Le Blanc Mesnil


Le Blanc Mesnil

Le Blanc-Mesnil

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Le Blanc-Mesnil

La Place de l'eau et la flèche de l'Hôtel de ville.
La Place de l'eau et la flèche de l'Hôtel de ville.

Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Arrondissement du Raincy
Canton Canton du Blanc-Mesnil (chef-lieu)
Code Insee abr. 93007
Code postal 93150
Maire
Mandat en cours
Didier Mignot (PCF)
2008-2014
Site internet http://www.blancmesnil.fr/
Démographie
Population 51 109 hab. (2006)
Densité 6 349 hab./km²
Gentilé Blanc-Mesnilois(es)
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 00″ Nord
       2° 27′ 00″ Est
/ 48.9333, 2.4500
Altitudes mini. 37 m m — maxi. 47 m m
Superficie 8,05 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Le Blanc-Mesnil est une ville française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis et la région Île-de-France, à sept kilomètres des boulevards des Maréchaux et du périphérique au nord-est de Paris.

Administrativement, le canton du Blanc-Mesnil se rattache à la sous-préfecture du Raincy. Le Blanc-Mesnil a une population de cinquante mille habitants. Ses gentilés sont appelés les Blanc-Mesnilois.

Placé dans l'un des axes majeurs de développement de la région Île-de-France à mi-chemin de Paris et de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, le Blanc-Mesnil reste un pôle économique et culturel actif dans le département.

Sommaire

Géographie

Commune de la Seine-Saint-Denis (93)
Seine-Saint-Denis-Position.svg Localisation du département en France

Située dans la partie méridionale de la plaine de France aujourd'hui largement urbanisée, la ville, sans relief particulier, est traversée au nord par la Morée, cours d'eau aujourd'hui canalisée et délimitée au sud par la Molette, physiquement plus présente en surface.

La partie septentrionale de la ville est placée sur un ample bombement de la plaine de France. Il est ceinturé par trois dépressions :

  • Au nord, la vallée de la Morée, dont l'altitude varie de 41 à 43 mètres ;
  • À l'est, à la confluence de la Morée et du Sausset (47 mètres) ;
  • Au sud, par la vallée de la Molette.

La commune se situe à mi-chemin entre le Stade de France et l'Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

Le Blanc-Mesnil est bordé par sept communes :

La commune fait partie du pays d'Aulnoye délimité au nord par le pays de France, au nord-est par la Goële et à l'est par la Brie meldoise dont font aussi partie Drancy, Bobigny, Bondy, Les Pavillons-sous-Bois, Aulnay-sous-Bois, Le Raincy, Livry-Gargan, Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Gagny et Coubron.

La commune est adhérente depuis 1971 du Syndicat intercommunal d'études et d'aménagement de la Plaine de France et de l'Aulnoye (SIEAPFA). Depuis 2002, elle fait partie de l'Établissement public d'aménagement de la Plaine de France[1].

Réseaux de communication

Au cœur d'un axe de développement

Le Blanc-Mesnil se situe à proximité de la plateforme aéroportuaire d'affaires, au sud de l'Aéroport du Bourget et à l'est de l'Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

On y relève dans un rayon proche la présence d'équipements à vocation économique et culturelle : le Parc des expositions de Villepinte et du Bourget, les complexes économiques de Tremblay-Villepinte (Paris-Nord II), le pôle de développement tertiaire, industriel et hôtelier de Roissy et le Parc de la Villette, avec la Cité de la Musique.

Desserte autoroutière, routière et ferroviaire

La ville est accessible et traversée par l'autoroute A1 à l'ouest et l'autoroute A3 à l'est.

Elle est reliée à la province par la route départementale 17 en direction du nord et de la route départementale 2 vers Soissons et Laon.

Lignes de chemin de fer en direction de la gare du Blanc-Mesnil
Passerelle du Sémaphore

La départementale 115, appelée route des Petits-Ponts, traverse le sud de la ville jusqu'au carrefour de la Négresse. D'un côté, elle mène à la porte de Pantin. De l'autre, à Mitry Mory et à Meaux dans la Seine-et-Marne.

Pour le trafic ferroviaire, elle est desservie par la gare du Blanc-Mesnil sur la ligne du RER B, mais aussi par la gare de Drancy (autrefois gare de Blanc-Mesnil-Drancy), aujourd'hui située en contre-bas du pont de la rue Anatole-France à Drancy qui relie la partie septentrionale de la ville. Par la ligne de chemin de fer, Notre-Dame de Paris et la Sorbonne, sont à trente minutes.

La circulation de proximité est assurée par dix-sept lignes d'autobus et une ligne d'autobus noctilien, qui sillonnent la ville et desserte les communes voisines jusqu'à Roissypole, Paris intra-muros, la gare de Paris-Est et la place de la Nation.

Le « Pont des sables » et la passerelle piéton du Sémaphore relient la rive droite à la rive gauche de la ville séparée en deux par une large bande de voies ferroviaires et une gare de triage.

Une piste cyclable à double sens en cours de prolongement sillonne le nord de la ville.

Climat

Le Blanc-Mesnil est soumis à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'urbanisation dense de l'agglomération parisienne provoque une légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France, en particulier par temps calme et anticyclonique. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour. La température moyenne annuelle est de 11°C, le mois le plus le froid est janvier avec + 4,7°C. Les mois les plus chauds sont juillet et août avec une moyenne supérieure à 20°C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25°C est de 43, dont 9 au-delà de 30°C[2].

Toponymie

Dans un acte royal de 1060, la première mention connue à ce jour du nom du Blanc-Mesnil apparaît sous la forme de Mansionale Blavum qui signifie « La Blanche Maison ». Le nom du lieu pourrait être en référence aux maisons bâties en pierre calcaire, ou peut-être à la poussière de farine recouvrant les maisons proches du moulin à eau.

Le premier toponyme de Mansionile Blavum s’altère par la suite pour devenir Maisnellus Albus entre 1061 et 1095, Blancum Mensionile en 1118, Mansionile Blaum en 1141, Blaumesnillum en 1163 et sans doute par attraction paronymique Blanc Meny en 1453, puis sous sa forme presque finale en 1775 Blanc-mênil[3].

Héraldique et seigneurs du Blanc-Mesnil

Blason

Armes du Blanc-Mesnil

Les armes du Blanc-Mesnil se blasonnent ainsi :
D'azur à la croix engrêlée d'or cantonnée au premier d'un échiqueté d'argent et d'azur de quatre tires en référence a l'abbaye de Saint-Denis, au deuxième et au troisième d'une main dextre apaumée d'or, au quatrième d'un drageoir du même.

Le blason est inspiré de celui de la famille Potier de Blancmesnil qui règne sur les terres du Blancmesnil au XVe siècle. La croix et le drageoir sont repris des armoiries de la Corporation des Orfèvres de Paris.

Seigneurs du Blanc-Mesnil

Sous l'Ancien Régime

  • Xavier Pierre Louis Charles, Comte de Delley de Blancmesnil (1782-1852), officier de cuirassiers[4].
  • Pierre-Nicolas de Delley de Blancmesnil (1752-1782), seigneur de Villeparisis, mestre de camp de cavalerie.
  • Nicolas Dedelay dit de Delley, seigneur de Blancmesnil, (1709-1783), conseiller de Louis XV et Louis XVI[5].
  • Guillaume de Lamoignon de Blancmesnil (1683-1772), Président au Parlement de Paris, Chancelier.
  • René de Marillac (-1719), Conseiller d'État ordinaire et conseiller d'honneur au Parlement de Paris, Chevalier.
  • René Potier (-1680), seigneur de Blancmesnil et du Bourget, conseiller au Parlement de Paris.
  • Louis Potier de Gesvres (-1630), seigneur de Blancmesnil, secrétaire d’Etat [6].
  • Jacques Potier (-1555), seigneur de Blancmesnil et Plessis-Gassot, conseiller au Parlement de Paris et de Bretagne.
  • Nicolas III Potier, seigneur de Blancmesnil et de Groslay, conseiller du Roi.
  • Nicolas II Potier, seigneur de Blancmesnil et de Groslay, Prévôt des marchands de Paris.
  • Simon Potier.
  • Jehan Trottet, premier seigneur du Blancmesnil.

Blason des seigneurs du Blanc-Mesnil

Blason des anciens seigneurs du Blanc-Mesnil

Histoire

Préhistoire et Antiquité

La découverte en 1984 dans le cadre de fouilles archéologiques de trois haches polies et de silex retouchés atteste une présence humaine sur le site du Blanc-Mesnil à l'époque néolithique et gallo-romaine[7]. Des tessons de céramique gauloise y ont été découverts[8].

La Morée et la Molette et la proximité d’une ancienne voie romaine (routes nationales n°2 et n°17) confortent cette hypothèse.

En 2009, douze sépultures ont été exhumés sur un chantier. Dans la plupart d’entre elles, un glaive, une lance ou des fibules[9].

Moyen Âge

De la chapelle au manoir seigneurial

Philippe Ier de France, roi de France de 1060 à 1108, dote l'abbaye Saint-Vincent de Senlis, fondée par sa mère Anne de Kiev pour le repos du roi Henri Ier, des terres du Blanc-Mesnil, sans doute une propriété agricole avec terres et dépendances.

Dès 1353 sous le roi Jean II, la chapelle Notre-Dame de l'Annonciation (également appelée Notre-Dame de Blancmesnil[10]) devient un lieu de pèlerinage[11] de la confrérie des Orfèvres de Paris qui s'y rend jusqu'en 1678, située à deux grandes lieues de la capitale. Elle dépend alors de la paroisse de Dugny et du diocèse de Paris. Les pèlerinages ont lieu à l'Annonciation, à l'Assomption et à la Conception. La légende veut que Jeanne d’Arc soit venue prier dans la chapelle et se reposer sous l'un de ses arbres de la ferme Notre-Dame, appelé des siècles durant, « l'arbre de Jeanne d'Arc ». La chapelle est mentionnée dans le compte des menus plaisirs d'Isabeau de Bavière. La chapelle est détruite en 1823.

Au début du XIVe siècle, le hameau se situe à l'endroit que l'on nomme encore aujourd'hui le Vieux pays (rue Edouard Renault et alentours). Il possède un manoir seigneurial, quelques chaumières, la chapelle Notre-Dame et un moulin à eau. Le territoire est « en labourages et en prairies »[12]. À l'époque, le hameau est chef-lieu paroissial.

Époque moderne

De la seigneurie au hameau

Au XVe siècle, Simon Potier, prévôt des marchands, prend le contrôle de la seigneurie, dans laquelle il fait bâtir un château. La famille Potier de Blancmesnil y règne jusqu'à la cession du fief en 1672 à René de Marillac, maître des requêtes au Conseil d’Etat, puis à Charles Armand René de La Trémoille[13].

Le jeudi 27 juin 1624, Jean Héroard évoque le jeune Louis XIII dans le château qui « dépouille son pourpoint, se met sur son lit à midi et s'éveille à quatre heures ». Il joue « à la longue paume deux heures, puis soupe et se couche à dix heures ». Le lendemain matin, il « monte à cheval à onze heures, part du Blanc-Mesnil, arrive à Paris à une heure »[14].

Guillaume de Lamoignon de Blancmesnil, président du Parlement de Paris, reprend la charge.

À la veille de la Révolution française, le hameau du Blanc-Mesnil comporte trois fermes, un moulin à eau, un débit de boissons, les enseignes d'un maréchal-ferrant et d'un charron. Il possède également les domaines du Coudray (avenue Pasteur) et de Groslay (avenue Paul Vaillant-Couturier).

Le château de Blanc-Mesnil[15] est attesté en 1680. Il prend l’apparence d’un bâtiment de quarante-cinq mètres de long sur dix mètres de large faisant retour à angle droit vers l’avant aux deux extrémités. Propriété de la famille Lamoignon, le château est rénové en 1752, mais sans modification de son plan. Il est alors une demeure de plaisance, entourée de grands jardins français et d’un vaste parc. Les jardins sont entourés de murs et bordés par un large bassin, alimenté par l’un des bras de la Morée.

Le château est bas, mais solidement bâti et soutenu de quatre pavillons couverts d'ardoises. Il y a un étage et le bâtiment est surmonté d’un clocheton. Le château occupe toute la largeur d’une plate-forme longue de quatre-vingt cinq mètres et ceinte de fossés larges d'une vingtaine de mètres. Deux pavillons occupent les angles nord-ouest et sud-ouest de la plate-forme. La plate-forme est précédée à l’ouest d’une avant-cour de soixante mètres de long sur cinquante mètres de large, à laquelle on accède par une entrée en demi-lune.

Le château est cédé à Nicolas Dedelay dit de Delley, seigneur de La Garde et de Blancmesnil, fermier général et secrétaire du roi.

À la Révolution, il est abandonné par le comte Pierre Louis Charles Delley, et détruit vers 1800. Les pilastres de l’entrée sont remontés à l’entrée du parc Jacques-Duclos[16].

Sous la Révolution

À la Révolution, le village ne compte que quinze feux (ou familles). En vertu du décret du 14 décembre 1789 relatif à la constitution des municipalités, le Blanc-Mesnil qui a cent dix habitants doit élire un corps municipal. N'ayant pu trouver le nombre suffisant d'hommes pour remplir les fonctions d'officiers municipaux - il faut être imposé de dix livres au moins pour obtenir le droit de vote -, les villageois demandent à être réunis à la municipalité d'Aulnay.

En application de la loi du 22 décembre 1789, le hameau fait partie de la Seine-et-Oise, l'un des quatre-vingt trois départements créés le 4 mars 1790 à partir d'une partie de la province d'Île-de-France. Versailles est le chef-lieu du département, le Blanc-Mesnil, lui, dépend du district de Gonesse.

Le 9 Décembre 1792, en l'An I de la République, de nouvelles municipalités sont élues. C'est un renouvellement complet des conseils municipaux et pour la première fois une élection au suffrage universel. Joseph Mirgon, jardinier au château, devient le premier maire du Blanc-Mesnil.

Époque contemporaine

D'un village au grand boom du lotissement

Au début du XIXe siècle, le village ne dispose toujours pas d'une église et d'un cimetière, et reste étroitement dépendante de sa voisine Aulnay.

Le 29 juin 1815, l'armée prussienne prend le Blanc-Mesnil, avant de gagner Saint-Denis et Paris[17].

En mai 1816, Louis XVIII ordonne que les nobles rentrent en possession de leurs biens et qu'ils se substituent aux maires. Le marquis de Gourgues, maire d'Aulnay, devient ainsi maire du Blanc-Mesnil.

Entre-temps, Alexandre Gui-Pierre de Lavau, héritier des Delley, se fait édifier un pavillon de chasse. L'une des salles fait office de mairie. L'école est dispensée dans une grange, une bergerie abrite une chapelle. Les travaux des champs ponctuent les heures de la vie paysanne du village blanc-mesnilois.

Entrée de la ferme du Groslay aujourd'hui, où le général Ducrot fit une halte

La bataille du Bourget en 1870 cause de grands dégâts, provoquant la fuite des habitants vers Paris. Le 25 décembre 1870, le général Ducrot reprend la ferme du Groslay[18].

Le Vieux Pays au début du XXe siècle

En 1858, la construction de la ligne de chemin de fer Paris-Soissons et la création de la zone industrielle de La Molette, contribue au développement de la commune. La première gare n'ouvre qu'en 1912. Sur le plan de l’habitat, tout commence en 1896, lorsque la Compagnie des chemins de fer du Nord fait construire, sur une bande de terre jouxtant la voie ferrée, une dizaine de pavillons avec jardins potagers qu’elle vend à crédit à des cheminots. Des moissonneurs belges participent aux travaux des champs. Un commentateur[19] en goguette évoque en 1908 « la route de Dugny, ou encore celle qui conduit aux hauteurs de Blanc-Mesnil  : et dites si ce paysage n'a pas sa beauté particulière, s'il n'y fait pas bon vivre et se reposer (Poste, télégraphe, téléphone. — Marché mercredi et samedi) » et la possibilité de se « rendre chaque matin à son travail, et chaque soir venir se reposer dans la vraie campagne ».

Le grand boom du lotissement ne prend qu'après la Première Guerre mondiale avec l'arrivée massive de populations ouvrières au « nouveau village » proche de la gare, afin de profiter du « du bon air de Blanc-Mesnil ». Il bénéficie de la proximité de l'aéroport du Bourget, qui connaît un important développement au cours des années 1930. Des entreprises de métallurgie, de chaudronnerie et de calorifugeage, ainsi qu'une filiale du groupe Maggi[20], s'y établissent. Entre 1901 et 1926, la population du Blanc-Mesnil est multipliée par cinquante.

Plaque commémorative de la Résistance qui jalonne la ville

En 1931, les digues de l'Ourcq se rompent. Au Blanc-Mesnil, trois cents maisons sont atteintes par les eaux. Les habitants sont évacués[21]. La commune compte alors quatre cinémas : le Blanc-Mesnil-Palace, le Cinéma de la Paix, le Zénith et l'Alhambra.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les bombardements aériens laissent de profondes séquelles dans une commune à moitié détruite à cause du voisinage de l'aéroport du Bourget et des installations ferroviaires stratégiques. La Résistance s'organise peu à peu.

Le Blanc-Mesnil est libéré le 27 août 1944.

Le patrimoine industriel

La saga du bouillon

Installée dès 1930 par la Société industrielle des spécialités alimentaires, la filiale Maggi, connue sous le nom de « Bouillon Kub » s'installe au 192 avenue Charles Floquet et est dirigée par le suisse Eugène Fischer[22]. Avant la Seconde Guerre mondiale, elle emploie une centaine de salariés.

Située entre la gare de triage et le champ d'aviation du Bourget et munie d'une batterie DCA ennemie installée sur le toit, elle devient la cible des bombardements anglais.

À la Libération, et à la suite de la fusion de Nestlé et Maggi, elle devient une fabrique pour les célèbres petits pots pour bébé. L'usine a alors 250 salariés. En 1969, Nestlé fusionnant avec Findus, l'usine fabrique des crêpes et conditionne du poisson. En 1972, les activités de la société cessent.

Les Trente Glorieuses

Des vestiges de la campagne à l'urbanisation

Jusque tard dans les années cinquante, le Blanc-Mesnil reste campagnard. Au lieu-dit « Les Sables du Groslay », il y a de grandes prairies où paissent des vaches et broutent des moutons. De part et d'autre, des champs de blé. Dans le petit bois Surcouf où se jette les eaux de la rivière La Molette, des grenouilles et des salamandres.

Face à la demande croissante de logements de l'après-guerre, tant au niveau communal que national, trente-et-une cités sortent de terre entre 1957 et 1974.

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[23], la commune fait partie du département de la Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

Au nord, elle développe sa zone d'activité, dans laquelle des entreprises, Canon, Panasonic, Warner Music, Rank Xerox, Cégédur (filiale du groupe Péchiney), Bénénuts et La Maison du Café, s'installent : beaucoup ont depuis quitté le site. Au sud, on trouve Air Liquide (leader mondial des gaz industriels) ainsi que l'entreprise métallurgique Bancilhon-Varlot (rachetée depuis par la SIDEC). Cette zone s'est également désertifiée, puisqu'elle a vu partir des sociétés comme Café Legal, Duroi-Jacquet[24] ou Rank Xerox.

Le parc Jacques-Duclos est créé au nord de la ville en 1976.

Époque contemporaine

Dans le cadre d'un projet urbain qui participe au visage architectural moderne du Blanc-Mesnil, les réalisations récentes s'organisent autour de trois axes :

  • Pour l'activité économique, le parc Modus, la ZAC Gustave Eiffel, le Carré des aviateurs ;
  • Pour l'éducation et l'habitat, le lycée Mozart, les Terrasses du Blanc-Mesnil, Cœur-de-Ville, la Villa Charles Floquet ;
  • Pour la culture, le Forum culturel, le cinéma Louis Daquin, la médiathèque Edouard Glissant et le Deux pièces cuisine.

Comme de nombreuses communes de l'agglomération parisienne et celle des grandes villes de province, les émeutes de novembre 2005 affectent les quartiers nord, Sud et Centre de la ville : incendie d'automobiles, d'autocars privés, d'autobus et de poids lourds, d'entrepôts et de gymnase. Les dégâts matériels s'élèvent à hauteur de cinq millions d'euros pour les biens public et privé. Dans ce contexte, le vendredi 4 novembre, Daniel Feurtet, maire du Blanc-Mesnil, Marie-George Buffet, députée, et Hervé Bramy, président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, sont reçus à Matignon.

Des chaînes d'information en continu française et internationale sont présentes dans la commune. La presse allemande (Der Spiegel, Berliner Morgenpost, Die Zeit), américaine (Washington Post[25], Herald Tribune, New York Times), britannique (The Guardian), chinoise (Tapei Times) et l'agence de presse Associated Press, consacrent des articles sur les événements (« riots »). Une délégation du Transport du Congrès américain a été reçue en mai 2008.

Démographie

Évolution démographique
(Source : [26])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
120 63 83 81 96 109 95 128 119
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
109 105 138 128 156 166 170 165 170
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
213 978 1 770 3 893 10 688 19 343 21 660 18 113 25 363
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
35 708 48 487 49 107 47 037 46 956 46 936 51 109 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Le Blanc-Mesnil est la 123e ville de France[27], la 9e ville de Seine-Saint-Denis[28] et compte parmi les vingt villes les plus peuplées d'Île-de-France.

35,4 % des Blanc-Mesnilois ont moins de 25 ans, 48,4 % entre 25 et 59 ans, 16,3 % ont 60 ans ou plus.

Habitat

Rue résidentielle au Sud du Blanc-Mesnil

Le parc de logement se répartit entre une zone pavillonnaire de propriétaires individuels et une zone d'habitat collectif.

La répartition des statuts d'occupation des 18 411 ménages s'effectue entre 7 550 propriétaires d'un logement individuel dans le parc pavillonnaire, prés de 7 500 locataires du parc HLM, et le reste essentiellement dans le parc locatif privé.

Le secteur pavillonnaire s'étend sur le centre-ville et la partie sud plus verdoyante, et 1/5e de la population y vit, soit entre 10 000 et 15 000 habitants. Parfois, située à proximité de quartiers H.L.M. au centre est et ouest, comme la cité Pasteur ou la Z.A.C. Pierre-Sémard, et au sud, comme les Quatre Tours ou encore la cité Danielle-Casanova, la population peut y sentir un sentiment d’abandon et de relégation, bien que fort attachée à la ville et à son image.

La majeure partie du parc social est inégalement répartie dans la zone nord de la ville, et de façon plus parcellaire au sud. Le plus grand complexe est celui des Tilleuls au nord qui comporte 2 752 logements sociaux. Avec une population de 12 000 habitants, ce quartier compte près du 1/5e de la population communale. Une grande diversité de nationalités y est représentée. Le chômage est élevé avec un taux qui atteint 23,7 %, et même 27,7 % chez les 15-25 ans. La population est jeune avec un taux de 40 % de moins de 20 ans. Classées comme « Zone franche urbaine », la Cité Voie Verte, le 212 ou encore le Pont-Yblon constituent avec leur voisin des Tilleuls les quartiers nord de la ville. Un programme de rénovation urbaine est en cours.

Administration et politique

Administration

Le canton du Blanc-Mesnil est formé par cette seule commune. La ville n’est membre d’aucune communauté d’agglomération. Ancienne commune de Seine-et-Oise, la ville est devenue une des quarante communes du nouveau département de la Seine-Saint-Denis le 1er janvier 1968. La ville fait partie de la IVe circonscription de la Seine-Saint-Denis. Le député de la circonscription est Marie-George Buffet, ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports du gouvernement de Lionel Jospin, son suppléant est Azzedine Taïbi, conseiller général de Stains.

Le Blanc-Mesnil abrite plusieurs administrations et services publics sur son territoire : un bureau de poste principal et deux annexes, un centre des impôts, une trésorerie principale, une agence nationale pour l’emploi (ANPE), un accueil ASSEDIC, une Caisse Primaire d'Assurance-Maladie, un point d’accueil EDF-GDF, d'une bourse du travail entre autres. La ville dispose également d'un GRETA (51, avenue de Verdun) et d'un espace emploi-insertion.

Le Blanc-Mesnil fait partie de la juridiction d’instance et de grande instance et du tribunal de commerce de Bobigny.

Vie politique

La commune compte, en plus du maire, quarante-deux conseillers municipaux dont douze adjoints, proportionnellement au nombre d'habitants. Le conseil municipal est composé de douze communistes (Parti communiste français, dont Marie-George Buffet, huit socialistes (Parti Socialiste), quatre Verts (Les Verts), neuf UMP, un Lutte Ouvrière (LO), deux divers gauche (ex-PS) et sept personnalités membres du groupe des "élus communistes, personnalités et Lutte Ouvrière".

Aux élections présidentielles de 2007, les Blanc-Mesnilois ont préféré Ségolène Royal (55,84 %) à Nicolas Sarkozy (44,16 %). L'abstention s'élève à 17,85 %[29].

Au premier tour des élections législatives de 2007, Thierry Meignen (Union pour un mouvement populaire) est arrivé en tête avec 34,35 % des voix devant Marie-George Buffet (Parti communiste français) avec 32,26 %, Marie-Pierre Ramos (Parti socialiste) avec 15,55 %, et Alain Geoffroy (Front national) avec 5,38 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil de 3,5 %. Au second tour, Marie-George Buffet est réélue avec 55,95 % des suffrages exprimés[30].

Lors des élections municipales de 2008, la liste « A gauche pour une ville de toutes les réussites », menée par Daniel Feurtet et Didier Mignot, remporte le scrutin avec 43,91 % des suffrages exprimés. Les listes menées par Thierry Meignen (Ensemble pour changer le Blanc-Mesnil) et Alain Ramos (Le Blanc-Mesnil, c'est vous) obtiennent respectivement 43,55 % et 12,54 % des voix. La participation s'établit à 53,30 % des inscrits[31].

Vie participative, associative et citoyenne

Des instances de démocratie locale permettent d'établir un dialogue entre les habitants, les élus, les professionnels, les jeunes et les moins jeunes. Dans ce contexte, l'initiative « Décidons la ville ensemble » a été mise en place en 2005 pour encourager la participation citoyenne[32] et passer à une étape supérieure dans l'élaboration des décisions par les habitants eux-mêmes.

  • Le Conseil consultatif des aînés rassemble quarante-quatre membres retraités et personnes âgées désignés par tirage au sort.
  • Le Conseil Local des Jeunes regroupe 44 membres garçons et filles âgés de 15 à 25 ans, élus par les jeunes Blanc-Mesnilois. Non seulement, il est un moyen pour les jeunes citoyens de prendre en charge les décisions qui les concernent, mais aussi une façon de participer activement aux changements qui s'opèrent dans la ville en direction de la jeunesse.
  • Le Conseil Local de la Vie Associative est une assemblée informelle, composée de représentants des diverses associations locales. Il se veut un lieu de réflexion et de propositions. Le Conseil peut questionner, imaginer, suggérer sur tous les sujets portant sur la vie associative et la vie de la commune.
  • Le Conseil de ville et de voisinage constitue un espace de débat pour participer à la vie locale. Aujourd'hui, six conseils de ville et de voisinage fonctionnent sur l'ensemble du territoire communal (Sud-Petits-Ponts-Groslay, Pôle gare, Centre-Coudray, Centre-Tilleuls, Eiffel, Nord-Aviation). Les réunions se tiennent une fois par trimestre.
  • Le Comité local des droits de l'enfant défend les droits de l'enfance. Le comité regroupe des enseignants, des directeurs de centre, ainsi que les parents d'élèves ou le Secours populaire. Le comité local n'anime pas directement des actions, mais remplit des fonctions d'observations et de propositions.
  • Les Conseils d'usagers des services publics
  • Les Conseils de résidents dans les maisons de retraite.
  • La Maison des Tilleuls est un pôle de services publics. Avec la halte-garderie, cette maison citoyenne accueille des activités physique et sportive, un dojo et une salle de danse, une salle de musculation avec vestiaires et sanitaires et un espace multimédia.
  • La Maison du Chemin Notre-Dame.
  • La Maison pour tous Jean-Jaurès.

La commune dispose d'un réseau associatif de 281 associations locales, parmi lesquels 11 000 habitants membres. Pour la plupart, elles sont liées au domaine de la culture, du sport, des loisirs, de l'éducation, des anciens combattants et de l'humanitaire.

La ville a obtenu le prix Action, innovation, accessibilité pour son initiative en faveur du handicap[33].

Sociologie politique

Sous la IIIe République, la ville connaît une période marquée par le radical-socialisme. Au lendemain du Front populaire, l'élection du maire Henri Duquenne fait glisser la mairie dans la ceinture rouge. Il se constitue un réseau associatif, syndicats, clubs sportifs (football, cyclisme, gymnastique) et gazettes. D'ailleurs, la ville figure parmi les trois villes avec le Havre et Brest à fédérer leurs associations sportives en un Office municipal des sports. C'est une façon de soustraire les jeunes de l'influence du patronage catholique et bourgeois. Autour des valeurs socioculturelles du communisme, il s'organise une sociabilité dans un esprit d'appartenance et d'identification à la classe ouvrière, dont il subsiste aujourd'hui traditions et pratiques, et une présence syndicale (CFDT, CGT, FO).

Maires depuis l'Ancien Régime

Depuis la Libération

  • Didier Mignot, PCF, 2008-
  • Daniel Feurtet, PCF, 1989-2008
  • Robert Fregossy, PCF, 1965-1989.
  • Eugène le Moign, PCF, 1945-1965.

Sous l'Etat français, la IIIe République et le Second Empire

  • Maurice Lambot, 1943-1945
  • Alfred Dubuissez, 1941-1943
  • Bernard Legrand, 1939-1941
  • Henri Duquenne, PCF, 1935-1939
  • Marcel Gerdil, SFIO, 1929-1935
  • André Neufinck, Radical-socialiste, 1908-1929
  • Pierre-Hippolyte Jouslain, 1905-1908
  • Marcel-Edouard Renault, 1892-1905
  • Michel Renault, 1860-1892

Avant la Restauration

  • Joseph Renault, 1821-1860
  • Marquis Auguste-François de Gourgues, 1816-1821
  • Pierre Maillet, 1798-1816
  • Carles-Victor Tetard, 1797-1798
  • Joseph Mirgon, 1793-1797
  • Christophe Bazureau, 1792-1793
  • François-Noël Chartier, 1790-1792
  • Jean-Jacques Cousin, 1787-1790[34]

Budget et fiscalité

Le taux de fiscalité directe sont les suivants[35],[36] :

À ces taux, il convient d'ajouter les sommes prélevées par d'autres collectivités et par l'État.

Le Blanc-Mesnil se classe 348e sur 401 villes de France de 20 000 habitants et plus au classement des villes pour le nombre de contribuables soumis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)[37]. Par ailleurs, un foyer fiscal sur deux n'est pas imposable, le revenu net annuel par ménage étant inférieur à la moyenne départementale.

Sécurité civile

Le Blanc-Mesnil regroupe un centre de secours des sapeurs-pompiers et un commissariat de police[38].

Le taux de criminalité qui n'inclut que la seule commune est de 90,16 pour 1 000 habitants, ce qui est supérieur à la moyenne nationale (83/1 000), mais inférieur au niveau moyen du département de la Seine-Saint-Denis de 95,67/1 000. Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 22,43 %.

D'après le ministère de l'Intérieur, la commune a un taux de violence de 14,63 pour 1 000 habitants et se classe au neuvième rang des circonscriptions de police du pays. En résumé, la commune est donc la neuvième ville la plus violente du pays, mais les sept premières sont également des communes du département[39].

Économie

Pôle économique

La commune comprend un important pôle économique. Elle compte 1 540 entreprises dont 358 commerces (hôtels, restaurants, alimentation, habillement), localisés pour l'essentiel dans le centre-ville, un fort nombre de PME et TPE et des sièges sociaux.

Au cours des dernières années, l'économie locale s'est tertiarisée. Le secteur industriel regroupe aujourd'hui des entreprises de la métallurgie et transformation des métaux, de l'imprimerie - papier - carton, fabrication de machines. Les activités liées au recyclage, la santé et les services aux entreprises se développent.

Le pôle économique présente une offre immobilière variée :

  • Le parc d'activité du Coudray de 39 hectares a été créé en 1968 avec pour vocation d'accueillir principalement de l'activité et des sièges sociaux (Miele, Techmohygiène, Sicli) mais également de la logistique et du stockage (Calberson, Ziegler). Il comporte 96 entreprises et génère 1 765 emplois ;

Il englobe aussi le Centre Albert Einstein, créé en 1987. Le centre de 13 000 m² est rempli à hauteur de 90 %, il répond à la demande d'entreprises en phase de développement de leur activité. Il accueille vingt sept entreprises regroupant 280 emplois.

  • La Zone industrielle de la Molette s’étend sur les communes du Blanc-Mesnil, du Bourget et de Drancy. Au total, elle couvre 86 hectares dont 56 hectares sur la commune de Blanc-Mesnil. Le parc d'activité de la Molette a été créé en 1925, avec pour vocation d'accueillir principalement l'industrie lourde. Aujourd'hui, compte tenu de la grandeur des locaux, l'industrie a laissé place en majorité à la logistique et le stockage et à l'activité bureaux. Elle accueille 114 entreprises et offre 1 400 emplois.

Depuis septembre 2005, la ZAC Gustave Eiffel[40] permet de requalifier l'ensemble du site ;

  • Le Parc Modus d'une surface totale de 4 774 m²[41]. Depuis octobre 2007, il y est organisé des petits-déjeuners débat ;
  • Garonor, parc logistique créé en 1970, couvre 14 hectares d'immenses entrepôts, en partie situés sur la commune d'Aulnay-sous-Bois, et utilisés pour le stockage et l'entreposage ;
  • Le Pont-Yblon, une plate-forme logistique et de transport de douze hectares créé en 1971. Les quinze entreprises installées génèrent 149 emplois.
  • Le Centre d'affaires international Paris Nord II construit en 1973, dans lequel se concentrent des activités de services et de commerce de gros sur 4 hectares. National Instruments y figure.
  • Le Carré des Aviateurs[42], parc d'activité et de stockage d'une surface totale de 30 000 mètres carrés, divisibles en surface de 400 mètres carrés.
  • L' Espace Descartes, un complexe hôtelier de trois hectares. A noter, un hôtel trois étoiles[43] dont un hôtel Novotel pour le tourisme d'affaires.

Enfin, une zone franche urbaine (Z.F.U)[44], située au nord de la commune, présente des avantages fiscaux et sociaux pour les entreprises, professions libérales, commerces et artisans, qui souhaitent s'y implanter, avec en contrepartie une embauche significative d'habitants des quartiers du nord (30 % minimum). Des entreprises (Auchan...) s'y sont déjà installées.

Entreprises française et étrangère

Parmi les principales entreprises françaises, on peut citer les quatre premières en termes de chiffre d'affaires.

Loin devant en tête, Air liquide avec 9,3 milliards d'€. Puis loin derrière, Forclum (filiale du groupe Eiffage) avec 2 milliards d'€, Sicli avec 210 M d'€, Paprec avec 200 M d'€.

Sont également présentes des filiales d'entreprises américaines, avec , EDS (SSII, spécialisée dans le secteur des technologies de l'information globale), BioRad, Geoservices, Sterling Relocation (un des leaders mondiaux du déménagement haut de gamme), ou allemandes et japonaises comme Miele ou Konica.

Emploi

La ville totalise 11 225 emplois, répartis à hauteur de 74 % dans le secteur privé et 26 % dans le secteur public. Les secteurs du tertiaire et des services concentrent 39 % de l'emploi salarié, suivis de l'industrie 19 %, du commerce de gros 13 %, des transports 12 %, du bâtiment 11 % et du commerce de détail 7 %.

Le taux de chômage s'élève à 17,1 %, soit le double de la moyenne nationale. Dans la tranche 15-25 ans, le chômage fait des ravages, son taux est l'un des plus élevées du département.

Toutes les C.S.P sont présentes, sauf les agriculteurs. Les employés sont 36 % et les ouvriers 33 %. Les professions intermédiaires représentent 20 % de la population. Les cadres 6% seulement et les artisans 5 %.

Espaces verts et environnement

Le Blanc-Mesnil bénéficie d'une forte présence d'espaces verts sur son territoire grâce au parc Jacques-Duclos. La commune est particulièrement active en matière d'environnement et de développement durable.

Jardins et espaces verts

Sur une surface totale de 805 hectares, le Blanc-Mesnil compte 67,5 hectares d'espaces verts répartis sur 164 sites, soit 1/12e de son territoire.

La ville compte 16 hectares de squares et jardins, 14 hectares de massifs d'arbustes et 47 hectares de pelouses, ainsi que 380 jardinières, 37 bacs d'orangerie et 22 kilomètres de plantation d'alignement, soit 7 728 arbres. 9 sites sont pourvus de mâts de suspensions fleuries, soit au total 204 cubes et 105 coupelles.

  • Créé en 1976, le parc Jacques-Duclos qui s'étend sur une surface de 24 hectares demeure le plus grand parc communal du département de la Seine-Saint-Denis. Il inclut un bassin paysager de 3 900 m² mis en valeur par des mouvements de terre formant des buttes et vallons, une vaste zone florale (iris, bambous, azalées, fougères et plantes vivaces) et une biodiversité arboricole protégée de 16 000 arbres (ginkgo bilobas, cèdres de l'Atlas, hêtres de Perse, liquidambars, frênes pleureurs, tulipiers de Virginie, parottier de Perse, hêtre de l'Antarctique, arbre caramel) appartenant à une cinquantaine d'essences différentes, originaires d'Europe, d'Asie, d'Amérique du Nord et du Sud. A noter, des espaces avec des activités de détente, des planes de jeux, des zones vallonnées ou boisées, un théâtre de verdure, une palmeraie, un parcours botanique et cinq parcours pédestres jalonnés de quatre-vingts panneaux indicatifs.
  • Les vignes comprennent 1 220 pieds plantés près de la ferme Pasquier au parc Jacques-Duclos. Le Clos blanc-mesnilois est un Chardonnay vieilli en fût de chêne produit au Blanc-Mesnil. Chaque année, 1 200 bouteilles de 50 cl sont produites. Le vin a été primé au concours des vins d'Île-de-France[45].
Aile Ouest du square Stalingrad
Place de l'eau
  • Le square Stalingrad (anciennement square de la Concorde), platanes et marronniers.
  • La Place de l'eau (Place Gabriel-Péri), à proximité de l'esplanade de l'Hôtel-de-ville, est aménagée en 2006 avec un bassin de 400 m² équipé de brumisateurs[46]. Un ruisseau planté de bouleaux, frênes et d'aulnes qui s'écoule de la mairie à la Place Salvador-Allende couronne le jardin. Sont également plantés un saule et des hélophytes. Le parcours paysager célèbre la mémoire de l'eau[47].
  • Le mur végétal du Forum culturel conçu par le botaniste Patrick Blanc.
  • Le jardin de Montillet.
  • L'arboretum du mail Jacques Decour.
  • Le Centre technique Espace Vert comprend deux zones d'activité : la première concerne les activités de service sur une surface de 732 m², la seconde abrite une orangerie dédiée à la végétation tropicale sur 90 m² avec un bassin et une cascade d'eau, accessible au public.

La ville a obtenu en 1999 trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[48].

Pour la gestion de son patrimoine arboré, elle a été récompensée en 1997 par le Prix National de l'Arbre et en 2000 par le Prix du Fleurissement d’Automne.

La ville a reçu le premier prix ex-aequo dans la catégorie « Gestion de l'ambiance et prévention et réduction des nuisances » pour son projet visant à mieux gérer les implantations des antennes relais et à améliorer l'information[49].

La gestion de l'eau

Le Blanc-Mesnil est une des rares communes de l'Île-de-France à produire sa propre eau potable depuis le sous-sol. Par l'intermédiaire de puits, l'eau prélevée dans les nappes profondes du Sparnacien, située à une profondeur inférieur à moins de cent mètres, présente des caractéristiques similaires aux eaux minérales distribuées dans le commerce.

Cinq forages existent dans différents endroits du territoire, auxquels s'ajoutent deux puits sur une commune dans le Val-d'Oise.

La production annuelle de trois millions de mètres cube couvre intégralement les besoins de distribution. Au nord de la ville, une nouvelle station de pompage/stockage/distribution a été réalisée. Deux réservoirs contiennent 2 500 mètres cube d'eau.

Par ailleurs, la commune a été choisie pour recevoir la future station d'épuration des eaux de l'est de la région Île-de-France.

L'Écopôle

Le futur écopôle[50] accueillera une station d'épuration et une usine de méthanisation. Le projet devrait aussi contenir un centre de formation aux métiers de l'environnement, une pépinière d'entreprises et une Maison de l'environnement.

Les Journées de l'environnement

Depuis 2000, la municipalité organise des Journées de l'environnement[51] chaque année fin septembre. Des festivités prennent forme : parcours botanique, marché bio et commerce équitable, visite des serres et de la vigne municipales, circulation douce en calèche entre le marché et le parc Jacques-Duclos.

Une occasion de sensibiliser le public aux problématiques liées aux économies d’énergie, à la production d’eau potable, à l'essai de véhicules propres, à la flore et à l’avifaune blanc-mesniloises.

Patrimoine local

De son histoire rurale, le Blanc-Mesnil conserve aujourd'hui d'importantes traces architecturales. Au XXe siècle, des réalisations d'architectes [52], André Lurçat, Georges Candilis et les ateliers Jean Prouvé, ainsi que la présence de sculptures contemporaines, permettent de donner un cadre urbain entre tradition et modernité[53].

Architecture ancienne

La ferme Notre-Dame (Parc Jacques-Duclos, site de fouilles archéologiques) est un ensemble de bâtiments du XVIIIe siècle édifiés en plâtre et moellons. Bâtie sur un plan carré, la ferme, une des quatre plus importantes du vieux pays, est caractéristique des fermes de la Plaine de France. La ferme comporte deux maisons d'habitation, une étable, une écurie, un pigeonnier et une grange métallique. Elle cesse ses activités agricoles en 1972 avant d'être reconvertie en centre de loisirs.

Clocher de l'église Notre-Dame

La ferme du Petit-Groslay (197, avenue Paul-Vaillant-Couturier) est édifiée au XVIIIe siècle. Au cœur d'un domaine de dix hectares, spécialisé dans la production laitière, elle est devenue une maison de l'enfance. Le porche charretier ouvre sur une large cour fermée par des bâtiments d'exploitation[54].

L'ancienne poste, édifice en meulière, brique et céramique, construit sous la IIIe République.

L'église Notre-Dame-de-l'Annonciation est édifiée en 1912. Le dimanche des Rameaux, le 21 mars 1918, un obus de la grosse Bertha crève le plafond de la nef et fait sept victimes parmi les fidèles[55]. L'église est agrandie en 1959 sur le bas-côté ouest.

Tympan de l'église du Sacré-Coeur

L'église du Sacré-Cœur est commencée en 1929 au château de Vaux-le-Pénil de la princesse de Faucigny-Lucinge, Marie Juliette May. Sur les plans de Paul Lambert et Henry Lheritier de Chezekk, l'Eglise du Sacré-Cœur est terminée en 1933 sous la direction de l’architecte Hector Caignard de Mailly. L'église est construite en béton et en brique, qui est en façade l’unique ornementation, en dehors du tympan sculpté représentant le Sacré Cœur de Jésus. Elle comprend un ensemble d'onze verrières exécutées par le peintre verrier Ripeau à Versailles.

Façade de l'école primaire Jules Ferry, architecture scolaire typique des années trente, baies horizontales, briques et volumes nets.

L'église Saint-Charles[56] est construite en 1931 et utilise la brique comme matériau d'ornementation. Elle est placée sous le vocable de Charles Borromée. Sur le tympan, sous le blason de mosaïque représentant les armoiries de Charles Gibier, évêque de Versailles, on peut lire : « À la mémoire bénie de Monseigneur Charles Gibier en témoignage d’admiration et de reconnaissance le clergé et les fidèles ont édifié cette église ».

Cité-jardin La Fontaine, ensemble de quatorze logements, distribués dans huit pavillons épars rue de La Fontaine, édifié pour l'OPHBM de la Seine-et-Oise, élaboré en 1932 par Hector Caignard de Mailly. Le terrain a appartenu à Paul de Royer.

Cité-jardin Jean-Bouin, ensemble de trente-six logements en pavillons individuels, groupés par deux et disposés autour d'une placette carrée, conçu par Hector Caignard de Mailly pour l'OPHBM en 1933.

École élémentaire Jules Ferry a été construite en 1933 sur des plans de l'architecte communal Albert Leduc.

Architecture contemporaine

La cité 212 (avenue du 8-Mai-1945) est un ensemble collectif édifié par l'architecte Germain Dorel en 1935 dans le quartier de l'Aviation offrant 497 logements, dans des bâtiments en brique et béton brut inspirée de l'architecture du Karl Marx Hof [57] construits à Vienne en 1927 par l'architecte autrichien Karl Ehn. Les bâtiments se font suite dans une perspective formée par des arches centrales qui marquent les médianes de la polychromie et de la répartition pyramidale des balcons. Les façades sont ornées de bas-reliefs moulés de style Art déco en béton et de figures en ronde-bosse[58]. La cité 212, construite le long de la ligne de tramway qui menait à Paris-Opéra, constitue la première réalisation d'habitations à bon marché dans la ville. Depuis 1996, elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Le Square Louis Kotas est un ensemble de maisons préfabriquées appelé « cité expérimentale du Blanc-Mesnil » édifié à la Libération par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme. Ces habitations étaient destinées aux familles sinistrées après la Seconde Guerre mondiale.

Les Bains-Douches, construit dans les années trente, présentent une façade austère, avec pour seule ornementation une entrée en arcade.

Le Château d'eau (place de la Libération), construit en 1928, transformé en ouvrage d'art moderne pavoisé de couleurs claires.

Construite en 1957, l'école maternelle Louis Pasteur relève d'un prototype dessiné par l'architecte Jacques Carlu. Les éléments préfabriqués proviennent des ateliers Jean Prouvé.

La cité Emmaüs et la cité Pierre-Montillet sont respectivement construite en 1956 et 1957 par l'architecte grec Georges Candilis. Les panneaux de façade proviennent des ateliers Jean Prouvé.

Le lycée Mozart, signé en 1991 par l'architecte et urbaniste Paul Chemetov, avec la complicité de Borja Huidobro.

La Z.A.C Pierre-Sémard (limitrophe de la gare de Blanc-Mesnil), abrite, depuis 1992, deux-cent vingt-cinq logements et six ateliers d'artiste à l'architecture avant-gardiste conçus par Iwona Buczkowska. L’usage du bois de mélèze comme matériau de construction essentiel, l’architecture pointue et labyrinthique (des « drakkars »[59] selon le mot de François Maspero), largement inspirée par les formes du cubisme, la multiplicité des agencements des appartements s’opposent à la normalisation des logements collectifs des grands ensembles des années soixante[60]. Il est le plus grand ensemble collectif en bois de France.

Cœur de Ville, quartier en centre-ville en construction, est en partie réalisé par l'artiste Jean-Luc Vilmouth.

André Lurçat au fil de la ville

L'architecture d'André Lurçat est présente à travers un ensemble d'ouvrages dans la ville :

Écoles

  • Groupe scolaire Paul-Vaillant Couturier, Avenue Maxime Gorki, 1950
  • École Maternelle Jules Guesde, Rue du Capitaine Fonck, 1955
  • Cité Danièle Casanova (190 logements), Avenue Léonie, 1955-1957
  • École maternelle Danielle Casanova, 1955-57
  • École Maternelle Jules Ferry, Rue Paladilhe, 1964-1965
  • Groupe Scolaire Henri Wallon, Avenue Aristide Briand, 1965-1966
  • Groupe scolaire Joliot-Curie, Avenue Charles Floquet, 1964-1965

Santé

  • Consultation PMI Avenue Jean Jaurès, 1950
  • Centre de consultation PMI, Rue Paul-Vaillant Couturier, 1959-1960
  • Centre médical Fernand Lamaze, Rue Paul-Vaillant Couturier, 1960-1961

Bâtiments publics

  • Hôtel-de-Ville, Avenue Jean Jaurès, 1964-1967
  • Complexe Sportif Jean Bouin, Avenue Jean Jaurès, 1967
  • Entrée du Cimetière, Avenue Aristide Briand, 1958-1959
  • Marché couvert de l'Aviation, 1959
  • Ateliers Municipaux, Avenue Pasteur, 1960-1962

Habitat

  • Vingt logements économiques, Rue Victor Hugo, 1953
  • Cité des Quinze-Arpents (250 logements), 1959-1960
  • Cité des Blés d’Or (290 logements), 1959-1962
  • Cité Victor Hugo (238 logements), 1958
  • Cité Emmaüs (216 logements), 1961-1963 [61].

Inauguré en 1967, l'Hôtel de Ville a été conçu en 1938 par les architectes André Lurçat et Albert Michaut. Il se distingue très nettement par un beffroi surmonté d'une flèche qui symbolise la ville. À l'intérieur, la fresque en mosaïque « La Naissance du jour » de Marc Saint-Saëns orne le porche extérieur menant aux salons de l'hôtel de ville. Dans une note manuscrite, Saint-Saëns décrit la composition et les cartons originaux de son œuvre : « Il s'agira d'une composition de divers symboles autour d'un texte de Paul Éluard sur la naissance, écrit-il, elle sera réalisée en mosaïque de pâte de verre de Murano, selon la technique traditionnelle de la mosaïque byzantine ». Dans la salle des réceptions, la tapisserie « Le Vin du monde » orne la salle des réceptions. Elle est l'œuvre du peintre cartonnier Jean Lurçat, frère de l'architecte André Lurçat. Dans la salle des mariages, la tapisserie « La Nuit » est signée du peintre cartonnier, Jean Picart Le Doux. Les deux tapisseries sont conçues dans les manufactures d'Aubusson.

Sculptures et peintures

Le parcours à la paix de Françoise Catalàa célèbre le cinquantième anniversaire de la Libération du Blanc-Mesnil. Le parcours initiatique commence au pied du château d'eau, par un mémorial, en matériaux composites de roches volcaniques et de mica, sur lequel est gravé l'extrait d'un poème de Pablo Neruda qui se finit par « Rien pas même la victoire n'effacera le goût terrible du sang… Rien, ni la mer, ni le pas, ni le sable et le temps, ni le géranium embrasé sur la sépulture. » Au-dessus, sept creux vides rappellent les « riens » de ce poème et correspondent aux sept vides des fenêtres du château d'eau. A côté, la colonne des anciens combattants, à hauteur d'homme accompagne cinq ifs noirs. Presque au centre de la place, s'élève une flèche monumentale de 12,50 mètres, fichée au sol et à la hampe brisée, symbole de fin de guerre. Sur son bronze patiné, sont incisés cent cinquante motifs, symbolisant la diversité d'origine de la population blanc-mesniloise. Le parcours passe ensuite devant trois ginkgo bilobas, seule espèce vivante à avoir survécu à l'explosion atomique d'Hiroshima. Le parcours se poursuit en traversant les portes de la paix, en béton blanc qui amorcent le départ ou l'entrée de la place. Sur la première, le mot paix est gravé en langues anciennes. Sur la deuxième, il est représenté en langues actuelles parlées par les Blanc-Mesnilois aux multiples nationalités. Sur la troisième, sont repris vingt-neuf mots « paix » imaginés par l'écrivain James Joyce, dans son oeuvre inachevée Finnegans Wake. Les arbres du lycée Mozart invitent à suivre l'alignement des pruniers qui prolongent le parcours à la paix jusqu'à l'avenue de Gaulle. Pour l'inauguration, l'oeuvre « Myrha » pour récitant, six percussions, groupes d'enfants avec des galets de marbre et bande magnétique deux pistes, sur des textes de Pablo Neruda, Louis Aragon, James Joyce et Martin Luther King a été joué sous la direction du compositeur Fernand Vandenbogaerde.

Les Enfants du monde de l'artiste plasticien Rachid Khimoune veillent depuis 1985 au pied des Quatre Tours en bordure du boulevard Jacques Decour. Conçus comme des plaques d'égout moulées en élastomère (caoutchouc synthétique), ces personnages représentent des gamins des quatre coins du monde.

Inaugurée en juin 2000, la Fontaine du 18 juin de Véronica Tello, située aux abords de l'avenue du général de Gaulle face au lycée, reprend intégralement l'Appel du 18 Juin lancé par le colonel de Gaulle en 1940. L'œuvre a été conçue avec l'aide du graphiste-affichiste Alberto Bali, des métalliers fondeurs des ateliers Saint-Jacques et d'entreprises de fontainerie et d'éclairage. Quant à l'eau et à la lumière de la fontaine, elles font référence à la traversée de la Manche dans l'obscurité vers les ports éclairés anglais.

La sculpture d'Andrée Honoré est une stèle en bronze de 3,15 mètres qui orne le jardin du souvenir du cimetière communal. La sculptrice décrit ainsi son oeuvre : « Ses formes, tendues, vibrantes, c'est l'humanité tout entière. Ce sont des corps qui vivent, qui peuvent mourir mais seulement debout et qui restent plein d'espoir ».

La porte de l'Ouest de Louis Chavignier, sculpture réalisée en 1962.

Culture au Blanc-Mesnil

La vie culturelle au Blanc-Mesnil témoigne d'une volonté de rendre accessible au public, dans sa diversité d'âge, au jeune public, aux seniors, et de nationalité, la culture, parfois d'avant-garde, et sensible aux problématiques esthétique et sociale du 21e siècle. Une large place est faite à la création musicale. Le Forum culturel sert de point d'ancrage comme un lieu de la circulation de culture. Autour de ce pivot central, un ensemble de dispositifs culturels disséminés dans la ville.

Le Forum culturel

À chaque saison, le Forum culturel présente des pièces de théâtre, de danse, de musique et d'arts visuels. Il comporte l'auditorium Betsy Jolas de 140 places, la salle Barbara d'une capacité de 370 places, et la coursive.

Parmi les invités en scène, Merce Cunningham, John Cage, Hector Zazou, William Klein, Peter Buck et Bill Rieflin du groupe R.E.M., Maxime le Forestier, Anne Roumanoff, le Cirque national de Chine, Tarace Boulba, Manu Dibango, Jeanne Cherhal.

Les Ateliers du Forum favorisent les échanges entre des personnalités de la culture et les Blanc-mesnilois. Parmi les invités, Edgar Morin, Emmanuel Todd, Jacques Attali, Régis Debray et Bernard Stiegler, Alain Badiou, Plantu, Edmonde Charles-Roux, Marie-Claude Char, la femme du poète René Char. Différents artistes et compagnies théâtrales ont déjà été en résidence : l'écrivain Lydie Salvayre, les artistes plasticiens Georges Rousse et Édouard Sautai, Katel, les Ogres de Barback, la photographe Elsa Mazeau, la chorégraphe Sophie Desprairies.

Les mercredis de Sciences Po (2007-2010) : la municipalité du Blanc-Mesnil s'est associée à l'Ecole doctorale de Sciences Po Paris pour y organiser un cycle de conférences trimestrielles autour de la démocratie, de la justice et du politique en présence de professeurs, chercheurs, économistes et haut-fonctionnaires[62]. La conférence inaugurale a reçu l'historien Marc Lazar.

À découvrir également, les Thés philo, les Conférences Découverte du monde (précédées de projection de documentaires), des débats sur l'art contemporain et l'Appartement qui permet à tout Blanc-Mesnilois de convier à domicile une compagnie de théâtre pour une représentation privée.

Le Forum accueille les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, le festival de danse Temps Dance Automne[63], la Biennale d'art contemporain de Seine-Saint-Denis, le festival de jazz Banlieues Bleues, le festival des villes du musique du monde Zebrock. Le Forum, scène conventionnée depuis le 22 novembre 2000[64], est financé par la ville du Blanc-Mesnil, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, la région Île-de-France, la DRAC Île-de-France et le ministère de la Culture et de la Communication.

Galerie d'art contemporain

Intégrée au Forum, la Galerie d'art contemporain Christian Boltanski présente des peintres, photographes, plasticiens et illustrateurs contemporains du monde entier. Elle travaille également en collaboration avec le Fonds départemental d'art contemporain de la Seine-Saint-Denis et des galeries parisiennes.

Choix d'expositions collectives et individuelles proposé depuis sa création :

Conservatoire Erik-Satie

Le conservatoire à rayonnement départemental Erik-Satie enseigne les disciplines de musique et de danse, la musique de chambre, le jazz, la musique moderne et la musique électroacoustique. Chaque mercredi soir, elle organise des concerts d'élèves au Forum culturel. Dans la commune, trois centres décentralisés : le centre Maurice-Audin, le centre Paul-Éluard et le centre Paul-Langevin. Des compositeurs et interprètes réputés y ont fait leur classe.

Médiathèque Edouard Glissant

La médiathèque Edouard Glissant (1-5 place de la Libération)[67] met à disposition du public un fonds documentaire de 130 000 ouvrages, 200 titres de journaux et revues spécialisées, 18 000 disques, 1 200 partitions, 13 000 vidéos, 2 200 CD-roms. Elle comprend de vastes salles de lecture et de travail ouverts à la lumière du jour et des espaces conçus pour les tout-petits sur une surface de 3 000 mètres carrés dispersée sur trois niveaux. Tout au long de l'année, elle organise pour le public bibliophile, mélomane ou simple curieux, des cabarets littéraires, des débats, des projections de films, des programme de conteurs, des expositions et des après-midi musicaux en présence d'écrivains, cinéastes, musiciens et metteurs en scène.

Deux Pièces Cuisine

Le Deux Pièces Cuisine (« 2PC ») comprend des studios d'enregistrement et de répétition, un centre de ressources et d'accompagnement de pratiques musicales. Il programme des concerts et des résidences de musiques actuelles sur le Blanc-Mesnil. Le « 2PC » a accueilli en résidence des artistes et des formations musicales de la chanson française à travers différents styles, le rock, le rap, le reggae, le funk, la musique électronique : No one is innocent, Nosfell, Charlotte etc., Wax Tailor, Tarace Boulba, les Ogres de Barback, Casey[68]. Une étude du CNRS relative à la mémoire des musiques amplifiées sur la ville de Blanc-Mesnil des années cinquante à nos jours est en projet. Le Deux Pièces Cuisine est actuellement fermé pour des travaux d'agrandissement. Un salle de concert d'une capacité de 370 places et cinq studios (quatre d'enregistrement et un de répétition) sont prévus.

Cinéma Louis Daquin

Le cinéma Louis-Daquin diffuse des films grand public, mais aussi des cinématographies rares, de pays lointains et en version originale sous-titrée. Des œuvres rares, des films de répertoire et de patrimoine, constituent l'accent particulier de la salle municipale, sa mission de service public en matière de diffusion culturelle, par rapport aux complexes cinématographiques. Le cinéma propose des rencontres avec des personnalités du cinéma, réalisateurs, producteurs, critiques, comédiens, ainsi que des soirées thématiques et des cycles autour de la filmographie d'un cinéaste. La salle Orson Welles est d'une capacité de 330 places, son dolby stéréo et la salle Jean Eustache 96 places, souvent réservée à la projection de films art et essai.

Médias

Presse écrite

La ville du Blanc-Mesnil édite Le Journal, hebdomadaire d'informations locales et municipales tiré à 25 000 exemplaires sur papier recyclé.

Le magazine municipal d’information Le Mensuel, créé le 1er mai 1998, intégralement accessible sur Cd-rom à la BNF[69], a cessé de paraître depuis l'été 2008. Le magazine mensuel Ça bouge, conçu par de jeunes journalistes et chroniqueurs, se destine avec une certaine liberté de ton à la jeunesse blanc-mesniloise. Le magazine bimestriel Vu d'ici écrit par les habitants des Tilleuls a vu le jour en 2006.

Nouvelles technologies de l'information et de la communication

Le Blanc-Mesnil dispose d'un portail institutionnel : www.leblancmesnil.fr. La commune a par ailleurs développé des sites liés à l'activité économique pour le Carré des Aviateurs[70], culturelle pour le Forum culturel[71] et son blog complémentaire, le Deux Pièces Cuisine[72] et son myspace, informative en ligne à la Maison des tilleuls[73], et participative pour le Conseil local des jeunes[74]. Le lycée Mozart dispose d'un site[75] qui comporte un accès à des ressources et à un espace électroniques.

Le Blanc-Mesnil est présent sur Facebook. Des photographies de la ville sont disponibles sur Flickr et Picasa.

La commune a adhéré au SIPPEREC, Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l'électricité et les réseaux de communication, afin de procéder à l'étude de la mise en place du câble sur la commune dans les prochaines années[76].

Archives municipales

Les archives municipales sont disponibles à l'Hôtel de ville sur rendez-vous[77].

Éducation, jeunesse et petite enfance

Établissements scolaires

Les établissements scolaires relèvent de l’académie de Créteil. Un bureau de l'Inspection générale de l'Éducation nationale (12e circonscription élémentaire) et un Centre d'information et d'orientation (50, avenue de la Division-Leclerc) sont également présents. Le Blanc-Mesnil compte dix-huit écoles maternelles et quinze écoles primaires. Ces écoles sont gérées par l’Inspection générale de l'inspection départementale de l’Éducation nationale[78]. Dans l'enseignement secondaire, on dénombre quatre collèges et trois lycées publics.

Collèges publics

  • Collège Marcel Cachin
  • Collège Aimé et Eugène Cotton
  • Collège René Descartes
  • Collège Nelson Mandela

Lycée public d'enseignement général

  • Lycée Wolfgang Amadeus Mozart

Lycées professionnels publics

  • Lycée professionnel Aristide Briand
  • Lycée polyvalent Jean Moulin

Le lycée polyvalent régional Wolfgang Amadeus Mozart enregistre les taux d'admission suivants au baccalauréat :

  • En 2007, par série[79] :
Série Taux de réussite en % Rang départemental Rang national
Baccalauréat général 75,8 NC 2 030 / 2 314
Baccalauréat général - Série ES 87,7 NC 3 615 / 6 094
Baccalauréat général - Série L 62,1 NC 5 795 / 6 091
Baccalauréat général - Série S 76,8 NC 5 136 / 6 093
Baccalauréat technologique 54,1 NC 1 890 / 1 939
Baccalauréat technologique - Série STG 54,1 NC 2 671 / 2 750
  • De 2005 à 2008, toutes séries confondues[80],[81],[82] :
Année Taux de réussite en % Rang départemental (sur 125) Rang national (sur 4 647)
2009 54 - -
2008 73 28 -
2007 70 - -
2006 50 89 3 912
2005 65 34 2 049

Petite enfance

Ecoles maternelles

  • Maternelle Anne Frank
  • Maternelle France Bloch-Sérazin
  • Maternelle Henri Wallon
  • Maternelle Jean Macé
  • Maternelle Joliot-Curie
  • Maternelle Jules Ferry
  • Maternelle Jules Guesde
  • Maternelle Les Poètes
  • Maternelle Rose Blanc

Crèches publiques

  • Crèche collective Ethel & Julius Rosenberg
  • Crèche collective Robert Fregossy
  • Crèche familiale

Espace jeunesse

  • Ferme du Groslay
  • Centre de loisir République

Colonies de vacances

Le Blanc-Mesnil gère deux centres de colonies de vacances : l’un situé à La Condamine-Châtelard dans les Alpes-de-Haute-Provence pour les enfants âgés de 8 à 11 ans, l'autre à La Barre-de-Monts en Vendée, pour les enfants âgés de 6 à 13 ans. Dans ces deux centres sont organisées « des classes de neige » et « des classes de mer » par les écoles de la commune.

Également, le Camp de la Lune à Saint-Martin-la-Méanne en Corrèze, pour les enfants âgés de 8 à 11 ans, ainsi qu'un centre pour les enfants de 4 à 6 ans à Nanteuil-le-Haudouin dans l'Oise.

Sport et Santé

Installations sportives

Avec cinquante-huit associations et clubs sportifs, la ville propose une pratique de sports diversifiés qui vont du loisir jusqu'au haut niveau et pour tous les âges, des enfants au troisième âge.

  • Le stade Jean-Bouin présente des équipements sportifs diversifiés : un terrain gazonné éclairé pour les compétitions de football avec la piste d'athlétisme Haile Gebrselassie inaugurée le 28 août 2003[83], une tribune couverte d'une capacité de 1 000 places, deux terrains synthétique et stabilisé éclairé pour le football, un terrain gazonné et éclairé pour le rugby avec tribune et foyer (Maison du rugby), trois zones de jeux réservées à la pétanque et à la boule lyonnaise, deux terrains de sandball et un skatepark.
  • Le Gymnase Auguste Delaune, au sein du stade Jean Bouin, accueille les compétitions de Handball ou de Gymnastique. Il possède aussi un mur d'escalade, une salle de boxe et arts martiaux et une salle de musculation dans ses sous-sols.
  • Le complexe sportif Paul-Éluard comprend deux terrains gazonnés et éclairés pour le football et le rugby, un gymnase omnisports, un mur d'escalade, les courts de tennis Arthur Ashe, quatre terrains couverts et six en extérieur, ainsi qu'un club-house.
  • Le stade Boghossian comprend une salle spécialisée en haltérophilie/musculation, un terrain de football et douze terrains de boules lyonnaises.
  • Le gymnase Jean-Macé, salle de gymnastique et salle omnisports.
  • Le gymnase Jacques-Decour, salle de gymnastique et salle omnisports.
  • Le gymnase Eugénie-Cotton, un gymnase omnisports avec un plateau d'évolution extérieur.
  • Le gymnase Paul-Langevin, tatamis et salle de musculation.
  • Le plateau Mozart, une piste de 200 mètres et un plateau omnisport.
  • La piscine Henri-Wallon, un bassin de 25 mètres sur 10 mètres avec un solarium extérieur.
  • Le parcours sportif de la Pièce pointue.

Sports

La ville du Blanc-Mesnil propose des sports collectifs (football, rugby, handball, hockey, basket-ball) et individuels (tennis, gymnastique, natation, athlétisme, pétanque, haltérophilie, karaté, judo), des arts martiaux (aïkido, lutte sambo). Elle développe également des activités sportives moins connues du grand public, le street-hockey, sandball et le ken ryu (pratique du Chambara, Kendo et Iaido). Le BMS, Blanc-Mesnil Sports, est le principal club de la ville.

Le Blanc-Mesnil met à disposition une patinoire éphémère en plein air durant l'hiver, à proximité de l'Hôtel de ville.

Distinctions sportives

Football : l'équipe féminine de football du Blanc-Mesnil SF évolue en deuxième division (poule B). Le BMS football a atteint en 2007 le 16e de finale de la coupe Gambardella. Le club a formé des footballeurs qui ont intégré les centres de formation de clubs internationaux et en ligue 1.

Hockey : le BMS Hockey sur gazon évolue en nationale 3. L’équipe de hockey en salle joue en nationale 2.

Handball : l'équipe féminine du BMS handball se distingue en nationale 3[84].

Judo : le BMS Judo et l'Etoile sportive du Blanc-Mesnil judo (ESBM) ont formé et forment des judokas de niveau national. Kahina Daoud a remporté une médaille de bronze au championnat de France 2006. L'équipe masculine de judo évolue en première division.

Tennis : le BMS Tennis évolue en nationale 1B[85] et forme des joueurs de niveaux national et régional.

Lutte sambo : le BMS Lutte Sambo est un club créé en 2006 affilié à la Fédération Française de Lutte ou l'on pratique la lutte, le sambo et le grappling.

Gymnastique : le club de gymnastique a formé des gymnastes de stature nationale[86] qui ont brillé dans les championnats FSGT.

Marathon : deux athlètes blanc-mesnilois ont participé à l'édition 2008 du Marathon des Sables.

Santé

Pour les adultes

  • Centre municipal de santé Pierre Rouquès
  • Centre municipal de santé Fernand Lamaze
  • Centre médico-sportif
  • Centre médico-psychologique « La Maison »

Pour les enfants

  • Centre de protection maternelle et infantile départemental
  • Centre municipal de protection maternelle et infantile Berthie Albrecht
  • Centre municipal de protection maternelle et infantile Pierre Rouquès
  • Centre municipal de protection maternelle et infantile Fernand Lamaze
  • Institut médico-éducatif (IME) Jean-Marc Itard

Au-delà du réseau de santé municipal, le Blanc-Mesnil compte trente-et-un médecins généralistes, vingt-sept médecins spécialistes (gynécologie-obstrétrique, oto-rhino-laryngologie, cardiologie, radiologie, ophtalmologie), et dix cabinets d'infirmiers. Seize pharmacies et deux laboratoires d'analyses médicales sont à la disposition des habitants. En outre, un hôpital privé en centre-ville et la clinique médicale Gallieni.

Coopération à l'international

Jumelages

Dans l'esprit des jumelages engagés après la Seconde Guerre mondiale au sein de la Fédération mondiale des cités unies, le Blanc-Mesnil signe le 7 août 1961 un protocole de jumelage avec les villes de Peterhof (anciennement Petrodvorets) en Russie et d'Altrincham (devenue Sandwell[87] le 4 mai 1985) en Grande-Bretagne. Le jumelage se traduit par des échanges culturels pour la jeunesse et des rencontres entre élus.

Co-développement

Dans le contexte de sécheresse, de famine et de guerre en Afrique dans les années quatre-vingts, le Blanc-Mesnil réagit à sa façon en signant en 1991 un jumelage de coopération décentralisée avec Debre Berhan en Éthiopie et dans une autre mesure avec la ville de Beni Douala[88] en Algérie dans le wilaya de Tizi-Ouzou.

Dans le cadre du jumelage avec la municipalité de Debre Berhan en Ethiopie, le Blanc-Mesnil a signé une convention portant sur la gestion des déchets et sur l'approvisionnement de la ville en eau potable[89]. Concrètement, le programme d'approvisionnement en eau potable de la ville a permis l'installation de pompes aux forages, la création de bornes fontaine, la réhabilitation de la station de traitement et un château d'eau d'une capacité de deux-cent trente mètres cube[90].

Les réalisations menées par les deux villes ont ouvert la porte à de nouveaux contributeurs financiers. À partir de 2000, le ministère des Affaires étrangères devient un contributeur important de différents programmes, en partenariat avec le Blanc-Mesnil. En 2001, l’Agence française de développement (AFD) prend en charge la mise à niveau de l’ensemble du dispositif d’approvisionnement en eau potable de Debre Berhan. Le programme, d’un coût total de 6,5 millions d’euros, dans lequel, aux côtés de l’AFD, principal bailleur de fonds, l’Etat régional d'Amhara, les villes du Blanc-Mesnil et de Debre Berhan sont partenaires, est destiné à résoudre les besoins en eau de l’agglomération urbaine, à l’horizon des prochaines décennies et de son expansion démographique jusqu’à plus de 100 000 habitants. Il comprend la réalisation de nouveaux forages, l’installation de pompes et de réservoirs, l’extension des réseaux principal et secondaire, la formation à la gestion et à la maintenance et une partie de l’assainissement[91].

Humanitaire

À plusieurs reprises, le Conseil municipal a marqué sa solidarité avec des peuples victimes de catastrophes naturelles à l'étranger en débloquant des fonds à destination d'organismes œuvrant sur le terrain.

Curiosités blanc-mesniloises

  • Jeanne Fontaine est la première femme à exercer le métier d'hôtesse de l'air dans l'histoire de l'aviation civile au sein de la Compagnie aérienne française[92]. Elle a habité la cité Germain Dorel.
  • André Lapierre, mécanicien de Jean Mermoz, a habité la cité Germain Dorel.
  • Ernst Thälmann, homme politique allemand, fut déclaré en 1936 citoyen d'honneur du Blanc-Mesnil.
  • Le nom du Blanc-Mesnil est depuis novembre 1999 rattaché à celui d'une rue pavée (appelée « rue Blou-Ménil ») dans le centre-ville de Debre-Berhan, ville éthiopienne jumelée[93].

Blanc-Mesnil en littérature

Avant le XVIIIe siècle

  • Jean Lebeuf consacre un chapitre à Notre-Dame de Blancmesnil et aux seigneurs du Blancmesnil dans son essai Histoire du diocèse de Paris (1755).

Au XIXe siècle

  • Dans les guerres napoléoniennes, le général Langeron évoque dans ses Mémoires son arrivée au Blanc-Mesnil : « Le 17/29 mars, je marchai par Mory et le Tremblay jusqu'à Blanc-Mesnil, où je m'arrêtai. Ma cavalerie campa en avant du Bourget, et mon infanterie entre le Bourget et le Blanc-Mesnil ».
  • Au cours de la guerre franco-prussienne, le Blanc-Mesnil est le siège de violents combats au nord de la commune. Au nord, le général Vinoy évoque les « batteries d'un fort calibre et d'une grande portée » dans L'armistice et la commune (1872). Dans le sud, le général Ducrot évoque dans La défense de Paris (1870-1871) un « bataillon de francs-tireurs (qui) gagnera la route des Petits-Ponts en se prolongeant vers la gauche et se portera sur la ferme de Groslay » et « de fortes colonnes ennemies (qui) avaient été ainsi attirées sur le bord du ruisseau la Morée ». Dans Les braves gens (1901), Paul Margueritte et Victor Margueritte cite la « canonnade des batteries de Pont-Iblon et du Blanc-Mesnil » et « l'attaque en trois colonnes des grenadiers, tirailleurs et uhlans de la Garde prussienne ». L'écrivain canadien, Octave Crémazie, exilé à Paris et témoin de son temps, relève dans son Journal une « escarmouche sans importance près de Groslay ». Des historiens français, Arthur Chuquet, Ernest Lavisse, Joseph d’Haussonville, Pierre Emmanuel Albert Baron Du Casse, des militaires, le général Boulanger, Auguste Edouard Hirschauer, et des hommes politiques, Jules Favre, Maurice Berteaux, évoquent les combats au Blanc-Mesnil.
  • Hector Malot cite dans son roman Pompon (1881) le paysage blanc-mesnilois : « Elevée au point culminant de la colline, elle dominait la forêt de Bondy, et des nombreuses fenêtres de sa façade plate, la vue s'étendait librement sur cette forêt et sur les plaines immenses de Blanc-Mesnil ».

Au XXe siècle

  • Hans Joachim Kitzing dans son « journal » Das Herz marschiert mit (1943)[94] évoque la ville de « banlieue » durant l'Occupation.
  • Jean Amila cite dans « Nous sommes tous des assassins » (Gallimard, 1952) le nom de la commune : « Le Blanc-Mesnil, disait le père Arnaud avec ravissement. Rien que le nom a quelque chose de coquet, de printanier... Vous ne trouvez pas, M. Pouget ?  ».
  • Le journaliste Philippe Gavi témoigne dans un essai Les ouvriers du tiercé à la révolution de la vie des cheminots dans la commune.
  • Jean-Claude Andro place un passage de l'action dans la ville dans les romans : La maison profonde (Flammarion, 1976) et La région des grands lacs (Flammarion, 1978).
  • Jacques-Laurent Bost décrit la ville dans son Le dernier des métiers (Gallimard, 1977) : « Au bord de la route : un écriteau « Blanc-Mesnil ». Une église et trente maisons mortes. En traversant ce défilé le flot kaki de piétons et de cavaliers devient plus dense et se noue en remous convulsifs...»
  • Isabelle Rèbre a publié la pièce de théâtre Moi, quelqu'un (Actes Sud) représenté pour la première fois au Forum le 13 mars 1998.

Au XXIe siècle

  • L'académicienne Assia Djebar consacre dans La disparition de la langue française (Albin Michel, 2003) un passage à la vie dans un studio de la ville.
  • Daniel Pennac relate dans un chapitre de son Chagrin d'école (Gallimard, 2007) la vie d'un professeur de français dans un collège de la ville.
  • Robert Sabatier évoque ironiquement dans Les trompettes guerrières (Albin Michel, 2007) l'« École des cadres rouges du Blanc-Mesnil ».

Culture urbaine et rap en Blanc-Mesnil

Dans le sabir des rappeurs, la ville du Blanc-Mesnil est appelée « Blankok », « Blankok City », « 93 Blankok ». Parfois, le lieu de résidence y est collé : « Blankok-Tilleuls », « Blankok-Nord », « Blankok-4Tours », « Blankok-Sud », « Blankok-Zoo ». On trouve également le sigle « BLK » pour le Blanc-Mesnil, et par extension « BLK Nord » et « BLK Sud ».

La rappeuse R & B Casey décline dans le titre d’une chanson le code postal de la commune sous le chiffre « 9.3.1.5.0 ». Casey et B. James chantent leur ville ainsi : « Blanc-Mesnil / c'est ma ville / mon Q.G. / ma presqu’île / ma citadelle / qui fait parler d'elle ».

Des groupes de rap et des rappeurs solo décrivent leur impression de galère, bonne ou mauvaise, de vivre dans une cité au Blanc-Mesnil. Boozoo, Alpha 5.20 dans leur chanson « Blankok ». Ghetto Fabulous Gang dans « 93 blankok : dans la street ». La Dream Team de Blankok signe « 93 Blankok ».

De nombreux groupes de rap s'y sont formés :

  • Aux Tilleuls : Blankok La Dream Team, L'Ekip Z, Rakai d'Afrik, LF Gang, F.Clan, 93 K-Libre, H2R, 150 Bastoss ;
  • Au 212, Pont-Yblon et Cité Verte : Casey, Anfalsh, Youssef Bissif, Nervo MC ;
  • À Pasteur et Pierre Semard (Po1tar) : Sofiane de Karismatik, Har16, Malfrats Gang, Sogof, F-Ikass.
  • Au sud : Ghetto-1Pulsif.

On y trouve aussi des beatmakers : IznO, Adams, ADN Kalibre, Nock-Pi, Twinz.

Personnalités liées au Blanc-Mesnil

Histoire

  • Denis le Maignan et Nicolas-François-Jean le Maignan, orfèvres à Paris au XVe siècle.
  • La famille Potier de Blancmesnil, parmi lesquels figurent d'illustres descendants qui furent proches de la famille royale.
  • La famille Delley de la Garde vécut en son château
  • Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, avocat de Louis XVI, y séjourna longuement et s'y réfugia sous la Révolution, afin de préparer la fuite du Roi.
  • Le savant d'Alembert séjourna au château en 1749, 1751 et 1753.
  • Claude Louis Berthollet, chimiste français et gentilé aulnaysien, s'y rendit fréquemment.
  • Le général Trochu.
  • Le général Moltke y fit une halte durant la guerre franco-prussienne.

Religion

  • Le père Lhande a été curé à la paroisse du Blanc-Mesnil.

Politique

  • La famille Renault, lignée de maires et propriétaires terriens.
  • Jacques Marinelli, homme politique et sportif français, est né au Blanc-Mesnil.
  • Isabelle Thomas, femme politique française.
  • Marie-George Buffet, députée de la circonscription du Blanc Mesnil, y vit.

Architecture

Littérature et presse

Danse

Musique

Télévision

  • Charly Oleg, co-présentateur de l'émission « Tournez manège », y vit.

Sport

Cultes

  • Église Notre-Dame
  • Église Saint-Charles
  • Église Sainte-Thérèse de Montillet
  • Église protestante et évangélique
  • Eglise orthodoxe du Sacré-Cœur

Le Blanc-Mesnil se rattache au diocèse de Saint-Denis et dispose également d'un cimetière communal et d'un monument dédié aux combattants de la Grande Guerre, un carré militaire dédié aux soldats tombés lors de la Seconde Guerre mondiale et de résistants, de la guerre d'Indochine et d'Algérie. Il abrite également des enfeus et un columbarium destiné au dépôt des urnes funéraires.

  • Centre de culte musulman « El Ihsan »
  • Centre de culte musulman « El Tawhid »

Articles connexes

Histoire

Politique et administration

Infrastructures

Patrimoine

Bibliographie

Monographies

  • Le Blanc-Mesnil et son passé, Ernest Soitel, 1969.
  • Histoire anecdotique de Blanc-Mesnil, Albert Galicier, 1973.
  • Le Blanc-Mesnil des temps modernes : 1935-1985, 1986.
  • Le Blanc-Mesnil, Pierre Bourgeade, Gilles Smadja, Jean-Pierre Vallorani, Françoise Vasseur, 1992.
  • Le Blanc-Mesnil : citoyens de demain, Patrick Laigre et Jocelyne Héquet, 1993.
  • Le Blanc-Mesnil : 2 000 regards, Photographies de Luc Choquer, François Crignon, Erwan Guillard, préface de Michel Host, 1999.
  • Le Blanc-Mesnil, Christian Massart, 2005.

Ouvrages divers

  • Devoir des maistres de la confrairie de Nostre-Dame de Blanc-Mesnil, 30 août 1668.
  • Notre-Dame de l'Annonciation de Blanc-Mesnil, canton de Gonesse, Seine-et-Oise, abbé A-E Fossard, 1912.
  • Les Cités jardins au point de vue social. La cité jardin du Petit-Groslay, près la nouvelle gare de Blanc-Mesnil, Amédée Gabillond et Louis Boutillon, 1912.
  • Électrification de Blanc-Mesnil (1880-1939), Martrou-Hachette (D.), mémoire sous la direction de P. Gerbod, 1984.
  • Villes du Bourget, Blanc-Mesnil, La Courneuve, Aubervilliers, Pantin, Archives municipales du Bourget, Le Blanc-Mesnil, La Courneuve, Aubervilliers et Pantin, 2000.
  • Éléments d'architecture des années 30 : Dugny, le Blanc-Mesnil, Le Bourget, Jean-Barthélémi Debost, 2004.
  • Le Blanc-Mesnil-Debré-Berhan (en langues française, anglaise, amharique), Daniel Feurtet, Joël Le Corre, Colette Delsol, 2005[96].
  • Architecture de bois : la cité Pierre-Sémard au Blanc-Mesnil, Lucie Couet, 2006.
  • Les cités-jardins de la banlieue du nord-est parisien, Benoît Pouvreau, Marc Couronné, Marie-Françoise Laborde et Guillaume Gaudry, éditions du Moniteur, 2007.

Articles

  • L'Humanité, Front unique dans la lutte à Blanc-Mesnil, 21 octobre 1931.
  • Le vieux château de Blanc-Mesnil au XVIIIe siècle, Letiausse, A, 1956.
  • Le Blanc-Mesnil : Ses églises et ses cimetières, Alain Garcia, 1981.
  • Les Inrockuptibles, Dialectique & éclectique sont dans une expo, 14 mars 2000.
  • Projet (revue), Centre d'étude et de recherche en action sociale, CERAS, La ville et ses quartiers, Entretien avec Patrick Norynberg, décembre 2003[97].
  • L'Humanité, Rue « Blou-Ménil », Virginie Fauvel, 13 avril 2005[98].
  • Politis, Rencontre avec des habitants du Blanc-Mesnil, Marion Dumand et Marina da Silva, novembre 2005[99].
  • L'Humanité, Au Blanc-Mesnil, la citoyenneté s'apprend, 16 décembre 2005[100].
  • Les Inrockuptibles, Ma cité a craqué, Marc Kravetz, 23 novembre 2005.
  • Le Moniteur, Le Blanc-Mesnil ZAC Coeur de Ville : un hectare de voirie rendu aux piétons, 9 décembre 2005.
  • Le Monde diplomatique, Quelques-unes d’entre nous, Maud Pascal, janvier 2006[101].
  • Le Monde, Plus de 65 % de "oui" au vote des étrangers au Blanc-Mesnil, 18 juin 2006[102].
  • L'Humanité, Les mercredis de Sciences Po au Blanc-Mesnil, juin 2006[103].
  • Politis, Ma vie sur scène, Gilles Costaz, mars 2007[104].
  • Le Monde, Rouge, noir, jaune au Blanc-Mesnil, 7 février 2008[105].
  • 20 minutes, Le Blanc-Mesnil mijote l'agrandissement de sa Cuisine, 25 avril 2008[106].
  • Le Parisien, Le premier écôpole d'Île-de-France sort de terre, 18 décembre 2008[107].

Filmographie

  • Le café du Beau Site, voix-off et auteur : Jean-Claude Bergeret, ORTF, 1959.
  • Jochen Gerz, Rufen bis zur Erschöpfung / To Cry until Exhaustion, installation vidéo en noir et blanc (19 minutes 30) sur le chantier de l'autoroute du Nord, tournage le 7 février 1972[108].
  • Iwona Buczkowska, Architecte urbaniste (documentaire in L'art de faire la ville), réalisation : Olivier Gueneau, Conseil général de Seine-Saint-Denis, 1997.
  • Ados Amor (long-métrage de fiction), réalisation : François Stuck, Zarina Khan Productions, 1997[109].
  • Garde à toi, Garde à vue, mode d'emploi, réalisation : Roland Moreau et la Commission droit du Conseil local des jeunes de Blanc Mesnil, La Cathode, 2000[110].
  • Clic-clac (documentaire vidéo), sujet : destruction d’un immeuble de la cité Pierre-Montillet.
  • La Cité 212 du Blanc-Mesnil (documentaire), réalisation : Patrice Ladoucette, produit par Transeuropfilms en coproduction avec FR3 Ile-de-France, 2004.
  • 93150 un autre football (documentaire), L'Équipe TV, 2009.

Liens externes

Notes et références

  1. Journal Officiel, Décret n°2002-477 du 8 avril 2002 portant création de l'Établissement public d'aménagement de la Plaine de France [1]
  2. Météo France [2]
  3. Atlas du patrimoine culturel de Seine-Saint-Denis [3]
  4. Archives généalogiques de la noblesse de France, 1843.
  5. Site généalogique et héraldique du canton de Fribourg [4]
  6. Encyclopédie méthodique, Tome quatrième, page 337, Paris, 1740.
  7. Atlas du patrimoine culturel de Seine-Saint-Denis[5]
  8. Atlas du patrimoine culturel de Seine-Saint-Denis [6]
  9. Des Gaulois en armes découverts sur un chantier, Le Parisien, le 16 septembre 2009[7]
  10. Curiosité de l'histoire des arts, page 261, P-L Jacob, éditions Adolphe Delahays, 1858
  11. Journal d'un bourgeois de Paris (1405-1449), page 24.[8]
  12. Dictionnaire historique de la ville de Paris et de ses environs, Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut, 1779.
  13. Archives nationales, page 53 [9]
  14. Journal de Jean Héroard sur l'enfance et la jeunesse de Louix XIII, Jean Héroard, page 295.
  15. Les environs de Paris disparus, Georges Pillement, Editions Albin Michel, 1968, page 131.
  16. Archives départementales de la Seine-Saint-Denis [10]
  17. The Waterloo Campaign, 1815, Captain William Siborne, Kessinger Publishing, 2007
  18. Mon journal pendant la guerre (1870-1871), Joseph d’Haussonville, Calmann-Lévy, 1905
  19. L'habitation du Parisien en banlieue, Marius Tranchant, page 82.
  20. Magie et la magie du bouillon Kub, Dominique Pivot, éditions Hoëbeke, 2002
  21. Le Figaro, 20 avril 1931.
  22. Swiss Info
  23. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  24. Un document de l'ENA (1984) sur les immigrés dans l'entreprise raconte l'histoire de l'entreprise Pain Jacquet.
  25. (en) Washington Post article du 6 novembre 2005
  26. École des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Observatoire Cassini : notice communale et diagramme démographique.
  27. Toutes les villes
  28. Toutes les villes
  29. Ministère de l'Intérieur - Scrutin présidentiel de 2007
  30. Ministère de l'Intérieur - Scrutin législatif 2007
  31. Ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales
  32. Démocratie participative et débat public
  33. [pdf] Ministère du Travail, des Relation sociales et de la Solidarité
  34. Archives municipales
  35. Site officiel de la direction générale des Impôts
  36. Taxe.com - Impôts locaux
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  38. Préfecture de Seine-Saint-Denis
  39. Le Figaro, le 24 juin 2008
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  42. Carré des Aviateurs [13]
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  45. Site officiel des Vignerons Franciliens Réunis [16]
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  49. Grand prix de l'Environnement des villes de l'Île-de-France [19]
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  57. [23]
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  61. Ministère de la Culture et de la Communication, Journées du patrimoine
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  63. Conseil général de Seine-Saint-Denis [24]
  64. Ministère de la Culture et de la Communication [25]
  65. Expo Simulis
  66. Magazine d'art Exporevue
  67. Association Internationale des Bibliothèques, archives et centres de documentation Musicaux Groupe français
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  69. Bibliothèque nationale de France
  70. Carré des Aviateurs
  71. Forum culturel
  72. Deux Pièces Cuisine
  73. Maison des tilleuls
  74. Conseil local des jeunes
  75. Lycée Mozart
  76. SIPPEREC, Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l'électricité et les réseaux de communication, Rapport d'activité de 2006
  77. Portail international archivistique francophone
  78. Académie de Créteil [27]
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  80. Ministère de l'Éducation nationale, Direction de l'Évaluation et de la Prospective [29]
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  82. Palmarès des lycées sur le site de l'Internaute - Taux de réussite et classement au baccalauréat : en 2006, de 2003 à 2005
  83. Les Nouvelles d'Addis, quotidien d'informations, dédié à l'Éthiopie et à la corne de l'Afrique
  84. Fédération française de handball
  85. Site officiel du BMS Tennis
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  93. Sénat, Compte rendu du déplacement effectué par une délégation du groupe interparlementaire du 22 au 30 mai 2004
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  100. Au Blanc-Mesnil, la citoyenneté s'apprend - l'Humanite
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  102. Le Monde, article du 18 juin 2006
  103. L'Humanité, article de juin 2006
  104. Politis, article de mars 2007
  105. Le Monde, article du 7 février 2008
  106. Le Blanc-Mesnil mijote l'agrandissement de sa Cuisine sur 20Minutes.fr
  107. Le Parisien, le 18 décembre 2008
  108. Centre Pompidou, page 11
  109. Forum des Images
  110. Association des documentaristes français
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