Andrew Johnson
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Andrew Johnson
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Mandats
17e président des États-Unis
15 avril 18654 mars 1869
&&&&&&&&&&&014193 ans, 10 mois et 19 jours
Élection 8 novembre 1864
en tant que vice-président
Vice-président Aucun
Prédécesseur Abraham Lincoln
Successeur Ulysses S. Grant
16e Vice-président des États-Unis
4 mars 186515 avril 1865
Président Abraham Lincoln
Prédécesseur Hannibal Hamlin
Successeur Schuyler Colfax
Gouverneur de l'État du Tennessee
17 octobre 18533 novembre 1857
Prédécesseur William B. Campbell
Successeur Isham G. Harris
12 mars 18624 mars 1865
Prédécesseur Isham G. Harris
Successeur William G. Brownlow
Biographie
Date de naissance 29 décembre 1808
Lieu de naissance US flag 15 stars.svg Raleigh, Caroline du Nord
Date de décès 31 juillet 1875 (66 ans)
Lieu de décès US flag 37 stars.svg Elizabethton, Tennessee
Nationalité Américain
Parti politique Parti démocrate (avant 1864 et après 1869)
Sans étiquette (1865 à 1869)
Conjoint Eliza McCardle Johnson
Profession Tailleur
Religion Christianisme
Signature Andrew Johnson Sigjnature.svg

Seal Of The President Of The United States Of America.svg
Présidents des États-Unis
Vice-présidents des États-Unis

Andrew Johnson, né le 29 décembre 1808 à Raleigh (Caroline du Nord) et mort le 31 juillet 1875 à Elizabethton (Tennessee), est élu vice-président d’Abraham Lincoln en 1864. Il lui succède après son assassinat et devient le dix-septième président des États-Unis pour un mandat de 1865 à 1869.

Andrew Johnson est le seul sénateur sudiste à ne pas démissionner lors de la formation de la Confédération des États d'Amérique. Abraham Lincoln le choisit comme candidat à la vice-présidence lorsqu'il se représente aux élections de 1864. Après son assassinat en 1865, Johnson devient président sous les couleurs des républicains. Il préside le début de la période de réunification des États du Sud avec ceux du Nord mais ses sympathies lui attirent les critiques des radicaux républicains du Congrès, en particulier Thaddeus Stevens, qui lanceront une procédure de destitution échouant à une voix près. Il est le premier président à subir la procédure de destitution[1].

Sommaire

Biographie

Andrew Johnson naît le 29 décembre 1808 à Raleigh, Caroline du Nord. Ses parents sont de simples ouvriers, quasiment illettrés. Il exerce le métier de tailleur après son apprentissage et n’a jamais fait d’études.

Carrière politique

Il participe à la vie politique en entrant au conseil municipal de sa ville et gravit les échelons en étant successivement maire, député, sénateur et enfin gouverneur du Tennessee avant d’être élu député au Congrès. Il appartient à la franc-maçonnerie [2]. Ses opinions sont alignées sur celles des députés sudistes démocrates, c’est-à-dire qu’il soutient l’esclavage. Il diverge sur un point important car il est partisan du maintien à tout prix de l’Union. Il est d’ailleurs le seul sénateur sudiste à ne pas démissionner lors de la création de la Confédération ce qui lui vaut d’être considéré comme un traître par le Sud et comme un héros par le Nord et aussi d’être choisi comme co-listier d'Abraham Lincoln à l’élection présidentielle de 1864. Il n'abdiquera d'ailleurs pas ses positions esclavagistes durant la campagne présidentielle, déclarant que « le gouvernement des États-Unis est un gouvernement d'hommes blancs » et que « le nègre doit accepter [...] le statut qui lui est assigné »[3]. Une fois élu, il parvient à convaincre Lincoln de faire du Tennessee le seul état Sudiste dans lequel la proclamation d'émancipation n'est pas applicable.

Présidence

1865

15 avril : investiture d’Andrew Johnson en tant que dix-septième président des États-Unis à la suite de l’assassinat du président A. Lincoln au début de son second mandat.

2 mai : Johnson offre une récompense de 100.000 $ pour l’arrestation du président de la Confédération Jefferson Davis.

20 août : Johnson proclame la fin des hostilités au Texas.

1866

27 mars : Johnson met son véto à la loi garantissant les droits civiques des esclaves émancipés par l’adoption du Treizième amendement à la Constitution.

2 avril : Johnson proclame la fin des hostilités dans tous les États du Sud.

9 avril : Johnson met son véto à une loi sur les droits civiques des esclaves émancipés autorisant le gouvernement fédéral à intervenir dans les États pour les faire respecter.

20 août : Johnson déclare la fin de la Guerre de Sécession ; les combats ont en réalité cessé plus d’un an auparavant. Il met son véto à une loi attribuant aux anciens esclaves un terrain et une mule.

Johnson signe un décret de regroupement des indiens Shoalwater qui vivent dans l’État de Washington dans une réserve.

1867

8 janvier : la loi donnant le droit de vote aux Noirs de Washington, DC passe malgré le véto du président Johnson.

20 juin : Johnson annonce l’acquisition du territoire de l’Alaska.

25 juillet : Johnson signe la loi de création du territoire du Wyoming.

12 août : début de la procédure de destitution lancée par le Congrès à l’encontre du président Johnson. Les Républicains radicaux du Nord lui reprochent de bloquer les lois permettant les garanties des droits civiques dans les États du Sud.

Illustration de Harper’s Weekly de l’accusation de Johnson au Sénat.

7 septembre : Johnson signe la loi amnistiant tous les responsables de la Confédération.

1868

16 mai : fin de la procédure de destitution. Le Sénat acquitte le président, la majorité des deux-tiers n’est pas acquise à une voix près.

25 décembre : Johnson accorde la grâce présidentielle à toutes les personnes qui ont participé à la Confédération et qui ont causé la Guerre de sécession.

Politique étrangère

La politique étrangère de Johnson passe à l’arrière plan en raison des problèmes liés à la réunification des États après la Guerre de sécession. Le Secrétaire d'État des États-Unis, William H. Seward est l’artisan du traité permettant l’achat du territoire de l’Alaska en 1866, une décision dont beaucoup se moquent à cette époque. Il envoie aussi des troupes à la frontière mexicaine pour exiger le départ du gouvernement mis en place par la France.

Politique intérieure

La présidence est marquée par le problème de la reconstruction des états sudistes. La doctrine officielle, en particulier celle de Lincoln, refusant d’admettre la sécession il en résulte que les États du Sud reviennent dans l’Union, à la fin de la Guerre civile, de plein droit sans qu’il soit possible de leur imposer des pénalités. En dehors de l’obligation d’abolir l’esclavage au niveau de la Constitution de chacun des états, A. Johnson est partisan de les laisser définir leur politique en particulier sur le thème crucial du droit de vote.

Cette politique de soutien de toutes les lois ségrégationnistes ainsi qu’un pardon généralisé accordé à la très grande majorité des politiciens, militaires etc. qui avait lutté pour la Confédération lui attire l’animosité de nombreux députés et sénateurs républicains qui l’avaient amené au pouvoir. A. Johnson et le Congrès sont en violente opposition chaque partie utilisant son droit de véto pour bloquer les lois proposées par l’autre partie. Finalement le Congrès entame une procédure de destitution à l’égard du Président mais celle-ci échoue à une voix près.

A. Johnson termine son mandat en ayant perdu pratiquement tout pouvoir au profit des Commissions sénatoriales.

Politique concernant les droits civiques, les minorités et l’immigration

Johnson accède à la présidence grâce à un concours de circonstances. Il est le seul sénateur sudiste qui défend l’Union ce qui lui vaut son élection à la vice-présidence puis l’assassinat de Lincoln le propulse au sommet. Il reste malgré tout partisan du droit des États du Sud à décider eux-mêmes des questions concernant les droits civiques des Noirs et met son véto à toutes les tentatives d’ingérence du gouvernement fédéral. Cette attitude entraîne la procédure de destitution lancée à son encontre.

Politique partisane

Élu par opportunisme au poste de vice-président, Johnson est considéré comme traître par les États du Sud car il n’a pas démissionné lors de la Sécession, il est ensuite considéré comme traître par les États du Nord car il met son véto aux lois étendant les droits civiques aux Noirs. À une voix près il n’est pas destitué et termine son mandat sans pouvoir réel et sans penser à une éventuelle réélection.

Retraite

A. Johnson se retire au Tennessee. Il se présente aux élections législatives et sera élu au troisième essai. Il meurt le 31 juillet 1875.

Anecdotes

A. Johnson est le premier vice-président à assumer la présidence après l’assassinat du président, le troisième à succéder à un président décédé pendant son mandat.

Notes et références

Notes

  1. I impeach, Time
  2. http://freemasonry.bcy.ca/textfiles/famous.html
  3. Nashville Daily, 1er juin 1864. Cité par William T. Martin Riches, The civil rights movement : struggle and resistance, St Martin's Press, New York, 1997, p. 4.

Références

Voir aussi

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