Google
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'entreprise Google Inc. Pour le moteur de recherche, voir Google (moteur de recherche). Pour les autres significations, voir Google (homonymie).
Google Logo

Logo de Google
Création 4 septembre 1998, à Menlo Park
Fondateurs Larry Page et Sergey Brin
Forme juridique Incorporation
Action NASDAQ : GOOG
LSE : GGEA
Slogan « Don't be evil (Ne soyez pas malveillant) »
Siège social Drapeau des États-Unis Googleplex, à Mountain View (États-Unis)
Direction Larry E. Page, directeur général et directeur produits
Eric Emerson Schmidt, Président du conseil d'administration
Sergey Brin, directeur technique
Activité Internet
Produits Moteur de recherche sur Internet
YouTube
Google Chrome
Android
Adsense, Adwords
services sur internet
Effectif 25 000 (2011)
Site web www.google.com
Capitalisation 172,15 milliards de $ US (08/2011)
Chiffre d’affaires en augmentation 23,651 milliards de $ US (2009)
Résultat net 6,971 milliards de $ US (2010)

Google Inc. (prononcé [guːgəl]) est une société fondée le 4 septembre 1998 dans la Silicon Valley, en Californie, par Larry Page et Sergey Brin, créateurs du moteur de recherche Google. L'entreprise est principalement connue à travers la situation monopolistique de son moteur de recherche, concurrencé historiquement par AltaVista puis par Yahoo! et Bing, mais également par quelques-uns de ses logiciels emblématiques, tels que Google Earth. Google s'est donné comme mission « d'organiser l'information à l'échelle mondiale et de la rendre universellement accessible et utile »[1]. Eric Schmidt en a été le PDG (CEO) jusqu'au 4 avril 2011, et est désormais remplacé par Larry Page[2].

Google est l'une des premières entreprises américaines et mondiales par sa valorisation. Début 2008, l'entreprise était cotée à 210 milliards de dollars à la Bourse de Wall Street. La société compte environ 20 000 employés, dont la plupart travaillent au siège mondial : le Googleplex, à Mountain View, en Californie. Google continue sa croissance, année après année, notamment grâce à une politique de concentration horizontale, visant aussi bien la start-up que de plus grandes compagnies.

Google est l'une des plus imposantes entreprises du marché d'internet. En 2011, Google possédait un parc de plus de 900 000 serveurs[3], contre 400 000 en 2006[4], ce qui en fait le parc de serveurs le plus important au monde (2 % du nombre total de machines), avec des machines réparties sur 32 sites. Parallèlement, le moteur de recherche Google a indexé plus de 1 000 milliards de pages web en 2008[5]. En octobre 2010, Google représente 6,4 % du trafic Internet mondial et affiche une croissance supérieure à celle du web[6].

Pour de nombreuses personnes, Google est le symbole du monde des services gratuits, ergonomiques, performants et sans limites, grâce à la publication de nombreux logiciels et services. Cependant, la situation croissante de monopole et les questions de vie privée inquiètent de plus en plus, depuis l'internaute occasionnel jusqu'à certaines grandes organisations. Google a également fait l'objet de plusieurs poursuites en justice, notamment pour plusieurs affaires de compatibilité de copyright et pour sa plateforme Google Books.

Sommaire

Origine du nom

Article connexe : Gogol.

Le nom de l'entreprise Google a pour origine le terme mathématique « googol » ou gogol en français, qui désigne 10100, c'est-à-dire un nombre commençant par 1 suivi de cent zéros[7]. Larry Page et Sergey Brin demandèrent en 1997, à d'autres étudiants en informatique, de l'aide pour nommer le fruit de leur travail. L'idée serait venue de Sean Anderson, qui suggéra « googolplex[8] », nom qui séduisit Larry Page. Il lui demanda d'aller enregistrer le nom de domaine « googol ». Sean Anderson se serait alors trompé dans l'entrée du nom, en frappant google.com[8]. D'autres affirment que le nom de domaine n'était pas disponible car déjà attribué[9], et que, par conséquent, le nom fut modifié volontairement.

Par cette faute, choisie ou subie, Google prend la place de googol, plus simple et plus facile à retenir, et deviendra célèbre dans le monde entier : en 2006, le nom du moteur de recherche, puis de l'entreprise, figurait parmi les 10 plus connus au monde[10] et serait devenue, depuis, la première marque connue au niveau mondial[11],[12],[13],[14]. Certains dictionnaires ont désormais inclus le verbe to google dans leurs pages, avec le sens utiliser le moteur de recherche Google pour obtenir un renseignement sur le web[15].

Par ailleurs, la similarité avec le mot anglais goggles signifiant « lunettes », rappelle les deux [O] de la marque. Si on ne peut pas en attribuer l'origine, Google utilise ce jeu de mots dans un de ses services de recherche photo : Google goggles[16]. Également, 10gogol (un chiffre 1 suivi d'un gogol de zéros) s'appelle un gogolplex, dont vient le nom du Quartier général de Google[17].

Ce terme symbolise les buts que Google s'est fixés : « organiser l'immense volume d'information disponible sur le Web et dans le monde[7]. » En effet, si le nombre de pages web indexables est gigantesque (plus d'un billion), il reste minime par rapport à un gogol. Ce nombre, dont est issu le nom Google, exprime les dimensions potentiellement colossales et universelles du monde d'internet, unique domaine d'activité de l'entreprise.

Identité visuelle

Article détaillé : Logo de Google.

Le logo de Google est très simple, et provient de son moteur de recherche. Il est constitué du mot Google écrit en police Catull, dont les lettres sont colorées dans l'ordre suivant bleu-rouge-jaune-bleu-vert-rouge. Cette composition n'a pas changé depuis 1999, si ce n'est la mention « bêta » et le point d'exclamation qui ont disparu. Il a été créé par Ruth Kedar, qui enseignait le design à l'Université Stanford à l'époque où les fondateurs du moteur de recherche, Larry Page et Sergey Brin, étudiaient[18]. Cette architecture de couleur et de forme se retrouve sur plusieurs produits, notamment Gmail.

Si le logo de l'entreprise ne change pas, celui de son moteur de recherche est régulièrement remplacé pendant un jour pour marquer ou commémorer un événement particulier. Ces logos, présents uniquement sur la page d'accueil, sont alors visuellement adaptés au thème de la journée. Ce sont les Google Doodles (« doodle » désigne un gribouillage en anglais, et permet une paronomase avec « Google »).

Il est possible de visualiser le logo Google en ASCII Art en recherchant ce même terme dans le moteur de recherche de Google.

Historique

Google croît par son moteur de recherche

Naissance de Google par son moteur de recherche

Google s'est créé dans la plus pure tradition californienne : début dans un garage avec un matériel réduit. Coordonnées : 37° 27′ 28″ N 122° 09′ 50″ W / 37.4578819275, -122.163803101

Les fondements de l'histoire de l'entreprise Google commencent par la rencontre de deux étudiants de l'université de Stanford en 1995. En cette année, Sergueï Brin (23 ans) et Larry Page (24 ans) sont « pratiquement en désaccord sur tout[19] ». Cela ne les empêche pourtant pas, en janvier 1996, de commencer à travailler sur un nouveau moteur de recherche. Ils nomment leur projet BackRub[19]. Ils imaginent un logiciel qui analyserait les relations entre les sites web afin d'offrir des meilleurs résultats que ceux donnés par leurs concurrents de l'époque, Altavista notamment.

Une fois leurs travaux terminés, les deux étudiants commencent à concrétiser leur projet de moteur de recherche, et à cet effet, achètent un téraoctet de disque dur d'occasion, afin de créer une base de données. Cette installation sommaire a pris place dans la chambre de Larry Page[20]. Sergey loue un bureau et se met en quête de financements. David Filo, fondateur de Yahoo! convient de l'intérêt de leurs recherches, mais les encourage à créer leur propre moteur de recherche plutôt que vendre leurs travaux[20].

Andy Bechtolsheim, l'un des fondateurs de Sun Microsystems, se laisse convaincre par Sergey et Larry et leur fait un chèque de 100 000 $ pour financer leur moteur. La société Google n'est toutefois pas encore créée et Larry garde le chèque dans son tiroir pendant quelques semaines, le temps d'achever les formalités légales[20].

Les deux entrepreneurs sollicitent parallèlement famille et amis, et parviennent finalement à réunir un million de dollars pour fonder la compagnie. Google Inc. s'installe dans un garage de Menlo, loué par un ami, en septembre 1998. La société emploie alors trois personnes : Sergey, Larry et Craig Silverstein qui est aujourd'hui directeur de Google Technology[20].

La montée en puissance du moteur

Article détaillé : Moteur de recherche Google.

Alors que le moteur est toujours en phase version bêta, il répond à près de 10 000 requêtes par jour.

En décembre 1998, PC Magazine classe Google dans sa liste des 100 meilleurs sites au monde[21],[GPress 1]. En février 1999, c'est 500 000 requêtes journalières que Google doit gérer. Devenant trop grand pour le garage qui l'héberge, Google se déplace, en mars, dans un bureau sur l'avenue de l'université de Palo Alto et 8 personnes y travaillent désormais[20]. En août 1999, la barre des 3 millions de recherches quotidiennes est franchie.

Dès janvier 1999, la presse mondiale commence à se faire l'écho des performances de ce nouveau moteur de recherche. Le journal français Le Monde écrit ainsi que le choix technologique de Google « s'avère très efficace à l'usage ». Ainsi, une recherche avec les mots “Bill Clinton” renvoie d'abord au site de la Maison Blanche, alors qu'AltaVista ne fait apparaître le site qu'après des dizaines d'autres références[22]. Autre avantage : Google affiche les mots-clés en gras dans le contexte d'une phrase pour chaque lien, alors qu'Altavista ne fournit, à l'époque, que les liens eux-mêmes.

Le 7 juin 1999, Google obtient 25 000 000 $ d'investissements issus de sociétés de capitaux à risques[GPress 2]. Omid Kordestani quitte Netscape pour rejoindre Google en tant que vice-Directeur des ventes. Michael Moritz et John Doerr, qui avaient contribué à l'essor de Sun Microsystems, Intuit, Amazon.com et Yahoo!, s'assoient autour de la table de ping-pong - qui sert de bureau de direction - en compagnie de Ram Shriram[20]. La société déménage une seconde fois vers son emplacement définitif, le Googleplex, situé à Mountain View, en Californie. Le moteur de recherche, jusque-là en version bêta, achève sa phase de test le 9 septembre. Google assure alors la gestion de 3 millions de recherches par jour.

Le 9 mai 2000, le moteur de recherche est disponible en 10 nouvelles langues : allemand, danois, espagnol, finnois, français, italien, néerlandais, norvégien, portugais et suédois[23], permettant à la société de pénétrer de nouveaux marchés et de gagner en importance. Tout juste un mois plus tard, en juin 2000, Google est le premier moteur de recherche à avoir référencé un milliard de pages web. L'entreprise cherche à étendre la portée de son moteur en concentrant ses efforts sur l'Asie, avec les versions chinoise, japonaise et coréenne (12 septembre)[GPress 3], puis au monde entier, totalisant 26 langues dès le 27 mars 2001[GPress 4]. Fin octobre 2000, Google signe un partenariat avec Yahoo! et commence à proposer de la publicité ciblée en fonction des mots-clés[24]. L'année 2000 se termine avec la publication de la barre d'outils Google (Google Toolbar), proposée depuis en téléchargement gratuit[GPress 5], et voit le trafic journalier du site dépasser les 100 millions de requêtes[20],[25], ce qui représente plus de 1 000 requêtes/seconde en moyenne. Par son succès et sa croissance exponentielle, l'entreprise devient un phénomène mondial de presse.

En mars 2001, Larry Page et Sergey Brin font appel à Eric Schmidt, le président de Novell, pour prendre la direction de l'entreprise, en tant que Président dans un premier temps[GPress 6], puis PDG à partir du 6 août 2001[GPress 7], cinq jours après l'ouverture du premier bureau à l'étranger, situé à Tokyo[19]. L'année 2001 s'achève donc par une conquête physique du monde et par l'annonce de la 3 milliardième page indexée[GPress 8]. Le 4 septembre 2001, Google obtient la validation de son brevet concernant PageRank.

Le moteur de recherche continue ainsi sa croissance, est décliné en plus de 100 langues en 2004 et 150 en 2010[19]. En 2010, Google est le premier moteur de recherche sur Internet, que 80 % d'internautes américains utilisent contre seulement 35 % de Chinois, qui préfèrent l'outil chinois Baidu.

Le 12 août 2011, le site annonce une mise à jour de son algorithme dénommée « Panda » dans l'ensemble des versions du site (exceptés les versions chinoises, japonaises et coréenne) afin de faire baisser la visibilité des sites sans valeurs ajoutées comme les comparateurs de prix ou les agrégateurs de contenus[26].

Diversification des produits de l'entreprise

Article détaillé : Liste des acquisitions de Google.

Croissance et diversification

Premier produit autre que le moteur de recherche proposé.

C'est à partir de 2002 que l'entreprise diversifie son activité, basée jusqu'alors sur son moteur de recherche. En cette année, Google propose aux entreprises le GB-1001 de Google Search Appliance, une solution à la fois matérielle et logicielle permettant de se « connecter à leur réseau informatique afin de bénéficier des fonctions de recherche sur leurs propres documents[19] ». Google n'a pas voulu révéler le nom de son partenaire de fabrication pour les dispositifs matériels, qu'il a décrit comme basés sur des composants Intel exploitant Linux. Ce produit pouvait s'installer en rack de serveurs, stocker un index de 150 000 documents (10go) au prix de 20 000 $. Il fut décliné en un autre modèle, le GB-8008, plus performant mais plus onéreux (250 000 $)[27].

La fonction Labs est également une importante nouveauté de cette année. Elle permet aux utilisateurs curieux de tester les services et produits non finalisés, mais dont la sortie en public approche[28]. Par ailleurs, AdWords voit sa tarification s'établir au nombre de clics (20 février 2002). En septembre, le service en ligne Google News est disponible, et permet d'afficher des pages web relatives à l'actualité en fonction des mots-clés de l'utilisateur. Ce service se base au départ du plus de 4 000 sources[29]. Un mois plus tard s'ouvre un nouveau bureau en Australie, à Sydney alors que l'effectif total de l'entreprise dépasse les 1 600 employés[19]. De ce fait, la société inaugure son nouveau Googleplex, un complexe organisé architecturalement comme un campus, au 1600 Amphithéâtre Parkway à Mountain View, dans lequel travaillent 800 personnes.

Le 22 janvier 2004 Google s'essaie au monde des réseaux sociaux en mettant au point son propre site de réseautage social : Orkut. Toutefois, ce projet ne rencontre pas le succès escompté, sauf au Brésil et en Inde. Par souci de communication, Google met en ligne son propre blog officiel pour y publier l'actualité de l'entreprise, de ses produits et technologies[19]. Le 29 avril 2004, l'entreprise émet une demande auprès de la Securities and Exchange Commission pour entrer en bourse[GPress 9]. Cette demande aboutira le 18 août 2004 par son introduction sur le NASDAQ à Wall Street, et la vente de 19 605 052 actions au prix unitaire initial de 85 $[GPress 10].

Le 1er avril 2004 Google propose Gmail[GPress 11], son propre service de messagerie électronique avec une capacité initiale de 1 Go annoncée doublée pour 2005. Cette capacité est totalement inédite et foudroie la concurrence, à l'exemple de MSN hotmail, dont la capacité lui était 500 fois inférieure[30]. Ce stockage révolutionne la messagerie qui s'affranchit dès lors du stockage des messages sur l'ordinateur par l'intermédiaire de logiciels tels qu'Outlook. Gmail instaure donc l'ère de la messagerie email en ligne. À son lancement, l'inscription nécessitait toutefois une invitation. Son succès se traduit par un nombre croissant d'utilisateurs, 176 millions début 2010[31].

Google propose une visionneuse d'images par rachat début juillet 2004[GPress 12] de Picasa. Ce logiciel est couplé à un compte en ligne permettant de stocker une galerie de 100 Mo. Le service connaîtra un certain succès, mais devra lutter contre le service Flickr de Yahoo! lancé en début d'année et sera concurrencé par la Windows Live Photos en 2008. Le 6 octobre 2004, Google installe son centre européen à Dublin en Irlande avec un effectif de 150 personnes[Gblog 1]. Trois semaines plus tard, on apprend le rachat de Keyhole, une société de cartographie numérique qui sera à la base de Google Earth[GPress 13], sans toutefois publier le logiciel l'année même, qui se termine par le lancement de Google Desktop search le 14 octobre[Gblog 2], de Google Scholar quatre jours plus tard[Gblog 3], et de Google Print le 14 décembre[Gblog 4] (rebaptisé Google Recherche de livres), alors que l'index de recherche affiche huit milliards de pages web[Gblog 5]. L'entreprise emploie à cette date plus de 3000 employés[19].

Mais en octobre 2011, Google annonce la fermeture de plusieurs services pour janvier 2012. Il s'agit de Buzz (un réseau social lancé en 2010), Jaiku (un réseau social acheté en 2007), Code Search (outil de recherche de code open source sur le web), les fonctions sociales intégrées à iGoogle et The University Research Program for Google Search (programme qui offrait des API d’accès aux résultats de recherche à des chercheurs universitaires)[32].

L'entreprise bâtit sa réputation

Le 8 février 2005, Google pénètre le monde de la cartographie numérique en lançant en ligne un de ses produits les plus populaires : Google Maps[Gblog 6]. Ce service est gratuit mais encore limité aux États-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne. Le jeudi 27 avril 2006 il couvre la France, l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie, et par la suite, les régions disponibles s'élargissent. Moins de deux mois plus tard, les fonctions très populaires de calcul d'itinéraires et de vues satellites y sont intégrées[Gblog 7]. Ce service sera plus tard utilisé pour la géolocalisation des téléphones portables[Gblog 8] et des GPS. Le 20 avril, Google introduit dans le Labs une fonctionnalité d'affichage et de recherche dans l'historique, et de statistique d'utilisation de moteur de recherche[Gblog 9]. Le 19 mai, l'entreprise convie les utilisateurs de son moteur de recherche à personnaliser leurs page d'accueil par le biais de iGoogle[Gblog 10]. Le 28 juin, le concept de Google maps est repris pour le logiciel Google Earth qui intègre quelques améliorations, notamment la topographie en relief, certains bâtiments en 3d, puis la vue sous-marine. Maps conserve sa simplicité puisque les grandes innovations sont réservées aux logiciels multiplateformes. À peine un mois plus tard, Google propose son propre outil de traduction gratuit en ligne[Gblog 11]. Il connaîtra un succès énorme, tant pour les internautes que pour les élèves et contribuera une nouvelle fois à la renommée de l'entreprise. La même semaine, l'entreprise annonce la sortie de sa propre messagerie instantanée Gtalk. Ce logiciel est basé sur le protocole ouvert XMPP, et permet la Voip[Gblog 12]. Il offrira par la suite la possibilité de chat vidéo, et d'utilisation en ligne sans logiciel téléchargé préalablement. Toutefois, malgré ces innovations, l'échec se profilera puisqu'incapable de concurrencer Skype et MSN Messenger. C'est au tour de Google Reader de voir le jour début octobre[Gblog 13], Google Analytics le 14 novembre[Gblog 14], puis de l'adaptation à la téléphonie de son service Gmail le lendemain[GPress 14].
Google a bâti sa réputation d'entreprise dynamique et innovante grâce à la publication de logiciels et services utiles pour tous, performants et surtout gratuits. Google compte alors 5 680 employés[19].

Cloud Computing pour les utilisateurs Google

Article détaillé : Cloud Computing.

Le 20 janvier 2006 Google s'attaque au marché chinois, qui représentait plus de 110 millions d'internautes[33], avec une tendance à la forte hausse pour les années à venir avec la démocratisation de l'accès à internet. Google déplore aussi en ce pays« un service qui, pour être franc, n'est pas très bon »[Gblog 15]. Entre temps, Google opère un des plus gros rachats jamais faits, en acquérant la plateforme de partage de vidéo en ligne YouTube pour 1.65 milliard de dollars d'actions de l'entreprise[GPress 15]. Le 9 mars, on apprend le rachat de l'entreprise Writely proposant un éditeur de traitement de texte en ligne, acquis pour 8 millions de dollars[34], dans l'intention de l'utiliser comme base pour le projet Google Documents utilisant le même concept, qui sera annoncé lui, six mois plus tard[Gblog 16]. Fin mars, c'est Google Finance qui sort des cartons de Google. Il s'agit d'un outil permettant de suivre en ligne les cours et les devises[Gblog 17]. Google Agenda, un agenda en ligne gratuit est annoncé le 13 avril[Gblog 18]. Ces multiples créations de services en ligne ont pour but d'instaurer la possibilité aux utilisateurs de Google de bénéficier de Cloud Computing. Ces services sont par la suite dédiés aux professionnels par Google Apps, le 28 août 2006[Gblog 19]. Lors de sa sortie même, ces services entraient agressivement en concurrence avec d'autres services déjà bien instaurés[35].

L'empire de Google

Le 30 août 2006, Google Books un service permettant la lecture en ligne et le téléchargement d'ouvrages littéraires tombés dans le domaine public est mis au point[Gblog 20], et alimentera des nombreuses controverses. L'entreprise entame l'année 2007 avec 10 674 employés[19]. En mai, Google permet à n'importe quel internaute d'étudier le trafic, les recherches et les statistiques de son moteur de recherche par le biais de trends[Gblog 21]. Quelques jours plus tard, une importante mise à jour de Google Maps permet de naviguer virtuellement dans les rues de certaines villes à travers des photos omnidirectionnelles[36]. Il s'agit de Street View. Le fait de pouvoir regarder ce qui se passe chez les gens ou de voir par hasard n'importe qui dans la rue provoque également des controverses sur le respect de la vie privée. Le mois de mai s'achève par le lancement de Google Gears[Gblog 22]. La deuxième moitié de l'année 2007 se caractérise par le perfectionnement et l'adaptation de services existants à d'autres langues. Dernier fait marquant, l'annonce le 5 novembre d'un OS pour téléphones portables ; Android[Gblog 23], qui concurrencera Symbian OS et Windows Mobile. Cet événement s'inscrit dans la recherche de marché dans la téléphonie mobile qui offre de plus en plus des possibilités de navigation sur internet. On dénombre 16 805 employés dans l'entreprise en fin d'année[19].

Le projet Google Apps est complété le 28 février 2008 par l'introduction de Google Sites qui permet à tout utilisateur Google de créer facilement son propre site web dans un domaine fourni par Google[Gblog 24]. C'est une alternative peu coûteuse - la version standard de Google Apps étant gratuite - par rapport à des produits commerciaux comme SharePoint de Microsoft. En mai, selon des principes similaires à ceux de Wikipédia, Google annonce son projet Knol[37]. Pendant les mois suivants, aucune sortie notable n'intervient, mais les équipes de Google travaillent sur les produits déjà lancés. En effet, l'entreprise cherche à rendre plus accessibles plusieurs de ses outils notamment Google Traduction, Google Finance et Street View[19]. Parallèlement, Maps devient un outil pour aider les secours lors de catastrophes naturelles, en fournissant des cartes satellites actualisées et en affichant diverses données. Quelques adaptations sont également annoncées, comme la prise en charge de l'Unicode 5.1[Gblog 25] et l'adoption de l'IPv6[Gblog 26]. L'effort d'internationalisation des logiciels et services se poursuit avec un objectif de traduction en 40 langues pour un public d'internautes estimé à 98 %[Gblog 27]. Cette activité relativement faible prépare la sortie de son propre navigateur web, Google Chrome qui est officialisé le 1er septembre 2008[Gblog 28] par une bande dessinée[38], ce qui crée un Buzz, du fait du contexte et de la notoriété acquise par l'entreprise américaine. Le navigateur connaîtra une croissance non négligeable puisqu'il atteindra deux ans plus tard 6 % des parts de marché. Plusieurs versions et mises à jour suivront.

Le 27 mai 2009, Google a annoncé son intention de développer Google Wave, un produit affiché comme révolutionnaire. Il s'agit d'une application web dont le concept mélange les notions de services de courriel, de messagerie instantanée, de wiki et de réseautage social, le tout associé à un correcteur orthographique et un traducteur instantané. Une première phase de test bêta pour le 30 septembre 2009 avec la distribution de 100 000 comptes[39] aux personnes qui se seront inscrites sur leur site avec la volonté de reporter les bugs.

Le 7 juillet 2009, Google a annoncé le projet de développement Google Chrome OS, un système d'exploitation open-source basé sur Linux[Gblog 29]. Cet OS se veut léger et adapté aux netbooks en plein essor.

En novembre 2009 Google Musique indexe de la musique sur le moteur de recherche aux États-Unis pour débuter[40].

Pour assurer son autonomie énergétique et réduire ses factures d'électricité, Google a annoncé en décembre 2009 son intention de fonder Google Energy. Dans ce but en janvier 2010 Google a demandé à pouvoir bénéficier d’un statut industriel[41].

Après de longues rumeurs et certaines annonces, le 5 janvier 2010 Google présente officiellement son téléphone lors d'une conférence de presse à son siège, à Mountain View[42]. Ce Google phone est produit par HTC. Cette action s'inscrit une nouvelle fois dans l'ambition de conquête de l'Internet nomade. Ce choix se confirme par les fortes rumeurs du lancement d'un netbook fonctionnant sous Chrome OS signé par le géant californien[43].

Le 11 février, Google fait un appel d'offre pour fournir la mise en place d'un réseau de fibre optique à 1 Gbps pour 50 000 personnes, voire beaucoup plus[44]. Si cette annonce incite à penser que Google voulait devenir un FAI, l'entreprise a tempéré son ambition en affirmant qu'il s'agissait plus d'un test qu'autre chose[44]. Un mois plus tard, plus de1 100 villes américaines, principalement sur la côte est, ont fait acte de candidature, appuyées par plus de 200 000 demandes individuelles[45].

Dans le but de créer un concurrent de Facebook, Google Me, durant l'été 2010, l'entreprise de Mountain View se lance dans plusieurs opérations financières visant aux rachats de six entreprises dont l'activité lui permettrait d'arriver à ce but. Ainsi, ont été achetées Slide (entre 182 et 228 M$), Jambool, Angstro, Zynga (achetée entre 100 et 200 M$), Like.com (100 M$) et SocialDeck[46]. Le 28 juin 2011, Google lance son service de réseau social Google+ toujours dans l'optique de concurrencer Facebook.

En 2011, l'entreprise atteint le milliard de visiteurs uniques par mois[47].

Le 15 août 2011, Google annonce son intention d'acquérir Motorola Mobility pour la somme de 12,5 milliards $.

Google et la Chine

Dépôt de fleur pour le refus des conditions imposées par la Chine

En 2006, Google accepte de brider son moteur de recherche afin de pouvoir s'implanter en Chine. Le gouvernement chinois a en effet imposé certaines conditions pour l'entrée sur le marché d'internet, la censure notamment. Les co-fondateurs expliqueront qu'« Afin de travailler à partir de la Chine, nous avons retiré certains contenus des résultats de recherches obtenus sur Google.cn, en application de la législation et de la réglementation locales[48]. »

Ainsi, à partir du 25 janvier 2006[49], une recherche images sur « Tian'anmen » affiche, dans Google.fr, la célèbre photo de l'étudiant barrant la route aux chars, symbole des manifestations de la place Tian'anmen, tandis que, sur Google.cn, les résultats affichent des portraits de familles joyeuses ou des photos de monuments[50]. Cette action a fait couler beaucoup d'encre dans les médias mondiaux. Toutefois, une telle censure a été entreprise volontairement de la même manière à des sites racistes, islamistes ou révisionnistes, dans les versions française et allemande de Google[51], conformément au protocole additionnel à la convention sur la cybercriminalité de 2001.

Cependant, le 12 janvier 2010, une attaque double pirate massive et « hautement sophistiquée » venue de Chine dite « Opération Aurora » a ciblé plus d'une vingtaine d'entreprises dont Adobe, Google et Intel. Cette opération a permis à ses auteurs le vol de secrets industriels et la copie des mails de milliers d'exilés chinois et de militants des droits de l'homme[52]. Ces atteintes, malgré le respect et l'application des conditions imposées par le gouvernement chinois, provoqueront la fureur de l'entreprise californienne, qui menacera de ne plus appliquer aucune censure en reconnaissant que cette décision pourrait la contraindre à quitter le pays, mais retirer directement ses services de Chine[Gblog 30],[53].

Cette annonce fut perçue par certains forums comme un bluff, puisque le marché de l'internet est très porteur (384 millions d'internautes fin 2009[33]) et que Microsoft a annoncé son intention de poursuivre ses activités avec Bing malgré tout[54]. Pour rendre hommage et affirmer leurs soutiens à de telles décisions, de nombreux Chinois déposèrent sur l'édifice portant le logo de l'entreprise fleurs, bougies et mots de soutien[55]. Ces actions sont devenues des phénomènes très médiatisés, et l'affaire prit les tournures d'un incident diplomatique entre les États-Unis et la République populaire de Chine.

Lieux et centres d’activités

Article connexe : Plateforme Google.
Bureaux en Espagne
Bureaux de Google China à Pékin

Google possède des infrastructures et des bureaux partout dans le monde, même s'ils sont plus nombreux en Europe, aux États-Unis, en Inde et Chine littorale[56]. Le principal lieu où est mis en place le développement de Google est le Googleplex situé en Californie. Le googleplex est constitué de quatre principaux bâtiments, totalisant 47 038 m² sur un terrain de 11 hectares.

  • L'entreprise Google possède un complexe à New York pour la recherche de nouveaux services.
  • Google est aussi basé en Europe avec un siège à Dublin en Irlande. En mars 2008, l'entreprise crée un nouveau complexe à Zurich, en Suisse, pour son développement en Europe.
  • Plusieurs bâtiments sont placés au Proche-Orient et Moyen-Orient : en Israël, à Dubaï et au Qatar.
  • En Afrique du Sud sont présents les locaux de Google pour son développement en Afrique.
  • Il n'y a qu'un seul site en Asie se situant à Singapour.
  • Le site australien basé à Sydney a vu naitre Google Maps. Google Wave y était également développé.
  • Google crée à partir de 2007 un complexe de serveurs à Mons, en Belgique, dans la zone industrielle de Ghlin-Baudour. Une déviation du canal Nimy-Blaton pour le refroidissement ainsi qu'une ligne de chemin de fer sont prévues.


  • À l'occasion d'une visite en France, Eric Schmidt annonce le 9 septembre 2010 la création d'un centre de recherche et développement à Paris[57].

Technologie et propriété intellectuelle

PageRank

Le moteur de recherche Google repose principalement sur l'exploitation de la technologie PageRank. Le premier brevet (US 6.285.999 B1, intitulé « Method for Node Ranking in a Linked Database »), déposé en janvier 1997 et enregistré le 9 janvier 1998, est la propriété de l'université de Stanford[58]. Le texte du brevet est accessible sur le site du bureau des brevets des États-Unis, qui a licencié cette technologie à Google en 1998 (amendée en 2000 et 2003), deux mois après sa fondation. Il s'agit d'une licence exclusive jusqu'en 2011, l'exclusivité prenant fin à cette date[59].

Les recherches qui ont abouti au développement de la technologie du PageRank ont été financées en partie par la National Science Fundation (Grant NSF - IRI-9411306-4). Il est donc précisé dans le brevet que le gouvernement a certains droits sur cette invention[60].

Google et l'Open Source

Google existe en grande partie grâce aux logiciels libres sur lesquels il a été bâti dès l'origine, tels Linux, MySQL et Python, qu'il a contribué à améliorer en retour. Google emploie Andrew Morton, un contributeur très important au noyau Linux, Guido van Rossum, créateur et Benevolent Dictator for Life de Python, et a contribué au code de MySQL.

Le logiciel libre permet à Google de repérer des programmeurs talentueux, capables non seulement d'imaginer des solutions techniques, mais aussi de les mettre en œuvre. Pour les attirer, Google a créé un environnement de travail où sont encouragés l'innovation, les idées techniques, et la participation aux projets open source. Ainsi chaque développeur dispose de 20 % de temps libre pour travailler sur un projet de son choix, qu'il soit libre ou pas, permettant à sa créativité de s'exprimer.

Google soutient également la fondation Mozilla à travers un partenariat, car la mission de Mozilla - « préserver le choix et l'innovation sur l'Internet » - sert les intérêts de Google. Google est le moteur de recherche par défaut de la barre de recherche de Mozilla Firefox pour beaucoup de langues. Les internautes utilisant Firefox font des recherches sur Google, et cliquent sur les publicités d'AdSense. Les revenus que Google en tire sont alors partagés avec Mozilla, ce qui leur permet d'avoir les moyens financiers pour améliorer les standards du Web et les logiciels qu'ils éditent (dont Firefox et Mozilla Thunderbird), ce qui pousse les autres éditeurs de navigateur Web à faire de même. Au final, c'est Internet dans son ensemble qui bénéficie de ces améliorations, et Google (ou d'autres) peut alors utiliser ces nouvelles possibilités dans ses produits grâce à son cycle rapide d'innovation.

Google participe grandement à l'open source et le soutient :

Logiciels propriétaires

Google édite également des logiciels propriétaires, tels que Google Sketchup, Google Desktop, Picasa ou encore Google Talk.

Finances

Origine des revenus

Les AdWords

Google vend des mots clés aux enchères. Si une personne fait une recherche avec ce mot, les liens des sites de ceux qui ont participé aux enchères s'inscrivent dans la partie des liens commerciaux. Chaque fois qu'une personne sélectionne un de ces liens, la société concernée doit verser une certaine somme à Google.

Le système AdSense

Un site web peut accueillir les publicités AdWords sur ses pages grâce au système AdSense, Google reverse une partie de ses gains à ce site.

Données financières

Google est une des start-ups qui ont franchi sans encombre le krach du NASDAQ en 2001, notamment du fait qu'elle n'était pas cotée. L'entreprise s'est introduite en Bourse par un système peu usité d'enchères en mai 2004 qui a comprimé de 5,5 à 1,5 % les commissions perçues par les banques d'affaires ; introduite à 80 $, l'action cotait 250 $ un an plus tard, ce qui valorisait l'entreprise à près de 74 milliards de dollars. Début 2006, l'action coûte 460 $ environ, elle franchit la barre des 600 $ (609,62 $) le 8 octobre 2007, puis celle des 700 $ le 31 octobre 2007, ce qui la place au quatrième rang en termes de capitalisation à la Bourse de New York.

Avec les différentes crises financières de fin 2007 et début 2008 sur les marchés financiers, et l'annonce d'un probable rachat de Yahoo par Microsoft, l'action Google a chuté passant de 712 $ fin 2007 à 609 $ en février 2008.

Le code de l'action au NASDAQ est GOOG.

Résultats (en millions de dollars)
Année 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
chiffre d'affaires 4 22 78 212 440 1 466 3 189 6 139 10 674 16 418 21 810 23 659
bénéfices 1 7 12 46 100 106 399 1 465 3 070 5 956 4 250 6 524
 % 25,00 31,81 9,58 24,72 22,73 7,23 12,51 23,72 28,76 36,28 19,49 27,57
Investissements et développements (unités de base) 1 5 28 50 70 356 500 1 200 2 100 2 120 2 790 3 109
Employés 20 128 364 596 1 257 5 495 8 763 12 369 15 213 19 856 19 978 20 304

Le 20 décembre 2005, Time Warner annonçait que Google allait prendre 5 % de participation dans le capital de sa filiale AOL[63],[64].

Graphique représentant le chiffre d'affaires (en bleu) et le résultat net (en rouge) en fonction du temps.

Stratégie fiscale

Afin d'éviter de payer les impôts auxquels sont soumises la plupart des entreprises américaines et européennes, Google utilise la technique dite d'« optimisation fiscale », une forme d'évasion fiscale moderne, via des paradis fiscaux. Les licences Europe, Moyen-Orient et Afrique de la marque sont exploitées par une société domiciliée aux Bermudes. Et « pour échapper au Trésor américain qui impose à hauteur de 35 % les bénéfices des entreprises rapatriés de l'étranger, la multinationale les laisse dormir aux Bahamas[65] ».

Selon Bloomberg, Google aurait réalisé une économie de 3,1 milliards de taxes sur les taxes sur les bénéfices en 2007 et 2009. En 2009, Google serait parvenu à abaisser son taux d'imposition à 2,4% sur ses activités hors États-Unis, grâce à sa filiale irlandaise par laquelle transitent 88% de ses activités internationales. Le taux d'imposition sur les bénéfices des sociétés, en Irlande, est, en effet, de 12,5% contre 25% en moyenne dans les autres pays où Google réalise l'essentiel de son chiffre d'affaires. Mais Google a également cherché à réduire le montant des bénéfices imposables de sa filiale irlandaise en lui imposant de reverser des redevances à une filiale néerlandaise, condition sine qua non afin que l'Irlande accorde l'exonération fiscale à Google Ireland Holdings, société jumelle de Google Ireland Limited, la filiale opérationnelle. Google Ireland Holdings transfère ses redevances à la filiale néerlandaise qui les transfère ensuite aux Bermudes. Cette stratégie a permis à l'entreprise de cumuler plus de 39 milliards de dollars en cash[66].

Communication

« Don't be evil »

Le slogan de Google est Don't be evil[67] (littéralement, « Ne soyez pas malveillants »). Au printemps 2004, la phrase figurait même en tête du courrier adressée aux investisseurs, quelque temps avant leur entrée en bourse. Larry Page a écrit que « Par cette phrase qui est notre devise, nous avons tenté de définir précisément ce qu'être une force bénéfique signifie - toujours faire la chose correcte, éthique ». Cette devise résume assez bien la volonté supposée de Larry Page et Sergey Brin qui tend à faire de Google une société qui œuvre pour un monde meilleur[68].

La société a parfois été prise à partie sur son slogan, en particulier à propos du filtrage interdisant l'accès à certains sites ou à des pages contenant certains mots depuis la Chine. Elle a expliqué que, selon elle, mieux valait pour les usagers chinois un Google imparfait que pas de Google du tout. En particulier, google.cn veille à ne pas faire figurer sur ses pages de réponse les chaînes de caractères qui provoquent la déconnexion de l'utilisateur par les mécanismes de surveillance automatique que doivent assurer les fournisseurs d'accès.

Une société discrète

Google est connu pour sa discrétion, voire son silence auprès des journalistes. Un exemple assez célèbre est celui de Mark Jen, un nouvel employé qui arrive chez Google le lundi 17 janvier 2005. Celui-ci crée alors un blog, retraçant ses impressions sur la société. Mais peu à peu, le ton du blog devient contestataire, Mark Jen allant même jusqu'à déclarer que « Les avantages que procure Microsoft au niveau des soins ridiculisent ceux qu'offre Google. ». Le 28 janvier, Mark Jen apprend son licenciement, à cause de son blog. Cet exemple illustre bien la volonté de discrétion de la société, les journalistes n'arrivant quasiment jamais à décrocher un entretien avec les deux fondateurs, Page et Brin[69].

Engagements environnementaux

Pour être en accord avec sa politique de développement durable, des services de covoiturages sont organisés et les déplacements entre les bâtiments se font à vélo. Les bâtiments sont surmontés de plusieurs milliers de capteurs solaires. Dans la même visée, au lieu d'employer des tondeuses à gazon pour débroussailler les alentours du googleplex dans des mesures de lutte anti-incendie, l'entreprise avait recruté 200 chèvres[70],[Gblog 31]...

Toutefois cet affichage est mis à mal par la réputation de la société d'être un très grand consommateur d'énergie[71], par le biais de ses fermes de serveurs.

Fin juin 2011, on apprend que la firme de Mountain View injecte 280 millions de dollars dans l'entreprise SolarCity, ce qui porte ses investissements totaux dans les énergies vertes à 680 000 000 $[72].

Fin septembre 2011, le spécialiste de la recherche s'associe à Clean Power Finance et investi 75 millions de dollars pour installer des systèmes d'énergie solaire chez des particuliers dans le but de démocratiser cette énergie auprès des citoyens[73].

Une nouvelle forme de travail, le « googlisme » ?

Article connexe : Organisation du travail.

Google est une entreprise de l'Internet connue pour une politique d'emploi et de gestion du travail très novatrice.

Google entend fonctionner avec une hiérarchie légère et peu contraignante. L'autonomie et un encadrement libéral offrent aux employés des postes de travail moins stressants. Des plannings sont établis pour établir les lignes directrices du travail collectif ; Google incite toutefois ses employés à adhérer à la politique du 80-20 : un horaire composé de 80 % de travail imposé par la direction et 20 % du temps consacré à des projets autonomes sans restrictions notables[74].
Par ailleurs, Google s'efforce de créer un cadre de travail motivant. Aux bureaux alignés et austères, le géant californien laisse ses employés libres de gérer l'environnement de leur poste de travail[75] et prône le travail en équipe. Pour ce faire, l'entreprise utilise des plannings communs et des wikis internes. Les lieux de travail sont également radicalement différents de ceux des autres entreprises : la direction offre à ses salariés l'utilisation gratuite de nombreuses installations de divertissement ou de bien-être. Le Googleplex, siège de l'entreprise, comporte des salles de repos, des salles de billard, des terrains de sport, une piscine, un service de massage ou de coiffure[74]. Les employés sont autorisés à amener leur chien, mais pas leur chat, au Googleplex[76].

Cette politique de bien-être a pour objectif de générer une plus grande motivation et, en conséquence, une productivité accrue[76]. Parallèlement, cette vie professionnelle hors norme devrait fidéliser les employés[76], assurant ainsi la stabilité de la masse salariale[77],[78].

Critiques et controverses

Article détaillé : Critique de Google.

Les craintes d'un abus de position

À mesure que Google se développe et prend une importance de plus en plus considérable dans la gestion des informations mondiales, se développent en parallèle de nombreuses critiques d'une entreprise dont quelques hommes politiques (par exemple Jean-Noël Jeanneney[79]) craignent qu'elle puisse abuser de sa position, notamment en recueillant des données très privées des internautes utilisant ses services, et en les utilisant, voire en louant l'usage, de manière abusive. Un nombre croissant d'instruments informatiques a ainsi été développé par différents groupes d'activistes et de militants pour limiter les capacités intrusives de Google. Il s'agit par exemple de masquer les publicités AdWords.

Parmi ces instruments, on peut citer le réseau Tor (« The Onion Router », littéralement : « le routage en oignon »), qui anonymise les internautes (le résultat visible avec Google est que les publicités ne sont plus ciblées) ; le logiciel Scroogle, un "Google Scraper" développé par l'activiste Daniel Brandt[80] qui détourne le moteur de recherche, lui fournit une nouvelle adresse I.P. à chaque recherche, et accepte l’installation du cookie sur son serveur avant de le jeter à la poubelle ; ou encore l'extension pour Mozilla Firefox « Optimize Google, » qui permet de rendre anonyme le cookie Google, empêche Google Analytics de récolter des statistiques sur l'utilisateur et supprime également les publicités, à l'instar de Adblock Plus (extension de navigateur). Par ailleurs, certains sites militant pour la défense de la protection des informations privées[81] donnent des informations sur la manière dont les internautes peuvent faire valoir auprès des régies publicitaires, et notamment auprès de Doubleclick (acquise par Google), leur droit d'exiger que les données les concernant ne soient pas récoltées (elles le sont par défaut, mais il existe un système d'opt-out).

La question de savoir s'il vaut mieux à volume égal se voir présenter de la publicité non ciblée que ciblée reste évidemment un sujet de controverse[82].

Respect de la vie privée et informations personnelles

La multiplication des services proposés par Google engrange une demande accrue de renseignements sur les utilisateurs : suivi de la navigation et stockage des mots-clés, scan des mails dans Gmail, des informations livrées dans les formulaires, entre autres. Cela pose à chaque innovation la question du respect de leur vie privée, comme le note la philosophe et philologue Barbara Cassin dans son ouvrage sur Google. Google croise ces données pour affiner le profil des utilisateurs, et améliorer le ciblage des publicités sur internet.

Une telle concentration d'informations sur les individus et leur conservation inquiètent les organisations de défense de la vie privée sur internet, comme l'Electronic Frontier Foundation[83] ou le "Groupe de travail de l'article 29[84]" de la Commission européenne, une nouvelle forme de surveillance très sophistiquée et un danger pour la liberté des personnes. Récemment, Google fut placé tout en bas du classement[85] élaboré par l'ONG Privacy International, qui dit de Google qu'elle est "ennemie du respect de la confidentialité en raison de la surveillance totale des utilisateurs". Tout ceci est d'autant plus inquiétant depuis que Google a signé un contrat de sécurisation avec le NSA, services secrets des États-Unis d'Amérique, laissant présager la fourniture des informations des usagers à ces services[86]. Google est également attaqué en Allemagne par l'équivalent allemand de la CNIL, car sa Google Car collecterait toutes les informations sur les HotSpot Wifi et leurs adresses MAC sur son passage[87].

En 2004, Google, associé à AOL, Amazon.com, CNet, eBay, Microsoft et Yahoo!, a pratiqué aux États-Unis du lobbying contre le Spyware Control Act en Utah obligeant de demander l'accord explicite de l'utilisateur pour activer des options de traçage de ses choix ou avant l'installation d'un logiciel espion[88]. Les raisons de leur opposition, selon eux, étaient d'ordre technique et non éthique : dans la lettre envoyée au sénateur Valentine et au représentant Urquhart, ils reconnaissent les "très bonnes intentions" de la loi[89].

Au sujet des éventuelles techniques de traçage employées par Google, Google Watch, site de l'activiste américain Daniel Brandt, tente de démontrer les failles et le manque de neutralité de Google et propose un proxy, Scroogle, permettant de soumettre une recherche Google sans être épié d'une quelconque façon. Il dénonce entre autres sa censure orientée, dans d'autres pays comme la République populaire de Chine[90], ou les États-Unis, concernant l'invasion de l'Irak et la prison d'Abu Ghraib.

À ce sujet, Google a dans un premier temps refusé de se plier aux injonctions du gouvernement américain fin 2006 en ne lui donnant pas accès aux listes de recherche et URL qui lui étaient demandées pour contribuer à une loi sur la répression de la pédophilie. Néanmoins, ils ont ensuite remis 50 000 URL au gouvernement, mais le juge chargé de l'affaire a décidé que Google n'avait pas à remettre les listes de mots-clés demandées par le gouvernement[91].

En France, les garanties de respect de la vie privée apportées par la CNIL ne sont pas applicables à des services dont les serveurs sont situés hors du territoire national. Le refus de Google[92] de se soumettre aux lois locales crée donc une extension de fait de la juridiction américaine. Ce refus lui a valu le Big Brother Awards Français 2007.

En 2007, le chef du service expertise informatique de la CNIL juge ainsi : "En clair, Google peut contrôler toutes les données personnelles des individus. En exploitant de façon corrélée ces outils, Google pourrait se transformer en une redoutable société de surveillance. (..) Les internautes doivent savoir qu'en utilisant les services de Google, ils lui donnent la possibilité de les surveiller[93]."

Seul Google n'a pas réagi à la recommandation du G29 (Union Européenne), c'est-à-dire « de porter à six mois maximum, contre au moins douze mois aujourd’hui, la durée pendant laquelle les moteurs de recherche sur Internet ont le droit de conserver ou d’utiliser les données personnelles[94] ».

Google Latitude

Google Latitude est un service créé en 2009 permettant de déterminer la position d'une personne s'étant enregistrée à ce service par le biais de son téléphone portable. En 2009, ce service est disponible dans 27 pays[95].

Ce service est sujet à controverse : on peut voir en Latitude un outil permettant de tracer les personnes, la vie privée peut donc être atteinte mais Google répond que cet outil a été conçu dans une autre optique : il permet par exemple de localiser sur Google maps ses enfants, ses amis ou ses collègues[96].

Google Books

Article détaillé : Google Books.

Google Books est un des projets annexes les plus critiqués de Google. Il consiste à numériser systématiquement le plus grand nombre possible de livres. Les critiques s'inquiètent de l'impact que la position dominante de Google peut avoir sur la numérisation des livres en général, et du traitement des droits d'auteur par Google (soit que la distribution internationale des versions numérisées violerait les droits dans certains pays, soit que la position de force de Google leur permettrait d'obtenir des concessions de droits jugées abusives).

Peines et condamnations

  • Le 21 février 2008, Google a été condamné à payer 150 000 € pour contrefaçon[97].
  • L'Union européenne a infligé plusieurs lourdes amendes à Google pour monopole abusif envers d'autres sociétés minoritaires.
  • La branche vidéo de Google, YouTube, a été plusieurs fois condamnée à des amendes allant jusqu'à 1,6 million de dollars pour diffusions illégales ou non-respect des droits d'auteurs.
  • Le 18 décembre 2009, Google a été condamné à payer 300 000 € de dommages et intérêts aux éditions du Seuil, Delachaux et Niestlé et Harry N. Abrams, ainsi que un euro à titre de préjudice au Syndicat national de l'édition (SNE) et à la Société des gens de lettres (SGDL) pour avoir reproduit intégralement et en rendant accessibles des extraits d'ouvrages sans l'autorisation des ayants-droit. Le tribunal de grande instance de Paris a également interdit à Google de poursuivre la numérisation d'ouvrages sans l'autorisation des éditeurs[98].
  • Le 8 septembre 2010, Google est condamné en France pour diffamation par algorithme pour avoir associé certains mots-clés avec les termes « viol », « condamné », « sataniste », « prison » et « violeur[99] ».
  • Le 24 aout 2011, Google préfère payer une amende de 500 millions de dollars aux autorités américaines, plutôt que d'être poursuivi par la justice pour avoir fait la promotion de médicaments illégaux [100].

Impact environnemental

Selon Alex Wissner-Gross, physicien à l'université Harvard, les requêtes dans Google ont un impact environnemental non négligeable en termes d'émissions de gaz à effet de serre[101]. Les fermes de serveurs de l'entreprise sont notamment réputées avoir une consommation, systèmes de refroidissement inclus, représentant plusieurs centrales nucléaires.

Notes et références

Source internes à Google
Le blog officiel de Google
  1. The Official Google Blog, « Dublin go bragh » sur googleblog.blogspot.com, 10 juin 2004. Consulté le jeudi 18 mars 2010
  2. (en)The Official Google Blog, « And now, search for your own computer » sur googleblog.blogspot.com, 14 octobre 2004. Consulté le jeudi 18 mars 2010
  3. (en)The Official Google Blog, « Scholarly pursuits » sur googleblog.blogspot.com, 18 octobre 2004. Consulté le jeudi 18 mars 2010
  4. The Official Google Blog, « All booked up » sur googleblog.blogspot.com, 14 décembre 2010. Consulté le jeudi 18 mars 2010
  5. The Officiale Google Blog, « Google's index nearly doubles » sur googleblog.blogspot.com, 11 octobre 2004. Consulté le jeudi 18 mars 2010
  6. (en)The Official Google Blog, « Mapping your way » sur googleblog.blogspot.com, 8 février 2005. Consulté le samedi 20 mars 2010
  7. (en)The Official Google Blog, « A bird's-eye view » sur googleblog.blogspot.com, 4 avril 2005. Consulté le samedi 20 mars 2010
  8. (en)The Official Google Blog, « Mobile? Get Local » sur googleblog.blogspot.com, 12 avril 2005. Consulté le samedi 20mars 2010
  9. (en)The Official Google Blog, « [http://googleblog.blogspot.com/2005/04/from-lost-to-found.html From lost to found 4/20/2005 12:10:00 PM] » sur googleblog.blogspot.com, 20 avril 2005. Consulté le samedi 20 mars 2010
  10. (en)The Official Google Blog, « A method to our madness » sur googleblog.blogspot.com, 19 mai 2005. Consulté le samedi 20 mars 2010
  11. (en)The Official Google Blog, « The machines do the translating » sur googleblog.blogspot.com, 22 août 2005. Consulté le samedi 20 mars 2010
  12. (en)The Official Google Blog, « Google gets to talking » sur googleblog.blogspot.com, 24 août 2005. Consulté le samedi 20 mars 2010
  13. (en)The Official Google Blog, « Feed the world » sur googleblog.blogspot.com, 7 octobre 2005. Consulté le samedi 20 mars 2010
  14. (en)The Official Google Blog, « The circle of analytics » sur googleblog.blogspot.com, 14 novembre 2005. Consulté le samedi 20 mars 2010
  15. (en)The Official Google Blog, « Google in China » sur googleblog.blogspot.com, 27 janvier 2006. Consulté le samedi 20 mars 2010
  16. (en)The Official Google Blog, « Better together: Docs & Spreadsheets » sur googleblog.blogspot.com, 11 octobre 2006. Consulté le samedi 20 mars 2010
  17. (en)The Official Google Blog, « Spring is the season for love (and data) » sur googleblog.blogspot.com, 21 mars 2006. Consulté le samedi 20 mars 2010
  18. (en)The Official Google Blog, « It's about time » sur /googleblog.blogspot.com, 13 avril 2010. Consulté le samedi 20 mars 2010
  19. (en)The Official Google Blog, « Get your people talking » sur googleblog.blogspot.com, 28 août 2008. Consulté le samedi 20 mars 2010
  20. (en)The Official Google Blog, « Download the classics » sur googleblog.blogspot.com, 30 août 2006. Consulté le samedi 20 mars 2010
  21. (en)The Official Google Blog, « What's hot today? » sur googleblog.blogspot.com, 22 mais 2007. Consulté le samedi 20 mars 2010
  22. (en)The Official Google Blog, « 29 hours of code » sur googleblog.blogspot.com, 30 mai 2007. Consulté le samedi 20 mars 2010
  23. (en)The Official Google Blog, « Where's my Gphone? » sur googleblog.blogspot.com, 5 novembre 2007. Consulté le samedi 20 mars 2010
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  27. (en)The Official Google Blog, « [http://googleblog.blogspot.com/2008/07/hitting-40-languages.html Hitting 40 languages Hitting 40 languages] » sur googleblog.blogspot.com, 18 juillet 2008. Consulté le dimanche 21 mars 2010
  28. (en)The Official Google Blog, « A fresh take on the browser » sur googleblog.blogspot.com, 1er septembre 2010. Consulté le dimanche 21 mars 2010
  29. (en)The Official Google Blog, « Introducing the Google Chrome OS » sur googleblog.blogspot.com, 7 juillet 2009. Consulté le dimanche 21 mars 2010
  30. (en)The Official Google Blog, « A new approach to China » sur googleblog.blogspot.com, 12 janvier 2010. Consulté le lundi 22 mars 2010
  31. The Official Google Blog, « Mowing with goats » sur googleblog.blogspot.com, 1er mai 2009. Consulté le vendredi 2 avril 2010
Les communiqués de presse publiés par Google
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  2. (en)Google Press Center, « Google Receives $25 Million in Equity Funding ». Consulté le mercredi 17 mars 2010
  3. Google Press Center, « Google Launches New Japanese, Chinese, and Korean Search Services » sur www.google.com, 12 septembre 2000. Consulté le mercredi 17 mars 2010
  4. (en)Google Press Center, « Marthastewart.com Content Archives Now Accessible Through Online Search Powered By Google » sur www.google.com, 27 mars 2001. Consulté le mercredi 17 mars 2010
  5. (en)Google Press Center, « Google Launches The Google Toolbar » sur www.google.com, 11 décembre 2000. Consulté le mercredi 17 mars 2010
  6. (en)Google Press Center, « Dr. Eric Schmidt Joins Google's Board of Directors as Chairman » sur www.google.com, -March 26, 2001. Consulté le jeudi 18 mars 2010
  7. Google Press Center, « Google Names Dr. Eric Schmidt Chief Executive Officer » sur www.google.com, 6 août 2001. Consulté le jeudi 18 mats 2010
  8. Google Press Center, « Google Offers Immediate Access to 3 Billion Web Documents » sur www.google.com, 11 décembre 2001. Consulté le jeudi 18 mars 2010
  9. (en)Google Press Center, « Google Inc. Files Registration Statement with the SEC for an Initial Public Offering » sur www.google.com, 29 avril 2004. Consulté le jeudi 18 mars 2010
  10. (en)Google Press Center, « Google Inc. Prices Initial Public Offering Of Class A Common Stock » sur www.google.com, 18 août 2004. Consulté le jeudi 18 mars 2010
  11. Google Press Center, « http://www.google.com/press/pressrel/gmail.html » sur www.google.com, 1er avril 2004. Consulté le jeudi 18 mars 2010
  12. (en)Google Press Center, « Google Acquires Picasa » sur www.google.com, 13 juillet 2004. Consulté le samedi 20 mars 2010
  13. (en)Google Press Center, « Google Acquires Keyhole Corp » sur www.google.com, 27 octobre 2010. Consulté le jeudi 18 mars 2010
  14. (en)Google Press Center, « Gmail Mobile » sur www.google.com, 15 décembre 2005. Consulté le samedi 20 mars 2010
  15. (en)Google Press Center, « Google To Acquire YouTube for $1.65 Billion in Stock » sur www.google.com, 9 octobre 2006. Consulté le dimanche 21 mars 2010
Sources éparses
  1. D'après la page de présentation de la société sur http://www.google.com/corporate/ . Consultée le 11 octobre 2010
  2. Google Announces Fourth Quarter and Fiscal Year 2010 Results and Management Changes. Consulté le 20 janvier 2011
  3. Nil Sanyas, « Google : le nombre et la consommation de ses serveurs » sur /www.pcinpact.com, mardi 2 août 2011. Consulté le vendredi 18 novembre 2011
  4. « Qui a peur du Google », G.F., Challenges, nº 180, 17 septembre 2009, p. 57
  5. Google a identifié mille milliards d'adresses sur la Toile
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  64. Malgré des résultats record, Google peine à séduire la Bourse
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  69. Daniel Ichbiah, Comment Google mangera le monde, Éditions Archipel, 2007, 49-50 p. (ISBN 9782841878857) 
  70. L’écologie rend Google complètement chèvre ! sur www.greenzer.fr, 2009. Consulté le vendredi 2 avril 2010
  71. Les fermes "cachées" de Google, grosses consommatrices d'énergie sur www.lemonde.fr, 2007
  72. Benoit Landon, « Google: 280 millions de dollars de plus pour soutenir l’énergie solaire » sur www.silicon.fr, 16 juin 2011. Consulté le samedi 18 juin 2011
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  76. a, b et c Life in the Googlepex - Dogs Allowed, 16 février 2006. Consulté le 26 septembre 2010
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  78. www.polymtl.ca Ils ont vécu Google
  79. Dans son livre Quand Google défie l'Europe, voir la « bibliographie ».
  80. Scroogle staff
  81. par exemple tipz.net ou assiste.com.free.fr
  82. Stéphane Viossat Micro Hebdo, « Google et le spectre de Big Brother » sur www.01net.com, Micro Hebdo, 26 mars 2009. Consulté le samedi 3 avril 2010
  83. Cf. les nombreux articles et communiqués de presse de l'EFF sur Google : <[1]>
  84. Le groupe de travail de l'article 29 est consacré à la "protection des données et leur libre circulation", à l'échelle européenne. Cf. <[2]>
  85. Privacy International, <[3]>
  86. (en)‘Don’t Be Evil,’ Meet ‘Spy on Everyone’: How the NSA Deal Could Kill Google sur Wired
  87. (fr)Collecte des données Wi-Fi : La Google Car mal vue en Allemagne sur Clubic
  88. (en) Top web Businesses Oppose Utah Spyware Law sur le site de slashdot.org
  89. "H.B. 323, while very well intentioned, would have serious unintended consequences on everyday, legitimate activities on the Internet." <[4]>
  90. cf. L'article du magazine américain Wired, « Google vs. Evil » ([5])
  91. Google Ordered to Submit Data for Child Pornography Study - New York Times
  92. Les dragons du web – Telos
  93. Gwendal Legrand, chef du service expertise informatique à la CNIL, Vie privée : Faut-il avoir peur de Google, La Tribune, 4 juin 2007.
  94. Jonathan Amsellem, « Internet et vie privée : vers l’anonymisation complète des données personnelles ? », Institut Thomas More, 15 janvier 2009.
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  96. 01net, « Situez où sont vos amis avec Google Latitude ». Consulté le samedi 3 avril 2010
  97. PCInpact - News du 22 février 2008
  98. Edition: Google condamné pour avoir reproduit des extraits de livres Le Monde , 18 décembre 2009, 14:21.
  99. Tribunal de Grande Instance de Paris 17ème chambre Jugement du 8 septembre 2010, le 8 septembre 2010
  100. Google à l'amende de 500 millions de dollars, le 24 aout 2011
  101. Article dans Le Monde

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Jeff Jarvis, La méthode Google : que ferait Google à votre place ? Traduit de l'américain par François Druel. Préface de Franck Riboud, éditions Télémaque, essai sur la force du modèle Google et sa possible application à d'autres secteurs d'industrie.
  • Randall Stross, Planète Google - Faut-il avoir peur du géant du Web ?, traduit de l'américain par Michel Le Séac'h, Pearson, Paris 2009, (ISBN 978-2-7440-6369-5)
  • Barbara Cassin, Google_moi, La deuxième mission de l'Amérique, Paris, Albin Michel, 2007, (ISBN 978-2-226-17259-4) ; essai critique sur la "démocratie culturelle" prônée par Google.
  • Jean-Noël Jeanneney, Quand Google défie l'Europe, Paris, éd. Mille et Une Nuits, 2005,(ISBN 978-2-84205-912-5) ; essai sur le projet de numérisation de bibliothèques universitaires par Google.
  • Boris Beaude, "Incontournable et sans contenu…", EspacesTemps.net, Mensuelles, 11.09.2004
  • Johnny Long, Google hacking: mettez vos données sensibles à l'abri des moteurs de recherche, Dunod, Paris, 2005, (ISBN 978-2-10-049421-7) (traduit de Google hacking,(ISBN 1-931836-36-1)): ouvrage sur l'utilisation des moteurs de recherche, et de Google en particulier, pour trouver des failles dans la sécurité des sites web et des entreprises.
  • David A. Vise et Mark Malseed (traduit en français par Dominique Maniez), Google Story raconte l'ascension de la firme californienne. Ed. Dunod, 2006, (ISBN 2-10-049894-0).
  • S. Balula, R. Langlade, C. Louis, P. Torloting, P. Tournier et F. Cazals, Le monde selon Google explore une vision différente et critique du géant des moteurs de recherche. Ed. Distriforce, Collection Cybersavoirs, 2006, (ISBN 978-2-9525909-1-4).
  • Daniel Ichbiah, Comment Google mangera le monde fait l'historique de Google et montre ses dangers. Ed. de l'archipel, 2007, (ISBN 978-2-84187-885-7).
  • Tara Calishain et Rael Dornfest, Google à 200 %, 100 trucs, secrets et techniques, Édition O'Reilly, 2003, (ISBN 978-2-84177-274-2).
  • Ippolita, La face cachée de Google. Manuels Payot.
  • Bruno Racine, Google et le nouveau monde, Plon / Tribune libre, 2010 (ISBN 978-2-259-21203-8)
  • Renaud Chareyre, "Google Spleen", Interactive Lab, (ISBN 978-2-7466-1310-2) ; essai critique sur la globalité du modèle économique de Google.

Documentaires

  • Google, la machine à penser de Gilles Cayatte, 2007 (52').

Articles connexes

Liens externes


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Google de Wikipédia en français (auteurs)

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