Ardennes (département)
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Ardennes
Ardennes.png
Localisation des Ardennes en France
Administration
Pays France
Région Champagne-Ardenne
Code département 08
Création 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Charleville-Mézières
Sous-préfecture(s) Rethel
Sedan
Vouziers
Président du
conseil général
Benoît Huré (UMP)
Préfet de département Pierre N'Gahane
Statistiques
Population totale 284 197 hab. (2008)
Densité 54 hab./km2
Superficie 5 229 km2
Subdivisions
Arrondissements 4
Circonscriptions législatives 3
Cantons 37
Intercommunalités 16
Communes 463

Les Ardennes sont un département français de la région Champagne-Ardenne. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 08.

Sommaire

Histoire

Blason département fr Ardennes.svg

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie des anciennes provinces de Champagne et d'Argonne, de plusieurs principautés, dont celles d'Arches et de Sedan, de comtés (comme Rethel) et de différents territoires rattachés à la France (provenant des anciens Pays-Bas espagnols) jusqu'au XVIIIe siècle.

Le 12 mai 1793, le département s'agrandit du bailliage liégeois de Couvin et du comté d'Empire de Fagnolle et le 26 octobre 1795 d'une partie du duché de Bouillon.

Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le deuxième traité de Paris soustrait au département des Ardennes pour les rattacher au royaume des Pays-Bas les territoires de Bouillon, Couvin, Mariembourg, Fagnolle et Philippeville. Par ailleurs, le département est occupé par les troupes prussiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

Le 2 septembre 1870, Sedan est lieu de la capitulation de Napoléon III lors de la Bataille de Sedan face aux troupes des états allemands coalisés commandées par Helmut von Moltke. Le roi de Prusse Guillaume Ier (Wilhelm I), futur empereur du IIe Reich sous le même nom, et Bismarck assistent à la bataille depuis des collines dominant Sedan. La défaite sonne le glas du Second Empire. Sur les mouvements de troupes ayant précédé la bataille de Sedan et, plus généralement sur la guerre de 1870 en Argonne ardennaise et l'occupation allemande qui a suivi, voir : Daniel Hochedez, « La guerre franco-allemande et l'occupation en Argonne (1870-1873) », Revue Horizons d'Argonne, publication du Centre d'études argonnais, no 87, juin 2010, http://centretudargonnais.org/HorizonArgonne87.pdfns

Pendant les deux conflits mondiaux, pour des raisons stratégiques, la région est à chaque fois le lieu de passage de l'invasion ennemie, à cause de la faible largeur de la Meuse et de sa vallée encaissée. Les militaires français considèrent que la région se défend toute seule de par son relief et ses forêts épaisses présentes sur le nord du département et négligent la défense de ce territoire. Pendant la Première Guerre mondiale, Charleville est le QG du Kronprinz ; c'est à Vouziers, entre autres, que se sont battues les légions tchécoslovaques avec celui qui allait devenir le premier président de la république, Masaryk, et c'est aussi à côté de cette même ville qu'a été abattu l'avion de Roland Garros.

C'est le seul département français à avoir été occupé entièrement pendant la durée du conflit hormis le nord de la Lorraine (Moselle) et l'Alsace, qui étaient sous administration allemande depuis 1871.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'effort principal de l'armée allemande s'est porté sur ce territoire, notamment sur la rive droite de la Meuse, symbolisé par la percée de Sedan, qui allait entraîner les troupes françaises dans le piège stratégique du Plan jaune conçu par le général von Mainstein et approuvé par Hitler.

C'est dans ce département que finissait la ligne Maginot : le dernier fort de cette ligne (fort de Villy la Ferté) se situe à environ cinq kilomètres de Carignan. L'état-major français ne voulait pas continuer la ligne de défense le long de la frontière avec la Belgique, pays neutre et ami. De plus, il espérait que la géographie particulière et la forêt pourraient arrêter l'armée allemande.

Après l'armistice de 1940, les Ardennes ont été déclarées "zone interdite" (en fait zone de peuplement allemand) pendant toute l'occupation par l'armée nazie.

Les Ardennais célèbres

Plusieurs personnes natives des Ardennes ont laissé une trace dans l'histoire, la littérature, les sciences ou les arts.

Le plus célèbre d'entre eux est sans doute Arthur Rimbaud, poète né à Charleville en 1854. Robert de Sorbon fonda la Sorbonne au XIIIe siècle. Contemporain d'Arthur Rimbaud, Hippolyte Taine, né à Vouziers, contribua aux avancées du positivisme notamment dans le domaine de l'histoire. Au siècle dernier, Albert Caquot, polytechnicien et académicien, construisit de nombreux ouvrages d'art et fit d'autres inventions en particulier dans l'aéronautique. Le moine bénédictin Dom Mabillon fonda au XVIIe siècle la critique historique moderne. Citons encore la famille Hachette dont Louis-Christophe-François fonda la célèbre maison d'édition, l'abbé de La Caille, astronome et cartographe du XVIIIe siècle, et le peintre Alexandre-François Desportes. Parmi les militaires, on peut citer le vicomte de Turenne, maréchal, et le général Chanzy. En ce qui concerne les sportifs, Yannick Noah est né à Sedan le 18 mai 1960. Son père, Zacharie Noah, fut défenseur de l'UA Sedan-Torcy avec qui il gagna la Coupe de France de football en 1961. Sans oublier René Daumal, écrivain né le 16 mars 1908 et décédé le 21 mai 1944.

Une liste des personnalités est tenue par le Conseil Général des Ardennes[1].

Géographie

Article détaillé : Géographie du département des Ardennes.

Le département des Ardennes fait partie de la Région Champagne-Ardenne. Il est limitrophe des départements français de la Meuse, de la Marne et de l'Aisne, ainsi que de la Belgique (plus précisément la Région wallonne). Son point culminant est situé près de la Croix-Scaille à 505 m d'altitude.

Le département doit son nom à une vaste région naturelle, l'Ardenne, qui s'étend surtout sur la partie wallonne (au sud) de la Belgique (provinces de Liège, Namur, Hainaut et Luxembourg), mais aussi au Grand Duché de Luxembourg (Oesling) ainsi qu'à l'Allemagne (Eifel) et ailleurs en France au nord du département voisin de la Meuse en Lorraine ; cette région naturelle, majoritairement francophone, vallonnée par le massif peu élevé des Ardennes et constituée autour du sud du bassin fluvial de la Meuse, n'est comprise que très partiellement dans ce département. La vallée de la Meuse est connue comme « la valleye » dans le département des Ardennes. Au sud s'étend très vite la plaine de Champagne dite crayeuse où coule l'Aisne, après quelques zones "tampons" vallonnées (Thiérache à l'ouest et Argonne à l'est).

Climat

Article détaillé : Climat du département des Ardennes.

Les Ardennes ne bénéficient pas d'un climat identique sur tout leur territoire. Dans la zone située au nord du département, depuis la frontière Aisne-Belgique jusqu'au village de Poix-Terron, puis au sud du fleuve "la Meuse", le climat est considéré comme "continental dégradé" (fortes précipitations en automne et fréquentes gelées en hiver), alors que le reste du département subit un climat "océanique dégradé" ou "tempéré continental" (par rapport au climat océanique, les hivers sont plus froids et les étés plus chauds, les précipitations en plaine sont moins importantes et les vents perdent de leur force). Tout ceci vient du fait de sa situation géographique : à mi-chemin entre la Mer du Nord, la Manche et l'intérieur du vieux continent. On observe aisément cette différence dans les faits : l'hiver est plus vigoureux et le risque de neige plus élevé à Givet ou à Sedan au nord (et donc en climat dit continental dégradé), et on peut remarquer une différence de température avec les régions aux influences maritimes voisines (Nord et Bassin parisien) où l'influence de la mer (relief assez plat) est importante : le gel (notamment dans les vallées de la Meuse et de la Semoy et sur le plateau de Rocroi et vers la Croix-Scaille) peut être plus marqué et se produire plus tardivement dans l'année, d'où des différences dans la végétation.

Démographie

Les habitants des Ardennes sont les Ardennais prononcé /ardEunais/ pas d'accentuation du e. Malgré un taux de natalité toujours élevé (le plus fort taux en France en 1968), le département continue de perdre des habitants ; 300 000 en 2000, à cause d'un taux de chômage élevé (d'où une "émigration" continue). Les deux conflits mondiaux ont, à chaque fois, fait perdre des habitants (comme l’« exode » de 1940). Il y avait 330 000 habitants à la fin du XIXe siècle.

Les Ardennes se situent dans la seule région de France à perdre des habitants, perte de l'ordre de 3 000 habitants entre 1999 et 2006. Les agglomérations majeures sont les plus touchées, avec une stagnation de la population voire une baisse pouvant aller jusqu'à 2 % par rapport à 1999 des centres-villes et des banlieues (Charleville-Mézières, Revin, Fumay, Givet, Rethel, pour ne citer que des exemples ardennais). Les communes proches en revanche gagnent des habitants. Cela s'explique par la recherche d'un meilleur cadre de vie, au vert, qui correspond à l'envie d'un grand nombre de personnes de se constituer un petit patrimoine immobilier, dont le modèle type est la maison avec un terrain, au détriment de la proximité avec le lieu de travail. Ce concept entre dans la logique des migrations pendulaires, ou des allers-retours Domicile/Travail. On entre alors dans la logique de la périurbanisation.

Au 1er janvier 2006, la population ardennaise s’établissait à 295 653 habitants. La population diminue dans le milieu urbain mais cinq fois moins que dans l’espace rural. La baisse limitée dans l’espace urbain, où résident deux tiers des Ardennais, résulte de deux dynamiques opposées. Les communes périurbaines gagnent 0,5 % d’habitants par an sur la période 1999-2006 au détriment des pôles urbains (centres-villes et banlieues) qui en perdent 0,6 % par an. Depuis trente ans, la population fléchit dans les principales villes des Ardennes. Entre 1999 et 2006, la baisse annuelle s’étend de 0,2 % pour Sedan ou Rethel à 1,8 % pour Revin en passant par 1 % pour Charleville-Mézières. L’évolution plus défavorable en milieu rural provient de la dégradation démographique des pôles d’emploi ruraux, comme Fumay ou Vouziers, et dans une moindre mesure de celle de leur couronne. Elle est légèrement atténuée grâce à une petite progression de la population dans les autres communes rurales.

Les Ardennes, à l'exception des deux pôles urbains majeurs que sont Charleville-Mézières et Sedan et de la pointe, se situent dans la diagonale du vide. Cette diagonale part des Ardennes, traverse la France par la Champagne-Ardenne, la Bourgogne, l'Auvergne, le Limousin, les Cévennes, et se termine par les Landes et les Pyrénées. Peuvent être inclus la Corse, le centre de la Bretagne et le massif alpin, en raison des conditions démographiques identiques à la diagonale du vide. À savoir, une faible densité de population, de l'ordre de 0 à 30 habitants au km² en 2006, avec des exceptions pour les grandes agglomérations où les chiffres peuvent atteindre 300 à 2000 (généralement dans le bas de cette fourchette) habitants au km² (Reims, Clermont-Ferrand et Toulouse notamment).

Source : INSEE

Population

Population des principales villes des Ardennes pour l'année 2008 Haybes Nouvion-sur-Meuse Rocroi Mouzon (Ardennes) Donchery Floing Monthermé Carignan Villers-Semeuse Vivier-au-Court Vrigne-au-Bois Fumay Vouziers Bogny-sur-Meuse Nouzonville Givet Revin Rethel Sedan Charleville-Mézières

Politique

Article détaillé : Politique des Ardennes.

Économie

Article détaillé : Économie du département des Ardennes.

L'économie du département, après avoir reposé sur l'agriculture (forêt et élevage, les cultures étant pauvres), repose depuis plus d'un siècle maintenant sur l'industrie et trop peu sur le tertiaire, d'où un taux de chômage relativement élevé. Au début du XIXe siècle, la région était la première de France pour le travail des métaux, grâce au charbon de bois. On n'y a jamais trouvé de charbon (seule l'ardoise de Fumay était exploitable) mais l'industrie métallurgique s'y est développée (boulons, vis, clous, dans les "boutiques"), le chemin de fer avec de nombreuses ramifications (Compagnie des chemins de fer des Ardennes de la famille Sellière, regroupée ensuite avec la Compagnie de l'Est) a accéléré cette industrialisation à la fin du XIXe siècle : Charleville, Sedan (qui avaient leurs tramways), Revin. Le journal L'Usine ardennaise est devenu L'Usine nouvelle. La crise des années 1970-80 a précipité le déclin de l'activité métallurgique dans le département (les hauts-fourneaux ou de simples ateliers ont fermé les uns après les autres : Blagny, Vireux-Molhain, Bogny, etc...). Il subsiste aujourd'hui de nombreux sous-traitants pour l'industrie ferroviaire (TGV par exemple) ou automobile (GMC, PSA, Mercedes, entre autres), Hermès s'est installé récemment à Bogny, PSA est installé à Villers-Semeuse-Les Ayvelles. Signalons la présence d'un site nucléaire Centrale nucléaire de Chooz supportant quelques réacteurs. On pensera notamment au premier réacteur à eau pressurisée réacteur à eau pressurisée (REP) de France. L'agriculture s'est considérablement développée avec les techniques industrielles (blé, maïs, betterave à sucre).

L'arrivée du TGV pourrait accélérer le renouveau, ainsi que le "Y" autoroutier ardennais en cours d'achèvement (Bruxelles-Rotterdam, Liège-Cologne, Reims-Paris-Lyon) avec l'A34 (gratuite), en développant le tertiaire. Tous les ans, en septembre, la foire de Sedan est un grand événement commercial (2ème de la région) qui réunit chaque année environ 250 000 personnes.
Le tourisme pourrait aussi prendre en partie le relais, avec notamment la création du futur parc naturel régional.

Culture

Depuis plus de 40 ans (la première fois en 1961 à l'initiative de Jacques Félix), a lieu à Charleville-Mézières le Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes (maintenant tous les trois ans) ; il a accueilli lors de sa dernière édition en 2009 plus de 200 000 personnes, il y a aussi dans cette même ville une école : l'Institut international de la Marionnette. Le Festival Rock et Territoire Le Cabaret Vert a accueilli plus de 50 000 festivaliers lors de la sixième édition en 2010 et se déroule tous les ans à Charleville-Mézières, ce qui en fait le 7e festival de France de par sa fréquentation. Le festival Les Ailleurs Poétiques organise des événements au mois d'octobre dans certaines communes ardennaises.

À Sedan a lieu chaque année le festival médiéval autour du château de Sedan, le plus grand château fort d'Europe. C'est un événement qui rassemble plus de 30 000 spectateurs.

Festival médiéval de 2011
Festival médiéval de 2011
Festival médiéval de 2011

À Rethel, les fameuses fêtes de Sainte Anne existent depuis plus de 200 ans.
À Bogny-sur-Meuse se déroule le festival Aymons Folk et réunit près de 10 000 personnes.

Le département des Ardennes possède aussi quelques festivals de renom comme le Festimeuse qui regroupe 10 000 festivaliers, le festival de la Cassine avec ses 7 000 personnes lors de la 3e édition en 2010. Le festival métal de Vouziers accueille quant à lui environ 2 000 personnes. Le festival Rock sur El Mont à Aiglemont a accueilli en 2010, plus de 2 000 personnes Enfin se déroule à Douzy chaque mois de juillet tous les deux ans le Douzy'k Festival qui regroupe entre 5 000 et 7 000 festivaliers à chaque édition.

L'Argonne n'est pas en reste avec deux événements musicaux. Depuis maintenant 14 ans, le village de Louvergny accueille début août un festival lyrique, Les Rencontres de Louvergny, au cœur de la campagne argonnaise, où se produisent des chanteurs de la scène internationale provenant de différents pays. Plus récemment, les Notes d'Argonne propose à travers le massif argonnais des concerts de musique classique avec des interprètes régionaux ou nationaux (session de mai 2008 : Patrice Fontanarosa et Marielle Nordmann[2]). Ces deux événements ont eu un succès immédiat dans la région et le public n'a cessé d'affluer depuis.

Tourisme

Avec l'amélioration des transports (TGV, autoroutes), les Ardennes sont plus proches des grandes villes. Il y a le château de Sedan, les souvenirs de Rimbaud, les nombreuses églises fortifiées (ce qui est normal pour une région de marche) et la forêt de chaque côté de la Vallée de la Meuse, la création du futur Parc naturel régional devrait encore augmenter l'intérêt pour la région. Il y a enfin, pour l'amélioration des transports, le projet de rocade Nord-Lorraine (amélioration de la N 43) qui rapprocherait davantage encore Lille-le tunnel sous la Manche et Metz-Strasbourg.

Sur les sites médiévaux du département, voir l'article: "A la découverte des sites médiévaux de l'Argonne du Nord", publié par Daniel HOCHEDEZ dans la revue HORIZONS D’ARGONNE, nº 88, juin 2011 , p. 7-14 (publication du Centre d'études argonnais) http://centretudargonnais.org/HorizonArgonne88.pdf

Les achats de maisons par des Belges et des Néerlandais sont fréquents dans la région car les prix sont beaucoup moins élevés que dans leur pays de résidence.

Communes ayant plus de 10 % de résidences secondaires en 2008

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 3,7 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires, ce qui est assez faible.

Divers

Depuis très longtemps la région est une terre de légendes, grâce à ses rochers, ses rivières et lacs, sa forêt épaisse et sombre : par exemple les Quatre fils Aymon, chevaliers sur leur cheval Bayard aidés par l'enchanteur Maugis qui donna son nom au village de Pont-Maugis, à l'époque de Charlemagne.

Le roman d'Yves Gibeau, Les gros sous (1953) se déroule dans le sud-ouest du département. Les Ardennes servent de décor au roman de Julien Gracq (Un balcon en forêt) publié en 1958, et dont Michel Mitrani a fait un film en 1979 avec Jacques Villeret. Ce roman/récit prend appui sur l'expérience de soldat de l’auteur au début de la Seconde Guerre mondiale.

La région sert de toile de fond à l'écrivain ardennais André Dhôtel (1900-1991), notamment dans Le Pays où l’on n’arrive jamais.

Le Train (1973) avec Jean-Louis Trintignant et Romy Schneider a été en partie tourné dans la vallée de la Meuse, Maigret chez les Flamands (1976), roman de Georges Simenon là aussi, qui connaissait la région en voisin (Liège) puisqu’il l'a beaucoup parcourue, situe l'action à Givet (le téléfilm avec Jean Richard y a été tourné).

Le film de Claude Autant-Lara, Les Patates réalisé en 1969, avec Pierre Perret, a été entièrement tourné à Bourg-Fidèle, village situé sur le plateau de Rocroi.

En 2006, Les Enfants du pays de Pierre Javaux, avec Michel Serrault, se situe dans un petit village noyé dans la forêt des Ardennes en mai 1940, au moment où 5 tirailleurs sénégalais se trouvent isolés de leur régiment, perdus, face à un vieil homme et à ses deux petits-enfants restés seuls après l'exode de la population.

En 2007, Marcel Trillat tourne "Silence dans la vallée", documentaire sur la liquidation des forges de Nouzonville par des repreneurs américains (Thomé-Génot) qui vident la trésorerie à leur profit. Cellatex avait connu le même sort à Givet en 2000.

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

L'ancien président du Sénat, Christian Poncelet, est né à Blaise en 1928.

Les journaux régionaux sont : L'Ardennais (de Charleville-Mézières) et L'Union ; ils ont maintenant une rédaction commune, seule la première page diffère et depuis maintenant un an est apparu un nouvel hebdomadaire qui se nomme la semaine des Ardennes.

Liens internes

Liens externes

Notes et références

49°35′N 04°40′E / 49.583, 4.667


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