Demographie des Etats-Unis

Démographie des États-Unis

Répartition de la population américaine en 2000
Evolution de la population américaine (1790-2000)
Evolution démographique par état (2000-2007) en %

La démographie des États-Unis diffère des autres pays industrialisés et développés :

  • Les États-Unis sont le premier pays d'immigration du monde : en 1991, ils ont accueilli plus de 1,8 million d'immigrants et près de 8 millions de personnes se sont installées aux États-Unis entre 2001 et 2005, légalement ou illégalement, selon le Centre d'étude de l'immigration. C'est un rythme de 2,5 supérieur à celui de la grande vague d'Européens arrivés autour de 1910 sur le Nouveau Continent.
  • La natalité y est plus forte et dynamique que dans les autres pays riches. Elle était estimée à 14,7 ‰ entre 1995 et 2000 mais elle a fortement baissé depuis la période du baby-boom.
  • Les États-Unis sont au troisième rang des pays les plus peuplés, derrière la Chine et l'Inde.
  • Il existe une cinquantaine d'agglomérations de plus d'un million d'habitants.

Sommaire

Histoire démographique

Le peuplement préhistorique

Article détaillé : Amérindiens.

L'arrivée de ces peuples en Amérique remonte à 40 000 ans environ. Venant de Sibérie, ils ont traversé le détroit de Béring, alors gelé, puis ont peuplé le continent américain, qui n'avait alors aucune population.

D'autres théories parlent de peuples océaniens ayant traversé l'océan Pacifique, ou encore de peuples européens : cette dernière hypothèse est celle de l'archéologue Dennis Stanford. Un squelette entier de type caucasien, l'homme de Kennewick, datant de plus de 9 000 ans, a été découvert dans l'État de Washington en juillet 1996, sur les bords de la Columbia.

La colonisation européenne (du XVIe siècle à 1840)

Le premier peuplement anglo-saxon a lieu à Jamestown, en Virginie, en 1607. À partir de ce moment, les colons européens débarquent sur la côte est, à partir de deux régions principales : Le Sud et la Nouvelle-Angleterre. Ces colons sont en grande majorité des anglais protestants, pour la plupart puritains : les WASPs. Petit à petit, se joignent à eux les Écossais et les gallois. Au XVIIIe siècle se joignent à eux les protestants d'Ulster (Scot Irish), qui s'installent principalement dans les Appalaches, ainsi que les Allemands. L'arrivée d'Européens aux États-Unis a été interrompue par la guerre d'indépendance et les guerres napoléoniennes.

À cette colonisation volontaire se rajoute une immigration forcée, celle des esclaves en provenance de l'Ouest africain. Les premiers esclaves arrivent à Jamestown dans les années 1620, tandis que la traite est abolie au début du XIXe siècle.

La population urbaine des États-Unis avant 1790

En 1754, Philadelphie compte 25 000 habitants, New York 18 000, et Boston 15 000[réf. souhaitée].

La population des États-Unis en 1790, rurale et répartie à 98%… sur 6% des terres

Une dizaine d'années après l'indépendance ont lieu les premiers recensements par ville et par états, qui viennent d'une polémique nationale de grande ampleur sur l'esclavage et l'opportunité d'étendre la colonisation à l'ouest, alors qu'émerge une spéculation sur la culture de rente via les grandes plantations, qui commencent tout juste à faire leur apparition en Caroline du Sud.

Il est alors décidé que le seuil de 60 000 habitants doit être atteint avant de créer un nouvel État. D'où la nécessité de recensements, qui servent aussi pour élire les députés. Le Kentucky est le premier à atteindre ce seuil, en 1792, en raison d'un vaste mouvement de spéculation immobilière, qui va marquer la vie politique et sera dénoncé par Davy Crockett. C'est le premier État à l'ouest des Appalaches, suivi par le Tennessee en 1805.

Mais en 1790, sur les trois millions d'Américains, 98% vivent encore à l'est des Appalaches et au nord de la Géorgie, sur seulement 6% du territoire actuel des États-Unis. C'est une Amérique très rurale, où les cinq premières agglomérations ne représentent que 136 000 habitants, soit seulement 5,5% de la population.

La natalité est très forte et l'immigration encore modeste, même si elle s'est accélérée en trois vagues, à partir de 1648-1649, à la fin de la guerre de religion allemande et de la guerre parlementaire en Angleterre, puis en 1685 avec la révocation de l'édit de Nantes, et enfin dans les années 1720 avec la période des Highland Clearances en Écosse, pendant laquelle les chefs de clan enclosent des terres pour y installer des moutons, au détriment de leurs paysans.

Ces recensements donnent la première photographie de l'Amérique d'avant la conquête de l'Ouest, la conquête commençant dès les spéculations de 1793 sur le comté de Bourbon et les Yazoo Lands, et s'amplifiant en 1806 avec l'arrivée de 10 000 réfugiés de Saint-Domingue à La Nouvelle-Orléans, qui font plus que doubler la population de la ville, à 17 000 habitants, ouvrant la voie à une vraie navigation sur le Mississippi après la vente de la Louisiane aux États-Unis en 1803.

En 1790, la première ville du pays est Philadelphie, portail des minorités religieuses vers l'État libre de Pennsylvanie et la Great Wagon Road, la route d'accès aux piémonts des Appalaches. Philadelphie a 42 500 habitants, devant New York (33 100 habitants) et Boston (18 030 habitants). L'Amérique est encore essentiellement rurale mais déjà dotée d'un niveau de vie et d'une industrialisation, par tête d'habitant, supérieure à tous les pays d'Europe, Suisse exceptée.

Les plus grandes villes des États-Unis en 1790

Les 8 premières villes lors du premier recensement de 1790 sont [1]:

La ville de Providence, sur le Rhode Island n'a été recensée qu'en 1800 avec 7 600 habitants

La croissance urbaine des États-Unis de 1790 à 1840

Sur ce demi-siècle, la population a progressé fortement pour atteindre 17 millions d'habitants, soit 7 fois plus qu'en 1790. Les cinq premières villes rassemblent 830 000 habitants, soit exactement la même proportion du total qu'en 1790 : 5,5% de la population.

Les grandes gagnantes sont New York, qui devient la première ville du pays avec 312 000 habitants, dix fois plus que 50 ans plus tôt, devant Philadelphie, qui ne multiplie sa population que par 6,5, et la Nouvelle-Orléans, devenue troisième ville du pays avec 102 910 habitants, soit 15 fois plus que deux générations plus tôt.

Les 8 premières villes en 1840 :

  • New York 312 700
  • Philadelphie 228 600
  • Nouvelle-Orléans 102 910
  • Baltimore 102 300
  • Boston 93 300
  • Brooklyn 36 200
  • Charleston 23 000
  • Salem 15 900

La première vague massive d'immigration (1840-1860)

Entre 1840 et 1860, le pays attire des centaines de milliers d'immigrants. Les Irlandais fuient la grande famine et de nombreux Allemands s'engagent dans l'armée de l'Union, pendant la guerre de Sécession.

L'apogée de l'immigration (1870-1920)

Entre 1870 et 1920, 20 millions d'Européens émigrent vers les États-Unis, pour diverses raisons :

  • les Juifs d'Europe centrale et orientale fuient les pogroms et l'antisémitisme.
  • les Italiens arrivent en masse pour échapper à la pauvreté du sud italien.

La politique de quotas (1920-1965)

Face à l'arrivée massive d'immigrés qui n'étaient pas anglo-saxons, l'administration américaine a pris des mesures qui limitent l'immigration à la fin du XIXe siècle et jusqu'en 1965. La xénophobie affecte particulièrement les immigrés asiatiques : en 1882, le Chinese Exclusion Act interdit l'immigration chinoise sur le sol américain pour une période de soixante ans. En mai 1921, le Congrès instaure une politique de quotas par nationalité. Le Johnson-Reed Act (1924) limite drastiquement les conditions d'entrée en gelant les plafonds d'immigration en fonction des flux passés.

Diversification de l'immigration après 1965

Le président Lyndon Johnson abandonne le système des quotas par race (Immigration and Nationality Act) et ouvre une nouvelle période d'immigration de masse. En 1978, le Congrès adopte un plafond mondial, sans distinction de race et autorise 290 000 entrées par an : on privilégie le regroupement familial et l'asile politique aux réfugiés du bloc de l'Est. C'est donc l'époque de l'immigration hispanique et asiatique.

Origine ethnique des ancêtres à travers les États-Unis

Prospectives pour l'avenir

La population totale dans l'avenir

Les estimations de la population globale des États-Unis en 2050 sont en augmentation; voici les chiffres selon la date des prévisions du bureau du recensement des États-Unis [2] :

  • En 2050 (prévisions 2000) : 404 millions
  • En 2050 (prévisions 2004) : 420 millions
  • En 2050 (prévisions 2008) : 439 millions

Selon les projections datées de 2008, la population des États-Unis évoluerait de la manière suivante :

  • En 2008 : 305 millions
  • En 2030 : 400 millions
  • En 2050 : 439 millions

L'évolution de la population selon les origines ethniques

La communauté des Blancs non-hispaniques ne serait plus majoritaire en 2042 ; La croissance démographique de plusieurs autres communautés, essentiellement hispanique, étant beaucoup plus forte. En 2008, les Blancs non-hispaniques représentent environ les 2/3 de la population totale, mais 55% des jeunes de - 5 ans : c'est donc une population vieillissante, en particulier la génération du baby-boom.

En 2050, la structure ethnique de la population américaine devrait, selon les projections datées de 2008, montrer une importance croissante de la minorité hispanique ou latino-américaine : (Les chiffres pour 2008 sont précisés en italiques) [3]

  • Blancs non-hispaniques : 46%
  • Afro-américains : 15%
  • Hispaniques ou latino-américains : 30% (contre 15%)
  • Asiatiques : 9% (contre 5%)

La croissance démographique

Population des principaux États des États-Unis, en millions d'habitants en 1980 et 2007.

La population américaine était au nombre de[4] :

  • 1790 : 4 millions d'habitants
  • 1814 : 8 millions d'habitants
  • 1830 : 16 millions d'habitants
  • 1861 : 32 millions d'habitants
  • 1890 : 64 millions d'habitants
  • 1900 : 76 millions d'habitants
  • 1910 : 92 millions d'habitants
  • 1915 : 100 millions d'habitants
  • 1950 : 151 millions d'habitants
  • 1967 : 200 millions d'habitants
  • 1978 : 218 millions d'habitants
  • 2006 : 300 millions d'habitants
Évolution de la démographie entre 1961 et 2009. Population en milliers d'habitants.

Le peuplement d'avant la conquête de l'Ouest (estimations des historiens)

Jusqu'en 1625, pendant 20 ans, le peuplement est anémique, un échec presque aussi cuisant que la dramatique disparition des premiers colons en 1583, capturés par les indiens Powhatan. La croissance intervient dans les années 1680, mais le premier recensement à grande échelle n'intervenant qu'en 1690, les historiens ont dû recourir à des estimations, divergentes.

Les trois premières colonies, à vocation commerciale, s'implantent en Virginie en 1583, puis à Plymouth (Massachusetts) et Jamestown (Virginie) en 1605, où la colonie compte une vingtaine d'esclaves noires. Deux de ces trois peuplements seront abandonnés, un seul survit.

Suit un simple comptoir hollandais à New York en 1614, dont la terre ne sera achetée aux indiens pour peuplement qu'en 1625 après la fondation en 1624 de Fort-Orange, devenu Albany. Entre-temps, la première vraie colonie de peuplement commence à l'arrivée du Mayflower dans la baie de Boston en 1621.

Cette colonie et ses enfants permettent un premier essor après 1625. C'est aussi l'époque des premiers peuplements officiels dans les Antilles, également effectués par des minorités religieuses protestantes aux îles de la providence, à Saint-Christophe et à la Barbade, reprise et donnée à un catholique, le comte de Carlisle (en) dès 1627.

L'accroissement par les naissances en Amérique du Nord, freiné par le trop faible nombre de femmes, ne reçoit un vrai renfort de l'immigration que vers 1685 : la population augmente alors de 120% en une génération. La population des colonies au sud de la Nouvelle-Angleterre bondit un peu avant 1700, année où elle atteint 70 000 habitants, dopée par la création en 1682 de la Pennsylvanie, où affluent les Amish allemands et alsaciens, les huguenots français et autres presbytériens écossais ou non-conformistes anglais. Près de 125 000 luthériens allemands s'installent. Vers 1750, la population de Philadelphie dépasse celle de Boston

La « Ville de l'amour éternel » abolit l'esclavage en 1769, devient le lieu de la Déclaration d'Indépendance en 1776 puis de l'établissement de la Constitution en 1787. C'est le siège du gouvernement fédéral de 1776 à 1800.

1625 
1980 habitants au total
1635 
30 000 habitants au total[5]
1641 
50 000 habitants au total
1650 
60 000 habitants au total dont seulement 300 à 2000 noirs (0,% à 3% du total)
1676 
120 000 habitants pour la seule Nouvelle-Angleterre[5]
1685 
160 000 habitants pour la seule Nouvelle-Angleterre[5]
1688 
200 000 habitants au total
1700 
200 000 habitants pour la seule Nouvelle-Angleterre[5]
1702 
270 000 habitants au total, dont 28.000 noirs [6] (10% du total)
1715 
434 600 habitants au total
1749 
1,040 millions d'habitants au total
1754 
2,240 millions d'habitants au total dont seulement 236 000 noirs (11%)
1775 
2,418 millions d'habitants au total dont seulement 300 000 noirs (12,5%)
1790 
4 millions d'habitants au total dont seulement 700 000 noirs (16%)

La répartition de la population de 262 000 habitants en 1700 se répartit ainsi:

  • Nouvelle-Angleterre: 120 000 âmes, dont 70 000 au Massachussets et 30 000 au Connecticut
  • Pensylvannie: 20 000 âmes
  • New Jersey: 15 000 âmes
  • Nouvelle-York: 30 000 âmes
  • Maryland: 25 000 âmes
  • Virginie: 40 000 âmes
  • Caroline du Nord: 5 000 âmes
  • Caroline du Sud: 7 000 âmes[7]

L'esclavage dans les quatre colonies du Sud

Lors de l'indépendance de 1778, 460 000 des 500 000 esclaves nord-américains, soit 92%, vivent dans les quatre colonies esclavagistes du Sud : la Virginie (200 000), la Caroline du Sud (100 000), le Maryland (70 000 à 80 000) et la Caroline du Sud (70 000 à 80 000). Ailleurs, ils sont cochers ou gardes du corps, selon Fernand Braudel, dans Civilisation matérielle, économie et capitalisme, qui cite deux plantations importante, celle des Fairfax en Virginie, et celle de Lord Granville (un tiers de la Caroline du Nord).

L'esclavage s'est développé avant 1790 dans ces quatre colonies créées et défendues par la dynastie catholique Stuart: Maryland et Virginie dès les années 1670 et Carolines de façon plus progressive.

Les plantations de tabac sont nées de la spéculation immobilière sur les terres à sucre :

  • À la Barbade à la faveur de la restauration catholique monarchiste anglaise de 1660, les colons s'implantent en Caroline en amenant leurs esclaves.
  • À Saint-Domingue, lorsque la création de la ferme du tabac vise à évincer les petits planteurs de tabac, les grandes plantations à esclaves de la Virginie et du Maryland prennent leur essor, en vendant un tabac moins cher.

La Georgie a peu d'esclaves, seulement dans le riz, venus de Caroline, jusqu'en 1775. L'esclavage n'y prend son essor qu'après les progrès dans le coton en 1793. Mais dès 1790, des réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique s'y installent.

La Virginie, refondée en 1634, profite après 1673 de la culture du tabac

Jusqu'en 1663, la Virginie restera la frontière sud des colonies anglaises et la seule à cultiver des terres hors du littoral. Un « complot » d'Africains y est alors signalé dans le comté de Gloucester. Les esclaves noirs arrivent dès 1619, mais ne sont en tout qu'une vingtaine. Leur nombre ne progresse qu'après que le roi catholique Jacques Ier, donne à la Virginie le statut envié de « colonie royale » en 1624. Les indiens sont alors réduits en esclavage. Les esclaves noirs sont 150 en 1640, 300 en 1650, puis 3 000 en 1680, 6 000 en 1700 (un douzième de la population). Certains cherchent à s’enfuir et créer des communautés près de la frontière. Les esclaves sont 10 000 en 1704[8].

Dès les débuts du tabac en Virginie, Londres réexporte 40% des quantités importées[9]. L'esclavage dans les plantations de tabac, à destination de pipes[10], a vraiment pris son essor en 1673, l'année d'une création d'un monopole français du tabac[11] à accordé à la marquise de Maintenon, qui lamine les planteurs de Saint-Domingue et dope la contrebande en provenance de Virginie. L'historien Fernand Braudel souligne que si les exportations de tabac de la virginie et du Maryland sextuplent en trente ans, entre 1663, et 1699 "c'est qu'il y a eu passage du travail des blancs à la main d'oeuvre noire" (Civilisation matérielle, économie et capitalisme, page 494).

En 1674, le gouverneur William Berkeley vante à son ami le roi l'absence d'imprimerie et contestation dans sa colonie et Charles II distribue des terres aux soldats qui l'avaient soutenu après la mort d'Olivier Cromwell, suscitant la colère des anciens pionniers[12]. La révolte de Nathaniel Bacon, à l'origine une échauffourée avec la tribu des Andastes, servit cette année-là de prétexte à une rébellion des petits colons blancs virginiens, menacés par le boom de l'esclavage et une chute des prix du tabac, contre les grands propriétaires et le gouverneur William Berkeley. Charles II leur envoie la troupe et édicte des lois interdisant toute critique, écrite ou orale.

Également à la fin des années 1670, des protestants s'étaient installés sur les terres pauvres de l'Ouest virginien. Une société complexe, conflictuelle, se construit, avec de riches planteurs, des « pauvres blancs » sans esclaves, des noirs affranchis, des métis (indiens, blancs et noirs) et des agriculteurs protestants, vers les Appalaches[13]. À partir de 1689, les protestants sont majoritaires chez les blancs et de nouveaux heurts se produisent avec les planteurs [13].

Le droit de lever une milice publique, contrôlée par les élus, est reconnu en 1680[14] et les nobles venus d'Angleterre n'investissent que progressivement. Le nombre d’esclaves africains ne dépassa celui des ex-engagés anglais qu’au début XVIIIe siècle, avec 6000 des deux côtés[15]. La traite des esclaves prend son essor après 1715.

La Virginie a 15 000 habitants en 1650, 40 000 en 1670, 40 000 également en 1688, 95 000 en 1715 après l'arrivée des protestants, 190 000 en 1740, 250 000 en 1750, dont 43% d'esclaves, soit 107 000. En 1750, la Caroline du Sud a 64 000 habitants dont 38 000 noirs et la Caroline du Nord a 73 000 habitants dont 18 000 esclaves. Si on ajoute les 42 000 noirs du Maryland, 11 000 de New York, 3000 du Rhode Island et 1000 de Géorgie, ont obtient un total de 220 000[16].

Entre 1692 et 1700, les planteurs placent déjà 47% de leur tabac hors de Londres. En 1733, des obligations sur le tabac sont émises[17]. Le recours massif à la traite négrière est facilité par l'augmentation de la taille des bateaux vers 1740, sur fond d'essor de Saint-Domingue, où prospèrent d'autres ex-protégés de la dynastie Stuart, qui financent leurs projet de reconquête de l'Angleterre. C'est l'époque de la Virginia Frontier. Lord Granville, l'un des riches propriétaires virginiens, président du conseil à Londres, lieutenant d'Irlande, et ami du grand négociant de tabac John Hanbury[18], impose la contrainte aux minorités religieuses, en Caroline du Nord, dont il possède le tiers des terres[19].

Thomas Fairfax arrière-petit-fils d'un général rallié aux Stuart en 1661, propriétaire du château de Leeds, détient six millions d'acres de terres virginiennes en 1740 et vient habiter chez leur intendant, son cousin William Fairfax, grand ami du futur premier président des Etats-Unis, Georges Washington, lui aussi planteur de tabac le long de la rivière Potomac. Sa fille épouse Lawrence Washington, frère de Georges. Au nord, le tiers du Rhode Island appartient à la famille du futur général Stephen Van Rensellaer de la guerre de 1812.

La Pennsylvanie croît aussi, mais sans esclaves noirs, avec 45 000 habitants dès 1715, 33 ans après sa création. C'est le point de passage vers le piémont des Appalaches que peuplent d'abord massivement les protestants de Virginie qui obtiennent en 1778 l'interdiction de la traite, mais pas l'abolition de l'esclavage, lors d'un compromis avec les aristocrates catholiques ralliés à guerre d'indépendance. À partir de 1740, sur la route du Piémont les Écossais presbytériens s'arrêtent en Virginie ou continuent vers les Carolines.

Une loi de 1782 entraîne la libération de 10 000 Noirs de Virginie en dix ans. Ensuite, environ 4 000 esclaves de Géorgie et de la région de Chesapeake (Maryland et Virginie), profitèrent de la guerre anglo-américaine de 1812 pour filer en Nouvelle-Écosse, après avoir aidé l'Angleterre pendant la guerre.

C'est de Virginie que sont venus les colons du Tennessee, comme la famille de Davy Crockett, 1786 dans le comté de Greene, sur les rives de la rivière Nolichucky. Les ascendants de Davy s'établissent en Pennsylvanie, ensuite en Virginie[20]. Le Tennessee, où il naît en 1786, compte en 1860 plus de 1,1 million d'habitants, dont 275 784 esclaves. L'État tombe entre les mains de la Confédération du Sud, qui applique la loi martiale. Mais lorsque, au cours de l'hiver 1861, les esclavagistes voulurent convoquer une assemblée populaire pour ratifier la sécession, la majorité de la population refusa. Andrew Johnson, l'un des plus fervents unionistes, publia une declaration of grievances, un cahier de doléances, qui dévoilait tous les moyens d'escroquerie, d'intrigue et de terreur utilisés pour faire sortir le Tennessee de l'Union lors des « élections »[21].

Les Carolines, créées en 1663 par Charles II, dopées par l'arrivée de huguenots en 1710

La Caroline est créée dès 1663 par des émigrés de la Barbade, à la mort d'Olivier Cromwell, lors de la restauration catholique, le roi Charles II d'Angleterre accordant une charte à ses partisans[22] qui fondent une Compagnie privée, dont le premier gouverneur arrive en 1664, mais qui végète.

En 1704 des huguenots s'installent plus loin. Leurs terres sont divisées en deux en 1711. À partir de 1710, la Caroline du Nord, qui n'a 6 000 habitants, commence à grandir, avec une population de 43 000 en 1749, soit sept fois plus, dont beaucoup d'Écossais chassés par les Highland Clearancesans[22]. Entre temps, les rébellions de Culpepper en 1677, de Quaker-led-Cary en 1708 et la guerre indienne de Tuscarora entre 1711 et 1713, ou de nombreux raids de piraterie déchirent la colonie, comme c'est aussi le cas en Virginie. À cause de ces tensions religieuses et sociales, l'Angleterre supprime les chartes dès 1686 pour transformer la Nouvelle-Angleterre en dominion, administrée par un gouverneur nommé et révocable par le roi. Mais les assemblées continuent.

Vers 1750, la population de Philadelphie dépasse celle de Boston

La Caroline est séparée en deux en 1729 après la première grande révolte noire. Les protestants vont au Nord. La Caroline du sud aux origines irlando-barbadaise depuis 1664, fut l'une des premières à pratiquer la traite des esclaves indiens. Dès 1720 près de 65% de la population était constituée d'esclaves. C'est même 90% en 1728, quand les 28 000 Noirs de l'ethnie Gullah se révoltent et menacent de tuer les 3 000 blancs. Repliés au Fort Antoine, ils sont repris par des troupes de Jamaïque. Les évadés sont cachés dans les villages séminoles à qui ils transmettent la connaissance du riz de Sierra Leone. Nouvelle révolte noire en 1739, la rébellion de Stono (incendie de sept plantations, meurtre de 20 blancs et fuite du gouverneur William Bull), puis en 1741 [23]. Les blancs embauchent des vigiles à tour de bras. Une loi de la Caroline du Sud prononce une amende de 100 livres sterling contre le maître qui apprend à lire à ses esclaves.

Vers 1750, la guerre contre les esclaves est déjà gagnée. Les deux Carolines comptent 100 000 habitants, autant que la Virginie. La traite passe par l'île africaine de Bunce, en Sierra Leone, où la firme anglaise Grand, Sargent and Oswald achète des esclaves de l'ethnie Gullah, celle d'Oncle Bens, pour approvisionner les plus riche planteur en riz et futur représentant de la colonie Henry Laurens, qui exporte du bois (acheté au Piémont des Appalaches en échange de riz) par Charleston, devenu le plus grand port du Sud[24]. Les plantations de riz, introduites par les noirs évadés vers 1730, rivalisent avec celles de tabac, et nourrissent les nombreux colons du Piémont des Appalaches. Certains immigrants d'origine irlandaise et allemande préfèrent aller vers le nord-ouest, en Virginie, dans la vallée de Shenandoah.

La Géorgie vote contre l'esclavage en 1733, dit oui en 1750 mais l'essor attend 1793

La guerre de Yamasee (en) de 1715-1717 entre les indiens et les habitants de la Caroline est le premier signe d'émigration vers la Géorgie, encore déserte. Puis en 1733, un fort est fondé à Savannah pour 113 colons anglais surendettés, pour servir de glacis entre la Caroline et les quelques forts français et espagnols au sud. Il faut attendre 1765 pour que la population blanche atteigne 18 000 personnes et 1775 pour le seuil 35 000 personnes[25].

L'esclavage ne contribue vraiment à la croissance démographique qu'après 1750, l'année d'un nouveau scrutin perdu par les premiers presbytériens écossais de Darien (en), en Géorgie qui étaient parvenus en 1735 à faire voter une loi interdisant l'esclavage. Ils perdent lors face à une population grossie de colons de la Caroline et d'Écossais chassés par les Highland Clearances. Dans le quart de siècle qui suit, la population noire passe de 500 à 18 000.

La part de la population noire chute de 45,2% à 36,1% en Géorgie pendant la guerre d'indépendance, 7 000 des 21 000 noirs en profitant pour s'échapper. C'est aussi l'époque où est tentée pour la première fois un peu de culture du coton, pour l'autoconsommation. En 1790, les noirs ne sont toujours que 29 264 au total[25].

Mais dès la fin des années 1790, les plantations de coton, inexistantes jusque là, explosent, grâce à la machine à trier inventée par Eli Whitney en 1793 sur la plantation de Savannah River. La colonie, qui jusque là n'avait jamais produit que du riz, accueille alors 100 500 esclaves, qui seront 149 656 en 1820 et 280 944 en 1840, sur de grandes exploitations dont le propriétaire est souvent absent[25].

Le Maryland catholique fondé en 1633 par Lord Baltimore

La dernière des 5 colonies esclavagistes d'avant 1790, le Maryland est fondé par la famille de Cecil Calvert, alias Lord Baltimore, qui obtint de Charles Ier d’Angleterre une charte féodale, assurant des privilèges à une aristocratie, pour venir de Terre-Neuve avec 300 Irlandais catholiques le 22 novembre 1633, à l'époque de l'expansion de la Barbade, pour les mêmes raisons. Cecil Calvert, dont le fils Charles Calvert sera gouverneur en 1720, recruta aussi des colons protestants pour le Maryland, afin de montrer que les deux religions peuvent cohabiter.

Le Maryland fut nommé d'après Henriette de France, reine de Consort[26]..

En 1654, après la troisième guerre civile anglaise (1649-1651), les forces parlementaires (protestant) prirent le contrôle du Maryland et le gouverneur William Stone parti en exil en Virginie. Il revient l'année suivante à la tête des Cavaliers (Catholic), marcha sur Annapolis, mais fut finalement défait.

En 1660, la population stagne à 12 000 habitants. Elle atteint 16 000 en 1669 et 30 000 à la fin du siècle, grâce au port de Baltimore, fondé en 1706 pour les besoins des plantations de tabac situé en Virginie et Maryland. C'est le port le plus proche des Antilles, en plein boom sucrier, qui importe alors des esclaves et du sucre, puis la plantation de la canne, essaie sans grand succès le coton vers 1780.

Un tiers de la population est esclave dès 1750, 40% en 1754, essentiellement au Sud et à l'Est, près de la Virginie. Vers 1775, le Maryland compte environ 200 000 habitants, dont 70 000 esclaves et 6 000 domestiques noirs de l'aristocratie de Baltimore, ville de seulement 15 000 habitants [27].

L'action de John Woolman de 1746 à 1768, les lettres des Amis de Londres créé des dissensions entre protestants et catholiques. Posséder des esclaves sera jugé incompatible avec le quakérisme en 1750 [28]. En 1783, le Maryland interdit l'importation d'esclaves (la Caroline du Sud ne le fera qu'en 1803), mais il comptait encore 87 000 esclaves en 1860, ce qui ne l'empêche pas de prendre le parti du Nord, les planteurs étant minoritaires chez les 687 034 blancs.

En Virginie, toute proche, dans les hauts plateaux du nord-ouest, ne comptent que 15 000 esclaves contre 300 000 paysans autonomes. Mais les basses plaines de l'Est, comptent environ un demi-million d'esclaves.

La Nouvelle-Angleterre, émiettée et très peuplée

En Nouvelle-Angleterre, le New Hampshire devient colonie royale à part entière en 1679, après 38 ans d'union avec le Massachusetts. Son premier président est John Cutt.

Providence, capitale du Rhode Island est fondé dès 1636 sur des terres achetées à la tribu de Narragansetts, par Roger Williams et les frères Brown, autres dissidents du Massachusetts.

Répartition

Densités aux États-Unis : plus la couleur est foncée, plus la densité est forte. Les couleurs blanche et jaune correspondent à des régions quasi vides

L'Amérique est très inégalement peuplée : on remarque deux régions très denses, à l'inverse des autres. Ces deux régions sont aux extrémités du pays : le Nord-Est (mégalopole du BosWash) et le Sud-Ouest (Californie). Les Grandes Plaines et les montagnes Rocheuses, elles, sont très faiblement peuplées, en dehors de quelques régions urbanisées.

Population

Les états les plus peuplés (en orange) et les moins peuplés (en vert foncé)

À compter de 2007 les États-Unis comptent officiellement 302 millions d'habitants.

  • Pyramide des âges (chiffres 2002):
    • 0-14 ans : 21,0 % (30 116 782 garçons ; 28 765 183 filles)
    • 15-64 ans : 66,4 % (92 391 120 hommes ; 93 986 468 femmes)
    • 65 ans et plus : 12,6 % (14 748 522 hommes ; 20 554 414 femmes)
  • Âge médian : 35,6 ans (2001)
Pyramide des âges des États-Unis
  • Croissance de la population : 0,89 %
  • Taux de natalité : 14,1 naissances pour 1 000 habitants
  • Taux de mortalité : 8,7 décès pour 1 000 habitants
  • Migration nette : 3,5 immigrant(s) pour 1 000 habitants
  • Répartition par sexe :
    • à la naissance : 1,05 garçon(s)/fille
    • moins de 15 ans : 1,05 garçon(s)/fille
    • 15-64 ans : 0,98 homme(s)/femme
    • 65 ans et plus : 0,72 homme(s)/femme
  • Population totale : 0,96 homme(s)/femme
  • Mortalité infantile : 6,69 décès pour 1 000 naissances normales
  • Espérance de vie à la naissance : 78,2 ans (hommes : 75,6 ans ; femmes : 80,8 ans)
  • Indice de fécondité : 2,07 naissance(s)/femme

Tous les chiffres ci-dessus (sauf population totale) sont tirés d'une estimation de 2002

Un bébé toutes les sept secondes, un décès toutes les quatorze secondes, un nouvel immigrant toutes les trente secondes... La population des États-Unis (302 millions), la troisième de la planète, augmente d'une personne toutes les dix secondes.

VIH/Sida

  • fréquence chez les adultes : 0,61 %
  • personnes vivant avec le virus : 850 000 personnes
  • décès : 20 000 personnes

Tous les chiffres ci-dessus sont tirés d'une estimation de 1999

Origines ethniques

Une scène de rue à New York
  • nom : Américain(e)
  • adjectif : americain(e)

Groupes ethniques (2000) :

Le bureau du recensement dénombrait 296,4 millions d'habitants aux États-Unis en juillet 2005, dont 42,7 millions d'hispaniques, et 39,7 millions de Noirs en tout, y compris la population d'Afro-Américains, la population d'Africains récemment arrivés et celle de Noirs d'origine antillaise. Si on compte d'hispaniques comme une classe unique, 15% de la population sont hispaniques et environ 68% sont blancs. Il a dénombré 14,4 millions d'habitants d'origine asiatique, 4,5 millions d'Amérindiens et d'indigènes de l'Alaska et près d'un million d'indigènes d'Hawaï et des îles du Pacifique.La société américaine se caractérise par son caractère pluriethnique, par une forte mobilité spatiale et par un niveau de vie parmi les plus élevés de la planète. Elle est toujours affectée par d’importants clivages sociaux et ethniques.

Note : il n'existe pas de liste séparée d'enregistrement pour les Hispaniques car le Bureau Américain de recensement considère les Hispaniques comme des personnes d'origine latino-américaine (surtout des Cubains, Mexicains, ou Porto-Ricains d'origine) vivant aux USA et de n'importe quel groupe ethnique (blancs, noirs, Asiatiques, etc.)

Religions (1989) :

  • Protestants 56 %
  • Catholiques 28 %
  • Juifs 2 %
  • autres 4 %
  • aucune 10 %

En 2006, on estime qu'entre 9 et 12 millions d'Hispaniques vivraient de manière illégale aux États-Unis.

En 2003, les Hispaniques (37 millions de personnes), ont dépassé les 36,2 millions d'Afro-Américains. C'est bien sûr dans les États du Sud, proches de la frontière mexicaine, que la population hispanique est la plus importante, mais aussi dans les États industriels comme New York ou le New Jersey.

Langues : anglais, espagnol (parlé par une importante minorité), français

Alphabétisation (personnes de 15 ans et plus qui savent lire et écrire) : 97 % (hommes : 97 % - femmes : 97 %) (est. 1979)

Plusieurs personnalités américaines qui témoignent de la diversité du peuplement :

Immigration

La rapide croissance démographique des États-Unis résulte d'une forte immigration et d'un accroissement naturel élevé pour un pays développé.

Généralités et chiffres

En raison d'une tradition de droit du sol, tout enfant né sur le territoire des États-Unis peut être déclaré citoyen américain. Le mariage avec une personne de nationalité américaine ne confère pas en revanche par ce seul fait la nationalité de ce pays.

En général, les États-Unis accordent environ 675 000 visas aux immigrants chaque année, mais ceux-ci sont limités à 20 000 par pays. La règle est celle de l'ordre chronologique des demandes ; il existe deux grands motifs d'entrée sur le territoire américain : le regroupement familial et la recherche d'un travail.

L’immigration (500 000 à 800 000 entrées annuelles autorisées), thème politique de nouveau sensible depuis 1980, représente le tiers de la croissance démographique annuelle, et sans doute beaucoup plus si l’on intègre l’immigration clandestine (estimée à 1 million d’entrées par an).

C'est en 1991 que l'arrivée de nouveaux immigrants sur le sol américain a battu tous les records de l'histoire du pays : 1 827 167 immigrants ont été accueillis cette année-là. L'origine des migrants est de plus en plus diversifiée.

Depuis 1990, l'organisation passe aussi par l'attribution ou non de cartes vertes données à l'issue d'une loterie due à une forte demande. La carte verte n'est cependant utile que pour devenir salarié aux États-Unis, pas pour y créer une entreprise. Par exemple, c'est parce qu'il ne pouvait pas obtenir de carte verte que le Français Philippe Kahn, qui désirait rester aux États-Unis, a créé la société Borland[réf. nécessaire].

Après les attentats du 11 septembre 2001, certains politiciens américains réclament une politique d'immigration moins laxiste. Les traditionnelles « cartes vertes » sont remplacées par des procédures informatiques sécurisées.

Plus d'un demi-million d'étudiants étrangers font leurs études aux États-Unis (565 000 en 2004-2005).

Immigration clandestine

En août 2006, le département de la Sécurité intérieure estimait que les immigrés clandestins étaient 10,5 millions en janvier 2005 et probablement 11 millions en janvier 2006. Le recensement des illégaux se fait grâce aux informations livrées par les associations de défense des sans-papiers[30]. Sur les 10 millions de clandestins vivant aux États-Unis, on compte 6 millions de permanents et 4 millions de temporaires[30]. Les aides apportées aux clandestins varient en fonction de la prospérité économique de la nation.

Conséquences de l'immigration

Le Chinatown de San Francisco, en Californie

L'immigration permet à la population américaine de se renouveler et de croître à un rythme supérieur à celui des autres pays industrialisés : on estime que 40 % de la croissance démographique américaine est due à l'immigration[31]. L'ancienneté de l'immigration a créé une société cosmopolite dans laquelle sont pratiquées de nombreuses langues. Elle contribue à rajeunir une population vieillissante. On assiste également à la multiplication des mariages mixtes[32] et au métissage de la population.

L’immigration a un impact considérable sur le volume des naissances, les Mexicains contribuant à 16 % de l’ensemble des naissances en 2003. Le nombre de naissances mexicaines a augmenté de 70 % entre 1990 et 2003 alors que les naissances des populations « autochtones » noires et blanches non hispaniques ont diminué de 12 % sur la même période[33].

Les immigrés installés aux États-Unis envoient de l'argent à leur famille restée au pays. Le revenu cumulé des 200 000 Africains vivant aux États-Unis équivaut à 750 milliards de dollars[34].

Les difficultés

  • du Melting Pot au multiculturalisme : les communautés ont tendance à se replier sur leur communautarisme, tout en restant fier d'être américain.
  • Ghetto et pauvreté de certaines minorités ethniques

Statistiques récentes

L'ouvrage collectif La Civilisation américaine (PUF, 2004, d'A Kaspi, F Durpaire, H Harter et A Lhern) donne les chiffres suivants pour l'origine des immigrés légaux en 2002 :

  • Mexique : 219 380
  • Inde : 71 000
  • Chine : 61 282
  • Philippines : 51 308
  • Viêt Nam : 33 627
  • Salvador : 31 168
  • Cuba : 28 272
  • République dominicaine : 22 604
  • Bosnie-Herzégovine : 25 373
  • Ukraine : 21 217

Notes et références

  1. (en)[pdf] Heads of families at the first census 1790
  2. (fr) Les membres des minorités constitueront la majorité en 2042 aux États-Unis, 18 août 2008, America.gov
  3. « Les Américains blancs seront minoritaires en 2042 », Le Figaro, 16/08/08, p 3
  4. Jacques Binoche, Histoire des États-Unis
  5. a , b , c  et d http://www.hcordeau.com/chr10.htm
  6. http://books.google.fr/books?id=w8G31EhONs8C&pg=PA256&dq=habitants+maryland&lr=&ei=KavaSJO7F43IywTV393rDg&sig=ACfU3U0TcHWwgl3cl8vJ9ExxwEJ_iYBN2A
  7. http://www.gutenberg.ca/ebooks/garneau-histoire2/garneau-histoire2-00-h.html#footnote66
  8. http://www.astrosurf.com/luxorion/esclavage5.htm
  9. http://books.google.fr/books?id=L0qGWo_NGlAC&pg=PA134&dq=%22virginie%22++lord+granville&lr=&ei=lPrbSJH_OYGSyATg6PTrDg&sig=ACfU3U3GciPpoP_Voe4Iy4bncrj84FyoPA#PPA24,M1
  10. http://books.google.fr/books?id=cSoEAAAAMAAJ&q=%22plantations+de+virginie%22+tabac&dq=%22plantations+de+virginie%22+tabac&ei=FNXbSPH7JYPqyAThnOXWCA&pgis=1
  11. http://books.google.fr/books?id=BOov6-O0BzYC&pg=PA85&dq=%22plantations+de+virginie%22+coton+%C3%A9conomie&ei=N9TbSLCzA5S4yQSR3ZSNDQ&sig=ACfU3U0b-FIM7e0K1KIGvE3ujdQ9O2VN2g#PPA85,M1
  12. http://books.google.fr/books?id=IX8rBdXthgQC&pg=PA82&dq=%22virginie%22++lord+granville&ei=3uvbSOiHIoy4yASJk-3rDg#PPA32,M1
  13. a  et b http://www.cineclubdecaen.com/analyse/cinemaethistoirenouveaumonde.htm
  14. http://www.w3perl.com/www/histoire/ameriques/fr-colonies.html
  15. http://americanhistory.si.edu/exhibitions/small_exhibition.cfm?key=1267&exkey=420&pagekey=407
  16. http://books.google.fr/books?id=HRrTfSc2whYC&pg=PA112&dq=virginie+esclaves+1750&lr=&ei=qAHcSNq7JpX8ygSB0-DrDg&sig=ACfU3U2WSkWh5sohjmxHcgMzPBfRFPJjPw
  17. http://books.google.fr/books?id=_G2udt4-jKMC&pg=PA76&dq=%22John+Hanbury%22+esclaves&lr=&ei=Dv_bSI3PLJW0yQS3ieTrDg&sig=ACfU3U0JDDVV0CK8UA7bF2oVEd7Hksnggg#PPA138,M1
  18. http://books.google.fr/books?id=v5IEAAAAYAAJ&pg=PA2&dq=%22virginie%22++lord+granville&ei=3uvbSOiHIoy4yASJk-3rDg#PPA2,M1
  19. http://books.google.fr/books?id=IX8rBdXthgQC&pg=PA82&dq=%22virginie%22++lord+granville&ei=3uvbSOiHIoy4yASJk-3rDg#PPA82,M1
  20. http://ile-mysterieuse.over-blog.org/article-22530430.html
  21. http://marxists.architexturez.net/francais/marx/works/1861/11/kmfe18611126.htm
  22. a  et b http://www.medarus.org/NM/NMTextes/nm_01_03_sc.htm
  23. http://www.gnammankou.com/revoltes2.htm
  24. http://books.google.fr/books?id=enti_nG0Pu8C&pg=PA40&lpg=PA40&dq=esclaves+sont+en+caroline+1750&source=web&ots=_3NURMA7Q3&sig=1pFfrwmkqJWsAnAvv9M9U-0_OhE&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=4&ct=result+
  25. a , b  et c http://www.georgiaencyclopedia.org/nge/Article.jsp?id=h-1019
  26. Maryland State Manual
  27. http://books.google.fr/books?id=WBzbtJME8ZsC&pg=PA20&dq=Maryland+esclaves+sont&ei=JC7bSN7JIoLmygSRpaHBDw
  28. http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=12325507
  29. U.S. Census Bureau, 2006 American Community Survey
  30. a  et b Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ?, Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 2020799502, p.145
  31. Sylvie Kauffmann, « Le prochain visage de l'Amérique », dans Le Monde du 19/11/2006, [lire en ligne]
  32. Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 2020799502, p.147 ; le professeur Kenneth Prewitt estime que les États-Unis seront « bien plus métissé, essentiellement en raison du taux élevé de mariages interraciaux et interethniques » (cité dans Le Monde du 19/11/2006)
  33. Laurent Chalard, Gérard-François Dumont (2006), « États-Unis : la montée des hispaniques », Population et Avenir, n° 678, mai-juin 2006
  34. Philippe Hugon, Géopolitique de l’Afrique, Armand Colin, Paris, 2007, (ISBN 9782200346768), p.78

Bibliographie

  • Histoire des Américains, Daniel Boorstin, Collection Bouquins, 1991, 1603 pages, ISBN 2-2210-6798-3

Sur les politiques d'immigration

  • Sophie Body-Gendrot, Les États-Unis et leurs immigrants, Les Études de la documentation française, Paris, 1991
  • George J. Borjas, Heaven's Door, Immigration Policy and the American Economy, Princeton University Press, Princeton NJ, 1999
  • Stephen Castles, « The factors that make and unmake migration policies », International Migration Review, 2004, Vol.38, No.3, p. 852-885
  • United Sates – Mexico, Flagrant Violations of the Rights of Undocumented Migrants on their way to the United States, Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH), rapport publié en mars 2008, n°488/2
  • M. V. Hood III et Irwin L. Morris, “Give us your tired, your poor, ... but make sure they have a green card. The Effects of Documented and Undocumented Migrant Context on Anglo Opinion Toward Immigration”, Political Behaviour, vol. 20, n°1, 1998
  • David Reimers, Still the Golden Door, The Third World Comes to America, Columbia University Press, New York, 1991

Annexes

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