Thonon-les-Bains


Thonon-les-Bains

46° 21′ 46″ N 6° 28′ 30″ E / 46.362667, 6.475

Thonon-les-Bains
Vue de la mairie de Thonon-les-Bains
Vue de la mairie de Thonon-les-Bains
Armoiries
Détail
logo
Détail
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie (sous-préfecture)
Arrondissement Thonon-les-Bains (chef-lieu)
Canton Thonon Est et Thonon Ouest
Code commune 74281
Code postal 74200
Maire
Mandat en cours
Jean Denais
2008-2014
Site web Ville-thonon.fr
Démographie
Population 32 438 hab. (2011)
Densité 1 237 hab./km²
Gentilé Thononais, Thononaise
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 46″ Nord
       6° 28′ 30″ Est
/ 46.362667, 6.475
Altitudes mini. 371 m — maxi. 569 m
Superficie 26,23 km2

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Voir la carte administrative

Thonon-les-Bains ([tɔnɔ̃lebɛ̃]) est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie (dont elle est une sous-préfecture) et la région Rhône-Alpes. Elle fait partie du Chablais français.

Les habitants de Thonon-les-Bains ont pour gentilé les Thononais et les Thononaises.

Sommaire

Géographie

Situation

Vue par le satellite Spot
Vue sur la ville et le Mont Blanc

La ville de Thonon-les-Bains est située à 431 mètres d’altitude, sur la rive sud du lac Léman, à l’extrême nord du massif du Chablais, dans le quart nord-ouest des Alpes. Elle s’étend sur une superficie de 16,21 km2.

À l’échelle nationale et internationale, Thonon-les-Bains est située à 150 kilomètres au nord-est de Lyon, à 195 kilomètres au nord de Grenoble, à 35 kilomètres à l’est de Genève et à 14 kilomètres à l’aplomb sud de Morges.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes et voisines de Thonon-les-Bains sont Marin (3,8 km), Armoy (4 km), Allinges (4,2 km), Anthy-sur-Léman (4,4 km), Lyaud (4,9 km), Margencel (5,2 km), Publier (5,3 km), Champanges (5,6 km), Orcier (6,6 km), Féternes (6,7 km), Larringes (7,1 km), Draillant (7,5 km), Reyvroz (7,9 km), Perrignier (8 km), Vailly (8,9 km), Évian-les-Bains (9,1 km), Sciez (9,2 km), Excenevex (9,9 km), Cervens (9,9 km) et Lullin (10,3 km).

Topographie et hydrographie

Climat

Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du massif alpin.

Températures (sous abri, moyennes) °C
J F M A M J J A S O N D Année
2,5 1,2 8 10,5 15,4 23,4 22,1 24,2 16,4 9,3 6,5 4 2003a
1,5 5,9 8,1 9,4 14,3 16,6 18,3 21,3 17,3 11,5 6,9 4,4 1997b
1,9 3,0 6,1 9,3 13,7 17,1 19,8 19,3 16,2 11,3 6,2 3,2 1951-1997b
Sources : a : Météo.éducation ; b : Cipel
Précipitations (hauteur moyenne en mm)
J F M A M J J A S O N D Année
60,5 8,5 15,5 67,5 46,5 48,5 39 91,5 73 149,5 63,5 30 2003a
53 40 17 49,5 138,5 237 101 88,5 68,5 47 72,5 99,5 1997b
63,1 57,8 63,1 66,1 91 104 73,3 98,8 93,3 81,9 82,5 71 1951-1997b
Sources : a : Météo.éducation ; b : Cipel
Insolation (en heures)
J F M A M J J A S O N D Année
46 102,3 251,3 250,9 268,8 389,6 354,1 326,9 251,9 108,9 78,1 78,9 2003a
2,4 91,2 189,9 258 239,2 184,9 217,9 243,3 195,1 101 57,9 39,7 1997b
42,6 81 151,1 192,6 222,5 237,7 269 235,3 178 111 54,4 37,9 1954-1997b
Sources : a : Météo.éducation ; b : Cipel
Jours de gelée (nombre de jours)
J F M A M J J A S O N D Année
14 22 1 1 0 0 0 0 0 1 0 11 2003a
Sources : a : Météo.éducation ; b : Cipel

Géographie administrative

Thonon-les-Bains est la capitale du Chablais savoyard, qui s’étend, pour la partie française, de Douvaine à Saint-Gingolph.

Selon les classements établis par l’INSEE, sur des critères géographiques et économiques, Thonon-les-Bains est un pôle urbain, centre de l’unité urbaine de Thonon-les-Bains (couramment agglomération de Thonon) composée de douze communes (Allinges, Anthy-sur-Léman, Évian-les-Bains, Excenevex, Lugrin, Margencel, Marin, Maxilly-sur-Léman, Neuvecelle, Publier, Sciez et Thonon-les-Bains). Thonon-les-Bains est également la commune centre de l’aire urbaine de Thonon-les-Bains (27 communes) intégrée à l’espace urbain Rhône et Alpes.

Morphologie urbaine

Morphologie urbaine de Thonon-les-Bains.

      Limite communale

Quartier de Concise.

Le centre historique, s’articulant autour de la Grande Rue, se caractérise par des rues étroites, bordées d’immeubles de trois ou quatre étages. L’artère comprend une zone piétonnière, commerciale et résidentielle ; elle est adjacente à la plus ancienne rue de la ville, la rue Chante-Coq.

La mise en place d’une opération de rénovation urbaine, dans les années 1960, modifie en profondeur une partie du centre historique alors insalubre. Des immeubles d’habitations de huit à neuf étages avec cellules commerciales au rez-de-chaussée sont construits. Ils forment le quartier de la Rénovation. Un espace vert est aménagé en belvédère au pied de l’avenue Saint François de Sales.

À l’ouest du centre, le long du boulevard de la Corniche, aux alentours des thermes, un ensemble de villas aux architectures et styles variés forme un ensemble hétéroclite caractéristique d’une ville d’eau et de villégiature du XIXe siècle.

En périphérie, la ville se découpe en quartiers de voisinage qui structurent la ville au niveau local : Sur Crête, surplombant la gare ; à l’ouest, La Grangette et La Versoie ; et à l’est, Le Morillon. Ces quartiers sont principalement pavillonnaires. Au sud, Collonges-Saint Hélène et Le Châtelard sont des quartiers populaires marqués par de grands ensembles.

Dans les années 1980, une marina, Port Ripaille, a été implantée au nord-est de la ville dans le quartier du Saint-Disdille, à l'embouchure du delta de la Dranse.

D’anciens villages sont aujourd’hui rattachés à la commune :

  • Au nord : Rives, ancien village des pêcheurs sis sur les rives du lac Léman ; Concise.
  • À l’est : Tully ; Vongy, siège d’une zone industrielle limitrophe de la réserve naturelle du delta de la Dranse ; Saint Disdille, contigu au domaine de Ripaille ; Port Ripaille plus au nord.
  • Au sud-ouest : Corzent sur les bords du lac Léman ; Marclaz, siège d’une zone commerciale ; Morcy au pied du massif des Hermones.

Histoire

Toponymie

Le lieu actuel était occupé à l’époque celtique par les Allobroges. Le nom de Thonon ferait supposément référence à un ancien lieu de culte voué à Teutatès[1].

D’autres sources font état d’une origine gauloise, Thonon pouvant être dérivé de dunon signifiant au sens strict « place fortifiée ». Thonon signifierait alors « la colline au-dessus de l’eau »[2].

Le suffixe -les-Bains fait référence à une ville station thermale. Il est accolé depuis le 22 juin 1804, date du décret de déclaration d’intérêt public de la source de la Versoie[3].

Héraldique

Armes de Thonon-les-Bains

Les armes de Thonon-les-Bains se blasonnent ainsi : Parti d’or et d’azur.

Préhistoire et époque gallo-romaine

Thonon-les-Bains est construit sur un site occupé au moins depuis l’époque gallo-romaine.

Selon la mythologie, la cité a été fondée par une ancienne tribu germanique ayant pris part au massacre des Romains dans la Forêt-Noire[4].

Période féodale

Mal connue pour le haut Moyen Âge, son histoire est très bien documentée à partir de 1270, en raison de la conservation des comptes du châtelain comtal des Allinges, dans le ressort duquel se trouvait le village avant de devenir au début du XIVe siècle le siège du « mandement ».

Une bourgeoisie est attestée dès le milieu du XIIIe siècle et le village (quelques centaines de feux) est ceint de murs vers la fin du siècle, englobant le faubourg de Rives vers 1290. En 1266, le comte Pierre II de Savoie (1203-1268) accorda au bourg sa franchise municipale.

Enjeu des luttes entre les comtes de Savoie et les dauphins de Viennois jusqu’en 1343, Thonon devient ensuite une des résidences favorites de la maison de Savoie et attire de nombreux immigrants locaux ou étrangers (Italiens, Allemands…). Le château, initialement forteresse et prison, est rasé et, reconstruit vers 1410, devient une résidence d’agrément comprenant de beaux jardins et des logis luxueux, plus confortables que le simple pavillon de chasse de Ripaille, construit au XIVe siècle à l’embouchure de la Dranse ; le terme de « ripaille » synonyme dans la langue française de fêtes réussies précède dans le temps le nom du château qui vient plutôt du terme « rispe », broussailles.

Plusieurs dignitaires de la cour de Savoie se font construire autour du château des hôtels particuliers (famille Ravais), l’hôtellerie et le commerce se développent. En 1433, le duc Amédée VIII de Savoie acquiert et lotit la vigne de Vallon, adjacente aux murailles de la ville, et dont les « chaseaux » (parcelles à construire) sont acquises par les principales familles de la bourgeoisie locale (actuel quartier Vallon). Il favorise également la rénovation des équipements collectifs : moulins, fours, halle, adduction d’eau. Thonon reste ville de cour jusqu’à la fin du XVe siècle, malgré la présence de plus en plus prégnante d’une contestation populaire attestée par l’hérésie ou la sorcellerie, cruellement poursuivies à partir de 1475, et par l’émigration vers Genève.

Aux XIVe et XVe siècles, la châtellenie d’Allinges-Thonon fait traditionnellement partie du douaire de la comtesse, puis duchesse de Savoie. Trois d’entre elles ont tout particulièrement associé leur nom à la région, Bonne de Bourbon, épouse d’Amédée VI de Savoie, Marie de Bourgogne, épouse d’Amédée VIII de Savoie, et Anne de Lusignan, épouse de Louis Ier de Savoie.

De 1536 à 1564 la ville fût sous administration bernoise. Par le traité de Lausanne du 30 octobre 1564, la République de Berne rendit au Duc de Savoie le baillage de Thonon, entre autres possessions.

En 1569, au traité de Thonon, Évian, le pays de Gavot ainsi que Saint-Jean d’Aulps reviennent à la Savoie

Intégration à la France

Thonon-les-Bains était la sous-préfecture de l’arrondissement de Thonon dans l’ancien département du Léman.

Politique et administration

En 2010, la commune de Thonon-les-Bains a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[5].

Le 8 juillet 2011, le magazine "L'Express" rapporte la décision du maire UMP de refuser l'inscription des enfants de chômeurs à la cantine des établissements scolaires publics, au motif que, compte tenu de l'augmentation du nombre de demandes de repas à laquelle la municipalité doit faire face, il faut privilégier les enfants dont les parents travaillent par rapport aux enfants dont les parents, au chômage ou inactifs, peuvent faire les repas à domicile.

Administration municipale et tendances politiques

Lors de l’élection municipale de 2008, quatre listes se sont affrontées, deux de droite : celle de Jean Denais (qui a été élu) et celle de Christophe Arminjon, une de gauche, menée par Georges Constantin et une liste écologiste, avec Elisabeth Charmot.

Les maires de Thonon-les-Bains

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
4 septembre 1944 24 février 1980 Georges Pianta RI puis UDF Député de la deuxième circonscription de la Haute-Savoie (1956 - 1981)
Vice-président du Conseil général de la Haute-Savoie (1955 - 1979)
24 avril 1980 25 mai 1995 Paul Neuraz DVD ...
juin 1995 en cours Jean Denais UDF-PR puis DL puis UMP Vice-président du Conseil général de la Haute-Savoie jusqu'en mars 2011
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Instances judiciaires et administratives

La façade principale de la sous-préfecture
La sous-préfecture
Le tribunal de grande instance (sis dans l’ancien hospice)

Thonon-les-Bains est le siège d’une sous-préfecture.

La ville dispose de trois organes juridictionnels : un tribunal de grande instance, un tribunal d’instance et un conseil de prud’hommes. La ville cofinance une antenne de justice, un service de proximité destiné à l’information des citoyens quant aux droits et obligations[6].

Dans le domaine de la recherche scientifique publique, l’INRA implante dans la ville un site de recherche en 1975, succédant à un laboratoire privé de recherches hydrobiologiques des eaux et forêts. La station est principalement destinée à l’étude de l’hydrologie et de l’écosystème du Lac Léman[7].

Urbanisme

Logement

Projets d’aménagements

  • En 1965, le centre-ville est restauré, par Maurice Novarina.
  • En 2007, un projet est réalisé sur le quartier de Montjoux.
  • En 1998, la ville propose un projet pour lutter contre la pollution de la région via un itinéraire de contournement du centre-ville inauguré en 2008. En 1999, approbation ministérielle du schéma de désenclavement du Chablais et concentration de l'État sur le projet. 2000-2002, phase de concertation sur le projet. Été 2002-automne 2003, fouilles archéologiques. Décembre 2002, commission départementale des sites en application sur la loi du littoral. 2005, début des travaux. 2007, aménagement des ronds-points et bordures.

Politique environnementale

Jumelage

Square Eberbach, commémoratif du jumelage entre les deux villes.

Thonon-les-Bains est jumelée depuis 1961 avec Eberbach, Allemagne et depuis 2000 avec Mercer Island, États-Unis[8].

Population et société

Démographie

Évolution démographique
(Source : Ehess[9] et INSEE[10])
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
3 010 3 190 3 251 4 179 4 428 4 488 4 825 4 918 5 530
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
5 272 5 501 5 444 5 447 5 780 5 666 6 268 7 043 7 232
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
8 042 10 270 11 291 12 183 13 181 14 016 17 080 20 700 26 354
1982 1990 1999 2008 2011        
26 040 29 677 28 927 32 824 32 438        
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes


Voici ci-dessous, un tableau démographique du XXe siècle sur la ville de Thonon-les-Bains classé par date de recensement.

Évolution de la pyramide des âges de la ville de Thonon-les-Bains, comparaison entre l’année 1999 et 1982[11] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d’individus.
Hommes Classe d'âge Femmes
868 
75 à plus
1 885 
1 731 
60 à 74
2 244 
3 563 
40 à 59
3 783 
3 975 
20 à 39
4 061 
3 534 
0 à 19
3 336 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d’individus.
Hommes Classe d'âge Femmes
499 
75 à plus
1 180 
1 280 
60 à 74
1 835 
2 749 
40 à 59
2 752 
3 737 
20 à 39
3 838 
3 531 
0 à 19
3 410 

Le nombre total de ménages thononais est de 12 822. Ces ménages comptent de un à six individus, voire plus. Voici ci-dessous, les données en pourcentages de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les Ménages

Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Thonon-les-Bains 38,6 % 30,1 % 14,3 % 10,7 % 4,3 % 2,1 %
Moyenne Nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[12]

Enseignement secondaire et supérieur

  • Collège Champagne (public)
  • Collège Jean-Jacques Rousseau (public)
  • Collège du Sacré Cœur (privé sous-contrat)
  • Lycée et Collège Saint-Joseph (privé catholique sous contrat)
  • Lycée polyvalent et technique La Versoie (public)
  • Lycée polyvalent lycée des métiers Savoie-Léman (public, métiers de l’hôtellerie et du tourisme)
  • Lycée professionnel du Chablais (public)
  • Lycée professionnel "Les 3 Vallées" (privé catholique sous contrat avec le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire)
  • Lycée technique et professionnel Jeanne d’Arc (privé)
  • Institut de formation en soins infirmiers

Manifestations et festivités

La foire de Crête (premier jeudi du mois de septembre), fêtera sa 534e édition le jeudi 1er septembre 2011, a été créée au XVIe siècle. C’était à l’époque une importante foire paysanne (bestiaux, volailles) et commerciale. De nos jours, subsistent une foire commerciale qui occupe une partie importante de la ville, ainsi qu’une fête foraine qui draine la population du Chablais et de la Suisse voisine.

Le Festival de Montjoux de musique se tient annuellement depuis 1996 au début du mois de juillet. La ville accueille un festival de rue en août, Les Fondus du Macadam.

Vie culturelle et médias

L'espace Maurice Novarina

À Thonon-les-Bains, sont implantés deux théâtres, l’espace Maurice Novarina, anciennement MAL (Maison des Arts et Loisirs) et le théâtre de la Maison des Jeunes et de la Culture.

La ville cofinance l’association Thonon-Événements qui organise des événements festifs tout au long de l’année[13].

La bibliothèque municipale principale et la médiathèque sont implantées dans l’ancien couvent de la Visitation.

Un des journaux locaux est Le Messager, hebdomadaire couvrant l’ensemble du Chablais.

La ville possède le label @@@ en 2011 selon le classement Ville Internet[14].

Santé

Centre hospitalier Georges Pianta.

Un centre hospitalier intercommunal public est implanté sur la commune, le centre hospitalier Georges-Pianta inauguré en 1968. Le centre hospitalier fait partie du groupement des Hôpitaux du Léman, fédérant également l’hôpital d’Évian-les-Bains (hôpital Camille Blanc), deux maisons de retraite, une MAPAD, une unité de soins de suite et de réadaptation polyvalents, une unité de psychatrie adulte et infanto-juvénile ainsi qu’un service d’hospitalisation à domicile.

La ville dispose d’une clinique privée, la clinique Lamartine, à spécialités chirurgicales et médicales.

On recense environ une centaine de médecins toutes disciplines confondues présents dans la ville.

Thermalisme

Le « champignon de la Versoie », fontaine de la source de la Versoie, eau minérale de Thonon.

La ville est une station thermale. À Thonon-les-Bains coule une eau minérale. La source de captage est la source de la Versoie. Celle-ci fut déclarée d’intérêt public le 22 juin 1864[15].

Sports

Le stade Joseph-Moynat, situé dans le quartier de la Grangette, a hébergé entre juillet 2005 et juillet 2010 le club de football d’Évian Thonon Gaillard Football Club, promu en Ligue 2 pour la saison 2010-2011 puis Ligue 1 pour la saison 2011-2012. Le club évolue depuis août 2010 au Parc des Sports d'Annecy.

C’est également au stade Joseph Moynat qu’évolue le club de football américain des Black Panthers de Thonon, finaliste du championnat de France Élite 2007 et 2009.

La ville se voit décerner en 2004 le label France station nautique[16] représentant ses organes locaux d'animation et de développement des activités nautiques à finalités sportives et touristiques.

Le 4 décembre 2010, la station Thonon-les-Bains, lac Léman s'est vue décerner les quatre étoiles (niveau maximal) et est donc la station référence du label.

  1. Recherches en toponymie
  2. Glossaire des noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs
  3. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées infoville.
  4. Selon Maurice-Marie Dantand dans L'Olympe disparu
  5. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  6. Informations pratiques - Ville de Thonon, consulté le 14 octobre 2008
  7. Historique de la station du Léman - INRA, consulté le 14 octobre 2008
  8. Jumelage - Ville de Thonon, consulté le 14 octobre 2008
  9. http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  10. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  11. Recensement de l’INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
  12. Données démographiques compulsées par l’internaute d’après l’INSEE
  13. Thonon-Événements - partenaires
  14. Palmarès 2008 - Label ville Internet
  15. Histoire de la source de la Versoie, consulté le 10 octobre 2008
  16. Thonon-les-Bains sur le site de la FSN, consulté le 2 février 2010.

Économie

Thonon-les-Bains est une station thermale et touristique, une ville industrielle et une capitale administrative (hôpital, sous-préfecture, palais de justice).

Emploi

Le taux de chômage, en 1999, pour la commune s’élève à 13,3 %[1], avec un nombre total de 1 743 chômeurs. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans s’établit à 82 % ce qui est identique à la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On comptait 45,2 % d’actifs contre 18,9 % de retraités dont le nombre est égal à la moyenne nationale (18,2 %). Il y avait 22,3 % de jeunes scolarisés et 13,6 % de personnes sans activité[1].

Répartition des emplois par domaine d’activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d’entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Thonon-les-Bains 0,2 % 7 % 8,9 % 20,8 % 32,8 % 30,4 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[2]

Entreprises de l’agglomération

Le nombre total d’entreprises est d’environ 1 740 (en décembre 2004)[3]. On en dénombre 45 dans les industries agricoles et alimentaires représentant 2,6 % du total, 35 dans les industries des biens de consommation représentant 2 %[3], 25 dans les industries des biens d’équipement soit 1,4 %, 32 dans les industries des biens intermédiaires représentant 1,8 %, 4 dans l’énergie ce qui représente 0,2 %, 158 dans la construction soit 9,1 %, 546 dans le commerce représentant 31,4 %, 40 dans le Transport soit 2,3 %, 70 dans les activités immobilières soit 4 %, 244 dans les services aux entreprises représentant 14 %, 288 dans les services aux particuliers soit 16,6 %, et enfin 253 dans l’éducation, la santé, et l’action sociale soit environ 14,5 % du total des établissements thononais[3].

L’une des plus importantes entreprises que compte la commune est la société Veka dont le chiffre d’affaires s’élève à 38 Millions d’euros[3].

Commerce

Thonon-les-Bains a également un centre-ville dynamique avec des événements comme les Journées du Très Bon Goût, Le Printemps de la Mode ou encore le marché de Noël avec une vitrine tombola, organisés par l’Union commerciale de Thonon, la Ville et Thonon Événements.

Revenus de la population et fiscalité

Voies de communication et transports

Voies routières

La route départementale 1005, anciennement route nationale 5, dessert la ville de part et d’autre. Elle relie Genève à Saint-Gingolph en passant par Thonon-les-Bains et Évian-les-Bains. Le contournement de la ville par le sud a été mis en fonctionnement en 2008. Il est une alternative plus rapide pour le transit et le délestage du trafic du centre-ville. Les embranchements du contournement sur le tracé ancien de la route départementale 1005 se situent à la hauteur de Margencel au sud et de Vongy au nord.

La route départementale 903 permet d’accéder au centre depuis Annemasse, en passant par Bons-en-Chablais. La RD 902 relie la Vallée Verte aux bords du lac Léman.

Pistes cyclables

Transport ferroviaire

La gare

La gare de Thonon-les-Bains est située sur la ligne Longeray - Évian-les-Bains reliant Évian-les-Bains à Annemasse. Sur cette portion, la voie est unique mais la ligne est électrifiée. À certaines périodes, la gare est desservie par la liaison TGV Paris-Évian-les-Bains.

La gare a été inaugurée le 30 août 1880 à l’occasion de l’ouverture de la section entre Collonges-sous-Salève et Thonon. Dès 1882, elle cesse d’être une gare terminus avec le prolongement de la ligne jusqu’à la gare d’Évian-les-Bains. Son implantation à proximité du centre-ville suscita à l’époque des réserves de la part de la population car elle a conduit à couper le champ de Foire (situé sur l’actuelle place de Crête) du reste de la ville[4]. La ligne a été électrifiée en 1972.

Transports en commun

La Compagnie générale de navigation sur le lac Léman, assure des liaisons régulières entre la ville et d’autres ports autour du lac Léman. Suivant les périodes, des liaisons sont assurées avec les ports d’Yvoire et Nyon à l’ouest, et Évian-les-Bains et Lausanne-Ouchy à l’est.

Le réseau BUT (acronyme de Bus Urbains Thononais) est géré par le Syndicat intercommunal des bus de l’agglomération thononaise (SIBAT) ; l’exploitant est Veolia Transport. Il assure un service de transport urbain régulier dans les communes d’Allinges, Anthy-sur-Léman, Évian-les-Bains, Margencel, Marin, Publier et Thonon-les-Bains.

Le SIBAT gère également la ligne de funiculaire de 230 m de long qui relie le Belvédère au port de Rives. Ce funiculaire présenterait la particularité d’être le seul au monde à se croiser dans une courbe[5].

Transports lacustres

Le port de Thonon est desservi par des navires de la Compagnie générale de navigation qui assurent toute l’année des liaisons avec le port de Lausanne-Ouchy. En moyenne et haute saison, des liaisons sont également assurées avec les ports d’Évian-les-Bains et Yvoire, en France, et avec celui de Morges, en Suisse[6].

Transports aériens

La ville n’est pas équipée de zone aéroportuaire. Les aéroports les plus proches sont l'aérodrome d'Annemasse et l’aéroport international de Genève.

Culture et patrimoine

Personnalités liées à la commune

Statue commémorative du général Joseph Marie Dessaix, située dans le parc du belvédère
François de Sales aurait accompli un miracle à Thonon


Patrimoine culturel et monuments

Points d’intérêt de Thonon-les-Bains.

Port de Rives

Le port de Rives est le port de plaisance de la ville de Thonon-les-Bains, c’est aussi un lieu de promenade très apprécié. Au port se trouve l’écomusée de la pêche et du Léman, consacré à la pêche sur le Lac Léman, il se trouve dans des baraques de pêcheurs, conservées et réhabilitées. Le village des pêcheurs a été aménagé en 1987 par un quai, dans le prolongement de la création du débarcadère[4].

Le funiculaire du port relie le port de Rives à la ville haute, édifiée sur un plateau surplombant le lac Léman. Il a été construit en 1888. D’une longueur de 230 m pour un dénivelé de 40 m, son tracé est en courbe.

Présente également dans le quartier de Rives, la tour des Langues qui domine encore le village des pêcheurs, fut construite au XIIe siècle. C'est ici que les bouchers venaient payer leur impôt au seigneur, déposant ainsi les langues des bœufs ou vaches qu'ils abattaient.

Château de Ripaille

Le château de Ripaille

Le Château de Ripaille est un château de plaisance du XVe siècle situé dans un domaine en bordure du Léman. Dans ce château, le duc de Savoie Amédée VIII accueillit le pape Eugène IV vers 1440. Peu après cette visite, le duc de Savoie devint pape sous le nom de Félix V, bien que son élection ne fût pas reconnue par la majorité de l’Église catholique. Sa mitre supposée est conservée dans le trésor de l’abbaye de Saint-Maurice d'Agaune. Le domaine conserve une forêt de 53 hectares, un arboretum composé de 58 essences différentes et un domaine viticole, classé parmi les AOC Vin de Savoie. Au sein du parc forestier, un monument aux Justes a été inauguré en 1997.

Château de Sonnaz

Le château de Sonnaz

Le château de Thonon[7] aussi nommé château de Sonnaz, a été construit au XVe siècle par Marie de Bourgogne épouse du duc de Savoie Amédée VIII puis cédé à la famille Gerbaix de Sonnaz. La demeure actuelle édifiée sur les vestiges des fortifications, date de 1666[4].

Le Château de Sonnaz abrite aujourd'hui l'Office de Tourisme

Autres châteaux

  • Château de Rives, situé dans le quartier de Rives.
  • Chateau de Bellegarde ou Maison-Haute[8]. Situé à gauche de l'hôtel de Ville, derrière la porte des Lombards, la seule porte qui subsiste de nos jours, le château fut construit en bordure des remparts et possède une tour carrée. L'ancien palais de justice, maison avoisinante, est ornée de frises en bois sculptées de figures grivoises représentant les sept péchés capitaux.
  • Maison forte de Marclaz, situé au sud-ouest de la ville. Appartenant à la famille de Ravais, il devient en 1515 par mariage, la propriété des deux branches Vidonne, illustres familles du Genevois. Après différents changements de noms toujours par mariages, il est vendu au baron de Chanteau pour sa fille mariée au comte Max de Foras. Aujourd'hui, il tombe petit à petit en ruine. C'est une bâtisse rectangulaire avec de belles fenêtres. Au centre se trouve la tour ronde avec un escalier à vis.
  • Château des Guillet-Monthoux, ancien château dont la façade, l'élévation et l'escalier sont classés monument historique, sis rue Chante Coq.

Monuments religieux

  • L’église Sainte Jeanne de Chantal construite par l’architecte Claude Marin entre 1965 et 1967 possède un clocher élevé en 1975.
  • La chapelle de la Visitation, ancienne chapelle du monastère de la Visitation, est désormais consacrée aux expositions d’art contemporain.
  • La chapelle Saint-Bon (on cite son existence dès 1299), à proximité de laquelle saint François de Sales aurait fait son premier miracle (la résurrection d’un enfant mort sans baptême).
  • La chapelle de Concise (on cite son existence à la fin du XIIIe siècle) a été reconstruite sur l’ordre de Saint François de Sales.
  • La chapelle de Vongy a été construite au XVIIe siècle sur l’emplacement de la chapelle du XIIIe siècle. Elle est à proximité de l’Église Notre-Dame du Léman.
  • La chapelle de Tully construite au XIIIe siècle puis reconstruite en 1681 est dédiée à Saint Étienne.
  • La chapelle de Corzent a été érigée entre 1626 et 1644 sous le nom de Chapelle Jésus Marie Joseph.
  • La chapelle Don Bosco conçue par Maurice Novarina inaugurée en 1945 est située près du centre commercial de l'Étoile.
  • La chapelle de l'hôpital Georges Pianta conçue par Maurice Novarina inaugurée en 1970.

Lieux religieux et spirituels

  • Grotte Notre Dame de Lourdes. Elle est située face au 96 boulevard de la corniche.

Musées

  • Le Musée du Chablais, situé dans le château de Sonnaz, au niveau inférieur de l'office de tourisme, dans les caves voûtées de la demeure.
  • L’écomusée de la pêche et du lac, situé sur le port de pêche, est placé au milieu des guérites traditionnelles, vivant au rythme des professionnels de la pêche que les visiteurs peuvent observer au détour d'une visite. Au fil d'objets traditionnels de la pêche et de panneaux explicatifs, le musée fait découvrir à ses visiteurs les techniques d'hier et d'aujourd'hui, mais aussi la faune qui peuple le Léman.

Espaces verts

La ville est délimitée à l’est par la Dranse et par la réserve naturelle du delta de la Dranse sise au niveau de son embouchure dans le lac Léman. Créée en 1980, la réserve abrite de nombreuses espèces d’oiseaux. Un sentier piétonnier permet de la visiter.

Contigus au domaine du Château de Ripaille, la forêt de Ripaille et un arboretum s’étendent sur 53 hectares. Ces espaces sont encerclés par le mur d’enceinte du domaine et se visitent librement. L’arboretum, créé en 1930, d’une superficie de 19 hectares, présente de nombreuses essences exotiques (dont le sapin de Douglas). Au centre de l’arboretum, la clairière de Ripaille abrite un monument des Justes parmi les Nations. La forêt est un ancien domaine de chasse des Ducs de Savoie et est composée principalement de pins et de chênes rouvres. Elle abrite une faune composée de quelques spécimens de chevreuils, de rongeurs et une héronnière[9].

Le bois de ville s’étend sur une superficie de 118 hectares au sud-est de la ville jusqu’à la commune d’Armoy au pied du massif des Hermones. Aménagé depuis 1903, le bois de ville a de nombreux sentiers praticables à vélo ou à pied, un parcours santé, et coïncide avec le circuit GR 5[10].

Situé en contre-bas du centre hospitalier, l’étang de la Dame est le plus grand espace vert aménagé de la ville. Le parc s’étend sur 25 000 m2. Autrefois marais insalubre, il a été restructuré à plusieurs reprises et aménagé en 1996. L’étang est un affleurement de la nappe phréatique de la source de la Versoie[11].

Gastronomie

Les atriaux sont une charcuterie traditionnelle de Thonon-les-Bains, composés de viandes de porc hachées, épicées et enveloppées d’une crépine[12].

Le domaine de Ripaille produit un vin blanc d’appellation vin de Savoie, Le Ripaille.

Notes et références

  1. a et b Données INSEE cités par le JDN - Emploi
  2. Données démographiques d’après l’INSEE citées par le JDN
  3. a, b, c et d Données INSEE compulsées par l’internaute- Entreprises et services
  4. a, b, c et d Ville de Thonon-les-Bains, panneau d’informations touristiques
  5. Présentation du funiculaire sur le site des BUT
  6. Source : Site de la CGN.
  7. Georges Chapier, Les Châteaux Savoyards, Éd. La Découvrance, 2005, p.52-61.
  8. Georges Chapier, Les Châteaux Savoyards, Éd. La Découvrance, 2005, p.62-63.
  9. Forêt de Ripaille, site officiel, consulté le 14 octobre 2008
  10. Informations touristiques - Ville de Thonon - Le bois de ville, consulté le 14 octobre 2008
  11. Informations touristiques - Ville de Thonon - L’étang de la Dame, consulté le 14 octobre 2008
  12. Jean-Robert Pitte, « Delicatessen alpestres », Cochons et cochonnailles : la quête du saint gras, L’Alpe no 42, Automne 2008, p. 8

Annexes

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Articles connexes

Liens externes


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