Allemagne
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Bundesrepublik Deutschland (de)
République fédérale d’Allemagne (fr)
Drapeau de l'Allemagne Armoiries de l'Allemagne
(Drapeau de l'Allemagne) (Armoiries de l'Allemagne)
Devise nationale : (de) Einigkeit und Recht und Freiheit
(fr) « Unité, droit et liberté »
carte
Langue officielle Allemand
Capitale Berlin
52°31′N 13°25′E / 52.517, 13.417
Plus grande ville Berlin, Hambourg, Munich, Cologne, Francfort, Stuttgart, Düsseldorf, Dortmund, Essen
Forme de l’État République fédérale
 - Président fédéral
 - Chancelière fédérale
Christian Wulff
Angela Merkel
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 63e
357 026 km2
2,18 %
Population
 - Totale (2011)
 - Densité
Classé 16e
81 471 834[1] hab.
230 hab./km2
Formation
 - Traité de Verdun
 - Unification
 - Création RFA
 - Création RDA
 - Réunification
 
843
18 janvier 1871
23 mai 1949
7 octobre 1949
3 octobre 1990 (fête nationale)
Gentilé Allemand(e)
PIB (PPA) (2008) 2 910 milliards de USD[2] (5e)
PIB (nominal) (2010) 3 900 milliards de USD[3] (4e)
IDH (2010) en augmentation 0,937[4] (très élevé) (3e)
Monnaie Euro (EUR)
Fuseau horaire UTC +1 (été +2)
Hymne national Deutschlandlied (de facto)
Code ISO 3166-1 DEU, DE
Domaine internet .de
Indicatif
téléphonique
+49


L’Allemagne (nom officiel : République fédérale d'Allemagne, abrégé en RFA, parfois traduit par République fédérale allemande[5]), en allemand Deutschland (Bundesrepublik Deutschland ou BRD), est un pays d’Europe de l'Ouest[6] entouré par la mer du Nord, le Danemark et la mer Baltique au nord, par la Pologne et la République tchèque à l'est, par l'Autriche et la Suisse au sud, et par la France, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas à l'ouest. Avec plus de 81 millions d'habitants recensés en 2009[7], l'Allemagne est le pays le plus peuplé de l'Union européenne et la première puissance économique d'Europe.

Sommaire

Étymologie

Article détaillé : Noms de l'Allemagne.

Au départ, il y a un mot gothique Thiuda signifiant peuple. Il a comme adjectif Thiudisk. Thiudisk a été transformé en Theodischus par les Romains, puis en Teudischus. Thiudisk est devenu Diutisca en vieil allemand pour aboutir à Deutsch. En ancien français, le latin Theodiscus a donné Thodesche, puis Tudesque. Le français moderne a préféré le mot Allemand issu du latin Alamanni désignant le peuple des Alamans[8]. Ceci est également valable par exemple, pour le catalan (Alemanys). L'italien lui, a conservé l'origine latine dans son adjectif Tedesco pour dire Allemand[9]. Saksa en finnois et estonien se réfère aux Saxons. Dans les langues des peuples slaves, le nom renvoie au fleuve Niémen (Nemetskii, en russe) qui les séparait des peuplades germaniques, ou bien à l'adjectif signifiant « muet ». Pour les Chinois, c'est le « Pays de la Vertu » (德国), en partie pour des raisons phonétiques. Quant aux pays scandinaves, ils se réfèrent également à ce pays par un nom utilisant la racine germanique : Tyskland, dérivé de Tyr[réf. nécessaire] le dieu des Germains du nord, le sk est la terminaison de quelques adjectifs en norvégien et danois.

Histoire

Longtemps dominés par l'Autriche dans le cadre du Saint-Empire romain germanique (de 962 à 1806) puis de la Confédération germanique (de 1815 à 1866), en 1871, à la fin de la guerre franco-allemande, ils furent réunis dans un État dominé par la Prusse, donnant ainsi naissance à l'Allemagne unifiée moderne, dite également Deuxième Reich ou Reich Wilhelminien. La défaite allemande qui suivit la Première Guerre mondiale provoqua en 1918 l'avènement de la République, puis en 1933 celui du Troisième Reich, lequel s'effondra en 1945 dans la défaite qu'entraîna la Seconde Guerre mondiale. D'abord occupée par les forces armées de ses vainqueurs, l'Allemagne fut séparée en deux parties en 1949, qui formèrent la République fédérale d'Allemagne (dite « Allemagne de l'Ouest ») et la République démocratique allemande (dite « Allemagne de l'Est »). La réunification a eu lieu le 3 octobre 1990, onze mois après la chute du Mur de Berlin, qui marqua la réunification populaire. En 1990, sa capitale redevient Berlin.

L'Allemagne est une république fédérale constituée de seize États fédérés (Bundesländer — officiel Länder en allemand). Le pays a longtemps été constitué de plusieurs États plus ou moins autonomes, conscients de leur propre histoire, culture et affiliation religieuse. Elle est membre du Conseil de l'Europe depuis 1950, de l’OTAN depuis 1955, et de l’ONU depuis 1973. Membre fondateur de l’Union européenne (1957), de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), de la zone euro et de l'Espace Schengen, elle fait partie du Groupe des huit (G8) et (G20).

L'Allemagne est une puissance économique majeure, la première d'Europe. Actuellement, elle est classée quatrième puissance économique mondiale selon le critère monétaire traditionnel, derrière les États-Unis, la Chine et le Japon (ou cinquième selon le calcul du produit intérieur brut en parité de pouvoir d'achat). L'Allemagne est aussi le second exportateur et le troisième importateur de marchandises dans le monde.

Du Saint Empire aux principautés (~843-1806)

Peuples germaniques 700 av. J.-C. à 100 av. J.-C.

La linguistique et textes latins nous montrent que la mention du peuple germain remonte à l'époque romaine. Cependant les historiens s'entendent pour trouver les origines d'un territoire allemand au partage de Verdun de 843. Louis le Germanique a obtenu, lors de ce partage, l'est de l'empire carolingien, nommé Francie orientale. C'est de la Francie orientale qu'est issu le Saint-Empire romain germanique fondé par Otton Ier, dit le Grand (936–973). Cet empire comprend, outre le territoire de l'actuelle Allemagne, l'Italie et la Bourgogne. Dès sa fondation, ce nouvel empire est entravé par le peu d'institutions sur lesquelles l'empereur peut asseoir son autorité et la faiblesse des revenus, les empereurs ne disposant que de leurs propres domaines pour financer leur politique. Le système d'élection de l'empereur par les princes-électeurs conduisit souvent à affaiblir le pouvoir du monarque. Traditionnellement, l'empereur élu entreprenait un voyage à Rome pour être couronné par le pape.

Le délitement du pouvoir impérial est accentué par l'obsession de certains empereurs à vouloir établir une autorité forte dans leurs possessions italiennes. Au XIIIe siècle, Frédéric II est tellement occupé par ses affaires italiennes qu'il renonce à tout pouvoir et tout contrôle dans les nombreuses principautés ecclésiastiques allemandes et qu'il abdique une grande partie de ceux-ci dans les principautés laïques. De ce fait, les terres allemandes sont pratiquement indépendantes du pouvoir impérial dès cette époque.

À partir du XIe siècle, la Germanie déborde de ses limites traditionnelles entre le Rhin et l'Oder. Commence alors la colonisation de l'Europe centrale sous l'action de grands seigneurs, des rives de la mer Baltique par une croisade menée par les chevaliers Teutoniques et du sud du pays à partir du règne de Otton Ier. Des centaines de milliers d'Allemands de l'Ouest poussés par la surpopulation ont ainsi migré vers l'Est où des tenures plus vastes et des droits féodaux plus légers les attendent[10]. Les villes rhénanes et les ports se développent mais prennent une part peu active au grand commerce européen du XIIe siècle.

Après 1438, l'empereur porte le titre d'un « empereur élu » après son élection formelle par les sept « électeurs » de l'Empire à Francfort. À l'époque moderne, le Saint Empire compte plus de 300 États qui n'obéissent que de très loin à l'empereur Habsbourg.

Au XVIe siècle, la réforme luthérienne continue à diviser l'Allemagne. En 1546, l'empereur Charles Quint entre en guerre contre les nombreux princes et villes allemands qui se sont convertis au luthéranisme. Son échec à réduire le protestantisme dans le Saint Empire est sanctionné par la paix d'Augsbourg de 1555, qui permet à chaque prince et ville libre de choisir sa religion mais oblige les sujets à avoir la même religion que leur souverain — cujus regio, ejus religio. L'Allemagne n'en a pas pour autant fini avec les guerres de religion. Les progrès du calvinisme en Allemagne à la fin du XVIe siècle et la volonté de l'empereur Ferdinand II d'imposer son autorité et celle de la religion catholique aux États du Saint Empire, entraînent la guerre de Trente Ans qui ravage le pays de 1618 à 1648. Les traités de Westphalie entérinent l'affaiblissement du pouvoir impérial en favorisant les droits des 350 États allemands. La liberté religieuse des princes est réaffirmée.

De la Confédération germanique à l’Empire allemand

L'Empire allemand en 1871

Sous la pression de la France, le Saint Empire est dissout en 1806 et remplacé par la Confédération du Rhin sous protectorat français. Après le congrès de Vienne (novembre 1814 – juin 1815), celle-ci est remplacée par la Confédération germanique (« Deutscher Bund ») qui ne regroupe plus que 39 États sous la direction honorifique des Habsbourg qui ne portent plus que le titre d'Empereur d'Autriche. En fait, cette confédération ne peut exister que si l'Autriche et la Prusse s'entendent. À partir de 1834, le Zollverein ou union douanière commence à se constituer à l'initiative de la Prusse. Il construit un espace économique sans douane intérieure et définit une même politique commerciale vis-à-vis de l'extérieur. Cet espace, progressivement élargi, exclut délibérément l'Autriche. Les révolutions de 1848 touchent la plupart des États allemands. Une assemblée élue au suffrage universel se réunit à Francfort et propose la couronne d'une Allemagne unifiée au roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV, qui la refuse, soucieux de ne pas tenir son pouvoir de la souveraineté du peuple. Il est prêt à accepter la couronne que lui proposent les princes allemands, mais l'Autriche force la Prusse à renoncer en 1850. L'Allemagne se retrouve dans la même situation politique qu'en 1815.

La Proclamation de l’Empire allemand (Versailles 1871), tableau d’Anton von Werner, 1885

En 1862, Otto von Bismarck devient le ministre-président (Chancelier) du roi de Prusse Guillaume Ier. Il a compris que l'unité allemande ne se fera pas sans l'éviction de l'Autriche par la guerre. Il fait passer par la force les réformes modernisant l'armée. En 1866, l'armée prussienne écrase l'armée autrichienne à Sadowa.

La Prusse annexe les territoires entre sa partie orientale et sa partie occidentale, et dirige la Confédération de l'Allemagne du Nord. Seuls les quatre États du Sud n'y adhèrent pas.

La France en déclarant la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870 permet de fédérer tous les États allemands autour d'un ennemi commun. La défaite française permet la proclamation de l'Empire allemand le 18 janvier 1871 dans la galerie des Glaces du château de Versailles avec Guillaume Ier de Prusse à sa tête, entraînant également l'annexion de l'Alsace (sauf Belfort), de la Lorraine germanophone (Moselle) et de la région de Metz, place-forte de première importance. L'unité allemande s'est faite par le haut et par la guerre comme le souhaitait Bismarck.

D’une guerre à l’autre (1914-1945)

Articles détaillés : République de Weimar et Troisième Reich.

L'Allemagne, devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engage dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et tente d'envahir la France. Après les premiers assauts, la guerre s'oriente vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prend fin en 1918 avec la défaite allemande, et l'empereur allemand, Kaiser Guillaume II, doit abdiquer en raison de la Révolution allemande de novembre 1918. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne est considérée comme responsable de la guerre et condamnée à payer de très lourdes réparations.

Le couple impérial : Guillaume Ier et Augusta de Saxe-Weimar-Eisenach, vers 1885.

L’Allemagne, chose unique dans l’histoire diplomatique, n’est pas invitée aux discussions versaillaises. Elle est jugée comme principalement responsable (avec l’Autriche-Hongrie) de la guerre, mais conserve néanmoins la Rhénanie, au regret de la France qui voulait fixer la frontière sur le Rhin. L'Alsace et la Lorraine perdues en 1871 reviennent à la France qui n’obtient cependant pas la Sarre (51 millions de tonnes de charbon, soit 2/3 des besoins français), en raison des pressions exercées par l’Angleterre. La Sarre est placée sous la tutelle de la Société des Nations et un référendum sera organisé 15 ans plus tard pour décider son rattachement à la France ou à l’Allemagne. Le Schleswig est rattaché au Danemark après consultation de la population. Les cantons d’Eupen et de Malmedy sont rattachés à la Belgique. La Pologne obtient un accès à la mer, le fameux « corridor de Dantzig », avec les populations Kachoubes parlant un dialecte polonais mais étant favorables aux Allemands. La ville de Dantzig n’est rattachée ni à l’Allemagne, ni à la Pologne, c’est une ville libre sous contrôle de la SDN. Solutions de compromis qui ne plaisent à personne. 80 kilomètres séparent la Prusse-Orientale du reste de l’Allemagne. La Haute-Silésie, rattachée après plébiscite à l’Allemagne en mars 1921, est occupée par la Pologne peu après. La SDN arbitre la situation et le partage, dénoncé par les deux parties, est réalisé arbitrairement.

Dresde après le bombardement, 1945, avec l'allégorie de la bonté au premier plan

L’Allemagne perd 88 000 km2 et 8 millions d’habitants. Le service militaire est aboli et l’armée est réduite à 100 000 hommes dont 5 000 officiers. Elle ne peut posséder ni blindés, ni artillerie lourde, ni aviation. Sa flotte de guerre se saborde à Scapa Flow le 26 juin 1919. Elle perd ses colonies, qui sont placées par la SDN sous mandats confiés aux vainqueurs. Comme responsable de la guerre, elle doit céder du matériel et des produits agricoles. Les réparations de guerre sont évaluées en 1921 à 132 milliards de marks-or à payer en 30 ans. Tous les brevets allemands sont perdus, les vainqueurs obtiennent la clause de « nation la plus favorisée » et le Rhin, l’Oder et l’Elbe sont internationalisés, l’Allemagne perdant tout pouvoir sur leur contrôle. La rive gauche est occupée, puis considérée comme démilitarisée perpétuellement.

Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le ressentiment contre les conditions du traité de Versailles et les conséquences particulièrement dures de la crise économique mondiale de 1929 permettent au NSDAP (parti nazi) d'Adolf Hitler d'accéder démocratiquement au pouvoir en 1933. Hitler élimine rapidement toute opposition puis prend le contrôle absolu de l'État allemand. En 1935, l'Allemagne devient officiellement antisémite en promulguant les lois de Nuremberg. La politique d’Hitler consistant à annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde Guerre mondiale le 1er septembre 1939.

L’Allemagne domine le début du conflit. Elle conquiert une grande partie de l'Europe, de l'Afrique du Nord, de l'URSS. Mais pendant l'hiver 1941-42 l'armée allemande subit de lourdes pertes sur le front russe. En 1942–43, la guerre tourne en faveur des pays alliés : le Royaume-Uni, la France, le Canada, les États-Unis, l'URSS écrasent finalement les armées de l'Axe, envahissant notamment Berlin. Le 30 avril 1945, Hitler se suicide.

Division du pays et réunification (1945-1990)

Dévastée par la guerre (même si le potentiel industriel du pays est encore énorme), l'Allemagne et Berlin sont divisés en quatre secteurs, trois étant chacun contrôlé par l'une des nations victorieuses (États-Unis, Royaume-Uni et Union soviétique) et un par une nation libérée (France). Après plusieurs propositions pour une nouvelle Allemagne (comme le plan Morgenthau), elle est finalement divisée en deux parties durant toute la Guerre froide : la RFA (République fédérale d’Allemagne) créée le 23 mai 1949 à l’ouest avec Bonn pour capitale et siège administratif, et la RDA (République démocratique allemande) créée le 7 octobre 1949 à l’est avec Berlin-Est pour capitale. Les territoires à l'est du fleuve Oder et son affluent Neisse de Lusace ont été intégrés à la Pologne et à l’URSS.

Le Mur de Berlin, qui sépara Berlin en deux pendant plus de 28 ans.

Le creux démographique provoqué par la guerre est rapidement compensé par l'arrivée d'environ 13 millions d'Allemands expulsés des anciens territoires d'Allemagne-Orientale et des pays d'Europe de l'Est. Ces millions de réfugiés ont été intégrés dans la société d'après-guerre des territoires de la RFA et la RDA. Ils venaient principalement des anciennes provinces allemandes de la Silésie, de la Prusse-Orientale et aussi de l'est de la province de la Poméranie. En outre ils venaient de Pologne, notamment des anciennes provinces de la Prusse-Occidentale et de la Posnanie. Ils venaient encore des régions qui autrefois appartenaient à l'Autriche-Hongrie : de la Tchécoslovaquie - notamment des régions de Bohême, Moravie et Silésie Tchèque (Allemands des Sudètes) -, ainsi que de Hongrie et de Roumanie (Transylvanie). Par ailleurs ils venaient du territoire de Klaipėda (Memel), en Lituanie.

Sous l'impulsion du plan Marshall (1948-1952), l'Allemagne de l'Ouest renoue rapidement avec la croissance économique, au contraire de l'Allemagne de l'Est. L'amitié franco-allemande naît avec Konrad Adenauer et Charles de Gaulle, et est considérée encore aujourd'hui comme le moteur de l'Europe. À la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, prélude à la réunification de l’Allemagne, les deux pays de RFA et de RDA ne possèdent pas le même niveau économique. Cette différence persiste aujourd'hui, les Länder de l'Est (ancienne RDA) demeurant plus pauvres que ceux de l'Ouest. Le coût de la réunification a entraîné d'importantes difficultés économiques pour le pays depuis les années 1990. Son unification a cependant permis d'en faire une nation politiquement incontournable au sein de l'Union européenne et la première puissance économique du continent.

République de Berlin (1990-)

De 1991 à 2000, 150 milliards de DM ont été investis chaque année à l'Est de l'Allemagne sans parvenir à sortir cette région de la crise, mais des réformes en profondeur sont entreprises dans les deux parties de l'Allemagne dans les années 1990, afin d'inciter le pays à être plus compétitif, en particulier celle du Système de retraite en Allemagne. De 1998 à l'automne 2005, le gouvernement allemand est dirigé par Gerhard Schröder, du SPD (Parti social-démocrate). Les écologistes du parti Grünen participent à un gouvernement de coalition. Après les élections législatives anticipées de 2005, la chancelière chrétienne démocrate Angela Merkel dirige un gouvernement basé sur une « grande coalition » qui regroupe cette fois la CDU (et sa branche bavaroise la CSU) et le SPD. Depuis 2009, la même Angela Merkel est à la tête d'une coalition « noire-jaune » entre la CDU et les libéraux du FDP.

En 2005, le cardinal Joseph Ratzinger, ancien archevêque de Münich, et au Vatican préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, est élu pape sous le nom de Benoit XVI. Benoit XVI est le premier pape germanique depuis Benoit XI, qui a régné au XIIIe siècle. Toutefois, le choix du nom de Benoit est un double-hommage à St Benoit, patron de l'Europe, et à Benoit XV, pape pendant la Première Guerre Mondiale; et n'a pas de lien avec Benoit XI.[réf. nécessaire]

Géographie

Article détaillé : Géographie de l'Allemagne.
Carte des reliefs et principales grandes villes de l’Allemagne
BRD.png

Le nord est occupé par la plaine germano-polonaise, formée par les glaciations du quaternaire, aux paysages fortement différenciés, le centre par des montagnes anciennes d'altitudes peu élevées, le sud par un bassin sédimentaire et par le massif alpin. Ce pays, bordé au Nord-ouest par la mer du Nord et au Nord-est par la mer Baltique, occupe une place centrale dans l'Union européenne par sa situation, sa puissance démographique, industrielle et commerciale. Une grande partie de l'Allemagne occidentale fait partie de l'Europe rhénane, la région la plus dynamique d'Europe et l'une des plus dynamiques du monde.

La réunification de 1990 a changé l'organisation de l'espace allemand. L'espace rhénan reste cependant le cœur de l’Allemagne et l'axe le plus fréquenté, aussi bien sur le plan économique que sur le plan démographique malgré la nécessaire mutation de la Ruhr. Francfort et la conurbation de Région Rhin-Main continue de jouer son rôle de capitale financière du pays.

Carte de l’Allemagne

Depuis le début des années 1960, les régions du sud, le Bade-Wurtemberg et la Bavière sont des espaces attractifs. Ce sont des régions aussi bien industrielles (technologies de pointe, complexes militaro-industriels) que touristiques. Le solde migratoire régional est fortement positif.

Depuis la réunification, le centre et le Nord jouissent d'une position privilégiée. Ils sont devenus le nouveau centre géographique de l'Allemagne. Les ports de Hambourg et de Brême disposent de l'Hinterland de l'ancienne RDA dont ils étaient privés jusqu'en 1990. Ces ports permettent au Land de Basse-Saxe d'occuper une place majeure dans l'espace mondialisé.

Les cinq Länder de l'Est constituent une périphérie en reconstruction. Le passage d'une économie socialiste à une économie de marché a entraîné la fermeture de nombreuses usines vétustes et peu concurrentielles, le développement de friches industrielles, des migrations régionales vers les Länder de l'Ouest et une forte augmentation du chômage. Le taux de chômage était, fin 2006, de 16,4 %[11] alors qu'il est de 10,1 % pour l'ensemble de l'Allemagne. Ceci est dû à une faible compétitivité qui persiste depuis plus de 15 ans, malgré les investissements consentis par le gouvernement fédéral. Cette situation a abouti à un « désamour » entre les Allemands de l'Ouest « Wessis » et les Allemands de l'Est « Ossis », les uns trouvant qu'ils ont payé trop cher l'union, les autres se sentant oubliés par les plus nantis et regrettant l'époque de la RDA. Ce dernier phénomène a été appelé Ostalgie par les journalistes. Cependant, les autorités misent sur les nouveaux élargissements de l'Union européenne à l'Est pour dynamiser l'économie des cinq Länder de l'Est.

Territoire

Frontière Schengen

L'Allemagne a connu des changements territoriaux successifs au XXe siècle. La défaite de 1918 a sonné le glas de l'Empire allemand. Le traité de Versailles de 1919 qui règle le sort de l'Allemagne fait passer la superficie de l'Allemagne de 540 848 km2 à 468 776 km2. Celle-ci est amputée de l'Alsace-Lorraine, du Nord de Schleswig et d'Eupen et de Malmedy. De plus, pour permettre à la Pologne d'avoir un accès à la mer, la Prusse-Orientale est séparée du reste de l'Allemagne par le corridor de Dantzig.

Après la défaite de 1945, l'Allemagne est occupée par les vainqueurs. À l'Est, 11 millions d'Allemands sont chassés ou fuient vers l'Ouest. Environ 110 000 km2 à l'Est sont rattachés à la Pologne ou à l'URSS. Une des conséquences de la Guerre froide est la création en 1949 de la RFA à l'Ouest dans les zones d'occupations des occidentaux suivie par celle de la RDA dans la zone occupée par les soviétiques à l'Est. Il y a désormais deux États allemands : la RFA, une démocratie pluraliste et capitaliste et la RDA, une démocratie populaire avec un parti unique au pouvoir, le Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED), et une économie calquée sur celle de l'URSS.

Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin, construit en 1961, tombe. L'année suivante la RDA est absorbée par la RFA. Les Allemands sont de nouveau réunis dans un seul État, la RFA. Ce nouvel État doit surmonter le coût de la réunification allemande, c'est-à-dire investir pour rattraper le retard économique des Länder de l'Est par rapport à ceux de l'Ouest. Il s'agit de reconnecter les deux territoires coupés par le rideau de fer durant la Guerre froide : le gouvernement a notamment mis en œuvre des chantiers d'infrastructures de transport : le projet « Unité allemande » lancé en 1992, prévoit des travaux jusqu’en 2010[12] pour un montant total de plusieurs dizaines de milliards d’euros. L'effort est porté en particulier sur les autoroutes à numéros pairs, d'orientation est-ouest : par exemple, la Bundesautobahn 4 qui va de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie à la frontière polonaise en passant par la Thuringe. Les canaux sont modernisés ou complétés, comme le Mittellandkanal. L'intégration de l'ex-Allemagne de l'Est à l'Union européenne reste encore inachevée et les inégalités sont toujours présentes.

Cours d'eau

Les plus longs fleuves d'Allemagne sont listés ci-dessous (avec la longueur entière et la longueur en Allemagne, entre parenthèses est indiquée la plus grande ville allemande dans le bassin versant du fleuve respectif).

Affluent de la mer Noire :

Affluent de la mer du Nord :

Affluent de la mer Baltique :

Les plus long fleuves entièrement en Allemagne (mer du Nord) :

Les plus longues rivières (se jetant dans) :

  • la Moselle 545 km - 242 km (le Rhin)
  • le Main 524 km (le Rhin)
  • l'Inn 510 km - 218 km (le Danube)
  • la Saale 413 km (l'Elbe)
  • la Spree 382 km (la Havel, affluent de l'Elbe)

Les villes d'Aix-la-Chapelle et Mönchengladbach sont situées dans le bassin versant de la Meuse.

La Vltava froide (en tchèque : Studená Vltava ; en allemand: Kalte Moldau), le premier affluent de la Vltava, prend sa source en Bavière. Elle est le plus court des deux ruisseaux qui s'unissent pour former la Vltava. Le plus long est la Vltava chaude (en tchèque : Teplá Vltava).

La Breg et la Brigach s'unissent à Donaueschingen, dans la Forêt-Noire, pour former le Danube.

Massifs montagneux
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Îles
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Les plus grandes îles de l'Allemagne sont

Lacs

Länder

Les États fédérés de l'Allemagne se nomment Bundesländer : Bundesland (singulier), Bundesländer (pluriel)


Land
Capitale
Aire[13]
(km2)
Habitants[7]
(millions)
Densité[14]
(habitants/km2)
Bade-Wurtemberg (Baden-Württemberg) Stuttgart 35 751 10,739 300
Bavière (Bayern) Munich (München) 70 552 12,493 177
Berlin* Berlin* 891 3,404 3 806
Brandebourg (Brandenburg) Potsdam 29 480 2,548 87
Brême (Bremen) * Brême (Bremen) * 404 0,664 1 641
Hambourg (Hamburg) * Hambourg (Hamburg) * 755 1,754 2 309
Hesse (Hessen) Wiesbaden 21 115 6,075 289
Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (Mecklenburg-Vorpommern) Schwerin 23 182 1,694 74
Basse-Saxe (Niedersachsen) Hanovre (Hannover) 47 641 7,983 168
Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Nordrhein-Westfalen) Düsseldorf 34 086 18,029 530
Rhénanie-Palatinat (Rheinland-Pfalz) Mayence (Mainz) 19 853 4,053 204
Sarre (Saarland) Sarrebruck (Saarbrücken) 2 568 1,043 409
Saxe (Sachsen) Dresde (Dresden) 18 417 4,250 232
Saxe-Anhalt (Sachsen-Anhalt) Magdebourg (Magdeburg) 20 446 2,442 121
Schleswig-Holstein Kiel 15 800 2,834 179
Thuringe (Thüringen) Erfurt 16 172 2,311 144
Total 357 114 82,315 231

* Berlin, Brême et Hambourg sont des « villes-Länder » (en allemand « Stadtstaat »). Pour Hambourg et Brême, il s'agit d'un héritage du passé commercial de ces villes (voir Hanse). Elles sont des Länder à part entière.

Chaque Land a sa propre constitution (Verfassung). Il est aussi doté d'un Parlement (Landtag) et d’un gouvernement (Landesregierung) issu de la majorité du Landtag. Il est souverain en matière de culture (enseignement, théâtre, musique, etc.), d'organisation des services de police, de droit communal. La Fédération peut élargir les compétences des Länder par des prescriptions-cadres : l'enseignement supérieur, l'aménagement du territoire, la protection de la nature et la conservation des sites naturels sont passés de la compétence de la Fédération à celle des Länder. Enfin, les Länder ont la responsabilité de faire respecter les décisions fédérales sur leur territoire. Chacun des Länder peut également lever des impôts. De ce fait, 36 % des impôts directs collectés reviennent aux Länder, l'État fédéral en recevant près de 50 % et les communes se partageant le reste. La loi fondamentale n'a pas délimité strictement certains domaines législatifs : pour le droit civil, le droit pénal, le droit économique, le droit du travail, la politique du logement, la politique énergétique, la circulation routière ou encore la gestion des déchets, les Länder peuvent légiférer à condition que l'État fédéral l'autorise. Et ce dernier ne peut légiférer que pour un besoin uniforme à l'échelle nationale.

Une des particularités de la démocratie allemande est l'institutionnalisation du rôle des partis politiques : représenter les citoyens et leur apporter une formation politique.

Transport

principales lignes de chemin de fer
les aéroports et aérodromes les plus importants

Réseau ferroviaire

La Deutsche Bahn, souvent désignée par son nom commercial Die Bahn ou par le sigle DB, est l'entreprise ferroviaire publique en Allemagne, correspondant à la SNCF en France ou à la SNCB en Belgique ou encore aux CFF/CBB/FFS en Suisse. Elle est à ce titre la plus importante entreprise ferroviaire d'Europe (hors Russie), tant par la longueur de son réseau, le chiffre d'affaires ou les prestations de transport.

Aérodromes

Voici une liste des aéroports allemands avec plus de 1 000 000 passagers par an

Politique et administration

Article détaillé : Politique de l'Allemagne.
Le Bundestag, à Berlin, est la Chambre basse du Parlement, où siègent les députés.

Les alliés occidentaux ont réintroduit une structure fédéraliste en l'Allemagne en 1949. Le but était de préserver l'unité de la partie occupée par les occidentaux en empêchant le retour d'une Allemagne trop puissante sur le plan politique. Le fonctionnement du système politique allemand est donc régi depuis 1949 par une Constitution appelée Loi fondamentale (Grundgesetz). La Cour constitutionnelle qui siège à Karlsruhe veille à son respect. Depuis cette date, l'Allemagne est donc une république fédérale, composée d'abord de 11 (après la fondation du Bade-Wurtemberg en 1952 et l'intégration de la Sarre en 1957) Länder, puis de 16 depuis 1990. Depuis la réunification des deux Allemagnes la capitale fédérale est Berlin. Les pouvoirs exercés par la seule Fédération concernent les affaires étrangères, la défense, la nationalité, la monnaie, les frontières, le trafic aérien, les postes et télécommunications, et une partie du droit fiscal. Le Parlement allemand est composé de deux chambres, le Bundestag, élu au scrutin mixte pour quatre ans, et le Bundesrat (Conseil fédéral) qui comprend 68 représentants des gouvernements des Länder. Chaque Land donne toutes ses voix pour ou contre une loi.


Mais l’accroissement des pouvoirs du Bundesrat, met ceux-ci en mesure de bloquer l'action du gouvernement fédéral. Les compétences de l'État fédéral ont augmenté aux dépens des Länder. L'imbrication des compétences rend toute décision de plus en plus difficile. En effet, le Bundesrat doit se prononcer sur toutes les lois dont le contenu est applicable dans les Länder. En cinquante ans, la proportion de lois fédérales exigeant l'accord du Bundesrat est passée de 10 % à 60 %. En cas de différence de majorité entre les Länder et le gouvernement fédéral, il y a parfois blocage. Cela gêne même l'action de l'Allemagne dans les instances européennes[15].


Le président de la République fédérale d'Allemagne, Christian Wulff et la chancelière fédérale, Angela Merkel. Le président de la République fédérale d'Allemagne, Christian Wulff et la chancelière fédérale, Angela Merkel.
Le président de la République fédérale d'Allemagne, Christian Wulff et la chancelière fédérale, Angela Merkel.

Les Länder et le gouvernement fédéral ont donc réfléchi ensemble à une réforme des institutions allemandes qui a été votée en mars 2006. Les prérogatives législatives du Bundesrat sont diminuées. Le Bundesrat ne vote que les lois qui ont un impact sur les budgets des régions. En contrepartie, l'État fédéral abandonne à celles-ci des champs entiers de compétences dans l'éducation et la recherche, l'environnement, le régime[16].

Le président de la République fédérale (Bundespräsident) est élu pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois, au suffrage indirect, c'est-à-dire par les députés du Bundestag et les membres du Bundesrat. Il représente l'unité allemande et défend les intérêts de l'Allemagne mais ses prérogatives restent serrées, son rôle étant essentiellement symbolique. Christian Wulff, ministre-président (CDU) de Basse-Saxe, est élu à la présidence de la République fédérale le 30 juin 2010 ; il succède à l'économiste Horst Köhler, président fédéral de 2004 à 2010, qui a démissionné suite à une controverse conçernant l'engagement de la Bundeswehr en Afghanistan.

Le chancelier fédéral (Bundeskanzler) est le chef du gouvernement allemand. Il est élu par les membres du Bundestag, sur proposition du président fédéral pour un mandat de 4 ans, renouvelable à plusieurs reprises. Angela Merkel (CDU) est l'actuelle chancelière fédérale (Bundeskanzlerin) depuis le 22 novembre 2005; elle a été réelue en septembre 2009.

Politique étrangère

De 1945 à la réunification allemande de 1990, la RFA cultive l’« oubli de puissance »[17]. Elle devient le modèle de l’État-marchand civil qui renonce à toute ambition militaire et rôle important dans les relations internationales. Elle cherche à faire oublier son passé impérialiste en s'intégrant au sein du plus grand nombre d’alliances. De ce point de vue l'entrée de la RFA dans l'OTAN, la fait passer de pays occupé à partenaire stratégique des États-Unis. La RFA tient d'autant plus à cette alliance que les États-Unis sont ses principaux protecteurs face à l'Union soviétique. La participation à la CECA en 1951 et à la naissance de la CEE marquent le retour de l'Allemagne dans le jeu européen. Néanmoins, les actions de la RFA sur la scène internationale étaient de l'ordre d'une « diplomatie du chéquier[18], » la RFA se montrant généreuse sur le plan des solidarités internationales. Le traité de l'Élysée signé en 1963, permet la réconciliation franco-allemande et une coopération profitable pour les deux pays.

Angela Merkel lors d'une rencontre avec le président de la Fédération de Russie, Dmitri Medvedev.

Mais la chute du communisme et la réunification de l'Allemagne changent le statut de l'Allemagne. L’unification intéresse en plus les quatre vainqueurs de 1945 qui s'étaient partagé quatre secteurs d'occupation. Sans leur accord l’unité allemande était impossible, chacun ayant un droit de veto sur le processus. D’où la signature, à Moscou du traité « 4 + 2 » appelé aussi traité de Moscou mais son véritable nom est « traité portant règlement définitif concernant l’Allemagne »[19]. Ce Traité fixe le nouveau statut international de l’Allemagne unie au cœur de l’Europe en fixant définitivement les frontières (art. 1er) en plafonnant l’armée allemande à 370 000 hommes. Après 45 ans de tutelle étrangère, l'Allemagne retrouve sa souveraineté pleine et entière. Elle redevient un État comme les autres. Forte de sa puissance économique et de sa stabilité, elle s'efforce d'aider les autres États, principalement ses voisins de l'est, à acquérir cette stabilité politique. N'ayant plus de visée de puissance ou d'hégémonie, elle promeut les critères environnementaux, les droits de l’homme ou les droits sociaux[20], elle privilégie la culture d'influence via les investissements économiques dans les PECO dont elle favorise l'intégration. Elle est devenue un des piliers de l'Europe. Des troupes allemandes sont intervenues dans le cadre des missions de l'OTAN en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo et en Afghanistan dans le cadre de la mission de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN, a laquelle la Bundeswehr participe depuis janvier 2002[21]. En 2005, environ 7 000 soldats y étaient stationnés[22].

Population et société

Démographie

Article connexe : Démographie de l'Allemagne.
Un jardin d'enfants en Hesse

L’Allemagne est peuplée de 81,8 millions d’habitants dont 7,3 millions d’étrangers[7]. Avec ses 230 habitants par km², l’Allemagne est un des pays les plus densément peuplés d'Europe (après Monaco, le Vatican, Malte, Saint-Marin, les Pays-Bas, la Belgique et le Royaume-Uni). C'est le pays le plus peuplé de l'Union européenne. L’Ouest reste toutefois plus peuplé que l’Est. En effet, on rencontre d’importantes concentrations urbaines à l’ouest et au sud du pays :

Le taux de natalité de l'Allemagne est l’un des plus faibles du monde (8,25 pour mille) et son accroissement naturel est négatif depuis les années 1980 pour les onze Länder de l'Ouest. Jusqu'au début des années 1990, les cinq Länder de l'Est avaient un taux de fécondité bien plus élevé qu'à l'Ouest, mais la natalité de l'Est est aujourd'hui aussi faible que celle de l'Ouest. Une des raisons de cette faible fécondité réside dans la difficulté pour les femmes de concilier vie familiale et vie professionnelle. D'habitude, les mères restaient à la maison et n'avaient pas recours à une aide extérieure. Durant longtemps, la RFA a été réticente à toute politique incitative qui lui rappelait l'époque nazie ou communiste de la RDA. La coalition CDU-SPD a pris une série de mesures, sous la houlette de la ministre de la Famille, des Personnes âgées, des Femmes et de la Jeunesse, Ursula von der Leyen qui bouleverse la politique familiale. En 2007 un salaire parental a été créé. Il vient s'ajouter aux allocations familiales. Le parent qui arrête son travail pendant un an, touche une allocation représentant 67 % du salaire perdu, avec un plafond de 1 800 euros et un minimum de 300 euros[23]. La ministre a décidé la construction de 500 000 places de crèches d'ici à 2013 pour les enfants de 1 à 3 ans. Aujourd'hui, seuls 5 % à 9 % des besoins des Länder de l'Ouest sont couverts. L'aménagement du temps de travail, indispensable au développement de toute politique familiale, commence à entrer dans les négociations collectives.

Actuellement, la population allemande n'augmente que grâce à un solde migratoire positif. Mais on peut constater des disparités de situation. Le solde migratoire est négatif à l'Est. Le taux de chômage y est très élevé. Les Ossis migrent vers l'Ouest à la recherche de meilleures conditions de vie.

Pour résoudre le problème du financement des retraites, les assemblées allemandes ont choisi d'élever l'âge légal du départ à la retraite de 65 à 67 ans entre 2012 et 2029[24].

L’Allemagne accueille plus de 7,3 millions d’étrangers, parmi lesquels les Turcs forment la plus importante minorité avec 2 millions de ressortissants[25], devant les Italiens, les Polonais, les Russes et les Grecs.

Villes avec plus de 100 000 habitants

90 % de la population vit en ville. Cependant, il n'existe pas de métropole écrasant l'espace allemand comme le font Paris et Londres pour leur territoire national. Il y a 81 villes avec plus de 100 000 habitants en Allemagne. Voici une liste de ces villes, classée par nombre d'habitants :

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Le tableau ci-dessous donne la liste des principales aires urbaines au sens de l'Eurostat :

# Ville Aire urbaine Commune
1 Ruhr (Essen, Dortmund, Duisbourg) 5 302 179 -
2 Berlin 4 971 331 3 439 132
3 Hambourg 3 134 620 1 755 333
4 Stuttgart 2 663 660 600 068
5 Munich 2 531 706 1 326 806
6 Francfort 2 517 561 667 330
7 Cologne 1 873 580 1 000 660
8 Düsseldorf 1 525 029 584 217
9 Bielefeld 1 297 876 323 615
10 Hanovre 1 294 447 519 619
11 Nuremberg 1 288 797 503 638
12 Brême 1 249 291 547 360

Langues

Article détaillé : allemand.
L’allemand et ses dialectes après 1945

L'allemand est une langue indo-européenne appartenant à la branche occidentale des langues germaniques, de même que le néerlandais ou l'anglais. 92 % de la population a l'allemand comme langue maternelle, ce qui indique une très grande homogénéité linguistique. 8 % de locuteurs parlent une autre langue : le danois, le frison, le sorabe, le polonais, les parlers de deux groupes tsiganes (les Sintis et les Roms allemands) ainsi que le turc, le kurde, ou le serbe.

Il s'agit d'une estimation, car il n'existe en Allemagne aucun recensement basé sur les données linguistiques. Les immigrés ont contribué à l'élargissement du champ linguistique.

L'allemand standard, appelé en Allemagne Hochdeutsch, n'est pas la langue vernaculaire de tous les germanophones. En effet, plusieurs millions d’Allemands, parlent dans leur vie quotidienne l'un des dialectes allemands. Ces nombreux dialectes peuvent être rattachés géographiquement à trois groupes, du nord au sud : le bas-allemand (Niederdeutsch), au centre les dialectes saxon et franciques (francique mosellan, francique rhénan), et au sud le bavarois et l'alémanique souabe (voir la liste complète des dialectes dans l'article détaillé sur la langue allemande. La différenciation nord-sud (bas-allemand / haut-allemand) est apparue à partir du VIe siècle. En 1980, on estimait qu'environ 50 % des Allemands utilisaient dans leur vie quotidienne l'un de ces dialectes sans jamais l'écrire[26].

Minorités linguistiques historiques

Les lois fédérales reconnaissent quatre minorités nationales : les Danois, les Frisons, les Sorabes et les Tsiganes. Les quatre communautés reconnues ont fondé en 2004 un Conseil des minorités doté d’une convention commune pour promouvoir leurs intérêts devant le gouvernement fédéral.

Le frison

Les Sorabes ou Sorbes, qui constituaient une minorité protégée dans la République démocratique allemande, vivent dans la région de la Lusace (dans les Länder de Saxe et de Brandebourg), qui est subdivisée en Haute Lusace et Basse Lusace. Ils parlent les langues slaves occidentales haut-sorabe et bas-sorabe (en sorabe hornjoserbšćina et delnjoserbšćina), et forment la minorité nationale reconnue la plus importante. Ils ont réussi à maintenir leur culture et leur langue malgré les tentatives de germanisation dans le passé. Tous parlent aussi l’allemand, le taux de bilinguisme atteignant près de 100 %[26]. Le sorabe se situe entre le tchèque et le polonais et s'écrit en caractères latins complétés par quelques signes diacritiques. Le haut-sorabe est phonétiquement proche du tchèque mais dispose d'un lexique apparenté au polonais, alors que le bas-sorabe à l'inverse est phonétiquement proche du polonais mais utilise un lexique plus proche du tchèque et de l'allemand. La ville de Bautzen, Budyšin ou Budyšyn en sorabe, est considérée comme le centre des sorabes de la Haute Lusace, et la ville de Cottbus, Chóśebuz en sorabe, est considérée comme le centre politique et culturel des sorabes de la Basse Lusace.

Les Frisons vivent dans la Frise, principalement dans la région côtière du nord-ouest du Land de Schleswig-Holstein. Ils parlent le frison, qui fait partie du groupe des langues germaniques occidentales. Il constitue avec l'anglais et le scots la branche anglo-frisonne de ce groupe. Il ressemble étroitement au vieil anglais, mais aussi au néerlandais et au bas-allemand.

Dans la moitié Nord du Land de Schleswig-Holstein, il existe une importante minorité danoise (en danois : det danske mindretal i Sydslesvig), parlant le sydslesvikdansk, le danois du sud du Schleswig. La minorité danoise représente entre 15 000 et 50 000 personnes. Elle dispose d'organisations culturelles, d'une Église (rattachée à l'Église du Danemark) et d'écoles spécifiques. La minorité danoise est reconnue officiellement et protégée dans le cadre de l'accord germano-danois de 1955 et de la convention-cadre sur les minorités du Conseil de l'Europe. La Südschleswigscher Wählerverband, son parti, est exemptée de la règle des 5 % pour être représentée au parlement régional.

Naguère importants, les Allemands polonophones, victimes d'une part de la politique assimilatrice d'une RDA refusant de leur accorder le statut de minorité nationale et d'autre part d'une dynamique naturelle d'assimilation, ont subi une acculturation presque totale.

Religions

Les guerres de religions ont déchiré les Allemands aux XVIe et XVIIe siècle au cours de la guerre de Trente Ans. La réforme luthérienne est introduite par le moine augustin Martin Luther. La diffusion de la Dispute de Martin Luther sur la puissance des indulgences (titre latin Disputatio pro declaratione virtutis indulgentiarum), plus connue comme les Quatre-vingt-quinze thèses, a déclenché la Réforme en Allemagne. Le document aurait été placardé à la porte de l'église de Wittemberg (aujourd'hui en Saxe-Anhalt) le 31 octobre 1517. Les 95 thèses sont finalement condamnées le 15 juin 1520 par la bulle Exsurge Domine du pape Léon X. Luther, alors ouvertement en conflit avec l'Église, est excommunié au début de l'année suivante.

En vert: principalement catholique,
En rouge: principalement protestant

Aujourd'hui, le nord et l'est de l'Allemagne sont majoritairement protestants. La grande majorité des protestants allemands appartient à l'Église évangélique en Allemagne qui rassemble 30,8 % de la population. Des majorités catholiques se trouvent avant tout en Rhénanie, au sud du Bade-Wurtemberg et en Bavière où est né le pape Benoît XVI. 31,4 % de la population est catholique[27]. L'est de l'Allemagne et Hambourg sont majoritairement sans confession[28] mais la première religion reste le luthéranisme. Enfin, l’islam est pratiqué par la communauté turque, concentrée dans la Ruhr et à Berlin.

religion membres en % de la
population
année source
Sans confession 27 964 795 34,1 % 2008 fowid
Église catholique romaine 25 176 517 30,7 % 2008 DBK
Église évangélique en Allemagne 24 514 900 29,9 % 2008 EKD/EKIR
Islam 3 500 000 4,3 % 2008 REMID

Églises (édifices)

Quelques-unes des plus grandes et fameuses églises d'Allemagne :

Politique familiale

La politique familiale allemande présente par rapport à celle des pays voisins un certain nombre de particularités liées à son histoire. Elle a commencé à se structurer lors de la révolution industrielle, et avec la création de la protection sociale sous l'impulsion du chancelier Bismarck. A la fin du XIXe siècle, l'Allemagne est ainsi l'un des premiers pays au monde à développer une couverture santé pour une partie de la population. Un des éléments fondateurs de la politique familiale et du droit familial allemands est la volonté de l'Etat allemand dès cette époque de protéger les enfants naturels (nés hors mariage), et de leur garantir une filiation paternelle. D'après la conception qui se trouvait en grande partie à la base du Code civil allemand en cette matière, dans sa première édition de 1900, la mère naturelle était en général considérée comme issue de milieu défavorisé, ayant eu son enfant par inexpérience et légèreté, et donc peu qualifiée pour se charger de son éducation, et le père comme souvent introuvable et non intéressé par son enfant naturel[29]. Le code civil de 1900 ne conférait pas la puissance parentale à la mère non mariée, laquelle revenait à un tuteur d'Etat. La mère n'était responsable que des soins de la personne de l'enfant. La loi de prévoyance sociale de la jeunesse (Jugendwohlfahrtsgesetz) créa en 1920 les Offices de la Jeunesse (Jugendämter), chargés de prendre soin de l'enfance en danger. Cette institution devint alors le tuteur d'office (Amtsvormund) de l'enfant naturel, en charge de retrouver son auteur paternel pour lui réclamer des aliments. Il importe donc à l'Etat de trouver un père à l'enfant naturel, non seulement pour alléger ses propres charges sociales, mais aussi pour protéger ce que l'Etat considère comme un droit inaliénable de tout enfant, qu'il soit naturel ou légitime - le droit à la filiation[30].

Cette époque fondatrice dans la culture juridique et sociale de la famille en Allemagne, marque dès lors de rôle prépondérant de l'Etat dans la prise en charge de l'enfant naturel. A cela s'ajoute le schéma très conservateur de la répartition des rôles au sein de la famille pour les enfants légitimes, schéma lié à la prépondérance de la bourgeoisie traditionnelle aux mains de l'économie du pays[31]. L'avènement du national-socialisme va marquer en profondeur l'histoire du rôle de l'Etat dans la famille, et en particulier du Jugendamt. Dès le début des années 1930, et durant plus de de dix ans soit la moitié d'une génération, cette institution en charge de la jeunesse est chargée de veiller à l'application des théories sociales, familiales et raciales en vigueur. La culture du retrait des enfants à leur parents et de leur éducation dans des institutions d'Etat se renforce. Le contrôle par l'Etat de la natalité, de la famille et de l'éducation est porté à son maximum. A la fin des années 1940, le nouvel Etat démocratique ouest-allemand prend des orientations familiales résolument opposées, renonçant à toute politique familiale coordonnée par l'Etat. Le Jugendamt traverse jusque vers 1953 une période de transition, placé sous le contrôle du ministère de l'intérieur. Dans l'ensemble, les fondements de la politique familiale restent proches de ceux du début du XXe siècle, l'Etat gardant la puissance parentale par l'intermédiaire du Jugendamt sur les enfants naturels. Cette approche a déjà à cette époque consacré l'omniprésence du Jugendamt dès la naissance, la mère étant sommée dès après l'accouchement de désigner un père pour l'enfant. La tradition ancienne du rôle paternel, loin de l'éducation des enfants, cantonne le père dans un rôle de payeur qui ne cherche pas à s'occuper du quotidien de l'enfant, ni même à avoir des contacts réguliers avec lui. Même s'il est ressenti comme de moins en moins adaptée à la société, ce concept demeure très fortement ancré dans le droit, puisque le code civil de 1900, toujours en vigueur à la fin des années 1960, stipule dans son article 1589 alinéa 2, que « l'enfant naturel et son père ne sont pas considérés comme apparentés ». Le lien entre le père naturel et son enfant n'est que purement pécuniaire (Zahlvaterschaft). Il faut attendre la loi du 19 août 1969 sur la condition juridique des enfants nés hors mariage[32] pour voir la puissance parentale quitter partiellement le monopole de l'Etat et être dévolue à la mère. Mais le lien de l'enfant naturel au père n'évolue quasiment pas: la Zahlvaterschaft est maintenue en l'état, l'enfant n'acquiert automatiquement ni le nom, ni la nationalité du père, et ce dernier ne possède à son égard aucun droit d'éducation ni de visite. Le droit de visite ne peut être accordé au père qu'à titre exceptionnel par le tribunal des tutelles (code civil § 1711), s'il est prouvé qu'un contact personnel de l'enfant avec son père est dans l'intérêt de l'enfant. La charge de la preuve revient donc au père qui souhaiterait maintenir un lien avec son enfant naturel en cas de séparation: on conçoit aisément que cela soit virtuellement impossible dans une société non habituée à l'utilité du lien entre un enfant et son père. Au début des années 1990, et notamment avec les modifications sociales apportées par la réunification des deux Allemagne, la tutelle obligatoire du Jugendamt sur les enfants naturels est de plus en plus mal ressentie par la société. A cette époque en outre, les unions libres sont devenues une part importante des couples parentaux, et le code civil ne correspond plus à la réalité sociale. Ce n'est qu'en 1998 que la réforme du code civil lève la tutelle obligatoire du Jugendamt sur les enfants naturels, et donne officiellement au père la possibilité du statut de parent.

Toutefois la différence de culture familiale de l'Allemagne demeure majeure par rapport à la plupart des pays voisins, qui en dehors de l'Autriche et de la Suisse, ont tous connu une adaptation beaucoup plus rapide du code civil à la réalité sociale. Même si elles sont sorties du droit de manière obligatoire, l'intervention du Jugendamt ainsi que la quasi-exclusivité maternelle dans le cas des unions libres avec enfant demeurent profondément ancrées dans les habitudes. Entre 1960 et 2000, une génération et demie ayant connu une proportion croissante d'enfants nés hors mariage a grandi sans figure paternelle au quotidien. La génération d'avant avait quant à elle connu un absentéisme paternel majeur, pendant et après une guerre qui a tué plusieurs millions d'hommes allemands entre 20 et 45 ans, et blessé physiquement et psychiquement des millions d'autres. Le nombre d'enfants orphelins au moins de père - sinon des deux parents - au sortir de la IIe guerre mondiale a été estimé entre 5 et 10 millions[31]. C'est donc la société dans son ensemble qui depuis 1945 est psychologiquement marquée par l'absence de figure paternelle[33].

Dans la deuxième décennie du XXIe siècle, l'Allemagne conserve encore par rapport à ses voisins une culture de l'éducation des enfants reposant très majoritairement sur la mère. Le code civil est l'un des derniers en Europe, avec la Suisse et l'Autriche, à ne pas reconnaître automatiquement l'autorité parentale conjointe aux couples non mariés donnant naissance à un enfant. Parallèlement, le rôle du Jugendamt est de plus en plus remis en question. De la même manière que l'ensemble des administrations en charge de l'action sociale en Allemagne, le Jugendamt n'est soumis qu'à l'autorité administrative de la commune, mais ne dispose pas de chaîne hiérarchique technique (Constitution allemande Grundgesetz, Art. 28 §2 ; loi sur l'enfance et la jeunesse Kinder- und Jugendhilfegesetz (KJHG) de 1991 chap 2 §4, 27-41 et chap.3 §42 à 57; loi sur la juridiction volontaire Gesetz über die Angelegenheiten der Freiwilligen Gerichtsbarkeit (FGG) §§ 49, 49a, 50; code civil § 1684). Une partie de l'action du Jugendamt, et notamment les expertises psychologiques, est en outre déléguée à des associations caritatives, donc également non soumises à une chaîne hiérarchique technique. La qualité et le fondement scientifique des interventions du Jugendamt est donc régulièrement mise en cause, et nombre de scandales ont éclaté, relativement à des séparations abusives entre des enfants et leurs parents. Les situations les plus aiguës concernent les couples binationaux non mariés, dans lesquels le parent non-allemand, étranger à la culture de main-mise de l'Etat sur la famille, rejette vivement les interventions du Jugendamt, attisant la suspicion de cette administration. En 2007, plusieurs centaines de plaintes émanant de parents non-Allemands avaient été ainsi déposées à la commission des pétitions du Parlement européen[34]. La présence obligatoire du Jugendamt au sein des procédures de justice familiale, à la fois en tant que partie à la procédure au titre de troisième parent, et en tant que conseiller technique du juge, est plus particulièrement remise en cause, considérée par les parents non-allemands d'enfants binationaux comme une subordination de la justice familiale au contrôle de l'Etat.

Économie

Article détaillé : Économie de l'Allemagne.
Francfort-sur-le-Main, place financière et ville d'affaires

L’Allemagne est la première puissance économique de l'Union européenne. Elle figure au quatrième rang mondial depuis 2008 derrière les États-Unis, le Japon, et la Chine[35] mais devant la France et le Royaume-Uni. Elle possède pour cela de nombreux atouts : un marché intérieur important, une population active qualifiée grâce à l'apprentissage professionnel, et un niveau de vie élevé. Les entreprises et les syndicats allemands fonctionnent en cogestion. Le PIB allemand s'élève à 2 907 milliards de dollars (GDP 2006, Banque Mondiale). Le commerce extérieur représente un tiers du PNB : avec un volume d’exportations de 734 milliards d’euros (2004). Le principal moteur de ce commerce extérieur est l’industrie, dont le pourcentage dans le total des exportations se situe à quelque 84 % (2004).

L'économie allemande dispose d'un réseau de communication de première qualité : le plus long réseau autoroutier d'Europe, un réseau ferré particulièrement dense et trois axes navigables, le Rhin premier fleuve mondial pour le fret, la liaison Rhin-Main-Danube et le canal du Mittelland.

L'Allemagne est la quatrième puissance maritime du monde. Sa flotte s'élève à 3 627 navires, totalisant 103,895 millions de tonnes de port en lourd, dont 86,969 millions battant pavillon étranger et répartis sur 3 169 unités. 42,58 % de la totalité du tonnage est immatriculée au Liberia, 10,98 % à Antigua et Barbuda et 10,49 % aux Îles Marshall, contre seulement 16,29 % en Allemagne[36].

Industrie

Éoliennes en Allemagne

L’industrie est un secteur économique très important en Allemagne. Environ 33 % de la population active travaille dans ce secteur. Les principaux secteurs en chiffre d'affaires sont la construction automobile avec 777 000 salariés en 2004, suivie par l’électrotechnique avec 799 000 salariés, la construction mécanique avec 868 000 salariés et l’industrie chimique[37]. À côté des grandes entreprises mondialement connues comme Siemens, ThyssenKrupp AG ou Bayer, les PME/PMI emploient plus de 20 millions de salariés. Dans la construction mécanique, secteur où la RFA détient 19,3 % du marché mondial, la grande majorité des entreprises a moins de 200 salariés. Ces succès sont dus à la réputation de bonne qualité des produits allemands en général. Les entreprises allemandes dépendent peu des banques pour leur financement. Grâce à leurs bons rendements, près de 70 % d'entre elles peuvent couvrir elles-mêmes leurs besoins financiers[38].

La construction automobile fournit 40 % des exportations allemandes. Un salarié sur sept travaille dans ce secteur. Les grands constructeurs Volkswagen, BMW, Daimler AG, Porsche, Opel, filiale allemande de General Motors font de l’Allemagne le troisième producteur d’automobiles mondial. Environ six millions de voitures sortent chaque année des chaînes de montage allemandes et 4,8 millions de voitures de marque allemande sont produites à l’étranger.

Les autres secteurs

Comme dans toutes les économies développées, le secteur tertiaire est le premier employeur allemand. Près de 28 millions de personnes y travaillent dont 10 millions dans le commerce, l’hôtellerie, la restauration et les transports. Ce secteur est constitué à plus de 40 % de PME/PMI.

L’agriculture est également très importante, contrairement aux idées reçues ; en termes de comparaison, l’Allemagne se situe juste derrière la France en termes de production céréalière, mais la devance et occupe ainsi le premier rang européen en ce qui concerne la production de lait.

Article détaillé : Agriculture en Allemagne.

Bien que densément peuplée et fortement industrialisée, l'Allemagne offre encore une large place à la nature. Les forêts recouvrent 29 % du territoire. La forêt bavaroise constitue le plus grand espace de montagnes boisées en Europe centrale et la Forêt-Noire conserve toujours un caractère sauvage.

Une économie tournée vers l’espace mondial

L'Allemagne est membre de la zone euro

L’économie allemande est particulièrement orientée vers le marché mondial. Les grands partenaires commerciaux de l’Allemagne sont la France, les États-Unis, l'Italie et la Grande-Bretagne. Mais l’Allemagne, qui a retrouvé un rôle de pivot de l’Europe depuis la chute du communisme et la réunification, cherche à développer de nouveaux débouchés. Elle a accru sa présence en Europe de l’Est. Depuis le début des années 1990, une partie de la production allemande a été délocalisée vers ces pays, si bien que 830 000 personnes travaillaient pour des entreprises allemandes dans les anciens pays communistes en 2002, contre presque aucune avant 1990. L’Allemagne a aussi absorbé des entreprises locales comme Volkswagen qui a racheté le constructeur tchèque Skoda[39]. Au total, plus de 10 % des exportations allemandes se font vers ces pays, soit autant que vers les États-Unis.

L’Allemagne a connu pendant dix ans des difficultés. La concurrence internationale est importante et les entreprises doivent se moderniser rapidement ou délocaliser, sous peine de faillite. L’Ouest du pays est le plus dynamique, tandis qu’à l’Est (ancienne RDA) de nombreuses entreprises ont dû fermer, ce qui a provoqué une forte hausse du chômage et un exode de l'Est vers Ouest. Celui-ci s'établit à 6,2 % en novembre 2008 selon l'OIT[40].

Cependant, en 2006, le PIB a crû de 2,9 %, après plusieurs années de stagnation[41]. Les entreprises profitent d'une compétitivité regagnée depuis dix ans à force de restructurations et de modération salariale. Depuis 2006 la production augmente chaque année, les carnets de commande restent remplis[42].

Les pays émergents constituent un défi de taille pour l’Allemagne. L’importance des relations économiques avec la Chine ou l’Inde ne cesse donc de croître. La balance commerciale est fortement déficitaire : 32 milliards d’importations chinoises contre 21 milliards d’exportations vers ce pays en 2004. Les échanges avec l’Inde sont plus modestes. L’Allemagne doit relever le défi de la compétitivité face à des pays où le coût de la main d’œuvre est très faible. L'Allemagne mise peu sur le faible prix de ses produits pour exporter, mais beaucoup plus sur leur qualité ou leur spécificité. On achète les produits allemands non pas parce qu'ils sont bon marché, mais parce qu'ils sont de bonne qualité[43], ou parce qu'on a besoin d'un produit que seuls les Allemands fabriquent.

Une économie créant pauvreté et précarité de masse

Dans la dernière décennie, l'Allemagne a réformé son marché du travail avec les Réformes Hartz (2003/2005) et pris des mesures contre la crise pour préserver son dynamisme économique. Ces mesures sont souvent vues comme un modèle pour les autres pays européens, mais le prix à payer sur le plan social est également souligné par les économistes et il est jugé parfois excessif. Ainsi, Henrik Uterwedde, économiste et directeur adjoint de l'Institut franco-allemand de Ludwigsburg, parle-t-il de quasi-« abus et exploitation en ce qui concerne les temps partiels et les bas salaires. »[44]

Pour maintenir son dynamisme économique, l'Allemagne a en effet privilégié l'emploi précaire sans salaire minimum : les mesures prisent par le gouvernement allemand (définissant de nouveaux contrats de travail, exonérant les employeurs et ne donnant pas droit au chômage, avec la possibilité de payer le salarié moins de 1 euro par heure), en accord avec le patronat et les syndicats ont ainsi entraîné une baisse de salaire de 20% pour 1,6 millions de personnes, et une stagnation depuis dix ans pour les autres[44]. De plus en plus d'Allemands travaillent à temps complet pour un salaire de 720 euros et l'appauvrissement des travailleurs est en augmentation (20 % de travailleurs pauvres, + 2 millions en 10 ans)[45].

Concernant la recherche d'emploi, il y a en tout 9 millions de personnes (soit 20% de la population active) qui sont soit au chômage soit touchent des indemnités prévues par la loi Loi Hartz IV[46].

Conséquence de cette précarisation, des retraités sont contraints de faire des petits boulots payés moins que le smic pour compléter leurs pensions (augmentation de 58% en dix ans du nombre de retraités pauvres)[46].

Patrimoine culturel

Article détaillé : Culture de l'Allemagne.
Berlin est une ville mondiale culturelle et artistique

L'Allemagne fait partie de l'aire de la civilisation européenne. Cependant, la notion de culture est perçue de façon différente en France et en Allemagne. En France, la culture désigne plus une connaissance « intellectuelle », individuelle. En Allemagne, les deux sens, individuel et collectif, sont exprimés par deux mots distincts : Bildung et Kultur. La définition de la culture individuelle ou culture générale correspond au mot Bildung[47]. C'est surtout cette dernière notion que l'article se propose de développer même si le mot culture et le mot civilisation sont désormais pratiquement synonymes en France[48]. La deuxième difficulté rencontrée pour parler de culture allemande est liée au fait que l'État allemand ne date que de la seconde moitié du XIXe siècle. Beaucoup d'artistes perçus comme allemands ne se revendiquent pas comme tels, mais sont assimilés à l'aire germanique qui se définit sur des bases linguistiques. À ce titre, il est difficile de distinguer culture allemande et culture autrichienne jusqu'au milieu du XIXe siècle. Enfin, les frontières du territoire allemands ont fluctué à travers les siècles, ce qui rend la définition géographique du sujet délicate.

Musique

Article détaillé : Musique allemande.

Le pays compte plusieurs orchestres de renommée internationale, au premier rang desquels

L'Allemagne a été profuse pour les compositeurs, notamment :

Karl Friedrich Abel, Carl Philipp Emanuel Bach, Johann Christian Bach, Johann Sebastian Bach (en français Jean-Sébastien Bach), compositeur de l'époque baroque ou encore Ludwig van Beethoven, Johannes Brahms, Johann Jakob Froberger, Christoph Willibald Gluck, Georg Friedrich Händel, E.T.A. Hoffmann, Wolfgang Amadeus Mozart, Felix Mendelssohn Bartholdy, Johann Pachelbel, Johann Joachim Quantz, Max Reger, Heinrich Schütz, Robert Schumann, Richard Strauss, Georg Philipp Telemann, Richard Wagner, et Carl Maria von Weber entre autres.

Opéras :

L'Allemagne connaît aussi la pratique de musiques traditionnelles, notamment le Yodel encore connu de nos jours dans les régions alpines de Bavière.

La musique populaire allemande s'appelle le Schlager. Des groupes comme Modern Talking, Alphaville, Münchener Freiheit, Ireen Sheer, Dschinghis Khan ou la chanteuse de Nouvelle Vague Allemande (Neue Deutsche Welle) Nena originaires d'Allemagne ont connu un succès international.

Le pays a donné naissance à plusieurs groupes de rock allemand de renommée internationale, notamment avec Scorpions à partir des années 1980, Rammstein des années 1990 à aujourd'hui et Scooter (groupe) de 1994 à aujourd'hui, la chanteuse LaFee à partir des années 2000 et aujourd'hui le groupe Tokio Hotel.

Philosophie

Des philosophes allemands :

Theodor W. Adorno, Jakob Böhme, Friedrich Engels, Johann Gottlieb Fichte, Jürgen Habermas, Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Martin Heidegger, Max Horkheimer, Karl Jaspers, Emmanuel Kant, Gottfried Wilhelm Leibniz, Karl Marx, Friedrich Nietzsche, August Wilhelm Schlegel, Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling, Arthur Schopenhauer.

Sciences

Carl Friedrich Gauss, Manfred von Ardenne, Carl Benz, Gottlieb Daimler, Rudolf Diesel, Albert Einstein, Daniel Gabriel Fahrenheit, Heinrich Hertz, Johannes Gutenberg, Hugo Junkers, Robert Koch, Otto Lilienthal, Philipp Reis, Wilhelm Conrad Röntgen, Konrad Zuse, Max Von Laue, Max Planck

Littérature

Article détaillé : Littérature de langue allemande.

La littérature allemande s'inscrit dans le cadre plus général de la littérature de langue allemande qui regroupe l'ensemble des œuvres littéraires de langue allemande, en englobant celles produites en Autriche ainsi que dans une partie de la Suisse.

Née au Moyen Âge, la littérature allemande a connu des périodes de grand rayonnement comme le « Sturm und Drang » (vers 1765-1785) avec Johann Wolfgang von Goethe et Friedrich von Schiller, le romantisme (vers 1796-1835) avec Jacob et Wilhelm Grimm et les poètes Friedrich Hölderlin, Jean Paul Richter, Novalis, Joseph von Eichendorff, et un peu plus tard Heinrich Heine, avant la période « Klassische Moderne » (vers 1900 - années 1920 du XXe siècle) où dominent Hermann Hesse et Thomas Mann qui, avec les poètes et prosateurs autrichiens, ouvrent la voie de la modernité sur laquelle pèsera le nazisme qui conduira de nombreux auteurs à l'exil.

Enfin le renouveau littéraire depuis 1945 a été notable et marqué par plusieurs attributions du Prix Nobel de littérature à des écrivains allemands : Nelly Sachs (1966, naturalisée suédoise), Heinrich Böll (1972), Günter Grass (1999) et Herta Müller (2009).

J. W. v. Goethe
(1749–1832)
F. Schiller
(1759–1805)
Frères Grimm
(1785–1863)
T. Mann
(1875–1955)
H. Hesse
(1877–1962)
Goethecut.png Gerhard von Kügelgen 001.jpg Grimm1.jpg Thomas Mann 1929.jpg Hermann Hesse 1927 Photo Gret Widmann.jpg

Codes

L'Allemagne a pour codes :

Notes et références

  1. Central Intelligence Agency, The World Factbook, 2011
  2. PIB à parité de pouvoir d'achat, d'après le Fonds monétaire international (FMI).
  3. PIB nominal, d'après la FMI.
  4. Rapport sur le développement humain 2010 des Nations Unies. Tableau 1 p. 167. [PDF]
  5. Programme des Nations Unies pour l'environnement, Etat de Ratification du Protocole de Montréal : « A compter de la date d'unification, la République fédérale Allemande agit désormais dans le cadre de l'Organisation des Nations Unies sous l'appellation "Allemagne". »
  6. Selon le découpage de l'Europe par l'ONU. D'autres découpages placent l'Allemagne en Europe centrale.
  7. a, b et c fr.wikipedia.org Population recensée fin décembre 2009
  8. L'adjectif allemand alemannisch désigne aujourd'hui trois branches de l'allemand supérieur : le souabe, l'alsacien et le suisse alémanique
  9. Université de Laval : Données démolinguistiques sur l'Allemagne
  10. Georges Castellan, « Drang nach Osten », l'expansion germanique en Europe centrale et orientale, clio.fr
  11. Le Monde du 17 octobre 2006
  12. Claude Mangin, L’Allemagne, Berlin, Paris, 2003, (ISBN 978-2-7011-3229-7), p.20
  13. L'office fédéral de statistiques : Aire et population, 31 décembre 2005
  14. L'office fédéral de statistiques
  15. Daniel Vernet, « Un fédéralisme paralysant », Le Monde, 15 mars 2005
  16. Antoine Jacob, « Allemagne : la réforme du fédéralisme renforce les compétences des Länder », Le Monde, 12 mars 2006
  17. Hans-Peter Schwartz, Die gezähmten Deutschen. Von der Machtbesessenheit zur Machtvergessenheit, Stuttgart, DVA, 1985.
  18. Philip H. Gordon, « La normalisation de la politique étrangère de l’Allemagne », Politique étrangère, 2/1994, p. 497-516 et Paul Letourneau, « La politique étrangère allemande : style nouveau et fidélité au multilatéralisme », Revue d’Allemagne, 2/1999, p. 333-345.
  19. P. Jardin/A. Kimmel, Les Relations franco-allemandes depuis 1963, La Documentation française (coll. Retour aux textes), Paris, 2001
  20. Barry Buzan, People, States and Fear, Hemel-Hempstead, Harvester, 1991 ; Ole Waever, « Societal Security : the Concept », in Ole Waever, Barry Buzan, Morten Kelstrup, Pierre Lemaitre (dir.), Identity, Migration and the New Agenda in Europe, Londres, Pinter, 1993, p. 17-40.
  21. « L'Allemagne n'envisage pas un retrait d'Afghanistan, où trois de ses soldats ont été tués samedi », Le Monde, 20 février 2005
  22. « L'Allemagne souhaite désormais ouvertement redéfinir les relations avec les États-Unis », Le Monde, 19 février 2005
  23. Daniel Vernet, « La nouvelle famille allemande », Le Monde, 2 janvier 2008
  24. Les Allemands passent progressivement à la retraite à 67 ans - Le Monde, 30 mars 2007
  25. Sous la direction de J-L Matthieu, Géographie 1re, Nathan
  26. a et b . Les dialectes ne s'écrivent pas pour la communication mais uniquement pour noter phonétiquement la culture régionale (théâtre, chansons et poèmes)
  27. Christen in Deutschland 2005
  28. (de) Kirchenmitgliederzahlen am 31.12.2004 - Evangelische Kirche in Deutschland, décembre 2005 [PDF]
  29. Beitzke G.: La réforme de la condition juridique de l'enfant naturel en République fédérale d'Allemagne. In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 22 no 2, Avril-juin 1970. pp. 313-324.
  30. Eva Wenner: La tutelle de l'Office de la jeunesse sur l'enfant naturel en Allemagne : une institution en voie de disparition. In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 50 no 1, Janvier-mars 1998. pp. 159-177.
  31. a et b Laulan Y-M. Allemagne: chronique d'une mort annoncée. Ed.L'oeil F.x. De Guibert, 2004.
  32. Bundesgesetzblatt 1969, I, p. 1243 et suivantes.
  33. (de) M. Von Franz, Fatherless: long-term sequelae in German children of World War II, Z Psychosom Med Psychother. 2007;53(3):216-27
  34. Document de travail - Commission des pétitions du Parlement européen, 28 janvier 2009 [PDF]
  35. La Chine devient la troisième puissance économique mondiale - Le Monde, 19 juillet 2007 (article accessible sur bladi.net
  36. Review of Maritime Transport 2010, United Nations Conference on Trade and Development, Genève 2010
  37. Allemagne – Faits et réalités
  38. Marie de Vergès, « Embellie confirmée pour l'économie allemande, mais ce renouveau peut-il durer ? », Le Monde, 29 mai 2008
  39. Sous la direction de J-L Matthieu ; Géographie 1re, Nathan
  40. (en) Unemployment (aggregate level and rate) Dec 2008, Organisation internationale du travail, 2008. Consulté le 22-01-2009 [PDF]
  41. Alain Faujas et Marie de Vergès, Le ralentissement économique se confirme en Europe, Le Monde, 27 octobre 2007
  42. « Des situations très contrastées chez les Vingt-Sept », Le Monde, 16 mai 2008
  43. « L'industrie allemande a encore de beaux jours devant elle », Les Échos, P. Drouin, 15 septembre 2005
  44. a et b "La baisse du chômage en Allemagne masque une plus grande précarité".
  45. De plus en plus de travailleurs pauvres en Allemagne .
  46. a et b Le miracle allemand, à quel prix?.
  47. Le terme allemand Weltanschauung ou « vision du monde » est aussi utilisé en psychologie allemande, avec Erich Fromm, par exemple. Il correspond à la « construction de l’intérieur » ou « instruction » du Bildung.
  48. Université Chouaïb Dokkali, Civilisation / Culture, consulté le 23 aout 2008

Bibliographie

  • Divers articles de l'Encyclopaedia Universalis, DVD, 2007
  • Serge Berstein et Pierre Milza, Histoire du XXe s, , Hatier, 1984
  • (de) Alexander Demandt, Über die Deutschen. Eine kleine Kulturgeschichte, Propyläen Verlag, Berlin 2007 (ISBN 978-3-549-07294-3)
  • Alfred Grosser, L'Allemagne en Occident, Hachette, Pluriel, 1987
  • Alfred Grosser, L'Allemagne de notre temps, Livre de Poche, 1978
  • Jean Heffer, William Serman, Des révolutions aux impérialismes, Hachette-Histoire, 1973
  • Anne-Marie Le Gloannec, Allemagne, peuple et culture, La Découverte Poche, 2005 (ISBN 978-2-7071-4548-2)
  • Jean-François Noël, Histoire du peuple allemand des origines à la paix de Westphalie, PUF, 1975
  • Jacques Le Rider, L'Allemagne au temps du réalisme, de l'espoir et du désenchantement, Albin Michel, 2008
  • Jacques Le Rider, La Mitteleuropa, PUF, Que sais-je ? no 2846, 1994, deuxième édition revue, 1996, traductions allemande, espagnole, italienne, croate, japonaise et roumaine
  • Francis Rapp, Le Saint-Empire romain germanique, d’Othon le Grand à Charles Quint, Point Histoire, Seuil, 2003 (ISBN 978-2-02-055527-2)
  • Joseph Rovan, Histoire de l'Allemagne des origines à aujourd'hui, Paris, Le Seuil, 1995

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