Saint-Amand-les-Eaux


Saint-Amand-les-Eaux

50° 26′ 55″ N 3° 25′ 41″ E / 50.4486111111, 3.42805555556

Saint-Amand-les-Eaux
L'Échevinage
L'Échevinage
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Canton Chef-lieu de 2 cantons :
Saint-Amand-les-Eaux-
Rive droite

Saint-Amand-les-Eaux-
Rive gauche
Code commune 59526
Code postal 59230
Maire
Mandat en cours
Alain Bocquet (PCF)
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut
Site web http://www.saint-amand-les-eaux.fr/
Démographie
Population 16 777 hab. (2009)
Densité 496 hab./km²
Gentilé Amandinois
Géographie
Coordonnées 50° 26′ 55″ Nord
       3° 25′ 41″ Est
/ 50.4486111111, 3.42805555556
Altitudes mini. 14 m — maxi. 39 m
Superficie 33,81 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Saint-Amand-les-Eaux est une commune française, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais. Saint-Amand-les-Eaux et la Scarpe marquent la limite Est de la Flandre française.


Sommaire

Toponymie

Monsaterium Elnonense Sancti Amandi. Elnonensis urbs, abatia. Helno, Villa Helnonis. Amandopolis in pabula. Divi Amandi oppidium. Saint Amand-en Pévèle. Elnon libre [1].

Dénominations

Selon le site Web de la ville, Saint-Amand, outre le nom d'Elnon[2], datant de l’époque mérovingienne, a également porté le nom de Saint-Amand-en-Pévèle (du latin in pabula, signifiant « dans un pays de pâturages »), sans précision quant à l’époque de cette dénomination ni à sa durée exacte. On trouve l'inscription Sancti Amandi in Pabula sur le blason de la ville. Durant la période révolutionnaire, à la demande des autorités et par décret du 25 vendémiaire an II - 16 octobre 1793), comme beaucoup de communes de France dont le nom tient alors d'une connotation d'ancienne noblesse ou religieuse, Saint-Amand prend le nom de Elnon-libre.

Malte-Brun, dans la France illustrée (1882) lui donne le nom de Saint-Amand, tout en mentionnant déjà l’existence d’une dénomination alternative Saint-Amand-les-Eaux.

La commune a officiellement pris le nom de Saint-Amand-les-Eaux le 16 mai 1962, à la suite d’un décret du 10 mai précédent paru au Journal officiel le 15 mai.

Géographie

Le site de Saint-Amand-les-Eaux correspond à de petites collines sableuses à proximité de la confluence de la Scarpe et de l'Elnon. Principale ville de la Plaine de la Scarpe, elle est située à environ 10 km au nord-ouest de Valenciennes (chef-lieu d’arrondissement), à environ 35 km au sud-est de Lille (chef-lieu de département et de région) et à environ 20 km au sud de Tournai (province de Hainaut, Belgique).

Saint-Amand-les-Eaux se trouve quasiment au cœur du Parc naturel régional Scarpe-Escaut, qui regroupe 48 communes (43 000 hectares et 162 000 habitants) et s’est associé avec le Parc naturel des Plaines de l'Escaut (province de Hainaut, Belgique), en un Parc naturel transfrontalier du Hainaut.

La Maison du Parc naturel régional Scarpe-Escaut, siège social, est située à Saint-Amand-les-Eaux.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Saint-Amand-les-Eaux
Lecelles Nivelle Bruille-Saint-Amand
Rosult Saint-Amand-les-Eaux
Millonfosse Hasnon Raismes

Histoire

Section tirée de la France illustrée, tome III, de Victor Adolphe Malte-Brun (1882)

Au VIIe siècle de notre ère, ce n’était qu’un village connu sous le nom d’Elnon. Dagobert, ce roi mérovingien grand ami du clergé, en fit don à saint Amand. Celui-ci, pour conquérir à la foi chrétienne les peuplades à demi sauvages encore éparses [note 1] dans les vastes forêts de la Flandre, y fonda un monastère ; il en fut le premier abbé et lui donna son nom. Ainsi fut formée, du village et du monastère, la petite ville de Saint-Amand. L’abbaye ne tarda pas à devenir importante, et, sous la race carolingienne [note 2], son école monastique jouissait d’une grande réputation et était fréquentée par un grand nombre de jeunes gens qui venaient de bien loin y apprendre la lecture, la grammaire et l’écriture.

Sa célébrité lui avait valu de grandes richesses ; mais, en 880, les Normands envahisseurs, sous la conduite de leur roi Bigier et d’un autre chef fameux nommé Hasting, se répandirent le long des rives de la Scarpe et de l’Escaut. À leur approche, on transporta dans l’église de Sainte-Marie de Douai, pour le soustraire à la profanation, le corps de saint Amand. Ce corps de l’un des premiers et des plus célèbres apôtres de la Belgique était l’objet d’une profonde vénération ; les peuples attachaient un grand prix à le conserver, surtout depuis que l’abbé Lanthaire en avait fait la levée en l’année 840, c’est-à-dire cent cinquante ans après l’inhumation du saint, et qu’on l’avait trouvé entièrement conservé, ce que la piété des fidèles attribuait à un miracle. Les Normands pillèrent et incendièrent l’abbaye ; le roi Louis III accourut, mais trop tard, à la défense du pays, poursuivit les pillards, les atteignit près de Saucourt-en-Vimeu et les battit.

Le monastère de Saint-Amand sortit bientôt de ses ruines ; la munificence des rois et des barons, le défrichement qu’opérèrent les religieux et les serfs lui rendirent bientôt les richesses qu’il avait perdues, et sa prospérité était devenue si grande, que les abbés reconnaissants furent des premiers à accorder aux habitants du bourg de Saint-Amand des lois et des franchises communales. En 1340, au commencement de la guerre de Cent ans, le comte Jean de Hainaut [note 3], allié des Anglais, mit le feu à l’abbaye et à la ville, après en avoir massacré tous les habitants alliés du roi de France, pour se venger des bourgeois et de la garnison qui avaient dévasté sa bonne ville d’Hasnon.

En 1477, la ville s’étant déclarée prématurément, à la mort de Charles le Téméraire, pour Louis XI, la duchesse Marie de Bourgogne la fit investir et saccager. Devenue française, le prince de Ligne s’en empara, en 1521, au nom de l’heureux rival de François Ier, l’empereur Charles-Quint ; les Français s’en rendirent maîtres de nouveau sous Louis XIII ; enfin, en 1667, elle fut définitivement cédée à la France par le traité d’Utrecht [note 4].

En 1793, Dumouriez, après avoir évacué le territoire belge, établit son quartier général à Saint-Amand ; il y fit arrêter les commissaires que la Convention lui avait envoyés. C’est de là aussi qu’il partit pour passer à l’ennemi et ternir par cette inconcevable trahison les glorieux lauriers de Valmy.

Son abbaye, reconstruite au milieu du XVIIe siècle, subsista jusqu’à la Révolution ; l’église avait été en partie rebâtie en 1634 ; le voyageur en admire encore aujourd’hui la tour élancée, qui sert d’horloge publique et de beffroi. Elle est construite en grès et en pierre blanche, sculptée de la base au faîte ; sa hauteur est d’environ 100 mètres, et l’on arrive au sommet par un étroit escalier de 450 marches.

Héraldique

Armes de Saint-Amand-les-Eaux

Les armes de la commune de Saint-Amand-les-Eaux se blasonnent ainsi :
De sinople, à l'épée haute d'argent garnie d'or accostée de deux fleurs de lys du même[3]

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1943 Ernest Couteaux    
1945 1947 Alfred Lemaitre    
1947 1953 Paul Manouvrier    
1953 juin 1995 Georges Donnez PDS Avocat
juin 1995 en cours Alain Bocquet PCF Député
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Amand-les-Eaux depuis cette date :

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population - 8 039 8 178 8 516 8 734 8 956 9 118 9 453 9 527
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 9 520 10 210 10 369 10 574 10 716 11 184 12 187 12 043 13 038
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 13 705 14 454 14 828 13 394 14 809 14 720 14 762 14 218 14 718
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 -
Population 16 674 17 170 16 692 16 199 16 776 17 172 16 590 16 612 -
Notes, sources, ...
Sources - Nombre retenu jusque 1962 : base Cassini de l'EHESS[4] et à partir de 1968 : Insee (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[5],[6]


Pyramide des âges

Pyramide des âges à Saint-Amand-les-Eaux en 2007 en pourcentage[7].
Hommes Classe d'âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
1,4 
5,5 
75 à 89 ans
11,9 
11,5 
60 à 74 ans
12,6 
21,1 
45 à 59 ans
18,8 
20,4 
30 à 44 ans
20,6 
21,8 
15 à 29 ans
18,4 
19,6 
0 à 14 ans
16,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[8].
Hommes Classe d'âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 


Église Sainte-Thérèse.

Lieux et monuments

Lieux d'origine civile

Église Saint-Martin.
  • Théâtre municipal.

Lieux d'origine catholique

Saint-Amand est pourvu de nombreux lieux catholiques ou d'origine catholique.

Thermalisme

Établissement thermal et minéral, qui a valu à la ville la deuxième partie de nom. On y compte quatre sources : la Fontaine-Bouillon, le Pavillon-Ruiné, la Petite-Fontaine et la Fontaine de l’Évêque-d’Arras.

Outre les eaux de source, la station est également renommée pour ses bains de boue à l'odeur sulfureuse.

  • En 50 avant J.-C. les vertus des sources étaient déjà connues des Romains, qui avaient bâti des thermes sur le site. Négligées puis abandonnées durant le Moyen Âge, les sources furent « redécouvertes » par le maréchal de Boufflers, qui fit exécuter d’importants travaux de réfection et de captage des eaux.
  • En 1689 Jean Racine fit une élode des eaux thermales de Saint-Amand en ces termes : "J'espère que nous pourrons nous trouver lui et moi à Saint-Amand le printemps prochain; car on a en tête que ces eaux-là me sont très bonnes auusi bien qu'à lui. M. de Cavoie s'en est trouvé à merveille et on me demande qu'il ne s'est jamais porté si bien qu'il fait et qu'il a repris, non seulement sa santé, mais même toute sa gaieté" (source Voix du Nord du 25/04/2008).
  • Au XVIIe siècle elle est déclarée "eau miraculeuse".
  • 1927 : mise en bouteille.
  • 1971 : mise en bouteille PVC.
  • 1991 : jumelage avec la ville thermale italienne de Tivoli en raison de leur activité thermale bimillénaire mise en place par les Romains.

Il a été question d'exploitation géothermique de la nappe, ce qui pourrait éventuellement interférer avec les autres usages de l'eau. L'eau peut être légèrement radioactive à certaines profondeurs[9]

Économie

Économie au XVIIIe siècle

Économie en 1882

Malte-Brun relevait, en 1882, dans l’article de la France illustrée consacré à Saint-Amand, une aciérie, des sucreries, une fabrique de clous, une fabrique de bonneterie de laine et de coton, une fabrique de chaînes-cables, une manufacture de porcelaine, des tanneries, des distilleries, des moulins, des savonneries et des fabriques d’huile.

Il relevait également un commerce de chanvre, de bois de construction et de charbon.

Pour terminer, il citait, sur le territoire de la commune, une forêt domaniale de « 3 400 hectares », soit plus que la superficie actuelle de la commune. Peut-être cette superficie incluait-elle des sections forestières implantées sur les territoires d'une ou plusieurs autres communes ?

Il existait également en 1935 une usine de fabrication de moteurs Aubier&Dunne 540 cmc, deux temps, deux cylindres, refroidissement par air dont un type spécial pour les avions Pou-du-ciel

Économie en 1964

Un célèbre dictionnaire encyclopédique citait, en 1964 :

La faïencerie de Saint-Amand avait été fondée aux alentours de 1740 par Pierre Joseph Fauquez, qui venait de Tournai. La marque de fabrique des faïences de Saint-Amand est symbolisée par un entrelacement complexe des initiales du nom du fondateur et de celui de la ville (P. F. et S. A.).

Le Pasino de Saint-Amand.

Économie en 2006

Personnalités liées à la commune

« Le moulin blanc ».

Archives

  • Registres paroissiaux et d’état civil depuis :
  • Dépouillements généalogiques :
  • Délibérations municipales depuis :

Villes jumelées

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

Bibliographie

  • René Fruit, la Croissance économique du pays de Saint-Amand (Nord), 1668-1914. Paris : Armand Colin, 1963. 455 pages. (Ouvrage lié à l'École pratique des hautes études. VIe section. Centre d'études économiques. Études et mémoires n° 55)
  • Anne-Marie Dervaux, Saint-Amand-les-Eaux. Saint-Cyr-sur-Loire : Éditions A. Sutton, coll. « Mémoire en images », 2004. 128 pages.

Notes et références

Notes

  1. Vision chrétienne des choses
  2. Dynastie carolingienne
  3. Malte-Brun semble faire une confusion ici
  4. Malte-Brun fait une grossière confusion : le retour de la ville à la couronne française a été fait par le traité d'Aix-la-Chapelle (en 1668).

Références

  1. Page 429 - Statistique archéologique du Département du Nord - seconde partie - 1867- Librairie Quarré et Leleu à Lille , A. Durand 7 rue Cujas à Paris - archive du Harvard College Library - numérisé par Google Books.
  2. Du nom de la petite rivière Elnon qui conflue avec la Scarpe
  3. http://www.newgaso.fr/lecture_fiche_commune.php3?page=f59526
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 1er août 2010
  5. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 1er août 2010
  6. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 1er août 2010
  7. Évolution et structure de la population à Saint-Amand-les-Eaux en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er août 2010
  8. Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er août 2010
  9. Gérard Dassonville ; d'exploitation des ressources géothermales à St Amand-les-Eaux (Nord) ; Journal français d'hydrologie (Eur. j. water qual.) Volume 13, Numéro 1, 1982, Pages 23 à33 ; DOI: 10.1051/water/19821301023, en ligne : 09 Novembre 2010
  10. http://www.irvineharbour.com/History/tabid/276/Default.aspx

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Saint-Amand-les-Eaux de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Saint-amand-les-eaux — L Échevinage Détail …   Wikipédia en Français

  • Saint-Amand-les-Eaux — Saltar a navegación, búsqueda Saint Amand les Eaux Escudo …   Wikipedia Español

  • Saint-Amand-les-Eaux —   [sɛ̃tamãlɛ zo], Stadt im Département Nord, Frankreich, nahe der belgischen Grenze, 16 800 Einwohner; Museum (Fayencen, Porzellan); Eisen und Stahlerzeugung, Metall verarbeitende, Textil und keramische Industrie; kleines Thermalbad.   …   Universal-Lexikon

  • Saint-Amand-les-Eaux — French commune nomcommune=Saint Amand les Eaux Coat of arms of Saint Amand les Eaux région=Nord Pas de Calais département=Nord arrondissement=Valenciennes canton=Chief town of 2 cantons insee=59526 cp=59230 maire=Alain Bocquet (PCF) mandat=2001… …   Wikipedia

  • Saint-Amand-les-Eaux — ▪ France also called  Saint Amand        town and spa, Nord département, Nord Pas de Calais région, northern France. It lies at the junction of the Elnon River with the canalized Scarpe River. It is situated 22 miles (35 km) southeast of Lille… …   Universalium

  • Saint-Amand-les-Eaux — Original name in latin Saint Amand les Eaux Name in other language Elnon Libre, Saint Amand, Saint Amand les Eaux, Sent Aman lez O, sheng a mang lai suo, Сент Аман лез О State code FR Continent/City Europe/Paris longitude 50.44718 latitude… …   Cities with a population over 1000 database

  • Saint-Amand-les-Eaux ware — ▪ earthenware and porcelain       tin glazed earthenware and porcelain made in the French town of that name in the 18th and 19th centuries. The factory was begun in 1718 by Pierre Joseph Fauquez of nearby Tournai and was continued by P. F. J.… …   Universalium

  • Gare de Saint-Amand-les-Eaux — Saint Amand les Eaux Localisation Pays  France Ville Saint Amand les Eaux Coordonnées gé …   Wikipédia en Français

  • Céramique de Saint-Amand-les-Eaux — La céramique de Saint Amand les Eaux apparaît à partir de 1705 dans le département du Nord et la région Nord Pas de Calais. De multiples manufactures s établissent entre Orchies, Saint Amand les Eaux et Valenciennes. Ce sont: les Manufactures de… …   Wikipédia en Français

  • La Faïence de Saint-Amand-les-Eaux — Céramique de Saint Amand les Eaux La céramique de Saint Amand les Eaux apparaît à partir de 1705 dans le département du Nord et la région Nord Pas de Calais. De multiples manufactures s établissent entre Orchies, Saint Amand les Eaux et… …   Wikipédia en Français


Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.