Bruxelles
Bruxelles Capitale (fr)
Brussel Hoofdstad (nl)
Blason de Bruxelles Capitale (fr)
Héraldique

TE-Collage Brussels.png
Montage de différentes vues de Bruxelles.
Administration
Pays Belgique
Région Bruxelles-Capitale
Gouverneur Jean Clément
Géographie
Coordonnées 50° 50′ 48″ Nord
       4° 21′ 09″ Est
/ 50.846686, 4.352425
Altitude 62 m
Superficie 16 200 ha = 162 km2
Démographie
Population 1 125 728 hab. (2010)
Densité 6 948,9 hab./km2
Localisation
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Bruxelles
Voir la carte administrative
Bruxelles
Sources
http://portail.irisnet.be/fr/home/home.shtml
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Bruxelles [bʁysɛl][1] (Brussel en néerlandais, Brüssel en allemand, Brussels en anglais) est la capitale de la Belgique[2] (Bruxelles-ville), de la Communauté flamande, de la Communauté française de Belgique[3] et de la Région de Bruxelles-Capitale. C'est aussi le siège de plusieurs institutions de l’Union européenne, ainsi que de nombreuses organisations internationales, dont l’OTAN.

Sommaire

Prononciation

Son nom se prononce [bʁy.sɛl][4] (le « x » se prononce « ss »), comme dans Auxerre. En effet, l’orthographe actuelle du nom provient d’une habitude des scribes du Moyen Âge, de remplacer les doubles « s », comme dans Brussel, Brusselles, par une croix, ce qui n’en modifiait pas la prononciation. Cette croix, assimilée à un « x », n’a été prononcée « ks » en français qu’à partir du XVIIIe siècle, sans que cette modification change l’usage bruxellois[5]. Il existe d’autres exemples tels qu’Auxerre (prononcé Ausserre /o'sɛʁ/) ou Auxonne en Bourgogne.

Clarification des termes au nom de l'histoire ancienne et moderne

Le terme Bruxelles est le plus souvent utilisé pour désigner la ville-région, administrée par la Région de Bruxelles-Capitale. La Région est elle-même divisée en 19 communes[6], à l’instar de Londres, mais qui sont soumises à l’autorité du gouvernement et du parlement de la ville région. La commune centrale, qui conserve son nom séculaire de « Ville de Bruxelles » (communément appelée « Bruxelles-ville ») est un ensemble composite comprenant le centre historique (le Pentagone) et une série d’extensions urbaines, comme les anciennes communes de Laeken, Neder-Over-Heembeek et Haren ainsi que le quartier maritime, la très bourgeoise avenue Louise au sud, le Bois de la Cambre, ou encore le quartier central d’affaires Léopold, où se concentrent notamment les institutions européennes. Les 18 autres communes, représentant une centaine de quartiers distincts, s’agglomèrent autour de cette commune centrale pour former une ville de 19 communes étendue sur 162 kilomètres carrés. Toutes les communes sont égales entre elles, la commune centrale, dite par tradition Bruxelles ville, ayant le même statut que les autres sous l'autorité d'un gouvernement régional.

Cette situation restitue celle qui prévalait jusqu'à l'annexion à la République française qui coupa la ville centrale de sa périphérie dénommée la cuve de Bruxelles sur laquelle l'autorité urbaine avait un pouvoir juridictionnel acquis dans le courant du Moyen Âge. C'était le pouvoir de l'ammanie de Bruxelles qui dépassait même les limites actuelles de la ville région, puisque le droit de justice de l'amman de Bruxelles s'étendait jusqu'à Rhode-Saint-Genèse. Cette commune actuellement située en dehors de la ville région, mais qui lui est limitrophe, fait l'objet, au début du XXIe siècle d'une revendication de rattachement à Bruxelles qui trouve sa source non dans la volonté de revenir au droit féodal, mais dans un souci de cohérence géopolitique, d'autant plus qu'elle est habitée par une majorité francophone, ce qui est identique à la situation bruxelloise et s'inscrit dans une tradition multi séculaire de coexistence, à Bruxelles et dans sa région, de la culture française et de la culture flamande, dite néerlandaise.

En reconstituant, au XXe siècle, une ville étendue bien au delà des limites de la cité centrale du haut Moyen Âge, on a simplement rendu à Bruxelles une forme et une superficie conformes au statut de capitale qu'elle avait acquis en accueillant la résidence des ducs de Bourgogne Philippe le Bon et Charles le Téméraire, position qu'elle avait conservée sous Charles Quint. Celui-ci avait d'ailleurs constitué les grands Pays-Bas en une généralité incessible par son acte dit de La Pragmatique Sanction. Par la suite, les guerres de religion et l'absolutisme espagnol ne purent enlever à Bruxelles son statut puisqu'elle resta le siège du Conseil d'État (gouvernement) de ce que l'on appella la Belgica Regia (Pays-Bas espagnols) après la rupture avec le nord. Il s'agissait bel et bien d'un gouvernement, même sous le protectorat des Habsbourgs d'Espagne. Plus tard, la révolution brabançonne qui amena la création des États belgiques unis, malgré les Habsbourgs d'Autriche, ne fit que confirmer le statut de Bruxelles. Il fallut l'annexion de la Belgique, décidée à Paris, pour ramener la ville à ses dimensions du Haut Moyen Âge.

Près de deux siècles plus tard, la ville retrouve un état conforme à son histoire et sa réalité socio politique. Déjà, après la révolution belge de 1830, s'amorça un mouvement d'extension progressive à travers le XIXe siècle et, surtout, au XXe avec la reconnaissance de l'agglomération de Bruxelles de 19 communes constituées en une entité unique présidée d'abord par un conseil. Enfin, en 1990, fut consacrée la création constitutionnelle de la ville région de Bruxelles-Capitale. Celle-ci possède son propre gouvernement et sa propre assemblée parlementaire sous le nom officiel de Bruxelles Capitale. La population recensée représente un peu plus d’un million d’habitants, les prévisions laissant augurer une augmentation de 20 % pour 2030 selon le bureau du plan.

La ville-région est une des trois régions fédérées de Belgique, les deux autres étant la Région wallonne et la Région flamande. Une comparaison avec d’autres communes belges est possible dans la liste des communes belges les plus peuplées, où Bruxelles n’apparaît pas d’un seul tenant, mais par division communale.

Par extension, « Bruxelles » peut également désigner, en général en dehors de la Belgique et par métonymie, des Institutions européennes (le plus souvent, la Commission européenne). Selon la constitution belge (art. 194), la « ville de Bruxelles » est la capitale de la Belgique et le siège du Gouvernement fédéral belge.

Cette page ne traite que des aspects généraux qui concernent l’entité urbaine. Pour les aspects institutionnels, prière de se référer à la page « Région de Bruxelles-Capitale ».

Généralités

Bruxelles en 1610.
 
Bruxelles en 1610.
Bruxelles en 1610.

Bruxelles, dont le statut de région inclut 19 communes, sous le nom de Région de Bruxelles-Capitale, compte un peu plus d’un million d’habitants sur une superficie de 162 kilomètres carrés[7]. La ville-région présente un schéma radio-concentrique composé de trois zones :

  • le cœur de ville appelé Pentagone, délimité par une première ceinture de boulevards, la Petite ceinture, équivalent des Grands boulevards parisiens ou du City road londonien mais aménagé au nord et à l’est en autoroutes urbaines ;
  • une série de quartiers concentriques historiques denses délimités par une seconde ceinture, la Grande ceinture, faisant office de périphérique (équivalent des boulevards des Maréchaux à Paris ou de la Circular road à Londres) ;
  • une banlieue au profil plus résidentiel, délimité par une ceinture autoroutière, le Ring (équivalent à la Francilienne à Paris ou la M25 à Londres).

L’agglomération réelle, en tenant compte de la zone d’emplois (zone RER) compte de l’ordre de 2,7 millions d’habitants et s’étend sur une grande partie des deux provinces de Brabant (Brabant flamand et Brabant wallon).

Bruxelles fait également partie d’une large conurbation qui s’étend en triangle entre Bruxelles, Anvers et Gand et qui rassemble environ 4,4 millions d’habitants.

Bruxelles est une des capitales les plus vertes d’Europe. Elle totalise en effet 8 000 hectares d’espaces verts, c’est-à-dire la moitié de la surface de la Région[8]. Elle est aussi l’une des villes les plus cosmopolites du monde, ainsi que l’une des villes les plus riches d’Europe en PIB par habitant avec un score de 221 SPA en 2007[9]) et s’impose comme la capitale économique et financière du pays.

Bruxelles est membre de l’Organisation des villes du patrimoine mondial et fait partie des Villes mondiales.

Enfin, Bruxelles partage avec Washington le titre de ville comptant le plus de journalistes accrédités.

Héraldique

Armoiries anciennes

Les armes de la ville de Bruxelles sont de gueules plain.

Les armoiries originelles et authentiques de la ville de Bruxelles sont de gueules plain[réf. à confirmer]  [10].

À partir du seizième siècle l'habitude se fit d'y mettre la figure du sceau de la ville représentant Saint-Michel, d'abord une ombre de Saint-Michel puis une forme plus élaborée[11].

Armoiries modernes

  • Grandes armoiries, « De gueules au saint Michel d’or terrassant le démon de sable. »
  • Pendant le Premier Empire, « De gueules au saint Michel d’or terrassant le démon de même, armé et allumé de sable, au chef des bonnes villes de l’Empire[12]. »

Histoire des origines

Détail de l’hôtel de ville.
Article détaillé : Histoire de Bruxelles.

Bruxelles, dont l’histoire mouvementée participe à celle de l’Europe occidentale, a fêté son millénaire officiel en 1979. On a cependant découvert des vestiges romains dans deux des communes bruxelloises jouxtant le centre de la ville, Anderlecht et Saint-Josse-ten-Noode. Mais c'est au VIIe siècle que la ville apparaît dans l'histoire à travers une chronique qui révèle que, en 695, l’évêque Vindicien de Cambrai, tombé malade, doit de ce fait s'arrêter à Brosella. C'est là que, en 979, Charles de Basse-Lotharingie vint installer le siège de son duché dans une île de la rivière Senne, (Zenne en flamand). C'est ce repère de nature politique qui a servi de référence pour choisir la date de naissance de Bruxelles. Cependant, outre les vestiges d'Anderlecht et de Saint-Josse, la thèse de l’influence romaine reste valable, car elle se fonde sur l’existence de la voie romaine du Sud au Nord qui longeait l'actuel centre ville pour y rencontrer un chemin montant depuis l'île de la cité originelle. Les romains ayant l'habitude d'installer de petits temples aux croisements de leurs itinéraires, on peut supposer que la cathédrale Saint-Michel et Gudule et les sanctuaires chrétiens qui l'avaient précédée occupaient l'emplacement d’un petit temple romain (cella) sur la hauteur (briga),ce qui conforte l’hypothèse d’une origine mi celte, mi latine du nom de la ville. On trouve une référence similaire dans le nom d'une ville de la Gaule cisalpine (Italie du nord), Brescello qui dérive de Brixellum, nom qui fait penser à celui de Bruxelles. Selon Michel de Coster[13], Bruxelles dériverait de Bruocsella composé, d’une part, du mot celte bruoc ou bruco signifiant un endroit broussailleux et marécageux, et, d’autre part, du terme latin cella signifiant le temple.

Cette hypothèse celto latine, fondée sur l’existence d’un temple romain à l’emplacement de la cathédrale actuelle, peut donc être justifiée s’il existait, à cet endroit, un croisement « routier » entre la voie nord sud et le chemin montant depuis l’île St-Géry, débarcadère obligé là où la Senne cessait d’être navigable. Mais aucune fouille n’a jamais été organisée à ce sujet, la complexité et la densité du site urbain ne le permettant pas.

Détail du Parlement européen.

Mais le nom de « Bruxelles » peut encore être expliqué de diverses autres manières. Pour les uns[14], il serait d’origine flamande (Broeksel ou Broekzele) signifiant en vieux flamand « habitation » ou « château » (sel/zele) « des marais » (broek), ou sēle et broec en moyen néerlandais[15], en effet, jusqu’au voûtement de la Senne en 1871 (rivière qui traversait le centre de la ville du Sud au Nord), Bruxelles était marécageuse et sujette à des inondations périodiques.

Le symbole de la Région Bruxelloise est du reste l’iris des marais (Iris pseudacorus, littéralement la fleur « qui pousse les pieds dans l’eau »)[16]. Il est à remarquer que l’iris est la variété sauvage du lys, qui sera le symbole de la monarchie française, ce qui peut être relié à l’installation de Charles de Basse-Lotharingie en 979, point de repère officiel de la naissance de la ville actuelle.

Géographie

Climat

Le climat de la région de Bruxelles est un climat tempéré océanique[17] comme pour l’ensemble de la partie occidentale de la Belgique, cela grâce à la proximité de l’océan Atlantique et du Gulf Stream qui régule le temps grâce à l’inertie calorifique de ses eaux. Le climat peut être influencé par des zones humides et douces en provenance de l’océan, mais aussi par des zones sèches (chaudes en été et froides en hiver) en provenance de l’intérieur du continent européen. En moyenne (moyenne faite sur une période couvrant les 30 dernières années), on observe un peu plus de 130 jours de pluie par an dans la région de Bruxelles[18]. On observe chaque année de la neige à Bruxelles. Il peut neiger de novembre jusqu'en avril. En décembre 2010 on a observé 22 jours de neige.

Uccle située dans le sud de Bruxelles a un climat de type Cfb (Océanique) avec comme record de chaleur 38,8 °C le 27 juin 1947 et comme record de froid -21,1 °C le 25 janvier 1881. La température moyenne annuelle est de 10,4 °C.

mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,8 0,6 3 4,9 8,9 11,6 13,7 13,4 10,9 7,6 3,7 2 6,8
Température moyenne (°C) 3,2 3,6 6,5 9 13,3 15,8 18 18 14,8 11 6,5 4,3 10,4
Température maximale moyenne (°C) 5,6 6,5 9,9 13,1 17,7 20 22,3 22,4 18,7 14,4 9,1 6,5 13,9
Précipitations (mm) 71,1 52,7 72,9 53,7 69,3 77,5 68,9 63,6 62,3 68,1 79,1 78,8 817,8
Record de froid (°C) -21,1 -18,3 -13,6 -5,7 -2,2 0,3 4,4 3,9 0 -6,8 -12,8 -17,7 -21,1
Record de chaleur (°C) 15,3 20 24,2 28,7 34,1 38,8 37,1 36,5 34,9 27,8 20,4 16,7 38,8
Source : Le climat à Uccle (en °C et mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records depuis 1767)[7]


Les 19 communes de la région de Bruxelles-Capitale

Capitale multiple et centre diplomatique mondial

Nuit de fête place Flagey (quartier d’Ixelles).
Façades de la Grand-Place de Bruxelles.

Au niveau national

Elle est le siège du pouvoir exécutif constitué par la monarchie belge et le gouvernement fédéral de la Belgique, du pouvoir législatif constitué par la Chambre des députés et le Sénat, et du pouvoir judiciaire. Elle est aussi la résidence des ambassades et consulats étrangers.

Elle est le siège des gouvernements et parlements de plusieurs des entités fédérées qui composent la Belgique :

  • La Région de Bruxelles-Capitale
  • La Communauté française de Belgique, qui a modifié sa dénomination en Fédération Wallonie-Bruxelles en avril 2011, représente un pouvoir unique pour la Wallonie et Bruxelles, lesquelles restent deux régions distinctes avec leurs autorités politiques propres, mais gèrent ensemble le bien qui leur est commun, la culture française au sens large (enseignement, beaux-arts et maisons de la culture, échanges culturels internationaux).
  • La Communauté flamande, qui gère la culture des Flamands de Flandre et de la minorité flamande de Bruxelles, a élu cette dernière comme capitale.

Au niveau international

Bruxelles est souvent qualifiée capitale de facto de l’Union européenne, bien que l’Union ne dispose pas formellement de capitale.

Y siègent en effet de nombreuses institutions européennes, telles que :

C’est également à Bruxelles que se situe le siège d'Eurocontrol et dans la commune d’Evere, qu'est situé celui de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

Les principales confédérations syndicales internationales y ont leurs sièges : la Confédération européenne des syndicats (CES), la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et la Confédération mondiale du travail (CMT).

Bruxelles est considérée par le Groupe d’études sur la globalisation et les villes mondiales de l’Université de Loughborough (Grande-Bretagne) comme une « ville de classe mondiale majeure pour le négoce », au même titre que Madrid, Milan, Moscou, Toronto, Bombay, Buenos Aires et Kuala Lumpur.

La ville accueille 120 institutions internationales, 159 ambassades (intra muros) et plus de 2 500 diplomates, faisant de Bruxelles le deuxième centre de relations diplomatiques au monde (après New York)[réf. nécessaire].

Enfin, Bruxelles compte plus de 1 400 organisations non gouvernementales[réf. nécessaire].

Statut linguistique

Par une simplification correspondant à la massification de l’opinion publique flamande au XXe siècle, on décrit Bruxelles comme « historiquement » d’expression néerlandaise. Mais c’est dans un sens très large qui intègre les variantes dialectales du passé. On considère que le brabançon parlé majoritairement à Bruxelles jusqu’à la fin du XIXe siècle était du néerlandais. Mais ce n’était qu’un dialecte du Néerlandais[19] au sein duquel on distinguait même des variantes : le « marolliaan » ou marollien parlé dans le quartier populaire des « Marolles » et le « bargoensch » ou jargon, langue secrète utilisée dans leurs activités délinquantes par les vaartkapoenen (capons du rivage ou dockers du port) et qui a disparu (au point qu’on n’en connaît qu’une courte transcription faite à l’improviste par quelqu’un qui l’entendit parler par un condamné à mort faisant ses adieux, depuis l’échafaud, à ses complices présents dans le public). Dans d’autres villes, on rencontre ces parlers qui sont obscurs pour la majorité des habitants, avec des aspects variables selon les lieux, à Londres, le « cockney », parler populaire de certains quartiers, et à Paris le « verlan », un jargon littéralement fabriqué pour servir de communication entre individus marginaux. À Bruxelles, les particularismes se sont effacés devant la conversion de la population à la langue française. La ville s’est francisée jusqu’au point de devenir majoritairement francophone[20] (près de 90 %). Le nom officiel de la ville reflète cette situation, Bruxelles en français, Brussel en flamand ou néerlandais. Ce processus de francisation, en même temps que le statut bilingue de Bruxelles, a conduit à un conflit de longue date entre les francophones de Bruxelles et des intellectuels et hommes politiques flamands qui n'ont eu de cesse d'influencer la population de la Flandre pour qu'elle revendique la flamandisation de Bruxelles. Il s'agit, pour eux de ramener Bruxelles dans la sphère géographique des langues germaniques. Il en est résulté une querelle avec les francophones qui défendent, au nom des droits de l'homme et du citoyen, le droit acquis à Bruxelles par la langue française. La langue néerlandaise n'en a pas moins de larges droits d'expression dans la politique, l'administration, la presse et la vie culturelle. Cette querelle influence toute la vie politique belge au niveau national[21],[22].

Évolution historique

Au cours des âges, Bruxelles qui était une des principales villes du Brabant dès le XIe siècle, connait une première expansion sous le duc Jean Ier de Brabant dont les possessions s'étendent jusqu'en Limbourg. Par succession féodale, la ville devient le siège du pouvoirs des ducs de Bourgogne. Sous Philippe le Bon, qui y installe sa résidence, ayant acquis le Brabant et d'autres territoires des Pays-Bas par voie d'héritage, la ville agrandit le palais ducal afin d'y retenir le duc. C'est là qu'il installe son exceptionnelle bibliothèque de 900 volumes[23]. Le duc développe une politique d'unification et de prestige qui le fait surnommer le Grand Duc d'Occident, et aussi Conditor Imperii Belgici. Le nom Belgique, présent dans la tradition des cartographes du Moyen Âge, accompagnera d'ailleurs celui de Bruxelles à travers l'histoire. Pour affirmer son pouvoir, le Grand duc crée une monnaie unique, le Vierlanders, ainsi nommée car elle remplace les monnaies de quatre des principaux pays du territoire des grands Pays-Bas. Il s'agit de supprimer les taux de change sans cesse variables entre les monnaies locales afin d'améliorer les transactions commerciales tout en facilitant la perception des impôts[24]. En 1430, il crée le Grand conseil et le Conseil ordinaire, l'un chargé de la justice, l'autre de la politique générale. En 1464, il réunit les États généraux des Pays de par-decà, depuis le nord de la Hollande jusqu'à Boulogne, Belgique incluse, avec ses possessions de Bourgogne, les Pays de par-delà[25]. Il s'agit d'un gouvernement dont la postérité, dans les Pays-Bas, persistera, avec des fortunes diverses, et sous des régimes parfois hostiles, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.

À Bruxelles, le règne de Philippe le Bon ne se manifeste pas seulement par les séances des États généraux et par le va-et-vient des ambassadeurs. Des écoles sont ouvertes dans la ville et les pauvres sont soignés gratuitement, comme dans plusieurs cités des états bourguignons. Des fêtes ponctuent les activités politiques pour des raisons de prestige et les États généraux sont fréquemment sollicités pour les financer[26]. Il en résulte que les métiers d'art se développent dont, notamment, la tapisserie. En outre, le grand duc caresse le projet d'une croisade vers la Terre Sainte.

Parallèlement à cette action intérieure, Philippe le Bon développe une politique extérieure destinée à lui créer des alliés contre la politique du roi Louis XI de France inquiet du renforcement bourguignons autour de son royaume. C'est ainsi que, en 1430, le duc fonde l'ordre de la Toison d'Or au sein duquel il initie des nobles de ses possessions tout en attirant des personnalités étrangères de premier plan, tels que le roi Alphonse V d'Aragon et de Naples, et en 1468, Edouard IV d'Angleterre[27]. Enfin, par le traité d'Arras, signé le 20 septembre 1455, Philippe le Bon obtient du roi Louis XI de France le droit d'occuper Boulogne-sur-Mer et les villes de la Somme plus divers territoires. En plus, et surtout, Philippe le Bon obtient la suppression du statut vassal de la Bourgogne à l'égard du roi de France[28]. Par ce traité, le pouvoir bourguignon devient autonome comme l'autorité installée à Bruxelles ne l'avait plus été depuis les ducs de Brabant. Toutefois, il subsiste des liens féodaux entre des seigneurs et des cités avec le Saint-Empire germanique.

Les pays sous l'autorité du duc voient s'ouvrir une perspective d'indépendance que la complexité du régime féodal modère cependant de par les allégeances de familles nobles à l'égard de l'empire allemand. Aussi, Charles le Téméraire, fils de Philippe le Bon, continuant la politique de son père, tente-t-il de renforcer son autorité sur les territoires dont il a hérité en voulant évincer tout autre pouvoir que le sien. C'est dans ce but qu'il croit pouvoir obtenir le titre de roi que lui confèrerait l'empereur de la confédération germanique[29]. Mais il n'obtient pas ce titre par suite des intrigues du roi Louis XI de France pour qui les visées bourguignonnes constituent une menace. Entre-temps, Charles doit affronter la fronde de certains nobles et la rébellion des villes. Le 15 janvier 1468, à Bruxelles, dans son palais du Coudenberg, il organise une cérémonie de pardon des Gantois qui s'étaient soulevés. C'est l'occasion de déployer un faste qui doit pouvoir rivaliser avec celui dont Philippe le Bon était coutumier. Le duc est assis dans un fauteuil recouvert d'un drap d'or et des tapisseries ornent les rues par où passent les ambassadeurs de France, d'Angleterre, de Naples, de Milan, d'Aragon et de Sicile, d'Autriche, de Prusse, du Danemark, de Norvège, de Hongrie, de Bohème, de Pologne et de Russie[30].

Si l'autorité du duc paraît bien assise à l'intérieur, à l'extérieur elle doit affronter l'hostilité du roi de France. Après la rétractation de l'empereur d'Allemagne qui a refusé d'octroyer à Charles le titre royal qu'il lui aurait permis de faire jeu égal avec le roi de France, il ne reste au duc de Bourgogne que la guerre. Charles le Téméraire tente donc de réunir par la force ses possessions bourguignonnes de France avec celles des grands Pays-Bas. Ceux-ci sont, à l'époque, nommé le Leo Belgicus. Mais les campagnes guerrières du Téméraire se heurtent sans cesse au roi de France qui entretient l'hostilité des Alsaciens et des Suisses dont les territoires séparent les parties nord et sud de la « Grande Bourgogne » rêvée par Charles le Téméraire. Finalement, le duc meurt au combat à Nancy[31].

Dès l'époque bourguignonne, la langue française a droit de cité à Bruxelles en tant que langue du pouvoir. Mais il était de règle de traduire en néerlandais tout texte légal qui devait l'être pour la bonne compréhension des sujets des ducs.

Après la mort du Téméraire, Bruxelles reste aux mains des Bourguignons et finit par échoir dans l'héritage de celui qui allait devenir, à sa majorité, Charles Quint. Né à Gand, héritier des ducs de Brabant à travers l'hérédité des ducs de Bourgogne, Charles hérite donc des Pays-Bas bourguignons, mais aussi de l'Espagne et de ses colonies d'Amérique. Il va alors réaliser le rêve déçu de Charles le Téméraire lorsqu'il devient par élection de la Diète d'Empire, empereur du Saint-Empire romain germanique. En effet, en obtenant cette charge, il émancipe, les grands Pays-Bas de la tutelle étrangère qu'était celle du Saint-Empire, puisque, par un renversement historique, c'est, à partir de ce moment-là, le souverain des Pays-Bas qui exerce le pouvoir sur l'Empire. Né à Gand, élevé en Brabant, Charles Quint avait été, dès sa naissance, considéré par la population comme un enfant du pays. Mais son entourage flamando, franco espagnol, puis allemand, en fait un polyglotte, parlant le néerlandais, le français, l'espagnol et l'allemand. Cependant, à la cour de Bruxelles, le français est la langue véhiculaire. C'est à Bruxelles qu'Érasme, le prince des humanistes, rédige en français son traité de l'éducation d'un prince destiné à guider l'éducation de Charles.

C'est au palais du Coudenberg que Charles Quint réside le plus souvent, en dehors des ses campagnes militaires et de deux brefs séjours en Espagne. La première fois, c'est pour aller faire connaissance de ses sujets espagnols, la deuxième fois, c'est alors qu'il est empêché de traverser la France pour rentrer à Bruxelles, étant en guerre avec ce pays et alors qu'il retient prisonnier le roi de France François Ier vaincu à la bataille de Pavie.

Malgré les absences de Charles, chaque fois pour cause de guerre, le français est donc, à Bruxelles, la lingua franca, langue utilisée comme langue d'usage par les seigneurs de la Cour. C'est aussi une langue pratiquée par les Wallons installés à Bruxelles (une place publique indiquée sur les plans les plus anciens s'appelle place des Wallons).

Lorsque Charles Quint, en 1548, par la transaction d'Augsbourg, érige les Dix-Sept Provinces en Cercle de Bourgogne affranchi de la juridiction impériale, il apporte au pays une véritable indépendance. Ce qui est confirmé, en 1549, par la Pragmatique Sanction qui confirme l'indissociabilité de ce que l'on nomme aussi la Généralité des Pays-Bas qui englobe la Hollande et ses extrensions du nord, la Belgique, le nord de la France et la Franche-Comté. Philippe II d'Espagne, fils de Charles Quint est destiné à en être le souverain, mais dans le respect des franchises et des privilèges locaux, ce qui confère aux gouverneurs installés à Bruxelles leur indépendance politique au sein d'un vaste ensemble multi national comprenant l'Espagne et ses colonies. Aussi, quand Charles abdique à Bruxelles de tous ses pouvoirs sur la généralité du Leo Belgicus, sur la Bourgogne, sur le Saint-Empire romain germanique, et sur l'Espagne avec ses colonies, l'héritage qu'il laisse ne paraît pas menacer la ville dans son statut politique de ville de pouvoir en Europe du Nord. Mais le choix que son fils, Philippe II, fait de Madrid pour y résider va créer un antagonisme entre Bruxelles et l'ensemble des Pays-Bas envers l'Espagne. D'autant plus que, depuis Madrid, Philippe II intensifie la lutte de son père contre le protestantisme. Celle-ci s'était déjà traduite à Bruxelles, comme dans ses autres villes et états, par la publication de placards, des affiches condamnant les ennemis de l'église catholique romaine avec des peines allant jusqu'à celle de la mort.

Après Charles Quint, le français continue, au cours des siècles, à être utilisé par l'aristocratie et une partie de la bourgeoisie, particulièrement dans les affaires de politique extérieure. Le néerlandais demeure la langue véhiculaire de la grande majorité de la population. Le soulèvement contre l'autoritarisme du successeur de Charles Quint, son fils Philippe II entraîne, après des répressions sanglantes dans le cadre des guerres de religion, la rupture des Pays-Bas bourguignons. C'est la naissance des futurs Pays-Bas majoritairement protestants. Le conflit commence par l'arrivée à Bruxelles de troupes espagnoles qui occupent la ville et par l'exécution sur la Grand-Place de deux chefs rebelles, les comtes d'Egmont et de Horne. La répression touche aussi de nombreux tenants des droits et franchises locaux menacés par Philippe II d'Espagne. De ce fait, le prince d'Orange, dit Guillaume le Taciturne, d'origine allemande, qui avait été proche de Charles Quint, devient l'emblème et le chef de la guerre contre l'Espagne. Au cours d'une longue guerre, le prince, qui a fuit Bruxelles pour prendre la tête de ce qui devient une révolution, reviendra brièvement dans Bruxelles reconquise. Les contemporains décrivent son entrée aux côtés de l'ambassadeur d'Angleterre comme une véritable triomphe. C'est l'occasion pour les Bruxellois d'assister au premier feu d'artifice exécuté en Europe occidentale. Mais les vicissitudes des combats entraînent le prince aux côtés des protestants jusqu'à se convertir à la Réforme.

Acharné dans son combat pour la défense des droits et l'émancipation des populations, Guillaume d'Orange va jusqu'à appeler une de ses filles Katharina Belgica d'Orange-Nassau. Mais, finalement, incapable de libérer le sud de l'emprise espagnole, réfugié dans les Pays-Bas du Nord, Guillaume d'Orange leur a légué sa devise, par laquelle s'affirme sa persévérance, devise qui sera celle de la dynastie d'Orange-Nassau, qui règne encore au XXIe siècle sur les Pays-Bas et qui est toujours en français : Je maintiendrai.

Durant toute la durée du conflit, Bruxelles s'est plusieurs fois opposée directement aux gouverneurs espagnols, tant pour des raisons religieuses que fiscales, notamment par l'Union de Bruxelles qui entérine l'unité des populations des grands Pays-Bas du nord au sud proclamée par la Pacification de Gand. Succès éphémère, la ville deviendra même une république calviniste, subissant un siège d'un an avant de retomber sous le pouvoir du roi d'Espagne. Durant les quatre-vingts ans que devait durer la guerre, Bruxelles connait un répit de dix ans sous les archiducs Albert et Isabelle installés dans le vieux palais bruxellois des ducs de Brabant et des ducs de Bourgogne sous un régime de neutralité équivalant à une quasi indépendance. Sous leur règne, en 1579, Bruxelles perd toute emprise sur les provinces du nord par le Traité d'Utrecht par lequel l'Espagne reconnaît l'indépendance du nord.

Durant ces évènements, Bruxelles reste une ville brabançonne dont le néerlandais, langue de l'administration et des chambres de rhétorique, demeure la langue véhiculaire. Mais, sous les archiducs, la politique intérieure du Conseil d'État (gouvernement) se fait en français. Si les relations avec les gouverneurs représentant l'Espagne continuent en langue française, moins souvent en langue espagnole, la vie culturelle est toujours marquée par l'emploi de la langue néerlandaise. Même après le bombardement sauvage de la ville par l'armée française du maréchal de Villeroy, au XVIIe siècle, la présence de la langue française à Bruxelles n'est pas menacée. Pourtant, la politique française de conquête provoque une hostilité populaire qui entraîne une union de fait entre les Pays-Bas du Sud et la politique de l'Espagne dans une entente ambigüe qui marie une hostilité populaire envers les troupes d'occupation espagnole avec l'engagement de nobles locaux et à d'aventuriers qui s'en vont jouer une rôle surtout militaire au service de l'Espagne, tels Jean t'Serclaes, comte de Tilly et Jean de Werth. L'Espagne n'en est pas moins ressentie par la population comme une puissance occupante, surtout du fait des impôts. Mais la Belgique constitue une source de revenus fiscaux et un poste d'observation et de défense en Europe du Nord dont la cour de Madrid ne veut pas se passer. Aussi, pour maintenir leur influence, les rois d'Espagne doivent-ils passer par l'accord des états généraux et du Conseil d'état siégeant à Bruxelles pour toutes les décisions relatives à la politique espagnole en Europe du Nord, ce qui fait de Bruxelles une capitale dont il faut respecter les droits et franchises, comme il le faut des lois locales des autres composantes des Pays-Bas méridionaux. Ce qui ne va pas sans heurts et conflits.

Malgré les intérêts que l'Espagne possède aux Pays-Bas espagnols, elle finit par se lasser et lègue le pays, au XVIIIe siècle, par dévolution de la dynastie espagnole des Habsbourg aux Habsbourg d'Autriche en vertu du droit féodal qui, encore à cette époque, régit les pouvoirs qui se partagent l'Europe. Le français étant la langue de culture de toute l'aristocratie européenne et des classes opprimantes de l'Ancien Régime, c'est cette langue qui est utilisée dans les affaires politiques. La situation linguistique à Bruxelles ne change donc pas. La francisation de la ville se renforce d'ailleurs sous le gouverneur Charles de Lorraine représentant le pouvoir autrichien. Mais les embellissements de Bruxelles auxquels présida ce gouverneur par la création du quartier royal et la faveur publique qui lui était accordée pour sa bonhomie ne suffirent pas, sous son successeur, à empêcher une hostilité publique motivée par les réformes autoritaires de l'empereur d'Autriche Joseph II et, comme sous le régime du roi d'Espagne, par les impôts. À Vienne existe un bureau belge. L'immixion autrichienne dans les affaires belges apparaît moins lourde, au début, que celle de l'Espagne. Le régime est celui d'un protectorat. Bruxelles est le poste avancé de l'Autriche en Europe de l'Ouest et, à ce titre, reçoit des plénipotentiaires de puissances étrangères. Mais la volonté de l'empereur d'Autriche est de réglementer l'exercice des professions au mépris des droits acquis par les vieilles chartes. Un chef de corporation, François Anneessens est exécuté sur la Grand-Place de Bruxelles, d'autres défenseurs des droits locaux doivent s'enfuir. La décision de l'empereur de supprimer des congrégations religieuses qu'il considère comme inutiles, pour une partie d'entre elles, achève de soulever la population de Bruxelles et d'autres villes. Après la victoire militaire de l'armée levée par les États généraux représentant les diverses provinces belges, c'est en français qu'est proclamée l'indépendance des États belgiques unis. Mais les querelles entre partisans d'un retour aux anciennes coutumes et les tenants des idées du siècle des Lumières minent la capacité de résistance du pays. Il en résulte un retour en force des Autrichiens. Mais cela n'enraye pas la montée du français à Bruxelles puisque, dès 1793, la victoire des armées de la Révolution française entraîne l'annexion à la France de l'ensemble du pays, avec pour conséquence l'imposition de la langue française dans toute la Belgique.

Par décision française, la ville est ramenée à ses limites du Moyen Âge représentées par une enceinte du XIVe siècle qui est d'ailleurs démantelée sur ordre de Napoléon Bonaparte. L'autorité qu'exerçait l'Amman de Bruxelles sur la population de la vallée environnante, nommée la cuve, est supprimée. Cette décision arbitraire ramène la population à 80,000 habitants et perturbe la vie économique. La ville est ramenée au rang de chef-lieu du département de la Dyle, nouveau nom du Brabant. Le préfet Doulcet de Pontecoulant plaidera auprès de Napoléon le retour aux anciennes limites. Mais la chute de l'empire français empêchera ce projet d'aboutir.

Sous la république française et l'Empire, le français s'est installé partout comme langue officielle. C'est notamment le cas à Bruxelles. Et malgré une éphémère annexion par le Royaume des Pays-Bas, décidée par les puissances du traité de Vienne, qui fait de Bruxelles une des deux capitales des Pays-Bas, de 1815 à 1830, c'est le français qui devient la langue des classes opprimantes.

C'est au point que la tentative d'imposer la langue néerlandaise fut une des causes de la révolution belge de 1830, en plus des mesures discriminatoires d'ordre politique favorisant les Hollandais dans l'administration et dans l'armée, alors qu'ils étaient moins nombreux que les Belges. Des combats sanglants éclatent à Bruxelles en septembre 1830 et se propagent dans tout le pays. Après le bombardement d'Anvers par l'armée hollandaise réfugiée dans la citadelle de cette ville, l'indépendance de la Belgique est acquise avec l'accord du Royaume-Uni et de la France. En 1831, l'armée française intervint pour prévenir un retour en force des Hollandais qui se retirent dans Anvers, mais sans affrontement direct. À cette occasion apparaît un nom qui fera son chemin dans l'histoire de Belgique, surtout de Bruxelles, celui de Charles de Brouckère qui, en menaçant l'armée hollandaise sur ses arrières avec ses volontaires du Limbourg, fut un des artisans de leur repli sur Anvers. Mais les noms des principaux chefs de la révolution sont Louis De Potter, Charles Rogier, Alexandre Gendebien et Jean-Baptiste Nothomb. Ils formèrent un gouvernement provisoire installé dans l'hôtel de ville de Bruxelles alors même que les combats éclataient sur les barricades. Agrandi par l'entrée de diverses personnalités, ce gouvernement patronna la création par un Congrès national de la constitution réputée, à l'époque, la plus libérale du monde. C'est à ce titre qu'elle servit d'ailleurs de référence à plusieurs pays.

Commence alors le développement industriel de la Belgique qui va devenir une puissance industrielle de premier plan. C'est au cours de cette période qui s'étend sur les XIXe et XXe siècles, que Bruxelles connaît une expansion qui va décupler sa population tout en débordant des limites auxquelles l'avait ramenée les Français durant l'annexion. Parallèlement la ville connaît une évolution linguistique comme le décrit l’ouvrage Le Français à Bruxelles aux siècles passés (L. van den Bruwaene, éd. Rossel 1980). Elle s’est transformée d’une ville largement néerlandophone dans la classe populaire en une ville bilingue, voire multilingue, avec le français pour langue majoritaire et lingua franca, c’est-à-dire langue franche au sens de langue libre, ce qui veut dire appartenant à tous, ce qui en fait la langue de communication entre les habitants, même d’une autre langue maternelle[32]. Bien que historiquement Bruxelles fût une cité dont les habitants parlèrent le néerlandais[33] — communément appelé dialecte flamand[34],[35] —, la situation linguistique bruxelloise change radicalement au cours des deux derniers siècles. À côté d’une immigration française et wallonne, cette progression du français s’explique avant tout par la conversion linguistique de la population néerlandophone au cours des générations[36]. La raison en est le manque de considération dont jouissait le néerlandais en tant que langue de culture au sein des classes dominantes belges[37], renforcé par l’attrait que représentait à l’époque le français comme langue de haute culture et des échanges internationaux[38],[39].

Cette transformation, avait démarré graduellement au XVIIIe siècle[40] mais prit toute son ampleur lorsque la Belgique devint indépendante et que Bruxelles déborda au-delà de ses murs[41],[42]. La francisation réelle et massive de la population urbaine ne commence cependant que dans la seconde moitié du XIXe siècle[43]. À partir de 1880[44], on constate que les néerlandophones se virent de plus en plus forcés de devenir bilingues[38],[45]. Le néerlandais ne se transmettait plus à la génération suivante[46], ce qui a eu pour effet une augmentation considérable du nombre des francophones unilingues après 1910[47]. À partir des années 1960[48], à la suite de la fixation de la frontière linguistique[49][réf. incomplète] et de l’essor socio-économique de la Région flamande[45], la francisation des néerlandophones a paru stagner[50],[51]. Mais une étude très documentée de l’A.S.B.L. ADRASS[52] qui travaille pour des administrations belges et étrangères, estime à 5,3 % le nombre des personnes utilisant le néerlandais pour les actes administratifs, notamment pour l’inscription des naissances et des décès, ce qui est la caractéristique permettant de classer à coup sûr une personne dans un groupe linguistique.

Durant la seconde partie du XXe siècle, Bruxelles devient progressivement une ville d’échanges internationaux, ce qui contribue à un afflux d’immigrants qui favorisent l’augmentation de l'usage du français ainsi que de l'émergence d'autres langues[46], aux dépens du néerlandais[53]. Simultanément, suite à l’urbanisation[54], un nombre supplémentaire de communes précédemment néerlandophones de la Périphérie bruxelloise sont devenues majoritairement francophones[49],[55],[56]. Ce phénomène, connu en Flandre comme la « tache d’huile francophone »[57], constitue, en même temps que la question du statut de Bruxelles[58], un des principaux sujets de contentieux de la politique belge[45],[21],[59].

Situation actuelle

Langues parlées à la maison (Bruxelles-Capitale, 2006 — estimations)[32]
     Français     Néerlandais et français     Néerlandais     Français et langue étrangère     Autres langues

Les 19 communes bruxelloises constituent ensemble la seule partie officiellement bilingue de la Belgique[60] La création de la Région de Bruxelles-Capitale a été longtemps retardée du fait des visions différentes sur le fédéralisme en Belgique. Dans un premier temps les partis flamands demandaient des compétences essentiellement culturelles, tandis que les francophones voulaient l’autonomie économique. Les Flamands craignaient aussi d’être placés en minorité devant deux régions francophones et ils voyaient dans la création de la Région bruxelloise une coupure définitive entre Bruxelles et la Flandre, et une concession à la francisation[61].

En 1989, la Région de Bruxelles-Capitale a tout de même fini par être créée officiellement. C'était un retour à la situation de la fin du XVIIIe siècle, lorsque la ville avait autorité de justice sur plusieurs communes voisines, situation multi séculaire qui fut supprimée par les Français lors de l'annexion par la première république. Mais, au XXe siècle, c'est une autorité politique générale et pas seulement judiciaire qui réunit la commune de Bruxelles et les dix-huit communes qui l'entourent dans un ensemble où toutes les communes sont égales. La commune centrale conserve, par tradition, le titre multi séculaire de Bruxelles-ville sans que cela lui confère un droit supplémentaire par rapport aux autres communes. C'est la naissance d'une ville-région qui a son propre parlement régional, avec une représentation minimale garantie pour les Flamands (17 des 89 sièges, environ un cinquième), et un gouvernement régional paritaire (à l’exception du Ministre-Président et des secrétaires d’État). Bruxelles n’a toutefois pas une Communauté propre, en vertu de quoi la Communauté flamande aussi bien que la Communauté française y exercent leur compétence qui est de nature linguistique englobant notamment l'enseignement. Ces communautés possèdent aussi la compétence linguistique sur la Flandre du côté néerlandophone et sur la Wallonie du côté francophone. Mais, pour Bruxelles, les deux communautés sont représentées par des commissions spécifiquement bruxelloises qui gèrent les intérêts linguistiques des Bruxellois flamands et des Bruxellois francophones. Du côté néerlandophone a été créée une Commission communautaire flamande spécifique pour s'occuper des Bruxellois flamands(VGC, qui a succédé à une instance nommée d'abord la Commission culturelle néerlandaise) et, du côté francophone, la Commission communautaire française (COCOF) qui s'occupe des Bruxellois francophones. Des moyens financiers sont attribués par la Région bruxelloise à chaque communauté dans une proportion de 80-20 respectivement à la COCOF et à la VGC[62],[63]. Ces deux institutions, qui fonctionnent parallèlement au gouvernement de la ville région, ont les mêmes compétences, à Bruxelles, que les communautés, en Flandre et en Wallonie, c'est-à-dire la gestion des aspects culturels et linguistiques concernant les citoyens de l’une et l’autre des deux communautés linguistiques reconnues à Bruxelles. Cette compétence concerne les réseaux d’enseignement et le respect des prescriptions légales uniquement en matière d’emploi des langues en matière administrative. Ainsi, chaque habitant de Bruxelles peut être traité dans la langue de son choix lors de ses rapports avec les réseaux scolaires et dans les administrations. Dans les hôpitaux publics qui dépendent des centres publics d'aide sociale, le bilinguisme des services est obligatoire; il n'est pas requis dans les hôpitaux privés ni les hôpitaux universitaires.

Il est à noter que les citoyens belges domiciliés en Flandre et en Wallonie peuvent, sans tenir compte de leur langue maternelle, venir à Bruxelles pour y choisir librement les réseaux administratifs, scolaires et hospitaliers bruxellois de l'une ou l'autre communauté linguistique.

Économie et politique

Le Palais Royal.

Bruxelles s’impose comme une des principales villes d’affaires et de décisions d’Europe. Sa position géographique au centre des régions les plus dynamiques d’Europe (Benelux et Banane bleue), son statut de grand centre urbain et ses fonctions de capitale multiple de la Belgique, de l’Europe et de l’OTAN (organisation du traité de l’Atlantique Nord), font de la ville un centre politique d’importance nationale et internationale, ce qui en fait un réservoir d’emplois très qualifiés dominés par les activités tertiaires de pointes et, notamment, un dense réseau bancaire multinational. La ville abrite aussi de prestigieuses universités qui peuvent se targuer de plusieurs prix Nobel, Université libre de Bruxelles, UCL, VUB, ainsi que des grandes écoles et des centres de recherche actifs de plusieurs sociétés dans de nombreux domaines. Bruxelles est une importante ville d’expositions et de salons, avec ses Grands Palais du Heysel, mais aussi une ville de congrès par son Palais des Congrès et d’autres lieux conçus pour y tenir des séances, ainsi que des salles ouvertes à des réunions dans de grands hôtels, qui gravitent autour des institutions politiques dont la Commission européenne et le Conseil de l’Union européenne ainsi que le Parlement européen, institutions qui comportent de nombreux services administratifs. À noter que le siège officiel du Parlement européen se situe à Strasbourg où ont lieu les séances plénières.

Sécurité sociale et santé

Pour les Bruxellois comme pour les Belges de tout le pays, il existe un système très développé de sécurité sociale. Les Belges ainsi que les résidents européens et les étrangers d'autres parties de l'Europe titulaires d'une carte de séjour en bénéficient, de même que toute personne en séjour ou de passage en Belgique. Un important réseau d'hôpitaux quadrille Bruxelles. Nés au cours des siècles d'initiatives publiques ou privées, les hôpitaux sont accessibles sur la base des tarifs de mutuelle avec des suppléments librement négociés selon les cas. Ce sont les hôpitaux universitaires, Saint-Luc dans la partie est de la ville, l'hôpital Érasme au sud, l'hôpital Brugmann, l'hôpital Paul Brien et l'A.Z.-V.U.B. au nord, l'hôpital Saint-Pierre, le plus ancien et installé dans le centre depuis des siècles, il jouxte l'Institut Bordet réputé internationalement pour sa compétence en cancérologie. L'hôpital d'Ixelles-Etterbeek, la clinique Baron Lambert la clinique Paul Brien, l'hôpital Joseph Bracops, la clinique Molière sont, à l'origine, communaux. Quelle que soit leur origine, ces établissements forment le réseau Iris sous l'égide du gouvernement bruxellois. L'hôpital militaire Reine Astrid ne traite pas seulement les militaires, mais s'est fait une spécialité du traitement général des grands brûlés. On compte aussi plusieurs institutions d'origine mutuelliste telles que la clinique Saint-Jean et la clinique César de Paepe. D'autres établissements sont privés comme la clinique de l'Europe, la clinique du parc Léopold, le Centre Hospitalier Édith Cavell, la clinique Antoine Depage, la polyclinique du Parnasse, et d'autres encore. La totalité de ces établissements ont été reconstruits selon les critères adaptés aux exigences du 21e siècle. Cette liste n'est pas exhaustive, car il existe aussi de nombreuses polycliniques fondées par des médecins libéraux et des maisons médicales qui, dans certains quartiers, pratiquent tout type de soins, sauf la chirurgie, pour le tarif le plus bas.

En outre

On trouve à Bruxelles :

  • en plus du siège des institutions européennes et du siège de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord :
  • les ministères et institutions nationaux belges, francophones, flamands… ;
  • les sièges sociaux de la majorité des grandes sociétés belges ;
  • les sièges régionaux et européens de nombreuses sociétés multinationales ;
  • les sociétés de conseil, services juridiques, ainsi que les nombreux groupes d’intérêt (lobbies) belges et européens… ;
  • un dense réseau bancaire ;
  • le transport aérien et routier qui font de la capitale un important nœud de transport ;
  • le transport ferroviaire avec quatre grandes gares modernes ou modernisées qui voient passer les T.G.V. à quoi s’ajoutent 31 gares et stations de chemins de fer qui amènent dans les diverses parties de la ville des convois de toute la Belgique, dont un R.E.R. en cours d’installation depuis 2005 ;
  • un dense réseau de transports urbains d’autobus, de tramways partiellement en site protégé, avec un métro en extension[réf. souhaitée].

Démographie de la commune centrale dite de « Bruxelles Ville »

Évolution démographique
(Source : SPF Économie[64])
1783 2000 2007 2008 2009
74 427 133 859 153 659 148 873 162 000

Ces chiffres n’englobent que la commune de Bruxelles-ville et pas les 18 autres communes de Bruxelles-Capitale. La région de Bruxelles-Capitale compte plus d’un million d’habitants et connait une remarquable augmentation de sa population. Bruxelles est la ville qui croît le plus vite en Belgique. Au premier janvier 2008, elle a passé le cap du million d’habitants après un creux d’une dizaine d’années.

L’agglomération bruxelloise réelle, en tenant compte de la zone d’emplois (zone RER), compte environ 2,7 millions d’habitants et s’étend sur une grande partie des deux provinces de Brabant. Bruxelles fait aussi partie d’une plus large conurbation en triangle avec Gand et Anvers qui compte environ 4,4 millions d’âmes (un peu plus de 40 % de la population totale de la Belgique) et rassemble l’essentiel de l’activité économique de la Belgique.

De plus, en 2001 Bruxelles ne comptait pas moins de 45 nationalités différentes représentées par au moins 1000 habitants. Cette mixité d’origine s’est encore beaucoup accentuée depuis.[réf. nécessaire]

Transports

Transports en commun

Vue panoramique des quais et des voies de la gare du Midi
Salle des pas perdus de la gare du Midi
ICE et Thalys dans la zone internationale de la gare du Midi
Le « Ring » au niveau de l’aéroport de Bruxelles-National.

Le Thalys relie Bruxelles à Paris, Amsterdam et Cologne, tandis que le TGV « classique » relie directement la métropole aux villes françaises du sud (Bordeaux, Lyon, Marseille, etc.). L’Eurostar relie Bruxelles à Londres. Enfin, les trains EuroCity Iris et Vauban relient respectivement Bruxelles à Coire et à Zurich, tous les deux via Metz, Strasbourg et Bâle.

Depuis 1952, une ligne spéciale relie le centre de Bruxelles à l’aéroport de Bruxelles National.

Le réseau ferroviaire de la S.N.C.B. s'étend à toute la Belgique et dessert, dans Bruxelles, plusieurs gares et points d'arrêt. Les plus importantes pour le trafic voyageurs se trouvent sur la jonction Nord-Midi qui traverse le centre de la ville dans un tunnel à six voies ; tous les trains voyageurs nationaux à partir de Bruxelles s’y arrêtent : ces gares et stations sont au nombre de 31 à l'intérieur des limites urbaines, sans compter quelques arrêts en plus dans la périphérie proche.

Un RER de la S.N.C.B. est en cours de réalisation afin d’apporter une réponse aux gros problèmes de mobilité rencontrés dans la ville en raison du grand nombre de travailleurs migrants qui viennent de l'extérieur de Bruxelles pour y travailler. Ces navettes matinales et vespérales les ont fait surnommer les navetteurs. Le projet de R.E.R. est d'utiliser les lignes existantes de banlieue et de grande banlieue, en y ajoutant une ou deux voies supplémentaires. Cela implique la création de nouveaux points d’arrêt, une trentaine en théorie, en plus des gares et points d'arrêt existants.

Parmi ceux-ci :

  • la Gare de l’Ouest et Simonis, en correspondance avec le métro
  • la halte du Germoir à Etterbeek
  • la halte des Arcades à Watermael
  • une halte à hauteur du CERIA à Anderlecht
  • d’autres arrêts devraient voir le jour pendant et après la mise en place du RER qui devrait être terminé pour 2016.

Les lignes de tramways de la S.T.I.B. composent un réseau dense de surface, souvent en site spécial et parfois en souterrain et sont interconnectées, en certains points, avec les lignes de chemin de fer et de métro.

Le métro de la S.T.I.B. roule principalement en souterrain. Il est interconnecté en certains points de correspondance avec le réseau ferroviaire de la S.N.C.B. Le métro comporte quatre lignes, 1, 2, 5 et 6 et deux lignes devant être prolongées, les 3 et 4, dont les tronçons achevés accueillent de longs convois de tramways de type Cityrunner sous le nom de « prémétro ». En 2011, le réseau métropolitain compte 69 stations.

Les lignes d'autobus de la S.T.I.B. complètent ce réseau, dont certaines fonctionnent en nocturne certains jours et lors des réveillons de fin d'année.

Des autobus des sociétés T.E.C. et De Lijn venus des autres régions de Belgique pénètrent en ville. Certaines de ces lignes sont exploitées en lignes rapides vers des villes de province, notamment Hasselt et Charleroi.

Les sociétés de transports urbains et régionaux offrent un abonnement gratuit aux personnes de plus de 65 ans; il est valable 5 ans et renouvelable sur les réseaux de trams, bus et métros dans toute la Belgique. La S.N.C.B., quant à elle, offre un tarif réduit à la même catégorie des plus de 65 ans, soit 5 Euros pour un aller et retour dans la même journée entre deux gares de n'importe quelle partie du territoire belge.

Transports routiers

La ville est entourée de trois grands axes périphériques concentriques :

  • Le Ring : autoroute périphérique contournant le centre urbain bruxellois ;
  • La grande ceinture : boulevards (interrompue au sud au Bois de la Cambre) ;
  • La petite ceinture : série de tunnels et de voies rapides encerclant totalement le centre-ville, suivant le tracé d’une muraille médiévale des XIVe et XVe siècles qu’on ne traversait qu’aux huit portes restées célèbres : portes de Namur, Hal, Anderlecht, Flandre, Rivage, Laeken, Schaerbeek et Louvain.

Transports aériens

Transports fluviaux

Un canal relié à l'Escaut, créé au XVIe siècle et agrandi plusieurs fois, accueille les plus grands trains de péniches ainsi que les petits navires de mer remontant l'Escaut depuis Anvers.

Lieux touristiques et monuments

Le célèbre Manneken-pis.
La maison du Pigeon, maison de la Grand-Place de Bruxelles que Victor Hugo habita lors de son exil à Bruxelles en 1852

Art et culture

Culture et loisirs

Outre ses nombreux monuments anciens et modernes - qui font l’objet d’une rubrique spéciale - Bruxelles offre des centres d’intérêts innombrables. La ville est un centre culturel important avec un opéra multi séculaire, une trentaine de théâtres, de nombreux cinémas et complexes multi-salles, des studios de prises de vues et de sonorisation, ainsi que les onze chaînes belges de télévision des deux langues représentées par des sociétés publiques et privées. En plus des chaînes de radios publiques et de radios libres. Outre Forest National voué au rock et à la chanson moderne, le Palais des Beaux-Arts - créé sur une conception de 1922 qui en a fait l’ancêtre de toutes les maisons de la Culture - se révèle être, à Bruxelles, un centre polyvalent de théâtre, cinéma, musique, littérature et expositions d’art plastique. Il s’y tient chaque année le concours Reine Élisabeth réputé dans le monde entier et consacré, tour à tour, au violon, au piano, au chant et à la direction d’orchestre. En plus existent divers autres centres culturels (voir la liste), de grands musées comme les musées royaux d'art et d’histoire avec des sections consacrées à de nombreux pays, les musées d’art ancien et moderne, dont le musée Magritte inauguré en 2009, un musée des instruments de musique, réputé un des plus beaux au monde, un muséum des sciences naturelles avec son exceptionnelle collection de dinosaures. De nombreux autres musées, petits et grands, sont encore consacrés aux sujets les plus divers (folklore, costumes, dentelles, etc.). On citera encore le musée de l’automobile avec ses ancêtres, le Musée royal de l'armée et de l'histoire militaire avec son exceptionnelle collection d’armures, ses collections de diverses époques, ses sections des deux guerres mondiales et son grand hall du musée de l'aviation présentant des avions remontant aux origines de l’aviation jusqu’aux jets et une Caravelle suspendue au-dessus des visiteurs. On n’oublie pas l’Atomium, attraction unique en son genre près des Grands palais du Centenaire consacrés aux foires et salons. La vie animée suscitée par les institutions culturelles bruxelloises trouve à s’épancher dans des lieux spécialement récréatifs, casinos, discothèques et aussi une kyrielle de cafés, bodegas, hôtels et restaurants dont des tables réputées par les guides internationaux. On doit encore citer, pour les amateurs de sports, des stades dont le stade Roi Baudouin où se déroule un meeting annuel d’athlétisme, le mémorial Van Damme, des courts de tennis et aussi des piscines et salles de sport et de « fitness ».

Cinéma, télévision

Bruxelles a accueilli la première projection belge de film en 1895. Une activité cinématographique soutenue de nature documentaire caractérise le cinéma belge depuis ses débuts, principalement à Bruxelles. On parle à ce sujet de "l'école documentaire belge". La ville abrite des studios de prises de vues et de montage. Elle est aussi le siège de la radio-télévision publique belge de langue française, la RTBF avec trois chaînes, de la radio-télévision publique belge de la langue néerlandaise VRT avec trois chaînes, des deux chaînes régionales Télé Bruxelles et TV Brussel, de la chaîne cryptée Be TV et des chaînes privées TVI et VTM qui offrent également trois chaînes chacune. Comme toute la Belgique, l'ensemble des 19 communes de la ville est câblé et permet de recevoir, outre les chaînes belges, plusieurs dizaines de chaînes de l'Europe et du monde.

La Cinémathèque royale de Belgique fondée en 1938, possède des collections très importantes.

Au fil du temps, l'activité cinématographique et télévisuelle s'est développée jusqu'à englober le secteur du cinéma d'animation et de fiction qui ont adopté les techniques numériques au début du 21e siècle. Plusieurs coproductions internationales sont tournées en Belgique auxquelles les studios bruxellois apportent leur savoir-faire. L'école de cinéma INSAS (en néerlandais R.I.T.C.S.) contribue à offrir à la production audio-visuelle belge et internationale des techniciens qualifiés dans toutes les spécialités.

Urbanisme et architecture à Bruxelles

Bruxelles est une ville étendue, 162 kilomètres carrés. L’espace disponible par habitant y dépasse la moyenne des autres capitales européennes. Une part importante du bâti, y compris dans les quartiers centraux, est composée d’anciennes maisons de 3 étages, relativement étroites et profondes et disposées en îlots fermés selon une configuration fréquente, au dix-neuvième siècle, dans toutes les villes belges et dans le nord-ouest de la France. Beaucoup de ces maisons urbaines, ainsi que les anciens hôtels de maître qui n'ont pas été remplacés par des immeubles de bureaux, sont aujourd’hui divisées en appartements. La capitale compte également de nombreux immeubles type art-déco ou moderniste de plus grands gabarits. De nombreuses friches industrielles sont converties en lofts, notamment sur l’axe du canal. Dans ce paysage urbain s’élèvent également, outre les monuments classiques de la ville, des tours de bureaux modernes (tour du Midi, tour Madou, tour Dexia, tours Belgacom, tour des Finances, WTC, etc.), soit une trentaine de tours dont la majorité est concentrée dans les quartiers d’affaires de la ville : Quartier Nord (situé à côté de la Gare du Nord et surnommé le petit Manhattan), quartier européen, avenue Louise. De nombreux parcs jalonnent la ville. La proportion d’espaces verts public est relativement importante bien qu’inégalement répartie. Les jardins privés en intérieur d’îlot sont nombreux.

La ville présente également de nombreuses centralités, dont notamment le bas de la ville, historiquement plus populaire mais en voie de gentrification et le haut de la ville, plus bourgeois. Elle compte de nombreux bâtiments remarquables dans une grande diversité de styles, des constructions médiévales à l’architecture contemporaine.

À partir de la fin du XIXe siècle apparaît un nouveau style architectural, l’art nouveau dont Bruxelles deviendra l’une des capitales grâce aux œuvres d’architectes de renom dont les plus célèbres sont : Victor Horta, Paul Hankar et Henry Van de Velde, également entre autres : Paul Saintenoy Paul Cauchie, Gustave Strauven, Ernest Blérot, Josef Hoffmann (Palais Stoclet), Léon Delune, Paul Hamesse et bien d’autres.

Après la Première Guerre mondiale, les destructions ainsi que la forte croissance démographique due à l’afflux de nouveaux habitants venus des autres régions du pays provoquent une crise du logement et une extension rapide des surfaces construites. C’est le début des constructions de logements sociaux et de cités-jardins en périphérie de l’agglomération d’alors. (voir : Cité-jardin à Bruxelles).

Influence de l'évolution sociale sur l'urbanisme

Bruxelles a connu, depuis l’après-guerre jusqu’aux années 1990, une désaffection du centre-ville engendré par le départ des habitants vers la zone périphérique interne de la ville région et, même, vers l'extérieur de celle-ci. Cette périurbanisation semblable à celle des villes anglo-américaines se révèle contraire aux mouvements de population des autres grandes villes européennes. En effet, à Bruxelles, les classes moyennes et "supérieures" ont eu tendance à quitter les communes centrales pour s'installer dans la couronne de communes entourant le centre et même dans les communes périurbaines du Brabant où elles ont édifié un habitat de "standing". Dès lors, les communes du centre ont eu tendance à se taudifier en accueillant des émigrés de la première génération. Concuremment, de nombreuses spéculations immobilières ont entraîné l'apparition d'immeubles de bureaux, dont, notamment, les tours de style international du quartier Nord qui ont remplacé l'habitat délabré d'un quartier proche du centre historique ancien. Ce dernier a échappé à cette évolution grâce non seulement à l'existence de monuments historiques de qualité que l'on n'a pas osé détruire, mais aussi, dans les années 1990 et surtout 2000, grâce à un mouvement de retour de population vers la ville. Les classes sociales défavorisées qui y avaient remplacé les anciens habitants, d'abord refoulées par l'expansion des bureaux, ont, ensuite, été chassées par une "gentifrication" engendrant des restaurations architecturales inspirées par le goût du pittoresque à l'ancienne, en réaction au fonctionnalisme de la fin du XXe siècle. On y installe des logements de standing à la place de l'habitat ancien que la hausse des loyers a vidé de ses habitants, les petits magasins de quartier cédant la place à des commerces de luxe.

La présence de l'Union européenne à Bruxelles n'est pas étrangère à ces divers mouvements de population qui sont engendrés non seulement par l'installation de milliers de fonctionnaires et de leurs familles, mais aussi par l'implantation de milliers de lobbyistes attirés par le centre de décision d'importance mondiale qu'est devenue Bruxelles. Les uns et les autres amènent à Bruxelles des habitudes nouvelles qui influencent la vie bruxelloise dans un sens qui donne à la ville un visage de plus en plus éloigné de celui de ses origines de ville brabançonne. L'évolution de l'urbanisme s'en ressent de plus en plus avec les aménagements successifs du quartier européen et, notamment de la rue de la Loi et de ses environs.

Musées

Consulter la Liste des musées bruxellois, les principaux (liste non limitative) :

Musique classique

L’Orchestre national de Belgique est en résidence à Bruxelles.

Évènements culturels et folkloriques

Lieux culturels

Liste non limitative.

Salles de cinéma

Environnement

Selon le cadastre[66], la Région est bâtie à 44,5 %. Seuls 6 % du territoire est constitué de terres agricoles, pâtures, prés, vergers, les eaux ne couvrant que 1 % du territoire. Le reste de la superficie est constituée de parcs, jardins et zones en friches à reconvertir.

Les taux de couverture végétale et d’espaces naturel sont plus importants en périphérie où ils ont limité la périurbanisation de la capitale, mais ils diminuent fortement vers le centre de Bruxelles : 10 % du pentagone central, 30 % des communes de la première couronne et 71 % des communes de la deuxième couronne sont occupés par des espaces verts !

La Région, la Ville et l’IBGE (Institut Bruxellois de Gestion de l'Environnement) veulent rendre plus facile et plus équitable l’accès aux services liés à l’Environnement (déchèteries, assainissement) et aux espaces verts. Un des moyens utilisés est le « Maillage vert et bleu » qui vise à augmenter le nombre et l’interconnexion des espaces verts.

Maillage vert

Constitué d’une trame verte complétée de « continuités vertes » ; c’est l’axe de cohérence de la politique environnementale. Initié en 1996, il a été inscrit en 1999 dans le Plan régional d’Affectation des Sols (PRD).

  • La trame verte est un réseau continu d’espaces verts publics obtenu par verdissement systématique d’espaces structurants (sous des alignements d’arbres, sur des lignes de tram engazonnées, berges du canal incluant un paysagement des entrées de ville.
  • Les « continuités vertes »à sont des sites d’intérêts paysagers, sociaux et/ou écologiques, remis autant que possible en continuité physique entre eux et/ou avec la trame pour offrir à tous un accès plus égal aux zones verdurisées et aux espaces verts publics, tout en facilitant une mobilité douce (marche, vélo, rollers…). Les « trous » du maillage doivent être comblés par des créations de parcs publics (prioritairement là où il y a moins de 1 m2 d’espaces verts/habitant), et par une verdurisation, à vocation récréative et de promenade verte en seconde couronne.


Des continuités vertes interconnectent les espaces verts par des liaisons végétales, faisant l’objet d’une gestion différenciée pour leur conférer certaines fonctions de corridor biologique (pour le maintien et la mobilité de la faune et de la flore sauvages et d’une biodiversité minimale, via notamment les talus de chemin de fer et les berges de cours d’eau, ce qui est souvent difficile en raison de la pression urbaine, de la pollution lumineuse et d’une recherche de multifonctionnalité incluant la circulation piétonne et cycliste.
Des « zones vertes de haute valeur biologique » ont été cartographiées dans les années 2000, avec un rôle écologique croissant donné aux « zones de parc », et un cadre légal à la gestion différenciée. Divers aménagements ont été initiés (dont de nouvelles passerelles pour les déplacements doux) de 1999 à 2007, mais aucun grand écoduc n’a été aménagé.

Les communes sont invitées à produire un maillage communal à connecter au maillage régional, notamment dans les « zones de verdoiement prioritaire », en centre-ville. Le verdoiement des murs et de toitures est encouragé.

Les hauts lieux du « Maillage vert », parcs, bois, forêt, zones protégées, squares

Ces lieux de nature dans la ville sont la « Promenade verte », le « Réseau d’Itinéraires cyclables régionaux » (ICR), un réseau de « Sentiers de Grande Randonnée » et les « Chemins de la Ville », ainsi que des chemins de découverte de la Forêt de Soignes et d’autres massifs. Ce sont aussi les axes de « mobilité douce », dont sur 14 itinéraires (radials) en cours de verdurisation et de ramification en périphérie de Bruxelles. Ces axes cherchent à contribuer, dans une certaine mesure, à diminuer la fragmentation écopaysagère en connectant les grands espaces verts de la périphérie à ceux du centre-ville et de l’extérieur de la Région Bruxelles-Capitale.

En plein centre ville, au milieu de la zone des Palais royaux et du Parlement, le parc du Mont des Arts et la Bibliothèque royale de Belgique et le Palais des Congrès et aussi le parc dit "de Bruxelles", parfois appelé Parc Royal (à ne pas confondre avec celui de Laeken). En style classique du XVIIIe siècle avec sa pièce d'eau et ses statues allégoriques, c'est un morceau de l'ancienne réserve de chasse des ducs de Brabant, La Garenne (en néerlandais, De Warande). Non loin de là, le romantique jardin public du Petit Sablon avec ses statues historiques et l'ancien Jardin Botanique de l'État qui s'étend devant des serres du début du XIXe siècle transformées en centre culturel.

Au sud-est de la ville, le Bois de la Cambre est un parc d'agrément typique du XIXe siècle avec ses rochers artificiels, son île Robinson et ses allées créées pour la circulation hippomobile. Ce bois est adossé à la Forêt de Soignes dont la superficie de 4.483 hectares s'étend sur les régions limitrophes de Flandres, de Wallonie et sur 38% de la ville région de Bruxelles. Cette proximité explique l'importante fréquentation de la forêt par les amateurs de nature (environ 30,000 personnes/jour, par beau temps). La circulation y est réglementée. Des « réserves naturelles » partiellement clôturées et interdites au public y abritent des espèces animales et végétales vulnérables au dérangement et/ou au piétinement, ainsi qu'un arboretum contenant des arbres acclimatés en provenance de plusieurs continents. Des « réserves forestières » sont gérées plus écologiquement et des « zones de protection » font l’objet de plantations ou régénération sur des sites fragiles ou dégradés. On y trouve un arboretum, section de la forêt où sont acclimatés des arbres de diverses parties du monde.

Une chaîne de parcs publics et de domaines d'État s'étend à partir de la forêt avec le parc de Boitsfort et ses étangs, le parc et le château des XVIIe et XVIIe siècles de Val Duchesse, fermés au public, le parc et les étangs Mellaerts, le parc Parmentier, le parc paysager de Woluwé-Saint-Pierre aménagé à l'anglaise et le parc des Sources conçu, au contraire, pour offrir une nature restée sauvage autour d'une chaîne d'étangs avec le parc Malou et sa résidence en style classique du XVIIIe siècle et un moulin à eau. Le tout occupe une vallée urbanisée où coule toujours la Woluwe, ruisseau qui arrose le domaine d'Hof ter Musschen (La Ferme aux Oiseaux), ancien bâtiment de ferme à proximité d'un moulin à vent et des bâtiments de la faculté de médecine de l'université de Louvain-la-Neuve.

Au sud, le parc de Forest et le parc Duden avec son stade en style Art Déco qui abrite une des équipes de football les plus anciennes de Belgique.

De nombreux parcs et squares, ainsi que des sites verdurisés parsèment la ville région. On citera les principaux. Le parc du Cinquantenaire avec son arc de triomphe à trois arches de l'architecte français Charles Girault et les bâtiments en style traditionnel des grands musées d'Art et d'Histoire. À deux pas de là, dans le secteur des institutions européennes, le parc Léopold. Adossé au Parlement européen, il est parsemé de constructions des XIXe et XXe siècles de l'ancien campus de l'Université de Bruxelles et abrite l'Institut d'Histoire Naturelle et son museum avec sa collection unique au monde de squelettes de dinosaures dont un troupeau d'iguanodons. Non loin de là, les squares en style romantique, square Marie-Louise, Ambiorix et Palmerston. Autour des bâtiments du XVIIIe siècle d'une ancienne abbaye avec son église, le parc de la Cambre et, à côté, le site des étangs d'Ixelles.

Citons encore le parc Ten-Bosch, le parc du Wolvendael (Val des Loups), le parc Brugmann, le parc de la Sauvagère, le parc Josaphat, le parc du Karreveld et son château transformé en centre culturel, le parc Élisabeth où se dresse la Basilique nationale du Sacré-Cœur dite Basilique de Koekelberg du sommet de laquelle on découvre un panorama de Bruxelles à 360°.

Au nord-ouest de la ville, le site des foires et expositions du Heysel, où se tint l'Exposition universelle de 1958, abrite le parc d'Osseghem et son théâtre de verdure proche de l'Atomium et du grand stade Roi Baudouin. À deux pas, le parc de Laeken, appelé aussi parc Royal, accessible au public. Dans le domaine du château de Laeken, palais du 18e siècle avec ses serres monumentales qui sont des œuvres architecturales en elles-mêmes. Ouvertes chaque année, fin avril et début mai, elles contiennent d'exceptionnelles collections de plantes et d'arbres exotiques. Non loin de Laeken, une chaîne de parcs fait pendant, au nord, au bois de la Cambre situé au sud-est, près de la forêt de Soignes. Ce sont les parcs Roi Baudouin, Parc Albert, Bois de Dieleghem et Laarbeekbos.

Enfin, au sud-ouest de la ville, dans la commune d'Anderlecht, le parc Marie-José avec le stade de l'équipe d'Anderlecht, le parc du Béguinage avec la maison d'Érasme et son musée, le parc du Scheutbos, la zone de Neerpede, non loin d'un paysage peint par Breughel et encore reconnaissable dans la vallée de la Pede. C'est une zone non urbanisée maintenue à l'état de paysage campagnard où subsistent des activités maraîchères, mais où se trouve aussi le parc scientifique de l'université de Bruxelles avec l'hôpital Érasme.

Des squares et jardins parsèment l'ensemble de la ville-région, parfois ce sont des carrés de verdure comme les squares de Meeus et Orban avec leurs arbres et leurs statues du XIXe siècle, le square Armand Steurs avec sa décoration de style Art Deco, parfois ce sont des verdurisations d'espaces naguère nus, comme le square des Latins, le Tomberg, le parc Saint-François ou encore d'anciens jardins privés devenus domaines publics comme le jardin Félix Hap, le parc Pierre-Paulus de Châtelet. Dans certains de ces espaces, surtout ceux des quartiers populaires, sont installés des jeux d'enfants.

Depuis 1999, avec la France, l’Irlande et le Luxembourg, la Belgique construit le futur REseau Vert EuRopéen (REVER), et le réseau Véloroute et voie verte.

Espèces invasives et/ou exotiques

Comme dans d’autres régions d’Europe, Bruxelles a vu ses marronniers victimes de la chenille mineuse Cameraria ohridella apparues en 2000, et d’une bactérie responsable d’un chancre bactérien du marronnier, maladie mortelle qu’on n'est pas encore parvenu à soigner.

Des perruches prospèrent en se réchauffant l’hiver sur des transformateurs électriques ou des lampadaires (visible entre autres au square Lemonnier), et de nombreuses plantes venues de tous les continents peuvent être trouvées à Bruxelles. Des perruches encore ont niché dans des nids importants au square Guy d’Arezzo, à Uccle, dans le Parc royal ou le parc du Cinquantenaire de Bruxelles et dans le parc de Forest (à noter que si leur destruction est obligatoire en Flandre, elle est interdite à Bruxelles).[réf. nécessaire]

Parmi les plantes invasives, la Renouée du Japon et l’arbre à papillon.

Parmi les insectes, la coccinelle asiatique et diverses espèces de fourmis.

Bruxellois célèbres à Bruxelles et ailleurs

Cafés célèbres de Bruxelles

  • Le Cirio, style romantique, 1886, classé.
  • Le Falstaff, style fin 19e, en pleine restauration en 2011.
  • L'Archiduc, bodega de style Art Déco, point de ralliement des musiciens de jazz dans les années trente, classé.
  • La Fleur de Papier Doré, point de ralliement des artistes surréalistes avant la guerre.
  • La Mort Subite, du nom d'une bière célèbre, temple des bières spéciales et de tradition, point de rencontre des artistes et des touristes.
  • La Bécasse, estaminet typique et authentique.
  • A l'Imaige Nostre Dame, estaminet typique et authentique.
  • Le Café des boulevards, ambiance belle époque, lieu de rencontre des boursiers avant Internet.
  • La taverne de l'hôtel Métropole, ambiance baroque et néo asiatique fin 19e.
  • Café Belga, style art Déco dans l'ancienne maison de la radio, point de ralliement de journalistes et artistes.
  • In den Spijtigen Duivel, ambiance vieux Bruxelles, bières et souvenir de Charles Baudelaire qui y passa.
  • Le Poechenellekelder, ambiance chaleureuse et typique, orné de marionnettes, situé en face du Mannekenpis.
  • Chez Toone : l'estaminet, le café du théâtre spécialisé dans les spectacles de marionnettes typiques, situé rue du Marché aux Herbes.
  • La porte noire, dans les caves d'un bâtiment multi-centenaire.
  • Delirium Tremens, du nom de la bière. Fréquenté par les étudiants. Record du nombre de bières à la carte avec plus de 2000 références.

Disparus

  • La Taverne Royale.
  • Les Mille Colonnes.
  • Le Vossegat.
  • L'Horloge.
  • Le Café de la Paix.
  • L'Élite.
  • L'Old Tom.
  • Le Vallado.
  • L'Enfer.

Restaurants célèbres de Bruxelles

  • Comme chez Soi, ambiance belle époque et haute cote dans les guides gastronomiques.
  • La Villa Lorraine, le chic bourgeois et haute cote dans les guides gastronomiques.
  • La Belle Maraîchère, grande spécialité de poissons.
  • Chez Vincent, ambiance brasserie, fréquenté par les comédiens des théâtres des environs.
  • Les Armes de Bruxelles, tradition de la cuisine bruxelloise.
  • Chez Léon, maison mère d'une chaîne mondiale de cuisine traditionnelle.
  • In 't Spinnekopke, cuisine locale traditionnelle, ambiance vieux faubourg dans une maisonnette XIIIe siècle fleurie égarée en plein centre-ville.
  • L'Entrée des Artistes, cuisine franco-belge.
  • Restobières, cuisine à la bière dans une ambiance "antiquaire".
  • Viva m'Boma, cuisine bruxelloise.

Blasonnement

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Louis Hymans, Bruxelles à travers les Âges, épuisé (Bibliothèque royale de Belgique)
  • Claire Billen et Jean-Marie Duvosquel (dir.), Bruxelles (coll. L’Esprit des villes d’Europe), Anvers, Fonds Mercator, 2000, 301 p.
  • Roel Jacobs, Une Histoire de Bruxelles, Bruxelles : Racine, 2004
  • Thierry Demey, Bruxelles. Chronique d’une capitale en chantier, vol. , Bruxelles, Paul Legrain et CFC Éditions, 1990.
  • Georges Lebouc, Histoire insolite des rues de Bruxelles, Bruxelles : Racine, 2007, 206 p.
  • Georges Lebouc, Des rues et des hommes à Bruxelles, Bruxelles : Racine, 2008, 206 p.
  • (en) Pierre Laconte, Carola Hein, Brussels: Perspectives on a European Capital, Bruxelles : Aliter, 2007.
  • Pierre Laconte (dir.), Bruxelles, La Belgique et l’Europe. Un urbanisme cosmopolite, Lyon : Éditions du Certu, 2007.
  • Christian Dessouroux, Espaces partagés, espaces disputés. Bruxelles, une capitale et ses habitants, Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale, 2008.
  • Paul de Saint-Hilaire, Bruxelles Mystérieux, Bruxelles, Rossel, 1976, 159 p.
  • Marc Meganck, Le patrimoine rural, Direction des Monuments et des Sites, Bruxelles, 2009.
  • Marc Meganck, Bruxelles par-delà les murs (photos de Xavier Claes), Aparté, Bruxelles, 2006.
  • Marc Meganck, Bruxelles de tour en tour (photos de Xavier Claes), Aparté, Bruxelles, 2004.
  • Marc Meganck, Les escaliers de Bruxelles (avec Stéphanie Masuy), Bernard Gilson Éditeur, Bruxelles, 2002.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters, 1994, p. 104 
  2. Article 194 de la Constitution belge.
  3. Décret du 10 mai 1984 instituant Bruxelles capitale de la Communauté française
  4. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  5. D’après Jean d’Osta Dictionnaire historique des faubourgs de Bruxelles édition Le Livre (ISBN 978-2-930135-10-6).
  6. Pour les statistiques, voir gouvernement de la ville région de Bruxelles Capitale
  7. Statistiques du gouvernement régional de Bruxelles Capitale.
  8. Tourisme et loisirs / Espaces verts et promenades, sur le site officiel de Région Bruxelloise (Centre d'informatique pour la Région Bruxelloise).
  9. Source : chiffres Eurostat [PDF].
  10. Guillaume Des Marez, "L'origine des armoiries de Bruxelles. Première phase: De gueules plain", dans: Études inédites, Bruxelles, 1936, pp. 111-113: "Un texte de 1339 nous renseigne avec précision sur ce point. Ces premières armoiries de la ville de Bruxelles furent de gueules plain. Pourquoi? La légende, dont le Luyster van Brabant se fait l'écho, rapporte que Leo Torgotus, couronné roi des Tongres en 3609 de la création - ou 368 avant la naissance du Christ - après avoir vaincu des tribus coalisées contre lui, s'avança en Brabant pour y tenir ses quartiers d'hiver. Il y fit construire deux châteaux, l'un sur les hauteurs du Coudenberg, l'autre dans une île de la Senne, et entre les deux, une tour, la tour Saint-Nicolas. Il donna à cet endroit le nom de Broidsel ou Broedsel, et là se forma Bruxelles... En souvenir des combats livrés par Léo Torgotus et où le sang fut versé en telle abondance que l'eau des rivières en fut rougie, la ville adopta pour son blason "un simple champ rouge" (een simpel roodt veldt) et le conserva tel jusqu'au moment où fut placé dans ledit champ l'image de l'archange Michel que la ville avait choisi pour patron. La science héraldique, elle, nous autorise à formuler l'hypothèse suivante : le rouge serait un rappel des armoiries du Lothier qui sont de gueules à une fasce d'argent... Différents documents nous montrent cet écusson de Bruxelles tout uni : notamment un dessin représentant le siège de Bruxelles par le comte Ferrand et un tableau figurant le siège de Neuss par Charles le Téméraire. Le rouge fut d'ailleurs par excellence la couleur de la ville. Au XVIe siècle, l'archiviste du couvent Sainte-Élisabeth, expliquant la signification des armoiries adoptées par son couvent nous indique dès le début de sa description que le fond est de gueules, c'est-à-dire rouge et que cela indique Bruxelles (dat is root ende beteekent Bruessel). C'est aussi le petit écusson de gueules qui orne les merveilleuses tapisseries sorties des ateliers de Bruxelles.. Et p. 115 : "saint Michel dont l'image fut alors placée dans l'antique écusson rouge de la ville. En réalité, c'est dans le cours du XVIe siècle que s'est produite la modification et le saint Michel est évidemment l'emblème du sceau. Cet écusson de gueules à l'ombre de saint Michel resta jusqu'à la fin de l'ancien régime celui de la ville de Bruxelles : c'est ainsi qu'au XVIIIe siècle il orne le livre des magistrats."
  11. Louis Robyns de Schneidauer, La couronne comtale de la ville de Bruxelles, in Le Parchemin, Gendbrugge-lez-Gand, 1939 (mars-avril)
  12. (en)Belgische Gemeentewapens - Armories communales de Belgique - Belgian Civic Heraldry, sur le site Heraldry of the World.
  13. Michel de Coster, Les enjeux du conflit linguistique : le français à l’épreuve des modèles belge, suisse et canadien, Paris : L’Harmattan, 2007, p. 112-113.
  14. D’après Geert van Istendael Arm Brussel, uitgeverij Atlas, (ISBN 978-90-450-0853-0).
  15. Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 978-2-85036-195-1).
  16. J. Dehans, Réflections flamandes.
  17. Site de l’Institut royal de météorologie (IRM).
  18. Site de l’IRM.
  19. Jeanine Treffers-Daller, Mixing Two Languages: French-Dutch Contact in a Comparative Perspective (Walter de Gruyter, 1994), 25.
  20. L. van den Bruwaene, Le français à Bruxelles aux siècles passés, Bruxelles : Rossel, 1980.
  21. a et b (en)Brussels, Encyclopædia Britannica.
  22. Bruxelles dans l’œil du cyclone, France 2, 14 novembre 2007.
  23. Paul Bonenfant, Philippe le Bon, Bruxelles : La Renaissance du Livre, 1944, p. 22.
  24. La Belgique pour les nuls, Paris : First, 2010, p. 88.
  25. La Belgique pour les nuls, Paris : First, 2010, p. 89.
  26. Paul Bonenfant, Philippe-le-Bon, p. 107, Bruxelles : La Renaissance du Livre, 1944.
  27. La Belgique pour les nuls, p. 86, Paris : First, 2010.
  28. Klaus Schelle, Charles le Téméraire : la Bourgogne entre les lys de France et l'aigle de l'Empire, p. 78-79, Paris : Arthème Fayard, 1979.
  29. Anne le Cam, Charles le Téméraire : un homme et son rêve, Ozoir-la-Ferrière : In Fine, 1992, p.  257-259.
  30. Anne le Cam, Charles le Téméraire : un homme et son rêve, Ozoir-la-Ferrière : In Fine, 1992, p.  175-176.
  31. Klaus Schelle, Charles le Téméraire : la Bourgogne entre les lys de France et l'aigle de l'Empire, p.  337-346 ; Paris : Arthème Fayard, 1979.
  32. a et b (nl) Rudi Janssens, « Taalgebruik in Brussel en de plaats van het Nederlands — Enkele recente bevindingen », Brussels Studies, no 13, 7 janvier 2008. Consulté le 16 janvier 2009.
    Traduction en français : L’usage des langues à Bruxelles et la place du néerlandais. Quelques constatations récentes.
    Rudi Janssens est sociologue linguistique et professeur à la faculté de philosophie et lettres de la Vrije Universiteit Brussel (VUB). Page d’accueil : [1].
  33. (fr) Sera de Vriendt, Els Witte, Ann Mares (réd.), « À propos du sens de l’expression ‘parler bruxellois’ », 19 keer Brussel; Brusselse Thema’s (7), VUBPress (Vrije Universiteit Brussel), 2001, (ISBN 90-5487-292-6), p. 43. Consulté le 26 janvier 2009.
    L’auteur est professeur émérite en philologie germanique de la Vrije Universiteit Brussel (VUB).
  34. (fr) Claude Javeau, Le cadre socio-politique de l’usage des langues dans la Région de Bruxelles-Capitale [275-281], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut », 1999, 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7).
    L’auteur est professeur ordinaire à l’Université libre de Bruxelles.
    Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen ([[Katholieke Universiteit Leuven (depuis 1968)|]]), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles)
     .
  35. (fr) Daniel Droixhe, « Le français en Wallonie et à Bruxelles aux XVIIe et XVIIIe siècles », Université libre de Bruxelles, 13 avril 2002. Consulté le 2 avril 2008.
    L’auteur est professeur à la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université libre de Bruxelles (ULB). Page d’accueil : [2].
  36. (de) Johannes Kramer, « Zweisprachigkeit in den Benelux-Ländern », Buske, 1984, (ISBN 3-87118-597-3). Consulté le 4 mars 2009
    L’auteur est docteur en science linguistique à l’Université de Trèves. Page d’accueil : [3].
  37. (nl) Nico Wouters, Groot-Brussel tijdens WOII (1940-1944) [57-81], Bruxelles, Gand, De Boeck & Larcier, coll. « Les dix-neuf communes bruxelloises et le modèle bruxellois », 2003, 754 p. (ISBN 2-8044-1216-4).
    L’auteur est docteur en histoire contemporaine à l’Université de Gand.
    Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven'), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis), Pierre Vandernoot (Université libre de Bruxelles), Roel De Groof (Vrije Universiteit Brussel)
     .
  38. a et b (fr) Eliane Gubin, « La situation des langues à Bruxelles au XIXe siècle à la lumière d’un examen critique des statistiques », Taal en Sociale Integratie, I, Université libre de Bruxelles (ULB), 1978, p. 33-80. Consulté le 16 janvier 2009.
    L’auteur est professeur à la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université libre de Bruxelles (ULB). Page d’accueil : [4].
  39. (nl) G. Geerts, M.C. van den Toorn, W. Pijnenburg, J.A. van Leuvensteijn et J.M. van der Horst, « Nederlands in België, Het Nederlands bedreigd en overlevend », Geschiedenis van de Nederlandse taal, Amsterdam University Press (Université d'Amsterdam), 1997, (ISBN 90-5356-234-6). Consulté le 15 janvier 2009.
  40. (fr) Johanne Poirier, Choix, statut et mission d’une capitale fédérale : Bruxelles au regard du droit comparé [61-97], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut », 1999, 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7).
    L’auteur est chercheur au Centre de droit public de l’Université libre de Bruxelles.
    Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles)
     .
    Page d’accueil : [5].
  41. (fr) Wallonie - Bruxelles, Service de la langue française, 19 mai 2007. Consulté le 18 janvier 2009 Accessible via Internet Archive.
  42. (fr) Paul Tourret, « Villes, identités et médias francophones : regards croisés Belgique, Suisse, Canada », Université Laval, 2001. Consulté le 16 janvier 2009.
    L’auteur est chercheur à l’Université Laval (Cellule de géographie culturelle) et directeur de l’Institut supérieur d’économie maritime.
  43. (fr) Els Witte, Analyse du statut de Bruxelles (1989-1999) [19-33], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut », 1999, 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7).
    L’auteur est professeur à la Vrije Universiteit Brussel et directeur du Centrum voor de Interdisciplinaire Studie van Brussel de cette même université.
    Rédaction : Els Witte, André Alen ([[Katholieke Universiteit Leuven (depuis 1968)|]]), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles)
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  44. (nl) Harry van Velthoven, « Taal- en onderwijspolitiek te Brussel (1878-1914) », Taal en Sociale Integratie, IV, Vrije Universiteit Brussel (VUB), 1981, p. 261-387. Consulté le 16 janvier 2009.
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    L’auteur est professeur en science linguistique à l’Université de l’Ouest de l’Angleterre. Page d’accueil : [6].
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    Els Witte est professeur d’histoire contemporaine et ex-recteur de la Vrije Universiteit Brussel.
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    L’auteur est professeur à l’Université libre de Bruxelles.
    Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen ([[Katholieke Universiteit Leuven (depuis 1968)|]]), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles)
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  64. Direction générale Statistique et Information économique, Service Démographie.
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  66. Rapport de synthèse sur l’état de l’environnement – 2002 IBGE - Recherche - Observatoire - avril 2003 84.


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