Saint-Mihiel

48° 53′ 21″ N 5° 32′ 37″ E / 48.889168, 5.543611

Saint-Mihiel
Monument funéraire, église Saint Étienne à Saint-Mihiel
Monument funéraire, église Saint Étienne à Saint-Mihiel
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Commercy
Canton Saint-Mihiel (chef-lieu)
Code commune 55463
Code postal 55300
Maire
Mandat en cours
Philippe Martin
2009-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Sammiellois
Site web www.saintmihiel.fr
Démographie
Population 4 767 hab. (2008[1])
Densité 144 hab./km²
Gentilé Sammiellois
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 21″ Nord
       5° 32′ 37″ Est
/ 48.889168, 5.543611
Altitudes mini. m — maxi. m
Superficie 33,00 km2

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Voir la carte administrative

Saint-Mihiel est une ville du nord-est de la France, chef-lieu de canton du département de la Meuse, sur la Meuse. En dialecte, la ville se nommait « Sint-Mié ».

Sommaire

Géographie

Traversée par la Meuse, Saint-Mihiel se situe au centre du département homonyme, à mi-chemin entre Bar-le-Duc et Verdun.

Histoire

Saint-Mihiel doit son nom à l'archange Michel qui est le saint protecteur de la commune à qui est dédiée l'abbaye bénédictine. La bourgade fut jusqu'à la cession du Barrois à la France (1766), le chef lieu du Barrois non-mouvant (rive droite de la Meuse, n'étant pas vassale du roi de France) et tenait lieu de centre juridique du Barrois.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Saint-Mihiel fut au centre d'une importante bataille de la Première Guerre mondiale : le Saillant de Saint-Mihiel.

Héraldique

Blason Blasonnement
D'azur à trois rochers d'argent, posés 2 en chef et 1 en pointe[2],[3].
Commentaires : Les rochers du blason figurent les sept roches qui s’élèvent au nord de la ville et constituent un site assez remarquable. La devise Donec moveanturJusqu’à ce qu’ils se meuvent — illustre la fidélité des habitants à leur duc. Elle se voulait aussi inébranlable que les rochers du blason[4].

Décoration française

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1815 1815 Charles Joseph Boyé (Cent-Jours)  
1819 1822 Charles Joseph Boyé    
1920 1925 Louis-Édouard Taton-Vassal AD Député
mars 2001 2009 Alain Perelle UMP  
2009 2014 Alain Perelle UMP  
septembre 2009(après reélection) 2014 Philippe Martin UMP  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Monuments et lieux touristiques

  • L'ancien hôtel de ville dont la façade date du XVIIIe siècle. Construit au XVIe siècle (il en subsiste la partie postérieure du bâtiment) ; en 1714 ou peu après cette date, construction de la chambre du conseil des officiers de la prévôté ; en 1731, construction des chambres du greffe du bailliage ; en 1735, construction d'une chapelle dans la grande salle du palais ; en 1768, l'hôtel de ville, menaçant de s'écrouler, nécessite des travaux urgents. Travaux réalisés en 1776, 1777. L'hôtel de ville a été transféré à l'abbaye en 1978 ; le bâtiment abrite aujourd'hui des activités associatives.
  • Le café des arcades, maison du XVIe siècle abritant les voyageurs après la fermeture des portes de la ville.
  • Le château-fort, construit sur une butte au nord de la ville à l'initiative de la comtesse Sophie de Bar à la fin du XIe siècle (1090 ?), pourvu d'une chapelle castrale, citée au milieu du XIIIe siècle. Le château fait l'objet d'importants travaux de défense en 1375 : réfection de la grosse tour, remise à neuf du beffroi, rétablissement de la poterne du donjon par d'Aubert de Hangest ; nouveaux travaux en 1427, 1457, 1497 et en 1499, travaux à tout le maisonnement, à trois tours et aux "quatre du beffroi". Chapelle Sainte-Catherine citée en 1518, mentionnée comme totalement ruinée en 1570. Château endommagé en 1559, considéré comme ruiné en 1570 ; en 1634, la grosse tour, les tours du Baile et du Guet sont réparées ; château démantelé en 1636 sur ordre de Louis XIII, puis transformé en carrière de pierre qui motive une protestation du procureur ducal ; terrain acensé en 1776 puis nivelé.
  • De nombreuses maisons (maison du roi, maison Ligier Richier) ou hôtels particuliers (hôtels Bousmard, de Gondrecourt, de Faillonnet de style Renaissance, hôtel de Rouÿn du XVIIe siècle) remarquables.
  • Le cimetière israélite (rue Pierre de Coubertin ; rue de la Côte de Bar) Notice no IA55000180, sur la base Mérimée, ministère de la Culture. La clé du cimetière est disponible auprès des Pompes Funèbres Sammielloises, 14 rue Général Pershing
  • « les Sept Roches » : ces falaises pittoresques sont situées à la sortie nord de la ville. Elles sont constituées de sept blocs de roches calcaires, hauts de plus de 20 m.

Édifices religieux

Église Saint-Étienne : La Mise au Tombeau de Ligier Richier
  • L'abbaye bénédictine dont les édifices actuels datent du XVIIIe siècle. Sa bibliothèque renferme près de 9 000 ouvrages dont 74 manuscrits et 86 incunables. L'abbaye abrite également le musée d'Art sacré.
Article détaillé : Abbaye de Saint-Mihiel.
  • L'église Saint-Michel appartient à l'ensemble abbatial. En grande partie remaniée au XVIIIe siècle, elle conserve une tour-porche romane. On peut y voir la « Pâmoison de la Vierge » de Ligier Richier.
  • L'église Saint-Étienne abrite le chef d’œuvre de Ligier Richier La mise au tombeau ou Saint sépulcre.
  • Le couvent et lavoir des minimes, vestiges de l'église romane et du cloître.
  • La chapelle Sainte-Agathe situé Faubourg de Bar, (qui eut pour 2e vocable celui de sainte Madeleine) dépendait d'une léproserie installée à l'extérieur de la ville, sur la rive gauche de la Meuse, dans le faubourg de Bar, au lieu-dit au Bout du Grand Pont, près de l'ancienne route de Bar-le-Duc. L'établissement, qui semble avoir toujours été modeste, était propriété de la ville. Cité en 1463, il périclite dans la 2e moitié du XVIe siècle. La chapelle n'est connue que grâce à une carte postale ancienne la représentant en ruine, sans doute au lendemain des combats de 1914-1918.
  • La chapelle Notre-dame des Prés situé chemin de Versel, est citée dans un acensement (avant 1498) des terres de la ferme de Verzelle par les gouverneurs de la ville à Jehan Le Horliet et sa femme Marguerite. Elle fut propriété des bénédictins de Saint-Mihiel ; reconstruite en 1803. La plantation de l'allée d'arbres qui y mène est réalisée vers l'an 12 (1803-1804). Elle est restaurée en 1923 et 1997
  • Le temple protestant
  • L'ancienne synagogue, située 26 rue des Annonciades, date de 1866. Sa façade est ornée de motifs sculptés en pierre (tables de la loi, motifs végétaux et géométriques…) abandonnée depuis la seconde Guerre mondiale, vendue en 1973 et transformée en maison d'habitation en 1976[5].

Personnalités célèbres

La méthode d'algèbre d'Albert Girard dit "Le Samiellois" ou "Metensis"

Jumelage

Divers

  • La ville de Saint-Mihiel est citée dans Les Misérables de Victor Hugo, partie III (Marius), livre septième (Patron-Minette), III, où l'on dit à propos de Babet : « Il avait joué le vaudeville à Saint-Mihiel. »
  • La devise de la ville est : « Donec Moveantur » « Jusqu’à ce qu’elles bougent » et fait référence aux sept roches coralliennes de la ville.
  • specialité culinaire : les rochers qui sont des chocolats avec des morceaux de noisettes disponibles chez les boulangers

Bibliographie

  • (de) Anja Gillen, Saint-Mihiel im hohen und späten Mittelalter : Studien zu Abtei, Stadt und Landesherrschaft im Westen des Reiches, Kliomedia, Trèves, 2003, 566 p. (ISBN 3-89890-065-7) (texte remanié d'une thèse d'histoire à l'Université de Trèves, 2000)
  • (fr) Claude Bonnabelle, Notice sur Saint-Mihiel : son abbaye, ses dépendances : et aperçu sur le canton, C. Lacour, Nîmes, 2006, 155 p. (ISBN 2-7504-1233-1) (fac simile de l'édition de Bar-le-Duc, Imprimerie Contant-Laguerre, 1889)
  • (fr) René Yaigre, Saint-Mihiel : balade dans l'histoire et les rues de Saint-Mihiel, Éd. Sphères, Saint-Mihiel, 2008, 64 p. (ISBN 978-2-7466-0172-7)
  • (fr) Marcel Yonque, Le Saillant, Saint-Mihiel et la région : quatre ans de guerre, 1914-1918, Éd. Sphères, Saint-Mihiel, 1997, 398 p. (ISBN 2-9510064-1-1)
  • (fr) Marcel Yonque, La guerre 1939-1945, Saint-Mihiel et la Meuse : les combats, l'Occupation, la Libération, Éd. Sphères, Saint-Mihiel, 2000, 413 p. (ISBN 2-9510064-2-X)

Notes et références

Liens externes

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