Generac (Gard)

Générac (Gard)

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Générac
Carte de localisation de Générac
Pays France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Arrondissement de Nîmes
Canton Canton de Saint-Gilles
Code Insee 30128
Code postal 30510
Maire
Mandat en cours
Frédéric Touzellier
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Latitude
Longitude
43° 43′ 45″ Nord
       4° 20′ 58″ Est
/ 43.7291666667, 4.34944444444
Altitude 29 m (mini) – 144 m (maxi)
Superficie 24,26 km²
Population sans
doubles comptes
3 629 hab.
(2006)
Densité hab./km²

Générac, Generiacum (cartulaire de Psalmody) 821, est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.

Etymologie : du nom d'homme latin Generius et suffixe -anum.

Sommaire

Géographie

La commune de Générac se situe à 14 kilomètres au sud de Nîmes, à mi-chemin entre Nîmes, Vauvert et Saint-Gilles. En plein cœur de la région viticole des Costières et aux portes de la Camargue, la tradition de la "bouvine" y est ainsi profondément ancrée.

Les communes de Nîmes, Beauvoisin, Saint-Gilles et Aubord sont limitrophes à la commune de Générac ; ses habitants sont les Généracois et Généracoises et ils sont surnommés "Li racanels" parce qu'ils étaient considérés comme des râleurs! dans le langage des sobriquets collectifs[1].

Générac est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard (voir lien) et fait également partie des 41 communes du Pays Garrigues Costières.

Histoire

Les origines

Le site historique le plus ancien se situe au lieu-dit Puech-Cocon. Ce plateau des Costières, formé d’alluvions, réunit toutes les conditions pour que la vie se développe et que se crée le futur Générac :

  • des terres argileuses permettant leur travail, l'argile étant la matière première d'une industrie florissante au cours des siècles à venir.
  • abondance de bois permettant le chauffage et les constructions.
  • proximité de la Via Domitia et de la ville de Nîmes, qui, combinées, favorisent les échanges commerciaux.

En 400, Générac est un petit hameau de cabanes en torchis. Le village s’appelait Généracium.

Histoire du château, histoire du village

Le château de Générac ne ressemble à aucun autre château construit au Moyen Âge. Situé entre le port de Saint-Gilles et Nîmes, il servait alors de poste d’observation comme de péage. Il n’avait sans doute pas une grande importance militaire, mais son emplacement permettait une surveillance sur les voies reliant ces deux villes puis vers Aigues-Mortes. Si, malgré leur âge, ses trois tours sont toujours solides, il ne fait nullement penser à une forteresse guerrière. Ni murailles, ni donjon, ni créneaux visibles. Il se compose : - de deux tours rondes d’une douzaine de mètres de hauteur et de neuf mètres de diamètre qui s’appuient sur un bâtiment long de 32 m disposé dans le sens Sud-Nord. - Côté Ouest et contre ce bâtiment, est plaquée une tour de forme pentagonale. Elle renferme un escalier à vis de pierre le long duquel on découvre des têtes ailées de trois des quatre évangélistes. Ses fenêtres sont encadrées par des colonnes de pierre taillées et sculptées. Ces embellissements ont été réalisés à l’époque de la renaissance.

On estime que la construction du château a débuté vers 1050 pour s’achever vers 1100. Les divers travaux : fortifications, agrandissements des ouvertures, fenêtres à meneaux, s’achèveront en 1545 comme l’indique une pierre gravée en haut de la tour Sud. L’aile Ouest du château vient en appui sur le bâtiment central. Elle s’élève brusque-ment à son extrémité, un peu comme une tour. Une salle, en rez-de-chaussée, qui servait autrefois de temple, abrite le musée de la tonnellerie depuis 1995.

Le château au Moyen Âge

Au milieu du IXème siècle débute le règne des comtes de Toulouse. Le comté, très vaste, englobe la ville et les terres de Saint-Gilles. Le château est construit à l’époque où Raymond VI de Toulouse, né en 1042, domine le Languedoc. Ce comte portera d’ailleurs le surnom de « Saint-Gilles ». Le fief de Générac est attribué à l’un de ses vassaux. Plus tard, le nom de Bertrand Aton (famille des seigneurs dont une rue de Nîmes porte le nom) sera lié à l’histoire de notre château. En effet, en 1121, Ermessinde, fille de Raymond IV de Toulouse, obtient le fief de Générac en dot lors de son mariage avec Rastaing de Pasquières (Vauvert). Le château et ses terres resteront dans le domaine des comtes de Toulouse jusqu’en 1213. A la fin du XIIème siècle, toute la région est marquée par l’histoire des Cathares dont Raymond VI prend la défense. Avec ses alliés, il affronte les troupes de Simon de Montfort lors de la « croisade des Albigeois. » Vaincu à la bataille de Muret, en 1213, Raymond VI se réfugie en Angleterre. Les croisés de Simon de Montfort se partagent ses terres. En 1216, Raymond VII, fils du comte en exil, né à Beaucaire, rentre d’Angleterre. Il reprend la lutte avec l’aide des rois de Castille, de Navarre et d’Aragon, mais le manque d’organisation des troupes conduit à de nouvelles défaites. C’est la régente de France, Blanche de Castille, mère du futur roi Louis IX, qui obtient la victoire finale. Par le traité de Meaux, en 1229, Raymond VII se soumet et perd toutes ses possessions. C’est la fin du Languedoc comme état indépendant. Le château entre dans le domaine royal, en 1248 il est occupé par des Templiers. Pour préparer sa première croisade, par laquelle il voulait libérer Jérusalem des « Mahométans », Louis IX, plus connut sous le nom de saint Louis, obtint leur aide sous forme d’argent et de bateaux de guerre. C’est en reconnaissance pour cette aide que le château leur fut attribué. En 1285, le petit-fils de Saint-Louis, Philippe IV le Bel, devient roi de France. Très autoritaire, il ne peut accepter le partage du pouvoir. Irrité par la fortune et la puissance des Templiers, il va s’employer à détruire leur ordre. Il y est aidé par le peu scrupuleux Guillaume de Nogaret. Celui-ci, né en 1260, près de Toulouse, d’une famille cathare, devient professeur de droit en 1287. Il s’installe à Marsillargues en 1291. En 1294 il est juge à Beaucaire, conseiller du roi en 1295. Son souverain le charge de partir en Italie pour arrêter le pape Boniface VIII, dont il ne peut supporter l’autorité sur l’église de France. Mais, au moment de son arrestation, le pape âgé de 86 ans meurt. Guillaume retourne en France et le roi le couvre de récompenses. Il le fait seigneur de Marsillargues, Calvisson, Vergèze et de la Vaunage. La seigneurie de Générac passe de même sous son contrôle, il y exerce la justice. C’est alors que le roi et son conseiller s’acharnent contre les Templiers. Guillaume les fait accuser injustement de sorcellerie et autres fautes graves. Les chefs de Templiers sont arrêtés en 1307, puis jugés et condamnés à mourir sur le bûcher. Dès cette date, le château de Générac devient propriété de Guillaume de Nogaret qui le fait, dit-on, restaurer et fortifier. A sa mort, en 1314, l’édifice passe à l’abbaye de Franquevaux. Pendant les deux siècles qui suivent, nous ne savons pas grand choses de son histoire.

Le village, le château et la Réforme

C’est au milieu de XVIe siècle que de nouveaux évènements importants se produisent. En 1548, le château est propriété du prieur de Saint-Gilles, puis plus tard celle du grand prieur.

1548 ; nous voici plongés à l’époque où la France prend connaissance des discours de Calvin et de l’Allemand Martin Luther. L’Allemagne, depuis bientôt trente ans, accepte les idées du moine Luther et pratique une nouvelle religion : la religion protestante. Très rapidement de nombreux français, qui reprochent aux prêtres leur mauvaise conduite et les « indulgences » c’est à dire les pardons payants accordés aux riches par le pape, suivent l’exemple des allemands. C’est l’époque de la réforme. La France se divise en deux camps ; les huguenots (protestants) et les papistes (catholiques) qui ne vont pas tarder à s’affronter cruellement. Le roi Henri II, qui règne de 1547 à 1559, cherche à faire échouer le protestantisme par la force. Il n’y parvient pas. Michel de l’Hospital ministre de la régente, Catherine de Médicis, tente de réconcilier les deux camps chrétiens. Mais en 1562, le Duc de Guise, chef des catholiques fait massacrer, à Vassy en Champagne, des protestants réunis pour chanter des cantiques. Ce massacre conduit à la guerre civile ; huguenots et papistes s’entretuent, la France se couvre de ruines. Dans notre région, les protestants sont particulièrement pourchassés. Malgré toutes les persécutions, le protestantisme se répand dans tout le Gard ; à Uzès, Aigues-Mortes, Anduze… A Saint-Jean du Gard, toute la population se convertit. A cette époque, Générac devient en majorité calviniste. L’église comme le presbytère sont entièrement démolis. Les réformés gardent le cimetière, ils en interdisent l’accès aux autres croyants, les empêchent de pratiquer librement leur religion. Sur les ruines de l’église ils établissent leur temple. Pendant 30 ans (jusqu’en 1596) aucun prêtre n’exercera à Générac. La paix revient enfin quand Henri IV, qui vient de se convertir au catholicisme, signe l’édit de Nantes en 1598. Mais en 1610, il est assassiné. Les seigneurs protestants armés s’opposent au nouveau roi, Louis XIII et à son ministre Richelieu. En Languedoc, le Duc de Rohan organise des expéditions contre les papistes. En 1628, il charge un de ses soldats, le capitaine Huguet, de s’installer à Générac. La troupe occupe le château. C’est de cette époque que date l’aile Ouest, construite pour loger les militaires. La paix d’Alais (Alès), signée à Lédignan en 1629, ramène à nouveau le calme. La garnison du capitaine Huguet quitte le village. Les protestants perdent leurs droits de conserver des places fortes, beaucoup de leurs châteaux sont détruits. En 1648, le parlement de Toulouse rendait aux généracois l’emplacement de leur ancienne église pour être reconstruite. Les délégués se rendant sur les lieux ne trouvèrent aucune trace de l’édifice. Les fondations elles-mêmes avaient disparu, l’espace était occupé par un champ de blé. Les travaux de l’église ne commencèrent que le 9 mai 1687 pour se terminer un an plus tard. C’est Jean Popo, architecte du roi qui en réalisa le plan et ordonna que les fenêtres soient vitrées et grillagées.

Générac au temps de la révocation de l’édit de Nantes

Dans ce passage il ne sera pas question du château, dont nous ignorons l’histoire de cette époque. Il s’agit d’enrichir l’étude de la précédente période par le récit des évènements qui se produisirent à la fin du XVIIème siècle et au début du XVIIIème. En 1661, le roi Louis XIV n’acceptant pas qu’il existe deux religions en France (un seul roi, une seule foi), s’en prend aux calvinistes avec violence. Des interdictions de plus en plus nombreuses leur sont adressées. Au début, elles ne sont pas respectées, ce que fait remarquer l’évêque de Nîmes en visite à Générac. En 1685, Louis XIV prononce la révocation de l’édit de Nantes. Désormais la religion protestante est interdite. Les pasteurs et leurs fidèles sont pourchassés. Ceux qui n’acceptent pas d’abjurer sont cruellement punis. Les femmes sont emprisonnées ; on les enferme à Aigues-Mortes dans la tour de Constance ; certaines ne seront pas épargnées et mourront au supplice. Pour échapper à leur malheur les protestants fuient à l’étranger. La Suisse, l’Allemagne, la Hollande, l’Angleterre les accueillent, mais les plus nombreux, restés sur place, n’ont le choix qu’entre les pires souffrances et le renoncement à leur religion ; ils abjurent en masse. Le 29 mai 1677 Générac comptait 300 réformés et 200 catholiques. En 1694 on dénombrait 450 « communiants » dans la paroisse. Cependant des protestants refusent d’abjurer. Ils préfèrent mourir en restant fidèles à leur choix. Ils vont écouter les pasteurs dans les bois, les endroits cachés, ce sont les assemblées « du désert ». Lorsque Louis XIV apprend qu’une partie de ses sujets résiste toujours, il va la frapper encore plus durement. Les pasteurs sont impitoyablement pourchassés, les troupes du roi épient les rassemblements, ceux qu’on y capture sont atrocement punis. Alors éclate une révolte qui va durer 2 ans. C’est la guerre des « camisards ». Poussés à bout, les rebelles s’en prennent à ceux qui les dénoncent. Ils incendient des églises, des villages, ils se vengent sur la population. L’église de Générac s’effondre dans les flammes en 1703. Dans notre village, les camisards s’emparent de 2 habitants catholiques ; au premier ils scient le cou ! Le second, nommé « Tempier », avoue sa religion. Il meurt roué de coups. Pendant deux ans, les bandes de rebelles mettent en échec les troupes commandées par les meilleurs généraux. Louis XIV ordonne alors le « brûlement » des Cévennes. Dans le Nord du département, des dizaines de villages soupçonnés d’avoir aidé les révoltés, sont incendiés. L’un des deux grands chefs Camisards, Pierre Laporte, est tué. Le second, Jean Cavalier, se rend. Commencée en 1702, la guerre prend fin. Les misères des protestants ne s’arrêtent pas là ! C’est une lettre de cachet de Louis XIV qui envoyait en 1745 Marie Chassefière, de notre village, mère de 3 enfants, en prison. Elle y restera 23 ans, de 1745 à 1768. Il faudra attendre la Révolution pour que chaque citoyen français ait la liberté de pensée et de culte. Vers 1860, la population de Générac voisine de 2200 habitants se partageait également entre catholiques et protestants. Il y a environ 40 ans, pour une population de 1700 h, Générac comptait environ 800 catholiques et 300 protestants . En 1992, avec 3000 h, on recensait 1700 catholiques pour 150 familles protestantes.

Le château, de la Révolution à nos jours

1788 : dans un an les Parisiens prendront la Bastille. Ce sera le premier acte de la Révolution. Jusqu’à cette date, le château aura appartenu au grand Prieur de Saint-Gilles. Cette année là il sera attribué en fermage à un nommé Jacques Archinard. Dès 1791, le bâtiment est ses terres déclarées « bien nationaux » est partagé en de nombreux lots vendus à des agriculteurs de la commune ou la région. A partir de cette époque, le château fut occupé par plusieurs familles puis par leurs descendants. Actuellement, il est propriété de la commune.

L’évolution de la vente du vin depuis 1873

  • En 1873, la commune comptait 3 marchands de vin qui achetaient le cru dans les propriétés, le rentraient en foudres (énormes tonneaux d’une capacité de 5 à 30m3) puis le vendaient directement aux consommateurs : des particuliers, des cafés, des débits de vin… Les transports étaient effectués par des charrettes.
  • De 1900 à 1914, la vente du vin s’est développée grâce aux expéditions ferro-viaires. S’il existait encore les « barricailleurs » qui expédiaient le vin par fûts, il commençait à y avoir des commissionnaires, c’est à dire ceux qui achetaient le vin pour le compte de marchands d’autres régions, et qui l’expédiaient par demi-muids (220 à 600l).
  • De 1920 à 1939, s’est développée la vente en gros.
  • Entre 1930 et 1939, on commença à se servir de citernes pour aller chercher le vin à la propriété et même pour livrer certains clients.

Le travail des courtiers

Le courtier allait chez le viticulteur pour goûter son vin. S’il lui avait plu, il en ramenait un échantillon au marchand. Celui-ci dégustait à son tour et faisait une offre. Si le propriétaire était d’accord, le marchand versait une somme au moment de l’achat, le reste à la livraison.

La cave coopérative

Le 21 avril 1927, 56 viticulteurs généracois décident la création d’une cave coopérative. Ils se regroupent pour acheter des machines en commun, produire ensemble leur vin; ils veulent ainsi améliorer la qualité du produit et le vendre plus facilement.

Depuis 1927, la capacité des cuves a augmenté régulièrement :
1928 7 000 hl
1936 27 340 hl
1949 39 170 hl
1951 71 030 hl
1966 185 600 hl
1991 235 000 hl

Cependant, actuellement seul 1/3 est utilisé soit 62 000 hl.

Production en hl de 1928 à 2006 :

  • 1928 : 7000
  • 1944 : 31000
  • 1950 : 53000
  • 1956 : 72000
  • 1962 : 126000
  • 1968 : 110000
  • 1974 : 165000
  • 1980 : 210000
  • 1986 : 142000
  • 1989 : 74000
  • 1991 : 75000
  • 2006 : 62000

En observant ces chiffres, nous constatons une croissance importante jusqu’en 1980, suivie d’une chute spectaculaire jusqu’en 1989. Par les accords de Dublin, les pays membres de la communauté européenne veulent stopper la surproduction de vin de consommation courante, en faisant distiller une partie du produit. Les producteurs du Languedoc-Roussillon ont opté pour un arrachage massif de la vigne, plutôt que de faire distiller le vin excédentaire. A Générac, des producteurs se sont convertis à la polyculture et ont entrepris de re-planter leurs vignes avec des cépages améliorateurs. Ils produisent depuis 1986 un vin d’appellation d’origine contrôlée (en 2006, 30 000 hl d’AOC « Costières de Nîmes » sur une production de 62000 hl.)

Les magasins agricoles

Depuis le début du XXème siècle, Générac a connu 4 magasins agricoles. Il existe aujourd’hui une coopérative de vente de produits agricoles, route de Nîmes, contre la voie ferrée. Les années 50 furent florissantes ; on faisait alors de grandes provisions d’engrais chimiques.

Les tuileries

Au cours des derniers siècles, plusieurs tuileries furent construites dans notre commune. Le plus vieux document le relatant est un arrêté municipal de 1791.

Jusque dans les premières années du XXième siècle, les ouvriers formaient les briques à la main. La mouleuse, achetée par M. Capezza, permit de faire passer la production dans la proportion de 100 à 5000 briques par jour. Incapables de faire face à cette concur-rence, petit à petit les entreprises durent fermer. M. Capezza acheta la tuilerie à côté de la sienne, puis il souhaita construire une tuilerie moderne, en accord avec M. Delon, un autre patron du village. Le bâtiment fini (construit à l'emplacement de l'actuelle "cité J. Boujassy") avait 3 étages, la cheminée s’élevait à 45m. La tuilerie était dotée de 24 fours qui fonctionnaient en alternance. Elle fut démolie en 1969, alors qu’elle ne produisait déjà plus depuis des années.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 1995 mars 2001 Alain Meiffre Divers droite
mars 2001 mars 2008 Jean-Claude Demunck Divers droite
mars 2008 Frédéric Touzellier Divers gauche
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[2])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
1650 1682 1764 2113 2925 3223 3629
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Depuis 1780, la population est fluctuante. Ce n’est qu’à partir de 1980 qu’elle explose et passe des 1700 aux 3700 habitants d’aujourd’hui.

  • De la révolution jusqu’à 1866, la population augmente car le vignoble qui se déve-loppe réclame une main d’œuvre toujours plus abondante.
  • De 1881 à 1906, soutenue par la reconstitution du vignoble, la croissance continue.
  • De 1906 à 1926, la crise viticole entraîne une nouvelle chute accentuée par la 1ère guerre mondiale.
  • De 1926 à 1931, la croissance reprend, en particulier grâce à la demande de main d’œuvre de la tuilerie.
  • De 1931 à 1946, la fermeture de la tuilerie, puis le départ de certains villageois vers la ville et la guerre, entraînent un dépeuplement marqué.
  • De 1946 à 1968, la population se stabilise avec la mécanisation de l’agriculture qui diminue le besoin de main d’œuvre.
  • Depuis 1968, la demande d’habitat individuel a incité les propriétaires à vendre leurs terrains pour construire des maisons dont les habitants travaillent généralement en dehors du village.

Une statistique établie en 1991, indique que :

  • Pour les hommes ;

16% travaillent à Générac, 41% à Nîmes, 31% dans une commune proche, 12% dans les communes plus éloignées.

  • Pour les femmes ;

14% travaillent à Générac, 31% à Nîmes, 6% dans une commune proche, 1% dans une commune plus éloignée. 48% n’exercent aucune activité salariée.

Les métiers pratiqués au début du siècle dernier ont quant à eux disparu.

Il s’agit : des femmes accoucheuses, du meunier (une des sept collines de Générac porte le nom de Puech du moulin à vent), du berger (pendant longtemps on a élevé le mouton dans notre région). Il y avait aussi des bergeries dans le village. Autour de Générac, beaucoup de mas avaient leur troupeau. le bourrelier-sellier, qui fabriquait les colliers, les selles, les harnais des chevaux, le maréchal ferrant, qui ferrait les chevaux, le tonnelier...

Lieux et monuments

  • Le château. Pour rappel, sa construction débuta au XIe siècle. Rappellons également qu'il appartint aux comtes de Toulouse jusqu’en 1212. En 1248 il passe aux mains des Templiers, comme celui de Beauvoisin, avec la bénédiction de Saint Louis pour services rendus. Il fut offert à Guillaume de Nogaret par Philippe IV le Bel. A la mort de Nogaret en 1313 le château revint à l’abbaye de Franquevaux. L’on peut y découvrir un escalier à vis et une façade "Renaissance". À l’heure actuelle, le château est en rénovation et c’est la commune qui en est propriétaire. Il abrite le musée de la Tonnellerie.
  • L'église. Vers l’an 1000, des moines de l’abbaye de Saint-Gilles érigent un petit prieuré qui deviendra, deux siècles plus tard, l’église de Saint-André. Elle fut détruite lors de la Réforme puis reconstruite au XIXe siècle dans un style romano-byzantin.
  • Le temple. Il fut construit a partir de 1863. Consacré en 1872, il abrite, depuis, l’église réformée de Générac.
  • L'hotel de ville et son beffroi.
  • Les lavoirs, dont les premières traces datent de 1255. On parle alors de « Fontaine aux Allemands ». Le premier aménagement a été réalisé en 1810. Les lavoirs furent fermés au cours des années 80 pour des raisons d’hygiène et de sécurité.
  • La gare. Construite en 1873, elle a connu un important trafic durant des années. Le train faisait (et fait toujours) le va et vient entre Nîmes et le Grau du Roi. Une voie était déviée depuis la gare pour livrer le charbon à la tuilerie des costières. Jusque dans les années 60, la sylvinite (potasse) arrivait en vrac par wagons à la gare. Les agriculteurs allaient la chercher avec un tombereau pour la mélanger avec l’engrais naturel. On chargeait les fûts de vin dans les wagons. Depuis 1981, il n’y a plus de chef de gare, néanmoins l’autorail s’arrête toujours pour conduire et ramener les voyageurs vers Nîmes ou le Grau du Roi. Des trains de marchandises transportent le sel d’Aigues-Mortes (Salins du Midi), et vers Vauvert, des rouleaux de fer à béton pour l’usine de fabrication d’armatures.

Personnalités liées à la commune

  • Guillaume de Nogaret, juriste et conseiller du roi Philippe IV le Bel, propriétaire du château de 1307 à sa mort en 1313.
  • Elie Peyron, homme politique nîmois, avocat à la cour d'appel, membre de l'Académie de Nîmes, propriétaire important sur les communes de Générac et de Bernis.

Voir aussi

Liens externes

Notes

  1. Les sobriquets collectifs d'André Bernardy ; édition: les ateliers Henri Pelatan en 1962 à Uzès
  2. Générac sur le site de l'Insee


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