Al-Qaida
Al-Qaida
القاعدة
Image illustrative de l'article Al-Qaida
Devise : Drapeau d'Al-Qaida en Irak. Le texte écrit en arabe est la chahada, la profession de foi musulmane.

Idéologie Islamisme et panislamisme
Objectifs Établissement de régimes islamistes dans les pays à majorité musulmane, rétablissement du califat, destruction de tout ou partie de la puissance occidentale
Statut Actif
Fondation
Date de formation 1988-1992
Fondé par Abdullah Yusuf Azzam et Oussama ben Laden
Pays d'origine Drapeau d'Afghanistan Afghanistan
Actions
Mode opératoire Attentats-suicides, Véhicules piégés, Détournements d'avions, etc.
Nombres d'attaques imputées 313 entre 2004 et 2008[1]
Victimes (morts, blessés) 3010 entre 2004 et 2008

[1]

Zone d'opération Monde
Période d'activité 1987
Organisation
Chefs principaux Chef principal : Ayman al-Zawahiri

Autres chefs : Saïf al-Adel

Membres Entre 500 et 1000 actifs en 2001
Financement Prise d'otage, Braquage, Sociétés écrans, Organisations caritatives[2]
Groupe relié Organisations et personnes considérées par l'ONU comme proches d'al-Qaida ou des talibans
Répression
Considéré comme terroriste par États-Unis d'Amérique, Canada, Union Européenne, Royaume-Uni, Australie, Russie, Inde, Turquie, Japon[réf. nécessaire]
Guerre d'Afghanistan, Conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan

Al-Qaida (arabe : القاعدة al-Qā'ida, « la Base ») est un mouvement islamiste fondé par le cheik Abdullah Yusuf Azzam et son élève Oussama Ben Laden en 1987. D'inspiration sunnite fondamentaliste, il prend ses racines dans l'idéologie de Sayyid Qutb et celle de l'activiste kharidjite Abdel Salam Faraj, et considère que les gouvernements « croisés » (occidentaux), avec à leur tête celui des États-Unis, interfèrent dans les affaires intérieures des nations islamiques et ce dans l'intérêt unique des sociétés occidentales. Il recourt au terrorisme pour faire entendre ses revendications.

Al-Qaida a émergé de l'organisation Maktab al-Khadamāt, constituée pendant la première guerre d'Afghanistan par Azzam pour alimenter la résistance afghane contre les forces armées d'URSS. Maktab al-Khadamāt servait à relayer de multiples dons en provenance de pays islamiques, mais aussi du gouvernement américain[3] qui, dans le contexte de la guerre froide, contribua à la formation de moudjahiddins pour contrer l'expansionnisme soviétique (« programme afghan » de la CIA).

Les actions revendiquées au nom d'Al-Qaida sont considérées comme des actes terroristes par l'essentiel des États et des observateurs. Le groupe est placé sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis, du Canada, de l'Union Européenne[4], du Royaume-Uni[5], de l'Australie, de la Russie, de l'Inde et de la Turquie[6]. Sans dresser de liste officielle, la France considère elle aussi Al-Qaida comme groupe terroriste[7]. L'ONU fait paraître une liste des entités et des personnes proche d'Al-Qaida, qui sont à ce titre sanctionnées par le Conseil de sécurité des Nations unies[8]. L'Union européenne met elle aussi en place des « mesures restrictives » contre Al-Qaida et les groupes associés[9].

La plus retentissante opération menée par Al-Qaida est celle conduite sur le sol américain le 11 septembre 2001. Viennent ensuite les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca[réf. souhaitée], les attentats du 11 mars 2004 à Madrid[10] et ceux du 7 juillet 2005 à Londres[réf. souhaitée]. L'organisation dispose de camps d'entraînements militaires dans différents pays.[réf. nécessaire]

Bien qu’Al-Qaida soit le nom le plus communément utilisé, le groupe s'est exprimé en 2003 sous le nom de Qaïda Al-Jihad, « la base du jihad » (arabe قَاعِدَة ٱلْجِهَاد, qâʿidah al-jihâd). Les attentats du 11 avril 2007 à Alger ont été revendiqués par l’Organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (l'ex groupe armé algérien GSPC), considérée comme une branche d'Al-Qaida.

Selon Alain Chouet, ancien directeur du service de renseignement de sécurité de la DGSE, « comme bon nombre de mes collègues professionnels à travers le monde, j'estime, sur la base d'informations sérieuses, d'informations recoupées, que Al Qaida est morte sur le plan opérationnel dans les trous à rats de Tora Bora en 2002 »[11].

Sommaire

Histoire

À l'origine, Al-Qaida est fortement lié à la Première Guerre d'Afghanistan. Le Maktab al-Khadamāt (MAK), créé par Abdullah Azzam en 1980, organise et entraîne les moudjahiddins avant de les envoyer en Afghanistan. Le MAK est soutenu par d'autres organisations islamistes, des organisations caritatives et par la CIA qui déploie dans cette période une politique interventionniste dans le souci d'enrayer et d'abattre la puissance de l'URSS, conçue comme « Empire du Mal » par l'administration Reagan, notamment par le soutien aux groupes de toute nature qui peuvent déstabiliser les régimes supposés proches de Moscou. En 1986, Oussama Ben Laden, ancien étudiant de Abdullah Azzam, qui finançait depuis 1982 l'activité du groupe, rejoint le front.

En août 1988, deux réunions regroupant notamment Abdullah Azzam, Oussama ben Laden, Ayman al-Zawahiri et Mohammed Atef ont lieu pour déterminer l'orientation future du djihad. Les participants s'accordent pour créer une nouvelle organisation pour continuer le djihad après le retrait des Soviétiques d'Afghanistan, mais sans préciser quels seront ses buts exacts. L'organisation est initialement appelée al-Qaeda al-Askariya (« la base militaire »)[12]. Oussama ben Laden a expliqué l'origine de ce terme dans une videocassette avec le journaliste Tayseer Alouni, pour Al Jazeera, en octobre 2001 : « Le nom d'al-Qaeda fut établi il y a longtemps et par hasard. Le défunt Abu Ebeida El-Banashiri avait établi les camps d'entraînement pour nos Moudjahiddines contre le terrorisme de la Russie. Nous avions l'habitude d'appeler le camp d'entraînement "la base", soit "al-Qaeda". ». Le camp d'entrainement en question se trouvait près de Jalalabad[13].

En novembre 1989, Abdullah Azzam est assassiné dans un attentat dont les responsables n'ont pas été identifiés. Cet assassinat pourrait être lié à une divergence sur la nature du djihad : Azzam s'opposait à des conflits entre musulmans. Suite à la disparition d'Azzam, al-Qaida se retrouve dirigée essentiellement par des membres du djihad islamique égyptien tels que al-Zawahiri qui prônent le renversement des dirigeants arabes non-islamiques, en particulier celui de Hosni Moubarak en Egypte[14].

En 1989, Oussama Ben Laden prend le contrôle du Maktab al-Khadamāt suite à la mort d'Abdullah Azzam.

Après la prise de Kaboul par les Talibans en 1996, Ben Laden organise la formation des moudjahiddins arabes, développant ainsi les réseaux de la mouvance Al-Qaida[13].

Pour l'ensemble de la communauté internationale et la plupart des chercheurs, Al-Qaida existe. C'est une organisation poursuivie, en autre, par le Conseil de sécurité des Nations Unies, l'OTAN, l'Union européenne, l'Union africaine et le Conseil européen.

Les camps d'entraînement d'Al-Qaïda ont formé des milliers d'islamistes militants à travers le monde. À leur retour, les « Afghans » (moudjahiddin partis en Afghanistan) appliquèrent plus tard leur entraînement dans différents conflits dans le monde comme en Algérie, en Tchétchénie, aux Philippines, en Égypte, en Indonésie, au Tadjikistan, en Somalie, au Yémen, dans les Balkans[15] (Kosovo et en Bosnie-Herzégovine). Pour son financement, Al-Qaïda a bénéficié, en autre, de l'appui de l'organisation « caritative » International Islamic Relief Organization. On peut faire remonter à février 1998 la date où Al-Qaida cesse de n'être qu'un réseau pour devenir une réelle organisation. En effet, le 23 février 1998 est publié un « Appel au djihad pour la libération des Lieux saints musulmans » du Front islamique mondial pour le djihad contre les juifs et les croisés[16]. Ce texte est signé par Oussama Ben Laden, Ayman al-Zawahiri (Jihad islamique égyptien), Ahmed Taha (Gamaa al-Islamiya), Moulana Mir Hamza (Jamiat Ulama Pakistan), Abdel Salam Mohammed (Harakat ul-Jihad-i-Islami/Bangladesh) et Moulana Fazil Al Ruhman Khalil (Harakat ul-Jihad-i-Islami/Bangladesh). Le texte proclame : « Tous ces crimes et exactions commis par les Américains représentent une déclaration de guerre franche contre Dieu, son prophète et les musulmans.(...)En conséquence, et en accord avec les commandements d'Allah, nous publions la fatwa suivante à destination de tous les musulmans : "Tuer les Américains et leurs alliés civils et militaires est un devoir individuel pour chaque musulman qui peut le faire partout où il lui est possible de le faire jusqu'à la libération de la mosquée al-Aqsa et de la mosquée Al Haram de leur mainmise. ». C'est à cette époque qu'Al-Qaïda commence de réelles campagnes d'attentats (dès le mois d'août, deux ambassades américaines sont visées)[13].

Le 15 octobre 1999, suite à ces exactions et à sa collusion avec le régime Taliban, le conseil de sécurité met en place le Comité créé par la résolution 1267 (1999) chargé de la promotion de la lutte contre Al-Qaida, les Taliban et les personnes et entités qui leur sont associées à l'échelon mondial. Selon le journaliste Lawrence Wright, qui a reçu le prix Pulitzer pour The Looming Tower: Al-Qaida and the Road to 9/11 (La Guerre cachée : Al-Qaida et les origines du terrorisme), près de 80 % des membres d’Al-Qaida en Afghanistan ont été tués pendant la phase initiale de la guerre d'Afghanistan de 2001 et deux tiers de ces cadres été capturés ou tués.

Le 10 juillet 2005, Abou Abd Al-Aziz, un lieutenant d'Al-Qaida a été arrêté à Bagdad, après un raid de l'armée américaine. Selon l'état-major américain, Abou Abd Al-Aziz était « un dirigeant d'une cellule terroriste à Bagdad ainsi qu'un responsable des opérations pour Al-Qaida en Irak ». Le 14 juillet 2005, Khamis Farhan Khalaf Abed Al-Fahdawi, alias Abou Saba, a été arrêté à Ramadi en Irak. Il faisait partie du réseau Al-Qaida en Irak. On le soupçonnait d'être responsable de l'assassinat de Ihab Al-Chérifet, chargé d'affaires égyptien, ainsi que d'un diplomate de Bahreïn.

En janvier 2006, sa branche irakienne participe à la fondation du Conseil consultatif des Moudjahidines en Irak. Le 7 juin 2006, le chef d'Al-Qaida en Irak Abou Moussab Zarqaoui est tué pendant un raid aérien américain[17].

Le 24 mars 2008, le no 2, Ayman al-Zawahiri, dans un message radiophonique — le troisième en une semaine — diffusé par le réseau as-Sahab, appelle les musulmans à de nouvelles attaques contre les intérêts juifs et américains dans le monde et de « surveiller les cibles, collecter de l'argent, apporter l'équipement, effectuer les préparatifs, et ensuite — en invoquant Allah — rechercher le martyre et le paradis »[réf. nécessaire]. Cependant, il règne une grande confusion sur la nature même d'Al-Qaida. Tantôt dépeinte comme une organisation terroriste structurée dont Oussama Ben Laden serait le chef, tantôt comme une nébuleuse de mouvements djihadistes ou encore comme un réseau de cellules terroristes indépendantes, nul n'est en mesure de définir clairement la structure d'Al-Qaida.

Selon The Economist, Al-Qaida serait sur la défensive depuis les attentats du 7 juillet 2005 à Londres : ses chefs sont isolés parmi des tribus du Pakistan, dans le but de se soustraire aux attaques des forces armées américaines, et ses supporteurs dénoncent publiquement son idéologie. Par ailleurs, les services secrets occidentaux sont convaincus qu'Al-Qaida a tenté, sans succès, de faire exploser des avions trans-atlantiques en 2006[18].

Entre 2008 et 2009, 11 des 20 personnages les plus recherchés du réseau ont été neutralisés. Les dirigeants intermédiaires ont quasi tous disparu, la plupart ont été tués dans des attaques de drones[19].

Parmi les « filiales » de ce réseau, Al-Qaïda de la péninsule arabique (AQPA) dispose d'une branche média nommée Al-Malahem Media Production pour sa propagande[20].

Le 2 mai 2011, Oussama Ben Laden, le fondateur d'Al-Qaida, est tué d'une balle dans la tête, à Abbottabad, non loin de Islamabad au Pakistan, lors d'une opération militaire au sol qui a été ordonnée par le président Barack Obama et menée par une vingtaine de SEAL (commandos de l'US Navy). Son corps a été récupéré par les forces spéciales américaines qui l'auraient ramené en Afghanistan, avant d'immerger sa dépouille en haute mer au large des côtes pakistanaises[21]. Le président des États-Unis a commenté la mort du terroriste lors d'une allocution le soir même. L'annonce a provoqué plusieurs manifestations patriotiques spontanées à travers tout le territoire américain.

Article détaillé : Mort d'Oussama ben Laden.

La mort de Ben Laden constitue un coup très dur pour l'organisation, qui perd sa figure la plus charismatique. À l'heure actuelle, aucun de ses lieutenants, pas même l'idéologue Ayman al-Zawahiri, considéré jusqu'ici comme le no 2 de la nébuleuse, ne semblent pouvoir prétendre aujourd'hui à une telle aura.

Attentats

Décombres après les attaques du 11 septembre

Attentats attribués à Al-Qaida

Image satellite d'un des camps d'entrainement d'Al-Qaida en Afghanistan visé par les frappes américaines de 1998.

Al-Qaida est soupçonné d'être responsable des attaques à la bombe sur les ambassades des États-Unis de Nairobi (Kenya) et Dar es Salaam (Tanzanie) en août 1998, tuant plus de 300 personnes et blessant plus de 5 000 autres. Al-Qaida avait aussi projeté des attaques contre les touristes américains et israéliens visitant la Jordanie lors des célébrations du millénaire ; toutefois les autorités jordaniennes ont contrecarré les attaques prévues et ont mis en examen 28 suspects. Al-Qaida a aussi tenté une attaque à la bombe à l’aéroport de Los Angeles pendant les vacances du millénaire, mais le porteur de la bombe a été arrêté à la frontière canadienne.

Al-Qaida affirme avoir abattu des hélicoptères et tué des soldats américains en Somalie en 1993, et revendique également trois bombardements ciblant des troupes américaines à Aden (Yémen) en décembre 1992. Sans doute impliquée dans les attaques à la bombe du World Trade Center en 1993 et contre le personnel militaire à Dhahran (Arabie saoudite), elle est également soupçonnée d'être responsable de l’attentat à la bombe contre le destroyer américain USS Cole en octobre 2000. La plus destructrice des actions attribuées à Al-Qaida est la série d’attaques sur les États-Unis du 11 septembre 2001, une attaque que le porte-parole du groupe, Sulaiman Abu Ghaith aurait revendiquée sur une vidéo largement diffusée en octobre 2001. Ben Laden a lui aussi revendiqué le montage de cette opération, notamment à travers une vidéo où il explique les raisons de cette attaque aux Américains.

Le 6 janvier 1995, le plan opération Bojinka a été arrêté.

Plusieurs attaques et tentatives d’attaques depuis le 11 septembre 2001 ont été attribuées à Al-Qaida, y compris l’attentat raté à la chaussure piégée par Richard Reid (qui s'est déclaré partisan d’Oussama ben Laden), l’attentat contre la synagogue de Djerba en Tunisie, et des attentats manqués en Jordanie, en Indonésie, au Maroc et à Singapour. Le réseau a de plus été impliqué dans l’enlèvement et le meurtre du journaliste du Wall Street Journal Daniel Pearl et a été suspecté de complicité dans l’attentat à la bombe d'une boîte de nuit à Bali, en Indonésie.

En septembre et octobre 2001, suite à la découverte d’un projet d'attentat contre l'ambassade des États-Unis en France, des suspects ont été arrêtés.

Le 23 décembre 2001, Richard Reid a essayé de faire exploser le vol 63 d'American Airlines. Il a été maîtrisé et arrêté.

En 2002, les membres d'Al-Qaida ont attaqué le Limburg au Yémen.

Al-Qaida aurait un réseau d'influence mondial, avec des cellules dans un certain nombre de pays et des liens étroits avec les réseaux extrémistes sunnites. Ben Laden et ses lieutenants ont trouvé refuge en Afghanistan sous le régime des Talibans dans les années 1990. Le groupe avait un grand nombre de camps d'entraînement là-bas, et à la fin des années 1990 les Talibans eux-mêmes devinrent effectivement subordonnés à Al-Qaida. Depuis l’attaque des États-Unis, des membres du groupe sont suspectés de fuir vers les zones tribales du Pakistan, dans la province de Khyber Pakhtunkhwa et le Balouchistan.

Al-Qaida entretient des relations très étroites avec nombre d'autres organisations terroristes islamiques comme le groupe indonésien extrémiste Jemaah Islamiyah.

Les spécialistes de l’organisation affirment que la structure non hiérarchisée du réseau d’Al-Qaida est à la fois sa force et sa faiblesse. En effet, la structure décentralisée permet à Al-Qaida d’avoir une base mondiale ; cependant, les actions impliquant un haut degré d’organisation, comme les attaques du 11 septembre, prennent beaucoup de temps et d’efforts à mettre en œuvre. Les efforts des États-Unis et des autres nations pour perturber l’organisation d’Al-Qaida ont été des succès partiels. Les attaques menées par Al-Qaida depuis lors ont en effet été plus simples, impliquant moins de personnes.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé à l'unanimité le 16 janvier 2002 d’établir un embargo et de geler les capitaux d’Oussama Ben Laden et des Talibans restants.

Liste des attentats attribués à Al-Qaida

Image de l'attentat des tours de Khobar le 25 juin 1996.

1992

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  • 29 décembre 1992 (Yémen) : Deux bombes explosent contre le Movenpick Hôtel et le parking du Goldmohur Hôtel à Aden servant de base de départ à des soldats américains pour la Somalie. 2 militaires sont tués. Ce sont les premiers attentats d'Al-Qaida.

1993

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1995

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1996

1998

2000

Dégâts sur la coque de l'USS Cole suite à l'attentat d'Al-Qaida

2001

Article détaillé : Attentats du 11 septembre 2001.

2002

2003

    • 12 mai (Arabie saoudite) : un triple attentat-suicide à Ryad, perpétré par 15 kamikazes dans un complexe résidentiel, fait 35 morts et 194 blessés.
    • 14 mai (Yemen) : un attentat contre le palais de justice fait 4 morts.
    • 16 mai (Maroc) : une série d'attentats suicides par explosion proférés à Casablanca, la plus grande ville du Maroc, tuant 33 civils et 12 terroristes. Voir Attentats de Casablanca.
    • 7 juin (Afghanistan) : une embuscade contre un bus de militaires allemands fait 4 morts.
    • 19 août (Irak) : attentat au camion piégé contre le quartier général de l’ONU à Bagdad, 23 morts[24].
    • 29 août (Irak) : attentat à la voiture piégée devant la mosquée chiite de l’imam Ali à Najaf, en Irak : au moins 83 morts, 125 blessés. L'ayatollah Mohammed Baqer Al-Hakim meurt au cours de l'explosion[25].
    • 8 novembre (Arabie saoudite) : un attentat-suicide à la voiture piégée dans un complexe résidentiel de la banlieue ouest de Ryad fait 17 morts et une centaine de blessés.
    • 12 novembre (Irak) : un attentat au camion piégé contre une base militaire italienne à Nassiriya fait 28 morts (dont 19 Italiens).
    • 15 novembre (Turquie) : un double attentat à la voiture piégée contre deux synagogues d'Istanbul fait 27 morts et plus de 300 blessés.
    • 20 novembre (Turquie) : un double attentat à la voiture piégée contre le Consulat-Général du Royaume-Uni et le quartier général de la banque britannique HSBC à Istanbul fait 30 morts, dont le consul britannique Roger Short, et 400 blessés.

2004

    • 1er février (Irak) : 117 personnes sont tuées et 133 blessées dans un double attentat suicide contre deux offices de partis kurdes à Erbil.
    • 27 février (Philippines) : une bombe explose dans un ferry de Manille, tuant 116 personnes[26].
    • 2 mars (Irak) : quatre explosions détruisent le parvis de la mosquée chiite de Kadhimiya, lors de la fête de l'achoura. À Kerbala, des tirs de roquettes sont lancés contre le mausolée d'Abbas. Le bilan de ces opérations est lourd : 171 morts, 556 blessés[27].
    • 11 mars (Espagne) : 191 morts et 1 500 blessées lors d'attentats à la bombe à bord de trains de banlieue de Madrid.
    • 2 avril (Espagne) : tentative d'attentat contre le train Madrid-Séville, plusieurs colis piégés avaient été aussi été interceptés[28].
    • 28 mai (Arabie saoudite) : vingt-deux morts après l'assaut donné contre des membres présumés d'Al-Qaida qui retenaient depuis la veille une cinquantaine de personnes en otage dans un immeuble d'un complexe résidentiel.
    • 7 octobre (Égypte) : trois attentats à la voiture piégée visant un hôtel et deux camps de vacances des environs de Taba, avaient fait 34 morts et plus de 100 blessés.

2005

    • 4 juin (Mauritanie) : attaque contre la caserne militaire de Lemgheity, 20 personnes tués (15 soldats et 5 assaillants)[29].
    • 7 juillet 2005 à Londres : le bilan est de 56 morts et 700 blessés mais le degré d'implication d'Al-Qaida fait toujours l'objet d'une enquête alors qu'il existe de nombreux éléments de preuve indirects selon un rapport parlementaire britannique du 12 mai 2006[30].
    • 16 juillet (Irak) : un kamikaze fait exploser un camion-citerne rempli de gaz, près d'une mosquée chiite à Moussayib, au sud de Bagdad. Le bilan fait état d'au moins 98 personnes tuées et 134 blessés[31].
    • 21 juillet 2005 à Londres : attentat raté contre des bus et métros, 1 seule bombe explose ne provoquant qu'un blessé. Plus tard un homme fut tué par erreur par des membres des services antiterroristes qui le pensait responsable des attentats.
    • 23 juillet : Attentats à Charm el-Cheikh. Le bilan est de 88 morts.
    • 14 septembre (Irak) : Al-Qaida revendique onze attentats, dans la même journée, à Bagdad pour venger les sunnites tués lors de la bataille de Tall Afar : 150 morts et 230 blessés.
    • 16 septembre (Suède) : tentative d'attentat au cocktail molotov contre un bureau de vote de Stockholm réservé aux expatriés irakiens, revendiqué par une branche d'Al-Qaida en Suède[32].
    • 1er octobre (Bali): Plusieurs attentats d'Al-Qaida dans des cafés et restaurants ont fait 23 morts et 129 blessés
    • 9 novembre (Jordanie) : des attentats contre trois hôtels de luxe font 67 morts et plus de 300 blessés.
    • 18 novembre (Irak) : des attentats-suicides contre deux mosquées chiites à Khanaqin font au moins 74 morts et plus de 100 blessés[33].

2006

2007

2008

    • 2 janvier (Algérie) : attentat suicide à proximité d'un commissariat de Naciria, 4 policiers tués[44].
    • 9 janvier (Irak) : un attentat à la voiture piégée fait 5 morts et au moins 40 blessés.
    • 18 janvier (Yemen) : embuscade à Wadi Hadramaout, deux femmes belges sont tuées par balles et quatre touristes belges blessés[45].
    • 29 janvier (Algérie) : attentat à la voiture piégée contre le commissariat de Thenia, 4 morts et 20 blessés[46].
    • 13 mai (Algérie) : 6 soldats algériens assassinés dans une embuscade à Medea[47].
    • 2 juin (Pakistan) : un attentat à la voiture piégée contre l'ambassade danoise à Islamabad au Pakistan fait 6 morts et 24 blessés[48].
    • 4 5 juin (Algérie) : 2 attentats contre une caserne de la Garde républicaine algérienne à Bordj-El Kiffan et un convoi militaire à Dellys, 9 soldats tués[49].
    • 8 juin (Algérie) : attentat près de la ville de Lakhdaria, faisant 13 morts (dont 1 français)[50].
    • 17 juin (Irak) : un attentat à la voiture piégée contre un Arrêt de bus fait 51 morts et 75 blessés à Bagdad[51].
    • 26 juin (Irak) : un attentat-suicide contre un meeting de Cheikh fait 18 morts et 25 blessés dans la province Al-Anbar[52].
    • 9 juillet (Turquie) : une fusillade contre le Consulat-Général des États-Unis à Istanbul fait 3 morts.
    • 6 août (Mauritanie) : embuscade meurtirère tendue contre une patrouille militaire, 12 soldats tués[29].
    • 19 août (Algérie) : attentat contre une école de gendarmerie des Issers, 48 tués et 45 blessés[53].
    • 20 août (Algérie) : deux voitures piégées ont explosé a Bouira, 12 tués et 42 blessés[54].
    • 17 septembre (Yemen) : attentat à la voiture piégée faisant 16 morts, sur l'ambassade des États-Unis à Sanaa, revendiqué par le "Jihad islamique au Yémen", branche lié a Al Qaida[45].
    • 20 septembre (Pakistan) : attentat de l'hôtel Marriott, 55 morts et 266 blessés[55].

2009

    • 23 avril (Irak) : deux attentats-suicides à Bagdad et Muqdadiya font 76 morts et au moins 103 blessés[56].
    • 1er juin (États-Unis) : une fusillade à Little Rock tue 1 soldat et en blesse un autre. Le suspect revendiqua cette attaque au nom d'Al-Qaida.[réf. souhaitée]
    • 10 juin (Mali) : Lamana Ould Bou est assassiné par balles à son domicile de Tombouctou.
    • 17 juin (Algérie) : embuscade tendue près de Bordj Bou Arreridj, contre un convoi de police, 18 gendarmes et 1 civil tués[57].
    • 20 juin (Irak) : un attentat dans la ville de Taza (ville peuplée a majorité de turkmènes chiites) fait 73 morts et 254 blessés[58].
    • 23 juin (Mauritanie) : un ressortissant américain est tué par balles alors qu'il sortait de sa voiture à Nouakchott[59].
    • 4 juillet (Mauritanie) : 28 soldats sont tués dans l'attaque d'un convoi militaire dans le nord du Mali[40].
    • 29 juillet (Algérie) : embuscade meurtière à l'ouest d'Alger, 11 soldats algériens tués[60].
    • 8 août (Mauritanie) : un attentat-suicide près de l'ambassade de France à Nouakchott fait un mort, le kamikaze, et trois blessés légers, dont deux gendarmes français[40].
    • 19 août (Irak) : sextuple attentat à Bagdad, qui fait 95 morts et plus de 550 blessés[61].
    • 25 octobre (Irak) : un double attentat à la voiture piégée fait entre 99 et 155 morts et plus de 500 blessés à Bagdad[62].
    • 5 novembre (États-Unis) : Fusillade de Fort Hood, 12 tués et 30 blessés.
    • 8 décembre (Irak) : une série d'attentats-suicide tue 127 personnes et fait 448 blessés à Bagdad. L'État Islamique d'Irak revendique la responsabilité de cette attentat[63].
    • 26 décembre (États-Unis) : attentat raté dans un avion en provenance d'Amsterdam, l'auteur ainsi que deux passagers sont blessés[64].
    • 30 décembre (Afghanistan) : attentat suicide contre une base de la CIA à Khost, 8 morts[65].

2010

    • 1er janvier (Pakistan) : 101 morts et 69 blessés dans un attentat-suicide au cours d'un match de volley-ball dans le nord-ouest[66].
    • 25 janvier (Irak) : trois attentats-suicides le jour de l'exécution d'Ali Hassan al-Majid font 41 morts et 110 blessés à Bagdad. Ces attentats sont revendiqués par "L'État Islamique d'Irak"[67].
    • 8 mars (Niger) : attentat suicide, dans la région de Tilwa, dans une caserne de l'armée nigérienne, au moins 8 morts[68].
    • 12 mars (Pakistan) : 57 morts et 134 blessés dans un double attentat-suicide visant des militaires, à proximité d'un marché fréquenté à Lahore[66].
    • 13 mars (Afghanistan) : 7 bombes explosent à Kandahar, berceau des Talibans, faisant 35 morts et 57 blessés[69].
    • 4 avril (Irak) : un triple attentat suicide contre les ambassades d'Iran, d'Égypte et de Syrie fait une quarantaine de morts et plus de 200 blessés à Bagdad[70].
    • 5 avril (Pakistan) : 51 morts dans un attentat-suicide lors d'un rassemblement en plein air d'un parti politique laïc opposé aux insurgés islamistes, à Timargarah[66].
    • 13 avril (Irak) : un attentat contre la chaîne de télévision Al-Rasheed TV à Bassorah fait 5 morts et 13 blessés[71].
    • 14 avril (Irak) : un attentat à la voiture piégée tue un chef du département antiterroriste de la police en Irak à Bagdad[71].
    • 17 avril (Pakistan) : 41 morts dans deux attentats-suicide commis par deux kamikazes en burqa au moment de la distribution de l'aide dans un camp de personnes déplacées dans le nord-ouest[66].
    • 23 avril (Irak) : au moins 52 personnes ont péri dans une vague d'attentats anti-chiites vendredi à Bagdad[72].
    • 24 avril (Irak) : plusieurs véhicules piégés ont explosé à Bagdad tuant 72 personnes et blessant une centaine d'autres[73].
    • 26 avril (Yémen) : un attentat suicide contre l'ambassadeur britannique au Yémen à Sanaa fait 2 blessés. L'ambassadeur en sort indemne[74].
    • 10 mai (Irak) : environ 60 attaques d'Al Quaïda dans plusieurs villes font au moins 110 morts et 500 blessés[75].
    • 28 mai (Pakistan) : attaques simultanées suicides à Lahore, au moins 80 tués et 108 blessés[76].
    • 31 mai (Pakistan) : attaque contre un hôpital à Lahore, au moins 12 morts[77].
    • 17 juin (Irak) : une attaque contre la banque centrale d'Irak à Bagdad fait 18 morts et 55 blessés[78] 7
    • 19 juin (Yemen) : attaque des locaux du service de renseignements dans la ville portuaire d'Aden, 13 morts[79].
    • 30 juin (Algérie) : attaque à Tinzaouatine, 11 gendarmes algériens tués[80].
    • 1er juillet (Pakistan) : 43 personnes sont tuées et 175 blessées dans deux attentats-suicide commis dans un mausolée soufi bondé de pèlerins musulmans à Lahore[66].
    • 9 juillet (Pakistan) : un attentat-suicide a fait 65 morts et une centaine de blessés, près d'un bureau de l'administration publique, dans la province pakistanaise de Mohmand[66].
    • 14 juillet (Yemen) : attaque des sièges des renseignements et de la sécurité de la province d'Abyan, au moins 5 morts[81].
    • 17 juillet (Irak) : double attentat contre une base de l'armée irakienne à l'ouest de Bagdad. Cette attaque a fait 43 morts et 40 blessés[82].
    • 22 juillet (Yemen) : embuscade dans la province de Chabwa contre une patrouille de l'armée yéménite, 6 morts[83].
    • 25 juillet (Maghreb) : un humanitaire français, Michel Germaneau, est exécuté par Al-Qaida au Maghreb islamique.
    • 25 juillet (Irak) : triple attentat suicide à la voiture piégé dans la ville de Kerbala, contre la chaîne satellitaire Al-Arabiya, 25 morts et 63 blessés[84].
    • 29 juillet (Irak) : série d'attaques et d'accrochages à Azamiya, un quartier sunnite situé dans le nord de Bagdad, 16 morts et 24 blessés[85].

2011

  • 28 avril (Maroc) : 17 morts (8 français, 3 marocains, 2 suisses, 1 britannique, 1 canadien, 1 hollandais et 1 portugais) dans l'explosion d'une bombe dans un café à Marrakech. la bombe aurait été placée à l'avance puis déclenchée à distance à l'aide d'un téléphone mobile. Encore non revendiqué le 3 mai 2011, l'attentat est attribué à AQMI[86],[87] qui nie cependant en être responsable[88].
  • 13 mai : (Pakistan) : Attentat en riposte à la mort d'Oussama ben Laden, 28 mort et 87 blessés
  • 27 août : (Algérie) : Double attentat-suicide contre la caserne de Cherchal, 36 morts et plusieurs blessés
  • 23 octobre : (Algérie) : Deux humanitaires espagnols ainsi qu'une Italienne auraient été enlevés par une branche algérienne de l'Aqmi[89]

Liste des principaux acteurs

  • Ayman al-Zawahiri, no 1.
  • Atiyah Abd-al Rahman, no 2[90]. Présumé mort le 22 août 2011 dans l'attaque d'un drone américain au Pakistan, mais certaines sources laissent à penser qu'il serait toujours vivant[91].
  • Abou Yahya al-Libi, no 3 [92], idéologue et porte-parole.
  • Saif al-Adel, (ancien chef par interim suite à la mort de Ben Laden), responsable de la branche militaire d'Al-Qaïda.
  • Abou Mohamed al-Masri, responsable de la propagande et donc de la réalisation et de la diffusion des messages audio et vidéo.
  • Ahmed al-Hisawi, nom de guerre Cheikh Saïd, responsable des finances depuis 1998.
  • Mohammed Moustapha al-Yemeni, responsable opérationnel de la nébuleuse[93].
  • Adnan al Khairi al Masri, chef du commandement général[93].

Chefs régionaux ou émirs

Anciens chefs

Thématique

Le terrorisme comme moyen de réponse

Le conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan a opposé au Waziristan, qui fait partie des régions tribales, des membres d'Al-Qaida et des Talibans contre l'armée régulière pakistanaise, alliée des États-Unis, entre 2004 et 2006. Achevée en septembre 2006, l'arrêt des hostilités a coïncidé avec une reprise des violences en Afghanistan, de l'autre côté de la frontière. Cette guerre à redémarré en 2009.

Les adversaires des actions menées par les États-Unis et les pays occidentaux au Proche-Orient et dans le monde soutiennent que les actions du gouvernement américain (et de son allié israélien) ont provoqué une forte opposition parmi les peuples arabes et musulmans, et que le terrorisme est le stade ultime des réactions qui en résultent. Selon eux, ces actions sont notamment :

Les impacts du terrorisme islamiste

Selon le géostratégiste Gérard Chaliand, le terrorisme islamiste n’est qu’un épiphénomène qui bien que mobilisant fortement les médias et l’opinion publique n’a pas de conséquences sur le cours de l’histoire. Toujours selon lui : que ce soit par les pertes humaines occasionnées finalement minimes en comparaison avec des guerres entre États, des effectifs mobilisés ou des conséquences politiques, son action n’a que des conséquences nulles ou quasi-nulles, à la manière des terroristes anarchistes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, aujourd’hui tombés dans l’oubli.

Antoine Sfeir a une analyse proche, selon lui Ben Laden a déjà échoué et ne réussira pas dans son projet principal qui est de rassembler l’essentiel du monde musulman du Maghreb au Machrek dans un califat recréé regroupant tous les croyants.

Les conséquences semblent plutôt indirectes et le fait des politiques sécuritaires ou des attitudes belliqueuses justifiées par la nécessité de lutter contre la « menace terroriste ». Cependant, de nombreux pays musulmans prennent peu à peu des orientations politiques et sociales plus en adéquation avec les préceptes islamistes, entraînant lentement mais sûrement une islamisation profonde de leurs populations.

L'argent d'Al-Qaida

Le rapport du département du Trésor concernant les avoirs des terroristes évoque 8 millions de dollars d'avoirs d'Al-Qaida bloqués en 2006 et 11 millions en 2007[98].

Selon le gouvernement afghan, l'argent qui permet à Al-Qaida de mener ses combats proviendrait en grand partie de riches et pieux donateurs privés vivant dans la péninsule arabique. Il transite par la place financière de Dubaï : « Comment expliquez-vous qu'il n'y ait jamais d'attentat islamiste à Dubaï, terre d'islam où l'alcool coule à flot ? C'est très simple : certains pays arabes du Golfe ont acheté leur quiétude aux groupes terroristes ! »[99]

Al-Qaida comme organisation

Le rôle de la CIA fait l'objet d'un débat, notamment à l'extrême-gauche mais aussi dans le monde du renseignement[100] : l'agence américaine aurait entraîné et donc donné naissance à l'organisation terroriste pour combattre les Soviétiques. Cette hypothèse fut défendue et développée le 8 juillet 2005 par Robin Cook, ancien ministre des affaires étrangères et député travailliste qui s'opposa violemment à l'intervention en Irak et à la politique pro-américaine de Tony Blair. Il affirma dans le Guardian « Ben Laden fut le produit d'une erreur de calcul monumentale de la part des agences de renseignements occidentales. Il fut armé par la CIA pendant les années 1980 et financé par l'Arabie saoudite pour porter le jihad contre l'occupation russe en Afghanistan. Al-Qaida, qui signifie littéralement la "base de données", était originellement les fichiers informatiques regroupant les milliers de moujahidines recrutés et formés par la CIA pour vaincre les Russes »[101]. D'autres vont encore plus loin, comme Antoine Sfeir qui a déclaré fin novembre 2008 que : « Al-Qaïda sert les intérêts des Américains. Washington joue une partie de poker-menteur avec les Arabes, car Al-Qaida n’existe que dans l’imaginaire et est uniquement destinée à détruire le monde arabe et à l’empêcher de se moderniser. Ainsi, l’émiettement des pays arabes sur la base ethnique et confessionnelle permettra à Israël de progresser et de diriger la région »[102].

Selon Leonide Chebarchine, ancien directeur adjoint du KGB, Al-Qaida serait une création des États-Unis et Oussama Ben Laden n'aurait jamais cessé d'être un agent de la CIA[103]. Selon Maloy Krishna Dhar, ancien directeur adjoint du renseignement indien, Al-Qaida aurait été organisé par l'ISI pakistanaise à la demande de la CIA et du MI6[104].

Selon David Shayler, un ancien agent du MI5, les services secrets britanniques auraient eu recours aux hommes de Ben Laden pour effectuer certaines opérations. Al-Qaida aurait notamment été payé par la Couronne britannique pour assassiner Mouammar Kadhafi[105].

Le journaliste Seymour Hersh travaillant pour The New Yorker et qui avait déjà fait éclater le scandale de la prison d'Abou Ghraib, dans une conférence au Caire, a émis l'opinion que Dick Cheney, Elliott Abrams et le prince saoudien Bandar Ben Saoud continuent de financer des membres du réseau Al-Qaida, dans des opérations secrètes au Liban et en Iran (deux pays à majorité chiite, le sunnisme n'est pas reconnu comme minorité religieuse en Iran), visant à déstabiliser ces deux pays en poussant à des luttes interconfessionnelles. Ils pousseraient également l'Iran à une manœuvre qui donnerait une raison à son attaque par les États-Unis[106].

Voir aussi

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Bibliographie

Études

  • Nafeez Mosaddeq Ahmed, La Guerre contre la vérité, éditions Demi-lune, 2006, 512 pages, (ISBN 2-9525571-5-2)
  • Alain Bauer, Xavier Raufer, L'énigme Al-Qaida, Éditions Jean-Claude Lattès, 2005, (ISBN 2-7096-2743-4)
  • François Burgat, L'Islamisme à l'heure d'Al-Qaida, La Découverte, 2005
  • Guillaume Dasquié, Al-Qaida vaincra, Éditeur Éditions Privé, 2005, (ISBN 2350760359)
  • Jürgen Elsässer, Comment le Djihad est arrivé en Europe, Éditions Xenia, 2006, (ISBN 978288920045)
  • Roland Jacquard, Attame Tazaghart, Picollec, Ben Laden, la destruction programmée de l'Occident, 2004, (ISBN 2-86477-204-3)
  • Éric Laurent, La Face cachée du 11 septembre, éd. Plon, 2004
  • Alain Rodier, Al-Qaïda : les connexions mondiales du terrorisme, Ellipses, 2006, (ISBN 272982829X)
  • Isabelle Sommier, Le terrorisme, Flammarion, coll. Dominos, 2000
  • Lawrence Wright, La guerre cachée : Al-Qaïda et les origines du terrorisme islamiste, Robert Laffont, 2007, 440 p.
  • Richard Labévière, Les coulisses de la terreur, Grasset, 2003
  • Que disent les savants de l'Islam sur le Terrorisme ?, Le Comité des Grands Savants d'Arabie saoudite, éditions Anas 2004 (ISBN 9-96043-913-8).

Documents

  • Farhad Khosrokhavar, Quand Al-Qaïda parle : Témoignages derrière les barreaux, Grasset, Paris, 2006, (ISBN 2246677513)
  • Gilles Kepel et Jean-Pierre Milelli, Al-Qaida dans le texte : écrits d'Oussama ben Laden, Abdallah Azzam, Ayman al-Zawahiri et Abou Moussab al-Zarqawi, Presses universitaires de France, 2005, (ISBN 2130547710)
  • Ayman al-Zawahiri, L'absolution, Milelli, 2008,(ISBN 9782916590059)
  • Manuel pratique du terroriste, Bruxelles, André Versaille éditeur, 2009, 192 p., (ISBN 9782874950575)

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. a et b http://zamanfrance.fr/fr/newsDetail_getNewsById.action?newsId=1397
  2. Monde-diplomatique.com
  3. Rense.com
  4. Europa.eu
  5. (en) Proscribed groups
  6. EGM.gov.tr
  7. La documentation française.fr
  8. Un.org
  9. Europa.eu
  10. (es) elmundo.es
  11. Alain Chouet. Intervention d'Alain Chouet au colloque « Le Moyen-Orient à l'heure nucléaire ». Paris: commission des affaires étrangères du Sénat. Consulté le 16 juillet 2010. La scène se produit à 3:08-3:22.
  12. Lawrence Wright, The Looming Tower: Al-Qaida and the Road to 9/11, New York, Alfred A. Knopf (Random House), 2006 (ISBN 0-375-41486-X et 978-0-375-41486-2) p. 131-134 (La Guerre cachée : Al-Qaida et les origines du terrorisme)
  13. a, b et c Antoine Sfeir (dir.), Dictionnaire mondial de l'islamisme, Plon, 2002, 518 p. (ISBN 978-2-259-19760-1) (LCCN 2002508143) 
  14. Marc Sageman (trad. Maurice Berrac), Le vrai visage des terroristes : Psychologie et sociologie des acteurs du djihad [« Understanding Terror Networks »], Paris, Denoël, 2005 (ISBN 978-2-207-25683-1) (OCLC 68208410), p. 79-81 
  15. Nafeez Mosaddeq Ahmed, La Guerre contre la vérité, éditions Demi-lune, 2006, p. 48-78
  16. The Washington Post, 5 mai 2011
  17. Zarqaoui - Al Qaida : Actualité Internationale
  18. (en) Personnel de rédaction, « The growing, and mysterious, irrelevance of al-Qaeda », dans The Economist, 22 janvier 2009 [texte intégral (page consultée le 26 janvier 2009)] 
  19. « Pourquoi il ne faut pas (encore) détruire al Qaida », dans Slate, 27 décembre 2009 [texte intégral (page consultée le 11 septembre 2010)] 
  20. Arnaud Palisson, « Al-Qaïda de la Péninsule arabique et l’aviation civile : la grenouille qui voulait », Rapports minoritaires, 22 décembre 2010. Consulté le 27 décembre 2010
  21. Article de « Ouest France » du 2/05/2011
  22. Terrorwatch.ch
  23. Peter Finn, Guantanamo Judge Denies Obama's Request for Delay, Washington Post, 29 janvier 2009
  24. Août 2003
  25. Attentats de la guerre d'Irak#2003
  26. Khadaffy Abubakar Janjalani
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  30. 06/202/attentats-du-7-juillet-londres-le-role-d-al-qaida.html fr.news.yahoo.com
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  74. Le JDD.fr
  75. Attentats de la guerre d'Irak#2010
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  79. Romandie.com
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  81. Le Parisien.fr
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  83. Nouvelobs.com
  84. Le Parisien.fr
  85. AFP
  86. L'attentat de Marrakech ne restera pas impuni, affirme Sarkozy sur nouvelObs.com, 3 mai 2011
  87. Attentat au Maroc : "Aqmi pourrait chercher à se remettre en scène" sur nouvelObs.com, 29 avril 2011
  88. Marrakech : Aqmi nie être impliqué sur bbc.co.uk
  89. Algérie : Aqmi à l'origine des enlèvements ? sur francesoir.fr, 23 octobre 2011
  90. Libération, 27 août 2011
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  95. Al Qaeda Replaces Afghanistan Commander WeeklyStandard.com, 8 juillet 2010
  96. (fr) Corne de l'Afrique : Fazul Abdullah Mohammed refait parler de lui, Alain Rodier, 21 novembre 2009
  97. www.parismatch.com
  98. (fr) Bush a-t-il protégé l'Amérique après le 11 septembre?, Timothy Noah, Slate, 14 septembre 2009
  99. Algerie360.com
  100. Pierre-Henri Bunel, Proche-Orient, Une guerre mondiale, éditions Carnot, 2004
  101. (en) The struggle against terrorism cannot be won by military means
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  103. Article sur le site du Réseau Voltaire
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  106. (en) Article sur elwatan.com


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