Tarn (riviere)

Tarn (rivière)

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Tarn
Albi, pont vieux et quartier de Castelviel.
Albi, pont vieux et quartier de Castelviel.
Caractéristiques
Longueur 381 km
Bassin 15 700 km2
Bassin collecteur Garonne
Débit moyen 233 m3⋅s-1 (Moissac)
Régime pluvio-nival
Cours
Source Mont Lozère, Massif central
 · Localisation Le Pont-de-Montvert, France
 · Altitude 1 560 m
 · Coordonnées 44° 24′ 55″ N 3° 48′ 49″ E / 44.4153, 3.8136
Confluence Garonne
 · Localisation Boudou/Saint-Nicolas-de-la-Grave, France
 · Altitude 65 m
 · Coordonnées 44° 05′ 13″ N 1° 02′ 31″ E / 44.0869, 1.0419
Géographie
Principaux affluents
 · Rive gauche Dourbie, Dourdou de Camarès, Rance, Agout
 · Rive droite Aveyron, Lemboulas
Pays traversés France France
Le Tarn près de Cocurès
Le Tarn à Albi

Le Tarn est une rivière du sud de la France. Le Tarn est le deuxième plus important affluent de la Garonne après la Dordogne.

Sommaire

Nom

L'origine du nom « Tarn » serait Tarnis ou Tanara, des racines ligure tan (falaise) + ar (rivière).[réf. nécessaire]

Géographie

Il prend sa source sur le mont Lozère, dans la Lozère, et se jette dans la Garonne près de Castelsarrasin, en Tarn-et-Garonne.

Le Tarn est réputé pour les gorges qu'il a creusées en amont de Millau et qui en font un haut lieu touristique.

La longueur de son cours d'eau est de 380,6 km[1].

Départements et principales villes traversés

Principaux affluents

Hydrologie

  • Le Tarn est soumis à un régime pluvio-nival méditerranéen et océanique
  • Débits extrêmes : de 8 à 6 000 m3/seconde lors de la crue de mars 1930[2]

Les débits en fin de parcours à Moissac

Le débit du Tarn a été observé sur une période de 57 ans (1923-1979), à Moissac, ville du département de Tarn-et-Garonne, située à peu de distance de son confluent avec la Garonne[3]. Le bassin versant de la rivière y est de 15 400 km2, soit la presque totalité de celui-ci (98 %) qui fait 15 700 km2.

Le débit moyen interannuel ou module de la rivière à Moissac est de 233 m3 par seconde.

Le Tarn présente des fluctuations saisonnières de débit bien marquées, avec des crues d'hiver-printemps, portant le débit mensuel moyen entre 269 et 401 m3 par seconde, de décembre à mai inclus, avec deux maxima, signe d'un régime pluvio-nival. Le premier sommet a lieu en décembre (pluies d'automne : 396 m3 par seconde) et le second en février-mars (pluies de printemps et fonte des neiges : 393 puis 401 m3 par seconde). Les basses eaux ont lieu en été, de juillet à septembre, entraînant une baisse du débit moyen mensuel jusqu'au niveau de 55 m3 au mois d'août, ce qui reste malgré tout très confortable.

Débit moyen mensuel du Tarn (en m3/s) mesuré à la station hydrologique de Moissac
Données calculées sur 57 ans

Le VCN3 peut cependant chuter jusque 8,8 m3, en cas de période quinquennale sèche, ce qui est très bas. Le VCN3 est la quantité minimale écoulée ou débit minimal sur trois jours consécutifs.

D'autre part les crues peuvent être extrêmement importantes. En effet, le débit journalier maximal enregistré a été de 4 000 m3 par seconde le 4 mars 1930. Le débit instantané maximal de cette journée n'ayant pas été enregistré avec précision ce jour-là, on l'estime entre 6 et 8 000 m3 par seconde.

Le Tarn à Ambialet, dans le département du Tarn.

Le QIX 10, ou débit instantané calculé de crue décennale, de même que les QIX 2, QIX 5, QIX 20 et QIX 50, n'ont jamais été calculés. Par contre les QJ correspondants l'ont bien été.

Les QJ 2 et QJ 5 du Tarn valent respectivement 2 000 et 2 700 m3 par seconde. Le QJ 10 vaut 3 200 m3, le QJ 20 en vaut 3 600, tandis que le QJ 50 se monte à 4 200 m3 par seconde.

La lame d'eau écoulée dans le bassin de le Tarn est de 478 millimètres annuellement, ce qui est très élevé, largement supérieur à la moyenne d'ensemble de la France, à l'instar de la plupart des cours d'eau issus du Massif central français et surtout de la région des Cévennes. Le débit spécifique (ou Qsp) se monte à 15,1 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Les débits au niveau des gorges du Tarn

Quelques définitions préliminaires pour mieux comprendre le tableau suivant :
Le module est le débit moyen interannuel du cours d'eau, c'est à dire la moyenne des débits moyens annuels enregistrés durant une certaine période (plus de 10 ans).
Le VCN3 est une mesure d'étiage des cours d'eau. Il est la quantité minimale écoulée ou débit minimal sur trois jours consécutifs.

Les gorges du Tarn se situent entre les localités de Quézac et du Rozier sur une longueur de 53 km. La DIREN Midi-Pyrénées ne possède pas de station hydrométrique à ces endroits précis. Cependant il nous est quand même possible de connaître les débits mensuels moyens de la rivière aux niveaux de l'amont et de l'aval de ces gorges grâce aux stations de la DIREN établies à proximité : Montbrun se trouve à 6 kilomètres en aval de Quézac, et Mostuéjouls à cinq kilomètres en aval du Rozier. C'est également au niveau du Rozier que se situe le confluent de la Jonte avec le Tarn.

Les gorges creusées par le Tarn

Les valeurs de la Dourbie et du Tarn à Millau sont mentionnées à titre complémentaire, afin d'avoir une bonne idée de l'hydrologie de la région.

Nom Localité Débits en m3 par seconde Surface
bassin
Module VCN3
(étiage)
de novembre
à mars
mois d'
avril
mois de
mai
mois de
juin
mois de
juillet
mois d'
août
mois de
septembre
mois d'
octobre
Tarn Montbrun 17,90 0,36 20,8 à 31,4 24,2 19,3 9,09 3,28 2,27 6,80 20,5 621
Jonte Le Rozier 5,08 0,52 5,23 à 8,93 7,11 6,70 2,74 1,43 1,15 1,84 5,03 265
Tarn Mostuéjouls 31,70 4,80 40,9 à 45,7 41,8 36,2 20,0 10,9 8,51 13,3 31,2 925
Dourbie Millau 13,80 2,70 16,8 à 19,3 19,1 16,2 9,39 5,76 4,51 6,57 13,6 548
Tarn Millau 47,50 6,80 56,6 à 72,0 60,6 55,5 30,7 17,6 13,6 22,4 47,4 2 170

Le Tarn s'est régularisé entre les stations de Montbrun et de Mostuéjouls, c'est-à-dire tout au long de son parcours dans les gorges. Le VCN3 passe en effet de 0,36 à 4,80 m3 par seconde, soit une multiplication par douze, alors que le Tarn ne reçoit qu'un seul affluent, la Jonte, qui ne contribue en rien à régulariser son débit puisque son VCN3 est lui-même extrêmement faible. Le phénomène est dû aux nombreuses sources et résurgences qui apportent au Tarn des compléments d'eau substantiels, au départ des masses d'eau souterraines stockées dans les réseaux karstiques situés sous les causses avoisinants (causse de Sauveterre au nord — rive droite — et causse Méjean au sud — rive gauche). C'est un phénomène analogue à celui que l'on observe en Champagne crayeuse (voir l'article concernant la Vesle, affluent de l'Aisne).

Article détaillé : Aquifère.

Activités touristiques

Les activités touristiques sont variées dans les gorges du Tarn et de ses deux affluents, la Jonte et la Dourbie[4].

Navigation fluviale

Le Tarn fut navigable de Saint-Juéry à son confluent avec la Garonne à Moissac

Bibliographie

Voir aussi

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Notes et références

  1. SANDRE, « Fiche rivière le tarn (O---0100) ». Consulté le 19 septembre 2008
  2. Chiffre cité dans le Quid RTL 2003
  3. Banque Hydro - Station O5901010 - Le Tarn à Moissac (Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service")
  4. Office de Tourisme des Gorges du Tarn, « Le Tarn ». Consulté le 19 septembre 2008


Affluents de la Garonne
Rive gauche : Pique - Ourse - Neste - Noue - Louge - Touch - l'Aussonnelle - Save - Gimone - Sère - Arrats - Auroue - Gers - Auvignon - Baïse - Ourbise - Avance - Beuve - Ciron - Gat mort - Saucats - Eau Blanche - Eau Bourde - Devèze - Jalle de Blanquefort
Rive droite : Ger - Salat - Volp - Arize - Ariège - Maltemps - Hers-Mort - Tarn - Barguelonne - Séoune - Masse de Prayssas - Lot - Tolzac - Gupie - Dropt - Dordogne - Livenne
Voir aussi : Estuaire de la Gironde Liste des affluents et sous-affluents de la Garonne
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