Guerre D'indépendance Grecque


Guerre D'indépendance Grecque

Guerre d'indépendance grecque

Guerre d'indépendance grecque
Epanastasi.jpg
Le Serment à Aghia Lavra, peinture de Theodoros P. Vryzakis, 1865.
Informations générales
Date 1821 - 1830
Lieu Grèce, Balkans, mer Égée
Changements territoriaux Indépendance de la Grèce
Issue Victoire grecque
Belligérants
Flag of Greece (1828-1978).svg Révolutionnaires grecs
Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni
Flag of the Kingdom of France (1814-1830).svg Royaume de France
Flag of Russia.svg Empire russe
Empire Ottoman Empire Ottoman
Commandants
Alexandre Ypsilántis
Theódoros Kolokotrónis
Yeóryios Karaïskákis
Andreas Miaoulis
Mahmud II
Omar Vrioni
Mahmud Dramali Pasha
Reşid Mehmed Pasha
Ibrahim Pacha
Guerre d'indépendance grecque
Histoire de la Grèce
Acropolis-panorama-night.jpg
Grèce préhellénique
Préhistoire de la Grèce
-3200 Civilisation cycladique
-2700 Civilisation minoenne
 -1550 Civilisation mycénienne
Grèce antique
 -1200 Siècles obscurs
 -800 Époque archaïque
 -510 Époque classique
 -323 Époque hellénistique
 -146 Grèce romaine
Grèce médiévale (C)
 330 Empire byzantin
 1202 Quatrième croisade
 1453 Grèce ottomane
Grèce contemporaine
  1799 République des Sept-Îles
  1822 Guerre d'indépendance
 1832 Royaume de Grèce
 1936 Régime du 4 août
 1941 Occupation
 1946 Guerre civile
 1967 Dictature des colonels
 1974 République hellénique

La Guerre d'indépendance grecque (1821-1830), ou Révolution grecque, est le conflit grâce auquel les Grecs, finalement soutenus par les grandes puissances (France, Royaume-Uni, Russie), réussirent à obtenir leur indépendance de l'Empire ottoman.

En 1821, les Grecs, Chrétiens orthodoxes se révoltèrent face à la domination de l'Empire ottoman. Cette révolte réussit, et l'indépendance de fait fut proclamée lors de l'Assemblée nationale d'Épidaure en 1822. L'opinion publique européenne était assez favorable au mouvement, à l'image de Chateaubriand, Jean-Gabriel Eynard, Lord Byron ou le Colonel Fabvier quelques uns des nombreux philhellènes. La Russie était, quant à elle, intéressée au sort des Orthodoxes grecs. Cependant, aucun pays, telle la France de Villèle, ne bougea, à cause du poids politique et diplomatique de la Sainte-Alliance, et particulièrement de l'Autriche de Metternich, partisan acharné de l'ordre et de l'équilibre. Des Grecs vivant hors de l’Empire ottoman, par exemple des habitants des Îles Ioniennes tels que Ioánnis Kapodístrias ou Spiridon Trikoupis, et des membres de l'élite grecque de Constantinople (les Phanariotes), vinrent rapidement en aide aux révolutionnaires.

Pendant deux ans, les Grecs multiplièrent les victoires. Cependant, ils commencèrent à se déchirer. La Sublime Porte appela à l'aide son puissant vassal égyptien Méhémet Ali. Pour les Grecs, une phase de répressions commença. Cependant, les Russes souhaitaient de plus en plus ardemment intervenir. Les Britanniques, quant à eux, désiraient limiter l'influence russe dans la région. Une expédition navale de démonstration fut suggérée en 1827 par le Traité de Londres (1827). Une flotte conjointe russe, française et britannique rencontra et détruisit, sans l'avoir vraiment cherché la flotte turquo-égyptienne lors de la bataille de Navarin. La France intervint, dans un esprit de croisade par l'expédition française en Morée (Péloponnèse) en 1828. La Russie déclara la guerre aux Turcs la même année. Sa victoire fut entérinée par le traité d'Andrinople, en 1829, qui augmentait son influence régionale.

Ces interventions européennes précipitèrent la création de l'État grec. La Conférence de Londres (1830), où se réunirent des représentants britanniques, français et russes, permit en effet l'affirmation de l'indépendance grecque que la Prusse et l'Autriche autorisèrent. La France, la Russie et le Royaume-Uni gardèrent ensuite une notable influence sur le jeune royaume.

Sommaire

L'occupation ottomane

Article détaillé : Grèce ottomane.

À la fin du XIVe siècle, les Turcs exercent déjà sur la Grèce une influence due à de nombreux raids contre ses habitants. Mais ce n'est qu'en 1460, après la conquète de la Morée par les troupes de Mehmed II, que la Grèce tombe définitivement sous le joug turc. Commencent alors quatre siècles durant lesquels la Grèce fait partie de l'Empire ottoman. La domination latine ayant laissé un mauvais souvenir aux Grecs, l'arrivée des Turcs est d'abord relativement bien acceptée. En effet, le peuple grec bénéficie d'une grande tolérance religieuse de la part des Ottomans ainsi que d'une certaine autonomie politique et administrative. Les Turcs, eux, se contentent principalement de relever des impôts divers (et modérés) et d'occuper militairement la Grèce. Cependant, à partir de la deuxième moitié du XVIIIème siècle, cet équilibre limité commence à se dégrader pour déboucher en 1821 sur la guerre d'indépendance grecque.

Un contexte favorable

Réveil de l'esprit national

À partir du XVIIIe siècle, le système mis en place par les Turcs s'essouffle; l'administration est inefficace, le pouvoir du sultan faiblit au profit de petits gouverneurs provinciaux et l'armée, qui a pourtant conduit les Turcs à édifier un empire, est devenue obsolète. De plus, alors que les finances ottomanes sont au plus bas, l'activité commerciale des Grecs avec l'Europe est en plein essor grâce à de nouvelles possibilités maritimes et à des circonstances favorables. Ce renouveau commercial aidant, de plus en plus de communautés grecques se forment en Europe et au bord de la mer Noire. Ces groupes d'émigrés ont tous une organisation plus ou moins similaire: une fois l'autorisation obtenue, ils construisent une école, une église, constituent un système d'entraide et font paraître un journal. La publication d'un journal reflète bien l'infiltration des idées européennes chez les Grecs. C'est par cette diaspora, par la dissémination des étudiants grecs et par les échanges commerciaux avec l'Europe, laquelle est plongée dans le siècle des Lumières, que se diffusent les grands courants de pensées européens en Grèce. Parmi ces idées, deux sont dangereuses pour le sultan. La première est la liberté des peuples contre l'absolutisme (le sultan turc jouant le rôle du despote) et la seconde est l'enthousiasme général par rapport à la redécouverte de l'Antiquité gréco-romaine. Par cet enthousiasme, les Grecs se sentent revalorisés et le sentiment national n'en est que ranimé. En outre, les marchands bourgeois grecs en contact avec l'Occident sont influencés par les idéaux de la Révolution française et par la réussite des mouvements indépendantistes dans des colonies d'Amérique.

La première grande révolte grecque a lieu en 1769, c'est la Révolution d'Orloff. La région du Péloponnèse se dresse contre l'oppresseur Turc, poussée par Catherine II. En effet, la Russie manifeste alors un grand intérêt pour la mer Noire et Egée, et cherche donc plus à étendre son influence dans les Balkans qu'à protéger ses frères de religion. L'aide promise par les Russes aux Grecs se révèle n'être que quelques maigres caisses d'armes. Les Grecs, déçus mais désormais forcé de se battre, sont écrasés par les troupes albanaises musulmanes envoyées par Istanbul. La défaite ne fait que renforcer le ressentiment grec à l'égard des Ottomans.

Influence de la Russie

La bataille de Chesmé lors de la Révolution d'Orloff.

Catherine II de Russie avait fait le même rêve grec que Pierre le Grand. Elle ne désirait pas seulement étendre l'influence russe plus au sud, à la recherche d'une mer libre (qui ne gèlerait pas l'hiver comme les autres mers russes). Elle souhaitait remplacer l'Empire ottoman par un « Empire des Balkans », protégé par la Russie, voire gouverné par un Russe. Un de ses petits-fils avait été prénommé Constantin, en hommage au dernier Empereur byzantin Constantin XI Paléologue dont il aurait pu prendre la suite. Catherine, afin d'atteindre ce but, déploya toute une rhétorique dans les Balkans et en Grèce, affirmant par exemple les « droits historiques » de l'hellénisme à diriger la région. Ses envoyés prirent aussi de nombreux contacts avec les notables, les ecclésiastiques et les chefs des klephtes en Grèce[1].

L'intervention russe fut aussi plus directe. La Guerre russo-turque de 1768-1774 s’était terminé par une victoire russe, malgré un débarquement manqué dans le Péloponnèse (campagne d'Orloff). Le Traité de Kutchuk-Kaïnardji de 1774 avait fait du Tsar de Russie le Protecteur des Orthodoxes (et donc des Grecs) dans l'Empire ottoman. De plus, les Grecs avaient obtenu le droit de faire librement du commerce sous pavillon russe. Le traité avait été complété en 1782 : les Grecs avaient le droit de s'installer en Crimée.

Développement économique

Le Traité de Küchük-Kaïnardji fit que sous pavillon russe, la flotte grecque devint en trente ans la première flotte commerciale de Méditerranée, d'Odessa à Barcelone. Les îles d'armateurs, Hydra en tête, firent fortune. Il y avait des Grecs de la Diaspora dans tous les grands ports de la Méditerranée : Trieste, Marseille, Livourne... Ceux-ci prirent conscience des devoirs qu’ils avaient vis à vis de leur patrie et s’engagèrent dans la cause de l’Indépendance, principalement en offrant un financement, comme le firent par exemple les frères Zossimas de Livourne.

Réveil culturel

Rigas et Coraïs

Parallèlement à ce développement économique, il y eut un réveil culturel. Ainsi, Rigas Féréos Velestinlis (1757-1798), le poète d'origine paysanne multiplia les ouvrages littéraires et politiques. Il rédigea même un projet constitutionnel pour la Grèce et une confédération balkanique. Franc-maçon, il eut l’idée de créer une société secrète pour œuvrer pour l'indépendance grecque.

La Filikí Etería

Cette idée fut ensuite reprise par la Filikí Etería. En Grèce, les échos de la Révolution française soulevèrent l’enthousiasme des intellectuels et éveillèrent le désir d’indépendance. Le poète Rigas comptait sur l’intervention de Bonaparte après ses victoires en Italie. Il tenta même de le contacter à Venise en 1797, juste avant d’être arrêté et exécuté. Sa société secrète ne reprit son activité qu’après le Congrès de Vienne, sous le nom d’Hétairie des amis. Cette Société amicale ou Société Amicale ou Société des Compagnons ou aussi Hétairie fut créée en 1814 à Odessa par trois membres de la classe marchande grecque de la ville : Nicolas Scoufas (1779-1819), Athanase Tsacalof (1788-1851) d'Épire et Emmanuel Xanthos (1772-1852) de Patmos. Cette Société n'avait pas au départ de programme précis. Elle connut des débuts laborieux, puis un fort développement après 1818. Elle recruta dans toute la Grèce et dans toute la Diaspora. 60 % des membres étaient des marchands ou des banquiers. Très peu de personnes étaient cependant issues des milieux modestes.

Les Phanariotes

De plus, depuis le XVIIe siècle, plusieurs postes importants dans la haute administration de l’Empire ottoman étaient occupés par des Grecs. La plupart d’entre eux habitaient dans le quartier du Phanar à Constantinople et étaient appelés les Phanariotes. Au XVIIIe, des Phanariotes furent nommés à la tête des principautés (vassales de l'Empire ottoman) de Moldavie et Valachie, avec respectivement pour capitale Jassy et Bucarest. Là, jouissant de l'autonomie de ces principautés vis à vis de la Sublime Porte, leurs cours « princières » devinrent des centres d’intense activité intellectuelle, très influencée par la France de l'Encyclopédie. Aristocrates de haut rang, ils restaient cependant plus réformistes que révolutionnaires[2].

Le soulèvement d'Ali Pacha

Voir : Ali Pacha de Janina.

La guerre dans les principautés de Moldavie et Valachie

Objectifs

L’Hétairie se tourna vers le « grand frère » orthodoxe : la Russie. Ioánnis Kapodístrias faisait alors partie des conseillers du Tsar, tout comme Alexandre Ypsilántis était un de ses généraux. En 1820, après avoir contacté Kapodistrias et devant son refus, l’Hétairie choisit comme chef militaire le général grec de l'armée russe Ypsilántis. Il fut chargé de mettre en œuvre le projet d’insurrection généralisée prévue pour la fin 1820. Ce projet était simple. Il prévoyait deux foyers de soulèvement : les principautés de Moldavie et Valachie d’abord, sous la direction du prince Ypsilántis et de Tudor Vladimirescu avec pour objectifs Jassy et Bucarest, puis une descente vers la Macédoine. Là, les troupes feraient leur jonction avec le second foyer d’insurrection : la Morée dont les insurgés seraient remontés vers le Nord.

L’idée était de pousser toutes les provinces chrétiennes sous domination ottomane dans les Balkans à se soulever. On se soulèverait contre les Turcs à Bucarest, en Macédoine, en Thrace, en Grèce, dans les îles et même à Constantinople. On s'emparerait du Sultan pour lui faire accepter l’indépendance de toutes ses provinces européennes. En même temps, une victoire rapide mettrait la Sainte-Alliance face au fait accompli. Elle ne pourrait qu’accepter cette indépendance des provinces européennes de l'Empire ottoman. Les provinces roumaines étaient aussi depuis Pierre le Grand un des principaux objectifs militaires et diplomatiques de Saint-Pétersbourg. Une conquête de la région par un de ses généraux, même au nom de la Grèce insurgée n’était pas mal vue par le Tsar Alexandre Ier. L’insurrection permettrait une intervention armée de la Russie. La Russie aurait alors atteint son but.

Le Traité de Küchük-Kaïnardji l'autorisait à intervenir dans les provinces roumaines pour protéger les Orthodoxes. Ainsi, elle s'implanterait définitivement dans la région des Balkans. Les provinces européennes de l'Empire ottoman deviendraient certes indépendantes, mais se tourneraient vers Saint-Pétersbourg dont dépendrait leur survie.

Alexandre Ypsilántis passe le Prout.

Échec

Le 22 février (julien)/6 mars (grégorien) 1821, Alexandre Ypsilántis franchit le Prut, entrant en Moldavie, où les Pandoures locaux s'étaient déjà soulevés. C'est ainsi que les insurgés entrèrent sans encombre dans Jassy, acclamés par la population. Le 8 mars 1821, Ypsilántis rendit publique une proclamation qui est considérée comme la déclaration de Guerre d’Indépendance grecque. Mais des erreurs de stratégie et des dissensions isolèrent Ypsilántis[3], qui fut battu par l’Empire ottoman en Moldavie et Valachie après neuf mois d'âpres combats. Pourchassées, les différentes parties de son armée furent massacrées les unes après les autres par les Turcs : ainsi les héroïques deux cents étudiants du « bataillon sacré » en juin 1821 à Drăgăşani. Ypsilántis, à qui le Tzar avait interdit de revenir en Russie, passa la frontière valaque et se réfugia en Autriche, mais il y fut immédiatement emprisonné. Il resta enfermé quasiment jusqu’à sa mort. La répression ottomane s'abattit sur les révolutionnaires de Moldavie et Valachie, et en Grèce, les insurgés se retrouvèrent seuls face à l’Empire Ottoman.

L’Insurrection en Grèce

Le soulèvement

Le moment était favorable. Ali Pacha venait de se révolter contre le Sultan qui avait dû mobiliser beaucoup de ses forces autour de Ioannina. Il y avait donc potentiellement moins de soldats turcs disponibles pour réprimer le soulèvement grec. Le Sultan avait envoyé Khursit Pacha et ses troupes contre Ali Pacha. Khursit Pacha gouvernait alors le Péloponnèse. Theódoros Kolokotrónis avait aussi sillonné le Péloponnèse au début de 1821 afin de faire avancer la cause de l’Indépendance. Kolokotronis était parti de Zante qui avec Corfou était un des foyers de l'insurrection. Dans ces îles occupées par le Royaume-Uni, il avait servi dans l’armée britannique et y avait appris les tactiques qui allait lui servir pendant la Guerre d’Indépendance.

Le Serment à Aghia Lavra.
Ce tableau de Theodoros P. Vryzakis commémore le soulèvement du 25 mars 1821.

Le 25 mars 1821, l’archevêque de Patras, Germanos, proclama la guerre de libération nationale. Cette date est celle qui sera retenue et par l’histoire et par la mémoire. Elle reste symbolique, car elle correspond à l'Annonciation (Evangelismos). Il est plus probable que le soulèvement commença entre le 15 et le 20 mars, sur toute la côte Nord du Péloponnèse (Patras, Vostitsa, Kalavryta) et dans le Magne.

Il y eut immédiatement des massacres de Turcs en Morée (comme lors du siège de Tripolizza), suivis de massacres de Grecs à Constantinople. Le Patriarche de Constantinople, Grégoire V, fut ainsi arbitrairement condamné et pendu le 10 avril 1821. On le laissa pendu trois jours, avant qu'il ne soit livré à la foule de la ville.

On avait d’abord assisté à une victoire grecque (1821-1822) en partie parce que les Turcs avaient été surpris et étaient occupés par Ali Pacha. Les klephtes et les armatoles sur terre et les troupes en mer réussirent à libérer le Péloponnèse, la Grèce centrale et la majeure partie des îles. La flotte turque ne pouvait plus quitter son abri de Propontide, tandis que l’Empire ottoman avait toujours une force considérable mobilisée ou immobilisée dans les Balkans.

Le 12 janvier 1822, à Épidaure, l’assemblée des députés grecs proclama l’indépendance de la Grèce, vota une constitution et choisit comme président Aléxandros Mavrokordátos. Le vent ne devait cependant pas tarder à tourner pour l’insurrection nationale grecque. En avril se produisirent le massacre de Chios et peu après, Ali Pacha étant mort, les Turcs réoccupèrent l’Épire et lancèrent une contre-attaque vers le Péloponnèse, sous les ordres de Dramali Pacha; après des succès initiaux (reprise de l'Acrocorinthe, levée du siège de Nauplie) cette armée fut détruite à la bataille des Dervénakia en juillet 1822.

Les Grecs reçurent l’aide de nombreux volontaires étrangers (les Philhellènes), notamment des libéraux britanniques comme Lord Byron et français tel le colonel Fabvier, et remportèrent des succès sur les troupes du sultan. Byron débarqua avec des armes fournies par les comités philhellènes[4] européens le 4 janvier 1824 à Missolonghi. Sa mort, en avril, fut un important tournant signal de prise de conscience de la situation à travers toute l’Europe.

La diplomatie de Metternich

Metternich.

Pour conserver intacte l'œuvre du Congrès de Vienne, se protéger de révolutions intérieures et conserver l’équilibre géopolitique en place en Europe, les puissances victorieuses de la France, s'étaient organisées au sein de la Sainte-Alliance. Celle-ci, grâce à la politique dite des Congrès, veillait de façon très pointilleuse aux évolutions de politique intérieure des pays européens. Le Chancelier autrichien, le Prince de Metternich en fut le principal artisan. Il avait fait adopter au Congrès de Troppau fin 1820 le droit d’intervention des puissances légitimes dans un pays menacé par tout mouvement révolutionnaire (libéral ou national). Ces mouvements pouvaient rompre la stabilité politique de l’Europe. Il en allait ainsi de la création d’une Grèce indépendante qui affaiblirait l’Empire Ottoman, empire qui pourrait éventuellement imploser et se morceler. L’équilibre européen serait alors en danger, et l’Europe risquerait à nouveau de connaître un conflit de l’ampleur des guerres napoléoniennes.

En 1822, Alexandre Ier était de plus en plus enclin à suivre la voie que lui suggérait Kapodistrias et à aider la Grèce insurgée. Il se plaignit de ne pas trouver à Vienne et dans la Sainte-Alliance tout le soutien qu'il aurait pu escompter, alors qu'il avait, lui, apporté son aide lors des affaires d'Italie quelques mois plus tôt. Il envoya le général Tatistchev plaider sa cause. Il désirait que fut reconnue définitivement sa qualité de Protecteur des orthodoxes dans l'Empire ottoman. Il souhaitait aussi l'assurance d’un soutien, au moins moral, en cas d'action militaire de sa part contre les Turcs. Mais, le général Tatistchev était un ennemi politique personnel de Kapodistrias. Il ne supportait pas l'influence qu'un Grec pouvait avoir sur son Tsar russe. Alexandre ne put obtenir de Metternich que l'assurance que, si le Sultan rejetait les demandes légitimes de Saint-Pétersbourg, alors l'Empereur François romprait toute relation diplomatique avec la Sublime Porte, de la façon la plus solennelle et la plus éclatante possible, à condition que tous les autres alliés en fissent de même. Les Russes n'avaient donc pas le soutien inconditionnel de l’Empire d’Autriche et n'osaient pas s'engager trop avant.

Alexandre Ier accepta que le problème grec fût discuté lors d'une conférence ministérielle à Vienne. Les décisions prises par cette conférence seraient ensuite proposées, pour accord, lors du congrès suivant de la Sainte-Alliance. Accepter une conférence à Vienne revenait à accepter un règlement autrichien de la crise. Le Tsar désigna Tatistchev comme représentant à la conférence. Les mémoires et notes qu'il envoyait au Tsar auraient été rédigés par Metternich lui-même.[5] Fin juin 1822, le triomphe de l’Autriche était total. Alexandre Ier suggéra à Kapodistrias de prendre un congé indéfini. Ce dernier partit pour la Grèce.

En octobre, au Congrès de Vérone, la Question d'Orient semblait réglée. Alexandre Ier se contenta de ce soutien moral dans ses récriminations contre la Sublime Porte.[6] Il ne souleva aucune objection lorsqu’on refusa de recevoir la délégation que les insurgés grecs avaient envoyée pour plaider leur cause. Les affaires d'Espagne étaient alors beaucoup plus urgentes à régler. Le Tsar se trouva alors mis face à une contradiction. Comment pouvait-il accepter l'intervention française contre les libéraux espagnols en révolte contre leur souverain légitime et suggérer une intervention russe en faveur des libéraux grecs contre leur souverain légitime ?

Les Français triomphèrent très vite des insurgés espagnols grâce à la bataille du Trocadéro. Alexandre Ier n'eut plus alors à s'inquiéter de la révolution espagnole et reporta son attention sur la Grèce. Le Tsar accepta lors d'une rencontre à en octobre 1823 tout ce que Metternich proposait depuis plus d'un an : séparer les conflits. Il y eut alors d'un côté le conflit russo-turc à propos des provinces roumaines. Alexandre convint que ce différend pouvait être réglé par la médiation conjointe de l'Autriche et du Royaume-Uni. De l'autre côté, il y avait le problème grec et principalement la façon dont la Sublime Porte soumettait une région qui lui appartenait. Alexandre accepta le principe de conférences "grecques" à Saint-Pétersbourg. Là, les représentants diplomatiques prussien, britannique, français et autrichien n'avaient pas de pouvoir de décision et étaient obligés à chaque étape d'en référer à leur gouvernement respectif, ce qui, étant donné les distances, promettait d'infinis délais. Ainsi, l'insurrection grecque aurait largement eu le temps d'être étouffé par les Turcs, sans nécessité d’une médiation extérieure.[7]

Les conférences traînèrent en longueur, comme prévu. À l'automne de 1824, Alexandre Ier proposa la création de trois principautés chrétiennes plus ou moins autonomes en Grèce, un peu sur le modèle de la Moldavie et de la Valachie. Le projet n'aboutit pas. On se sépara pour reprendre au début de 1825.[8]

Les guerres civiles

Les insurgés grecs semblèrent alors faciliter la tâche à la Sainte-Alliance. Ils avaient gagné lors des deux premières années du conflit. Mais, très vite, ils cessèrent de se battre contre les Turcs, pour se battre entre eux principalement pour se partager le pouvoir. Il y avait en effet une forte opposition entre deux catégories de dirigeants potentiels, avec deux types de légitimité tout aussi valables. D’un côté, se trouvaient les notables marchands issus de l’administration ottomane du continent et de la bourgeoisie maritime des îles. De l’autre, il y avait les chefs de guerre issus de la classe "para-sociale" des klephtes, armatoles et brigands, souvent en fait réellement issus de la paysannerie comme Kolokotronis et espérant donner un rôle politique plus important aux paysans. On assista alors à deux guerres civiles en 1823-1825. La première avait été provoquée par les notables qui voulaient reprendre le contrôle de la révolution et la remettre dans la voie qu'il défendaient en écartant les chefs de guerre du pouvoir. La seconde opposa le continent aux îles. D'un côté, on trouvait les notables du Péloponnèse aidés de Kolokotronis et de l'autre, les commerçants des îles (Hydra principalement avec Georgios Koundouriotis et Mavrokordátos) soutenus par les libéraux, la majorité de la classe populaire et les soldats de la Grèce centrale.

Les divisions entre Grecs

L'Assemblée nationale d'Épidaure, avait réuni en décembre 1821 et janvier 1822, des représentants des diverses régions insurgées. Ils étaient alors divisés en deux partis : celui des «politiques» ou des «notables» et celui des «capitaines» ou des «militaires». Les politiques, dirigés par Aléxandros Mavrokordátos, étaient plutôt libéraux et défendaient le concept de souveraineté nationale, à l'occidentale. Le parti des capitaines était dirigé par Kolokotrónis, en lien étroit avec Dimítrios Ypsilántis et penchait pour la mise en place d'un pouvoir autoritaire, voire dictatorial le temps du conflit. Mais, il était divisé en nombreux courants, correspondant aux différents chefs de guerre[9]. Le parti des politiques réussit à imposer sa conception du pouvoir. Il l'avait emporté sur le parti des militaires. Ces derniers ne voulaient pas reconnaître leur défaite tandis que les politiques désiraient se débarrasser définitivement d'eux[10]. Les effets s'en firent sentir lors de l'Assemblée nationale d'Astros.

Andréas Metaxás

Elle se réunit en mars 1823, dans la petite ville d'Astros, à quelques kilomètres au sud de Nauplie. En fait, les délégués s'étaient répartis dans deux camps différents, dans deux villages à côté d'Astros. D'un côté les politiques autour d'Aléxandros Mavrokordátos et de l'autre les militaires, autour de Kolokotrónis, et entre les deux, un vaste fossé. Chaque camp était protégé par des hommes en armes : 800 chez les militaires et 2 400 chez les politiques. Le différend se précisa. Les politiques voulaient contrôler les militaires et leurs actions dans la guerre d'indépendance. Les militaires, Kolokotrónis en tête, considéraient que les politiques ne devaient se charger que du ravitaillement[11].
Parmi ses différentes décisions, l'Assemblée créa un Sénat qui exercerait le pouvoir législatif et un Exécutif qui donc exercerait le pouvoir exécutif. L'Assemblée nomma les membres du Sénat qui à son tour devait nommer les cinq personnes chargées de l'Exécutif. Le Sénat fut alors composé de «politiques». Il décida immédiatement la suppression du poste de Commandant en Chef. C'était un moyen de diminuer l'influence de Kolokotrónis. Pour apaiser l'ancien archistrátigos, le Sénat nomma des membres du parti des militaires, comme Petros Mavromichalis ou Andréas Metaxás dans le nouvel Exécutif. Ce ne fut pas suffisant[11].

À la fin de la session, en juin 1823, il fut décidé de déplacer le siège du gouvernement (Sénat et Exécutif) à Tripolis, la ville au centre du Péloponnèse, reconstruite après le siège victorieux par Kolokotrónis. C'était l'installer dans la région où il avait le plus d'influence. Et en effet, l'Exécutif décida immédiatement de convoquer une nouvelle Assemblée nationale, à Karytaina. Plutôt que d'en arriver à cette extrémité, le Sénat décida de nommer aussi Kolokotrónis membre de l'Exécutif, mais dans des termes tels qu'il ne pouvait refuser sans déclencher la guerre civile, et qu'il ne refusa donc pas[12] :
« Si vous n'acceptez pas cette offre que vous font le Peuple et le Gouvernement, et si vous n'ordonnez pas à vos hommes de cesser toute action contre le Gouvernement, alors, le Gouvernement se trouverait dans la désagréable obligation de vous déclarer, vous et vos proches, rebelles et de vous pourchasser comme traîtres et ennemis du Peuple. Si dans le conflit qui suivait, vous étiez victorieux (ce que nous ne pouvons croire), alors les Grecs de Roumélie et des îles devraient se résoudre à chercher une paix honorable avec les Turcs[13]. »

Les deux branches du gouvernement furent éloignées, en août, des régions favorables à Kolokotrónis. Elles partirent pour Salamine, avant de se séparer en octobre. L'Exécutif, dominé par les militaires du Péloponnèse s'installa à Nauplie, tandis que le Sénat, aux mains des politiques se plaça sous la protection des îles d'armateurs Hydra et Spetses en s'installant au bout de la péninsule de l'Argolide, à Kranídhi[14].

Kolokotrónis n'aurait peut-être pas accepté l'obligation qui lui avait été faite d'entrer dans le Sénat, s'il n'y avait pas vu son propre intérêt (financier). Mais, au fil des mois, les «raisons» de rester devinrent de moins en moins «évidentes». Il se rendit aussi compte que sa réputation en souffrait. Les Grecs le considéraient de moins en moins comme le héros de Tripolizza et de Dervénakia, et de plus en plus comme un politicien comme les autres. Fin octobre, il quitta l'Exécutif[15].

Les conflits

À l'automne 1823, Sénat et Exécutif ne cessèrent de s'affronter, au moindre prétexte. Un des conflits les plus durs se fit à propos du quorum du vote d'une taxe sur le sel[15]. Finalement, le 7 décembre (julien), le Sénat démit Andréas Metaxás de son poste dans l'Exécutif et nomma à sa place un politique, Ioannis Kolettis[16].
Le lendemain, 9 décembre, les partisans de Kolokotrónis réagirent. Son fils, Pános, prit la tête de 200 hommes qui, de Nauplie, marchèrent sur Argos où le Sénat était en séance. Il se dispersa avant l'arrivée des troupes pour à nouveau trouver refuge à Kranídhi, sous la protection d'Hydra et Spetses. Sa première décision fut de démettre les derniers militaires de l'Exécutif et de les remplacer par des politiques, dont Georgios Koundouriotis, armateur hydriote. Les membres démis de l'Exécutif n'acceptèrent pas cette décision. Ils furent rejoints par une douzaine de sénateurs favorables au parti des militaires. Ils partirent fonder leur propre gouvernement à Tripolis. Au début de 1824, la Grèce insurgée avait deux gouvernements, un «politique» à Kranídhi, protégé par la flotte et un «militaire» à Tripolis, protégé par les troupes de Kolokotrónis[16].

De multiples retournements de situation

La défaite de Dramali à Dervenaki par Theodoros P. Vryzakis.

La situation du Péloponnèse lors de la guerre est un des exemples les plus parlants des difficultés militaires rencontrées par les Grecs. Ce fut de cette péninsule que partit l'insurrection, avec Germanos à Patras, en mars-avril 1821 et Kanelos Deliyannis le 23 mai à Langadia. Immédiatement, les Maniotes de Petrobey Mavromichalis qui avaient toujours résisté aux Ottomans et n'avaient jamais été conquis, partirent au combat. Ils furent imités par Kolokotronis et ses hommes. La ville de Tripoli fut prise dès octobre 1821. En 1822, Kolokotronis défit le Turc Dramali Pacha au défilé de Dervenaki et prit le chemin de Corinthe, puis de Nauplie qui tomba en 1823. C'est alors qu'eut lieu la contre-attaque turque avec Ibrahim Pacha qui reconquit tout le Péloponnèse avec son armée égyptienne. Ce n'est qu'en 1828 que la bataille de Navarin et le débarquement de l'Expédition française de Morée obligèrent les Ottomans à évacuer la péninsule.

Le Sultan demanda l’aide de son vassal égyptien Mehemet Ali. Celui-ci se chargea directement de réprimer la révolution en Crète, à Cassos et Psara. Ibrahim, le fils de Mehemet Ali débarqua dans le Péloponnèse. La flotte grecque n’avait pu empêcher le débarquement car les marins qui n’avaient pas été payés depuis longtemps refusèrent de prendre la mer. Les troupes égyptiennes obtinrent en Morée des victoires avérées. Les défaites grecques se multiplièrent de 1824 à 1827, malgré la forte résistance de Kolokotronis dans le Péloponnèse, de Karaïskákis en Grèce centrale, de Miaoulis et Sachtouris sur mer. Ibrahim Pacha entreprit alors de déporter des Grecs en Égypte, ce qui lui aliéna la sympathie des Français et provoqua le renforcement de l’activité des comités philhellènes.

La volonté européenne d'intervenir plus largement prit alors de l'ampleur. La Russie poursuivait sa politique visant à affaiblir l’Empire ottoman. Elle insistait sur la solidarité orthodoxe pour s’implanter dans les régions balkaniques. Le Royaume-Uni sentait qu’il ne pouvait rester neutre s'il désirait rester présent diplomatiquement dans la région. La France qui avait longtemps obéi à Metternich car elle cherchait à faire oublier la Révolution et Napoléon, changeait maintenant de politique. Charles X, héritier de la couronne de France, considérait l'intervention en Grèce comme une obligation morale de venir secourir les chrétiens grecs.

Le nouveau tsar de Russie, Nicolas Ier, décida de prendre l’initiative ; il adressa à Mahmud II un ultimatum en mars 1826. Le Sultan céda. La Convention d'Akkerman (octobre 1826) accorda aux Russes des avantages commerciaux dans tout l’Empire, et surtout le droit de protection sur la Moldavie, la Valachie et la Serbie. Ce succès russe provoqua la réaction du Royaume-Uni qui suggéra en juillet 1827 une médiation britannique, russe et française entre Grecs et Turcs. Les Grecs n’étaient plus en position de refuser : ils ne contrôlaient plus que Nauplie et Hydra. Le Sultan, par contre, la rejeta. Les trois puissances menacèrent alors d’intervenir militairement. Elles concentrèrent leurs flottes à Navarin où un incident entraîna la destruction de la flotte turco-égyptienne (octobre 1827).
Parallèlement, un corps expéditionnaire français débarqua en Morée et obtint le départ d’Ibrahim Pacha. Des troupes russes envahirent les provinces roumaines et s’emparèrent d’Erzurum, à l’Est de la Turquie, et d’Andrinople à l’Ouest (août 1829). Pour éviter une prise de Constantinople par les troupes russes, le Royaume-Uni obtint un règlement diplomatique. Le Sultan avait déjà cédé et signé le traité d’Andrinople (14 septembre 1829) avec la Russie. Ce traité fut complété en février 1830 par la conférence de Londres : l’indépendance de la Grèce était proclamée et garantie par les grandes puissances. Le nouvel État comprenait le Péloponnèse, le Sud de la Roumélie (la frontière allait d’Arta à Volos) et des îles.

En mai 1827, l’Assemblée nationale de Trézène avait rédigé une troisième constitution et élu Ioánnis Kapodístrias président. Il gouverna de janvier 1828 jusqu’à son assassinat à Nauplie, le 9 octobre 1831. Les trois puissances avaient proposé en 1830 le trône de Grèce à Léopold de Saxe-Cobourg. Mais celui-ci, proche de Kapodistrias qui lui avait décrit les difficultés à gouverner le jeune État, refusa ; d'autant plus que les Grecs refusèrent les aménagements constitutionnels qu'il demandait. Léopold devint d'ailleurs en 1831 le premier roi de Belgique. On choisit alors le jeune Othon de Wittelsbach, le second fils, alors âgé de 17 ans, du Roi de Bavière, Louis Ier. Ce choix fut entériné le 8 août 1832 à Nauplie.

Chronologie

Jeu de carte, publié en 1829 en Hongrie par des immigrants grecs, peu avant la fin de la Guerre d'indépendance. Musée d'Histoire et d'Ethnologie d'Athènes. Ici sont visibles des personnages historiques et des allégories :


  • 1786 : Révolte des Souliotes d’Épire et d’Albanie méridionale, à nouveau poussés par les Russes.
  • 25 mars 1821 : L’archevêque de Patras, Germanos donne le signal de la guerre de libération.
  • 1823 : début des guerres civiles entre Grecs
  • Juin 1825 : Bataille des Moulins de Nauplie, Ibrahim ne peut mettre le siège devant la capitale Nauplie.
  • 5 juin 1827 : après la défaite grecque d'Analatos, Athènes, commandée par le colonel français Fabvier, est reconquise par les Turcs.
  • 6 juillet 1827 : L’Angleterre, la France et la Russie font une offre de médiation que le sultan repousse.

Notes et références

  1. Svoronos, p. 34.
  2. Clogg, pages 21-23.
  3. Clogg, p. 33.
  4. "...Philhellenism was a movement inspired from a love of classical Greece but was distinct from the equally popular antiquarian interest in the cultural products of classical antiquity. Philehellenism encompassed mobilization around the cause of the fate of modern Greeks, seen as the descendants of their putative classical progenitors, and included in its ranks Lord Byron and François Pouqueville." Umut Özkinimli & Spyros Sofos Tormented by History: Nationalism in Greece and Turkey Columbia University Press (April 25, 2008)
  5. Guillaume de Bertier de Sauvigny, Metternich, p. 361.
  6. Guillaume de Bertier de Sauvigny, Metternich, p. 371.
  7. Guillaume de Bertier de Sauvigny, Metternich, p. 380
  8. Guillaume de Bertier de Sauvigny, Metternich, p. 387.
  9. Brunet de Presle et Blanchet, p. 496.
  10. N. Svoronos, op. cit., p. 42-43.
  11. a  et b D. Brewer, op. cit., p. 182-184.
  12. D. Brewer, op. cit., p. 185.
  13. Cité par D. Brewer, op. cit., p. 185.
  14. D. Brewer, op. cit., p. 191.
  15. a  et b D. Brewer, op. cit., p. 192.
  16. a  et b D. Brewer, op. cit., p. 193.

Bibliographie

  • (en) An Index of events in the military history of the greek nation., Hellenic Army General Staff, Army History Directorate, Athènes, 1998. (ISBN 960-7897-27-7)
  • (en) David Brewer, The Greek War of Independence. The Struggle for Freedom from Ottoman Oppression and the Birth of the Modern Greek Nation., The Overlook Press, New York, 2001. (ISBN 1585673951)
  • Brunet de Presle et Alexandre Blanchet, Grèce depuis la conquête romaine jusqu’à nos jours., Firmin Didot, 1860.
  • (en) Richard Clogg, A Concise History of Greece., Cambridge U.P., 1992. (ISBN 0-521-37830-3)
  • Georges Contogeorgis, Histoire de la Grèce, Coll. Nations d’Europe, Hatier, 1992. (ISBN 2-218-03-841-2)
  • (fr) Joëlle Dalègre, Grecs et Ottomans, UE: L'Harmattan, 2002.
  • Camille Leynadier, Histoire des Peuples et des Révolutions de l'Europe depuis 1789 jusqu'à nos jours., tome sixième Grèce, Paris, Librairie historique, 1847.
  • Constantin Tsoucalas, La Grèce de l'indépendance aux colonels., Maspero, Paris, 1970. (ISBN 0140522778) (pour la version originale en anglais)
  • Apostolos Vacalopoulos, Histoire de la Grèce moderne., Horvath, 1975. (ISBN 2-7171-0057-1)
  • (en) C. M. Woodhouse, Modern Greece. A Short History., Faber et Faber, Londres, 1999. (ISBN 0571197949)

Voir aussi

  • Voyage en Morée, à Constantinople, en Albanie, et dans plusieurs autres parties de l'Empire Ottoman (Paris, 1805, 3 vol. in-8°), traduit en anglais et en allemand ; reproduit en ligne sur Gallica
  • Travels in Epirus, Albania, Macedonia, and Thessaly (London: Printed for Sir Richard Phillips and Co, 1820), une édition condensée anglaise disponible en ligne
  • Voyage de la Grèce (Paris, 1820-1822, 5 vol. in-8° ; 2e édit. : 1826-1827, 6 vol. in-8°), son ouvrage capital. En ligne: Google Books[1].
  • Histoire de la régénération de la Grèce (Paris, 1824, 4 vol. in-8°), traduit en de nombreuses langues. Version originale française sur Google books[2]

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