion FM, RFM, Triangle FM et Vibration disposent de fréquences à partir d'Étampes, ainsi que les radios du service public. Radio Plus y est installée. L'hebdomadaire Le Républicain y dispose d'un bureau, comme le journal gratuit ParuVendu. La commune est en outre dans le bassin d'émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif.

Économie

Sous-préfecture et principale ville du sud de l'Essonne, Étampes connaît la situation d'une ville de grande banlieue, à mi-chemin de Paris, Chartres et Orléans, favorisée par les réseaux de transports que représentent la route nationale 20 et la voie ferrée commune au RER C et au TER Centre. Elle est placée par l'Insee au cœur d'un bassin d'emploi de trente-trois communes et 45 705 habitants[78] totalisant en 2004 1 764 entreprises[79] et 16 267 emplois[80]. Trois zones industrielles, le Parc d'activité SudEssor, la zone de Coquerive et celle du Bois Bourdon occupent cent trente hectares sur le territoire communal[81] et accueillent la majeure partie des huit cent quarante-neuf entreprises[82].

En 1999, 9 197 étampois exerçaient une activité rémunérée, dont 44,5 % sur la commune[83], principalement des employés et ouvriers (35,3 et 29,3 %). La principale industrie locale est la construction mécanique. L'équipementier Faurecia est présent. Les centres commerciaux Carrefour et Champion sont grands pourvoyeurs d'emplois tertiaires, de même que les hôpitaux.

Le chômage atteignait en 1999 13,8 % de la population active, chiffre ramené à 7,6 % en 2005 en partie grâce aux quatre-vingt-quatorze entreprises créées en 2004. Et les inégalités sont importantes entre les habitants de la commune, où en 1999 le revenu moyen s'élevait à 13 933 euros par an alors que quatre-vingt-dix foyers fiscaux étaient redevables de l'ISF[84].

Un centre du réseau Frenchelon est implanté au sud de la commune en bordure de la route nationale 20[85]. Une foire est organisée le deuxième week-end de juin. Les marchés se tiennent le mardi au quartier Saint-Gilles et samedi à l'hôtel de ville. L'établissement Saria Industries Île-de-France de traitement des carcasses animales est inscrit au répertoire du registre des émissions polluantes, notamment pour ses prélèvements en eaux souterraines[86].

Répartition des emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Étampes 0,3 % 4,4 % 16,3 % 26,7 % 30,3 % 22,0 %
Zone d'emploi d'Étampes 1,8 % 6,2 % 15,1 % 24,9 % 27,2 % 24,8 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteur d'activité en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Étampes 0,9 % 12,2 % 4,7 % 13,7 % 8,6 % 5,2 %
Zone d'emploi d'Étampes 2,9 % 16,1 % 6,7 % 14,8 % 9,2 % 5,8 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[87]

Culture locale et patrimoine

Patrimoine environnemental

La Base de plein air et de loisirs d'Étampes, avec ses soixante-dix hectares d'espaces verts, est le principal poumon de la commune. S'y ajoutent la promenade des Prés, le square voisin de la Douce France, le parc de Valnay et le parc de Jeurre, situé en partie sur son territoire. En outre la ville a été récompensée par trois fleurs au Concours des villes et villages fleuris[88]. Les anciennes champignonnières d'Étampes, installées dans les carrières souterraines constituent aujourd'hui un habitat préservé pour les chauves-souris (dont le Grand Murin, le Vespertilion à oreilles échancrées et le Vespertilion de Bechstein) répertorié dans le réseau Natura 2000[89].

Le GR 655, qui reprend le tracé d'un ancien sentier de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle, passe par la commune.

Patrimoine architectural

L'ensemble de la commune est classé depuis 1932 et inscrit depuis 1977 aux monuments historiques[90]. Elle est adhérente au label Villes et pays d'art et d'histoire[91].

Architecture militaire

La Tour de Guinette vue depuis le parvis de la gare.

Son passé royal et de place forte a laissé à Étampes des traces dont la Tour de Guinette, donjon de l'ancien château royal construit par Louis VI Le Gros au XIIe siècle, emblème de la ville, classé monument historique depuis 1862[92], la Tour carrée du Petit-Saint-Mars, qui date sans doute du XIe siècle[93], les restes des anciens remparts du XIIIe et XIVe siècles, inscrits depuis 1968[94], complétés au XVIIe siècle des fortifications dites des faubourgs saint-Pierre, saint-Martin et des Portereaux, ces derniers également inscrits depuis 1968[95].

Architecture religieuse

Étampes, capitale d'un comté puis d'un duché était aussi un centre religieux important sur la Via Turonensis. Il en subsiste de nombreux édifices religieux dont la collégiale Notre-Dame-du-Fort construite aux XIIe et XIIIe siècles et classée monument historique depuis 1840[96], son cloître du XIVe siècle, son presbytère du XIXe siècle, l'église Saint-Basile des XIIe et XVe siècles, classée monument historique depuis 1862[97], la collégiale Saint-Martin, qui date des XIIe et XIIIe siècles, classée monument historique depuis 1909[98], célèbre pour sa tour penchée Renaissance, enfin l'église Saint-Gilles construite aux XIIe, XVe et XVIe siècles et classée monument historique depuis 1970[99]. S'y ajoutent aujourd'hui les chapelles Notre-Dame-de-la-Trinité à Gérofosse et Saint-Jean-Baptiste à Guinette.

Architecture civile

Son économie florissante entre Beauce et Paris et la richesse de ses notables permirent à la ville de se doter d'équipements tels que les moulins du Bourgneuf, de Chauffour, de Vaujouan et de Vauroux, d'hôtels, de palais, qui subsistent aujourd'hui et sont pour la plupart classés ou inscrits aux monuments historiques.

On y compte l'Hôtel-Dieu, créé au XVIe siècle puis régulièrement modifié jusqu'au XIXe siècle, inscrit aux monuments historiques depuis 1988[100], l'Hôtel de Ville, composé des anciennes maisons de Saint-Christophe puis de la Treille, construit entre les XVe et XVIe siècles, remanié au XIXe siècle, inscrit aux monuments historiques en 1982 et 1987[101],[102], l'hôtel dit Maison de l'Écu de Berry, du XVIe siècle, rénové aux XIXe et XXe siècles et qui accueille aujourd'hui la sous-préfecture depuis 1819[103], le Palais de Justice du XIVe siècle, dans les murs d'un ancien palais capétien inscrit aux monuments historiques en 1926[104], qui conserve une très remarquable fresque du XIVe siècle, le théâtre construit par l'architecte Gabriel Davioud en 1851-1852 grâce à une souscription publique, inscrit aux monuments historiques en 1982[105],[106] et le collège Guettard, ancien hôpital Saint-Antoine au XIIIe siècle, couvent des Barnabites au XVIIe siècle, réaménagé en collège par l'architecte Joseph Auguste Émile Vaudremer en 1885[107].

L'hôtel dit d'Anne de Pisseleu, du XVe siècle, classé monument historique depuis 1926[108], l'hôtel dit de Diane de Poitiers, du XVIe siècle, remanié au XIXe siècle, inscrit aux monuments historiques en 1926, devenu le musée d'Étampes[109], l'hôtel Saint-Yon, du XVIe siècle et remanié au XIXe siècle, inscrit aux monuments historiques en 1926[110], le château du Petit-Saint-Mars, construit au XVIIe siècle, transformé en maison de retraite, le château de Valnay, construit au XVIIIe siècle[111], devenu aujourd'hui une salle municipal et un centre associatif, et le château de Vauroux, construit en 1873, témoignent de la longue prospérité des notables de la cité.

Récemment, le grand ensemble de la Croix de Vernailles, construit en 1967 par Jean Ginsberg, et les structures de la Base régionale de loisirs sont venus perpétuer l'enrichissement architectural de la commune.

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Petit patrimoine

Un petit patrimoine nombreux et de qualité est réparti sur l'ensemble du territoire de la commune. On peut citer le menhir néolithique dit de Pierrefitte, classé monument historique depuis 1964[112], le vieux pont de Saint-Martin, des puits, lavoirs, fontaines (Cérès de marbre de Saint-Gilles[113], Cérès de fonte de Notre-Dame construite en 1893[114], Nymphe Louette de la rue Louis-Moreau), de vieilles portes de maisons, la pergola de la Douce-France réalisée en 1925 et installée en 1934[115], des sculptures d'André Deluol (La Terre, ancienne école Gaston-Ramon ; Le Corbeau et le Renard, école Jean-de-La Fontaine ; Vénus anadyomène, école de musique, autrefois square de la Libération) et le cimetière de Notre-Dame, ancien, avec de nombreuses sépultures en pierre[116],[117].

Personnalités

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Étampes :

Moyen Âge

Renaissance

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Grand Siècle

Jean-Étienne Guettard.
Étienne Geoffroy Saint-Hilaire par Ambroise Tardieu.

Siècle des Lumières

XIXe siècle

XXe siècle

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Tournages cinématographiques

Par la proximité de Paris et leurs caractères préservés, les rues et bâtiments d'Étampes ont plusieurs fois servi de décor au tournage de scènes de films, téléfilms ou séries télévisées[122].

Les décors, naturels ou remaniés, apparaissent dans :

Héraldique

Blason d'Étampes.

Les armes d'Étampes se blasonnent : De gueules à la tour crènelée d'or flanquée de deux tourelles en forme de guérite du même, la tour ouverte et ajourée de sable et chargée d'un écusson d'azur à trois fleurs de lys d'or, brisé en cœur d'un bâton péri en bande de gueules, chargé de trois lionceaux d'argent.[123]

La tour accompagnée de guérite figure la façade de l'hôtel de ville, chargé des armes de France agrémentées du bâton des armes du comté de Vendôme, Louis-Joseph de Vendôme étant le dernier duc d'Étampes.

Il apparaît sur la locomotive numéro Z5699 de la SNCF au titre du parrainage du matériel ferroviaire par les communes[124].

La commune utilise parfois un drapeau armorié[125].

Drapeau d'Étampes.

Gastronomie

Potiron rouge vif d'Étampes.

Étampes est réputée pour les variétés dites potiron rouge vif d'Étampes et mâche verte d'Étampes, ainsi que pour la friandise appelée Bûchette d'Étampes.

Mythes, légendes et anecdotes

Notes

  1. La forme Étaplois n'est qu'une erreur apparemment issue d'une confusion avec la ville d'Étaples sur la page web Habitants, reprise comme une variante sur d'autres sites.
  2. Le texte de cette charte est édité, traduit et commenté par le Corpus Étampois. Les résultats des fouilles de l'INRAP ne sont pas encore publiés.
  3. Le fait est pratiquement démontré par Bernard Gineste dans son édition de la charte de 1046.
  4. Épisode mis en lumière par Bernard Gineste dans son édition d'une notice d'Eustache de Saint-Père.
  5. Il a utilisé ses souvenirs de pensionnaire notamment dans le chapitre deuxième, Étampes, de son roman inachevé 53 jours (ISBN 2-07-038783-6), où il brosse une typologie en « sept familles » des élèves qu'accueillait le collège Geoffroy-Saint-Hilaire au milieu du siècle dernier.
  6. Sur proposition du Corpus Étampois.

Pour approfondir

Articles connexes

Liens externes

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Bibliographie

  • Léon Guibourge, Étampes ville royale, La Tour Gile, 1957 (ISBN 28780231710) 
  • Victor Malte-Brun et Dufai, Étampes et son histoire, Bastion, 1988.
    Réédition
     
  • Liliana Klein, Étampes d'hier et d'aujourd'hui, Soleil natal, 1988 (ISBN 9782905270009) 
  • Collectif d'auteurs, Étampes en Révolution : 1789, 1799, Amatteis, 1989 
  • Maxime Legrand, Histoire d'Étampes, Lorisse, 1992 
  • Claudine Billot, Monique Chatenet et Julia Fritsch, Étampes, Canton entre Beauce et Hurepoix, Édition du Patrimoine, 1999 
  • P. Bonnet et B. Duclos, Étampes, Chroniques d'un siècle, Alan Sutton, 2001 
  • M. de Saint-Périer, Étampes, la grande histoire d'une petite ville, Lorisse, 2004 (ISBN 2843735408) 
  • François Cavaignac, La culture théâtrale à Étampes au XIXe siècle, L'Harmattan, 2007 (ISBN 9782296023147) 
  • Léon Marquis, Les rues d'Étampes et ses monuments, La Tour Gile 

Sources

  1. Présentation d'Étampes sur le site de la mairie. Consulté le 28/02/2008.
  2. Cité par Frédéric Gatineau dans Étampes en lieux et places, Association À Travers Champs, 2003, texte mis en ligne sur le site du Corpus Étampois. Consulté le 28/02/2008.
  3. Gentilé sur le site habitants.fr. Consulté le 21/07/2008.
  4. Mode d'occupation du sol en 2003, Iaurif. Consulté le 09/07/2008.
  5. La notion de stratotype sur le site officiel du Muséum national d'Histoire naturelle. Consulté le 18/02/2008.
  6. Fiche d'Étampes sur le site de l'IGN. Consulté le 06/09/2008.
  7. Les rivières d'Étampes sur le site de la commune de Bouray-sur-Juine. Consulté le 05/02/2008.
  8. (fr) Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge sur le site de lameteo.org. Consulté le 9 août 2009.
  9. (fr) Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge sur infoclimat.fr. Consulté le 18 août 2009
  10. Fiche de la ZUS Le Plateau de Guinette sur le site de la mission interministérielle à la Ville.
  11. Fiche du QPV Croix de Vernailles sur le site de la mission interministérielle à la Ville.
  12. Fiche du QPV Saint-Michel sur le site de la mission interministérielle à la Ville.
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  14. Dom Basile Fleureau, Du Hameau, & de la Chapelle du petit saint Mard (1668), réédition numérique par le Corpus Étampois.
  15. Bernard Gineste in Cahier d’Étampes-Histoire n°6 (2004) pp. 72-75 et en résumé in Corpus Étampois.
  16. Présentation du livre d'heures du Duc de Berry sur le site christusrex.org.
  17. Une édition illustrée de la Vie de Robert par Helgaud de Fleury, traduite du latin par François Guizot, est en ligne sur le Corpus Étampois.
  18. Dom Basile Fleureau, De la Franchise du Marché de Saint Gilles d’Estampes (vers 1668), réédition numérique par le Corpus Étampois.
  19. René de Saint-Périer, La grande histoire d’une petite ville, 1938, p. 40. Mis en ligne par le Corpus Étampois, consulté le 26 février 2007.
  20. René de Saint-Périer, op. cit. p. 41.
  21. René de Saint-Périer, op. cit. p. 41.
  22. Stampae. Les guerres de religion. En ligne, consulté le 26 février.
  23. René de Saint-Périer, op. cit. p. 41.
  24. Stampae. Les guerres de religion. En ligne, consulté le 26 février.
  25. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ) p. 272.
  26. René de Saint-Périer, op. cit. p. 43-45.
  27. René de Saint-Périer, op. cit. p. 46.
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  30. L’Illustration du 28 mars 1846, pp. 54-55. Article mis en ligne par le Corpus Étampois.
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  111. Fiche du château de Valnay sur le site topic-topos.com Consulté le 26/08/2008.
  112. Fiche du menhir de Pierrefitte sur le site du patrimoine de France. Consulté le 13/02/2008.
  113. Fiche de la fontaine Véret ou Cérès de marbre sur le site topic-topos.com Consulté le 26/08/2008.
  114. Fiche de la fontaine Hugo ou Cérès sur le site topic-topos.com Consulté le 26/08/2008.
  115. La pergola de la Douce France sur le site topic-topos.com Consulté le 26/08/2008.
  116. Liste des sépultures sculptées sur le site du patrimoine de France. Consulté le 13/02/2008.
  117. Jacques Gélis, Patrimoine au coeur. Le Pays d'Étampes, Étampes, Étampes-Histoire, 1999.
  118. Bernard Gineste, Nathan ben Meschullam et les rabbins étampois du XIIe siècle, in Cahiers d'Étampes-Histoire 5 (2003), pp. 14-24.
  119. Lettre de Louis XIV éditée avec un récit des événements par le Corpus Étampois.
  120. Reproduction du jeton émis dans l'émigration pour célébrer sa mort in Corpus Étampois.
  121. Les publications d'Étampes-Histoire sont toutes référencées par le Corpus Étampois.
  122. Étampes-Info n° 760, 27 juin 2008, p. 3.
  123. Gaso, la banque du blason.
  124. Liste des blasons de communes présents sur le matériel SNCF.
  125. Drapeau d'Étampes sur le site emblemes.fr Consulté le 27/07/2008.
  126. Source: Basile Fleureau, Du nom d'Estampes, in Corpus Étampois.
  127. Site officiel de la paroisse Saint-Michel d'Étampes. Consulté le 25/08/2008.
  128. Jacky Gélis, Cahiers d'Étampes-Histoire n°5 (2003)
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