Alise-Sainte-Reine

47° 32′ 15″ N 4° 29′ 27″ E / 47.5375, 4.49083333333

Alise-Sainte-Reine
Statue de Vercingétorix par Aimé Millet
Statue de Vercingétorix par Aimé Millet
Administration
Pays France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Arrondissement de Montbard
Canton Canton de Venarey-les-Laumes
Code commune 21008
Code postal 21150
Maire
Mandat en cours
Laurent Maillard
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Alésia et de la Seine
Démographie
Population 681 hab. (2007)
Densité 178 hab./km²
Gentilé Alisien, Alisienne
Géographie
Coordonnées 47° 32′ 15″ Nord
       4° 29′ 27″ Est
/ 47.5375, 4.49083333333
Altitudes mini. 237 m — maxi. 407 m
Superficie 3,83 km2

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Alise-Sainte-Reine est une commune française, située au centre du département de la Côte-d'Or et la région Bourgogne.

Sommaire

Étymologie

Du fait de son identification avec Alésia , l'origine du nom d'Alise-Sainte-Reine a fait l'objet de nombreuses études. Plusieurs pistes ont été proposées à partir d'une racine *alis, trois propositions ont retenu l'attention des toponymistes ou des linguistes [1]:

Ces points sont confirmés par Jacques Lacroix [2] dans son étude sur le dieu d'Alise : Alisanos[3].

La recherche sur l'alisier reste largement inachevée malgré les nombreuses tentatives pour développer le sujet[4][5]. Le thème de l'oronyme *alis ou *ales « hauteur rocheuse » est celui qui est actuellement le plus fréquemment mis en avant pour expliquer le nom d'Alésia. Il serait issu d'une racine indo-européenne *palis *pales, le [p] initial s'étant amuï en celtique, alors qu'au contraire, il se maintient en latin dans le toponyme Palatinus (mont Palatin) par exemple. En germanique, le [p] indo-européen mute en [f] ce qui donnera *falisa en vieux bas francique, felisa en vieux haut allemand, d'où l'allemand Fels « rocher »[6],[7],[8],[9].Un certain nombre de chercheurs estiment par ailleurs que ce terme peut convenir au site d'Alise-Sainte-Reine qui comporte des falaises.

L'explication par un hydronyme a été évoquée précocement, puisque dès 1901 Camille Jullian affirmait que le nom d'Alise dérivait de la source présente au cœur même du village, et très célèbre jusqu'au début du XXe siècle[10]. Il devait récidiver en 1908 en décomposant le radical *Alis en deux thèmes AL+IS[11]. En 1956, Paul Lebel ne reprendra pas cette juxtaposition de deux thèmes hydronymiques, il proposera plutôt pour certains cours d'eau un prototype *alisa qui était selon lui postérieur à la période celtique, c'est pourquoi dans le cas d'Alésia, il optera en définitive pour l'oronyme[12].

En 1990, l'étude de l'étymologie du nom d'Alésia est reprise par Marianne Mulon[13], elle écrit que la piste oronymique comme la piste hydronymique[14] sont toutes les deux des propositions « raisonnables ». La même année Ernest Nègre dans sa toponymie générale de la France, vol, 1, explique le nom d' Alise-Sainte-Reine par un préceltique *alis + Suffixe Gaulois -ia et il indique qu'il s'agit d'un dérivé qui a dû désigner la source[15]. En 1995, l'historien François Lassus et le linguiste Gérard Taverdet annotent l'étude d'Ernest Nègre en précisant que son explication par un hydronyme est légitime du fait de la source thermale présente à Alise[16]. En 2007, Gérard Taverdet précise que cette source a fait l'objet de nombreux pèlerinages, tout en étant même exploitée par la médecine[17].

En 2010, Stéphane Gendron, autre toponymiste, pose la question sans trancher, s'agit-il d'une racine *ales désignant la montagne ou d'une racine *alis désignant la source ? Il rajoute toutefois que le village possède une source minérale et un sanctuaire gaulois avec établissement de bain ayant une fonction guérisseuse[18],[19].

Les eaux curatives du site étaient sans doutes célèbres depuis l'époque celtique, à l'époque moderne le commerce de l'eau minérale d'Alise dépassait largement les frontières de la Bourgogne et s'étendait même à l'Europe, il dura jusqu'au début du XXe siècle[20]; quant au sanctuaire, très vaste, il était dédié à Apollon Moritasgus[21],[22]. Jacques Lacroix rappelle que cette divinité guérisseuse était liée à l'eau, le premier élément de son nom Mori- désigne la mer ou l'eau comme dans are-morica (> armorique) ou dans la peuplade maritime des Morins (morini)[23].

Histoire

  • Alise rappelle fortement Alésia et cela n'est peut-être pas un hasard puisque la commune s'étend au pied du mont Auxois, oppidum gaulois attesté par des fouilles archéologiques et site fort probable, bien qu'encore contesté par certains, de l'antique place forte défendue par Vercingétorix.
  • Sainte-Reine est directement issu du nom de la martyre chrétienne sainte Reine qui fut décapitée en ce lieu en 252 apr. J.-C. et dont la commune a fait sa sainte patronne.

L'identification d'Alésia avec Alise

Elle s'appuie sur un nombre désormais considérable d'arguments matériels et historiques :

  • Alise est le plus ancien site identifié avec Alésia, l'identification étant déjà faite à l'époque carolingienne.
  • Il n'y a pas d'incompatibilités véritables entre le texte de César et le site pour peu que l'on comprenne que d'une part César s'adressait à un public romain peu soucieux de précisions topographiques sur un site qu'il ne verrait jamais et d'autre part que César écrivait un récit destiné à le valoriser en suivant un certain nombre de règles rhétoriques et de lieux communs, notamment ceux du récit historique de siège.
  • Le texte de Dion Cassius plaçant Alésia chez les Séquanes est tardif et peut être erroné, sa valeur comme source ne peut pas être placée au-dessus du texte de César ni même au-dessus du texte de Strabon qui place Alésia plus près des Arvernes. Si les remarques de Diodore de Sicile sur Alésia sont moins tardives que celle de Dion leur valeur ne doit pas être exagérée et ne peuvent guider totalement une recherche. Elles ne concernent pas au demeurant la localisation du site mais surtout son caractère religieux.
  • Si l'oppidum du Mont Auxois à Alise a d'abord révélé des constructions gallo-romaines postérieures à la bataille, ses niveaux gaulois contemporains de la guerre des Gaules sont désormais connus et identifiés sans contestation possible.
  • Une inscription gauloise en caractère latin[24],[25],[26] d'époque romaine nous assure du nom du lieu : « Alisiia », l'identification de la forme gauloise du nom avec la forme latine Alesia s'explique par la phonologie des voyelles brèves /e/ et /i/ en gaulois[27],[28].
  • Les fouilles du règne de Napoléon III ont dégagé des traces nettes de travaux de siège romains. Longtemps critiquées, leur valeur a été confirmée par les fouilles menées durant les années 1990 par une équipe internationale franco-allemande. Les fortifications temporaires romaines retrouvées ne sont pas contradictoires avec le texte de César, même si elles révèlent que ce dernier a parfois généralisé certaines de ses descriptions. Les fouilles montrent la capacité d'adaptation au terrain du dispositif.
  • Les trouvailles monétaires du XIXe siècle ont vu leur authenticité confirmée par les travaux scientifiques récents, dont ceux de Jean-Baptiste Colbert de Beaulieu et par les nouvelles trouvailles effectuées durant les années 1990. Le nombre important de monnaies romaines s'explique aisément par la présence des légionnaires de César. La très grande diversité des monnaies gauloises, avec d'importants ensembles Arverne (dont des monnaies de Vercingétorix), Éduen et Séquane ne peut que s'expliquer par la présence des troupes de la coalition.
  • La trouvaille d'une balle de fronde au nom de Labienus, lieutenant de César, dans un des camps romains lors des dernières fouilles lie sans aucune contestation possible ces travaux de fortification à la guerre des Gaules et à l'armée de César.
  • Les campagnes de photographies aériennes archéologiques menées depuis 1959 mettent en évidence la continuité des fossés correspondant aux contrevallation et circonvallation du siège d'Alésia[29].

Au regard de ces faits, la controverse sur la localisation de la bataille est considérée comme tranchée par la communauté des historiens et archéologues professionnels en France et à l'étranger (où la controverse n'a jamais eu beaucoup d'écho). Des associations et des particuliers continuent cependant à avancer des hypothèses alternatives[30].

Monuments remarquables

  • Église Saint-Léger, parties du XIIIe siècle
  • Le site d'Alésia : oppidum, vestiges d'une ville gallo-romaine[31].
  • La statue monumentale de Vercingétorix, commande de Napoléon III au sculpteur Aimé Millet et installée en 1865 sur le Mont-Auxois.
  • Temple, au lieu dit la Croix-Saint-Charles[32], restes de colonnes, le sanctuaire de forme octogonale avec ses annexes et une enceinte fossoyée et des bâtiments quadrangulaires non identifiés[33].

Le site gallo-romain

Après le siège d'Alésia, le lieu n'est pas abandonné ; les fouilles récentes ont mis au jour les ruines de bâtiments qui témoignent de la romanisation du site. Au nord-ouest se trouvait tout d'abord un théâtre caractéristique de la Gaule romaine : doté d'une cavea en forme de demi-cercle, le public s'asseyait sur des gradins en bois, qui ont disparu avec le temps. Les acteurs se produisaient sur l'orchestra. La capacité d'accueil du théâtre est estimée à 5 000 places, ce qui est peu par rapport au théâtre d'Autun (20 000 places) et le mur circulaire de la cavea devait mesurer 81 mètres. À l'est du théâtre se tenait un temple, ce qui ne surprend pas : le temple était souvent associé au théâtre dans les villes gallo-romaines, dans un complexe à vocation religieuse et cultuelle. Composé d'une cella, il s'élevait sur un podium, comme la Maison Carrée à Nîmes. De dimensions modestes, il s'ouvrait à l'est, conformément aux exigences du culte. Sa façade devait comporter quatre colonnes, dont il ne reste rien aujourd'hui. Les archéologues pensent que ce temple était dédié à Taranis ou à Jupiter. Il était entouré d'une enceinte, construite au IIe siècle de notre ère. Les objets retrouvés sur le site et conservés au musée d'Alésia témoignent de l'apparition d'un culte à Cybèle au IIIe et IVe siècles.

Cave d'une maison gallo-romaine, Alise-Sainte-Reine

À côté du temple, une basilique concentrait les fonctions politiques et judiciaires de la cité. C'est dans ce type bâtiment que se tenaient les séances de la curie et des tribunaux. Les affaires de la cité étaient aussi discutées sur la place publique, le forum. Ce dernier était bordé de boutiques et servait de lieu de rencontres, de réunion pour la ville. Au nord du forum a été retrouvé le monument dit d'Ucuetis, siège de la corporation des bronziers. Il servait aussi de sanctuaire pour honorer les divinités Bergusia et Ucuetis.

Manifestations culturelles

  • Chaque derniers samedi et dimanche d'aout, représentation du mystère de sainte Reine, tradition qui remonterait à 866.
  • Festival des Nuits Péplum D'Alésia, festival de musiques actuelles, fin juillet.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   M. Laurent Maillard    
mars 1989 mars 2008 M. Jacques Barozet    
  mars 1989 M. Jacques Beauger    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[34])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
699 755 707 717 667 674 695 681[35]
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Notes et références

  1. Albert Dauzat, Gaston Deslandes et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de rivières et de montagnes en France, Paris, Klincksieck, 1978, p. 5 et 8.
  2. Jacques Lacroix, Les noms d’origine gauloise. La Gaule des dieux, vol 3, Paris, Errance, 2007, p. 37 et 38
  3. Sur le théonyme, voir aussi : Pierre-Yves Lambert La langue gauloise : Description linguistique, commentaire d’inscriptions choisies, Paris, Errance, 2003, p. 105, p. 137 et 138
  4. François Lassus et Gérard Taverdet, Noms de lieux de Franche-Comté introduction à la toponymie, Bonneton, 1995, p.153 : Les auteurs signalent au sujet de la racine *alisa que la discussion est vive parmi les linguistes.
  5. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, Errance, 2003, p. 39
  6. Xavier Delamarre, op. cité, p. 39
  7. Gérard Taverdet. Les Noms de lieux de Bourgogne. Bonneton, 2007, p. 25
  8. Jacques Lacroix, préf. Venceslas Kruta, Les noms d’origine gauloise. La Gaule des combats,vol 1, Paris, Errance, 2003, p. 125
  9. Contribution de Marianne Mulon dans : André Berthier, André Wartelle, Alésia, Paris Nouv. Éd. Latines, 1990, p. 290
  10. Camille Jullian, notes gallo-romaines Alésia dans rev. des études anciennes, 1901 p.140, ainsi que : Le nom d'Alésia dans pro Alésia 1, 1907-1908, p. 241 et 242
  11. IS est un thème hydronymique bien connu, on le retrouve notamment dans les noms de l'Isère ou de l'Oise
  12. Paul Lebel, Principes et Méthodes d'hydronymie Francaise, Paris, 1956, 207-209 et p. 306 note 1
  13. Marianne Mulon, Op. cité, p. 289-292
  14. Thème repris aussi chez Xavier Delamarre, op. cité, p.  39 : «  Alisia et ses dérivés Alisontia , Alisincum etc., se retrouvent dans de nombreux toponymes et hydronymes de la Gaule »
  15. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol, 1, Genève, 1990 § 1016 racine *Alis, 22-27 . Voir aussi : Alisia qui a dû désigner d'abord la source. L'hydronyme Alzonne en France dans Festschrift für Johannes hubschmid zum 65. Geburtstag, 1982, p 627
  16. François Lassus et Gérard Taverdet, op. cité, p. 35
  17. Gérard Taverdet, op. cité, p. 24
  18. Stephane Gendron, « Les noms de la forteresse en Gaule », in L'archéologue, n° 108, 2010, p.  65 et 66
  19. La découverte du sanctuaire par Emile Espérandieu fut au départ motivé par la volonté de vérifier l'hypothèse de l'hydronyme : E. Espérandieu, « Note sur le temple de source du Mont Auxois », CRAI, 53-7, 1909, p. 498-506 Lire ligne
  20. Michel Reddé, Alésia. L'archéologie face à l'imaginaire, Paris, 2003, p. 73
  21. Michel Reddé, op.cité, p. 129 et 130
  22. Joël Le Gall, Alésia. Archéologie et histoire, Paris, Fayard, 1963, p. 139
  23. Jacques Lacroix, La Gaule des dieux, op. cité, p. 97
  24. CIL XIII, 2880
  25. M. Lejeune, « La dédicace de Martialis à Alise », REA, 81, 3-4, 1979, p. 251-260
  26. RIG II, 1, p. 147-155
  27. Le grammairien Consentius atteste que les Gaulois prononçaient e et i de façon analogue : P.-M. Duval, La Gaule jusqu'au milieu du Ve siècle, Paris, 1971, p. 774
  28. P.-Y. Lambert, La langue gauloise, Paris, 2003, p. 43 avec l'exemple d'Alesia
  29. Dossiers d'Archéologie, Alésia, comment un oppidum gaulois est entré dans l'histoire, n°305, (juillet-août 2005), un cas d'école pour la photographie aérienne, p.46-55
  30. voir « Siège d'Alésia » pour une bibliographie sur la bataille et un développement sur la controverse de la localisation.
  31. À partir de 2010-2011, ouverture du MuséoParc Alésia
  32. Temple à la Croix Saint-Charles
  33. Archéologia, n°482 de Novembre 2010. p. 38.
  34. http://www.recensement-2006.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=21008&codeZone=21008-COM&idTheme=3
  35. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/commune.asp?annee=2007&depcom=21008

Bibliographie

  • André Berthier, André Wartelle, Alésia, Paris Nouv. Éd. Latines, 1990
  • Albert Dauzat, Gaston Deslandes et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de rivières et de montagnes en France, Paris, Klincksieck, 1978.
  • Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, Errance, 2003
  • Camille Jullian, « Notes gallo-romaines Alésia », Revue des études anciennes, 1901, p.140.
  • Camille Jullian, « Le nom d'Alésia » dans pro Alésia 1, 1907-1908, p. 241.
  • Jacques Lacroix, préf. V. Kruta, Les noms d’origine gauloise. La Gaule des combats, vol 1, Paris, Errance, 2003
  • Jacques Lacroix, Les noms d’origine gauloise. La Gaule des dieux, vol 3, Paris, Errance, 2007.
  • Pierre-Yves Lambert La langue gauloise : Description linguistique, commentaire d’inscriptions choisies, Paris,Errance, 2003
  • François Lassus et Gérard Taverdet, Noms de lieux de Franche-Comté. Introduction à la toponymie, Bonneton, 1995
  • Paul Lebel, Principes et Méthodes d'hydronymie Française, Paris, 1956.
  • Joël Le Gall, Alésia. Archéologie et histoire, Paris, Fayard, 1963
  • Ernest Nègre, « Alisia qui a dû désigner d'abord la source . L'hydronyme Alzonne en France » dans Otto Winkelmann, Maria Braisch, Festschrift für Johannes Hubschmid zum 65. Geburtstag. Beiträge zur allgemeines, indogermanischen and romanischen Sprachwissenschaft, Bern-Munich, Francke, 1982, p. 627.
  • Ernest Nègre, La toponymie générale de la France, vol, 1, Genève, 1990
  • Michel Reddé, Alésia. L'archéologie face à l'imaginaire, Paris, 2003
  • Gérard Taverdet. Les Noms de lieux de Bourgogne, Bonneton, 2007

Liens externes

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