Histoire De La Grèce


Histoire De La Grèce

Histoire de la Grèce

Histoire de la Grèce
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Grèce préhellénique
Préhistoire de la Grèce
-3200 Civilisation cycladique
-2700 Civilisation minoenne
 -1550 Civilisation mycénienne
Grèce antique
 -1200 Siècles obscurs
 -800 Époque archaïque
 -510 Époque classique
 -323 Époque hellénistique
 -146 Grèce romaine
Grèce médiévale (C)
 330 Empire byzantin
 1202 Quatrième croisade
 1453 Grèce ottomane
Grèce contemporaine
  1799 République des Sept-Îles
  1822 Guerre d'indépendance
 1832 Royaume de Grèce
 1936 Régime du 4 août
 1941 Occupation
 1946 Guerre civile
 1967 Dictature des colonels
 1974 République hellénique

Sommaire

Préhistoire

Quelques sites paléolithiques sont aujourd'hui connus en Grèce. Les traces de présence humaine les plus anciennes remontent à 700 000 BP dans la péninsule chalcidique, où un crâne de pré-néandertalien a été découvert à Petralona (Πετράλωνα) [1]. Par ailleurs, des traces plus récentes, datant de 40 000 av. J.-C. ont été retrouvées. Trois grottes de la vallée du Louros furent occupées durant le Paléolithique. Un crâne d'homme de Néandertal fut découvert dans les environs de Thessalonique[2].

Dès le VIIe millénaire av. J.-C., des sites, annonçant une « révolution néolithique » déjà bien engagée en Orient, révèlent l'apparition de bergers et d'agriculteurs cultivant notamment la vigne et l'olivier.

Le souvenir fondateur de migrations successives

La tradition grecque a gardé le souvenir fondateur de migrations successives. Les grecs ont pu ainsi se reconnaître, par exemple, parmi les Achéens évoqués par Homère.

Aussi, avec l'arrivée depuis les régions septentrionales de guerriers indo-européens, aux IIIe et IIe millénaire av. J.-C., se développe une société plus complexe, plus hiérarchisée. L'usage du métal se répand, et l'on découvre également de nouvelles techniques de navigation et d'agriculture. Les indo-européens importent enfin leur langue et l'habitude de fortifier les villages.

Civilisation mycénienne

Article détaillé : Civilisation mycénienne.

Au XVIe siècle av. J.-C. se développe la civilisation mycénienne, caractérisée par des fortifications de grande taille entourant des cités situées en hauteur telles Mycènes ou Tirynthe et dont il reste encore aujourd'hui de nombreux vestiges. Selon la tradition (cf. guerre de Troie), ces guerriers seraient responsables de la destruction de Troie. Cette puissance maritime, que l'on retrouve de la Sicile à la Colchide, fonde des colonies, les achaies. Vers 1200 av. J.-C., la splendeur mycénienne prend fin. S'ouvre alors une période que l'historiographie a longtemps appelé les « siècles obscurs », dont il reste assez peu de traces, hormis quelques passages des récits d'Homère ou d'Hésiode.

À partir du IXe siècle av. J.-C., les hommes se regroupent en cités, qui préfigurent les cités-États (voir synœcisme). En 776 sont organisés les premiers Jeux olympiques, en l'honneur de Zeus, le roi des dieux dans la mythologie grecque. Outre les épreuves sportives, dont la tradition se perpétue aujourd'hui encore, les compétitions portent alors également sur la littérature et la musique. C'est à cette époque que la civilisation grecque recommence à rayonner au-delà des rives de la mer Égée.

Article connexe : Siècles obscurs.

Grèce antique

Les origines d'Athènes et de la plupart des cités grecques n'appartiennent pas à l'histoire, mais à la préhistoire. Les Athéniens se prétendent autochtones mais en réalité la population s'était formée par mélanges et apports successifs. Les premiers habitants sont des Pélasges. Les premiers germes de civilisation arrivent de l'extérieur, notamment une influence mycénienne certaine. Il y eut sans doute invasion par les éléments doriens, où tout au moins influence, notamment artistique. La population est homogène : il n'y a ni vainqueurs, ni vaincus.

Le groupement primitif se réalise autour du gênos, ancêtre commun. Le génos est une communauté où tous les membres vivent sur un domaine qui est propriété collective et inaliénable. La plupart des villages porte le nom du génos d'origine. La position du bourg des Crécopides, dominant la plus riche des plaines de l'Attique, assez proche des voies maritimes, explique qu'Athènes soit devenue la capitale régionale. Les habitants de l'Attique devenaient tous citoyens d'Athènes.

On parle d'époque archaïque pour définir la période avant le Ve siècle. L'époque classique correspond à la majeure partie des Ve et IVe siècles av. J.-C., c'est-à-dire depuis la chute de la tyrannie à Athènes en -510 jusqu'à la mort d'Alexandre le Grand lorsque la Grèce tombe sous la domination du Royaume de Macédoine. Après les guerres macédoniennes, elle est sous le contrôle des romains. La domination romaine en Grèce s'étend conventionnellement de 146 av. J.-C. après le sac de Corinthe jusqu'à la reconstruction de Byzance par Constantin Ier et sa proclamation en tant que seconde capitale de l'Empire romain en 330 ap. J.-C..

Grèce médiévale

Empire byzantin

Article détaillé : Empire byzantin.

L'Empire byzantin ou Empire romain d'Orient était la partie de l'Empire romain qui survécut à la chute de l'Empire d'Occident et qui dura de 395 à 1453.

Domination «latine»

Domination ottomane

Article détaillé : Grèce ottomane.

Constantinople tomba aux mains des Ottomans le mardi 29 mai 1453, Athènes en 1456 et Sparte (devenue Mistra) en 1460. Barbarossa s'empara des Cyclades dans les années 1530. La Crète fut enlevé aux Vénitiens en 1669. Le système du "millet" ottoman s'appliqua à la Grèce et l'Église orthodoxe fut utilisée pour son administration. Les pouvoirs de l'Église et du clergé orthodoxe étaient presque plus importants du temps de l'Empire Ottoman que du temps de l'Empire Byzantin. En échange, la Grèce conserva une relative liberté religieuse.

La prospérité marchande, le dynamisme intellectuel et les quelques privilèges religieux maintinrent le sentiment national grec et la volonté de se libérer du joug turc.

La République des Sept-îles

La « République des Sept-Îles » est le nom donné à l'entité rassemblant sept îles de la mer Ionienne (anciennement vénitiennes), formée en 1799, sous la protection de la Russie et de l' Empire ottoman, que la France s’était attribuée au traité de Campo-Formio en 1797.

Les sept îles composant la République des Sept-îles étaient :

La République des Sept-Îles est reconnue par la République française par le traité d’Amiens en 1801. Le 18 Vendémiaire An X (10 octobre 1801), Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord pour la France et le Comte de Marcoff pour la Russie concluent une convention secrète par laquelle les deux pays reconnaissent et garantissent l’indépendance et la constitution de la République des Sept-Îles-Unies, et conviennent qu’il n’y aurait plus de troupes étrangères dans ces îles. L'archipel revient à la France après le traité de Tilsit en 1807.

En 1809, les Britanniques occupent les îles, à l’exception de Corfou, vigoureusement défendue par le général Donzelot jusqu’en 1814, date à laquelle le traité de Paris place les îles Ioniennes sous le protectorat britannique. Elles prennent alors le nom de « République des îles Ioniennes ».

« La république des îles Ioniennes avec 200 000 habitants, un revenu public de 2 millions de francs, et une milice nationale de 4 à 5 000 hommes, ne pourrait maintenir son indépendance ; mais le Royaume-Uni y entretient environ 2 400 hommes de troupes, et quelques frégates y viennent souvent montrer le pavillon britannique. On assure que le gouvernement britannique dépense jusqu’à 50 000 livres sterling à l’entretien des fortifications, et à la partie de la solde des troupes qui n’est pas à la charge des insulaires. A ce prix, il tient les clefs de la mer Adriatique, et surveille l’Archipel. " (Malte-Brun, Précis de la Géographie universelle, 1837, tome IV, livre 120, t, p. 350.)

Ce n’est qu’en 1864 que le Royaume-Uni se retire de l’archipel, qui fut dès lors rattaché à la Grèce.

L'autonomie de Samos et de la Crète

L'île de Samos en Mer Égée a été une principauté autonome de 1829 à 1913 sous la dynastie fanariote des Stourdzas et de celle locale des Kopassis. En 1913 elle choisit le rattachement à la Grèce, comme la Crète (en révolte depuis 1866, reconnue autonome depuis 1898, grecque de facto depuis 1908) et la plupart des îles égéennes.

La Grèce moderne : de l'Indépendance à nos jours

La Grèce en 1843 après son indépendance

L'État grec redevient indépendant en 1830 après 8 ans de guerre d'indépendance contre l'Empire ottoman. Le Royaume-Uni, la France et la Russie lui imposent un roi d'origine bavaroise : Othon Ier, pour remplacer la courte république qui avait vu le jour et dont Ioannis Kapodistrias fut le premier chef d'État. Othon Ier mis en place une monarchie absolue, mais il fut contraint de convoquer une assemblée constituante suite au Coup d'État du 3 septembre 1843 (13 septembre 1843 pour le calendrier grégorien). Georges Ier régna ensuite comme Roi des Hellènes de 1863 à son assassinat en 1913. Ensuite, la Grèce vit se succéder Républiques et restaurations monarchiques jusqu'à l'abolition, pour l'instant définitive, de la monarchie en 1974.

La Seconde Guerre mondiale commença pour la Grèce lorsque l'Italie de Mussolini envoya un ultimatum inacceptable auquel Metaxas répondit par un "Oxi" ("Non") désormais célèbre. À l'issue du conflit, le problème constitutionnel et la guerre froide entraînèrent la Grèce dans la guerre civile dans laquelle l'EAM-ELAS, son plus puissant mouvement de libération, fut impliqué. Celle-ci dura jusqu'en 1949. La Grèce connut ensuite la dictature des colonels de 1967 à 1974. En 1981, le PASOK de Andreas Papandreou accèda au pouvoir alors que la Grèce rejoignait l'Union européenne.

En décembre 2008, de violentes émeutes éclatent principalement dans les grandes villes ; des manifestants plutôt jeunes s'en prennent aux autorités, attaquant des postes de police, mais aussi des commerces et des banques. De nombreux incendies sont visibles dans la capitale. Ce mouvement de révolte fait suite notamment à la mort d'un jeune mineur abattu par un policier.

Notes

  1. Kokkoros, P. and A. Kanelis. 1960. « Découverte d'un crâne d'homme paléolithique dans la péninsule chalcidique. » Anthropologie 362 : pp. 534-537
  2. R. Barber, Greece, p. 13.

Articles connexes

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