Florange

49° 19′ 20″ N 6° 07′ 09″ E / 49.3222222222, 6.11916666667

Florange
Église Sainte-Agathe
Église Sainte-Agathe
Administration
Pays France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville-Ouest
Canton Florange (chef-lieu)
Code commune 57221
Code postal 57190
Maire
Mandat en cours
Philippe Tarillon
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Val de Fensch
Site web http://www.ville-florange.fr/
Démographie
Population 10 916 hab. (2008)
Densité 828 hab./km²
Gentilé Florangeois(es)
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 20″ Nord
       6° 07′ 09″ Est
/ 49.3222222222, 6.11916666667
Altitudes mini. 153 m — maxi. 232 m
Superficie 13,18 km2

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Florange (Flörchingen en allemand) est une commune française située dans le département de la Moselle.

Sommaire

Géographie

Florange est situé dans la vallée de la Fensch et fait partie du pays des trois frontières. La commune bénéficie d’une situation exceptionnelle quant à son accessibilité par les autoroutes A30 et l’A31 aux pays voisins à savoir l’Allemagne, la Belgique et le Luxembourg.

Les villes les plus importantes qui l’entourent sont Thionville, Metz et Luxembourg sur le sillon mosellan.

Florange est découpée en plusieurs quartiers : Bétange, Ébange, Maisons-Neuves, Daspich, Oury, Epona, Castors, Carolingiens, Sainte-Agathe, Centrale, le Vieux Florange, Fillod, Millénaire et le Quartier de la Gare.

Florange possède une forêt domaniale appelée le « Bois de l’étoile ».

La Fensch située dans le Nord de la commune prend sa source à Fontoy pour se déverser dans la Moselle. Elle a une longueur d’environ 16,5 km pour un dénivelé de 5 % et un bassin versant de 83 km2. Un de ses affluents, le Krisbach ou « ruisseau des écrevisses » a une longueur de 10 km et un bassin versant de 22 km2. Les étangs Scharff et Shiltz font le bonheur des promeneurs et des pêcheurs.

Communes limitrophes

Étymologie

Du nom d’un diacre de l’époque carolingienne, Florus, suivi du suffixe germanique -ing (propriété, hameau, groupe d’habitations) devenu -ange par romanisation.

Le nom est attesté sous différentes formes depuis 893

  • Floringas, Floriking, Florchange, Flourange, Fleurenges / Fleuranges
  • Flörchingen / Floerchingen (en allemand)
  • Fléschéngen / Flörschéngen / Fléischéngen (en platt luxembourgeois)

Les noms de familles suivant désignaient autrefois des habitants de la ville et sont typiques de la commune. Ainsi trouve-t-on de nombreux monsieur et madame :

  • Florange
  • Florchinger (dont tous les Florsch descendent)
  • Flerchinger
  • Fleurchinger
  • Fleurange
  • Archen

Langue

La commune fut luxembourgeoise avant d’être allemande puis française. Elle se situe à la frontière linguistique institué par les Allemands lors de la germanisation. À l’est, obligation de parler allemand, à l’ouest tolérance du français. Le platt-luxembourgeois est peu parlé ; seuls quelques mots subsistent dans les paroles des Florangeois. L’immigration et l’installation de population d’origines étrangères marquent de plus en plus la fin du platt au profit du français. Il n’est pas rare d’entendre d’autres langues dans la commune (polonais, espagnol, italien, arabe).

Histoire

Préhistoire

Les premières traces de peuplement humain sur le sol de Florange remontent à l’époque néolithique vers 3 500 ans avant J.-C. Ces populations nomades en quête de terres riches et d’animaux furent suivies de peuplades celtes mal définies venant de l’est. Avant l’arrivée des romains, les médiomatriques occupaient le nord de la Lorraine depuis les Vosges jusqu’à la Champagne.

Période gallo-romaine

L’occupation romaine en Gaule datant de 52 avant J.-C. a laissé des vestiges dans la commune, témoin : une voie romaine reliant Metz à Trèves. Des ateliers de métallurgie et de poterie furent mis au jour au nord-est de la ville dans le quartier de Daspich et attestent d’un passé florissant.

Les invasions barbares (Alamans, Huns, Vandales et Francs) balayèrent cette civilisation à la fin du quatrième et au cinquième siècle, apportant dévastation et chaos.

Moyen Âge

Il fallut attendre le début du VIe siècle pour voir s’installer à nouveau une période de paix. Le pouvoir franc assure alors la stabilité en même temps que le développement du christianisme. La région fait partie de l’Austrasie, territoire dont Metz est la capitale, issu, après partage, du royaume de Clovis. Les successions des héritiers se font dans le trouble et la violence. Le fils de Pépin le Bref, Charles, qui deviendra Charlemagne, réside à plusieurs reprises à Thionville. Son successeur, Lothaire, reçoit la Francie médiane en héritage. Lothaire II, fils de Lothaire Ier le nord de la Francie médiane en héritage. Ce territoire, dont Metz fut également la capitale, prendra le nom de Lotharingie et sera l’objet de convoitise entre l’Allemagne et la France. Lothaire II fit de Florange sa résidence royale. Pour la première fois Floriking est mentionné par écrit, à l’occasion de démêlés de Lothaire avec l’autorité religieuse. Plus tardivement, une charte de 893 se termine ainsi : « Fait à la cour royale de Florange ». Notons cependant que les résidences royales sont rarement permanentes à l’époque.

Florange-Lorraine

Au XIIe siècle, un château fort est édifié à Florange. Robert III de La Marck de Bouillon y fonde la branche Florange-Lorraine. La Seigneurie est une des plus importantes de Lorraine et la forteresse est l’une des plus redoutables de la région de Thionville. Florange fut assiégée à plusieurs reprises. Les messins, hostiles y prirent leur part.

En 1285, lors des festivités de Chauvency-le-Château, Jacques Bretel (qui semble bien les connaitre) renseigne Fastré de Ligne, venu participer au tournoi, sur Hèble de Boinville (qui est une de Florange), parle du seigneur de Florange (qu’il tient en haute estime et grande considération) et présente Jeannette de Boinville qui participe à la danse du Robardel ou 'Chapardeur’avec Perrine d’Esch et Agnès de Florenville.

Chute de la forteresse

Les seigneurs de Florange, amis des rois de France, dont François Ier, durent subir les attaques des espagnols, maîtres de la Lorraine Luxembourgeoise à laquelle la cité appartenait. La forteresse, située à l’emplacement du « vieux village » actuel, fut investie en juin 1521 sur ordre de Charles Quint, roi d’Espagne. Elle fut prise puis démantelée. Les alentours furent dévastés. Dès 1522, Florange fut rattachée à la Prévôté de Thionville, y payant une lourde contribution. Un siècle plus tard, Florange fut donnée à la famille Cromberg, amie du roi d’Espagne. La guerre de Trente Ans (1618-1648) mit aux prises les suédois, les français, les hollandais, contre l’emprise germanique et l’Espagne. Cette guerre ravagea le Luxembourg et l’est de la France sous contrôle espagnol. La contrée en sortit dévastée.

Rattachement à la France

Le Traité des Pyrénées (entre la France et l’Espagne), en 1659, amena le rattachement de la Lorraine Luxembourgeoise à la France. La région de Thionville, dont Florange, devient française. Les actes restèrent rédigés en langue germanique. Louis XIV, par « lettres patentes » donna la Seigneurie à la famille Zoetern pour services rendus. L’activité est alors, essentiellement agricole : agriculture, élevage et quelques vignobles. La forêt apporte du bois d’œuvre, chauffage et glandée pour les animaux. Des moulins à farine jalonnent la Fensch, à côté de forges. L’artisanat assure les services auprès des populations : menuisiers, charrons, forgerons, fileurs de laine et de lin, tisserands, tailleurs, etc.

En 1735, le Duc de Fleury, acquiert la Seigneurie de Florange pour 450 000 livres et l’administre jusqu’en 1789. En 1777, l’église paroissiale située à Harling, est transférée dans le village.

Fin de la seigneurie

La révolution française abolit les provinces et seigneuries avec leurs privilèges. Florange devient alors commune, perdant ses possessions de la vallée de la Fensch. La population atteint à peine 700 habitants. Florange devient chef-lieu de canton. Ébange et Séremange devenant également des communes, se séparent de Florange. Une période d’insécurité règne jusqu’à l’avènement de Bonaparte, puis revient la prospérité.

Empire, Restauration, République et Second Empire se succèdent. Florange absorbe Ébange-et-Daspich en 1812.

La période moderne

C’est l’époque des grands travaux : chemin de fer en 1854 à Florange, aménagement des routes, amélioration de la salubrité publique, etc. La scolarisation se développe rapidement. Une partie importante de la population est employée aux forges de Hayange.

L’annexion

En juillet 1870, la Prusse déclare la guerre à la France. Dès le mois d’août, les armées prussiennes occupent Florange. La signature du traité de Francfort en 1871, confirme l’annexion pure et simple de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine, dont la région de Thionville. Florange est rebaptisée Flörchingen. Durant cette période, qui dure jusqu’en 1918, une nouvelle église est construite ainsi que des écoles et une mairie.

Le village de Florange est électrifié en 1910. Une ligne de tramway électrique relie Thionville à Algrange et Fontoy en 1912. Le siège, les dépôts, une centrale électrique sont implantés à Florange (quartier de la Centrale). Une gare de triage est inaugurée en 1907. C’est l’époque d’une importante immigration d’ouvriers italiens dans la vallée et dans toute la région avoisinante : Hagondange, Moyeuvre-Grande, Rombas.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans de souche se battent naturellement pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tomberont au champ d'honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Sujets loyaux de l'Empereur, les habitants de Florange accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix enfin retrouvée. Dès l’Armistice du 11 novembre, Flörchingen redevient Florange.

Entre deux guerres

Des entreprises s’implantent ; d’autres, plus anciennes, se développent. La sidérurgie lorraine attire de plus en plus de personnel. À partir de 1923, une cité est édifiée par la famille de Wendel sur la commune pour loger le personnel de ses usines. Les exploitations agricoles diminuent tandis que le nombre d’ouvriers et d’employés est en progression constante. La population passe de 2 500 en 1918 à plus de 5 000 habitants en 1936. L’adduction d’eau est réalisée en 1938.

Deuxième conflit mondial

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. L’annexion de la Moselle par l’Allemagne se traduit par une germanisation forcée, qui va se poursuivre crescendo durant tout le conflit. Les conditions de vie des habitants se dégradent rapidement. Un certain nombre des habitants se réfugient dans la ville de Belvès dans le Périgord. Beaucoup de jeunes gens sont incorporés de force dans les armées allemandes. Florange est finalement libérée par l’armée américaine le 11 septembre 1944[1].

Période actuelle

La commune a payé un lourd tribut en destruction matérielle et surtout en déportés, expulsés et en morts.

La sidérurgie s’est modernisée. Dès les années 1950, de grands chantiers de génie civil proposent l’implantation des aciéries, des laminoirs à chaud et à froid et d’une cokerie. Il a fallu faire appel à une nombreuse main d’œuvre extérieure à la région de la Moselle. C’est ainsi que sont venus, de tous les départements de France et de l’étranger, des ouvriers qu’il a fallu loger rapidement.

Florange, de petit bourg de 3 000 habitants est devenue une ville de 14 000 habitants. Par la suite, du fait du démantèlement des vieilles installations sidérurgiques et de différentes mutations, Florange s’est associée avec d’autres villes de la région, pour équiper une zone industrielle de 150 hectares, occupée actuellement à 60 %. Sur ce site nous trouvons des PME et PMI, travaillant pour la sidérurgie, mais aussi pour l’automobile, l’aviation… 1 000 ouvriers travaillent sur cette zone Sainte-Agathe. Après sa fermeture l’ancien triage a été démantelé totalement.

Héraldique

Description des armoiries de Florange telles qu’elles figurent à l’armorial des communes du département de la Moselle.

Le blason de Florange a beaucoup évolué à travers les temps anciens. Selon Eugène Kieffer, il était à l’origine d’or à la bande de gueules chargé de trois lys d’argent, le lys étant signe de royauté. Robert 1er, au début du XIIe siècle, premier seigneur de la maison Florange-Lorraine, avait pour emblème un aigle éployé tenant dans ses serres une épée : Sigillum Roberti fratris duels Mathei peut-on lire sur le sceau de Robert, frère du duc Mathieu.

En 1240, Philippe II, fils et successeur de Robert 2e, arbore une licorne rampant, mais peut-être est-ce déjà un lion. En 1252 en effet, lors d’une donation aux moines de Justemont, le lion apparaît dans le sceau de Philippe. Celui-ci avait-il adopté le lion en souvenir de son ancêtre Robert, qui reposait en l’abbaye de Sturtzelbronn, où l’on retrouve ce même lion dans les armoiries ? Cette abbaye avait été fondée en 1135 par Simon Ier le gros, duc de Lorraine, père de Robert 1er. Dès 1240, le lion est le signe distinctif de Florange.

Dans les années 1265-1285, dans l’armorial du héraut Vermandois, ainsi que dans celui de Wijnbergen, sont décrites et peintes les armes du seigneur de Florange et d’un certain Gilles de Florange : d’or au lion de sable à la bordure de gueules (voir l’armorial du Tournoi de Chauvency).

En 1303, Anselme (ou Ancillon) de Florange prend pour armoiries de gueules au lion de sable à la bordure dentelée d’argent (selon Dom Calmet) pour devenir plus tard d’or au lion de sable armé et lampassé de gueules à la bordure engrelée d’argent. Le lion d’or a remplacé le lion de sable, pour donner le blason que nous connaissons aujourd’hui.

Le langage héraldique qui décrit le blason et les armoiries est un peu ésotérique et utilise des termes imagés pour désigner les couleurs gueule pour le rouge, or pour le jaune, argent pour le blanc, sable pour le noir, azur pour le bleu. Armé et lampassé signifient que les griffes et la langue sont d’un émail (couleur) différent.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 mars 2014 Philippe Tarillon PS Administrateur à la CEE

Conseiller général

mars 2001 mars 2008 Philippe Tarillon PS Administrateur à la CEE
19/03/1989 2001 Jean-Marie François PS Employé
26/03/1965 19/03/1989 Léon Arnould    
08/10/1945 26/03/1965 Gabriel Wahreit    
22/08/1936 08/10/1945 Louis Pierre    
13/02/1934 22/08/1936 Joseph Archen    
01/12/1918 13/02/1934 Eugène Wonner    
1912 1917 Louis Gossin    
1909 1912 Joseph Martin    
1902 1909 Pierre Wonner    
04/09/1881 1902 Jean-Noël Bernard    
16/10/1864 04/09/1881 Jean-Nicolas Louis    
08/02/1853 16/10/1864 Jean-Pierre Noel    
04/05/1852 08/02/1853 Paul D’Huart    
1852 04/05/1852 Jean-Pierre Balot    
01/08/1843 1852 Jean Noel    
1831 01/08/1843 Pierre Noel    
1823 1831 Emmanuel D’Huart    
01/02/1820 1823 Pierre Noel    
1812 01/02/1820 François Scharff    
1802 1812 Didier Noel    
1801 1802 Pierre Hilaire    
1794 1801 Didier Noel    
1789 1794 Pierre Hym    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE)

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
  347 398 809   989 1 001    
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
  1 136 1 236            
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
      2 709 4 173 5 053 5 421 5 500 12 039
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008  
14 270 12 543 12 446 11 766 11 304 10 778 10 912 10 916[2]  

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


  • En 1817, Florange, village de l’ancienne province des Trois-Évêchés sur la Fensch avait pour annexe le village d’Ébange, le hameau de Daspich et les fermes de Bettange et Magdebourg. À cette époque il y avait 422 habitants répartis dans 72 maisons.
  • En 1812 Ébange-et-Daspich sont rattachés à la commune de Florange.
  • 1954 : baby boom et flux migratoires importants après-guerre pour les besoins sidérurgiques.

Lieux et monuments

Musée archéologique gallo-romain

Regroupe les trouvailles des fouilles archéologiques notamment celles de la rue des romains à l’écart de Daspich (vestiges d’ateliers de potiers et de forgerons, forges, dépotoir de vases, nécropoles, débris de stèles, tuiles, statuettes, tessons des IIIe siècle et IVe) siècle. Le musée se situe dans le complexe de Bétange.

Château de Bétange

L’histoire du château de Bétange est intimement lié à celle de Florange. Dès le Moyen Âge le nom de « Baitanges » est mentionné. On y trouve un château fortifié dépendant de la Seigneurie de Florange. Jehan de Bétanges étant ami de Phillipe de Florange. À la fin du XVe siècle, on mentionne le nom de Bettingen qui comptait 3 feux. Lors du siège de Florange en 1521, Guillaume de la Mark y fut détenu par Guillaume de Nassau, lieutenant de Charles Quint. Le château de Bétange fut détruit, comme celui de Florange, puis reconstruit dix ans plus tard. Il appartient à la Famille De Salm jusqu’en 1600; il est toujours fief de la seigneurie de Florange.

Ce château fut remplacé en 1828 par une nouvelle construction et fut l’œuvre de la sœur de Baron d’Huart. Il devint la propriété de Théodore de Gargan en 1856. Le château s’agrandit et s’embellit.

En 1928 Bétange est racheté par la famille Mitry. De 1940 à 1945 la famille subit l’exil, et le château fut mis sous séquestre par l’autorité allemande. Il est toujours propriété de la famille Mitry. Un parc aménagé à l’anglaise, de 60 ha, avec un plan d’eau, entoure la propriété.

Château de Daspich

Le château de Daspich avec son échaugette, sa tour crénelée et sa véranda donnent sur le jardin arrière, ont disparu en 1967 lors de l’extension de la société Sollac. L’échaugette, un oriel et une bretèche du XVIe siècle fut alors intégrée au château de Luttange lors de sa restauration. Durant deux siècles, la famille De La Touche fut propriétaire du château, puis M. Shaeffer, qui céda sa propriété à Sollac.

Château de Florange

Charles Quint, s’estimant outragé par Robert de La Marck, fit démanteler la forteresse et le château de Florange en juin 1521. Aujourd’hui détruit, il se situait rue du château. Des vestiges sont visibles à la médiathèque de Florange et au Musée de la Tour aux Puces à Thionville.

Édifices religieux

Église Sainte-Agathe

Dédiée à une sainte martyr du début du IIIe siècle à Palerme, l’église Sainte-Agathe était jadis entourée d’un cimetière fermé de grilles (jusque vers 1945), devenu un ensemble de parterres fleuris. Cette église néogothique à trois nefs, construite en 1876, a remplacé une église datant de 1777 sise à proximité immédiate. Auparavant, l’église paroissiale s’élevait à Harling, près de la route de Metz.

L’espace est, constitué de jardins, a été transformé en place en 1994. Le marché s’y tient le jeudi matin. Le presbytère et la maison d’œuvres jouxtent l’église. Sur l’un des murs se trouve une fresque représentant le vieux village, œuvre de Greg Gawra.

L’intérieur récemment rénové, dont les bancs en bois peuvent accueillir 500 personnes, abrite des orgues romantiques, œuvre de la maison Haerpfer Dalstein (1892) qui ont été rénovés en 1993 par la même maison à présent implantée près de Strasbourg. Les vitraux, détruits en 1944, sont de facture récente. Près de l’entrée se dresse une statue de la Vierge préalablement installée dans la cour de l’école d’en face. À l’extérieur se situe une sculpture allégorique de la mort. L’édifice, dont le clocher aux quatre cadrans, est mis en lumière à la nuit tombée.

Église Notre-Dame-de-l’Assomption d’Ebange

Église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Ébange.

Œuvre des architectes Depailler et Duval, dédiée à Notre-Dame de l’Assomption, l’église d’Ébange est de construction moderne. Elle est longue de 39 mètres, large de 17 mètres et haute de 16,50 mètres. Le soubassement fut édifié sur des pieux en raison de l’instabilité du sol. Les travaux durèrent deux ans, d’octobre 1953 à septembre 1955. Elle était à l’origine destinée aux paroissiens d’Ébange, Daspich et Maisons-Neuves. Son style moderne est sans piliers intérieurs. Le clocher, initialement prévu, n’a pas été réalisé. Elle est meublée de 384 chaises. Un sous-sol ample permet des réunions et des répétitions de chœur.

Le calvaire placé devant l’église, date du XVe siècle a souffert de multiples déplacements : les statuettes des crucifix de saint Jean et de la Vierge sont décapitées.

Église Néo-Apostolique

Édifices civils

La Passerelle

Véritable salle de concert et de spectacles, la passerelle marque son dynamisme par une programmation généraliste riche en artiste de renommée et par des artistes en plein devenir. Que ce soit du théâtre, de la chanson, de l’humour, la Passerelle a sur tirer son épingle du jeu : elle est dorénavant incontournable pour beaucoup d’artistes. La passerelle compte jusqu’à 1 000 places lui assurant la petitesse de concert intime proche du public.

Complexe de Bétange

Ce comlexe socio-éducatif et sportif accueille divers services et activités, proposés à la population ou aux associations : parcours de santé (environ un kilomètre), aires de jeux pour enfants, piste de roller, ferme pédagogique, musée gallo-romain, terrain de pétanque, salle de billard et salle de musculation. Ce complexe est plus connu sous le nom de « Camp de Bétange » par les florangeois notamment lors des centres aérés. On préféra cette image à celle de l’histoire du site.

Ferme pédagogique

Installée au sein du complexe de Bétange, la ferme pédagogique est mise à disposition des centres aérés, des écoles mais également de toute personne intéressée. Ce bâtiment abrite tous les animaux de la ferme : ânes, oies, canards, dindes, poules, chèvres, cochons, chevaux, poneys…

Personnalités liées à la commune

Économie

  • Céréales, polyculture maraîchère, horticulture.
  • Élevage, volaille.
  • Centre industriel important :
    • Port fluvial avec le Port de Thionville-Illange sur la Moselle canalisée (1er port fluvial pour les produits métallurgiques et 7e port fluvial de France) géré par la Chambre de commerce et d'industrie de la Moselle.
    • Zone industrielle Ste-Agathe et zone d’industries légères des « Vieilles Vignes » ;
    • Métallurgie ;
    • Constructions métalliques et aéronautiques ;
    • Imprimerie et vernissage sur métal ;
    • Scieries industrielles ;
    • Site pilote de captage de CO2.

Vie locale

  • Fête communale : dimanche suivant le 15 août.
  • Fête patronale : dimanche suivant le 5 février et le 11 novembre.

Bibliographie

  • Norbert Hebbert, Alain Simmer, Romain Wagner, Tombes du Bas-Empire à caractère militaire de la région de Thionville (Moselle), revue archéologique de l'Est, no 50, Éditions Université de Bourgogne-CNRS, 1999-2000, ISBN 2-9510239-2-8, ISSN 0035-0745

Notes et références

  1. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994 (p.14).
  2. Population légale à Florange en 2008 sur le site de l'INSEE

Liens externes


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