Allevard

45° 23′ 40″ N 6° 04′ 29″ E / 45.3944444444, 6.07472222222

Allevard
Vue du Bréda traversant Allevard-les-Bains
Vue du Bréda traversant Allevard-les-Bains
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Allevard
Code commune 38006
Code postal 38580
Maire
Mandat en cours
Philippe Langénieux-Villard
2008-2014
Intercommunalité Pays du Grésivaudan
Site web Allevard-les-bains.com
Démographie
Population 3 876 hab. (2008)
Densité 149 hab./km²
Gentilé Allevardins / Allevardines
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 40″ Nord
       6° 04′ 29″ Est
/ 45.3944444444, 6.07472222222
Altitudes mini. 399 m — maxi. 2749 m
Superficie 26 km2

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Allevard (aussi connu sous le nom d'Allevard-les-Bains) est une commune française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les « Allevardins ».

Sommaire

Géographie

Allevard est située dans le massif de Belledonne entre Chambéry (40 km) et Grenoble (38 km). Le Bréda, un torrent de montagne qui traverse la commune, est en partie capté pour produire de l'électricité.

Lieux-dits et écarts

  • Les Ayettes
  • Bajin
  • Le Bessey
  • Le Bugnon
  • Clarabout
  • Le Clos
  • Le Closy-Jolie-Vue
  • Le Colombet
  • Le Colombier
  • Côte Chevrets
  • Cottard
  • Le Crozet
  • Le Cuchet
  • Le David
  • L'Epeluat
  • L'Epinette
  • Le Glapigneux
  • Grange Merle
  • Grange Neuve
  • Le Guillet
  • Le Jeu de Paume
  • Montouvrard
  • La Morarde
  • Moret
  • L'Oursière
  • Les Panissières
  • Les Perrières
  • Pommier
  • La Ratz
  • Le Replat
  • La Retourdière
  • La Ronzière
  • La Tour du Treuil
  • Vaugraine

Communes limitrophes

Activité

Cure thermale

Les premières cures thermales soufrées se sont déroulées à partir de 1813, mais surtout dès 1848 sous la férule du docteur Bernard Niepce, inspecteur des eaux... Les thermes furent exploités successivement, à l'origine, par Pierre Villiot, puis par la famille Bouvret-Rocour et associés, et, à partir de 1882, par la Compagnie Générale des Eaux minérales et Bains de Mer jusqu'à leur rachat en 1997 par la municipalité et à l'exploitation par une SAEM Thermale. l'activité se développe aujourd'hui dans un magnifique parc arboré, ceint de trois établissements typique des arcitectures thermales depuis 1880 jusqu'en 1995. Le batiment Niepce (1880) abrite l'activité "voies respiratoires"; le batiment Villiot (1992) recoit les patients en rhumatologie; le bâtiment Chardon (1955) est actuellement sans usage thermal.

  • Rhumatologie et traumatismes ostéo-articulaires
  • Voies respiratoires (ORL)

Station de sports d'hiver

La commune possède une station de ski, le Collet d'Allevard, située à 10km de la ville. L'altitude des pistes varie de 1450m à 2100m.

Créée en 1955 sur d'anciens pâturages communaux réservés à l'estive des troupeaux collectifs de la communauté d'Allevard, et desservie par une nouvelle route empruntant le tracé de l'ancienne route forestière à travers les parcelles privées et l'ancienne forêt delphinale puis royale, elle a atteint sa taille actuelle en 1975, les aménagements ultérieurs ayant avant tout consisté à améliorer le domaine existant.

Particularités intéressantes, qui lui confèrent un grand intérêt pour ceux qui s'y rendent :

  • sa position en balcon, qui lui permet d'offrir un panorama à 360° avec notamment le Mont Blanc au nord-est et le Mont Aiguille au sud.
  • quatre secteurs très différents (orientation, végétation, altitude) :
    • Malatrait (SW, 1450~1750)
    • Fontaineterre (NNW, combe, 1500~1750)
    • Prérond (N, 1550~2000)
    • Le Super Collet / les Plagnes (S/NW, 1550~2100)

Equipements à ce jour :

  • 2 télésièges à pinces fixes 4 places et tapis d'embarquement de marque SKIRAIL (Les Tufs en 2002, le Grand Collet en 2005)
  • 1 télésiège à pinces fixes 4 places de marque POMA (Grand Paul 1987)
  • 1 télésiège à pinces fixes 3 places de marque POMA (Les Plagnes 1975)
  • 4 téléskis à perches débrayables de marques POMA et MONTAZ (Les Lacs I & II 1975-1976, le Soleil 1981, Prérond 2006)
  • 1 téléski à perches fixes de marque DOPPELMAYR (Marmottes 2006)
  • 2 téléskis enfants de marque POMA (Bambins 2004, Marmottons 198?)
  • 1 tapis roulant (2005)

Autre particularité : le Collet d'Allevard est un site de parapente de tout premier ordre, notamment avec ses 4 décollages officiels (Malatrait, Clos des Gentianes, Prérond et Plagnes) proposant tous une orientation différente.

Enfin, le Collet d'Allevard propose un des plus grands domaines skiables nocturnes d'Europe (couvrant les secteurs de Malatrait et Fontaineterre).

Casino

Conformément à la législation de 1907 sur les casinos et salles de jeux, la municipalité d'Allevard va autoriser l'ouverture d'un établissement en mai 1909. Une société fermière dite "du Casino d'Allevard les Bains" se constitue à cette époque pour son exploitation. En 1925, l'architecte Guénard procède à une refonte totale du bâtiment et à sa décoration originale. Les curistes y retrouvent tous les divertissements classiques de ce genre d'établissement (boule, roulette, baccarat et petit théâtre). Le nouveau casino d'Allevard a ouvert en 1994 et a changé de propriétaire en 2000.

Toponymie

Histoire

Héraldique

Armes d'Allevard

Les armes d'Allevard se blasonnent ainsi : De gueules à trois bandes d'argent, au chef de même chargé de trois cloches d'azur et bataillées d'or.

Le blason d'Allevard est issu des armes de François de Barral[1], maître de forges, seigneur du pays au XVIIe siècle. Elles proviennent de la famille de Chambarran, gentilshommes-verriers, tombée en quenouille dans les Barral. Les cloches feraient référence aux trois paroisses qui étaient sous sa juridiction[2]. Les Barral "anciens", seigneurs de la Tour du Treuil, portaient "d'or à trois barraux (barrils) de sable[3]".

Faits historiques

Autour d'une sidérurgie innovante et active

Centre important de production métallurgique par la qualité des aciers produits jusqu'au début du XXe siècle (Une légende, créée à partir des textes de Suétone et de Polybe, prétend que Hannibal Barca serait passé au pays d'Allevard pour y fabriquer des armes) Allevard voit son histoire être, très tôt, liée à celle de la sidérurgie alpine. En 1450, Pierre et Arthur Boisson possédaient dans le bourg d'Allevard un martinet qui en 1724 existait encore. Lors de la visite de l'usine par les commissaires spéciaux du roi, à cette date, "il est établi comme étant le plus ancien établissement du genre en Dauphiné" (E. Chabrand). Un autre martinet à la même époque est en activité au village de Pinsot, en amont sur le Bréda. L'étude des parcellaires indique, par exemple, que la communauté d'Allevard, entre 1643 et 1727, compte 76 artifices sur le torrent de "Bredal", à savoir 3 hauts fourneaux, 21 martinets, 36 moulins à blé, 2 battoirs à chanvre, 6 pressoirs, 6 scies à eau, 1 clouterie et 1 foulon. L'activité sidérurgique est particulièrement rentable puisque dans le même laps de temps, le quintal au fourneau de fonte, au poids d'Allevard - soit 54 kg 255 - passe de 4 livres 5 sols à 9 livres 10 sols. Pendant de longues années Allevard restera ainsi une place industrielle de très grande importance, sous les seigneurs maîtres de forges de la famille de Barral qui chercheront sans cesse à innover grâce aux conseils de l'ingénieur Binelli et du chevalier Pierre-Clément Grignon, collaborateur de l'Encyclopédie de Diderot. En 1785, les établissements de M. de Barral font travailler environ 300 fourneliers ou fondeurs, 300 mineurs et 200 charbonniers auxquels il convient d'ajouter une centaine de muletiers. Sur ces 900 ouvriers, seuls 420 sont directement "salariés" de l'usine. Les autres travaillent en indépendants dont la plupart des mineurs et des charbonniers.

Peu avant la Révolution, un grand projet de reconcentration de la fonderie royale de canons de marine de Saint-Gervais dans la vallée de l'Isère, sur Allevard, est envisagé. Seule la faiblesse relative en approvisionnement en charbon de bois fera reculer le gouvernement - il aurait fallu 36.000 charges de charbon par an quand tout le mandement d'Allevard et les communautés du Grésivaudan proches ne pouvaient en fournir tout au plus que que 15.000 - L'usine tournera donc au ralenti sous la conduite désinvolte de Paulin de Barral, puis de MM. Champel - qui reçoit à Allevard en 1829 la duchesse de Berry - et Giroud, ces derniers, banquiers, bientôt en faillite.

Heureusement, à partir des années 1840, la direction avisée d'Eugène Charrière orientera la production des usines, jusque là consacrée à la seule fonte réservée aux aciéries du seuil de Rives, sur l'acier puddlé (puddlage) grâce auquel les forges obtiendront de gros marchés ferroviaires avec les bandages de roue à mises soudées, tout d'abord, puis aux bandages sans soudure mis au point par l'ingénieur A. Pinat[4]. En 1867 la production d'acier est de 2.000 tonnes. À cette date, les forges comptent un effectif de 446 ouvriers dont 80 lamineurs. La clientèle qui est alors de 400 sociétés presque toutes françaises (Thiers - Saint-Etienne etc) passe à 1300 clients en 1906 avec une effectif de plus de 700 ouvriers et une grosse progression à l'exportation : Autriche-Hongrie, Allemagne - Belgique - Italie. Par ailleurs Allevard va s'associer à quelques grands groupes peu avant la grande guerre (Firminy - Aulnoye - Batignolles - Commentry)[5] C'est également à Allevard que seront fabriquées en 1859 quelques unes des premières plaques de blindage de la frégate "La Gloire", conjointement avec les sociétés Petetin de Saint Chamond et Laubenière de Rouen. Après l'abandon de la fonte au charbon de bois, les forges se convertiront au procédé Siemens pour la fabrication de l'acier, conservant pour Allevard et au passage du siècle, "leur nom et leur place dans le monde métallurgique, à la satisfaction de notre fierté dauphinoise et pour le plus grand profit de sa courageuse population ouvrière" (Chabrand). Mais Allevard qui compte, à cette époque, une usine de soie employant une main d'œuvre féminine nombreuse, établissement dirigé par la famille Izoard, apparentée à l'industriel et banquier grenoblois Aimé Bouchayer, va, en outre, rapidement devenir un grand centre touristique fondé sur le thermalisme.

Moyen Âge et temps modernes

Le château d'Allevard, se situait au dessus du bourg sur une éminence, ceint d'une muraille de 60 toises et décrit « et fluit acqua de Breyda a parte Sabaudie ». Le bourg est également fortifié. Son enceinte est de 1413 toises, percée de quatre portes. Il est mentionné dès 1100. Une maison forte se trouve en bordure du bourg, située près du vingtain[6] et les canaux des moulins en 1367. Une reconnaissance cite : « meniis curtina et clausura ».

On relève également « quaddam hospitium seu fortalicium sum et domum fortem que situatur infra villam de alarvardo » en 1367 pour une tour antique et la maison forte de Guillaume Barral, joignant les fossés de la ville en 1393[7].

Au Moyen Âge, Allevard est le siège d'une seigneurie. L'enquête de 1339, signale l'existence d'une maison forte au lieu-dit La Bâtie « Bâtie d'Arvillard » : « Castrum Bastide alti villaris » (ADI B 4443, f° 14)[8]. Sur un mamelon dominant de 100 m la vallée d’Allevard, le site est naturellement protégé sur trois côtés par des abrupts. Du côté de l'accès, un tertre barre l'éperon. L'enquête précise : « Dictum autem castrum situatum est in quodam altissimo molare valde eminente et deffensabile » (le dit château est situé sur un très haut molard, d’une grande hauteur et facile à défendre). Les dauphins accorderont aux habitants d'Allevard de nombreuses franchises, modifiées successivement au moyen de la charte de franchise ou d'université de 1315, puis celle de 1337. Jusqu'en 1558, ces chartes seront, en fonction des besoins financiers de la couronne, plus ou moins respectées par les rois de France. Henri II, à cette date, vendra, à titre d'engagement et sous réserve de possibilité de rachat, la terre d'Allevard. En 1644, le seigneur engagiste d'Allevard se nomme Thomas Chabo de Saint Maurice, noble savoyard. Son fils, Charles, ambassadeur de Savoie à la cour de Versailles, subrogera à cette vente noble François de Barral(1625-1699), conseiller au Parlement du Dauphiné, fils de Gaspard, avocat et conseiller de la reine-mère et de Marie Vignon épouse du connétable de Lesdiguières .Par ailleurs, Gaspard de Barral était déjà propriétaire d'une aciérie près de Renage et de mines de fer dans la montagne de Saint-Pierre d'Allevard.


La saga des Barral

Cette famille Barral, influente et puissante, car apparentée aux Ponat, Virieu et Tencin, richement établie dans le Voironnais et à Saint-Aupre, prétendait, semble-t-il avec raison, avoir compté autrefois ses ancêtres parmi les seigneurs de la Tour du Treuil et les mistraux d'Allevard dès le XIII° siècle. La branche aînée étant tombée en quenouille au XVI° siècle, elle en serait l'une des branches cadettes[9]. Sous François de Barral de Clermont (1625-1699), époux de Louise de Tencin, apparenté par sa mère aux Clermont-Chaste et neveu d'Anet de Clermont-Chaste, grand-maître de l'ordre de Malte, de grands travaux seront entrepris dans la petite ville fortifiée d'Allevard alors très malsaine : "La population s'amoncelait dans les vieilles maisons insalubres et sans confort que l'habitude faisait supporter. Les rues sans pavé, étroites et sinueuses, dont la boue entretenait une fraîcheur humide et malsaine, favorisaient les épidémies et l'apparition ou la rémanence des goitres" (Bouffier -1846 -) . La construction du premier pont de pierre date de 1688, la réfection de l'ancienne église et le réaménagement de l'ancien château seront réalisés entre 1692 et 1693. La première ouverture du rempart au sud de la cité suivra. François de Barral de Clermont, oncle des célèbres Tencin, décède, doyen du Parlement de Grenoble, en 1699.

En 1751, le roi érigera la terre d'Allevard et son mandement, sous le nom de comté de Barral, en seigneurie incommutable au profit de Jean-Baptiste de Barral (1709-1785), petit-fils de François et président à mortier au Parlement, époux de Marie Antoinette Charlotte de Chaumont-Quitry, descendante du roi capétien Henri Ier, cousine des Montesquiou, d'Artagnan, des ducs de Caumont La Force, Lauzun et Nompar de Caumont et - par alliance avec Charles Le Normant d'Etioles, époux de la favorite royale - de madame de Pompadour. Sœur cadette de madame de Barral, Anne, épouse de l'amiral Claude Regnard de Fuchsemberg, marquis d'Amblimont, surnommée par la maîtresse du roi "la petite chatte", restera avec madame d'Estrades et jusqu'à sa mort (1764) l'une des plus fidèles confidentes de la marquise.

Jean-Baptiste, seigneur d'Allevard, cet "avare atroce, terreur de la gent domestique et des Allevardins à qui il réclamait le règlement des impôts arriérés depuis le...XIII° siècle", ce collectionneur de "bouts de chandelle dérobées dans toutes les auberges où il séjournait", "qui ne mettait jamais le pot au feu chez lui, préférant ponctionner en catimini, au moyen d'un clystère pour lavements, la soupe de ses mineurs au travail", était bien connu de Voltaire qui le rencontra et lui offrit l'hospitalité "sans espoir de retour" en 1757 aux Délices à Genève... non sans avoir consacré à l'épouse du grigou - supposée à juste titre très influente auprès de la puissante marquise de Pompadour lors de la guerre de Sept Ans - notre dame d'Allevard si belle et si bonne - par ailleurs proche parente des "chers anges" et amis d'enfance du philosophe, Charles-Augustin de Ferriol d'Argental et Antoine de Fériol de Pont-de-Veyle dont la mère était une Tencin[10] - ce charmant épigramme :

"Les malins qu'Ignace engendra / Ces raisonneurs de Jansénistes,/ Et leurs cousins les Calvinistes,/ Se disputent à qui l'aura./ Les Grâces dont elle est l'ouvrage,/ Disent : "elle est notre partage / Et c'est à nous qu'elle restera" "''[11]

Le président J-B de Barral et son petit défaut seront également bien décrits par le duc Jules Charles Henri de Clermont-Tonnerre, puis par Stendhal, ami intime de Louis de Barral[12] et proprement "exécutés" par le secrétaire de l'Intendant du Dauphiné, Letourneau : "C'est l'abomination de la désolation, probablement le seul être au monde dont on puisse, sans offenser Dieu, souhaiter la mort !"

Lors de son second séjour à Genève (1765) le président de Barral, qui se faisait alors appeler de Montferrat, entra sans se faire annoncer dans le cabinet médical du célèbre docteur Théodore Tronchin. Ce dernier paraissant surpris, Barral s'excusa : "Vous paraissez surpris, cher docteur, vous ne me reconnaissez pas ?"

"Comment ne vous reconnaîtrai-je pas, mon cher président, vous avez les mêmes bas, les mêmes culottes et le même gilet qu'il y a huit ans[13] !".

Auparavant, la terre de la Bâtie d'Arvillard avait été élevée en marquisat en 1739 au bénéfice de Joseph de Barral (1677-1749), fils de François et père de Jean-Baptiste, seigneur d'Allevard, maître de forges, cousin germain du cardinal de Tencin, beau-frère du richissime ministre et diplomate Louis-Augustin Blondel de Gagny. Joseph de Barral se trouvait, en outre, apparenté du fait de son épouse, née Marie Françoise Blondel de Sissonne d'une famille picarde et champenoise, à la famille de Colbert et à celles des ministres Michel Chamillart et Nicolas Desmarets. Marie-Françoise de Barral, par ailleurs, était cousine germaine de Nicole Charlotte Choderlos de Laclos et de Charles Gaspard Guillaume de Vintimille du Luc, dit " Ventremille", très "opulent" archevêque de Paris.

Président au Parlement de Grenoble, Joseph de Barral, seigneur d'Allevard, commandant en chef pour le Roi en Dauphiné, ayant, sur les conseils des Tencin, largement profité du "sistème" de John Law...et de sa chute, est l'homme le plus riche de la province. Il aura, outre l'aîné Jean-Baptiste, évoqué plus haut, treize autres enfants légitimes, dont les évêques de Castres (Jean-Sébastien) et de Troyes (Claude-Mathias) et le conseiller Charles Gabriel Justin de Barral de Rochechinard, lui-même père du général André Horace François de Barral de Rochechinard, époux d'Anne, fille de Fanny de Beauharnais et tante de Stéphanie de Beauharnais, grande-duchesse de Bade. Par cette dernière alliance, les Barral d'Allevard vont cousiner au XIX° siècle avec une reine du Portugal, un roi de Roumanie et le roi des Belges et, indirectement, avec les familles régnantes de Russie, de Prusse et de Suède. Le conseiller de Barral de Rochechinard est également le père de Louis-Mathias de Barral, archevêque de Tours, premier aumônier de l'impératrice Josèphine et l'un des plus grands prélats du Premier Empire, et du président Joseph Marie de Barral de Montferrat, dernier marquis de Groslée et maire de Grenoble sous la Révolution . Un enfant naturel de Joseph de Barral, seigneur d'Allevard et marquis de la Bâtie d'Arvillard, sera la tige de la famille savoyarde puis italienne et de nouveau française des Barral de Montauvrard, industriels en marbres de Carrare, bientôt apparentés au Premier ministre transalpin, le marquis Starraba di Rudini.

Paulin de Barral[14], son petit-fils (1745-1822), très "librement" élevé par son précepteur, collaborateur de l'Encyclopédie, l'abbé de Valmont, sera le dernier seigneur d'Allevard et de Jaligny en Bourbonnais. Ce fils de Jean-Baptiste, chevalier de Malte, puis relevé de ses voeux à la mort de son frère aîné, Armand, deviendra mousquetaire du roi à quinze ans, puis colonel des Grenadiers royaux et gouverneur de la ville de Vienne. Marié à Versailles à dix-huit ans avec une riche héritière du Bourbonnais, Marie-Séraphine Guillaud de la Motte, en ayant le roi Louis XV, la reine Marie Leczinska et madame de Pompadour comme témoins, Paulin, comte d'Allevard et comte de Barral, "mauvais garçon caractérisé[15]", très tôt exilé de la cour à la suite d'un scandale de mœurs, cultivé et plein d'humour, qui écrivait à son père, l'effroyable avare : "Ne nous quittons plus, cher papa, vous aimez gagner de l'argent, j'adore le dépenser. Nous sommes faits pour nous entendre !", s'est avéré comme étant ce libertin fameux dont Stendhal nous affirme qu'il "mettait sa gloire à être l'amant de toutes les filles du pays[16]". Tout Allevard écrivait-il, "gardait le souvenir de cet homme aimable" Du fait de ses ruineuses débauches et toujours impécunieux, "l'aimable" Paulin, baron d'Empire, président "scandaleux et perdu de réputation" (Champollion-Figeac) du collége électoral de l'Isère, protégé car cousin proche de l'impératrice Joséphine de Beauharnais et chambellan de Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie, vendra à perte son château et ses usines en 1817 à A.B Champel[17]. Un passage d'un de ses nombreux testaments mystiques est révélateur : "Je ne donne rien à ma femme car elle est plus riche que moi. Je ne donne rien à mes enfants car je ne suis pas certain qu'ils soient de moi. Je donne tout ce que j'ai à mes bâtards car je tiens mes maîtresses enfermées jusqu'à leur délivrance". Paulin aura deux garçons de son premier lit. Séparé de corps et de biens d'avec son épouse à la demande de cette dernière après la sortie des "Liaisons dangereuses" (1782) livre scandaleux dans lequel il se sent, à tort ou à raison, impliqué[18], il convolera en 1803, à près de 60 ans, avec une jeune Normande de 18 ans, Zoé Le Roy de Mondreville, qui deviendra dame d'honneur de SAI la princesse Pauline Borghèse. Pour s'être refusée aux avances du souverain,[19] "La Belle Zoé", que son triste et répugnant mari[20] - "sur qui l'on raconte des choses inimaginables et des plus piquantes[21]" - cherche à "placer" auprès de l'empereur, sera exilée à Allevard[22], mais la bonté et la charité de la "belle baronne" resteront longtemps gravées dans la mémoire des Allevardins. L'enfant de Paulin et de Zoé - laquelle aura du colonel Achille de Septeuil deux autres enfants adultérins du vivant du vieux libertin - sera le général Joseph Napoléon Paul de Barral, tué en Algérie en 1851. A la mort de Paulin (1822), on découvrit dans une armoire de son appartement, rue de l'Arcade à Paris, une collection de chaussures dérobées aux dames des cours de Paris ou de Cassel.

Époque contemporaine

Les forges

Carte postale ancienne montrant l'entrée des Forges, desservies par de nombreuses voies verrées raccordées au Tramway de Pontcharra à la Rochette et Allevard
L'entrée des Forges, desservies par le chemin de fer industriel des forges , au début du XXe siècle

En 1917, en pleine guerre, les forges d'Allevard passaient sous le contrôle de la Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine et d'Homécourt, et sous la conduite du grand patron qu'était Théodore Laurent. Ce sera le temps des innovations - aménagements hydro-électriques du Bréda - et des concentrations des productions autour des ressorts, des aimants et des ferro-alliages. La crise de 1930 affectera sensiblement Allevard qui devra restreindre sévèrement ses productions. En 1940, la défaite et des crues catastrophiques dans la haute vallée du Bréda arrêteront même et pendant quelque temps toute production. La Libération marquera un renouveau de l'usine (10.000 tonnes /an de produits laminés) et un afflux régulier de travailleurs immigrés sur les trois sites industriels : La Gorge d'Allevard - Champ-Sappey à Saint-Pierre d'Allevard et Le Cheylas. Les années qui suivront verront l'adoption de la coulée continue et l'association - qui va s'avérer malencontreuse - avec Ugine, pour la fabrication des aimants[23]. En 1973-1974 la réalisation de la centrale électrique des Moulins marquera paradoxalement le temps du départ des forges de leur berceau pluriséculaire depuis le XV° siècle.

La belle histoire du fer d'Allevard se terminait ici...

Le thermalisme

Très tôt, des personnalités célèbres résident en Allevard pour prendre les eaux (que l'on buvait ou dont on inhalait les micro-brouillards dans des salles collectives), tels Alphonse Daudet (celui-ci a d'ailleurs tiré de son passage trois chapitres de son roman, Numa Roumestan)[24], Henri-Frédéric Amiel, Frédéric Ozanam, le duc d'Aumale fils de Louis-Philippe, la famille de Lucien Bonaparte ou la reine Ranavalona III de Madagascar pendant son exil en France. Mais la grande clientèle d'Allevard, à partir de 1880[25], est celle des hommes politiques, prédicateurs et orateurs, chanteurs et chanteuses qui viennent "réparer leur voix". Citons, parmi d'autres, les comédiens Paul Mounet et Mounet-Sully, les frères Coquelin ; Félia Litvinne, Germaine Lubin, Georgette Leblanc, puis plus tard Jeanne Aubert, Cécile Sorel ou Damia, chez les chanteuses ; les politiques comme Eugène Chevandier de Valdrome, Eugène Rouher, Charles Floquet, Edouard Herriot, Georges Picot - qui décède en 1909 à Allevard - Gustave Hervé, Alexandre Zévaès, Auguste Burdeau, ou le sénateur Scheurer-Kestner, en 1897 en pleine affaire Dreyfus, qui sont ici, avec de nombreuses autres personnalités : des ecclésiastiques comme l'abbé Della Chiesa - futur pape Benoît XV - Mgr Félix Dupanloup, évêque d'Orléans, le pasteur genevois Théodore Claparède ou le grand rabbin de France Isaïe Schwartz ; des prédicateurs comme le P. Joseph Gratry de l'Académie Française, ou le P. Jean-Léon Le Prévost ; des diplomates comme Camille Barrère, le comte Vladimir Lambsdorff, le prince Pierre Wolkonsky, le comte Zichy ou le prince Ypsilanti, le prince-alpiniste roumain Alexandre Bibesco ; des musiciens comme Jules Massenet ou Charles Lamoureux ; des photographes Nadar ou les frères Lumière ; des poètes Lucie Delarue-Mardrus ou Patrice de La Tour du Pin ; des musicologues comme Paul-Marie Masson ou Emile Vuillermoz, mais également les peintres Hippolyte Flandrin ou Kees van Dongen ; les romancières Germaine Acremant ou Thyde Monnier ; des académiciens français comme Victor de Laprade ou René de La Croix de Castries ; des professeurs de médecine Louis Landouzy ou Maxime Laignel-Lavastine ; des industriels et financiers comme Pierre Dreyfus, Edward Molyneux ou Calouste Gulbenkian ; des banquiers suisses, Pictet ou Mornay, le chimiste Joseph Bienaimé Caventou, la remuante et attachante féministe Arria Ly qui collabore au journal local, dirigé par le docteur Boël, "La chronique d'Allevard-les-Bains" en 1903[26], le docteur Edmond Locard, neveu du docteur Niepce, directeur des Thermes ; l'architecte Henri Révoil, le président Ferhat Abbas, la famille du président Habib Bourguiba ou l'amiral Muselier, sont, parmi d'autres célébrités, les habitués de la station thermale.

Station efficace, à la fois discrète et très prisée des gens du spectacle - "On ne vient pas ici pour se montrer mais pour se soigner et se reposer" (Dr Revillet-Laure), Allevard s'ouvrira à partir de 1936 à une autre clientèle plus populaire, grâce, en particulier, aux cures ORL et poumons, pour enfants, initiées par le docteur Jean Langénieux. Enfin, c'est en 1994 que s'ouvrira un nouveau bâtiment thermal pour les soins et les cures de rhumatologie renouant avec les premières indications données en 1838 par le docteur Laurent Chataing, premier inspecteur des eaux. Depuis lors la station va chercher à s'ouvrir en proposant de nouveaux traitements anti-stress et également contre la fibromyalgie.


Manifestation locale : marché - jadis foire - de la Saint-Michel (jeudi le plus proche du 29 septembre) dont la date est liée à celle de la descente des alpages ou inalpage, journée qui donnait lieu, jadis, à de grandes fêtes populaires où les vaches étaient décorées de feuilles, fleurs des champs et branchages[27]. "A la Saint-Michel, les Allevardins payaient leurs dettes" auprès de notaires qui, ce jour-là, officiaient en plein air aux portes des cabarets. Ceux qui ne pouvaient s'en acquitter avaient un délai supplémentaire d'un mois pour en finir (le "retour de la Saint-Michel") avant la saisie. Le plat traditionnel toujours servi dans tous les restaurants à cette occasion est la tête de veau. "Allevard avait la réputation d'être un pays de Cocagne. Les étrangers étaient reçus à bras ouverts et sans ostentation. Aucune fête, aucune réunion n'avait lieu sans danser. On faisait venir les violons du voisinage et dans les grandes occasions de Grenoble...Dès qu'un violon paraissait à Allevard on se réunissait dans la maison où il était reçu. Chacun apportait son souper" (Bouffier 1846 ).


De nos jours, le développement de l'industrie du silicium et de ses dérivés près de Grenoble a conduit à une croissance de l'urbanisme pavillonnaire qui impose par son étalement urbain des transformations importantes des paysages de la commune, paysages d'autre part affectés par la déprise agricole et une extension de la forêt.

Administration

Liste des maires successifs[28]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Nicolas Gauthier   notaire
1791 1828 Laurent Dufresne   notaire
1828 1830 André Benoit Champel   maître de forges
1830 1831 Laurent Chataing   médecin
1831 1836 Antoine Auguste Guerre   notaire
1836 1848 Hugues Barbas   rentier
1848 1852 André Auguste Pra   notaire
1852 1854 Nicolas Louis Dufresne   notaire
1854 1867 Séraphin Bouffier   industriel
1867 1870 André Auguste Pra   notaire
1870 1871 Jean Benoît Emery    
1871 1872 Fortuné Authier    
1872 1873 Jean Benoît Emery    
1873 1878 Alexandre Dufresne   notaire
1878 1880 François Auguste Davallet    
1880 1881 André Auguste Pra   notaire
1881 1888 François Auguste Davallet    
1888 1892 François Martinet    
1892 1898 François Auguste Davallet    
1898 1907 Amédée Piattet    
1907 1930 Louis Gerin    
1930 1935 Albert Salvain    
1935 1941 Marcel Dumas Rad-Soc transporteur
1941 1944 Jean Langénieux   médecin
1944 1944 Alfred Couronné   tapissier
1944 1964 Marcel Dumas Rad-Soc transporteur .V.P du Conseil général
1964 1983 Joseph Casserra   boulanger
1983 1989 Philippe Bouffard   médecin
1989 en cours Philippe Langenieux-Villard RPR, UMP,
puis DVD
conseiller régional,
député, puis conseiller général

Transports

La ville d'Allevard est desservie par la ligne 6200 du réseau Départemental (appelé Transisère). Elle est également desservie par plusieurs lignes des Transports du Grésivaudan qui la relie notamment au Lycée Pierre du Terrail à Pontcharra, mais aussi à la Gare de Goncelin avec une correspondance par le réseau TER vers les villes de Grenoble ou Chambéry.

Démographie

Évolution démographique
1852 1926 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008
1500[29] ? ? 2 478 2 565 2 391 2 558 3 081 3876
Nombre retenu à partir de 1990 : Population sans doubles comptes

Monuments

Patrimoine religieux

Patrimoine civil

  • Tour du Treuil ; XIe et XIIe siècle magnifiquement restaurée (propriété privée) ancien fief de la première famille de Barral au XIII° siècle.
  • Château de Barral du XVIIIe siècle, et son parc avec quelques beaux spécimens d'arbres (séquoia, cèdre). Ce château, reconstruit par Paulin de Barral sur une ancienne maison appartenant au notaire Gautier du Replat, dont "les murs durent entendre des propos bien graveleux" (A. Bougy 1838) abritait jusqu'en 1820 une collection de tableaux érotiques "comparable à celle du maréchal de Saxe". Il avait remplacé l'ancien château Morard de Monts (de style Louis XIII), célèbre pour ses jets et escaliers d'eau. Ce dernier était situé en bordure de l'actuel parc Joseph de Barral. Il sera détruit pour être vendu en "matériaux de construction" à la demande de Mgr Claude Mathias de Barral, évêque de Troyes, ruiné par ses prodigalités lors de l'exil du parlement de Paris dans sa ville épiscopale.
  • Au cimetière, monument funéraire, en forme de chapelle pyramidale surmontée de la statue de Saint-Etienne, de la famille de Croüy-Chanel qui se dit descendre des rois de Hongrie de la dynastie arpadienne (transformé en columbarium).
  • Les thermes et le parc Thermal : l'ensemble constitue un exemple unique en France de "grammaire des styles d'établissements balnéaires". En forme de conque, dominé par l'hôtel Splendid, œuvre de l'architecte parisien Masson (1909) à structure de charpente métallique (Gustave Eiffel), le parc regroupe les thermes Niepce, œuvre de l'architecte normand Jory, à la fin du XIX° siècle, l'ancien casino précédé d'une belle rotonde ornée de modillons en bas-relief (1925), les thermes Chardon bientôt réaffectés, bâtiment édifié par l'architecte Jocteur Monrozier (1960) et supervisé par l'architecte Albert Laprade, abritant une fresque de Françoise Boudet, premier Grand Prix de Rome (1950) et lauréate de la Casa de Velazquez (1956), et les thermes Villiot consacrés à la Rhumatologie (1994), œuvre de l'architecte chambérien Roche, décoré de céramiques de Roger Capron.
  • Une promenade à pied "à travers le lacis des petites rues du centre de la ville" (A. Daudet) donne au touriste l'impression de se trouver à l'intérieur des remparts d'une cité fortifiée. A voir, aux frontons des entrées de certaines maisons, les représentations de masses croisées signalant les anciennes propriétés des forges d'Allevard.

Patrimoine industriel

L'ancienne gare du Tramway de Pontcharra
Viaduc du chemin de fer d'Allevard

Forges : plus aucun édifice de l'époque moderne sur la commune d'Allevard. L'usine a déménagé ses dernières productions au Cheylas, dans la vallée de l'Isère, entre 1964 et 1974 (voir cependant les vestiges d'anciennes mines sur le sentier du fer pour les exploitations plus anciennes) - reste d'un four à griller à Saint-Pierre d'Allevard.

Remarque : les nombreuses scieries mues par la force hydraulique ont toutes disparu. Il reste cependant quelques vestiges le long des berges de prises et de canaux. De même pour les martinets qui ont tous disparu, sauf celui de l'Oursière (canal d'amenée obstrué, roue démontée, mais atelier et sa forge encore 'debout') et celui des forges du Bréda (Clérin et Gremen) sauvé et remonté en état de marche au musée des forges et moulins de Pinsot.

Chemin de fer : il reste également des vestiges ferroviaires sur la commune :

Musées

  • Musée Jadis Allevard
  • Maison des Forges et Moulins de Pinsot

Personnages célèbres

  • Paulin de Barral, libertin ayant servi de modèle au personnage de Valmont dans les Liaisons dangereuses de son cousin Choderlos de Laclos.
  • Jean Béranger, mari de Christine Goitschel , originaire du hameau du Montouvrard, et ancien entraineur de l'équipe de France
  • Jean Guerre Dumolard, juriste et homme politique, écrivain lyonnais, né à Allevard.
  • Estelle Dubeuf, épouse Fornier, née en 1797, fille d'un directeur des forges de Paulin de Barral et petite-fille du notaire allevardin Nicolas Gautier du Replat fut le premier et le dernier amour de Berlioz[30].
  • Bernard Niepce, médecin, cousin de Nicéphore Niepce, inspecteur des eaux d'Allevard et inventeur des inhalations froides, entre 1848 et 1882.
  • Eugène Charrière (1805-1885), maître de forges, développe la fabrication de l'acier pour le ferroviaire et la marine de guerre à Allevard.
  • Olivier Billaz, né à Allevard en 1856, Normalien, agrégé de lettres, collaborateur de Jean Jaurès, animateur des "Universités populaires", professeur au lycée Charlemagne puis au lycée Buffon à Paris, collaborateur de Ferdinand Brunot à la Société des amis de l'enseignement moderne, historien du pays d'Allevard, auteur de "En Allevard, essai descriptif et historique sur un canton des Alpes françaises" (1907).
  • Mgr Charles Cotton, curé-archiprêtre d'Allevard, élevé en 1875 au siège épiscopal de Valence, prélat très hostile aux lois Jules Ferry.
  • l'abbé Auguste Milliat, né à Allevard en 1862, poète, professeur et écrivain catholique.
  • Lily Fayol, artiste de variétés, chanteuse, est née à Allevard le 12 juin 1914.
  • Pierre Rambaud, sculpteur et peintre.

Jumelage

Drapeau de l'Italie Menaggio (Italie)

Notes et références

  1. Barral de Montouvrard : De gueules, à trois bandes d'argent, au chef du même, ch. de trois cloches d'azur, bataillées d'or. Couronne de comte ou de marquis. Devise: SIC PERSONAT VIRTUS.
    Source 
    (en) Jean-Baptiste Rietstap, armorial général (tome 1 et 2), Gouda, 1884-7 
  2. Vexillologie Provençale, Grésivaudan
  3. Rivoire de La Bâtie : "Armorial du Dauphiné" - Lyon 1862 - page 44 -
  4. "Les quinze glorieuses d'Allevard 1842-1856" in Histoire du fer au pays d'Allevard n° 9 - 2009 -
  5. Pierre Léon : "L'usine d'Allevard" Allier 1963
  6. Le mot « Vingtain » vient du nom d'un impôt local le « Vingtième » prélevé au Moyen Âge pour l'entretien et la réparation des remparts urbains dans le lyonnais.
  7. Élisabeth Sirot 2007, p. 61.
  8. Élisabeth Sirot 2007, p. 32.
  9. Georges Salamand : "Barral une famille de maîtres de forges dauphinois" in Histoire du fer au pays d'Allevard n°7 - 2006
  10. Angélique de Tencin, épouse du comte Augustin de Ferriol, receveur général des finances du Dauphiné et président du Parlement de Metz. Cette sœur aînée du cardinal et de madame de Tencin avait été, entre autres, la maîtresse de Vauban.
  11. Lettre de Jean-Louis Du Pan à Abraham Freudenreich 1757 - Genève B.P.U ms suppl. 1547
  12. Stendhal : "Racine et Shakespeare" in Oeuvres complètes éditions de la Pléiade 1982
  13. Ibidem : du même au même B.P.U Genève ms
  14. Georges Salamand : "Paulin de Barral, libertin dauphinois - un débauché à la veille de la Révolution française" éditions de La Pensée Sauvage 1989
  15. Georges Poisson : "Choderlos de Laclos ou l'obstination" - Prix Goncourt de la biographie 1986 -
  16. Stendhal : "Mémoires d'un touriste" 1848
  17. "Notes et réflexions de Marc Nicolas Bouffier sur le pays d'Allevard (1846) Histoire du fer au pays d'Allevard n° 8 - 2008 -
  18. Dans sa confession de 1784, Paulin écrit : "Je me suis livré à un genre de vie dissipée, fruit ordinaire de mon inaction", puis s'étonne : "Mon épouse était au courant de mes aventures. C'était elle qui rédigeait le brouillon de mes lettres galantes" (archives des forges d'Allevard)
  19. "Je vous aime, lui aurait dit Napoléon, tâchez d'en faire autant ! " ("Mémoires de Constant, valet de chambre de l'empereur ") 1904
  20. selon les "Mémoires" du général Thiébault, Paulin ne se lavait jamais. Quand le médecin venait lui prendre le pouls, il exigeait qu'on lui lave une main auparavant."Devenu paralysé, lorsque son épouse devait sortir ou avait autre chose de mieux à faire que d'aller le voir, elle lui faisait dire par sa femme de chambre : "madame est malade, elle a la fièvre très fort !" "Ah, tant mieux répondait-il, tant mieux !"
  21. Octave de Barral "Souvenirs de guerre et de captivité d'un page de Napoléon " Lyon 1924
  22. Jean Savant : "les femmes qui ont dit non à Napoléon" Paris 1961
  23. Jean-François Belhoste : "Histoire des forges d'Allevard" Didier-Richard 1982
  24. Georges Salamand : "Alphonse Daudet à Allevard" éditions Glénat 1977
  25. Georges Salamand : "Histoire vivante du thermalisme à Allevard" éditions du Fond-de-France 2007
  26. " De toutes les chinoiseries et cocasseries qui hérissent le code Napoléon, celle contenue dans l'article 213 exigeant l'obeïssance de la femme à son mari est à coup sûr la plus typique" (Chronique d'Allevard-les-Bains 1903)
  27. Arnold Van Gennep : "Le Dauphiné traditionnel" tome 3 - éditions Curandera 1993
  28. Source pour la période 1790-1907 : dallage en honneur des maires d'Allevard situé devant la mairie.
  29. Bouillet, Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, Hachette 1852
  30. Pascal Beyls : "Estelle Fornier, premier et dernier amour de Berlioz" 2005

Voir aussi

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Bibliographie

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Editions Picard, 2007 (ISBN 9782708407701) .

Liens externes


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