Département de l'Isère

Isère (département)

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Isère.
Isère
Nouveau logo 38 isere.jpg
Localisation de l'Isère en France
Administration
Région Rhône-Alpes
Préfecture Grenoble
Préfet de département Albert Dupuy
Président du
conseil général
André Vallini (P.S.)
Sous-préfecture(s) La Tour-du-Pin
Vienne
Statistiques
Population totale 1 180 000 hab. (2007)
Densité 159 hab./km2
Superficie 7 431 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Cantons 58
Intercommunalités 43
Communes 533

Le département de l'Isère est un département français qui tire son nom de l'Isère, affluent de la rive gauche du Rhône. Le terme proviendrait du celtique Isar, c'est-à-dire « fer », minerai qui devait sans-doute être abondant le long des rives de l'Isère à l'époque protohistorique. Une autre source pourrait être serpent, en référence aux méandres de l'Isère dans la vallée du Grésivaudan.

Au sein de la région Rhône-Alpes, l'Isère est le département le plus vaste et le deuxième en termes de population.

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Isère.

En tant que département, l'Isère a été créée à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de l'ancienne province de Dauphiné.

Ses limites avec le département du Rhône furent plusieurs fois modifiées :

Au total, ces détachements amputent l'Isère de 421 km² ; en 1999, la population de ces communes était de 466 000 habitants.

Politique

Le conseil général de l'Isère est actuellement présidé par André Vallini (Parti socialiste). Le département de l'Isère est divisé en 13 territoires avec une maison du conseil général sur chaque territoire afin d'apporter au plus près les services du Conseil général :

Le département a manifesté, à de maintes reprises, une personnalité politique originale, marquée notamment par l'influence des forces progressistes, puis de la gauche, dès la fin du XIXe siècle. On ne peut oublier que, quelque part, la Révolution française a un peu commencé avec la Journée des Tuiles où les envoyés du Roi de France se firent faire une ' conduite de Grenoble ' par les Dauphinois en colère...

Plus récemment, les rapports de forces politiques isérois ont connu une progressive inflexion vers la gauche, notamment à partir de l'expérimentation de la concertation locale à Grenoble, pendant le long mandat municipal de Hubert Dubedout. La représentation parlementaire du département est plus équilibrée que ne le sont les rapports de forces nationaux, avec deux sénateurs de gauche sur quatre et une majorité de députés de gauche dans la représentation à l'Assemblée nationale. Cette situation n'est pas nouvelle. En 1967, sur les sept députés représentant alors le département, deux étaient des élus du PCF, trois représentaient la FGDS (dont Pierre Mendès France), deux seulement la majorité parlementaire d'alors. Lors des consultations présidentielles de 1974, 1981 et 1988, le candidat de la gauche (François Mitterrand) est toujours arrivé en tête au premier comme au second tour, passant même à deux reprises la barre des 55 % en 1981 et 1988. En 1995, Lionel Jospin est arrivé en tête au premier comme au second tour, mais avec une majorité plus faible (50,2 % seulement). Lors de la dernière élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy est arrivé en tête au second tour, obtenant en effet 335 314 voix et 52,1 % des suffrages contre 308 072 et 47,9 % à son adversaire Ségolène Royal. Celle-ci est toutefois arrivée en tête à Grenoble avec plus de 58 % des suffrages. Cette situation inédite depuis trente ans pour les partis de droite n'a cependant pas empêché l'élection de six députés socialistes sur neuf lors des législatives de juin 2007. Les trois élus UMP du département le sont dans les arrondissements du Nord Isère (Vienne et La Tour-du-Pin) tandis que les députés PS sont élus dans les six circonscriptions issues du découpage de l'arrondissement de Grenoble.

Cette situation politique se retrouve d'ailleurs dans la répartition des sièges au conseil général puisqu'avant le renouvellement cantonal de 2008, les élus UMP et divers droite sont plus influents sur les deux arrondissements du Nord Isère. En effet, six des onze cantons de l'arrondissement de la Tour-du-Pin et cinq des huit cantons de l'arrondissement de Vienne sont détenus par l'UMP et ses alliés. Au contraire de l'arrondissement de Grenoble, où 25 des 39 cantons sont détenus par le PS, le PCF ou les Verts.

Dans un autre ordre d'idées, le département a connu une évolution sensible de son comportement lors des deux referenda européens de 1992 et 2005. Pour le traité de Maastricht, les Isérois avaient en effet dit Oui à 55,6 %. Lors de la consultation sur le Traité Constitutionnel Européen, ils ont par contre voté Non à 53,6 %, avec une majorité de près de 36 000 voix. Sur le plan local, outre le fait que la Gauche dispose de la majorité des élus du conseil général (33 sièges sur 58), elle a également obtenu la majorité des suffrages des isérois lors des élections régionales de 2004 avec 235 719 voix et 52 % des votes.

Géographie

Article détaillé : Géographie de l'Isère.

Le département de l'Isère fait partie de la région Rhône-Alpes. Il est limitrophe des départements du Rhône, de l'Ain, de la Savoie, des Hautes-Alpes, de la Drôme, de l'Ardèche et de la Loire.

La ville principale du département est Grenoble, préfecture de 155 100 habitants (2005).

  • Hydrologie

Un fleuve coule en Isère : Le Rhône et deux affluents du Rhône, (sur sa rive gauche): l'Isère et la Bourbre.

Ce département est très contrasté, avec :

Climat

L'Isère est soumise à un climat très diversifié selon l'altitude et l'exposition, se mêlent les influences atlantique, continentale, alpine et aussi méditerranéenne dans le sud du département. Une partie du département connaît un climat montagnard marqué en raison de l'altitude élevée, jusqu'à plus de 4000 mètres d'altitude dans le massif des Écrins.

Article détaillé : Climat de l'Isère.

Économie

Article détaillé : Économie de l'Isère.

Département très urbanisé, l'Isère est également un département dont les activités économiques sont diverses, et présentent des caractéristiques pour le moins variées. Ces activités ont notamment tiré parti, dans le passé, de l'existence d'une ressource énergétique disponible et renouvelable : la houille blanche qui a permis de développer de nombreuses activités industrielles.

Ce qui n'empêche que les activités économiques ont aussi été développées à partir de l'exploitation des ressources forestières comme des ressources agricoles, et de l'exploitation du gisement houiller de La Mure à partir du Premier Empire et plus encore au tournant du XIXe siècle et du XXe siècle.

Mais la qualité des réseaux de communication, le niveau élevé de qualification des salariés, la réalité d'une immigration de travail ancienne et importante, notamment venue d'Italie, sont autant d'autres éléments ayant conduit au développement de l'activité et à ses mutations les plus récentes.

De fait, les grandes entreprises iséroises sont présentes dans bien des domaines : industrie du papier, métallurgie, composants électroniques, biens d'équipement, chimie, agroalimentaire, etc. Peu de secteurs d'activité manquent à l'appel.

La vocation administrative de la préfecture, centre administratif et universitaire important, a motivé également l'émergence d'emplois liés au commerce et aux services, avec un impact particulier de l'économie de matière grise, autour des activités informatiques, d'ingénierie et de conseil qui constituent ici de véritables filières d'activité.

Démographie

Les grandes villes :


Article détaillé : Démographie de l'Isère.

La communauté anglo-saxonne

L'Isère abrite la deuxième communauté anglo-saxonne de France (après Paris). Il s'agit souvent de cadres travaillant pour des entreprises internationales comme HP, Caterpillar ou STMicroelectronics. Originaires d'Angleterre ou des États-Unis, ils sont attirés par la qualité de vie et en particulier par les activités qu'offre la montagne toute proche. Ils sont principalement installés en vallée du Grésivaudan. Depuis quelques années, un magazine isérois bilingue leur est dédié. Une partie de cette population n'est que de passage dans la région, de l'ordre de 2 ou 3 ans. Le flux de nouveaux arrivants est aujourd'hui encore important.

La communauté italienne

Arrivés souvent au lendemain de la seconde guerre mondiale, les Italiens se sont installés en Isère pour y trouver du travail et gagner leur vie. Le quartier Saint-Laurent et la ribambelle de pizzeria sur les quais de l'Isère à Grenoble en sont les témoins. À l'époque, ils se sont souvent vus confier les terres réputées infertiles des coteaux de la Chartreuse (Meylan, Saint-Ismier...). De nombreux Isèrois portent aujourd'hui un nom italien, sans compter les originaires du Val d'Aoste, région francophone d'Italie, qui sont originairement italiens mais dont le nom est à consonance française. Le flux de nouveaux arrivants est aujourd'hui quasiment tari.

La communauté Maghrébine

Arrivés en deuxième vague après les Italiens, plutôt dans les années 1970, les maghrébins se sont installés en Isère à la recherche de meilleures conditions de vie et de travail. Elle est à l'origine du quartier maghrébin de Grenoble et des restaurants algériens et marocains et Tunisiens.

La communauté polonaise

C'est par l'arrivée des immigrés polonais que Pomagalski a vu le jour.

Transports

Article détaillé : Transisère.

Culture

Article détaillé : Culture dans l'Isère.

Tourisme

Article détaillé : Tourisme dans l'Isère.

L'Isère comporte beaucoup de stations de sports d'hiver, dont l'Alpe d'Huez, Chamrousse station olympique, les Deux Alpes, Villard-de-Lans, Les 7 laux, Autrans célèbre pour la Foulée blanche, ainsi que d'authentiques villages-stations tel que Venosc et Villard-Reculas.

Ce département accueille également des festivals de renommée mondiale comme la Coupe Icare, un festival de vol libre (comprenant des parapentistes, parachutistes, etc.) avec notamment toute une journée dédiée spécialement à des sauts en costumes plus ou moins farfelus. À Allemond et ses environs, a lieu le festival de la magie de l'Eau d'Olle.

Communes ayant plus de 10 % de résidences secondaires

Selon le recensement général de la population du 8 mars 1999, 10,2 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de l'Isère dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Commons-logo.svg

45°20′N 05°30′E / 45.333, 5.5

  • Portail de l’Isère Portail de l’Isère
  • Portail de Rhône-Alpes Portail de Rhône-Alpes
  • Portail de la France Portail de la France
Ce document provient de « Is%C3%A8re (d%C3%A9partement) ».

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Département de l'Isère de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Departement de l'Isere — Admin ASC 2 Code Orig. name Département de l Isère Country and Admin Code FR.B9.38 FR …   World countries Adminstrative division ASC I-II

  • Département de l'Ardèche — Ardèche Pour les articles homonymes, voir Ardèche (rivière). Ardèche …   Wikipédia en Français

  • Département de l'Ain — Ain (département) Pour les articles homonymes, voir Ain. Ain …   Wikipédia en Français

  • Département de l’Ain — Ain (département) Pour les articles homonymes, voir Ain. Ain …   Wikipédia en Français

  • Département de l'Essonne — Essonne (département) 48°37′45″N 02°26′02″E / 48.62917, 2.43389 …   Wikipédia en Français

  • Département de l'Aude — Aude (département) 43°5′N 2°25′E / 43.083, 2.417 …   Wikipédia en Français

  • Département de l'Aisne — Aisne (département) Pour les articles homonymes, voir Aisne. Aisne …   Wikipédia en Français

  • Département de l'Allier — Allier (département) Pour les articles homonymes, voir Allier. Allier …   Wikipédia en Français

  • Département de l'Ariège — Ariège (département) 43°00′N 1°30′E / 43, 1.5 …   Wikipédia en Français

  • Département de l'Hérault — Hérault (département) Pour les articles homonymes, voir Hérault. Hérault …   Wikipédia en Français

Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”