Andouillé
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48° 10′ 37″ N 0° 47′ 01″ W / 48.176944, -0.783611

Andouillé
L'église Saint-Matthieu
L'église Saint-Matthieu
Administration
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Laval
Canton Chailland
Code commune 53005
Code postal 53240
Maire
Mandat en cours
Bertrand Lemaître
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ernée
Site web www.ville-andouille.fr
Démographie
Population 2 348 hab. (2008)
Densité 64 hab./km²
Gentilé Andolléen
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 37″ Nord
       0° 47′ 01″ Ouest
/ 48.176944, -0.783611
Altitudes mini. 52 m — maxi. 155 m
Superficie 36,54 km2

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Andouillé est une commune française, située dans le département de la Mayenne et la région Pays de la Loire, peuplée de 2 348 habitants[1] (les Andolléens).

Sommaire

Géographie

La ville d'Andouillé est située à 15 kilomètres de Laval, chef lieu du département de la Mayenne, à laquelle elle est reliée par la RD 131 et la RD 115, ainsi que par la rivière, la Mayenne. Deux rivières se trouvent à proximité du village : l'Ernée et la Mayenne. C'est une pittoresque localité, édifiée à 110 mètres d'altitude, qui comptait 3 192 habitants en 1871 et 2 527 en 1897. Son territoire recouvre une superficie cadastrée de 3 653 hectares. Bordé à l'est par la Mayenne, il est traversé par l'Ernée qui vient effleurer la partie basse de la commune ; la vallée sinueuse de cette rivière est dominée par les collines de la Saudraie, du Lattan et de Crennes où, dit-on, « Le corps de Gargantua est couché en double ». En 1697, Miromesnil dénombrait 47 métairies, « la moitié de la paroisse en landes et en bois, l'autre moitié en terre et en prés dont une partie froide et produisant peu ». En 1871, Andouillé comptait 169 villages, fermes ou écarts.

Trouvant le nom d'Andouillé peu flatteur, le curé de la paroisse, Jean-Baptiste Heslot sollicita vers 1860 sa transformation en Andoville mais la demande de décret qui devait légaliser ce changement n'a pas abouti.

Durement éprouvée au cours de la Seconde Guerre mondiale[précision nécessaire], Andouillé est redevenue une commune paisible et laborieuse. On y découvre des bois, des pâturages et des vergers ; ses agriculteurs cultivent des céréales et élèvent des bovins et des porcins, on y élabore du cidre et plusieurs liqueurs issues de la culture de la pomme et de la poire comme le pommeau ou le calvados, notamment à la Ferme du Theil. Sa fête communale a lieu le 14 juillet. Cette localité possède un centre d'équitation, des sentiers pédestres, des coins de pêche et des gîtes ruraux.

Histoire

Antiquité

La ville d'Andouillé existe depuis l'époque romaine, où elle portait le nom d'Andoliacus qu'elle tire de sa proximité géographique des méandres d'une rivière : l'Ernée. En effet, en latin, « andoliacus » et « doliacus » désignent un site caractérisé par un méandre ; en celte, « dol » signifie « méandre ».[réf. nécessaire]

Ce territoire appartenait au pays occupé par les Aulerques.

Haut Moyen Âge

À l’époque mérovingienne, Andouillé a le statut de bourg important, on y trouve une église et des villas au IXe siècle, puis aux XIIe et XIIIe siècle Andouillé est réputée pour son collège. Elle est mentionnée sous le nom « d'Ecclesla de Andollaco » dès le IXe siècle. Connue sous le nom « d'Andollacus », la villa d'Andol devint très vite un centre très important dans lequel on a découvert des tombeaux en calcaire coquillier datant de l'époque mérovingienne. Cette région se vit réunie aux marches de Bretagne qui eut Roland comme gouverneur.

Bas Moyen Âge

Temps modernes

Au XVIIIe siècle, la seigneurie de la paroisse connut un différend qui opposa le comte de Laval au seigneur du Ménil-Barré. Le sire de Laval possédait des titres qui attestaient qu'en 1518, la prévôté d'Andouillé figurait bien sur les comptes de sa châtellenie de Saint-Ouën ; de son côté, le curé de la paroisse qui semblait plutôt appuyer les prétentions du seigneur du Ménil demanda au conseil de tutelle du duc de la Trémoille l'autorisation de déplacer le ban seigneurial (1758). Évidemment, cette permission fut refusée « pour ne pas perdre le signe extérieur du droit contesté ».

En dépit de toutes les injonctions qu'ils reçurent en 1767, les Andolléens refusèrent de « voiturer les bois de marine ». L'évéché les jugea « peu instruits et difficiles à gouverner ».

Révolution française

Cependant, leur doléances de 1789 sont rédigées sur un ton assez modéré car ils se contentent de protester contre les abus de la gabelle. Ils en demandent la suppression et désirent la substitution d'un impôt unique supporté par tous les ordres. En 1790, Andouillé devient brièvement chef-lieu de canton qui regroupait les communes Saint-Jean-sur-Mayenne et Saint-Germain-le-Fouilloux.

Sous la conduite du vicaire Drouet, les habitants commencèrent à s'exalter. La garde nationale, « soldée et organisée sur pied de guerre » ne se contenta pas seulement de maintenir l'ordre dans la paroisse ; elle effectua des expéditions dans les communes voisines, des expéditions accompagnées de violences et de pillages. En août 1791, on signale une sortie de ce genre du côté de Saint-Jean-sur-Mayenne ; elle motiva de la part des administrateurs, une admonestation sans résultat car le 14 juillet suivant, le Patriote écrivait : « Les citoyens d'Andouillé, vrais amis de la Constitution, ont envahi la commune de Saint-Jean-sur-Mayenne et désarmé les suspects ». On raconte qu'il fallut dès le lendemain, envoyer de Laval un détachement de cavalerie pour arrêter le pillage.

Dans cette commune, la Révolution trouva des partisans convaincus, actifs et organisateurs. Tallien, du comité de Salut Public leur décerna un certificat de civisme.

Mais toutes ces expéditions n'étaient pas toujours couronnées de succès ; surpris par les chouans, le 17 septembre 1792, alors qu'ils pillaient le Bourgneuf et les châteaux de Fresnay et de Launay-Villiers, les gardes nationaux d'Andouillé, appuyés par ceux de La Brûlatte et de la Baconnière, furent contraints de laisser leur butin et 18 morts sur place. Malgré la présence à leurs côtés d'un détachement du régiment de Valenciennes, commandé par le capitaine Brutus, Jean Chouan les désarma en mars 1794. Mais cela ne devait pas arrêter leurs équipées, le 11 avril 1795, ils surprirent et massacrèrent, dans un champ, le curé de Louvigné, Lanoë ; le 24 mai, ils maltraitèrent le garde du bois de Clermont et saccagèrent sa maison. Le futur général Decaen les dénonça au Comité de surveillance pendant que Baudran et Boursault étaient assaillis de pétitions qui lui demandaient de dispenser « les citoyens d'Andouillé, qui sont de bons républicains », du service militaire.

Le 29 septembre 1799, James, commissaire, écrivait au général Darnaud : « La circonstance critique où se trouvent les républicains d'Andouillé, me fait un devoir de pourvoir à leur défense. Ils ont tous jurés de mourir à leur poste, il ne leur manque que des cartouches pour braver les menaces que les brigands leurs ont fait de souiller leur territoire ». Le 8 octobre, on autorisa le cantonnement à rester s'il pouvait résister et on lui expédia des cartouches et 100 pierres à fusil. De son côté, Mademoiselle Duchemin-de-Villiers rédigeait une autre missive : « Les paysans d'Andouillé sont tous soldats ; ils ont fortifié leur bourg montant la garde et enfin, lundi, en allant aux vivres les chouans leurs tuèrent 10 hommes. Le soir quand ils furent rassemblés, ils tombèrent sur Saint-Jean et Changé et tuèrent 9 hommes et 3 femmes qui battaient. Plusieurs enfants ont également trouvé la mort, les maisons pillées et mille horreurs commises dans tout leur passage. Voilà comment ces braves se vengent et se défendent ».

XIXe siècle

Après le passage de la Mayenne par l’armée de la Loire, le 17 janvier 1871, Andouillé fut occupé par la cavalerie du 17e corps qui avait reçu la mission de maintenir les communications avec le 24e corps établi à Mayenne et aux environs.

Histoire économique

Les forges

La ville d'Andouillé possédait de grosses forges très actives de 1612 jusqu'au XVIIIe siècle. Elles étaient situées sur l'Ernée, à 1,4 km au-dessus d'Andouillé. Elles déclinèrent au XVIIIe siècle et le fourneau fut démoli, avec l'autorisation du roi, en 1725. Il resta un moulin qui outre son travail ordinaire de mouture, servira à produire dès 1892, de l'électricité.

Les briques

Andouillé possède d'importantes briqueteries dès le XVIe siècle. Les fours à briques trouvaient des débouchés jusqu'à Ernée.

Les carrières

Ouvertes en 1848 sur les rives de la Mayenne, de belles carrières ont en partie fourni le granite du viaduc de Laval, des quais de Laval et des écluses qui barrent la Mayenne ; ces carrières ont compté jusqu'à 150 ouvriers.

Le textile

À partir de 1880, le bourg d'Andouillé s'est dépeuplé de plus en plus au profit du hameau de Rochefort. Les deux minoteries installées sur les bords de la Mayenne vers 1854 par M. Colas venaient d'être remplacées par une usine de tissage mécanique de soixante-quatre métiers.

Néo-métallurgie

À la fin du XIXe siècle, une usine dite « usine de néo-métallurgie de la Rochelle », spécialisée dans la conception et la fabrication de métaux réfractaires, fut créée à Rochefort. Elle attira de nombreux chercheurs, même des chimistes allemands. Edmond Frémy et Henri Moissan, son élève, découvrirent le carbure de calcium à l'usine de recherche La Néo-Métallurgie.[réf. nécessaire]

Les débuts de l'électricité

En 1890, deux chimistes réputés, Frémy et Moissan, son élève, avec la collaboration de deux spécialistes allemands, installent l'électricité au moulin de la Forge à Andouillé (sur la rivière l'Ernée).

En 1891, toute la rue du Pont, actuellement rue du Docteur-Jouis, fut éclairée avec cent cinquante lampes à cire. C'est cette même année qu'eut lieu à Andouillé la fête de l'électricité. Le préfet refusa d'y assister officiellement. Cependant, incognito et par curiosité, il fut effrayé par ce qu'il voyait. Il crut que les Andolléens allaient mettre le feu à tout le bourg.

Les habitants, pour leur part, se félicitèrent de l'invention et, en 1892 tout le bourg fut électrifié. Presqu'une première en France, Bourganeuf (Creuse) l'ayant précédé en 1886. Le moulin de la Forge a assuré l'éclairage du bourg et des particuliers jusqu'en 1928. L'électricité coûtait alors 20 francs par habitant.

L'amiante

Pendant ce temps se poursuivaient à Rochefort des recherches sur le duraluminium et sur les métaux réfractaires. En 1893, des essais eurent pour conséquence la production directe d'acétylène à partir de carbure de calcium.

En 1884, avec Jules Pivert, Frédéric Chaplet transforme le moulin de la Fourmondière en usine de tissage à Andouillé. Il est le fondateur au même endroit en 1895 avec un autre industriel, Allard, des Usines de l'Amiante du Cap, à Rochefort sur la Mayenne (afin de diffuser les produits tirés du minerai d'amiante bleu d'Afrique du Sud et secondairement de l'amiante blanc de Russie et du Canada : tissus, cartons, fils, cordes, bourrelets et matelas, utilisés notamment dans l'industrie et la marine pour leurs propriétés calorifuges. L'usine avait pour devise : Fortes capite, fortes honestate, forte rupe [3].

Il participa à l'industrie de l'amiante, utilisé notamment pour les freins de voiture. Cette industrie a employé jusqu'à 150 femmes et 70 hommes. Elle trouvaient des débouchés en France, dans les colonies, en Russie, en Suède, en Norvège, en Belgique...

Un incendie, en 1950, a détruit la cartonnerie. Ce sinistre a précédé de peu la cessation d'activité, en 1952, des Établissements Ferodo, à Rochefort, et le recentrage à Condé-sur-Noireau. On cite souvent l'enfer qu'était la vie à Rochefort en ces temps-là : « L'amiante, c'était épouvantable, une fois que vous en aviez dans les poumons ». Avant l'introduction des masques, beaucoup d'ouvriers ou ouvrières « miantés » mouraient quadragénaires.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2001 Édouard Housseau SE  
mars 2001 mars 2008 Marie Gouin SE  
mars 2008 en cours Bertrand Lemaître[4] SE  

Démographie

Évolution démographique
(Source : Insee[5])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008
1 728 1 691 1 746 1 822 1 926 2 042 2 348
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments

  • Chapelle de Notre-Dame de la Gasnerie.
  • Château de la Goinière.
  • Château du Lattay. Il fut édifié sur la pente des collines qui bordent la rive droite de l'Ernée, vers le milieu du XIXe siècle par Turpin de la Tréhardière.
  • Église d'Andouillé.
  • L'Epinay est le nom d'une ferme de la commune d'Andouillé. Elle fut achetée en 1531, par Laurent Lemercier, marchand à Laval, au seigneur du Mesnil-Barré. On peut y découvrir un vieux pont.
  • Joué, lieu-dit. À 2 km à l'ouest d'Andouillé, ce lieu-dit est mentionné dès 1544 sous le nom de Jouy. Cet endroit où on ne découvre plus qu'une ferme, des bois et des rochers, fut un fief mouvant de Saint Ouen. Abandonné pendant plus de deux siècles, le manoir de Joué a longtemps présenté des murs éventrés qui laissaient entrevoir de belles cheminées en granit. Propriété de la Famille de Loré, il se dressait dans un site de buissons et de rocailles. Ces Loré (qui étaient seigneurs de Joué-en-Charnie) ont pu donner le nom de Joué à ce domaine sur lequel on ne possède aucun renseignement avant le milieu du XVIe. Joué se rappelle Jean de Loré qui fut tué par Jean d'Abattant, au château du Mesnil-Barré, en Saint-Germain-le-Guillaume au cours d'une querelle futile de jeu, en 1538.

Personnalités liées à la commune

  • Frédéric Chaplet (1859-1925), industriel et scientifique, fondateur des usines de l'amiante du Cap, sur le site de Rochefort sur la rive de la Mayenne à Andouillé.
  • Jean-Baptiste Heslot (1808-1865), religieux, curé à Andouillé.

Jumelages

La commune fait partie de l'Association des communes de France aux noms burlesques et chantants.

Voir aussi

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Liens internes

Liens externes

Sources

Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[6].

Bibliographie

Notes



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