Ouysse
Ouysse
L'Ouysse après les résurgences près du moulin de Caoulet.
L'Ouysse après les résurgences près du moulin de Caoulet.
Bassin versant ouysse.png

Bassin de l'Ouysse.
Caractéristiques
Longueur 45,1 km
Bassin 600 km2
Bassin collecteur Dordogne
Débit moyen 10 m3⋅s-1 (Calès)
Régime pluvial
Cours
Origine sources sur Anglars
 · Localisation Anglars
 · Altitude 415 m
 · Coordonnées 44° 44′ 17″ N 1° 54′ 45″ E / 44.738056, 1.9125 (Origine - Ouysse)
Confluence Dordogne (rive gauche)
 · Localisation Lacave
 · Altitude 100 m
 · Coordonnées 44° 50′ 48″ N 1° 33′ 11″ E / 44.846667, 1.553056 (Confluence - Ouysse)
Géographie
Principaux affluents
 · Rive droite Alzou
Pays traversés Drapeau de France France
Régions traversées Midi-Pyrénées

L'Ouysse est une rivière française du massif central qui coule dans le département du Lot, dans la région Midi-Pyrénées. C'est un affluent direct de la Dordogne en rive gauche.

Son cours présente la particularité d'être souterrain sur sa plus grande partie. Certaines sections ont été explorées (pertes de Thémines, rivière souterraine des Vitarelles, résurgences), mais les trois quarts du parcours restent inconnus pour l'instant. Certaines plongées d'exploration souterraines ont dépassé les 180 mètres de profondeur...

De nombreux abris sous roche s'ouvrent sur ses rives. Leur présence, ainsi que le voisinage de la Dordogne, ont favorisé une occupation humaine dès l'époque des premiers hommes. Il subsiste un riche patrimoine constitué de moulins. Une faune et une flore remarquables en font un espace particulièrement sensible et protégé.

Sommaire

Étymologie

L'hydronyme Ouysse peut être rattaché à une très ancienne langue qui a donné le basque actuel. La racine de Ouysse se retrouve dans le mot Ousse Page d'aide sur l'homonymie de la Gascogne. La forme écrite la plus ancienne au XIIe siècle est ossa.

Ce nom, que l'on trouve en basque ou en gascon, qualifie un lieu en relation avec l'eau comme une source, une fontaine, un ruisseau, une rivière ou un lac[1].

Jacques-Antoine Delpon utilise en 1831 l'orthographe Ouîsse[2].

Géographie

Le cours de la rivière

L'Ouysse prend sa source dans le nord du département du Lot, sur la commune d'Espeyroux, au sud-est de Leyme et au nord de Lacapelle-Marival. La longueur officielle du cours d'eau est de 41,1 km[3], mais cette longueur est certainement sous évaluée[4].

Un réseau arborescent collecte les eaux du Segala et du Limargue, jusqu'à la limite nord-est du causse de Gramat. Son parcours devient ensuite souterrain et draine de vastes étendues calcaires. Il ne subsiste alors en surface que de grandes vallées sèches, parfois des canyons, comme à Rocamadour, qui sont les témoins de son cours fossile. La rivière ressurgit à l'ouest du Causse pour se jeter dans la Dordogne.

Le cours de l'Ouysse peut se diviser en trois grandes parties :

  • une première, aérienne sur 10 kilomètres, de sa source près d'Espeyroux jusqu'aux pertes de Thémines ;
  • une seconde, souterraine, de Thémines aux résurgences de Cabouy, Saint-Sauveur et Font-Belle, en aval de Rocamadour ;
  • une troisième, aérienne, des résurgences à son confluent avec la Dordogne à Lacave.

D'Espeyroux à Thémines

La source de l'Ouysse à Espeyroux ?

La plus longue branche de l'Ouysse est nommée Louyssé. Elle prend sa source dans le Ségala, sur la commune d'Espeyroux, au nord-est du lieu-dit Cantifage, à quelques mètres du pont au virage de la D48, point coté 574 mètres d'altitude sur la carte IGN[5]. Son bassin versant est limité au nord par la crête des bois de Leyme.

Au sud et à 750 mètres d'Espeyroux, cette branche reçoit son premier affluent en rive droite juste avant l'étang du moulin de Lasbios, cote 437[5].

Après un parcours de trois kilomètres d'orientation NE-SO depuis sa source, elle rejoint un affluent (Ouysse ?) venant des environs d'Anglars au lieu-dit Lapergué, à une altitude de 370 mètres. Son cours prend alors une orientation est-ouest sur cinq kilomètres. Dans cette partie, l'Ouysse reçoit, en rive droite, de nombreux ruisseaux : du Cros, de la Cavalerie, de Cantegrel, des Lascurades, des Prats Vieils, de Cahuac, de Lasfargues et d'Aynac. Son altitude à la confluence du ruisseau d'Aynac, à Rueyres, est de 315 mètres.

Le ruisseau reprend son cours sur deux kilomètres avec une orientation NE-SO, serpente dans sa large vallée, puis s'enfonce sous terre aux pertes de Thémines, au contact du causse de Gramat, à l'altitude de 295 mètres.

Vallée sèche fossile

Jusqu'au surcreusement du lit des rivières de la fin du Cénozoïque[6], l'Ouysse empruntait, à partir de Thémines, sa grande vallée sèche qui lui faisait traverser l'actuelle D840 à la cote 319. Elle rejoignait celle du Morou à Issendolus et confluait avec celle de l'Alzou à Gramat pour atteindre la Dordogne en passant par le canyon de Rocamadour.

Vue panoramique de la vallée fossile de l'Ouysse à Rocamadour, actuel canyon de l'Alzou.

De Thémines aux résurgences

Actuellement, l'Ouysse débute son parcours souterrain à Thémines par une série de pertes qui se sont ouvertes aux travers des alluvions de son lit.

Les pertes de Thémines
La perte terminale de l'Ouysse à Thémines à l'étiage.

À Thémines, les eaux de l'Ouysse se perdent à plusieurs endroits : pertes 1 et 2 dites du Moulin Raffi, perte 3 dite trou des écrevisses, perte 6 dite de la mouline ou du lavoir, perte 7 dite de l'arche et perte 8 dite terminale ou aval : 290 mètres d'altitude[7].

Ces pertes sont explorées depuis 1979 par les membres des clubs et groupes spéléologiques[8],[9]. Elles conduisent à un réseau labyrinthique avec deux branches principales : la rivière souterraine active dite rivière Vieussens et la galerie de l'Aga. Ces deux voies se terminent sur des siphons explorés par les spéléos plongeurs en 1980. Ces galeries noyées se dirigent vers le gouffre du Pech la Vayssière et passent sous le lieu-dit Lafanayre.

En aval, le parcours souterrain est pour l'instant inconnu jusqu'au chaos du Loze situé sous le lieu-dit Lalinié (Flaujac-Gare). Dans cette partie inexplorée, l'Ouysse reçoit comme affluent le ruisseau de Lasbories, appelé aussi Francès, qui lui aussi se perd au contact du Causse de Gramat à Théminettes.

Le gouffre des Vitarelles
Dans la rivière souterraine des Vitarelles.

Les eaux forment ensuite l'Ouysse souterraine, appelée aussi rivière des Vitarelles dont plus de quatorze kilomètres de galeries ont été explorés depuis l'accès du gouffre des Vitarelles.

Article détaillé : Gouffre des Vitarelles.

l'Ouysse souterraine reçoit comme affluent en rive gauche tous les ruisseaux qui se perdent au contact de la limite nord-est du Causse entre Issendolus et Gramat : les ruisseaux pérennes du Morou, de Lascombes, et d'autres actifs seulement par temps de pluie. Entre Gramat et Rocamadour, l'Alzou possède de nombreuses pertes dans son lit qui conduisent la plus grande partie de ses eaux à l'Ouysse souterraine.

680 mètres en aval du puits d'accès du gouffre des Vitarelles, la rivière disparait dans un siphon exploré en 1948 . Elle se dirige vers le gouffre des Besaces dans lequel avait été établie une station de pompage pour l'alimentation en eau potable de la ville de Gramat. En 2007, cette installation a été déplacée en amont et hors de l'enclos du Centre d'Études de Gramat.

Partie encore inconnue

Après le siphon Alinat du gouffre des Vitarelles, l'Ouysse coule encore vingt kilomètres dans des galeries pour l'instant inexplorées. On peut supposer que les gouffres suivants sont ou ont été en relation avec la rivière souterraine : le gouffre des Besaces, le gouffre de Bèdes, le gouffre de Roc d'Arène, les igues de Gibert, le gouffre de Bio, la grande doline de Mages au sud de Rocamadour. Le gouffre de Pouymessens (altitude 125 mètres[7]) est un regard sur l'Ouysse avant ses résurgences à Cabouy, Saint-Sauveur et Fontbelle.

Les résurgences

Cabouy
La résurgence de l'Ouysse au lieu-dit Cabouy, commune de Rocamadour.

La résurgence de Cabouy se trouve dans la vallée sèche de la Pannonie, à trois kilomètres WSW de Rocamadour, à l'altitude 115 mètres[7]. Ce gouffre noyé marque le départ de l'Ouysse aérienne. C'est une vasque de 30 mètres de diamètre tapissée par une épaisse végétation aquatique jusqu'à 6 mètres de profondeur. Une station de pompage pour l'alimentation en eau potable est installée aux abords de la vasque. En crue, 30 m3/s d'eau sont expulsés. À l'étiage, aucun courant n'est observé. Le conduit souterrain débouche dans la vasque par un porche noyé de 4 mètres de haut par 6 mètres de large.

En 1977, une plongée à la résurgence de Cabouy permit, après 835 mètres et un point bas à -31 mètres, de rejoindre le gouffre de Pouymessens.

Pouymessens
Le gouffre de Puymessens, un kilomètre en amont de Cabouy.

Le gouffre de Pouymessens est un regard sur l'Ouysse souterraine qui se trouve en rive droite de la vallée sèche venant de la Pannonie. À cet endroit, trois mètres sous la surface, un cône d'éboulis noyé donne accès à une grande salle de 40 à 50 mètres de diamètre pour 8 à 15 mètres de haut.

Par temps pluvieux, ce regard absorbe le petit ruisseau qui se forme dans la vallée, mais par forte crue de l'Ouysse, il fonctionne en résurgence.

À l'amont, en 1976, les plongeurs (français) s'arrêtèrent à 1685 mètres de Cabouy dans un vaste conduit noyé de 8 à 14 mètres de large et 6 à 8 mètres de haut[10]. Claude Touloumjian fut le premier à franchir le premier siphon (S1) long de 1250 mètres et profond de 24 mètres. Olivier Isler progressa à plus de 2400 mètres de l'entrée. Avant 1988, le groupe Lémanique de plongée souterraine de Lausanne (Suisses) avait franchit après le S1 : un lac de 700 mètres de long dans une galerie de taille impressionnante, un deuxième siphon (S2) de 50m, et exploré 400 mètres de galeries exondées au sol coupant. Du 3 au 11 septembre 1988, les membres de l'expédition Pou Meyssens 88 (français), lors d'un exploration d'une durée de 25 heures, relèvent les mesures de 707 mètres de galeries, dont 500 mètres de conduits inexplorés jusqu'alors[11].

En septembre 2000, Rick Stanton et Jason Mallinson du Cave Diving Group (anglais) utilisent des recycleurs et propulseurs de plongée (scooter). Il tentent en vain une jonction entre deux siphons : le S3 et le S3 bis, un point bas est atteint à -43 mètres[12]. En novembre 2001, Rick trouve la suite dans le siphon S3. Après avoir dépassé son terminus de 2000, il atteint un palier long de plus de 100 mètres à 55 m. de profondeur, il remonte ensuite le long d'un éboulis à -24 m. Mais le conduit plonge à nouveau. Rick s'arrête à plus de 500 mètres de l'entrée du S3 à une profondeur de 120 mètres. Le conduit descend toujours[13]...

Depuis 2001, ce sont plus de 4 kilomètres du cours de l'Ouysse qui sont maintenant connus en amont de Cabouy et le terminus actuel est à 5 mètres sous le niveau de la mer[14].

En 2005, Slawek Packo a réalisé une vidéo dans le gouffre de Pouymessens[15].

Saint Sauveur
La résurgence de Saint Sauveur, commune de Calès.

La résurgence de Saint Sauveur est située sur la commune de Calès, à environ un kilomètre à l'Ouest de Cabouy, à une altitude de 112 mètres. C'est une belle vasque d'eau claire de 25 à 30 mètres de diamètre dont le fond est sablonneux. Elle donne naissance à une des branches de l'Ouysse qui conflue avec la rivière issue de Cabouy environ 750 mètres plus loin[7].

Le conduit noyé descend progressivement sur 150 mètres jusqu'à -70 mètres de profondeur[16]. Après un palier horizontal long de 550 mètres, le conduit plonge à nouveau jusqu'à -180 mètres (terminus de la plongée de Ric Stanton en 2005), soit environ 70 mètres sous le niveau de la mer[13].

le gouffre de Saint Sauveur est une source de type vauclusienne profonde alimentée par des eaux d'infiltration d'une partie du causse de Gramat, mais aussi par celles de l'Ouysse qui se perdent à la bordure Nord-Est de ce causse. Les traçages ont montré que la zone d'infiltration pouvait être délimitée [6] :

  • au Sud par Labastide-Murat avec la rivière souterraine accessible par les igues de Goudou et Lacarriére (communication prouvée) ;
  • au Sud-Sud-Est par une partie de la Braunhie près de Caniac-du-Causse : Igues de Bonneau (présumée), Planagrèze (prouvée), de l'Aussure (présumée), réseau de Viazac-Taoucat (présumée) ;
  • au Sud-Est par la rivière souterraine de l'igue des Combettes Carlucet (présumée), La perte du Lac de Reilhac (prouvée) et l'igue de Marty près de Gramat (présumée).

Une ancienne conduite forcée naturelle se trouve en aval, en rive gauche, à 250 mètres et 18 mètres plus haut que la vasque de Saint-Sauveur[7]. Cette grotte de Saint-Sauveur présente une section de deux mètres de diamètre se réduisant sur 25 mètres de longueur. Elle se termine par une petite salle de 4 mètres de hauteur. À l'extérieur, une grande arche de pierre se trouve dans son prolongement.

Des résurgences à la Dordogne

L'Ouysse reprend son cours aérien à Cabouy. Après 2 kilomètres environ, elle reçoit les eaux de sa branche provenant du gouffre de Saint-Sauveur. Dans une large et profonde vallée, elle passe au moulin de Caoulet, puis reçoit en rive droite l'Alzou au lieu-dit moulin de la Peyre. L'Alzou coule actuellement dans la vallée aérienne que l'Ouysse empruntait avant de circuler sous terre entre Thémines et Cabouy.

L'Ouysse s'écoule sous le pont de la D673 reliant Rocamadour à Calès. Elle se jette dans la Dordogne 500 mètres à l'ouest du village de Lacave sous le château de Belcastel, à environ 9 kilomètres de sa résurgence de Cabouy.

Hydrographie

Profil en long de l'Ouysse.

Bassin versant

Sur un quart seulement de son bassin versant, la rivière coule à l'air libre. À l'amont, le bassin remonte sur les premiers contreforts du Massif central, sur les terrain imperméables du Limargue et du Ségala au sud de la crête occupée par le bois de Leyme. La pente moyenne de la rivière dans cette partie est d'environ 25 mètres pour mille mètres[17].

Le profil en long de la rivière est brusquement interrompu au niveau des pertes de Thémines (descente de 50 mètres). La vallée fossile, se dirigeant vers Gramat, poursuit la forme d'arc d'hyperbole initiale et montre que le confluent de l'Ouysse et de la Dordogne, avant le surcreusement des vallées à l'ère Cénozoïque[6], se trouvait 150 mètres plus haut que son niveau actuel (Voir graphique au-dessus).

Les trois quarts du bassin versant s'étendent sur les terrains karstiques du causse de Gramat jusqu'à Théminettes, Flaujac-Gare, Caniac-du-Causse et Labastide-Murat au sud. La limite du bassin versant est particulièrement difficile à déterminer sous la zone de la Braunhie où le réseau fossile Viazac - Traucat atteint une profondeur de 246 mètres pour un développement de 11 kilomètres[18]. Dans cette partie, les écoulements sont le plus souvent souterrains. L'eau de pluie s'infiltre aux travers de fissures verticales de la roche calcaire jusqu'à une zone de transfert horizontale occupée par les rivières souterraines. La pente moyenne de l'Ouysse sous le Causse est d'environ 6 mètres pour mille mètres[19].

En aval des résurgences, le bassin versant se resserre et converge vers Lacave. La rivière serpente avec une faible pente : 2 mètres pour mille mètres[20] en moyenne.

Géologie

Localisation du système karstique de l'Ouysse dans la colonne stratigraphique. Document de Jean-Guy Astruc.

Le système karstique de l’Ouysse occupe un bassin versant de 600 km2[21], qui se répartit, pour un tiers environ, sur des terrains peu perméables, où les ruisseaux prennent leurs sources avant de se perdre au contact de la corniche du causse de Gramat.

Cette partie du bassin est située à l’est, sur le Limargue et le Ségala. Le reste du bassin, représenté par des terrains essentiellement carbonatés, forme une grande partie du causse de Gramat ; ici l’eau a creusé en profondeur un très important réseau de galeries, avec circulation d’eau, qui se dirige vers les résurgences de l’Ouysse. Sur le Causse, un certain nombre d’igues (gouffres) permettent d’accéder aux circulations souterraines. Les principaux sont : Les Vitarelles, les Besaces, Planagrèze, Viazac, L’Aussure, Lacarrière, Goudou et les Combettes.

Structure

Le système karstique de l’Ouysse se localise sur le flanc Nord-est du synclinorium Charentes-Quercy, où l’ensemble des séries jurassiques s’enfoncent avec un faible pendage en direction du Sud-ouest. A l’Est, la faille de Flaujac de direction pyrénéenne (N 90 à N 110° E), sépare le bassin d’alimentation de l’Ouysse (bassin versant de la Dordogne) de celui d’Assier-Font del Pito (bassin du Lot).

Description des terrains

Les terrains du corps karstifié principal appartiennent au Dogger et au Malm, ils sont représentés par des calcaires, des calcaires dolomitiques et quelques niveaux de marnes (Bathonien supérieur), à l’Ouest du système, les terrains karstifiables s’enfoncent sous le marno-calcaire kimméridgien.

Les terrains de la zone d’infiltration sont représentés par les faciès quasi imperméables des marnes et argiles du Lias supérieur et moyen du Limargue, les grès du Trias et les roches cristallophylliennes du Ségala (roches métamorphiques et magmatiques).

Les terrains des corps karstifiés annexes appartiennent à la formation de la « barre à Pecten » du Lias moyen (Pliensbachien) et au Lias inférieur (Sinémurien, Lotharingien et Hettangien), ils sont représentés par des calcaires souvent dolomitiques et des brèches.

Principaux affluents

L'Ouysse a onze affluents contributeurs référencés [3]:

  • le ruisseau de Louyssé, 4,1 km sur les communes de Anglars et Espeyroux ;
  • le ruisseau du Cros, 3,6 km sur les communes de Anglars et Espeyroux ;
  • le ruisseau des Lascurades, 2,6 km sur les communes de Anglars et Leyme ;
  • le ruisseau des Prats Vieils, 1,3 km sur les communes de Anglars et Leyme ;
  • le ruisseau de Cahuac, 1,6 km les communes de Anglars et Aynac ;
  • le ruisseau de Lasfargues, 3,1 km les communes de Aynac et Rueyres ;
  • le ruisseau de Trémenouze, appelé aussi ruisseau d'Aynac près de sa confluence, il mesure 9,7 km et passe sur les communes d'Aynac, Rueyres et Saint-Jean-Lagineste avec cinq affluents lui-même ;
    • le ruisseau de Lascrozes, 1,7 km sur la commune d'Aynac ;
    • le ruisseau de la Devèze, 2,5 km sur la commune d'Aynac ;
    • le ruisseau du Quié, 2,5 km sur la commune d'Aynac ;
    • le ruisseau de Largentié, 4,1 km sur les communes d'Aynac et Leyme ;
    • le ruisseau de Lacoste, 2,3 km sur la commune d'Aynac.
  • le ruisseau de Lasbories, appelé aussi Francés, de Lacapelle-Marival à sa perte, 20,2 km sur les communes de Rudelle, Le Bourg, Lacapelle-Marival et Saint-Maurice-en-Quercy. Il se perd sous terre à Théminettes et conflue avec l'Ouysse dans la partie inexplorée située en amont du réseau des Vitarelles[22]. Ses trois principaux affluents[5] :
    • le ruisseau des Escambous, 1 km sur la commune de Rudelle ;
    • le ruisseau de Marival ;
    • le ruisseau de Lamourière ;
  • le ruisseau de Lascombes, 4,1 km sur les communes d'Albiac, Bio et Issendolus où il se perd à la perte de l'Hôpital-Beaulieu ;
  • le ruisseau du Morou, 5 km sur les communes d'Albiac, Thémines et Issendolus où il se perd au creux de la Bargade ;
  • le ruisseau l'Alzou, 31,4 km avec six affluents contributeurs conflue avec l'Ouysse en aval des résurgences, mais se perd sous terre en de nombreux endroits entre Gramat et Rocamadour.

Hydrologie

Données globales

L'Ouysse est une rivière abondante. Son débit a été observé sur une période de 23 ans (1971-1993), à Calès, localité du département du Lot située peu avant son confluent avec la Dordogne [23]. Le bassin versant de la rivière est de 549 km2 d'après J.N. Salomon[6], mais a été ré-estimé à 600 km2 par Jean Guy Astruc[21] suite à de nouvelles études.

Le débit moyen interannuel ou module de la rivière à Calès est de 10 m³ par seconde.

L'Ouysse présente des fluctuations saisonnières de débit peu marquées, avec des hautes eaux d'hiver-printemps portant le débit moyen mensuel à un niveau situé entre 10,7 et 14,1 m³ par seconde, de novembre à mai inclus (avec un maximum en février), et des basses eaux d'été, de juillet à septembre inclus, avec une baisse du débit moyen mensuel jusqu'à 5,92 m³/s au mois d'août, ce qui reste très appréciable.

Débit moyen mensuel de l'Ouysse (en m³/s) mesuré à la station hydrologique de Calès
Données calculées sur 23 ans

À l'étiage cependant, le VCN3 peut chuter jusqu'à 0,510 m³, en cas de période quinquennale sèche, soit 510 litres par seconde, ce qui peut ne pas être considéré comme sévère, et résulte de l'abaissement des réserves souterraines d'eau, dont la rivière se nourrit en grande partie. Pour rappel, le VCN3 est la quantité minimale écoulée ou débit minimal sur trois jours consécutifs.

Quant aux crues, elles peuvent être parfois importantes. Les QIX 2 et QIX 5 ou débits instantanés calculés de crue biennale et quinquennale valent respectivement 87 et 110 m³ par seconde. Le QIX 10 ou débit instantané calculé de crue décennale est de 120 m³ par seconde, le QIX 20 de 140 m³, tandis que le QIX 50 se monte à 160 m³ par seconde (voir note [24] ).

Le débit instantané maximal, enregistré à Calès durant cette période, a été de 180 m³ par seconde le 1er février 1974, tandis que le débit journalier maximal se montait à 157 m³ le 7 février de la même année. En comparant la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, on constate que cette crue était plus importante que la crue cinquantennale calculée ou QIX 50, et donc exceptionnelle.

L'Ouysse est une rivière très abondante. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 588 millimètres annuellement, ce qui est près de deux fois supérieur à la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus (320 mm). C'est cependant légèrement inférieur à la moyenne du bassin de la Dordogne (623 millimètres à Bergerac). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) affiche de ce fait un chiffre élevé : 18,6 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Les grandes inondations

La partie de l'Ouysse en amont de Thémines a la particularité d'entrer sous terre au niveau de pertes. Ce sont des conduits plutôt étroits, de dimensions inférieures à un mètre par endroit qui ont tendance à être bouchés par les matériaux charriés (bois, alluvions, détritus divers...). Le surcreusement de la vallée à ce niveau, son étroitesse relative et le mauvais entretien des berges et des pertes font que l'eau ne peut que monter fortement. La pente de la rivière étant importante dans le Limargue et le Ségala, les eaux de pluie arrivent en quelques heures à Thémines.

Quelques crues [25] :

  • 31 juillet 1777 : Marie Lavinal est emportée par les eaux, son corps n'est pas retrouvé ;
  • En 1792 : un orage avait entrainé du foin dans les pertes de Thémines, l'eau forma un lac jusqu'à Rueyres puis passa au dessus du col situé après les pertes. Le ruisseau repris son ancienne vallée jusqu'à la perte de la Bargade à Issendolus[26].
  • 18 août 1893 : En quatre heures, les eaux s'élèvent de sept ou huit mètres, emportent un pont et submergent tous le moulins près des pertes ;
  • 17 novembre 1893 : des pluies abondantes et continues font monter les eaux qui submergent de plus de deux mètres les deux moulins situés en aval ;
  • 21 mai 1894 : des trombes d'eau et de grêle sur le nord ouest du canton de Lacapelle-Marival entraînent de nouveau une submersion des moulins ;
  • 1896 : 6 crues de janvier à avril ;
  • plus près de nous, en 1999, une crue provoque une monté des eaux et emprisonne des spéléologues onze jours dans le gouffre des Vitarelles.

Pour limiter les catastrophes, une délibération du conseil municipal de Thémines avait fixé le 27 janvier 1839 une largeur dans le fond de trois mètres, une profondeur de deux et un curage tous les deux ans. Actuellement les moulins près des pertes sont ruinés, mais les équipes du parc naturel régional des Causses du Quercy assurent cet entretien.

Circulation souterraine et vulnérabilité

La rivière circule sous le causse de Gramat sur plus de trente kilomètres, entre les pertes de Thémines et la résurgence de Cabouy. La nature karstique de ces terrains fait qu'une grande partie des précipitations automnales et hivernales s'infiltre dans le sol calcaire et alimente les rivières souterraines et d'importantes nappes d'eau. Ces eaux circulent plus ou moins vite en sous-sol.

Le réseau des Vitarelles, et plus généralement celui de l'Ouysse, est très vulnérable aux pollutions de l'eau.

Article détaillé : Gouffre des Vitarelles.

La vitesse de circulation d'une éventuelle pollution du réseau a fait l'objet d'une analyse comparative basée sur les résultats expérimentaux obtenus au cours des traçages de mai - juin 1987 (basses eaux) et de février - mars (hautes eaux)[22],[27].

Abréviations utilisées :

  • ta : Temps d'arrivée en jours
  • td : Temps de disparition en jours
  • Durée e = td - ta en jours
  • absent : absence de traceur dans les eaux.
Résurgences Cabouy Saint-Sauveur Fontbelle Le Pont
Pertes Principales Basses eaux Hautes eaux Basses eaux Hautes eaux Basses eaux Hautes eaux Basses eaux Hautes eaux
Alzou
ta 17,0 3,9 5,0 4,0 absent absent 15,0 4,5
td 45,0 14,0 48,0 16,0 absent absent 50,0 11,0
e 28,5 10,1 43,0 12,0 absent absent 35,0 6,5
Themines
ta 23,0 4,8 18,5 4,0 21 absent 19,0 4,9
td 44,5 10,2 45,0 10,0 39 absent 48,5 10,8
e 21,5 5,4 26,5 6,0 18 absent 29,5 5,9
Theminettes
ta 23,5 2,7 19,0 3,0 21,5 absent 19,5 3,4
td 52,5 10,0 53 9,8 47,0 absent 56,5 10,8
e 29,0 7,3 34,0 6,8 25,5 absent 37,0 7,4

Ces conditions et mesures montrent que l'Ouysse est un cours d'eau particulièrement vulnérable aux pollutions. Celles-ci ont de plus des conséquences importantes :

  • son eau est utilisée pour des captages sur sa partie souterraine et aux résurgences ;
  • tout polluant qui pénétrerait dans les pertes : Gramat, Thémines, Théminettes, ne pourrait pas être arrêté avant les captages ;
  • en hautes eaux, le polluant mettrait moins de trois jours pour aller des pertes de Théminettes au point de captage le plus éloigné : la résurgence de Cabouy ;
  • en période de basses eaux, le polluant mettrait environ un mois à disparaître aux captages d'eau potable.

Dans son rapport, G. Beaudoing écrit qu'une pollution bactériologique à l'entrée du réseau est fortement atténuée à la sortie, mais que ce phénomène est dû à une grande dilution et une grande dispersion plutôt qu'à un réel pouvoir auto-épurateur.

Histoire

Une longue occupation humaine

La préhistoire

Les vallées de l'Ouysse et de l'Alzou sont des lieux de passage naturels entre le causse et la Dordogne. Les hommes fréquentent ces lieux depuis au moins 50000 ans[28].

Le Paléolithique
L'abri Pagès sur la gauche de la route du moulin de Caoulet.

Les fouilles réalisées par Armand Viré dans la grotte Jouclas, au centre de l'actuel village de Lacave, ont mis au jour un grand nombre de traces laissée par les hommes du Paléolithique : charbons, silex taillés, et os[29]. Pendant les périodes très froides du Solutréen, ces chasseurs campaient dans des abris sous roche sur les rives de la Dordogne et chassaient de préférence les chevaux sauvages, puis les rennes, les bouquetins, les loups, les oiseaux et les rongeurs. Les vallées de la Dordogne et de l'Ouysse, avec ses passages resserrés entre la rivière et les falaises, étaient leurs terrains de chasse. D'après Armand Viré encore, au Magdalénien, les hommes occupèrent des abris près du moulin de Valeilles et se nourrissaient principalement de poissons. Les fouilles ont mis au jour de nombreuses arêtes, des pointes de harpons, des matières colorantes, une "gravure d'homme déguisé et dansant".

À l'abri Pagès, appelé aussi loge végétale de Caoulet, situé près du moulin de Caoulet, des galets ornés de gravures géométriques et recouverts d'ocre rouge montrent une occupation à une époque rattachée à la culture Azilienne[28]. Ces vestiges, découverts par André Niederlender, sont visibles au musée du Pech Merle. La loge actuellement visible à cet endroit, restaurée en 2001 et 2002, pourrait ressembler à une habitation de nos ancêtres[30]. Sa structure est composée de chevrons de cinq à six mètres de long posés sur des traverses au sol et appuyés sur la falaise. Ce sont des troncs de chênes bruts non écorcés. Des liteaux, fabriqués à partir d'arbustes, sont fixés horizontalement sur les chevrons. La charpente est couverte de 400 fagots de sarments de vigne[31].

Sur le causse à Thémines, dans la grotte de Roucadour, André Niederlender et ses successeurs ont trouvé de nombreuses gravures et traces qui attestent de leur présence[32].

Le Néolithique
Os humains calcifiés dans la Grotte de Linars dans la vallée de l'Alzou (Affluent de l'Ouysse).

Au Néolithique, le climat et l'habitat changent. Armand Viré cite des restes de village en plein air et un dolmen servant de sépulture. Ces vestiges étaient situés sur "la hauteur qui sépare la vallée de l'Ouysse au ravin des Conques au-dessus des Bertoux... Ce lieu porte le nom de Peyre-Levade (Pierre levée)"[29].

Une autre pratique consistait à placer les morts dans une cavité souterraine. Armand Viré a trouvé onze squelettes dans une grotte du vallon de Combe Cullier[33]. En 1990, à la grotte de la Biscordine, Marina Escola a étudié les squelettes de 36 adultes et 16 enfants de 3 à 17 ans. Une datation par le carbone 14 a permis de les rattacher au Néolithique final (entre -3282 et -2900 ans)[34].

Époque Gauloise, 900 à 51 avant J.C.

Les gaulois qui habitaient les environs de l'Ouysse faisaient partie des Cadurques. Armand Viré a trouvé de nombreuses traces sur la commune de Lacave. Dans une grotte du Roc de Mandaval, au-dessus du moulin de Cougnaguet, il a trouvé des poterie gauloises de l'époque hallstattienne. Les lieux occupés se situaient sur les hauteurs : "Au-dessus du moulin de la treille et du Bourgnou, une pointe de plateau a été transformée en une sorte de petite forteresse". Les morts étaient recouverts de terre et de cailloux formant des tumulus dont le diamètre pouvait atteindre 20 mètres et la hauteur 2 mètres[29].

La féodalité, les moines et les moulins de l'aval

De Belcastel à Cabouy
Restes de la grange cistercienne de Saint-Sauveur.

Au Moyen Âge, le territoire est divisé en terroirs ou tènements qui ont chacun un possesseur noble ou suzerain. Les écrits nous montre que l'agriculture n'était pas très importante au regard des ressources liées à la rivière et aux points hauts utilisés pour la surveillance. Deux anciennes voies importantes (voies romaines) franchissaient la Dordogne au pied du château de Belcastel.

En 930, le vicomte Adhémar, seigneur des Echelles dans son testament au profit de l'abbaye bénédictine Saint-Martin de Tulle, mentionne le château surplombant l'Ouysse : Castel-Bel (Castrum Bellum, Belcastel)[29],[35]. En 1087, Bertrand de Belcastel, sa femme Richarde, son frère Guillaume et ses trois neveux donnent le "droit de pêche sur l'Ouysse (Oïssa) avec cette réserve que les moines ne mettent pas d'hameçons au-dessus du moulin pour prendre les brochets, ... Quand les saumons remonteront, ils fermeront les passages pour qu'ils ne puissent pas repasser"[29].

En 1105, Le pape bénédictin Pascal II confirme comme possession de l'abbaye de Tulle la chapelle de Belcastel et les églises environnantes. En 1154, Adrien IV confirme cette décision. L'abbaye de Tulle peut jouir de ses possessions et procéder aux aménagements de l'Ouysse[29].

Digue bâtie avec d'énormes blocs de pierre taillées par les moines à Cabouy, pour diriger les eaux de la résurgence vers le moulin.

Les moines bénédictins de Saint-Martin de Tulle, les cisterciens d'Aubazine et des Alix édifient dix moulins sur l'Ouysse[36], des résurgences au confluent :

  • le moulin de Cabouy semble avoir été construit au XIIe siècle. En 1215, il existait déjà, car Pons de Gourdon céda des droits sur ce Moulin à l'abbaye de Tulle[36] ;
  • en 1164-1165, les cisterciens tentent d'aménager Saint-Sauveur, mais ils rencontrent des problèmes qui les poussent à arrêter les travaux.
    • Selon les uns, ce seraient des difficultés techniques : l'eau s'infiltrerait sous l'ouvrage par des fissures dans la roche[37].
    • Selon d'autres, ce seraient des problèmes juridiques : ils auraient commencé les travaux sans l'accord du seigneur des Bormes[36] ;
  • en 1260, la propriété du moulin de Caoulet est disputée entre les bénédictins de Tulle et les cisterciens d'Aubazine[36]. En 1264, Albert de Bormes, chevalier, fait donation à Messire Pierre, abbé de Tulle, "de certaines possessions sur les moulins de Cabouy, Caoulet et appartenance d'iceux"[37] ;
  • le moulin de Lapeyre est mentionné en 1159 dans un acte où Etienne Belzom (Belzomi) donne ses droits pour doter ses filles[36]. Au XVe siècle, les cisterciens le vendent à un laïc. Moulin à foulon puis carderie au XVe siècle[37] ;
  • le cartulaire d'Aubazine, folio 136, signale qu'en 1177, il y avait un moulin entre Lapeyre et Cougnaguet : le moulin de Tortuguier ou de Murat[36] ;
  • le moulin fortifié de Cougnaguet est lui mentionné dans un acte de 1260, il aurait été construit entre 1200 et 1260 selon les uns[36] et de 1292 à 1350 selon d'autres[37] par des moines de l'abbaye cistercienne de Saint-Étienne des Alix (située sur la commune de Rocamadour) ;
  • le moulin à trois meules tournantes de La Treille est cité en 1249, il appartint à l'abbaye de Tulle puis par transaction à celle d'Aubazine[37] ;
  • le moulin de Bourgnou est cité dans un contrat du 4 mai 1447 entre Antoine de Bauze, seigneur de Belcastel et Géraud Bourgnou, auvergnat venu de Chastel-Marlhac dans le cadre du repeuplement de la région après la guerre de Cent Ans[37] ;
  • le moulin de Verdoire est reconstruit au XVe siècle, et arrenté en 1467 à Barthélemy Maillard[36],[37] ;
  • le moulin fortifié de Valeille est peut-être cité dans un acte du 22 mars 1087, mais cela pourrait être Verdoire[36]. Il est ruiné au XVIIe siècle et reconstruit au XIXe siècle[37].

Un acte de 1164, du cartulaire de l'abbaye d'Aubazine, établi sous l'abbé Robert, mentionne la famille de Mandaval. Ils habitaient un château situé un peu en amont de Cougnaguet, sur une plateforme rocheuse, en rive droite, et surplombant l'Ouysse de 80 mètres[36].

Les cisterciens sont appauvris par la guerre de Cent Ans et doivent arrenter leurs moulins à des tenanciers[37].

En amont de Thémines

Vingt-deux moulins sont recensés en amont de Thémines, sur l'Ouysse et ses affluents, dans l'étude d'Édith Branche, Nicole Couffignac et Gérard Peyrot [25]. Les plus anciens ont été construits au XIIe siècle ou avant. Le moulin de Vergnal-Haut est par exemple déjà mentionné dans les coutumes de Thémines de 1262, celui de Solhols ou Tounayne dans l'acte de fondation de l'Hôpital-Beaulieu établi par les seigneurs Girbert et Aigline de Thémines. Le plus récent, celui de Vergnal Bas fut édifié en 1858.

Ils sont actuellement tous désaffectés et souvent reconvertis en habitation. Ceux situés près des pertes, souvent noyés complètement par les crues, sont en ruine.

La fin des moulins

Le moulin de Caoulet vu de l'aval, maintenant reconverti en élevage de poissons.

Certains moulins ont été victimes de leur localisation : débit insuffisant dans les amonts ou pendant les période sèches, crues ravageuses au voisinage des pertes de Thémines, difficultés d'accès dans les endroits isolés ou escarpés.

Au XXe siècle, c'est l'environnement qui a évolué avec :

Les derniers moulins de l'Ouysse, à l'amont comme à l'aval, ont arrêté de fonctionner entre 1947 et 1959[36],[25] :

  • Moulins de Verdoire et Valeille en 1947;
  • Moulin Haut de Thémines en 1953;
  • Moulin de Raffy en 1955;
  • Moulin de Cougnaguet en 1959, mais en parfait état de fonctionnement pour des démonstrations de mouture.

De 1922 à 1931, le Moulin-Haut fut équipé d'une dynamo pour l'éclairage électrique de la commune de Thémines[25]. Cette diversification fut stoppée par les problèmes liés à l'utilisation de courant continu et l'électrification de la région par la compagnie du Bourbonnais.

Patrimoine

Moulin de Cougnaguet

Le moulin de Cougnaguet vu de l'aval.

Le moulin de Cougnaguet est situé sur l'Ouysse, en rive droite, à 1550 mètres en aval du pont de la D673 reliant Rocamadour à Calès. Sa hauteur de chute est de 1,8 mètre.

Il aurait été construit entre 1200 et 1260 selon le chanoine Edmond Albe, car un acte de 1260 le mentionnerait, ce qui serait confirmé dans le Cahier du Mont Sainte-Marie "An 1260 : Il y a compromis fait entre les seigneurs d'Obazine et les seigneurs de Tulle concernant les eaux des moulins de Cauniargues, Caulet, Murat..."[36]. Selon d'autres sources, les moines de l'Abbaye cistercienne des Alix de Rocamadour auraient commencé les travaux en 1292 qui auraient duré jusqu'en 1350[37].

Le moulin fut fortifié au XVe siècle. Les quatre arches de fuite étaient équipée de herses. Il comporte toujours des meurtrières et sa seule porte se trouvait à l'aval du moulin. L'accès se faisait par un passage à gué inondable par les défenseurs. Des travaux effectués à la renaissance ont modifié les parties supérieures par percement de fenêtres dans les murs. En 1444, appauvris après la guerre de Cent Ans, les cisterciens d'Aubazine arrente le moulin à Pierre Laurencie. En 1741, l'édifice était en mauvais état et fut vendu, en entier, 200 livres à Guillaume Andin, bourgeois de Rocamadour qui effectua des réparations[37].

Le moulin de Cougnaguet est aujourd'hui dans un état de conservation exceptionnel, il est protégé au titre des monuments historiques depuis le 10 décembre 1925[38]. Équipé de quatre grosses turbines à cuve (roues à augets) de 88 cm de diamètre, il possédait quatre paires de meules à grain. Il a fonctionné jusqu'en 1959 et il est actuellement ouvert à la visite. Son propriétaire effectue des démonstrations de mouture et montre au public le fonctionnement de ses installations[39].

Château de Belcastel

Le château de Belcastel se situe sur la commune de Lacave au confluent de l'Ouysse et la Dordogne. Il est perché à l'angle et au bord de la falaise à 55 mètres environ au-dessus de l'eau[40].

Le château est constitué : d'un bâtiment d'habitation datant de la fin du XVIIIe siècle - début du XIXe siècle incluant un donjon du XVe siècle, d'une chapelle mentionnée dans une charte de 1154 (aujourd'hui de style XVe siècle). Il est actuellement entouré d'une enceinte (mur bas) du côté des falaises, et, d'après Armand Viré, un fossé profond, maintenant comblé, le protégeait du côté ouest[29].

En 930, le château était déjà cité dans le testament du vicomte Adhémar, seigneur des Echelles sous le vocable "Castrum etiam bellum"[41].

Une famille prit le nom du lieu : les seigneurs de Belcastel.

Légendes

Les ruines d'un des moulins de Thémines.

Plusieurs légendes ont pour contexte l'Ouysse. Elle mettent en scène des meuniers, des chevaliers, le diable, les dracs (lutins malicieux mi-homme, mi-diable) et la liaison souterraine Thémines - Cabouy et son moulin bâti par le diable.

  • "La crosa del drac" (la grotte du diable) : de cette cavité, située à 300 mètres en amont du moulin de Cougnaguet, il sort des bruits jugés surnaturels...
  • "L'Ouysse souterraine" : Vivien, un jeune meunier travaille à Cabouy, il est séparée d'Agnès, sa promise, restée à Thémines. Ils communiquent grâce à des messages portés par les eaux souterraines[42]...
  • "La pauvre meunière" : même lieu, même scénario : Élise aime Piérounel, mais son père s'y oppose... (retranscrit par Paul Brunet de Thémines).
  • "La légende du premier moulin" : Le diable s'oppose à la construction d'un moulin de Thémines. Le meunier rusé lui propose un pari... (retranscrit par Paul Brunet de Thémines).
  • "La fée de la rivière Ouysse" : Le jeune chevalier des Arnis est maintenu prisonnier dans la grotte d'une fée. Gayette, sa promise, fera tout pour le délivrer[43]...

La vasque de Saint-Sauveur s'appelait la fontaine de Verve. Ce serait le palais de Dame Alis, sorte d'esprit à corps de femme, et de nymphes, les Alissontes ou Allissantes...

Activités économiques

Autrefois, la rivière contribuait fortement à la vie des hommes par :

Les activités anciennes ont régressé. Il subsiste un petit élevage de poissons à l'ancien moulin de Caoulet.

Les nouvelles orientations  :

  • le tourisme, avec la visite de sites comme les résurgences de Cabouy et Saint Sauveur, la cité de Rocamadour, le canyon de l'Alzou, la vallée de l'Ouysse et le patrimoine qui y est attaché ;
  • la randonnée avec de nombreux chemins tels que le GR6 qui suit le cours de l'Ouysse et de l'Alzou, et le GR46 ;
  • la plongée souterraine dans les résurgences de Cabouy et Saint-Sauveur : dans un but d'initiation, d'entraînement ou d'exploration ;
  • la spéléologie sur le Causse et ses milliers d'igues, de gouffres et de grottes ;
  • la pêche sportive.

Milieu naturel

La flore

Aux alentours des résurgences, la ripisylve offre un contraste saisissant avec la végétation voisine des coteaux exposés au sud et brulés par le soleil.

La vasque de Cabouy

La végétation le long du chemin entre Cabouy et Saint-Sauveur.

À Cabouy, dans les endroits dégagés autour de la vasque, de nombreux saules ont envahit les alluvions sablonneuses accumulées contre le barrage de retenue de l'ancien moulin. Dans l'eau, des plantes aquatiques tapissent la vasque jusqu'à six mètres de profondeur dont des nénuphars dans les eaux peu profondes et le sol à l'étiage. Des mousses se sont installées sur les blocs de la digue et les arbres. Les alentours de la vasque sont occupés par une végétation exubérante composée d'arbustes : érables champêtres et de Montpellier, cornouillers mâles et sanguins, noisetiers et mûriers.

Dans la vallée remontant vers Pouymessens

Sur un kilomètre, la vallée reliant Cabouy et Pouymessens est encaissée, humide et à l'abri du soleil. Elle est bordée de falaises ou de talus formés de cailloutis fragmentés par les variations de température et le gel. Le sol est argilo-calcaire.

Au sol, on trouve des fougères, des mousses, du lierres qui remontent jusque dans les rares grands chênes pubescents. Les arbres les plus nombreux sont les charmes. Les arbustes sont nombreux : des noisetiers en grand nombre, des genévriers, des érables champêtres et de Montpellier, des Prunelliers, des Troènes. On trouve aussi une plantation de pins.

Sur les coteaux

Les coteaux ombragés sont colonisés par des forêts de chênes pubescents et des érables.

Par contre, les parties sud, fortement ensoleillées, offrent un aspect caillouteux. On y trouve des pelouses sèches entretenues par les troupeaux de moutons. Les arbres et arbustes y sont rabougris : des érables de Montpellier, des chênes pubescents tordus, des thérébinthes, des cornouillers mâles et sanguins.

À la confluence Ouysse Alzou

Dans cette zone de prairie, les bords de la rivière sont occupés par de grands arbres : des frênes à croissance rapide, des noisetiers, des aulnes glutineux et quelques saules. Une station de tulipes sauvages a aussi été repérée à la confluence Cabouy / Saint-Sauveur.

Les falaises qui bordent l'Alzou accueillent des lierres et des fougères.

La faune

Les animaux aquatiques de l'Ouysse

Dans les eaux de l'Ouysse, après les résurgences, on rencontre des gardons, des brochets, des ombres et des anguilles.

Les animaux de la vallée de l'Ouysse

La faune cavernicole

La vallée de l'Ouysse offre des cavernes à l'air libre et des gouffres et conduits noyés où survivent des animaux qui se sont adaptés à ce milieu hostile : pas de lumière, de chaleur, peu de nourriture[46]...

Les invertébrés

On trouve sous terre des vers annelés, dans les dépôts récents apportés par la rivière souterraine, et quelques espèces de sangsues dans l'eau. Les mollusques aussi sont représentés par des moules et des gastéropodes aquatiques.

Les arthropodes sont nombreux avec :

  • Des arachnides dans les entrées de grottes sèches :
    • les meta minardi : araignées brunes de 3 à 4 cm de diamètre avec les pattes, on peut remarquer des cocons blancs et soyeux accrochés aux parois. Elles se nourrissent d'insectes rampant et tissent des toiles simples ;
    • des opilions appelés couramment faucheur ;
    • des acariens qui parasitent les chauves-souris et les insectes.
  • Des crustacés :
    • le Niphargus dans l'eau : c'est un genre de petite crevette (gamare décoloré et aveugle qui s'est adapté au milieu souterrain sans lumière ;
    • les cloportes.
  • les myriapodes appelés aussi mille-pattes ;
  • les collemboles
  • les insectes : des phryganes (genre de papillon terne aux ailes en forme de toit), des triphosa dubitata (genre de papillon vivant à l'entrée des grottes et se confondant par ses couleurs à la roche).
Les vertébrés

Menaces

Le réseau de l'Ouysse, par sa circulation en zone karstique, est particulièrement sensible à la pollution (Voir les données concernant les transferts de polluants). Ses eaux sont utilisées, en amont du gouffre des Vitarelles et à Cabouy, pour l'alimentation en eau potable.

Quelques pollutions constatées par le passé[47] :

Protection

Les vallées de l'Ouysse et de l'Alzou ont été classées espace naturel sensible (ENS) par le Conseil Général du Lot qui a acquis le site de Saint-Sauveur. Ce territoire est compris dans le périmètre du parc naturel régional des Causses du Quercy. Il est inscrit en ZNIEFF de type I et II.

Plusieurs zones Natura 2000 recensent des espèces végétales ou animales rares ou protégées[50] :

  • Les vallées de l'Ouysse et de l'Alzou ;
  • La zone centrale du causse de Gramat (Au sud du bassin versant) ;
  • Deux petites zones à la Pannonie et à Cantegrel.

Communes et cantons traversés

L'Ouysse traverse un seul département : le Lot (46), onze communes [3] et quatre cantons.

Sites touristiques sur le bassin versant

Bibliographie

  • Ouvrage collectif, L'Ouysse, Brive-la-Gaillarde, Édition du Ver Luisant, coll. « Publication Racines (Alvignac, Canton de Gramat, Lot) », 2007, 180 p. (ISBN 978-2-84701-272-9) (OCLC 470644061) 

Voir aussi

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Liens externes

Notes et références

  1. Gaston Bazalgues, L'Ouysse, Brive-la-Gaillarde, Édition du Ver Luisant, coll. « Publication Racines (Alvignac, Canton de Gramat, Lot) », 2007, 180 p. (ISBN 978-2-84701-272-9) (OCLC 470644061), « Toponymie », p. 17 
  2. Jacques-Antoine Delpon, Statistique du département du Lot, vol. tome I, Paris, Bachelier, coll. « Réédition Quercy Recherche », 1831 (réimpr. 1979), 554 p. (ISBN 978-2-902422-00-5) (OCLC 461682618) 
  3. a, b et c SANDRE, « Fiche rivière l'Ouysse (P22-0400) ». Consulté le 12 septembre 2008
  4. Longueur de l'Ouysse : 45,1 km au minimum au lieu de 41,1 km : la partie souterraine est considérée comme rectiligne sur la carte de la base SANDRE. Cependant, les explorations souterraines au gouffre des Vitarelles ont montré que la rivière fait un détour sous la grande doline du Loze près de Lalinié sur la commune de Flaujac-Gare. De plus, deux parties encore inconnues dépassent les 15 km.
  5. a, b et c Carte IGN 2237 Ouest, Lacapelle-Marival
  6. a, b, c et d Jean-Noël Salomon (LGPA et INTERMET, Institutde Bordeaux, Université Bordeaux 3), « Le causse de Gramat et ses alentours : les atouts du paysage karstique », dans Karstologia, no 35, 2000, p. 1-12 (ISBN 0-751-7628)
    Description du causse de Gramat (géologie, climat, sol, végétation, hydrologie, occupation humaine, atouts paysagers et patrimoniaux, 6 figures, 9 photos et une carte A3 hydro-karsto-spéléologie du causse de Gramat.
     
  7. a, b, c, d et e Jean Taisne, Contribution à un inventaire spéléologique du département du Lot, Labastide-Murat, CDS46 (Comité Départementale de Spéléologie du lot), mars 2006, 365 p. (ISBN 978-2-9509260-1-2) (OCLC 699696874)  Cabouy, p28 - Fontbelle, p.65 - Saint Sauveur, p133 - Plan 26
  8. MIERS, SC Dijon, SC Catus, « (Lot), les pertes de Themines », dans Spelunca, no 15, 1984, p. 7,8 (ISSN 0-242-1771)
    Article succinct, Plan, Coupe
     
  9. CDS46, Jean Lafaurie, Michel Durand, Daniel Larribe, « Réseau de l'Ouysse souterraine : Les pertes de Thémines », dans Bulletin du Comité Départemental de Spéléologie du Lot (CDS46), no 7, 1985, p. 64-80 (ISBN 2-9509260-2-9)
    Article complet, Plan format A2 du réseau de Thémines
     
  10. FFESSM - Comité Provence - G. Brugel, J.F. Sardou, C. Touloumjian, « Compte rendu d'expédition de 1976 », dans Bulletin du Comité Départemental de Spéléologie du Lot (CDS46), no 3, 1977, p. 22,26-31 (ISBN 2-9509260-2-9)
    Aperçu hydrogéologique, historique des explorations, Description plongée de Cabouy et Pouymessens (1685m), conditions d'exploration, matériel utilisé. Croquis d'une coupe générale du Causse de Cabouy à Thémines, coupe des galeries noyées de Cabouy à l'amont de Pouymessens.
     
  11. Jean-François Arnefaux, « Expédition F.F.E.S.S.M. - Pou Meyssens 88 », dans Sifon – Ile de France, no 3, novembre 1988, p. 17-18 [texte intégral]
    Données sur les parties connues avant 1988, description de l'exploration. Explorateurs : Paul Benoit et Hubert Foucart (du S.C.O.F.), Jérôme Dérijard (de Marseille), Jean-François Arnefaux, Philippe Jasion et Denis Parisis (du GSP-CCDF).
     
  12. Rick Stanton, « Pou Meyssens (46) », dans Le fil - Bulletin de la commission nationale plongée souterraine, no 10, avril 2002, p. 17-18 [texte intégral]
    Courte présentation d'une tentative de jonction entre le S3 et le S3 bis.
     
  13. a et b Nadir Lasson, 9/1999 (Synthèse) - Frederic Swerzinski, 11/1999 - Richard Stanton, 6/2005, « Récapitulatif des plongées d'exploration réalisées par Rick Stanton et Jason Mallinson du Cave Diving Group (Angleterre) », dans Bulletin du Comité Départemental de Spéléologie du Lot (CDS46), no 11, 2006, p. 97,98 (ISBN 2-9509260-2-9)
    Résumé de la plongée profonde de Rick Stanton, un croquis de Pouymessens siphon 3, une topographie en coupe de la source de Saint Sauveur.
     
  14. Longueur connue de l'Ouysse en amont de Cabouy : 4042 mètres = 835m (Cabouy - Pouymessens) + 1250m (S1) + 700m (Lac) + 50m (S2) + 707m (exondé entre S2 et S3) + 500m (S3). Altitude par rapport à la mer : -5m = 115m (Altitude Cabouy) - 120m (profondeur atteinte par Ric Stanton en 2001).
  15. Une vidéo de plongée à Pouymessens (38,3 Mo) (pl) Slawek Packo, « Stajnia Kleina (Video de plongée de Pouymessens) » sur http://www.stajniakleina.pl/, Artur Perez, septembre 2005. Consulté le 8/9/2008
  16. Une vidéo de plongée à Saint-Sauveur (65 Mo) (pl) Slawek Packo, « Stajnia Kleina (Video de plongée de Saint-Sauveur) » sur http://www.stajniakleina.pl/, Artur Perez, mai 2007. Consulté le 8/9/2008
  17. Pente amont en m/km ou pour mille: (Altitude source - altitude Thémines) / distance : (574m - 310m) / 10,75 km = 24,56
  18. Bernard Lafage, « Roc Traucat : Exploration du réseau Traucat », dans Spéléoc - Revue des spéléologues du Grand Sud-Ouest, no 102, 2ème trimestre 2004, p. 8-13 (ISSN 0-241-4104)
    Description de l'historique de la découverte du réseau, fonctionnement - 4 photos NB, 1 plan A3, 1 coupe A4.
     
  19. Pente de la rivière sous le causse : (Altitude siphon au perte de Thémines - altitude résurgence Cabouy) / distance : (260m - 115m) / (37,3km - 12km) = 5,73
  20. Pente des résurgences au confluent : (Altitude résurgence Cabouy - altitude confluent) / distance : (115m - 95m) / (47,3km- 37,3km) km = 2
  21. a et b Jean Gasco, Florent Hautefeuille, Valérie Rousset, Jean-Luc Obereiner, Jacqueline Bazalgues, Gaston Bazalgues, Jean-Guy Astruc, Jean-Claude Coustou, Jean-Pierre Jacob, Xavier Daniel, Encyclopédie Bonneton du Lon, Christine Bonneton, coll. « Bonneton Régions », 2006 (ISBN 978-2-86253-357-5), « Le milieu naturel » 
  22. a et b G. Beaudoing - T. Charentus - P. Mouyon - D. Getto - B. Gaillard, Détermination expérimentale des paramètres de transfert de l'eau et du pouvoir auto-épurateur du réseau karstique de l'Ouysse, CEA, Section d'Application des Traceurs du Centre d'Études Nucléaires de Grenoble, CENG/ORIS/DAMRI/SAR/SAT/RAP/88-13/GBg, juin 1988, 40 p., p. 38-40 
  23. HYDRO-MEDD/DE, « rechercher Banque Hydro - station P2274020 - L'Ouysse à Calès (option Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service") » sur http://www.hydro.eaufrance.fr/index.php, Eau France, 1971 - 1993. Consulté le 3/9/2008
  24. Le QIX 20 ou débit instantané calculé pour une crue vicennale, est la valeur du débit instantané calculé pour une crue n'ayant statistiquement lieu que tous les 20 ans.
    On calcule aussi le QIX 50, c'est-à-dire la valeur du débit instantané calculé pour une crue cinquantennale, n'ayant statistiquement lieu que tous les 50 ans.
    Enfin le QIX 2 et le QIX 5 sont les débits instantanés calculés pour une crue biennale et quinquennale, c'est-à-dire une crue qui doit se produire en moyenne tous les deux ou cinq ans. Ils permettent d'apprécier les risques à plus court terme.
  25. a, b, c et d Édith Branche, Nicole Couffignac et Gérard Peyrot, L'Ouysse, Brive-la-Gaillarde, Édition du Ver Luisant, coll. « Publication Racines (Alvignac, Canton de Gramat, Lot) », 2007, 180 p. (ISBN 978-2-84701-272-9) (OCLC 470644061), « Histoire/Les moulins en amont de l'Ouysse, avant la perte de Thémines », p. 91-113 
  26. Abbé Paramelle (préf. Jean Taisne - Thierry Pélissié), Mémoire hydrologique et géologique sur le département du Lot, Paris, Spéléo-club de Paris - Club alpin français, coll. « Mémoires du Spéléo-club de Paris » (no 30), 2010 (1re éd. 1827), 79 p. (ISBN 978-2-910783-28-0) [présentation en ligne], p. 23-24.
    Le manuscrit original est la propriété de la Société des Études du Lot, il est conservé à bibliothèque municipale de Cahors.
     
  27. a et b Jean-Claude Coustou, « Dossier n°4, l'eau en Quercy, la pollution de l'Ouysse », dans Quercy Recherche, no 27, 1979, p. 40-47 
  28. a et b Autour de vous - Panneau explicatif de l'abri Pagès - Parc naturel régional des causses du Quercy
  29. a, b, c, d, e, f et g Armand Viré (d'après manuscrit inédit), Lacave à travers les âges, Souillac, La Forge Patrimoine, août 1994, 90 p. (ISBN 2-9508492-0-2) 
  30. V D-S. - La Dépêche du Lot, « Une deuxième vie pour la loge de Caoulet » sur http://lotois.chez-alice.fr, Site Randonnée lotoise, 08 2002. Consulté le 3/9/2008
  31. Pascal Dubreuil, « Restauration de la loge végétale de Caoulet. », dans Quercy Recherche, no 111, janvier-mars 2003, p. 26-29 
  32. Gilles Fau, Jean Gasco - Centre d'Anthropologie et Préhistoire de Midi-Pyrénées, Histoire des fouilles & découvertes archéologiques, à Roucadour (Thémines - Lot), 1925 - 2000, Alvignac, Centre d'Anthropologie et Préhistoire de Midi-Pyrénées et Association Racines, 2001, 110 p. 
  33. Armand Viré, Ossuaire gaulois de Lacave (Lot), vol. 1, coll. « Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris », 1910 [présentation en ligne], p. 73-75.
    Le compte rendu d'Armand Viré.
     
  34. Marina Escola, La grotte de la Biscordine à Canteloube (Lacave - Lot), vol. CXIV (114), Société des Études du Lot, coll. « Bulletin de la Société des Études littéraires, Scientifiques et artistiques du Lot (BSEL) », juillet 1993 [présentation en ligne], p. 157-185.
    Étude des ossements de ce groupe du néolithique.
     
  35. Le seigneur Adhémar et l'abbaye de Tulle : P. Maureille, La fondation de l'Abbaye de Tulle n° 96, Lemouzi Tulle, 1985 [présentation en ligne], p. 224-227 
  36. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Édith Branche, Nicole Couffignac et Gérard Peyrot, L'Ouysse, Brive-la-Gaillarde, Édition du Ver Luisant, coll. « Publication Racines (Alvignac, Canton de Gramat, Lot) », 2007, 180 p. (ISBN 978-2-84701-272-9) (OCLC 470644061), « Histoire/Les moulins de l'Ouysse de Cabouy à Belcastel », p. 119-163 
  37. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Françoise Auricoste, Les meuniers du Quercy au XVIIe siècle et XVIIIe siècle, Bayac, Édition du Roc de Bourzac, 25 avril 2002, 316 p. (ISBN 978-2-87624-119-0), « Sur l'Ouysse », p. 227-230 
  38. Moulin de Cougnaguet : classement monument historique du 10/12/1925 Patrimoine de France, « Moulin fortifié de Cognaguet à Calès (46) » sur Patrimoine de France, 2008. Consulté le 3/9/2008
  39. Le site officiel du moulin de Cougnaguet : Autrement Dit, « Moulin fortifié de Cougnaguet » sur Cougnaguet, 2008. Consulté le 3/9/2008
  40. Carte IGN TOP 25 2136 ET Rocamadour Padirac.
  41. Jean-Luc Méjecaze, L'Ouysse, Brive-la-Gaillarde, Édition du Ver Luisant, coll. « Publication Racines (Alvignac, Canton de Gramat, Lot) », 2007, 180 p. (ISBN 978-2-84701-272-9) (OCLC 470644061), « Histoire - Château de Belcastel », p. 84-86 
  42. Jean-Luc Obeireiner alias Jean-Luc Planagrèze, « L'Ouysse souterraine », dans Quercy Recherche, no 32, janvier-février 1980 
  43. La fée de la rivière Ouysse sur Quercy.net. Consulté le 3/9/2008
  44. David Demerges, Cartographie et habitats des Lépidoptères d’intérêt communautaire sur le site « Natura 2000 » : « Vallées de l’Ouysse et de l’Alzou », Parc naturel régional des Causses du Quercy et Alcide-d’Orbigny, octobre 2004, 24 p. [présentation en ligne] 
  45. Jean-Louis Berthet - Christian Boudsocq, L'Ouysse, Brive-la-Gaillarde, Édition du Ver Luisant, coll. « Publication Racines (Alvignac, Canton de Gramat, Lot) », 2007, 180 p. (ISBN 978-2-84701-272-9) (OCLC 470644061), « faune et flore », p. 76-83 
  46. Christian Boudsocq, L'Ouysse, Brive-la-Gaillarde, Édition du Ver Luisant, coll. « Publication Racines (Alvignac, Canton de Gramat, Lot) », 2007, 180 p. (ISBN 978-2-84701-272-9) (OCLC 470644061), « Spéléologie - La faune cavernicole des cavités de l'Ouysse », p. 57-67 
  47. Fédération Française de Spéléologie - Comité de Spéléologie Régional, Inventaire des sources potentielles de pollution en zone karstique, Agence de l'Eau Adour Garonne - Conseil Régional Midi-Pyrénées, 30 juillet 1995 (réimpr. 2005), 100 p.
    82 fiches décrivant des pollutions dans le Lot dont 21 pour le bassin de l'Ouysse.
     
  48. Nadir Lasson, « Echo des profondeurs - France - Lot, Creux de la Bargade Issendolus », dans Spelunca, no 97, 1er trimestre 2005, p. 6-8 (ISSN 0-242-1771)
    Article décrivant les plongées dans cet affluent souterrain de l'Ouysse (Morou), 1 plan du réseau. "À noter qu'une forte pollution au fioul, arrivant par des concrétions, nous a provoqué de fortes nausées".
     
  49. Frédéric Hoffmann et André Tarrisse, « L'évaluation des pollutions nitratées et phosphatées des eaux souterraines dans les bassins karstiques du Lot : Résultats et méthodologie », dans Revue de l'agence de l'eau Adour-Garonne, no Hors Série, Hiver 2002, p. 50-55
    Suivi hebdomadaire de la qualité de 40 points d'eau.
     
  50. Ministère de l’écologie et du développement durable, « Natura 2000 ». Consulté le 24/9/2008

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