Compiegne

Compiègne

Compiègne

La place de l'Hôtel de ville
La place de l'Hôtel de ville

Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Picardie
Département Oise
(sous-préfecture)
Arrondissement Compiègne (chef-lieu)
Canton Compiègne (chef-lieu de 3 cantons)
Code Insee abr. 60159
Code postal 60200
Maire
Mandat en cours
Philippe Marini
2008-2014
Intercommunalité Agglomération de la Région de Compiègne
Démographie
Population 42 036 hab. (2006)
Densité 792 hab./km²
Gentilé Compiégnois
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 54″ Nord
       2° 49′ 23″ Est
/ 49.4149, 2.823056
Altitudes mini. 31 m — maxi. 134 m
Superficie 53,10 km²

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Compiègne est une commune française située dans le département de l'Oise, dont elle est sous-préfecture, et la région Picardie. Pendant la Révolution française la ville fut appelée « Marat-sur-Oise ». Les habitants sont appelés les Compiégnoises et Compiégnois.

Sommaire

Situation géographique

Localisation de Compiègne dans le département de l'Oise (cliquez pour obtenir une version plus grande de l'image)
La place de l'Hôtel de ville
Vue générale sur le centre-ville de Compiègne depuis le bâtiment Benjamin-Franklin de l'UTC

La ville de Compiègne est située juste en aval du confluent des rivières Oise et Aisne. Elle se trouve à 75 km au nord de Paris, à 60 km de Beauvais par la RN 31 vers l'ouest , à 40 km de Creil au sud-ouest et à 26 km de Noyon au nord-est

Elle est limitée à l'ouest par l'Oise, à l'est par la forêt domaniale de Compiègne, au nord par l'Aisne, au sud la limite avec la Croix-Saint-Ouen est conventionnelle. Le quartier de la gare, bien que sur la rive droite de l'Oise, est situé dans la commune de Compiègne. De ce côté, le reste de l'agglomération se trouve soit à Margny-lès-Compiègne, soit à Venette (avec le centre commercial).

Communes limitrophes

Histoire

À l'époque gallo-romaine, Compiègne fut un point de passage sur l'Oise (Isara) relié au réseau de voies secondaires à la frontière des territoires des Bellovaques (Beauvais) et des Suessions (Soissons). Le gué se trouvait au lieu-dit « le clos des roses ».

Compiègne s'appelait Compendium, c'est-à-dire « raccourci ».

Au centre-ville actuel, les fouilles menées n'ont pas découvert de vestiges gallo-romains. Dans le quartier du Clos des Roses ont été retouvés les vestiges d'un bâtiment romain, peut-être un poste de garde militaire du gué. Dans les environs, quelques vestiges de villae furent mises à jour.

Compiègne fut associée à la couronne de France dès l'avènement des Mérovingiens.

Article détaillé : Abbaye Saint-Corneille.

La ville bénéficie d’institutions communales qui lui sont accordées par Louis VI en 1153[4].

La population et l'administration de Compiègne en 1627

L’administration royale est à Compiègne, ville de 8 000 habitants, d’après le recensement d’Arthur de Marsy[6], et dans les environs de la ville, peu importante, comme d'ailleurs dans l’ensemble des villes du royaume.

Plan de Compiègne en 1671(partie 1)
Plan de Compiègne en 1671(partie 2) Le couvent des Carmélites ayant juste derrière le moulin de la Porte-Chapelle (2) ; le château (3) ; le collège des Jésuites (4) ; le couvent des Filles de la Congrégation de Notre-Dame (5) ; l’église Saint-Pierre des Minimes (6) ; l’église Saint-Jacques (7), l’hôtel de ville (8), Saint-Jean (9) ; Saint-Corneille (10) ayant devant la Cour-le-Roi ; les Cordeliers (11) ; Saint-Nicolas (12) ; Saint-Antoine (13), Saint-Jacques (14)[7].

Quelques notables (médecins, chirurgiens, etc) sont classés parmi eux. Par contre, les marchands, les industriels, les taverniers et les artisans sont classés dans une autre catégorie : Commerce et industries diverses. Cette catégorie s’étend aux mariniers et aux laboureurs, vignerons ou encore aux jardiniers.

Le premier ordre est lui aussi classé à part. Arthur de Marsy, auteur d'un recensement en 1627 Marsy ne donne que les chiffres des membres du clergé séculier par paroisse :

Saint-Jacques : 12
Saint-Antoine : 6
Saint-Germain : 2
Saint-Jehan le Petit : 1

L'abbaye Saint-Corneille et l'hôtel de ville.

Sur les 83 maîtres ou maîtresses d’écoles, 29 sont des ecclésiastiques. Mais, le nombre de membres du clergé régulier dans les établissements reste la grande inconnue. Le nombre des pauvres et celui des mendiants est de 320, chiffre peu important, si on le compare avec la situation de Châteauroux qui en 1789 avec 7.000 habitants doit secourir 3.000 malheureux venus principalement du Massif Central. Par contre, il est supérieur à celui des pauvres vers 1760 à Morlaix, ville de 10.000 habitants qui est de 100.

Ville

Le capitaine de la ville de Compiègne, les gouverneurs-attournés, le receveur de la ville, le greffier de la ville et celui du bureau de la ville, le contrôleur de la ville, et le serviteur.

Justice

L'élection est la juridiction la plus complète, on y trouve un président, neuf élus, le procureur du roi, l'avocat du roi, le lieutenant, le contrôleur, le greffier, le commis-greffier et deux huissiers, en tout 48 fonctionnaires.

Le lieutenant au bailliage, le lieutenant particulier, la procureur et l'avocat du roi ; un greffier et un commis greffier ; le prévôt de l'exemption, le prévôt de Margny, le prévôt forain, et leurs greffiers, ainsi que le greffier du prévôt de Thourotte, Deux grenetiers et deux contrôleurs du grenier à sel. Trois receveurs des tailles, un des consignations et un des Gabelles, ainsi qu'un commis aux Gabelles. Vingt avocats. Neuf notaires. Vingt-sept procureurs. Dix praticiens. Trente et un sergents. Le greffier et quatre sergents pour la police de Saint-Corneille. Le geôlier et deux exécuteurs des hautes œuvres.

Le lieutenant, le greffier et trois archers de la Maréchaussée, cinq archers de robe courte.

Compiègne sous l'Ancien Régime vue de l'Oise.

Forêts

Forêts de Compiègne et de Cuise. - Le capitaine de la forêt, le maître particulier, le lieutenant, un garde marteau, un greffier, un greffier du maître verdier, trois sergents dangereux, et un sergent louvetier.

Forêt de Laigue - Un maître particulier, un lieutenant, un procureur du roi, un garde marteau, un greffier et un sergent dangereux.

Divers

Un concierge du logis du roi, un maître du Pont, un maître des relais, quatre portiers aux portes de la ville. Cinq médecins, sept chirurgiens, sept apothicaires et trois sages-femmes. Trois arpenteurs, le recommandeur des trépassés.

Signalons encore un fondeur et un charpentier de l'artillerie du roi, le fauconnier du gouverneur, et quelques officiers de la maison royale, ou de celles des princes, dont on trouve les noms aux différents tours qu'ils habitent.

Blason et devise

Blason de la ville de Compiègne

Ses armoiries se blasonnent : d'argent au lion d'azur semé de fleurs de lys d'or, armé et lampassé de gueules, et couronné d'or.

Sa devise est : Regi et regno fidelissima « Au roi et au royaume le plus fidèle ».[8]

Administration

La ville de Compiègne est une sous-préfecture de l'Oise, elle est administrativement partagée en 3 cantons :

Liste des maires de Compiègne
Période Identité Parti Qualité
1959 1987 Jean Legendre CNIP député de l'Oise
1987 réélu mars 2008 Philippe Marini UMP sénateur de l'Oise (depuis 1997)


Jumelages

Transports

L'agglomération de Compiègne est desservie par 11 lignes de bus totalement gratuites qui ont transporté 4,7 millions de voyageurs en 2000[9].

Un service de co-voiturage a aussi été créé par la ville.

Démographie

Évolution démographique
(Source : Cassini[10] et INSEE[11])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8 000 7 058 7 165 7 228 8 879 8 895 9 076 9 762 10 795
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
10 364 12 137 10 714 10 775 13 393 14 008 14 375 14 498 15 225
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
16 503 16 868 17 046 16 179 17 361 17 852 18 885 18 218 22 325
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
24 427 29 700 37 699 40 384 41 896 41 254 42 036 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


  • Population agglomération : 69 903 habitants
  • Population aire urbaine : 108 234 habitants

Économie

Données : 2005

  • Constructions mécaniques
    • Lajous Industrie - 612 salariés
    • Inergy - 510 salariés
  • Constructions Bâtiment
    • Groupe FABER - 300 salariés
  • Informatique
  • Chimie
    • Aventis Pharma - 739 salariés
    • Colgate Palmolive - 788 salariés
    • Robbe (recherche sur les carburants écologique,situé sur la rive opposée à venette)
  • Luxe
    • Bourjois/Chanel - 281 salariés
  • Services
    • Samsic II - 288 salariés
    • Sin et Stés - 253 salariés
    • MACIF - 490 Salariés

Personnalités liées à la ville

Y sont nés

Y ont été sacrés

Y sont enterrés

Trois rois et un dauphin y sont enterrés d'après une plaque sur un mur de l'ancienne abbaye Saint-Corneille dont :

L’église, les sépultures et l’abbaye Saint-Corneille sont profanées pendant la Révolution et détruites, comme dans les sépultures de la cathédrale Saint-Denis.

Y sont morts

Y ont vécu ou y sont passés

Réalisations architecturales


Georges Tainturier : Place Tainturier "Taintu"

Georges Tainturier a donné son nom à la place. Ancien cimetière. Les dernières tombes ont été déplacées en octobre 2003 au parc Songeons. Beau parc de Compiègne avec des bancs et de l'herbe.. Le périmètre de la place offre 73 places de stationnement gratuit, il contribue en outre à soulager le centre ville saturé. On peut noter la présence d'un figuier étrangleur, arbre tropical, exceptionnel en France, planté en 1970 pour la construction de la salle de sport. Les jeunes s'y retrouvent avec les beaux jours.

Patrimoine

Ville fleurie : 3 fleurs attribuée en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[14].

Civil

Religieux

Archives

  • Registres paroissiaux et d'état civil depuis :
  • Dépouillements généalogiques :
  • Délibérations municipales depuis :

Enseignement supérieur

Sports

  • La ville possède un champ de course : l'hippodrome du Putois.
  • La ville possède un terrain de baseball aux normes internationales : le Compiègnois BaseBall Club
  • Elue ville la plus sportive de France en 2009
  • Le Rugby Club Compiégnois évolue en Fédérale 2.
 Le club de football évolue en Championnat de France Amateur (CFA)

Loisirs

  • Le parc du chateau

Notes et références

  1. Flach/ori Anc France V4, publié par Ayer Publishing ISBN 0833711474, 9780833711472
  2. Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 2002, p. 439
  3. Joëlle Quaghebeur, La Cornouaille du IXe au XIIe siècle: mémoire, pouvoirs, noblesse, 2001, p. 36
  4. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p
  5. « Un mémorial de l'internement inauguré à Compiègne », Le Monde, 23 février 2008
  6. La population de Compiègne en 1627.
  7. Description d'une vue cavalière de Compiègne de 1671, par Armand Rendu,...
  8. (fr) Histoire de la salle du Conseil Municipal. Consulté le 27 juillet 2008. « Le corps de [Henri III] fut transporté à l'abri des injures des ligueurs, par Henri IV, son successeur légitime bien qu'encore huguenot, jusqu'à la ville de Compiègne qui méritait ainsi sa devise : "regi et regno fidelissima",[...] Sa devise en latin signifie :" Au roi et au royaume le plus fidèle ". »
  9. plan du réseau urbain
  10. http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  11. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  12. Site de la mairie de Choisy-au-Bac
  13. « Eugénisme : Quand cessera-t-on de célébrer Alexis Carrel ? », L'Humanité, 23 février 2005
  14. « Le palmarès des villes et villages fleuris », dans Le Courrier picard édition de l'Oise, 5 juillet 2008 
  15. École supérieure de commerce de Compiègne

Voir aussi

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