Hayange

Hayange

49° 19′ 48″ N 6° 03′ 46″ E / 49.33, 6.06277777778

Hayange
Vue générale d'Hayange
Vue générale d'Hayange
Administration
Pays France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville-Ouest
Canton Hayange (chef-lieu)
Code commune 57306
Code postal 57700
Maire
Mandat en cours
Philippe David
2008 - 2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Val de Fensch
Site web Site officiel
Démographie
Population 15 374 hab. (2008)
Densité 1 257 hab./km²
Gentilé Hayangeois, Hayangeoise
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 48″ Nord
       6° 03′ 46″ Est
/ 49.33, 6.06277777778
Altitudes mini. 176 m — maxi. 344 m
Superficie 12,23 km2

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Voir la carte administrative

Hayange est une commune du nord-est de la France, chef-lieu de canton du département de la Moselle, en région Lorraine. Ses habitants sont appelés les Hayangeois.

Sommaire

Géographie

La commune est traversée par la Fensch.

Communes limitrophes

Toponymie

Hayange est attesté sous les formes anciennes : Hainges en 875, Haenges en 1067, Haienges en 1363[1],[2], Heiyingen villa (sans date).

Albert Dauzat et Charles Rostaing[3] explique le premier élément Hay- par l'anthroponyme germanique Hago, alors qu'Ernest Nègre[4] y voit le nom de personne germanique Haius en en latinisant la désinence.

Le second élément semble être le suffixe germanique -ing(en) qui marque la propriété. Il a été romanisé en -ingas, d'où les formes en -anges dans la région, puis -ange[5].

Dans le Bade-Wurtemberg (Jura Souabe), près de Stuttgart, existe également une localité du nom de Hayingen.

Histoire

Moyen Âge

Statue de la Vierge d’Hayange.

L’histoire de Hayange remonte à l’époque des Mérovingiens. En effet, un cimetière mérovingien a été découvert par des mineurs de fer dans la vallée d’Hamévillers, à la sortie de la ville. La voie romaine entre Metz et Reims épousait d’ailleurs le tracé de la vallée. À l’époque franque, . Le fer était déjà exploité puisque des « loupes de fer » datant des temps romains ont été retrouvées.

Le premier acte officiel connu portant le nom de la ville est daté de 821, sous le règne de Louis Ier le Pieux, fils de Charlemagne, empereur d’Occident et roi des Francs.

Domaine royal jusqu’à la Révolution de 1789, Hayange est partagée, au Moyen Âge, entre le duché de Bar et le duché de Luxembourg. L’exploitation des mines de fer remonte à cette époque, puisqu’au XIIIe siècle, Thierry, seigneur de Hayange autorise Thiébaut Ier, comte de Bar à extraire du minerai de fer sur ses terres. Le développement de Hayange est dès lors lié à l’extraction du minerai de fer et à la création de petites forges pour la traiter. Mais, les ravages de la guerre de Trente Ans sont particulièrement néfastes à Hayange et empêchent son développement.

Temps modernes

Ancien Château des De Wendel.

À l’aube du XVIIIe siècle, apparaît la famille Wendel qui a marqué profondément l’histoire de la ville comme en témoignent dans l’église Saint-Martin, des vitraux représentant l’épouse de Henry de Wendel avec ses trois fils, l’épouse de Robert de Wendel et ses deux enfants. Cette église de style Renaissance italienne, construite en 1884 pendant la période allemande, sur le modèle de la Trinité à Paris comporte également d’intéressants vitraux de sainte Barbe (protectrice des mineurs), et de saint Éloi (patron des ouvriers d’usine). La plupart de ces vitraux sont l’œuvre de Laurent-Charles Maréchal[réf. nécessaire], un des peintres verriers les plus importants de France dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Deux peintures ornent le transept, dont l’une est l’œuvre du peintre-verrier Casimir de Balthazar[réf. nécessaire], originaire de Hayange.

Hayange compte d’autres témoins de cette époque faste, notamment la statue de la Vierge qui surplombe la ville, la chapelle, ou encore le plus grand des orgues de Moselle.

Époque contemporaine

Les Cinq musiciens, œuvre de Shelomo Selinger, (1969), Hayange.

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Hayange, rebaptisée "Hayingen" est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. C'est une période faste pour l'industrie sidérurgique. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans de souche se battent naturellement pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tomberont au champ d'honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest. Sujets loyaux de l'Empereur, les Mosellans accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée. Hayingen redevient Hayange.

Avec l’arrivée massive des émigrants italiens, polonais, espagnols, cette communauté humaine du fer a vu tout à la fois son identité particulière se transformer et perdurer à travers une communauté de valeurs : l’espoir, la solidarité, le travail, ou le respect, valeurs chères au Front populaire.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. Les usines ne sont pas épargnées par l'aviation américaine. La ville est libérée le 10 septembre 1944[6].

Après la Seconde Guerre mondiale, ce sont les Maghrébins qui ont intégré la communauté ouvrière d'Hayange. En 1954, Hayange comptait douze mille habitants dont près du quart d’origine étrangère, ce qui a fait de notre ville l’une des plus cosmopolites de Moselle.

Hayange, ville active et en expansion, s’est enrichie dans les années 1970, de plusieurs quartiers : Marspich, Le Konacker et Saint-Nicolas-en-Forêt. Grâce aux efforts de la commune pour créer des passerelles entre les quartiers existants et le centre historique, Hayange forme aujourd’hui une ville à part entière, riche d’une population variée et solidaire, et de quartiers qui mettent à profit leur spécificité pour faire ensemble de leur ville, une ville unie[7].

Marspich

Mentionné Marxbach en 821, Marspich au XVIIIe siècle, — en patois Maaspich — étymologiquement de bach / bich, « ruisseau » et merich / mersch, « marécage » changé en mass.

En 1817, Marspich, village de l’ancienne province des Trois-Évêchés avait pour annexes les fermes de Leyrange et Konacker. À cette époque il y avait 285 habitants répartis dans 45 maisons. En 1960, on compte 2 924 habitants. Le dernier maire avant la fusion avec la commune d’Hayange en 1971 a été Maurice Cometto. Le blason représente un lion emblème des seigneurs de Florange, qui possédaient Marspich. La bordure, symbole de Sainte-Glossinde, rappelle le patronage qu’exerçait sur l’église l’abbaye messine. L’église paroissiale de 1892 a été construite par la famille de Wendel.

Saint-Nicolas-en-Forêt

Depuis 1971[8], Saint-Nicolas-en-Forêt est un quartier de la commune d'Hayange.

La cité de Saint-Nicolas-en-Forêt a été construite sur le plateau de Morlange, à 290 mètres d'altitude, parcelles de Fameck et de Ranguevaux. C'est en 1952 que la première famille s'est installée dans un des 475 logements commandés. Au commencement, les habitants étaient d'ailleurs dépendants de ces deux communes, sur 475 logements, 25 étaient à Fameck et 450 à Ranguevaux. Très vite, les autorités se sont rendu compte que la situation était trop compliquée, les gens ayant peu de véhicules, ils étaient trop éloignés des deux villages. C'est ainsi que l'idée de créer la commune est née, en 19531954, à la suite de nombreuses pétitions créées par les habitants. En effet, à cette époque, il y avait plus d'habitants à Saint-Nicolas qu'à Fameck et Ranguevaux. La création de Saint-Nicolas-en-Forêt s'est faite le 1er janvier 1958 sur une superficie de 104 ha[réf. nécessaire]. La commune était alors peuplée de 1999 habitants. Le 27 février 1958, le premier conseil municipal de Saint-Nicolas-en-Forêt était mis en place. Une première année marquée par un drame ; le 2 juillet un avion F100 américain s'écrase près de la place Sainte-Rita, tuant deux enfants qui faisaient des courses à proximité et blessant plusieurs personnes. Le drame aurait pu se transformer en catastrophe car une école maternelle était à proximité.

Saint-Nicolas-en-Forêt a été créé pour loger les ouvriers des usines Sollac de la vallée de la Fensch. Durant l'urbanisation de la cité, entre 1954 et 1962, des personnes de tous horizons ont emménagé à Saint-Nicolas-en-Forêt, ce qui offre une richesse interculturelle très importante. Au début des années 1960, sur 450 familles, 128 venaient du Nord, 87 de l'est de la France, 39 de l'Île-de-France, 29 du Midi, 18 du Centre et 33 de pays étrangers, notamment l'Italie, la Pologne, l'Algérie et le Maroc. En 1964, des familles espagnoles sont arrivées. Cette année-là, 7 % des familles Nicoforestière étaient étrangères et 5 % naturalisées françaises.

En 1957, l'Immobilière Thionvilloise (I.T.) qui avait en charge une partie des logements de Saint-Nicolas-en-Forêt, avec une société de H.L.M., constitua la Société civile immobilière de construction de la place Sainte-Rita en collaboration avec des commerçants qui disposent chacun d'une part de la société. L'établissement comportait huit commerces, tenus par les commerçants actionnaires et d'autres venus par la suite. La société Les Trois Vallées fit construire d'autres magasins. Saint Nicolas avait sa pharmacie, sa banque, son épicerie, ses magasins d'alimentation, sa papeterie, son débit de tabac, son marchand de journaux, son salon de coiffure, son café-restaurant, son dépôt de pain, sa mercerie, etc. Ces commerces ont fermé leurs portes durant les années 1990, seuls le Tabac-Presse et le bureau de Poste ont survécu jusqu'au milieu des années 2000. Désormais, la Pharmacie est le seul point de convergence des Nicoforestiers. Un médecin et une infirmière sont également actifs sur le quartier de Saint-Nicolas-en-Forêt.

Au printemps 1956, la construction des « Domofers », des immeubles collectifs dont le matériau principal est l'acier, débute. Elle s'étend jusqu’à l'automne 1957. Vingt Domofers sont construits. Ils forment la rue du Plateau (devenue rue Pablo-Picasso), le boulevard de la Tour-Neuve, la rue Charles-Gambier et on en trouve également sur le boulevard du Jura.

Cet ensemble de Domofers permet à 288 familles supplémentaires de venir s'installer à Saint-Nicolas-en-Forêt. Les logements comportaient trois, quatre ou cinq pièces. Le dernier Domofer a été détruit en novembre 2006.

M. Charles Krebs avait succédé à M. Libouben à la mairie de St-Nicolas-en-Forêt, de 1961 jusqu'à la fusion avec Hayange le 1er janvier 1971. Il est à l'origine de nombreuses améliorations de la commune.

Afin de célébrer les cinquante ans de la naissance officielle de Saint-Nicolas-en-Forêt, en 1958, une exposition rétrospective a été présentée les 7 et 8 juin 2008 à l'annexe-mairie du quartier avec un historique complet, des photographies d'archives, etc. Dans la foulée, un site Internet consacré à St-Nicolas a été lancé.

Le début des années 2010 marque un renouveau pour la Place Bonnet avec la construction d'une maison de retraite, inaugurée le 19 novembre 2010, et l'édification d'une résidence privée "Les Terres de Haut" qui accueillera plusieurs dizaines de nouvelles familles, en 2012. Enfin, un pôle commercial doté d'un Tabac / Presse, d'une épicerie et d'un dépôt de pain est prévu courant 2011. Il prendra place à l'ancienne annexe mairie construite en 2005. La Place Bonnet sera entièrement rénovée à l'horizon 2015.

Lotissement des Grandes-Terrasses

Au statue de quartier même, le lotissement des Grandes-Terrasses sera construit en 2006 selon un arrêté municipal. Le quartier est donc relativement récent, même si de nombreux travaux fait pour l’agrandir ainsi que pour l’améliorer ont déjà été effectué (et sont encore d'actualités aujourd'hui). Comme la cité voisine (se trouvant à 1 km du lotissement), le lotissement accueille beaucoup de personne mais uniquement dans des maisons. A côté de celui-ci se trouve le Stade, qui, anciennement détaché de toute communauté, est aujourd'hui administrativement sous le contrôle du Lotissement. Très prisé par les enfants, un collège (Collège Hurlevent) se trouve juste à côté, ce qui fait les passages scolaires plus fréquent en période scolaire.

Quand à l'économie, les nombreuses constructions en cours enrichissent les investisseurs du terrain immobilier à laquelle l'endroit est idéale pour vendre. Récemment, une pétition a même été crée par des enfants pour la construction d'un terrain où vélo et skates pourront circuler comme ils veulent et faire des cascades. Un champ se situe sur une grande barrière géographique sud, bien que des rumeurs circulent que des nouvelles parcellent de terrain pourrait être construites dans les temps à venir. Il y a un château d'eau et une aire naturelle nettoyé régulièrement.1er août 2011 à 13:50 (CEST)1er août 2011 à 13:50 (CEST)

En revanche, concernant la météo, la route est assez instable et celles-ci sont mal nettoyés (voir pas du tout) par la mairie, ce qui occasionne de nombreuses gênes de la circulation en cette saison.

Histoire industrielle

Les hauts-fourneaux.

Les usines de Hayange ont disposé de deux divisions de hauts-fourneaux. La plus ancienne, dénommée Fourneau Hayange, a connu au cours de la période moderne quatre hauts-fourneaux désignés F1 à F4 et respectivement mis à feu en 1898, 1899, 1923 et 1924. En 1971, cette division est constituée de quatre hauts-fourneaux : les hauts-fourneaux 3 et 4, à chargement manuel par cambuses qui sont alors en réserve, et les hauts-fourneaux 1 et 2 reconstruits en 1967 et 1968. Ce même site disposait de huit hauts-fourneaux XIXe siècle.

La division Patural, située à un kilomètre de la division Fourneau, vers l'aval de la Fensch, et sensiblement plus vaste, a connu six hauts-fourneaux (P1 à P6) construits au début de ce siècle entre 1907 et 1913. Trois d'entre eux l'ont été sur le modèle américain. Ces hauts-fourneaux sont reconstruits entre 1952 et 1960. En 1975, la division compte quatre hauts-fourneaux (P4 à P6), les trois plus gros faisant l'objet dans les années suivantes d'une mutation profonde avec, en particulier, l'installation d'un gueulard Paul Wurth.

En 1993, l'abandon de la minette lorraine au profit de minerais plus riches amène la « mise sous cocon » du P4. Mais en l'absence de perspective de redémarrage, ce haut-fourneau est aujourd'hui promis à la démolition. Octobre 2011, les hauts fourneaux sont fermées.

Projet Feralia

En 2009 la mairie hayangeoise a formuler de crée un centre aquatique gigantesque au cœur même de l’agglomération. Malgré un prix exorbitant de constructions et des risques d'abandon ou de rachat des travaux par un autre investisseur (privée notamment), le centre fut bel et bien acquis définitivement et sous la charge de la municipalité.

Description

Très grand, le centre aquatique Feralia possède actuellement ce que les constructeurs avaient en projet :

  • surtout 5 piscines, en ne prenant pas compte de la pataugeoire pour bébés, dont les 3 principales : bassin débutant, bassin sportif et bassin neutre. Les deux dernières sont des un bassin réservé généralement à des animations sportives (surtout pour ceux qui font des leçons pour apprendre à nager) et une piscine externe réservé uniquement que sur autorisation de la direction ;
  • un couloir où l'on se préparer à rentrer dans la piscine et où on se rhabille une fois l'envie de partir, et des douches neutres, pour hommes et femmes, et des WC ;
  • un accès sécurisé, grande innovation anti-fraude ;
  • une clé de sécurité, dont le vol ou la perte est facturé, ainsi que pour le pass (voir ci-dessus) ;
  • un espace extérieur, qui comprend : des douches externes, une piscine externe, des allongeoirs ;

Concours

Comme toutes les piscines de France, Feralia, dans le titre de grand centre aquatique, accompagne souvent des compétiteurs, qui organisent les tournois. Ils se procédent ainsi : dans le bassin sportif, où la profondeur de l’eau varie entre 1,80 m (fin) à plus de 4 m (départ), les concurrents se mettent en filent, plongent et respectent les règles de la compétition scrupuleusement, en principe.

Quelques coupes ont d'ailleurs été remportés.

Administration

L'ancien Tribunal.

Hayange a fusionné avec les communes de Saint-Nicolas-en-Forêt en 1970, de Konacker, et de Marspich en 1971. La commune de Ranguevaux lui fut aussi rattachée en 1972, mais se sépara à nouveau en 1987.

Hayange est le centre d'une communauté d'agglomération qui associe 10 communes de l'ouest de l'agglomération de Thionville. Créée en 2000 sous le nom de Val de Fensch, cette communauté est composée de : Algrange, Fameck, Florange, Hayange, Knutange, Neufchef, Nilvange, Ranguevaux, Serémange-Erzange, Uckange.

Le canton d'Hayange compte trois communes : Hayange, Ranguevaux et Serémange-Erzange.

Liste des maires successifs depuis la libération
Période Identité Étiquette Qualité
17 nov. 1944 30 sept. 1945 Léon Wonner   Docteur
1945 1946 Joseph Bour PCF  
1946 1965 Jean Engler UNR Conseiller général
1965 1971 Charles Schneider SE  
1971 1977 Alphonse Bourgasser SE  
1977 1987 Yves Jambel PS Conseiller général
1987 mars 1995 Alphonse Bourgasser apparenté UDF Conseiller général, député, président de l'Association des maires des arrondissements de Thionville
mars 1995 1997 Jean-Pierre Masseret PS Secrétaire d'État aux anciens combattants
1997 en cours Philippe David PS Conseiller général
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Léon Wonner est nommé par le préfet président de la « commission muncipale » après la libération de la ville par les troupes américaines au mois de septembre 1944.

Démographie

Évolution démographique
(Source : Cassini-Ldh-EHESS[8] et Insee 2009[9].)

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
803 807 891 1 020 abs. 1 296 1 508 abs. abs.
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
abs. 2 860 3 896 4 004 4 690 4 990 5 893 6 163 6 830
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 510 10 068 11 482 10 641 11 758 12 607 10 736 10 358 11 060
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008    
11 009 10 305 19 638 17 087 15 638 15 227 15 374[10]    

Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes


Jumelages

La gare.

La ville de Hayange est jumelée avec[11]:

Placée sous le signe de la fraternité et de la construction européenne alors en cours, la charte de jumelage entre Hayange, Diekirch, Arlon et Bitburg a été signée officiellement le 24 juin 1962 à Diekirch, en présence des différentes délégations communales et de représentants d’associations locales. Les quatre villes tenaient ainsi à souligner leur appartenance (au Moyen Âge) à la juridiction comtale du Luxembourg et leur long passé commun jusqu'au traité des Pyrénées (1659)[12].

Lieux et monuments

Château du Tournebride ou « Guy de Wendel ».
  • éperon barré du bois des Chênes, site fortifié de l’âge du fer (de 700 à 50 av. J.-C.) ;
  • traces d’un établissement gallo-romain ;
  • nécropole mérovingienne dans la vallée d’Hamévillers ;
  • château XIIIe siècle, détruit en 1521 et 1642, remanié à plusieurs reprises, colombier 1767. En 1704, Jean-Martin Wendel acquiert les forges délabrées de la « Rodolphe ». Il fait reconstruire le château lequel est achevé vers 1720. Le château comprend alors un rez-de-chaussée et deux étages. La chapelle Sainte-Trinité est édifiée en 1727. Puis il s’agrandit au rythme de l’empire industriel. Il a été restauré et modifié par Humbert de Wendel (1876†1954). Les bâtiments d’origine ont été en partie démolis en 1935 et reconstruits dans le style néoclassique ;
  • château du Tournebride (1906) qu’a fait construire Guy de Wendel ; aujourd’hui Mis’enscene vous y accueille pour vos réceptions.
  • grands bureaux Wendel, 1892 ;
  • fresques murales du peintre Gawra ;
  • maison Priscal, 1501 ;
  • maison Molitor ;
  • hôtel Terminus, 1900 ;

Édifices religieux

  • église Saint-Martin, construite en 1883, l’ancienne église datant de 1771 se révélant trop petite. La première pierre est posée le 12 juin 1883. Elle est consacrée par Mgr François-Louis Fleck en 1884. On y trouve l’orgue Opus 100, plus grand orgue de Moselle avec une acoustique remarquable[réf. nécessaire].
  • ancienne chapelle sépulcrale des Wendel, néogothique 1854. Dédiée à saint Joseph, patron de la bonne mort. Jusqu’alors, les défunts de la famille étaient inhumés dans l’église paroissiale. Le caveau comprenait vingt-six fours. La première inhumation, celle de Victor François de Wendel, eut lieu en 1850, et la dernière, celle de Maurice de Wendel, en 1961 ;
  • statue de la Vierge qui surplombe la ville. Construite de mai 1903 à octobre de la même année. La seule statue coûta 12 000 francs (soit 1 819 euros). En fonte coulée dans les usines locales, d’un poids de six tonnes et demie, elle dresse ses sept mètres sur un piédestal de granit haut de quatorze mètres.
  • Temple protestant.
  • Chapelle des mineurs, Cités Gargan
  • Chapelle au Konacker
  • Chapelle à Saint-Nicolas-en-Forêt
  • Église Néo-Apostolique rue Foch

Personnalités liées à la commune de Hayange

Notes et références

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6). p. 346.
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35000 noms de lieux, Volume 2, Librairie Droz 1991. p. 786.
  3. Ibidem
  4. Ibidem
  5. À noter la forme romanisée en -ingos qui a donné les terminaisons en -ans plus au sud et à l'ouest.
  6. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994 (p.14)
  7. Hayange sur le site de la mairie d’Arlon.
  8. a et b Hayange sur le site Cassini de l'EHESS.
  9. Données légales 2006 du recensement de population de Hayange sur le site de l'Insee.
  10. Population légale à Hayange en 2008 sur le site de l'INSEE
  11. Jumelages
  12. Source : plaquette bilingue, illustrée de nombreuses photos, éditée à l’occasion de la cérémonie de jumelage.

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