Aubignosc

44° 07′ 50″ N 5° 58′ 11″ E / 44.1305555556, 5.96972222222

Aubignosc
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Volonne
Code commune 04013
Code postal 04200
Maire
Mandat en cours
René Avinens
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Lure-Vançon-Durance
Démographie
Population 552 hab. (2008)
Densité 37 hab./km²
Géographie
Coordonnées 44° 07′ 50″ Nord
       5° 58′ 11″ Est
/ 44.1305555556, 5.96972222222
Altitudes mini. 432 m — maxi. 1330 m
Superficie 14,74 km2

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Aubignosc est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Aubignoscais.[1] .

Situé dans la partie ouest de la vallée de la Durance, le territoire est marqué par des reliefs creusés de petits ravins, et par la forêt en partie sud. La partie ouest est constituée des premières pentes de la chaine de la montagne de Lure, montagne qui constituait autrefois une frontière linguistique entre deux variétés de la langue occitane.

L'histoire communale s'inscrit dans l'histoire régionale, avec une perte de 50 % de la population due notamment à l'exode rural et aux Guerres Mondiales. Étroitement liée à ses voisines sur le plan des équipements et sur le plan économique, Aubignosc a néanmoins connu une importante croissance démographique multipliant par trois sa population depuis les années 1960, tout en conservant une activité agricole (coopérative) et une école.


Sommaire

Géographie

Situation et accès

La commune se situe entre Forcalquier (au sud-ouest), Digne-les-Bains à l'est et Gap plus loin au nord. L'autoroute A 51 Val de Durance passe en limite est dans la vallée ; la sortie sortie 21 Aubignosc. permet de rejoindre le village, et l'aire de service d'Aubignosc la prolonge. L'axe routier va vers Gap au nord et Aix-en-Provence au sud. La RN 85 (route Napoléon) est également implantée à l'est, le long de la Durance. La D 503 passe dans le village, et la D 951 à l'ouest.

Une gare ferroviaire desservie par les TER (Marseille - Briançon) se situe à Sisteron, ainsi qu'une gare routière. Des cars assurent les liaisons Digne-les-Bains - Château-Arnoux - Veynes ainsi que Digne - Avignon.

L'aérodrome de Sisteron - Thèze se situe à une vingtaine de kilomètres au nord, à Vaumeilh.

Un chemin de petite randonnée (itinéraire équestre) traverse la commune du nord au sud.

Communes limitrophes

Topographie

La montagne de Lure, frontière linguistique entre le provençal et le vivaro-alpin

Le village est situé à 460 m d’altitude[2], sur le versant est de la vallée de la Durance. Le territoire est à la frontière des préalpes de Digne, à l'est, et des Baronnies, à l'ouest. L'altitude varie sur le territoire communal de 432 mètres à 1 330 mètres (est de la montagne de Lure, dont le sommet est à 1 826 mètres, entre Cruis et Noyers-sur-Jabron ; elle correspondait autrefois à une frontière linguistique entre deux variétés de la langue occitane). Au sud du village, des collines au relief creusé de vallons et petits ravins dépassent les 600 mètres. Le ravin de Redonnette, le Ravin de Maurieu, le ravin des Côtes chaudes, le ravin du Trou du loup et le vallon du Grand Champ se succèdent du nord au sud le long de ces collines[3].

Hydrologie

Le territoire communal est bordé à l'est par la Durance[4]; c'est une rivière à la fois alpine et méditerranéenne, à la morphologie bien particulière. Elle est dite « capricieuse », et était autrefois redoutée pour ses crues (elle était appelée le 3e fléau de la Provence[5]) aussi bien que pour ses étiages. Plusieurs ruisseaux intermittents ruissellent des pentes et de la gorge de la Faillée (est de la montagne de Lure), ainsi que de la forêt domaniale du Prieuré. Ils se jettent dans le ruisseau du Riou[6] ou le ravin de Maurieu, affluents de la Durance.

Sismicité

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque nul. Le canton de Volonne auquel appartient la commune est en zone 1b (risque faible), alors que plus au sud, le long de la faille de la Durance, ceux de Peyruis, Les Mées, Manosque-Nord, Manosque-Sud-Est, Manosque-Sud-Ouest et Valensole sont en zone 2 (risque moyen)[7].

Géologie

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Baronnies et des Préalpes de Digne

Le territoire se situe en limite est des Baronnies, sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre plusieurs formations géologiques majeures des Alpes[8] :

  • les Baronnies et les chaînons de Lure, marqués par de nombreuses failles nord-ouest - sud-est ;
  • la nappe de Digne à l'est[9], au niveau du lobe de Valavoire[10] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écailles) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe ;
  • la faille de la Durance au sud-ouest, dans la vallée ;
  • le Plateau de Valensole au sud-est : bassin molassique du Miocène et du Pliocène composé de roches sédimentaires détritiques (dépôts liés à l'érosion des montagnes apparues à l'Oligocène).

Climat

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Aubignosc est située en haute Provence et bénéficie d'un climat méditerranéen d'intérieur aux étés chauds et secs, en revanche les hivers sont frais et marqués par des gelées fréquentes. Le mistral souffle parfois bien que la commune soit abritée par la montagne de Lure. Elle peut être plus exposée au levant ou au sirocco, qui surviennent heureusement rarement. En moyenne annuelle, la température s'établit à 12,8 °C avec une moyenne maximale de 22,4 °C et une minimale de 0,0 °C. Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 30 °C en juillet et 0 °C en décembre et janvier.L'ensoleillement record s'établit à 2 755 heures par an avec une pointe à 343 heures en juillet. Autre valeur importante, caractéristique du climat méditerranéen, les précipitations totalisent 426 millimètres sur l'année, inéquitablement réparties avec un peu plus de vingt et un millimètres en juillet et plus de cinquante quatre millimètres en octobre.

Aubignosc n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Volonne[11].

Relevé météorologique de Volonne
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -0,0 0,5 3,0 5,4 8,9 12,8 15,4 15,2 12,0 8,2 3,8 1,1 7,2
Température moyenne (°C) 4,3 6,2 8,2 11,1 15,1 19,3 22,4 22,0 18,0 13,4 8,2 5,2 12,8
Température maximale moyenne (°C) 8,6 10,9 15,4 16,9 21,4 25,8 29,3 28,9 24,0 18,5 12,7 9,3 18,5
Précipitations (mm) 26,9 24,3 23,8 44 40 27,9 20,9 32,7 45,9 53,5 52,4 31,7 424
Source : Relevé météo de Volonne[12]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
26.9
 
8.6
-0.0
 
 
24.3
 
10.9
0.5
 
 
23.8
 
15.4
3.0
 
 
44
 
16.9
5.4
 
 
40
 
21.4
8.9
 
 
27.9
 
25.8
12.8
 
 
20.9
 
29.3
15.4
 
 
32.7
 
28.9
15.2
 
 
45.9
 
24.0
12.0
 
 
53.5
 
18.5
8.2
 
 
52.4
 
12.7
3.8
 
 
31.7
 
9.3
1.1
Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm)

Toponymie

La commune se nomme Aubinhòsc en provençal classique et Lou Bignosc en provençal de norme mistralienne. La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1040 (de Albinosco). Le nom est formé du gentilice romain Albinus et du suffixe -osc[13],[14].

Histoire

Pendant le chantier de l’A51, un site préhistorique a été mis au jour aux Ponchonnières, occupé au chasséen, puis au néolithique final ou au chalcolithique (IIIe millénaire av. J.-C.). Le site était occupé par des éleveurs agriculteurs, qui y ont construit des cabanes d’environ 20 m2, le faîte étant à 4 ou 5 m de haut[15]. Les troupeaux étaient surtout composés de petits ruminants (70 à 80 %) et de bœufs (environ 20 %). La consommation de la viande du troupeau était complétée par le ramassage de mollusques (escargots mais aussi 18 autres espèces)[16]. Les études anthracologiques ont permis de montrer que le bois utilisé pour les brasiers était du chêne (vert ou pubescent), ce qui montre que la forêt était encore assez largement présente à cette époque[17].

Une tombe antique a été retrouvée sur la commune en 1962[18].

Les Romains ont construit un temple à Sylvain, dont une colonne est remployée dans l’église.

En 1851, suite au coup d'État du 2 décembre de Louis-Napoléon Bonaparte, les pays de Sisteron, Forcalquier, Manosque développent une résistance pour défendre la République : 15 000 hommes en armes sont mobilisés[19]. Les résistants prennent le contrôle de la préfecture à Digne, et forment un « Comité départemental de résistance ». L'armée, ralliée à Napoléon III, vient à bout de ce mouvement.

Le département a connu dans plusieurs communes un important exode rural à partir des années 1850. La commune perd la moitié de sa population en un peu plus de cent ans.

La région est également touchée par les épisodes mortels régionaux ou nationaux : épidémies de choléra puis guerres mondiales (hommes morts au front durant la Première guerre Mondiale). Durant la Seconde Guerre Mondiale, le département est occupé par l'Italie en 1942 - 1943, puis par l'Allemagne nazie jusqu'en août 1944. À cette date, la ville voisine de Sisteron est bombardée par les alliés dans le cadre du Débarquement de Provence. Elle et Digne sont libérées le 19.

Administration

Administration municipale

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 15 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[20]). Lors du scrutin de 2008, il n’y eut qu’un seul tour et René Avinens a été élu conseiller municipal avec le meilleur total de 234 voix, soit 66,10 % des suffrages exprimés. La participation a été de 83,29 %. Il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal [21].

Listes des maires

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.

Liste des maires d’Aubignosc depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1930 1958 Elie Magnan    
1958 1972 Arthur Silve    
1973 1983 Emile Arbouet    
1983 mars 2008 Vincent Ponce UMP  
mars 2008   René Avinens[22]    

Instances administratives et juridiques

Aubignosc est une des neuf communes du canton de Volonne, qui totalise 11 550 habitants en 2008. Le canton a fait partie de l’arrondissement de Sisteron du 17 février 1800 au 10 septembre 1926, date de son rattachement à l'arrondissement de Forcalquier, et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Aubignosc fait partie du canton de Volonne depuis 1793[23]. Aubignosc fait partie des juridictions d’instance de Forcalquier, de la prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[24].

Fiscalité

L'imposition des ménages et des entreprises à Aubignosc en 2009[25]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 1,27 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 15,39 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 46,49 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 13,26 % 10,80 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[26]).

Population et société

Démographie

Le recensement de 1826, qui ne serait qu'une réactualisation de celui de 1821, n'a pas été retenu.
Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l'année 1872.
Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n'a donné lieu à aucune publication officielle.
Les résultats provisoires du recensement par sondage annuel réalisé en 2004, 2005 et 2006 selon les communes sont tous, par convention, affichés à 2006.

Comme de nombreuses communes du département, la commune a connu un exode rural. La commune a régulièrement perdu de la population entre 1841 et 1962, puis a connu un croissance importante, avec une population multipliée par trois en près de quarante ans.

Évolution démographique
Années 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
Population 26 feux 264 276 333 315 329 239 353 356 348
Années 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 343 349 337 330 361 311 324 259 269 262
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
Population 253 225 196 182 201 169 168 200 178 169
Années 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 - -
Population 192 262 286 403 428 559[27] 556[28] 552[29] - -
Notes, sources, ... Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[30], Insee[31], EHESS[23] pour les chiffres issus des recensements légaux

Enseignement

La commune dispose d’une école primaire publique[32],[33] ; la 4e classe a fermé en 2010, date à laquelle on comptait 64 enfants[34], mais il existe néanmoins une cantine et une garderie[34]. Ensuite les élèves sont affectés au collège de la cité scolaire Paul Arène à Sisteron[35],[36] ; puis ils poursuivent au lycée de la cité scolaire Paul Arène à Sisteron[37].

Santé

Il n'y a pas de médecin à Aubignosc, le plus près est à Peipin (1,16 km), deux autres à Volonne (4,14 km) et d'autres à Château-Arnoux (4,81 km)[38]. Les pharmacies les plus proches est aussi à Peipin ou Volonne[39].

Aubignosc dépend du centre hospitalier de Manosque.

Sport

Un terrain sportif se situe en limite communale, à cheval entre Aubignosc et Peipin.

Culte

Avant de faire partie du canton de Volonne, Aubignosc faisait partie du diocèse et de la viguerie de Sisteron[40].

Économie

Une importante coopérative agricole est présente sur la commune.

Un sentier équestre y passe ; il existe un tourisme local, et quelques structures associées comme un restaurant, la Magnanerie[41].

On note également la présence de carrières.

Une importante usine de produits chimiques est implantée sur la commune voisine de Château-Arnoux-Saint-Auban. Elle a compté des années 1960 aux années 1980 plus de 2 000 employés.

Agriculture

La commune d'Aubignosc possède quatre labels Appellation d'origine contrôlée (AOC) (Huile essentielle de lavande de Haute-Provence, Banon, Huile d'olive de Provence et Huile d'olive de Haute-Provence) et neuf labels Indication géographique protégée (IGP) (Pommes des Alpes de Haute-Durance, Miel de Provence, Agneau de Sisteron, Alpes-de-Haute-Provence (VDP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé)[42].

Lavande

Champ de lavande

Liée au soleil et aux vacances, la lavande, dont Jean Giono a dit qu'elle est « l'âme de la Haute-Provence », n'est plus actuellement l'« or bleu » du Ventoux, des Baronnies et de la montagne de Lure[a 1]. Cueillie pendant des siècles à l'état sauvage, sa récolte n'a été organisée qu'à partir du XVIe siècle en même temps que la distillation de sa fleur[a 2]. Son âge d'or se situe au début du XXe siècle. Et c'est au cours des années 1920 qu'il y a une véritable fièvre de plantation. Après la crise de 1929 et la Seconde Guerre mondiale, le marché est à nouveau demandeur à partir de 1955 pour entrer en crise cinq ans plus tard[a 3]. La mécanisation de la récolte, une meilleure organisation du marché et l'obtention d'une AOC pour l'« huile essentielle de lavande de Haute-Provence », en 1981, aurait dû relancer la production[a 4]. Mais celle-ci de l'ordre de 200 tonnes au début des années 1980 a chuté à 25 tonnes dans les années 1990 pour enfin remonter à 80 tonnes en 2003[a 5].

Fromage de Banon

Fromage AOC banon

Le banon est protégé par une AOC depuis 2003. C'est le premier fromage de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur à obtenir une appellation d'origine contrôlée. L'INAO a donné son accord pour sélectionner selon les « usages locaux, loyaux et constants » 179 communes dont la production du lait des élevages de chèvre de races provençale, rove et alpine peut revendiquer l'appellation, dont 111 dans les Alpes-de-Haute-Provence, 33 dans les Hautes-Alpes, 21 dans la Drôme et 14 dans le Vaucluse.

Huile d'olive de Provence AOC

Huile de Provence AOC

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le 26 octobre 2006, réunie à Arles, et la signature du décret paru au Journal officiel le 14 mars 2007[43].

Agneau de Sisteron

Agneau de Sisteron élevé sous sa mère

L'agneau de Sisteron est un agneau élevé sous la mère et originaire des Alpes provençales et de la Drôme provençale pendant 60 jours minimum, ayant un âge compris entre 70 et 150 jours et pesant près de 13 à 19 kg. Issus d'élevages traditionnels, avec des mères de races Mérinos d'Arles, Mourérous ou Préalpes du Sud qui les allaitent au moins pendant deux mois, sur un espace pastoral comptant moins de 10 brebis à l'hectare et comportant au minimum 10 hectares de parcours[44], ces agneaux ont droit, sous le contrôle l'INAO, au label rouge agneau de Sisteron accordé par un décret gouvernemental en date du 3 janvier 2005[45],[46].

Cette exigence de qualité a mis un terme à la pratique de cheptels élevés dans les mêmes conditions mais provenant d'autres régions dont l'ensemble de la Provence, le Massif central et le Piémont. Chaque année, c'étaient près de 400 000 bêtes qui passaient par les abattoirs de Sisteron profitant d'un certain laxisme pour usurper une provenance recherchée[47].

Miel de Provence

Miel de lavande

Le miel de Provence est protégé par un label rouge associé à une indication géographique protégée, tant pour le miel toutes fleurs que pour le miel de lavande et lavandin[48]. L'apiculture mobilise nombre de producteurs. Ils sont estimés à 4 500, dont 700 possèdent entre 70 et 150 ruches. La production régionale est de 2 000 t/an, soit 8 % de la production nationale[49]. Nombre d'entre eux pratiquent la transhumance selon un trajet allant du littoral vers la Haute-Provence. L'été est la saison privilégiée pour le miel de lavande et les ruches sont installées dans une zone limitée au nord par une ligne Montélimar / Digne, avec au sud le mont Ventoux, le plateau d'Albion, la montagne de Lure, les monts de Vaucluse et le massif du Luberon. Le miel toutes fleurs est élaboré dans une vaste zone limitée par Nîmes, Montélimar, Gap, Digne, Nice, Toulon, Marseille et Avignon[50].

Pommes des Alpes de Haute-Durance

Golden et gala

Les pommes des Alpes de Haute-Durance ont obtenu une Indication géographique protégée qui a été a été publiée au Journal Officiel de l'Union européenne le 17 avril 2010[51].

Ces pommes de variétés golden delicious et gala proviennent de six cantons des Alpes-de-Haute-Provence et de treize cantons des Hautes-Alpes situés entre 450 mètres et 900 mètres d’altitude. La qualité de ces pommes est liée à leur terroir, et en particulier au climat de la Haute-Durance avec plus de 300 jours d'ensoleillement par an. Le froid nocturne qui règne lors de la maturation des pommes empêche la dégradation des acides, tandis que la forte amplitude thermique diurne permet leur jaunissement, et même leur rosissement[52].

Culture et patrimoine

Lieux et monuments

L’église Saint-Julien, datée de 1662, comporte une nef double et une abside voûtée en cul-de-four. Le bâtiment rectangulaire y attenant, comporte quelques pierres de taille, qui peuvent être des remplois d’une ancienne église[53]. Elle abrite une peinture de la Vierge à l’Enfant entre saint Roch et saint Ignace de Loyola, peinture classée monument historique au titre objet[54]. L’église de la Nativité-de-la-Vierge (1754[30]) se trouve au Forest (qui veut dire hameau[2]).

Au Gravas, se trouve une demeure noble, ornée d’une tour[55].

La coopérative agricole (1983) a fait l’objet d’une enquête thématique par la DRAC[56].

Héraldique

Blason d'Aubignosc

Blasonnement :
« De gueules à une tour d’or terminée en pointe et maçonnée de sable »[57]

Pour approfondir

Bibliographie

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969

Liens internes

Liens externes

Notes et références

Références bibliographiques

  • Guy Barruol, Nerte Dautier, Bernard Mondon (coord.), Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale 
  1. Jean-Paul Bonnefoy, p.  124.
  2. Jean-Paul Bonnefoy, p.  125.
  3. Jean-Paul Bonnefoy, p. 126
  4. Jean-Paul Bonnefoy, p. 127.
  5. Jean-Paul Bonnefoy, p. 128.

Références

  1. (fr) Habitants d' Aubignosc sur habitants.fr
  2. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  3. Carte IGN
  4. (fr) SANDRE, « Fiche rivière la Durance (X---0000) »
  5. La tradition provençale dit que les deux premiers étaient le mistral et le Parlement d'Aix
  6. (fr) SANDRE, « Fiche rivière Le Riou (X1110500) »
  7. Sismicité dans les Alpes-de-Hautes-Provence
  8. Les chaînons de Digne, Carte très schématique, montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale), par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble.
  9. Carte géologique de la France au 1:1 000 000
  10. La Nappe de Digne et les structures connexes,par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble.
  11. (fr) Station météo la plus proche : Volonne, MSN Météo
  12. (fr) Relevé météo de Volonne, MSN Météo
  13. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 348
  14. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes § 1240, p 62
  15. A. Müller et alii, « La Ponchonnière », in Drac Paca, Recherches archéologiques en Val de Durance : travaux de sauvetage sur le chantier de l’autoroute A51, Éditions de la société des Autoroutes Estérel Côte d’Azur, 1990, 55 p, p 37
  16. A. Müller, op. cit., p 48
  17. A. Müller, op. cit., p 48-49
  18. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 20
  19. René Merle, conférence donnée à l'Escale le 17 février 2008
  20. (fr) nombre des membres du conseil municipal des communes, Legifrance
  21. Résultats élections municipales 2008 à Aubignosc sur linternaute.com
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  45. (fr) Homologation agneau de Sisteron du 3 janvier 2005 sur agneaudesisteron.fr
  46. (fr) Fiche de l'IGP Label Rouge Agneau de Sisteron, INAO, 20 février 2007
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  49. Les apiculteurs en Provence
  50. La transhumance des ruches provençales
  51. (fr) Les Pommes des Alpes de Haute-Durance obtiennent l'IGP, INAO, 19 avril 2010
  52. (fr)Fiche INAO de l'IGP Pommes des Alpes de Haute-Durance, INAO, 17 avril 2010
  53. Raymond Collier, op. cit., p 213
  54. Arrêté du 5 octobre 1989, Tableau : Vierge à l'Enfant entre saint Roch et saint Ignace de Loyola, sur la base Palissy, ministère de la Culture
  55. Raymond Collier, op. cit., p 270
  56. Nicole Tuccelli, Carole Pauvarel, Coopérative agricole (coopérative céréalière), sur la base Mérimée, ministère de la Culture, consultée le 4 septembre 2008
  57. Mairie d'Aubignosc

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