Anciennes Cathédrales de Strasbourg

Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg

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48° 34′ 54″ N 7° 45′ 02″ E / 48.5817, 7.750555

Cathédrale Notre-Dame
de Strasbourg
Vue générale de l'édifice
Vue générale de l'édifice

Latitude
Longitude
48° 34′ 54″ Nord
       7° 45′ 02″ Est
/ 48.5817, 7.750555
 
Pays France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Ville Strasbourg
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattaché à Évêché de Strasbourg
Début de la construction 1176
Fin des travaux 1439
Style(s) dominant(s) Gothique
Classé(e) Monument historique (1862)
Patrimoine mondial de l'UNESCO (1988)
Localisation

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Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg

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Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg

La cathédrale Notre-Dame est une cathédrale catholique romaine construite à Strasbourg, représentative de l'architecture gothique. Avec ses 142 mètres, après avoir été l'édifice le plus haut du monde de 1647 à 1874[1], elle est actuellement la deuxième plus haute cathédrale de France après celle de Rouen, achevée précisément en 1884, et culminant à 151 mètres[2]. Elle est reconnaissable par son unique clocher surmonté d'une flèche.

« Prodige du gigantesque et du délicat » selon Victor Hugo[3], la splendeur de la cathédrale est visible de très loin dans la plaine alsacienne et peut être aperçue d'aussi loin que les Vosges ou que de la Forêt-Noire. Elle se situe dans un quartier entouré par la rivière, l’Ill, sur la place de la cathédrale, au milieu d'anciens bâtiments.

Sommaire

Histoire de la cathédrale

Gravure dans Pierers Universal-Lexikon, 1891.

Les édifices antérieurs

Le site de la cathédrale est utilisé par plusieurs édifices religieux successifs, à partir de l'occupation romaine. Un sanctuaire romain dédié au dieu Mars occupe alors l'emplacement jusqu'à une date inconnue. On sait qu'une cathédrale est élevée par l'évêque de Strasbourg saint Arbogast, à la fin du VIIe siècle, sur la base d'un temple dédié à la Sainte Vierge, mais aucun vestige n'a été conservé jusqu'à aujourd'hui.

La première cathédrale est remplacée durant le VIIIe siècle par un édifice plus important, terminé sous le règne de Charlemagne. Le testament de l'évêque Rémi[4], daté de 778, atteste de sa volonté d'être inhumé dans la crypte. C'est certainement dans l'édifice que sont prononcés les serments de Strasbourg. Les fouilles menées récemment révèlent que cette cathédrale carolingienne possédait trois nefs et trois absides. Un poème décrit cette cathédrale, ornée d'or et de pierreries par l'évêque Ratald[5]. La cathédrale est la proie des flammes à de multiples reprises, en 873, 1002 et 1007.

En 1015, l'évêque de Strasbourg Werner de Habsbourg, et l'empereur Henri II posent ensemble la première pierre d'une nouvelle cathédrale sur les ruines de l'édifice carolingien. Werner construit une cathédrale de style ottonien, mais celle-ci brûle en 1176, car les nefs sont à l'époque couvertes d'une charpente en bois.

Construction de la cathédrale actuelle (1176-1439)

Après le sinistre, Henri de Hasenbourg, nouvel évêque de Strasbourg de 1180 à 1190, décide la construction d'une quatrième cathédrale, devant être plus belle que celle de Bâle, qui vient d'être achevée. Le chantier de la nouvelle cathédrale commence sur les fondations de la construction précédente et ne s'achève que plusieurs siècles plus tard, en 1439. La construction débute par le chœur et le transept Nord, dans un style roman. Mais en 1225, une équipe venant de Chartres révolutionne la construction, par l'apport du style gothique. Afin de trouver de l'argent pour terminer la nef, le diocèse recourt aux indulgences en 1253. Témoignage de la double influence française et allemande, l'utilisation pour les vitraux des couleurs rouge et bleu (typique d'une équipe française) et la présence marquée de vert (style allemand).

Les maîtres d'œuvre

Les différents maîtres d'œuvre sont successivement :

  • Michel de Fribourg (façade).
  • Klaus de Lohr (façade).
  • Erwin von Steinbach (1244-1318) (façade).
  • Ulrich d'Ensingen (tour octogonale), maître d'œuvre de la tour de la Cathédrale d'Ulm.
  • Johannes Hültz (flèche).

La cathédrale depuis le XVe siècle

L'Humanisme et la Réforme gagnent Strasbourg au XVIe siècle et vont largement marquer la ville. Strasbourg est une des premières villes qui appela au changement. Les thèses de Luther sont affichées dès 1518 aux portes de la cathédrale et les écrits luthériens se propagèrent rapidement grâce aux imprimeurs. La ville adopte la Réforme en 1524 et attribue les églises aux protestants. Mais le déclin arrive avec les guerres. L'empereur Charles Quint, catholique, mène la guerre contre les princes protestants et leurs alliés, dont Strasbourg. La ligue protestante est vaincue et la ville restitue la cathédrale Notre-Dame en 1681[6], ainsi que quarante églises, aux catholiques. L'introduction de la Réforme met cependant fin à la production artistique qu'elle a privée de son mécène habituel : l'Église catholique. Une quarantaine d'autels disparaissent ainsi de la cathédrale durant cette période.

La toiture de la cathédrale est atteinte lors des bombardements de la ville de Strasbourg, pendant la guerre franco-allemande de 1870. Pendant l'annexion de l'Alsace-Lorraine au Troisième Reich, le culte catholique est provisoirement interdit dans la cathédrale par un décret de Hitler[7]. Son secrétaire particulier Bormann aurait confié[8] que le Führer comptait « transformer la cathédrale de Strasbourg en monument national puisqu'elle était revendiquée à la fois par les catholiques et les protestants ». La cérémonie en l'honneur de la victoire, mêlée à un semblant de religion et organisée par la Wehrmacht au début de juillet 1940, corrobore ces projets.

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Dimensions

La nef
  • Longueur : 111 m
  • Largeur : 51,5 m
  • Hauteur : 142 m
  • Hauteur du sol à la plate-forme : 66 m (330 marches)
  • Hauteur du sol au sommet du clocher : 100 m (500 marches)
  • Hauteur du sol au sommet de la flèche : 132 m (646 marches)
  • Hauteur du sol au sommet de la pointe : 142 m
    • Hauteur du clocher : 34 m (170 marches)
    • Hauteur de la flèche : 32 m (146 marches)
    • Hauteur de la pointe : 10 m

La tour semble plus grande que la flèche car la base de cette dernière est entourée (et donc cachée) par les quatre colonnes débutant au pied de la tour, situés aux angles de celle-ci. Les colonnes dépassant donc la tour peuvent ainsi donner une impression de continuité.

Pour se donner une idée de la hauteur de l'édifice, les tours de la cathédrale Notre-Dame de Paris atteignent 69 m, et la flèche, située au centre du toit de la nef, atteint les 96 m.

Si l'on ne compte pas les quelques marches extérieures séparant le parvis du premier escalier (celui de 330 marches, le seul ouvert au grand public actuellement), on peut dire que les 500 marches du sol au sommet du clocher mesurent 20 cm (les 330 comme les 170 marches). Les 146 marches de la flèche mesurent environ 22 cm. Quelques marches extérieures séparent le parvis du premier escalier de la cathédrale. Une autre petite plate-forme entoure la base de la pointe.

  • Hauteur maximale de la nef : 31 m

Architecture

Frontispice

Le frontispice
La rosace

Le frontispice de la cathédrale est richement orné. Les tympans de ses trois portails, surmontés d'un double gable, sont consacrés à la vie du Christ. Puis, au dessus, la rosace, œuvre d'Erwin von Steinbach en constitue le point central. La particularité de cette rosace, unique en son genre, est d'être composée d'épis de blé, et non de saints, comme c'est la coutume. Ils sont le symbole de la puissance commerciale de la ville.

La façade se caractérise par son grand nombre de sculptures. La plus belle manifestation de cet ensemble architectural est la galerie des apôtres, située au dessus de la rosace.

Le portail principal

Le tympan du portail principal

Le tympan du portail principal, à l'ouest, est entouré de statues de prophètes et de martyrs, et a pour thème la Passion du Christ. Des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament sont représentées sur les voussures.

Au milieu du tympan, une statue de la Vierge à l'Enfant rappelle la dédicace de la cathédrale à Notre-Dame. Une autre statue de la Vierge est située au-dessus du tympan. Elle est surmontée d'une statue du Christ, Roi et Juge, dont le trône est entouré de lions musiciens.

Le portail de gauche

Le tympan du portail de gauche

Le portail nord est décoré de statues représentant les vertus, terrassant les vices. Le tympan a pour sujet l'enfance du Christ et les voussures sont décorées d'anges et de personnages.

Le portail de droite

Le tympan du portail de droite

Le portail sud présente le thème classique des Vierges Sages - elles tiennent une lampe et les tables de la Loi ouvertes, à côté du mari idéal - et des Vierges Folles - elles tiennent les lampes retournées, serrent fermées les tables de la loi et sont à côté du tentateur qui tient la pomme de la tentation et a dans son dos des reptiles. Le tympan, quant à lui, représente le Jugement dernier.

Sur les socles des statues, on peut observer d'un côté les signes zodiacaux, et de l'autre les principaux travaux des champs — notamment le passage au fouloir.

Les portails latéraux

Le portail Saint-Laurent au nord
Le portail latéral sud

Deux autres portails sont sur les côtés de l'édifice, au niveau des transepts. Du côté nord, le portail Saint-Laurent, de style gothique tardif, est orné d'une statue du martyre du saint, mort sur un gril. Ce portail est plus récent que la construction principale, datant de l'époque française. Du côté sud, le portail le plus ancien, de conception romane, est décoré de trois statues. Celle de gauche représente l'Église, droite, couronnée et qui tient la croix et le calice. Elle s'oppose à celle de droite qui représente la Synagogue, avec les yeux bandés - elle refuse de voir la vraie foi -, a sa lance brisée et laisse tomber les tables de la Loi. Au centre, une statue représente le roi Salomon, surmontant deux petites statues rappelant son fameux jugement. Les deux tympans romans, représentent la Dormition et le Couronnement de la Sainte Vierge. On nomme ce portail le portail du Jugement, non seulement en souvenir de Salomon, mais aussi parce que c'est à cet endroit que l'évêque de Strasbourg tenait son tribunal. En hiver avait également lieu à cet endroit une foire, prémisse de l'actuel marché de Noël.

Sur le côté, une statue de jeune femme est dotée des attributs classiques du sculpteur sur pierre. La légende raconte que cette jeune femme serait Sabina, l'une des filles d'Erwin von Steinbach, jeune sœur de Jean, et tailleuse de pierre. Malheureusement, aucun document officiel ne permet d'attester cette jolie histoire.

L’intérieur

Juda dont le pied gauche crée le Rayon Vert d'équinoxe

L'intérieur de la cathédrale, typiquement gothique, possède un décor riche et varié. L'intérieur est sombre par rapport à la majorité des cathédrales françaises, telles que Reims ou Chartres. La longueur de la nef, effectivement relativement courte[9], le paraît encore davantage après la vue de la façade de la cathédrale : on s'attend à une certaine proportionnalité.

La nef

La nef s'élève sur trois étages et contient une riche collection de vitraux. Dans le collatéral Nord, ils représentent les différents Empereurs du Saint-Empire et sont datés du XIIIe siècle. Dans celui côté Sud, les vitraux du XIVe siècle permettent d'admirer des scènes de la vie de la Sainte Vierge et du Christ. Les vitraux du triforium représentent les ancêtres du Christ suivant la généalogie que donne Luc dans son évangile. Au sud, le deuxième personnage de la première fenêtre de la quatrième travée est Juda (patriarche). La grande rosace est quant à elle purement ornementale!

Le bras nord du transept

Le bras nord du transept, tout comme le bras sud, est divisé en quatre travées carrées par un pilier central. Le pilier central du bras nord est cylindrique. Les voûtes d'ogives de, les plus anciennes de la cathédrale, sont très bombées, faisant ressembler chacune des quatre travées à des coupoles. La hauteur atteint vingt-six mètres.

La sculpture du mont des oliviers

On peut voir dans la partie gauche du côté est l'ancienne niche romane, assez majestueuse, de l'autel Saint-Laurent. Ses chapiteaux sont décorés d'animaux fantastiques. Cette niche abrite aujourd'hui les fonts baptismaux, exécutés en 1453 par le maître d'œuvre de la cathédrale de l'époque, Jodoque Dotzinger. Ils sont sculptés d'une manière très fouillée et constituent un chef-d'œuvre de l'art flamboyant. Pour une raison inconnue, ils ne sont pas octogonaux comme partout ailleurs, mais heptagonaux.

En face, du côté ouest, c'est-à-dire contre le mur de l'abside de l'actuelle chapelle Saint-Laurent, se trouve une monumentale sculpture du mont des Oliviers. Celle-ci est commandée en 1498 par Nicolas Rœder pour le cimetière de l'église Saint-Thomas, avant d'être transférée dans la cathédrale en 1667.

Le bras sud du transept

Le pilier des anges
L'homme de la balustrade

Deux éléments particulièrement remarquables sont situés dans le bras sud du transept. Le pilier des Anges, construit vers 1230, est le pilier central de la salle et porte douze sculptures de toute beauté : la première rangée représente les quatre évangélistes, surmontés d'anges jouant de la trompe. Le groupe supérieur comprend le Christ, assis, entouré d'anges portant les instruments de la Passion.

Dans cette même salle, il faut remarquer la statue d'un homme, accoudé à une balustrade. La légende raconte qu'il s'agit d'un architecte concurrent de celui ayant construit le pilier des anges, prouesse architecturale de l'époque. Il aurait prétendu que jamais un seul pilier ne pourrait soutenir une si grande voûte et attendrait pour voir le tout s'effondrer.

La crypte

La crypte permet de découvrir la partie la plus ancienne de la cathédrale, bâtie au XIe siècle dans un très beau style roman. Réalisée quelques années avant celle de de l’abbatiale Notre-Dame de Jumièges (1040-1066), elle présente déjà un plan très ambitieux et original, par l'ampleur et la forme données aux chapelles rayonnantes. À la mort de Robert, en 1037, les parties orientales sont probablement achevées. Cette crypte offrait un ample déambulatoire de 4,6 mètres de large et, de plus, le confessio de type crypte-halle n'existait pas encore et n'a été créé que plus tard, sans communication avec le déambulatoire.

La crypte romane du XIe siècle

La crypte est composée de trois nefs, séparées par des piliers cruciformes et des colonnes alternés (les deux premières travées orientales seules présentent cette alternance). Là également, la voûte est en berceau et les colonnes sont couronnées par des chapiteaux assez archaïques : deux chapiteaux présentent, aux quatre angles de la corbeille, des bêtes difformes (lions ou démons), les deux autres sont composés de tiges enlacées formant des boucles et spirales symétriques. Elle se termine à l'est par un mur en hémicycle, qui comporte le petit sanctuaire : quatre niches et deux ouvertures murées aujourd'hui.

Sous une Frise composée de feuilles de vigne stylisées et de grappes de raisin, l'appareillage des murs est couvert d'une taille décorative - arêtes de poisson et losanges - qui apporte la preuve que cette partie orientale remonte bien au XIe siècle, car elle se retrouve dans les plus anciennes églises d'Alsace, à Altenstadt et Surbourg. Puis au XIIe siècle, on construit deux files de colonnes dont les formes décoratives sont d'une extrême sobriété, avec des chapiteaux cubiques qui mènent la crypte jusqu'à la nef.

La voûte d'arêtes se termine à l'ouest par un pontil à l'italienne. Les deux escaliers latéraux sont modernes. Entre eux se trouve le caveau - moderne - des évêques de Strasbourg. Déjà après l'incendie de 1150, les parois orientale du transept avaient été refaites.

Le chœur

Le chœur

Le chœur roman, dans lequel se trouve l'autel, est surélevé car situé au dessus de la crypte. Il est orné de fresques, datant du XIXe siècle. Tout comme la voûte du trône du château de Neuschwanstein[10], celui du chœur rappelle l'art byzantin. Il est orné en son centre d'un vitrail moderne, représentant la Sainte Vierge, à qui est dédiée la cathédrale. On retrouve dans ce vitrail, don du Conseil de l'Europe, les douze étoiles du drapeau européen sur fond bleu, couleur de la Sainte Vierge. Dans le croisillon Nord, un très bel ensemble sculpté et polychromé, datant du début du XVIe siècle et méritant une sérieuse restauration, représente le mont des Oliviers.

Le chœur est meublé de quinze stalles en chêne, datant de 1692. Œuvres des menuisiers Claude Bourdy et Claude Bergerat, ainsi que du sculpteur Peter Petri, elles sont classées monument historique depuis le 13 février 2004, à titre d'objet.

Depuis le dernier trimestre 2004, le chœur est réaménagé sur décision de Mgr Joseph Doré, archevêque, afin de le rendre conforme aux aspirations liturgiques du concile Vatican II. Les rambardes de pierre du grand escalier sont supprimées, afin de permettre une meilleure communion visuelle entre le clergé et les fidèles. Pour améliorer la visibilité, une déclivité en pente douce, de trois pour cent, est réalisée depuis le fond du chœur en partant de l'autel du XVIIIe siècle, jusqu'au haut des marches. Un nouveau mobilier liturgique, en marbre de Carcassonne, est installé, dont la cathèdre et un nouvel autel majeur. Le nouveau chœur est solennellement inauguré le 21 novembre 2004 par Mgr Doré, entouré du cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris et du cardinal Karl Lehmann, évêque de Mayence, en présence du premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

La chaire

La chaire est un exemple de gothique flamboyant poussé à l’extrême. Une cinquantaine de statues la décorent, abordant de nombreux thèmes tels que les évangélistes, la Crucifixion ou encore sainte Barbe. La petite sculpture d'un chien est à remarquer sur les escaliers, qui rappellerait l'habitude d'un prêcheur de venir accompagné de son chien.

En période d'équinoxe, lorsque le soleil brille, un Rayon vert illumine le Christ qui y est sculpté. Au solstice d'hiver, un rayon blanc produit sur ce Christ un effet identique. Ces rayons ont été découverts par Maurice Rosart et étudiés du point de vue astronomique par Louis Tschaen. Selon André Heck, directeur de l'Observatoire astronomique de Strasbourg, le "rayon vert" n'a pas de signification particulière : le verre dont il provient est récent (1875) et le rayon lui-même n'est apparu que récemment, sans doute accidentellement à la suite d'une réparation[11].

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Les orgues

Contrairement aux habituelles cathédrales, églises et temples, aucun orgue ne se trouve derrière la façade de la cathédrale.

Grand orgue
Le grand orgue en nid d'hirondelle

Le grand orgue de la cathédrale[12], bien que très orné, est de taille modeste. Contrairement à la majorité des orgues en tribune, au fond des cathédrales[13], il se situe dans la nef, en nid d'hirondelle, accroché à un mur intérieur, tout comme dans les cathédrales de Chartres et de Metz.

En 1716, André Silbermann, alors au sommet de son art, place l'un de ses plus beaux instruments dans la cathédrale, possédant trois claviers, trente-neuf registres et environ 2 200 tuyaux. Après quelques modifications au cours du XIXe siècle et suite aux dommages de guerre subis par la cathédrale en 1870, l'orgue est reconstruit par l'Allemand Heinrich Koulen, en 1897. Cette restauration est qualifiée de « massacre » par les experts de l'époque. L'orgue Silbermann est totalement perdu à cette occasion et la réputation de Koulen totalement ruinée. En 1935, le facteur strasbourgeois Edmond Alexandre Roethinger reconstruit l'orgue dans un style plus français.

Cet orgue reste jusqu'en 1981, date où il est reconstruit par Alfred Kern, à partir de travaux de Michel Chapuis. Il s'agit de son dernier travail et également d'un de ses plus grands chefs-d'œuvre. L'orgue actuel compte trois claviers pour quarante-sept jeux et est reconnu comme un très bon instrument. Le pendentif du buffet de 1385 est remployé, ainsi que près de 250 tuyaux de l'orgue Silbermann de 1716 et le buffet de Frédéric Krebs, datant de 1491.

Au bas de l'orgue, Samson est accompagné d'un lion. Non loin, un personnage articulé, curiosité de l'orgue Silbermann, les Rohraff, étaient manipulés par l'organiste, afin de maintenir la foule éveillée lors des longs sermons, et notamment en injuriant le prêcheur. On raconte que le prestigieux prêcheur de la cathédrale, Jean Geiler de Kaysersberg — dont les os reposèrent un temps sous la chaire — en perdit son sang-froid, jaloux de l'attention que recevaient les grossiers pantins.

La composition actuelle de l'orgue est la suivante :

I Positif de dos C–g3
Montre 8′
Bourdon 8′
Prestant 4′
Flûtes 4′
Nazard 22/3
Doublette 2′
Tierce 13/5
Larigot 11/3
Cymbales III 2/3
Fourniture III 1/3
Trompette 8′
Cromorne 8′
Clairon 4′
Tremblant
II Grand Orgue C–g3
Bourdon 16′
Montre 8′
Bourdon 8′
Prestant 4′
Nazard 22/3
Doublette 2′
Tierce 13/5
Cornet V 8′
Cymbales III 1/2
Grande Fourniture II 2′
Petite Fourniture IV 11/3
1ère Trompette 8′
2ème Trompette 8′
Clairon 4′
Voix Humaine 8′
Tremblant
III Récit C–g3
Bourdon 8′
Salicional 8′
Prestant 4′
Doublette 2′
Sifflet 1′
Cornet III 22/3
Cymbales III 1′
Trompette 8′
Voix Humaine 8′
Hautbois 4′
Tremblant
Pédale C–f1
Montre 16′
Soubasse 16′
Quinte 102/3
Flûte 8′
Flûte 4′
Contre-basson 32′
Bombarde 16′
Trompette 8′
Clairon 4′

L'instrument possède les accessoires suivants : Tirasse Grand Orgue, Tirasse Positif de Dos, Tirasse Récit, Accouplement Récit/Grand Orgue et Positif/Grand Orgue. Il est muni d'une traction mécanique suspendue. Diapason La 440 Hz, tempérament égal.

Orgue de chœur

L'orgue de chœur[14] date quant à lui de 1878 et est l'œuvre de Joseph Merklin, facteur d'orgue à Paris, alors concurrent de Cavaillé-Coll. Il s'agit d'un instrument à trois claviers[15], construit pour suppléer le grand orgue Silbermann, alors mourant. Il est logé dans un buffet de la maison Klem, à deux façades.

Orgue de la crypte

L'orgue de la crypte[16], œuvre de Gaston Kern, est inauguré le 5 avril 1998. Le buffet, en chêne, présente trois plates-faces en arc en plein-cintre, afin de s'accorder avec le style roman de la crypte. Il n'y a pas de claire-voies et le sommet des tuyaux de Montre est apparent, présentant à chaque fois un dessin pyramidal.

Les organistes

Actuellement, les orgues de la cathédrale sont tenus par les organistes co-titulaires suivants :

  • Grand-Orgue : Pascal Reber, Damien Simon et Marc Baumann
  • Orgue de Chœur : Dominique Debès (également Maître de Chapelle de la Cathédrale) et Yvonne Monceau.

L'horloge astronomique

Article détaillé : Horloge astronomique de Strasbourg.

Construite durant le XVIe siècle, l'horloge astronomique, chef-d'œuvre de la Renaissance, est considérée à l'époque comme faisant partie des sept merveilles de l'Allemagne. La légende prétend que le Magistrat[17], inquiet que le constructeur puisse construire ailleurs un ouvrage semblable, lui aurait crevé les yeux[18]. Des automates s'activent tous les jours à 12 heures 30. Tous les quarts d'heures, il y a 4 âges de vie: le premier quart d'heure c'est l'enfant qui fait le tour de l'horloge; le deuxième quart d'heure c'est l'homme jeune qui fait le tour; le troisième quart d'heure c'est l'homme mûr qui fait son tour et au dernier quart d'heure c'est le vieillard qui annonce sa mort et l'arrivée de l'enfant.

Les tours

Le plan original de la façade, dessiné par Erwin von Steinbach, comportait deux étages seulement et deux tours. C'est à sa mort, en 1318, que les plans furent changés.

À l'origine, les deux tours avaient la même taille (66 m) et dépassaient la façade comprise entre elles, comme par exemple celles de la cathédrale Notre-Dame de Parisimage[19] (à ce moment, la façade de la cathédrale de Strasbourg avait une silhouette identique à celle de Paris et était même plus petite de trois mètres), avant que l'espace compris entre ces tours ne soit comblé par la mise en place du beffroi (image[19]). Ce n'est qu'après ce comblement que l'on construisit le clocher sur la tour nord (34 m + 66 m = 100 m), et la flèche sur ce dernier (42 m + 34 m + 66 m = 142 mimage[19]).

Le projet de la seconde tour à flèche revint plusieurs fois. Vers 1490, l'architecte de l'Œuvre Notre-Dame, Hans Hammer, dessine le plan d'une deuxième flèche. Ce projet sera abandonné. Diverses thèses sont avancées pour expliquer l'absence d'une seconde flèche à la Cathédrale de Strasbourg. Le manque de moyens financiers est souvent évoqué. L'explication la plus plausible réside dans le fait que le style gothique, mais aussi les hautes tours et flèches étaient passés de mode au XVe siècle siècle. La rénovation culturelle fit place au style Renaissance. L'architecture gothique sera redécouverte à la fin du XVIIIe siècle siècle et célébrée au XIXe siècle par les artistes romantiques. D'autre part, le terrain étant marécageux, le surpoid causé par une deuxième tour aurait probablement, à moyen terme, conduit à un affaissement de l'ensemble de l'édifice. Des projets d'une deuxième flèche conçus par les architectes allemands, Karl Schinkel (première moitié du XIXe siècle siècle) et Karl Winkler (1880) sont restés sans suite.

La flèche

La flèche de la tour Nord

Terminée en 1439, la flèche de la tour nord culmine à 142 mètres au-dessus du sol, et c'est la plus haute flèche construite au Moyen Âge qui ait subsisté jusqu'à nos jours. La cathédrale de Strasbourg est une des seules grandes cathédrales de France dont la tour est dotée d'une flèche, typique de l'architecture germanique.

Cinq autres édifices ont dépassé momentanément la hauteur de la cathédrale de Strasbourg (outre, bien sûr, la pyramide de Khéops, qui était à l'origine plus haute) :

Grâce à sa flèche, la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg est resté l'édifice le plus haut du monde jusqu’en 1874, date de l'achèvement de la flèche de l'église Saint-Nicolas de Hambourg, mesurant 147 mètres. Depuis le XIXe siècle, les flèches des cathédrales allemandes d'Ulm et de Cologne la dépassent, avec les hauteurs respectives de 161 mètres et 157 mètres. La flèche de la cathédrale Notre-Dame de Rouen, terminée en 1876, atteignit les 151 mètres.

La tour octogonale est conçue par le maître d'œuvre Ulrich d'Ensingen, qui conçut également celle de la cathédrale d'Ulm, si bien que ces deux édifices se ressemblent énormément. Jean Hültz de Cologne prend la direction du chantier en 1419. Il change complètement le projet de la flèche et, au lieu de construire la flèche assez simple prévue par Ulrich d'Ensingen, il construit une flèche très complexe, où chacune des huit arêtes porte une succession de six petits escaliers à vis hexagonaux, suivis par quatre autres escaliers, enfin par la corbeille et la croix.

Rappelons qu'en 1262, la ville de Strasbourg se révolte contre son prince-évêque et s'érige en république. La direction des travaux passe donc de l'évêque à la municipalité. C'est elle qui ordonne la construction du massif occidental. Et ainsi, contrairement à d'autres flèches ou tours d'églises qui manifestent la puissance de l'Église locale, la flèche de Strasbourg a toujours manifesté la puissance de la république de Strasbourg.

Les cloches de la cathédrale

Un des trésors de la cathédrale est inaccessible au public. Il s'agit de la somptueuse sonnerie de cloches, l'une des plus grandes de France, considérée par de nombreux experts campanologues comme l'une des plus parfaites en Europe. Le grand bourdon (appelé en allemand Totenglocke, la cloche des morts) est coulé en 1427 par maître Hans Gremp de Strasbourg. Pesant près de 180 quintaux germaniques (soit environ 9 000 kilogrammes) et d'un diamètre de 2,20 m, le bourdon sonne en la bémol 2 et est classé monument historique depuis le 30 décembre 1982 à titre d'objet.

Entre 1975 et 1977, sept nouvelles cloches sont coulées par la fonderie de Heidelberg sur les indications du chanoine Jean Ringue, l’expert campanologue du diocèse de Strasbourg, dans des profils ultra lourds correspondant au profil du grand bourdon. [20]

Accordées parfaitement, tant entre elles qu'avec le grand bourdon, les nouvelles cloches sonnent en si bémol 2, ré bémol 3, mi bémol 3, fa 3, la bémol 3, si bémol 3 et do 4. En 1987, une nouvelle cloche, coulée à Karlsruhe, est installée au beffroi, sonnant en sol bémol 3. En 1993, une petite cloche la bémol 4, également coulée à Karlsruhe, est montée dans la tour de croisée, bientôt rejointe par une cloche mi bémol 4, coulée à Karlsruhe en 2004. La cloche mi bémol 3 s'est fêlée au printemps 2006 et a été refondue à Strasbourg la même année.

Le beffroi abrite encore une autre cloche de volée, la Torglocke, aujourd'hui appelée Zehnerglock (cloche de dix heures). Coulée en 1786 par Matthieu Edel, pesant 2 450 kilogrammes pour un diamètre de 1,58 m, elle sonnait matin et soir l'ouverture et la fermeture des portes de la ville et le couvre-feu. De nos jours, cette tradition est perpétuée quotidiennement à vingt-deux heures. Elle ne doit en aucun cas être confondue avec l'usage du Grüsselhorn, corne (instrument de musique) sonnée tous les soirs du haut de la cathédrale jusqu'en 1790, pour inviter les Juifs à quitter la cité, dans laquelle il leur était interdit de demeurer après la fermeture des portes[21].

À côté de cet extraordinaire ensemble de cloches de volée, la cathédrale possède également quatre cloches à usage d'horloge placées dans l'octogone de la tour, coulées en 1595, 1692 et 1787.

Cathédrale de Strasbourg - sonnerie du 09 juillet 2000.mp3  : écoutez la fameuse « sonnerie pour la France » (cloches lab 2 - réb 3 - mib 3 - fa 3 - lab 3) de la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, un chef d’œuvre de l’art campanaire, une « gerbe de sons », fruit du travail du chanoine Jean Ringue, (1922-2009), campanologue du diocèse de Strasbourg.

Apparence de la cathédrale

Illuminations de la cathédrale

La cathédrale de Strasbourg est connue et souvent représentée illuminée par une lumière jaune qui, sur le grès foncé des murs, rend une belle couleur dorée ou d'or orangé.

De juillet à août, chaque soir, des représentations de son et lumière illuminent la façade ouest de la cathédrale, mettant des détails de l'architecture en valeur – à ne pas confondre avec les jeux de son et lumière de la Petite France, sur les Ponts couverts et le Barrage Vauban.

Les murs

Les murs, faits de grès des Vosges, sont roses ou bruns. Mais la pollution est aussi une cause de sa couleur actuelle. Le grès (appelé en allemand Sandstein, qui signifie pierre de sable) n'est pas lavable de façon non destructive.

Le mur intérieur de la façade du parvis est peu éclairé, malgré sa rosace - la seule de la cathédrale - de taille non négligeable.

Les statues

Le tentateur et les Vierges folles (sculpture du portail principal).

Les statues qui ornent actuellement la cathédrale sont quasiment toutes des copies. La plupart des originales sont préservées dans le musée de l'Œuvre Notre-Dame, qui se trouve sur le parvis. D'autres sont conservées à l'intérieur du barrage Vauban, derrière des grilles.

Les statues les plus célèbres sont les Vierges Folles — tentées par le diable prenant forme de beau jeune homme : on voit derrière lui sa vraie apparence (il est dévoré par des crapauds et des serpents) — et le Jugement dernier.

Particularités

Les arcs-boutants
  • La cathédrale ne possède pas d'arrière : un bâtiment est attaché à celle-ci.
  • Les arcs-boutants sont en nombre limité (il n'y en a qu'à l'avant) et sont tous isolés par des murs, du moins par rapport et contrairement à celles de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
  • Le parvis est assez étroit par rapport aux habituels parvis des grandes cathédrales de France.
  • La cathédrale est relativement courte[9] par rapport aux grandes cathédrale de France.*
  • La cathédrale est relativement sombre par rapport aux grandes cathédrale de France.*

Légendes associées

Pilotis

Une légende raconte que l'édifice repose sur d'immenses pilotis de chêne qui s'enfoncent dans les eaux d'un lac souterrain sur lequel rôderait une barque sans passeur mais dont on entendrait néanmoins le bruit des rames. L'entrée du souterrain se situerait, selon la légende, dans la cave d'une maison juste en face de la cathédrale. Elle aurait été murée il y a plusieurs siècles.

Sur l'insistance de l'évêque Wernher qui voulait que la cathédrale soit construite à l'endroit précis où les premiers chrétiens avaient prié, elle a effectivement été construite sur pilotis enfoncés dans la nappe phréatique et remblayés car le terrain glaiseux et mouvant était peu propice à la construction. Ces fondations, uniques au monde, ne furent achevées qu'en 1028, année de la mort de l'évêque, treize ans après le début des travaux.

Lors des travaux de régularisation du Rhin par l'ingénieur badois Tula au XIXe siècle, le niveau de la nappe phréatique baissa. Les pieux se mirent à pourrir et la tour Nord commença à s'affaisser. En 1906, il fallut la soulever pour injecter du béton sous ses fondations.

Vent

Une autre légende explique l'origine du vent soufflant autour de la cathédrale. Autrefois, le Diable survolait la terre, en chevauchant le vent. Il aperçut ainsi son portrait sculpté sur la cathédrale, sous l'apparence du Tentateur, courtisant les Vierges folles (Matthieu 25, 1-13). Il est représenté sous les traits d'un jeune homme séduisant dont le dos s'ouvre : on en voit sortir des crapauds et des serpents, mais aucune des jeunes filles naïves auxquelles il s'adresse ne le remarque. Très flatté et curieux, il entra dans la cathédrale pour voir si d'autres sculptures le représentaient à l'intérieur.

Retenu prisonnier dans le lieu saint, le Diable ne put en ressortir. Le vent l'attend toujours sur le parvis et hurle aujourd'hui encore d'impatience sur la place de la cathédrale. Le Diable, furieux, fait le courant d'air, au fond de l'église, à la hauteur du pilier des anges.

La cathédrale de Strasbourg comme symbole

Le Serment de Koufra du colonel Leclerc et de ses hommes en décembre 1940 était « de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. »

Strasbourg étant considérée comme une ville allemande par les pangermanistes, sa libération ne pouvait se faire qu'une fois les nazis suffisamment affaiblis pour que toute la France ait été libérée.

Maurice Lebrun, spahi du 1er RMSM de la 2e division blindée du général Leclerc, alla donc hisser le drapeau français au sommet de la cathédrale sitôt que la libération de Strasbourg en était au point où l'avant-garde française put accéder à la cathédrale[22].

Annexes

Notes et références

  1. La cathédrale de Strasbourg a servi plusieurs fois de comparaison entre les plus grands édifices. Exemples (de la gauche vers la droite) : Tour (dernier édifice) - Diagramme (premier édifice).
  2. Cependant, à partir du sol, le sommet du clocher de la cathédrale de Strasbourg atteint les 100 mètres, alors que la plus haute tour de la cathédrale de Rouen, la Tour Saint Romain, ne fait « que » 82 mètres.
  3. Le Rhin, Lettre trentième, 1839.
  4. L'évêque est aussi appelé Rémy ou Remigius.
  5. Il est aussi appelé Rathold.
  6. Renseignements historiques sur la restitution de la cathédrale au culte catholique.
  7. Une lettre écrite par le Gauleiter Wagner à Lammers le 31 juillet 1940 fait ressortir que la fermeture de la cathédrale émane d'une directive de Hitler.
  8. Lothar Kettenacker, « La politique de nazification en Alsace », Deuxième partie, Saisons d'Alsace n. 68, Imprimerie Strasbourgeoise, 1979, 153p.
  9. a  et b La longueur de la cathédrale est de 111 m ; or ; celle d'Amiens, 145 ; Reims, 138 ; Rouen, 137 ; Paris et Chartres, 130 ; Soissons, 116. On peut ainsi aisément avancer que la cathédrale de Strasbourg n'est pas un modèle de longueur.
  10. Voûte du trône de Neuschwanstein
  11. (en)[pdf]A. Heck, « Strasbourg green rays » dans The Multinational History of Strasbourg Astronomical Observatory, 2005, p. 256 [1]
  12. Détails sur l'orgue gothique de la nef.
  13. La très grande majorité des orgues se situent en tribune, de l'autre côté de la façade du parvis.
  14. Détails historiques et photographie de l'orgue du chœur.
  15. Après les modifications de Jean-Georges Koenig en 1976 et de Daniel Kern en 1989.
  16. Détails historiques et photographie de l'orgue de la crypte.
  17. Sous l'Ancien Régime, la ville de Strasbourg est gouvernée par trois conseils et un ammestre. L'ensemble est appelé le Magistrat, avec une majuscule, pour le différencier d'un magistrat.
  18. Détails sur la légende du constructeur de l'horloge astronomique.
  19. a , b  et c Image retouchée
  20. Olivier Tarozzi, « Biographie du Chanoine Jean Ringue (1922-2009). » sur «Strasbourg… mon amour», avril 2009, ctruongngoc. Mis en ligne le 1 mai 2009, consulté le 3 mai 2009
  21. Nicole-Lise Bernheim, La cloche de 10 heures, radiographie d’une rumeur, La Nuée Bleue/DNA, Strasbourg, janvier 2002, 162 p. (ISBN 2-7165-0546-2) 
  22. Maurice Lebrun, tout là-haut

Liens internes

Liens externes

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Bibliographie

  • (fr) Dictionnaire des églises de France, Belgique, Luxembourg, Suisse (Tome V-A), Robert Laffont, Paris (France), 1969; p. 163, 166.
  • (fr) Desclée de Brouwer, Présence de l'art (Tome 2), Paris (France), ISBN 2-220-03794-0, 1996.
  • (fr) Collombet François, Les Plus Belles Cathédrales de France, Sélection du Readers Digest, Paris (France), ISBN 2-7098-0888-9, 1997; p. 158-163.
  • (fr) Denizeau Gérard, Histoire visuelle des Monuments de France, Larousse, Paris (France), ISBN 2-03-505201-7, 2003; p. 109.
  • (en) Godart Bruno, « Influence of Foundation Settlement on the Behaviour of Strasbourg Cathedral », France, dans Structural Engineering International, novembre 2001, n. 4 v.11.
  • (de)Heinle Erwin, Türme aller Zeiten - aller Kulturen (3e édition), Deutsche Verlags-Anstalt, Stuttgart (Allemagne), ISBN 3-421-02931-8, 1997; p. 146.
  • (de) Liess Reinhard, Goethe vor dem Strassburger Münster, Seemann, Leipzig (Allemagne) 1985
  • (de) Liess Reinhard und Köpke Andrea, Zur ehemaligen Erwin-Inschrift von 1277 an der Westfassade des Straßburger Münsters, dans: Zeitschrift für die Geschichte des Oberrheins tome 137, 1989, p. 105-173 (Allemagne)
  • (de) Liess Reinhard, Die Fassade des Straßburger Münsters im Licht. Eine vergessene Wirklichkeit mittelalterlicher Bau- und Bildhauerkunst, in: Festschrift Lorenz Dittmann, hrsg. von Hans-Caspar Graf v. Bodmer u. a., Peter Lang Verlag, Frankfurt am Main (Allemagne) 1994, p. 223-255. ISBN 3-631-46269-7.
  • (de) Liess Reinhard, Zur Entwurfseinheit der Portale der Strassburger Westfassade. Skulptur und Architektur , dans: Bulletin de la cathédrale de Strasbourg no  XXIV, Strasbourg (France) 2000, p. 23-120
  • (fr) Miguet Laurent, « La Chimie au secours de la cathédrale de Strasbourg », dans Le Moniteur des Travaux Publics et du Bâtiment, 12 septembre 2003, n. 5207 .
  • (fr) Nohlen Marie-José, « Les Comptes de l'Œuvre Notre-Dame de Strasbourg », dans Les Dossiers d'archéologie, novembre 1980, n. 47 .
  • (fr) Pardoux P., « La Cathédrale de Strasbourg », dans Travaux, septembre 1987, n. 624 .
  • (fr) Recht Roland, Les Bâtisseurs des cathédrales gothiques, Éditions Les musées de la ville de Strasbourg, Strasbourg (France), ISBN 2-901-833-01-2, 1989.
  • (fr) van den Bossche B. Strasbourg. La cathédrale, Éditions Zodiaque, ISBN 2-7369-0232-7, 1997.
  • (fr) Rosart Maurice, « Une cathédrale se dévoile », Éditions du Rhin/La Nuée Bleue/DNA, à Strasbourg, février 2004, ISBN 2-7165-0622-1.
  • (fr) Rosart Maurice, Articles publiés dans la revue Arts et industries. no 206,209,214,222.
  • (fr) Tschaen Louis, Différents articles publiés dans la revue Arts et industries : no 211,215,217,227,230,250 et dans Bulletin de la cathédrale de Strasbourg : N°XVII, XVIII.
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