Doullens

Doullens

50° 09′ 27″ N 2° 20′ 29″ E / 50.1575, 2.34138888889

Doullens
L'hôtel-de-ville de Doullens
L'hôtel-de-ville de Doullens
Armoiries
Détail
logo
Administration
Pays France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Doullens
Code commune 80253
Code postal 80600
Maire
Mandat en cours
Christian Vlaeminck
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Doullennais
Site web mairie-doullens.fr/
Démographie
Population 6 252 hab. (2006)
Densité 187 hab./km²
Gentilé Doullennais
Géographie
Coordonnées 50° 09′ 27″ Nord
       2° 20′ 29″ Est
/ 50.1575, 2.34138888889
Altitudes mini. 52 m — maxi. 64 m
Superficie 33,4 km2

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Doullens (prononcé [ulɑ̃][1]) (parfois aussi Dourlens dans les documents anciens[2]) est une commune française, située dans le département de la Somme et la région Picardie.

Sommaire

Géographie

Localisation

Doullens, commune du Nord de la Somme et proche du Pas-de-Calais, est arrosée par l'Authie.

Climat

Doullens bénéficie d'un ensoleillement « médium » pour la région Picardie, la température moyenne l'été se situe dans la fourchette 19/25 ° pour les maximales, l'hiver rarement au-delà de --10 ° même s'il arrive pour quelques jours d'atteindre les --20 ° (exceptionnellement!), la situation en cuvette provoque quelques brouillards matinaux aux inter saisons et en cas de pluie en période de chaleur.

Voies de communication et transports

Voies routières

Doullens est pratiquement à mi-chemin à l'intersection des axes :

Voies ferroviaires

La gare de Doullens, vue au début du XXe siècle
Elle sera transformée fin 2009 en galerie commerciale, avec une dizaine d'enseignes, soit environ 6 000 m² de boutiques et un parking[3],[4]

Doullens a été reliée par le chemin de fer :

Doullens est aujourd'hui une gare en impasse, qui a perdu son rôle de nœud ferroviaire secondaire à partir des années 1950 (les lignes Doullens - Frévent et Doullens - Arras ont été déposées).

La ligne Amiens - Canaples - Doullens - Frévent n'est plus exploitée, après un maintien en trafic fret uniquement.

Toponymie

Le lieu est attesté sous les formes Donincum en 931, Dorlens en 1075 et Dourleng en 1147, Durlenz au XIIe siècle. Les formes Durlendo, Dullendio, plus tardives, sont peu fiables.

Le chanoine François Falc'hun propose une origine celtique : le mot Dol (Dolen) se traduisant en français par méandre. Avant le détournement de la Grouches en 1950, la langue de terre était enserrée dans un méandre de rivière[8], explication douteuse.

D'après la forme de 931, Albert Dauzat et Charles Rostaing expliquent le second élément par le suffixe gaulois -inco-, souvent confondu par la suite avec le suffixe -ing-os, d'origine germanique, qui est à l'origine de la plupart des finales -ans / -ens de la toponymie française. Le premier élément serait le nom de personne gaulois Donnos[9]. Cependant, cette forme précoce n'est pas confortée par les formes postérieures. En effet, il est difficile d'admettre l'évolution phonétique de Donincum en Dorleng. En tout cas, le suffixe -eng de 1147 est sans doute lié à l'attraction du suffixe germanique -ing.

Ernest Nègre[10] suggère, quant-à-lui, un nom de personne germanique Thorellus, suivi du suffixe -ing-os.

Histoire

Chronologie

Doullens et son beffroi, au début du XXe siècle

La ville est réunie à la Couronne en 1225. Place forte importante, Doullens est brûlée par Louis XI pour la punir de s'être ouvertement mise du côté de Charles le Téméraire.

  • 24 juillet 1595 : bataille de Doullens : alors que les Espagnols et la Ligue ont été battus en juin à Fontaine-Française, une armée espagnole bouscule l’armée royale à Doullens (600 gentilshommes tués). Dans la prise de Doullens qui suit, 4 000 personnes sont massacrées[11]. Valentin De Pardieu, Seigneur de la Motte, Seigneur d'Esquelbecq, gouverneur de Gravelines et de Tournehem, redouté capitaine de Philippe II d'Espagne et grand-maître de l'artillerie espagnole[12] meurt au siège de Doullens le 16 juillet 1595. L'histoire dit qu'il a été emporté par un boulet de canon ou d'un projectile d'arquebuse[13].
  • août 1837 : Victor Hugo, arrivé en soirée, passe la nuit du 12 au 13 « Au Grand Turc », puis quitte la ville après avoir visité la citadelle pour continuer son voyage touristique vers Arras.
  • 1918 : Le 26 mars, le Commandement Unique des forces alliées sur le front occidental est confié au général Foch. La signature a lieu dans une salle de l'hôtel-de-ville qui porte aujourd'hui ce nom. Le signataire représentant le gouvernement français était Georges Clemenceau, en tant que Président du Conseil.
Le porche de l'ancienne sous-préfecture, avec sa grille en fer forgé comportant les initiales de la République Française.
  • 1935 : Suite à l'implication des commerçants créant le Syndicat d'initiative, est fabriqué pour la Semaine commerciale un géant en osier de 6 mètres de haut. Le personnage représenté est connu localement depuis une dizaine d'années : « Florimond Long Minton », comme héros d'une série de contes écrits par l'imprimeur-éditeur de la ville, Charles Dessaint. Exhibé pour la première fois le 10 novembre 1935, il fera la joie des petits et des grands jusque dans les années 1940 dans bon nombre de localités du département.

Doullens, comme d'autres villes françaises, connaît (dans les 5 années précédant immédiatement la Seconde Guerre mondiale) une effervescence culturelle populaire, qui n'est pas sans être en relation avec le bouillonnement politique de l'époque, le Front Populaire.

  • 1937 : La ville fête avec un certain faste le 5e Centenaire des Archers de Doullens[15]. Une grande partie de la population participe à l'animation musicale et costumée : parades, défilés, etc. dont la mise en place est sous le « patronage » de Léo Lagrange, sous-secrétaire d'État de l'Organisation des Loisirs et des Sports, qualifié à l'époque, dans la presse nationale, par les opposants de droite et d'extrême-droite de « ministre de la paresse ». Cette fête se déroule les 19 et 20 juin 1937, juste la veille de la démission de Léon Blum.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Administration municipale

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1937   H. Margry    
  1995 Jacques Mossion DVD Sénateur
1995 Mars 2001 Jean-Michel Thievet DVD  
Mars 2001 en cours Christian Vlaeminck[16] DVD  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Instances judiciaires et administratives

Le palais de justice

Doullens disposait d'un tribunal d'instance, et d'un tribunal paritaire des baux ruraux fermés le 31 décembre 2009, pour être regroupés avec ceux d'Amiens. Avant la réforme de 1958 Doullens possédait même un tribunal de grande instance, regroupé avec celui d'Amiens. La ville compté trois avoués plaindants.

Politique environnementale

Doullens bénéficie du label « ville fleurie » avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[17].

Jumelages

En 2009, la ville de Doullens est jumelée avec :

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Doullens depuis cette date.

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 3 000 2 946 3 457 3 504 3 703 3 912 4 294 4 382 4 357
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 4 527 4 930 4 706 4 749 4 810 4 647 4 378 4 631 4 575
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 5 253 5 927 6 075 5 804 5 699 5 705 5 770 5 404 6 169
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 -
Population 6 321 7 119 7 495 7 054 6 615 6 279 6 252 6 339 -
Notes, sources, ...
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes - Sources : Cassini[19] et Insee 01.01.2007[20]
Évolution démographique de 1793 à 2007

Pyramide des âges de la commune de Doullens[21] :

Pyramide des âges en 2006 en nombre d'individus.
Hommes Classe d'âge Femmes
82 
80 à plus
256 
362 
65 à 79
532 
299 
55 à 64
325 
580 
40 à 54
605 
618 
25 à 39
606 
284 
18 à 24
343 
279 
11 à 17
271 
167 
6 à 10
151 
126 
3 à 5
118 
122 
0 à 3
125 

Équipements collectifs

Enseignement

Doullens est située dans l'académie d'Amiens.

La ville administre 2 écoles maternelles (Lavarenne et Tivoli)[22] et 2 écoles élémentaires (Étienne-Marchand et Les Tilleuls)[23] communales.

Le département gère le collège Jean-Rostand[24] et la région Picardie le lycée de l'Authie[24].

Il existe également deux établissements privés : l'école Sainte Jeanne d'Arc (école maternelle[22] et école primaire[23]) et l'école Montalembert (collège et lycée)[24],[25].

L'école Sainte Jeanne d'Arc Cet établissement a pris la suite, du pensionnat des Dames de Louvancourt, qui fut supprimé avec la loi de séparation de l'Église et de l'État en 1905. Sainte Jeanne d'Arc fut un établissement pour jeunes filles, tenu par les religieuses de la sainte famille, où il était possible d'aller jusqu'à la 3ème. Lors du passage à la mixité, l'établissement a fusionné avec le collège Montalembert, qui accueille désormais le collège et lycée, et Sainte Jeanne d'Arc les écoles maternel et primaire.

Le collège Montalembert

Cet établissement a pris la suite de l'école fondée par Auguste Lecocq, qui avait également fondé la banque de Doullens, dite « Banque Lecocq », l'établissement c'est appelé pendant de nombreuses années Ecole Moderne, il fut créé suite à la loi de séparation de l'Église et de l'État en 1905, avec pour but de maintenir un établissement catholique sur Doullens, l'enseignement y était donc donné par des laïcs, mais le clergé fut toujours présent au côté des enseignants. C'était une institution pour garçon, qui appliqué les méthodes éducatives des frères des écoles chrétienne, aujourd'hui l'établissement est mixte. En 2008, le taux de réussite au bac a été de 95% et le taux d'accès seconde → bac de 34%, ce qui place cet établissement au 10e rang des lycées de la Somme[26]. En septembre 2009, Montalembert a vu Françoise Bellettre, directrice depuis 1997, elle-même avait été précédée de l'abbé Bray, de l'abbé Malgras, prendre sa retraite[27].

Santé

Le centre hospitalier de Doullens, situé rue de Routequeue, dispose d'un service de médecine, d'un service de chirurgie, d'un service d'endoscopie, d'un service de chirurgie-anésthésie ambulatoire, d'un service de gynéco-obstétrique, d'une unité de surveillance continue, d'un service d'urgences, d'un service de soins de suite et de réadaptation fonctionnelle, et d'une unité de soins longue durée[28].

Sports

Parcours sportif autour de la Citadelle

Tout le pourtour extérieur de la Citadelle (au Sud de la ville), le long des murailles, est aménagé en parcours sportif.

Médias

Le premier hebdomadaire de Doullens est fondé en 1825, par Maurice Quincampoix, il s'appelait alors "La Feuille de Doullens", le tirage était limité à 25 exemplaires en 1844. En 1846, M.Vion, gendre de M.Quincampoix remplace "La Feuille de Doullens", par "L'Authie". Après avoir changé plusieurs fois de mains, Arthur Lenglet rachète "L'Authie" fin juillet 1927. Une interruption de la parution a lieu de 1944 à 1952, la diffusion redémarre sous le titre de "L'Authie Journal". Ce journal était plutôt orienté à droite. En 1957, au décé d'Arthur Lenglet, c'est son fils Jehan qui le remplace, en 1962 le journal s'arréte, car Jehan Lenglet est tombé gravement malade et ne peut plus assumer le journal, "L'Authie Journal" prend fin après que son épouse Marie-Denise, et sa sœur Suzanne, ont tenté durant quelques semaines de continuer la publication, mais le cumul de la gestion d'une imprimerie et d'un journal, fut trop lourd pour les deux femmes.

Des années 1944, aux années 1980, les Doullennais pouvaient également lire le « Journal de Doullens » dont la parution était hebdomadaire, ils appartenait à la famille Dessaint, et dirigé par René Dessaint. Ce journal a pris la suite du "Petit Doullenais" créé le 2 décembre 1888, (il perenait la suite du "Journal de Doullens",qui n'existât que quelques mois), par Joseph Dessaint, il sera très vite repris par son frère Charles, créateur du personnage de Florimon (géant de la ville de Doullens),il est le père de René Dessaint, et il dirigera jusqu'à sa mort durant la 2nd guerre mondial "Le Petit Doullenais". Ce journal était plutôt orienté à gauche.

Il existait une opposition entre les deux journaux doullenais, celle-ci atteint son apogée durant le période où "L'Authie" était dirigé par Arthur Lenglet, et "Le Petit Doullenais" dirigé par Charles Dessaint, les deux hommes se connaissant bien car ils étaient cousins par alliances et avaient travaillé ensembles dans le passé[29].

Cultes

Le culte catholique est pratiqué à l'église Notre-Dame[30], 6 place de l'Église, de la paroisse Saint-Pierre-en-Doullennais du diocèse d'Amiens[31].

Il existait un temple protestant, lié à l'Église réformée de France : installé le 15 août 1876, il a été fermé le 22 avril 1964[32].

Économie

Revenus de la population et fiscalité

Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 13 409 €, ce qui place Doullens au 27 279e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole[33].

Emploi

Doullens dispose d'une antenne de Pôle emploi qui regroupe 18 agents (direction, administratifs, conseillers emploi et indemnisation[34].

Entreprises et commerces

L'activité locale, dynamisée par un relatif éloignement de la métropole régionale, propose aux habitants, et ceux des communes rurales voisines, un ensemble de commerces de proximité et de surfaces commerciales moyennes d'enseignes nationales.

Le tissu artisanal local, assez dense, associe pratiquement tous les services utiles à l'habitat et la vie quotidienne.

Concernant l'éco-développement durable (matériaux de construction écologiques et économiques), des artisans professionnels accompagnent la mise en place de l'habitat d'aujourd'hui[35].

Urbanisme

Panorama partiel avec silhouette de l'église Notre-Dame (vue depuis la Citadelle)

Morphologie urbaine

Doullens, qui fait partie des communes de la Somme de plus de 5 000 habitants, est à la fois rurale et urbaine. La zone habitée, plutôt centrée sur la ville, est traversé par la RN25.

Logement

Projets d'aménagements

Lieux et monuments

L'église Notre-Dame

Ancienne église Saint Martin, rebaptisé Notre Dame en souvenir d'une ancienne église situé sur la place Eugène Andrieu, à l'emplacement de l'ancienne caisse d'épargne.

L'église Notre-Dame

L'église Saint-Pierre

L'église Saint-Pierre

L'ancienne église Saint-Pierre fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 4 septembre 1924[36]. L'église Saint-Pierre a été construite au XIIIe siècle, le chœur et le clocher ont été reconstruits.

Ancienne maison communale - Beffroi

Plaque au rez-de-chaussée du beffroi
Le beffroi

Cette ancienne maison communale fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 19 mai 1966[37]. La salle qui est au rez-de-chaussée du beffroi de Doullens date du XVe siècle. Le beffroi abrite aujourd'hui l'office du tourisme de Doullens.

Citadelle

La citadelle

Cette citadelle fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 17 juillet 1978[38]. À la périphérie sud de la localité, à droite de la RN 25 en direction d'Amiens, se cache dans la végétation et les talus l'imposante citadelle « en étoile », ordonnée par Jean Errard de Bar-le-Duc, plutôt que par Vauban.

Construite sous François Ier par De Castello (1530) et rénovée par Jean Errard de Bar le Duc (né en 1554, décédé en 1610)[39], la citadelle se révèle être l'une des toutes premières citadelles de France. Elle fut habitée durant 500 ans et servit à la détention, entre autres, d'Auguste Blanqui, d'Armand Barbès et de François-Vincent Raspail. Elle abrita dans les années 1950 une prison pour femmes. La citadelle servit de décor à au moins un film, dont l'héroïne séjourna à la prison des femmes et s'en évada le 19 avril 1957 en brisant un os du pied : l'astragale. Il s'agit de L'Astragale, film réalisé en 1968 avec Marlène Jobert pour actrice principale, inspiré du roman éponyme d'Albertine Sarrazin, romancière qui séjourna dans cette prison-école. De même, des scènes du documentaire Searching for Norman: A Grandson's Journey[40] de Luke Taylor ont été tournées à Doullens[41] en 2004.

Salle du commandement unique en l'hôtel-de-ville

Cette salle fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 23 mars 1998[38]. L'hôtel de ville a été construit en 1898 par l'architecte Anatole Bienaimé, à l'emplacement de l'ancienne abbaye Saint Michel . La grande salle du premier étage est célèbre pour avoir accueilli, le 26 mars 1918, la réunion tenue par l'État-Major allié qui confia le commandement unique au général Foch. Cette salle a été réaménagée en 1937-1938 : vitrail commémoratif conçu par G. Ansart en 1937 et réalisé par le maître verrier Gaudin, deux toiles commémorant l'événement exécutées par le peintre Jonas (1936-1938), bronzes de Sicard représentant Clemenceau et Lord Milner (1918).

Musée Lombart

Sites industriels

Plusieurs bâtiments industriels doullennais ont été catalogués à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France :

  • La filature de jute dite filature corderie Saint-Frères, puis coopérative agricole La Doullennaise, construite en 1902 et située rue des neuf moulins[42]
  • La filature-tissage (Filature de Jute, Tissage de Jute) dite Filature Th. Sueur Fils et Cie, puis Tissage Th. Sueur Fils et Cie, construite en 1897-1898 et située 1 route d'Abbeville[43]
  • Le moulin, filature de coton édifiée par Scipion Mourgue, dite filature Vve Bocking Sydenham, puis Sydenham Frères, puis Sydenham et Cie, puis Thiriez père et fils et Cartier Bresson, puis Dollfus Mieg et Cie, actuellement usine de produits chimiques Acia, construit en 1820, agrandi dans les années 1890 et situé rue de Rouval[44]
  • L'usine de papeterie Darras, puis Horne, puis Ball et Horne, puis Maisonneuve, puis Soustre Frères, puis la Rochette Cenpa, puis usine de ferblanterie Coltel, construite au milieu du XIXe et remodelée au milieu du XXe, sise rue du Fossé-Salvignac à Saint-Sulpice-les-Doullens[45]

Héraldique, logotype et devise

Armes de Doullens

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui : D'azur semé de fleurs de lys d'or à l'écusson d'argent chargé d'une croix de gueules brochant sur le tout en cœur.

La devise de la ville est : Infinita decus lilia mihi prestant

Activités associatives, culturelles et festives

Animation locale et tradition populaire

Article détaillé : Florimond Long Minton.
Fichier:Doullens (27 juin 2009) Florimond 4.jpg
Florimond, le 3e du nom (Sa hauteur est de 6 m.)

Si la ville tente de renouer avec son passé historique de ville frontalière (Association visant à la préservation du site de la Citadelle et organisant des visites), elle a relancé à la mi-mars 2007 une animation urbaine de parade du géant local, Florimond Long Minton, tombée en désuétude. À cette fin, et puisque les deux exemplaires antérieurs (structure rigide en osier) furent successivement détruits par la guerre (bombardement de 1944) et le temps, une troisième version (gigantesque marionnette articulée) fut créée[46],[47].

La renaissance et le « baptême civil » du géant à casquette et moustache fut l'occasion d'accueillir et d'admirer 4 autres géants voisins, Colas et André (d'Arras), Gambrinus (de Béthune) et Margot-la-Fileuse (de Loos).

Associations

Parmi celles répertoriées par le site municipal[48], on peut citer quelques-unes qui assurent fréquemment leurs prestations pour le public local :

  • Danse country de l'association « 3 F »[49]
  • « Les Chrysalides », troupe de majorettes qui, créée en 1997, compte en 2009 plus d'une soixantaine de membres[50].
  • « Les Francs Archers », Compagnie de tir à l'arc fondée en 1437, la doyenne des associations doullennaises et certainement une des plus anciennes Compagnies d'arc de France[51].

Personnalités liées à la commune

Sépulture Dusevel au cimetière de Doullens
Sépulture Mossion au cimetière de Doullens
  • Étienne Octave Dusevel (né à Doullens le 11 avril 1881, mort à Doullens le 11 novembre 1950) - Député de la Somme du 31 mars 1909 au 31 mai 1914[52]
  • Jacques Mossion (né le 25 décembre 1927, mort le 3 février 1996) - Géomètre-expert, maire, sénateur de la Somme du 25 septembre 1977 au 1er octobre 1995[53]. Une rue de Doullens porte son nom, ainsi que le stade municipal.

Compléments

Bibliographie

  • M. Delgove, curé de Long, Histoire de la ville de Doullens, Amiens, Mémoires de la société des antiquaires de Picardie, 1865, 531 p. 
  • André Guerville, La mémoire de Doullens : préface de Jacques Mossion, sénateur-maire, Paillart, 1987 
  • Georges Durand, L'église saint-Pierre de Doullens, Amiens, Société des antiquaires de Picardie, A. Douillet et Cie, 1887, 20 p. 
  • Antoine-Joseph Warmé, Histoire de la ville de Doullens et des localités voisines, Doullens, Grousilliat (Doullens), réédité éditions de la Vague-verte en 2003 et chez Lorisse en décembre 2004, 1863, 560 p. (ISBN 2-87760-453-5) 
  • Hyacinthe Dusevel, L'Église Saint-Martin de Doullens depuis la fin du XVe siècle jusqu'à nos jours, Amiens, Lenoël-Hérouart, 1866 
  • Alexandre-Charles-Arthur de Marsy, La Prise de Doullens, par les Espagnols en 1595 : Pièces contemporaines publiées et annotées 
  • René Debrie, Toponymie de Doullens, Amiens, Éklitra, 1983, 99 p. 
  • Jean-Pierre Ducellier, Chronique d'un bombardement, Doullens, 5 juillet 1944 : La guerre aérienne dans le Nord de la France, F. Paillart, 1995, 516 p. 

Liens internes

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Liens externes

Références

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Cf. Philippe Le Bas, dictionnaire encyclopédique de la France, vol. VI, 1846 [lire en ligne], p. 638  ; et Louis-François Flutre, « Doullens », dans Revue Internationale d'Onomastique, 1973  cité par André Guerville, La mémoire de Doullens, éd. Paillard, 1987, 324 p. .
  3. « Somme Centre commercial à la gare de Doullens », dans Le Moniteur des travaux publics et du bâtiment, no 5453, 30 mai 2008, p. 39 [texte intégral (page consultée le 15 juillet 2009)] 
  4. « Pour que Doullens soit un espace de vie de qualité », dans La Voix du Nord, 16 janvier 2009 [texte intégral (page consultée le 15 juillet 2009)] 
  5. Blaise Pichon, « La ligne Doullens - Frévent », 2005. Consulté le 15 juillet 2009
  6. Blaise Pichon, « La ligne Canaples - Doullens », 2008. Consulté le 15 juillet 2009
  7. Blaise Pichon, « La ligne Doullens - Arras », 2007. Consulté le 15 juillet 2009
  8. Origine du nom de Doullens sur mairie de Doullens. Consulté le 7 juillet 2009
  9. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  10. Toponymie générale de la France, Librairie Droz 1991.
  11. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 978-2-7242-0785-9) p 394
  12. Collection des mémoires relatifs à l'histoire de France, page 50, de Claude Bernard Petitot et Alexandre Petitot
  13. Bulletin historique trimestriel, de la Société des antiquaires de la Morinie, page 357
  14. [1]
  15. L'identité des participants et figurants à ces « tableaux vivants » a pu être retrouvée, grâce à un petit fascicule, le « programme » édité pour l'occasion.
  16. Liste des maires de la Somme sur Préfecture de la région Picardie, 15 juin 2009. Consulté le 7 juillet 2009
  17. Palmarès du concours des villes et des villages fleuris. Consulté le 7 juillet 2009
  18. Jumelage Doullens - Much, le 19 juin 1976 sur mairie de Doullens. Consulté le 7 juillet 2009
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 1er janvier 2010
  20. Recensement de la population au 1er janvier 2007 sur INSEE. Consulté le 1er janvier 2010
  21. Recensement en 2006 - Population totale par sexe et âge sur INSEE. Consulté le 7 juillet 2009
  22. a et b Les écoles maternelles sur mairie de Doullens. Consulté le 7 juillet 2009
  23. a et b Les écoles primaires sur mairie de Doullens. Consulté le 7 juillet 2009
  24. a, b et c Les collèges lycées sur mairie de Doullens. Consulté le 7 juillet 2009
  25. Page d'accueil du site de Montalembert sur www.montalembert.net. Consulté le 19 juillet 2009
  26. Palmarès des lycées 2008 sur www.linternaute.com. Consulté le 15 juillet 2009
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  34. Tivoli-BP-50054,58972.html POLE EMPLOI - ANPE DE DOULLENS sur www.les-horaires.fr, 2 juin 2009. Consulté le 7 juillet 2009
  35. Maison Bois Écolo sur maisonboisecolo-natyve.fr. Consulté le 3 août 2009
  36. Ministère de la Culture, base Mérimée, « Notice no PA00116138 » sur www.culture.gouv.fr.
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  39. Journal des sciences militaires, page 427
  40. site officiel du film Searching for Norman: a grandson's journey. Consulté le 7 juillet 2009
  41. Site spécialisé dans les lieux de tournage de films. Consulté le 7 juillet 2009
  42. Notice no IA00076553, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  43. Notice no IA00076565, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  44. Notice no IA00076566, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  45. Notice no IA00076564, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  46. Le Courrier picard (journal quotidien régional) du lundi 19 mars 2007.
  47. « Le Journal des Doullennais - Édition spéciale - Florimond Long Minton - Dimanche 18 mars 2007 » : Document de 4 pages (format A4) réalisé par les « Services culturels de la ville de Doullens », diffusé sur place.
  48. Site municipal officiel
  49. Photos de l'association 3 F
  50. Blog officiel des Chrysalides
  51. Site officiel des Francs Archers
  52. Les députés français depuis 1789 sur www.assemblee-nationale.fr. Consulté le 7 juillet 2009
  53. Anciens sénateurs Ve République sur www.senat.fr. Consulté le 7 juillet 2009

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Doullens de Wikipédia en français (auteurs)

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