Saint-Gilles (Gard)
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43° 40′ 43″ N 4° 25′ 54″ E / 43.6786111111, 4.43166666667

Saint-Gilles
Administration
Pays France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Saint-Gilles (chef-lieu)
Code commune 30258
Code postal 30800
Maire
Mandat en cours
Alain Gaido
2010-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Site web http://www.saint-gilles.fr/
Démographie
Population 13 507 hab. (2008)
Densité 88 hab./km²
Gentilé Saint-Gillois, Saint-Gilloise
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 43″ Nord
       4° 25′ 54″ Est
/ 43.6786111111, 4.43166666667
Altitudes mini. 0 m — maxi. 116 m
Superficie 153,73 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Saint-Gilles, aussi appelée officieusement Saint-Gilles-du-Gard (en occitan Sant Gèli) est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.

Saint-Gilles, qui doit son nom au célèbre abbé Gilles l'Ermite dont elle garde le tombeau, fut un des plus importants lieux de pèlerinage de la chrétienté au XIIe siècle. Ses habitants sont appelés les Saint-Gillois.

Sommaire

Géographie

Traversée par le canal du Rhône à Sète et le canal du Bas-Rhône-Languedoc, la commune, de très grande superficie (15 373 hectares dont 1 344 de vignes et 532 de bois), se divise en deux parties distinctes :

  • au nord, les collines des Costières qui portent vignes et garrigues.
  • au sud, les rives du Petit-Rhône qui s'étendent entre les marais et les étangs de Petite Camargue. En bordure du fleuve sont quelques mas et l'écluse moderne de Saint-Gilles, qui met en communication le canal et le Petit-Rhône.

Saint-Gilles fut une ville d'immigration tout au long du XXe siècle. Le besoin en main-d'œuvre de l'agriculture a attiré de nombreuses populations. De nombreux Saint-Gillois ont leurs origines dans le Massif central (notamment au Puy-en-Velay et en Lozère) ainsi qu'en Italie (notamment au Piémont), en Espagne ou au Maroc (notamment au Rif).

Saint-Gilles est la 5e ville du département du Gard en termes de population. Les communes de Nîmes, Caissargues, Garons, Bellegarde, Vauvert, Beauvoisin et Générac sont limitrophes à la commune de Saint-Gilles.

La ville est l'une des 75 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du sud du Gard (voir lien) et fait également partie des 41 communes du pays Garrigues Costières. Enfin, la ville est membre du Syndicat mixte pour la protection et la gestion de la Camargue gardoise, avec 7 autres communes du sud du département.

Histoire

Saint-Gilles est sans doute le Ponte Aerarium de l'Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem (333 de notre ère), à 12 milles de Nîmes et 8 milles d'Arles. C'est l'aboutissement de la Voie Régordane, route descendant du Massif Central et des Cévennes. Aujourd'hui à la lisière de la Camargue, Saint-Gilles était autrefois un port utilisé par les marchands, les pèlerins et les croisés.

Saint-Gilles a été le siège du grand prieuré de la langue de Provence de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, jusqu'en 1615, date de son transfert à Arles [1].

Le comté de Saint-Gilles a été une possession des comtes de Toulouse. La ville fut prise par le gouverneur du Languedoc, Damville, alors en délicatesse avec le roi, en janvier 1575[2]. Elle est rapidement reprise par le baron d’Acier[3].

Saint-Gilles s'est nommée Saint-Gilles-les-Boucheries jusqu'en 1837.

Saint-Gilles a eu quelque temps une municipalité d'extrême-droite, une première en France, (Charles de Chambrun, Front national, élu en 1989), finalement remplacée en 1992 par une coalition de droite et de gauche menée par un maire sans étiquette, Roland Gronchi, lors d'une élection partielle.

En 2010, suite à une autre élection partielle due à la démission du conseil municipal, la mairie revient, pour la première fois depuis 50 ans, à la gauche. C'est Alain Gaido (PS) qui reconquiert le fauteuil de maire, opposé à une droite divisée en trois listes.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 juin 1989 Louis Girard RPR Conseiller général
mars 1989 juin 1992 Charles de Chambrun FN Ancien ministre

Ancien maire de Montrodat

Député de Lozère (groupe UNR) de 1962 à 1966, de 1967 à 1968, de 1968 à 1973, puis du Gard (groupe FN-RN) de 1986 à 1988

Conseiller régional et vice-président du conseil régional de Languedoc-Roussillon de 1992 à 1998

juin 1992 mars 2008 Roland Gronchi UDF puis UMP puis NC  
mars 2008 2010 Olivier Lapierre UMP Conseiller général, Vice-président de Nîmes Métropole
octobre 2010 2014 Alain Gaido DVG  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
(Source : Ehess[4] et INSEE[5])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 000 5 047 5 212 5 600 5 561 5 797 5 635 5 832 5 985
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 132 6 365 6 804 6 211 6 302 5 268 5 503 5 947 6 110
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 381 6 300 6 258 5 924 5 613 5 833 5 325 5 335 5 789
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008  
6 721 8 742 8 679 9 887 11 304 11 626 13 234 13 507[6]  

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Lieux et monuments

Façade de l'abbatiale
La Maison Romane (XIIe siècle et XIIIe siècle
  • Abbatiale du XIIe siècle classée sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco au titre d'étape sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. Au sein des ruines de l'ancien chœur, à l'extérieur de l'église actuelle, un escalier en colimaçon a donné son nom à ce type d'ouvrage : c'est la Vis de Saint Gilles et son exceptionnelle voute hélicoïdale. L’ancienne abbaye conserve également une partie de ses bâtiments claustraux : l'ancien cellier, dit salle de Saint-Gilles ainsi qu'une partie des vestiges subsistants du cloître (inscription MH 28 décembre 1984). Subsistent également la remarquable façade orientale dans sa partie basse flanquée de ses trois portes monumentales, ainsi que l'église basse, abritant le tombeau de saint Gilles. L'église haute actuelle fut reconstruite aux XVIIe et XVIIIe siècles, après les ravages des guerres de religion. Ses dimensions furent largement réduites par rapport au plan original du XIIe siècle.
Article détaillé : Abbaye de Saint-Gilles.
  • Musée de la Maison romane.
  • Saint-Gilles possède de charmantes ruelles anciennes, ainsi que certaines bâtisses des plus intéressantes pour les amoureux des vieilles pierres :
  1. Maison du XIIe siècle, pierre sculptée sur le mur à l’angle des deux façades (inscription MH 28 octobre 1963), adresse : 5 rue Lamartine, place de la Liberté lieu-dit « la ville ». Propriété privée.
  2. Maison du XIIIe siècle, motif d'angle figurant une cariatide à l'angle de la maison (inscription MH 6 décembre 1949), À voir : statue, adresse : place de la Liberté, propriété privée.
  3. Maison des XIIe et XIVe siècles, façade (inscription MH 17 décembre 1936), adresse 31, rue de l’hôtel de ville, propriété privée.
  4. Maison, statue de Saint-Gilles et sa niche à l'angle de la maison (inscription MH 6 décembre 1949), adresse : Rue de l’Hôtel de ville), propriété privée.
  5. Maison en pierre sculptée qui se trouve sur la façade (inscription MH 20 janvier 1964), adresse : 5, place Ernest Blanc, propriété privée.
  6. Maison des XIIe et XIVe siècles, façade sur rue et toiture correspondante (inscription MH 28 octobre 1963), adresse : 4, rue Baudin, propriété privée.
  7. Mas de Liviers, ferme du XVIIe siècle, façade avec son inscription de marbre et armoiries de F. de Liviers (inscription MH 7 octobre 1935), propriété privée.
  8. Chapelle Sainte-Colombe XIIe siècle (inscription 6 décembre 1949), propriété privée.
  • Le temple protestant, seconde moitié du XIXe siècle, de style "néo-gothique".
  • L'hôtel de ville, fin XIXe siècle, surplombant la ville et la plaine de Camargue.
  • Les halles, fin XIXe siècle, au sud de l'ancienne abbatiale, caractéristiques de l'architecture dite "Baltard".
  • Pont de Saint-Gilles sur le Petit-Rhône, construction en "bow-string", 1999.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes

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