Parc naturel regional Scarpe-Escaut


Parc naturel regional Scarpe-Escaut

Parc naturel régional Scarpe-Escaut

Parc naturel régional de Scarpe-Escaut.svg Parc naturel régional Scarpe-Escaut
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Parc naturel régional Scarpe-Escaut
Région : Nord-Pas-de-Calais
Département(s) : Nord
Nombre de communes : 48 + 12 associées
Date de création : 13 septembre 1968
11 février 1986 Révision
17 avril 1998 Révision
Superficie : 43 000 ha
Nombre d'habitants : 162 000 hab.
Administration : Fédération des parcs naturels régionaux de France
Site Web : Site officiel


Le parc naturel régional Scarpe-Escaut, créé en 1968, est le tout premier des parcs naturels régionaux en France, et l'un des trois parcs de la région Nord-Pas-de-Calais, abritant des éléments importants du patrimoine industriel et minier de la région, dont quelques terrils aujourd'hui protégés et/ou aménagés pour la biodiversité et diverses activités récréatives. C'est le PNR le plus densément habité et urbanisé en France.

Avec le parc naturel des Plaines de l'Escaut créé en Wallonie (Belgique) en 1996 il forme le Parc naturel transfrontalier du Hainaut. C'est un des lieux où ont été expérimenté le dispositif écogarde mis en place par le Conseil régional et où se déclinera la Trame verte dite Trame verte et bleue de la région Nord Pas-de-Calais.

Sommaire

Histoire

Il a été créé à partir d'un projet Un Syndicat d’étude du Parc est mis en place par décret le 16 septembre 1965, associant d'abord 15 communes. 3 ans plus tard, après les évènements de mai 68, sur proposition du Département du Nord (la Région administrative n'existait pas à cette époque) le parc est créé par décret le 13 septembre 1968. Le parc est nommé Parc naturel régional Saint-Amand-Raismes. Il regroupait alors sur 10 300 hectares les communes de Beuvrages, Bruille-Saint-Amand, Bruay-sur-l'Escaut, Escautpont, Fresnes-sur-Escaut, Hasnon, Hergnies, Millonfosse, Nivelle, Odomez, Raismes, Saint-Amand-les-Eaux, Vieux-Condé, Wallers, Warlaing.

L'État a ensuite transféré la compétence « Parc naturel » aux Établissements publics régionaux créés pour préfiguer les Conseils régionaux. Une association (Espace naturel régional, ou ENR) a été créée en 1978 pour sa gestion et celle de deux nouveaux parcs naturels régionaux (Audomarois, Boulonnais) finalement fondus dans un Parc naturel régional Nord Pas-de-Calais divisé en trois secteurs ; Audomarois, Boulonnais et « Plaine de la Scarpe et de l'Escaut » (créé le 11 février 1986, en quadruplant le nombre de commune et la superficie originelle du parc (52 communes sur 45 000 hectares, pour environ 173 000 habitants). Ce nouveau parc est nommé « Parc naturel régional Scarpe-Escaut », labellisé PNR le 17 avril 1998. Côté français, il comprend en 2008 60 communes (48 communes et 12 communes associées).
En 1998 : 48 communes couvrant 43 000 hectares sont dans le parc (pour 164 000 habitants), et 5 autres communes (84 000 habitants) y sont associées.

En 1996, les acteurs français et belges ont proposé la création d'un « Parc naturel transfrontalier du Hainaut » (254 000 habitants répartis sur environ 77 000 hectares, soit une densité très élevée, de 329 habitants/km²). Ce Parc transfrontalier associe le PNR français et son homologue belge, le Parc naturel des Plaines de l'Escaut.

Le PNR évolue en s'adaptant au contexte changeant (Schéma régional d'aménagement et de développement du territoire qui a deux priorités environnementales, trame verte et bleue, et lutte contre le changement climatique) intégrant les nouveaux textes de loi[1], décret de création des réserves naturelles régionales (RNR), apparition de nouvelles intercommunalités (3 communautés d'agglomération, 4 communautés de communes, ainsi qu'un Paysen 2008) et 2 Syndicat mixte de SCoT (Douaisis et Valenciennois), mise en place d'un Schéma régional Véloroutes & Voies vertes, etc..

Vocation

La vocation initiale du parc est définie par le Décret instituant les PNR ; « le territoire de tout ou partie d'une ou de plusieurs communes lorsqu'il présente un intérêt particulier par la qualité de son patrimoine naturel et culturel, pour la détente, le repos des hommes et le tourisme, qu'il importe de protéger et d'organiser », avec 3 priorités ;

  • équiper les grandes métropoles d'équilibre en aires de détente,
  • animer les secteurs ruraux en difficulté,
  • trouver, dans les voies nouvelles de développement, la possibilité d'une mise en valeur des richesses naturelles et culturelles, de la préservation de la flore, de la faune, des paysages.

L’article R 333-1 du Code de l’environnement a précisé ces vocations, invitant les PNR à protéger mais aussi restaurer leur patrimoine, viser la performance environnementale, l’intégration paysagère, la qualité de vie, promouvoir un accueil de qualité, l’éducation et l’information du public et les démarches participatives en faisant du parc une vitrine et un laboratoire d'expérimentations et des actions innovantes dans ces domaines pour en assurer le transfert. Les PNR sont aussi invités à participer à la recherche et à la coopération internationale[2].

Une situation eurorégionale et frontalière particulières, de même L'importance internationale de l'Escaut, ont induit une vocation particulière en matière de prises d'initiatives transfrontalières.

Gestion

Un syndicat mixte gère le PNR, sur la base d'une charte de parc, révisée tous les 10 ans.

Paysages

pour la charte valable jusqu'en 2008, le parc s'est défini comme regroupant trois grandes entités paysagères :

Cette appellation prête à confusion car la notion de coeur de nature désigne aussi dans la trame verte régionale les habitats principaux, les mieux conservés de la Trame verte, qui forment les noeuds et les zones-source du réseau écologique régional et/ou parfois paneuropéen.

  • un « arc minier » au sud-est. C'est l'ancienne zone d'exploitation du charbon sur et sous les plateaux de l’Ostrevent et Quercitain où l'onh trouve notamment une curiosité écologique : les étangs d'affaissements miniers. Les chevalements dont certains sont classés marquent le paysage ainsi que les terrils, berges de canaux et les « cavaliers » (anciennes voies ferrées abandonnées) qui là où ils ont été épargnés par les séquelles de pollution, ont aussi développé des vocations écologiques ; zones de renaturation (spontanée ou assistée par génie écologique), et corridors biologiques).

Hors forêts et zones de champs, ces paysages sont densément habités. Ils sont partout fortement fragmentés par les routes, quelques voies ferrées et une autoroute qui tranche l'ancienne forêt royale de St Amand. Ils se sont enrichis d'une partie du patrimoine minier (projet de classement patrimoine mondial de l'UNESCO)

Le PNR dispose d'outils cartographique SIG lui permettant d'appuyer sa gestion et son évaluation sur une cartographie du Parc

Voir aussi

Les deux autres PNR de la région Nord Pas de Calais :

- Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale (résultant de la fusion des anciens PNR audomarois et Boulonnais)
- Parc naturel régional de l'Avesnois

Liens externes

Notes et références

  1. Loi Voynet, et décret 2005 sur l'enquête publique, Loi n°2006-436, du 14 avril 2006 – Parcs nationaux, Parcs naturels marins, Parcs naturels régionaux, décret d'application
  2. Cf. article L. 1112-1 du code général des collectivités territoriales


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