Massacre De Katyń

Massacre de Katyń

Le massacre de Katyń désigne le meurtre de plusieurs milliers de Polonais — essentiellement des personnalités, des officiers mais aussi des étudiants (officiers de réserve), des médecins et des membres des élites polonaises réputées hostiles à l'idéologie communiste — par la police politique de l’Union soviétique (le NKVD) au printemps 1940 dans une forêt russe près de Smolensk. Par extension, l’expression recouvre l’ensemble des exécutions de membres de l’élite polonaise (de 15 000 à 22 000 personnes) perpétrées en 1940 en divers lieux de l’ouest de l’URSS. Ce fut le crime le plus symbolique de la guerre entre l’Allemagne nazie et l'Union soviétique. La polémique fut brièvement relancée par des prisonniers de guerre américains durant la Guerre de Corée.

Charniers dans le cimetière militaire de Katyń

Sommaire

Les origines

Signature du pacte par Viatcheslav Mikhaïlovitch Molotov. Joachim von Ribbentrop et Joseph Staline en arrière-plan
Répartition des territoires prévue par le pacte germano-soviétique, à la veille de la Seconde Guerre mondiale

À la suite du dernier partage de son territoire en 1795 entre la Prusse, l’Autriche et la Russie, la Pologne n’a plus eu d’existence en tant qu'État pendant 123 ans. Les Polonais subirent durant cette période la domination de leurs trois voisins autoritaires. Las de l’oppression russe, ils se révoltèrent en 1830 et 1863, soulevant une forte émotion dans les pays européens, mais furent impitoyablement réprimés. Alors qu’en 1919 la Pologne retrouvait son indépendance, Lénine, à la recherche d'un accès direct à l’Allemagne pré-révolutionnaire, lançait à l’été 1920 l’Armée rouge à la conquête de Varsovie (guerre russo-polonaise de 1920). La résistance acharnée des Polonais ainsi que les erreurs des Soviétiques firent échouer cette tentative. La paix de Riga signée en 1921 mit fin à ce conflit. Staline n’oublia pas cet affront et en aurait conçu une violente haine des élites polonaises[1]. La Russie et l’Allemagne, qui n’acceptaient pas vraiment cette renaissance polonaise, s'accordèrent sur un nouveau partage de son territoire. C'était l’une des clauses secrètes du pacte germano-soviétique du 23 août 1939.

La Pologne est envahie par les armées allemandes le 1er septembre 1939 et par l’Armée rouge le 17 septembre 1939. Pour justifier cette invasion, les Soviétiques prétextèrent le besoin de protection des populations biélorusses et ukrainiennes, majoritaires dans les territoires polonais concernés[2].

La programmation

Dès le 19 septembre 1939, le commissaire du peuple aux Affaires intérieures et à la Sécurité de l’État de l’URSS, Lavrenti Beria, ordonnait au NKVD de créer un « Directorat pour les Prisonniers de Guerre », afin de prendre en charge les prisonniers polonais[3]. Le NKVD organisa un réseau de centres de détention et de camps de transfert, puis transféra les prisonniers dans l'ouest de l'URSS.

Environ 250 000 soldats polonais, dont 10 000 officiers[4], furent faits prisonniers par les Soviétiques. La moitié d’entre eux — les simples soldats — fut relâchée par l’Armée rouge, les autres étant confiés au NKVD, lequel relâcha rapidement 42 400 soldats pour la plupart de nationalité ukrainienne ou biélorusse et en livra aux Allemands 43 000 autres, originaires de Pologne occidentale. Au 19 novembre 1939, le NKVD ne détenait plus qu'environ 40 000 prisonniers de guerre dont à peu près 8 500 officiers et sous-officiers. Beaucoup furent employés comme travailleurs forcés. Dans le même temps, depuis les zones polonaises occupées, afin d’éliminer « les classes sociales hostiles » au communisme, des centaines de milliers de Polonais étaient déportés dans divers camps et goulags.

Fin février 1940, 6 192 policiers et assimilés et 8 376 officiers restaient toujours internés[5]. Ces prisonniers furent soigneusement triés. Les officiers, parmi lesquels de nombreux étudiants (car le système de conscription polonais les incorporait systématiquement dans l’armée de réserve), furent rassemblés dans les deux camps de concentration de Kozielsk et de Starobielsk. Les cadres de la police, de la gendarmerie, des gardiens de prison, des gardes frontières et du scoutisme dans celui d'Ostachkov. Ces trois camps avaient également reçu des membres de l'élite civile polonaise (médecins, avocats, professeurs...), de même d'ailleurs que sept autres camps mineurs de l'URSS occidentale. La répartition des hommes était la suivante : 5 000 à Kozielsk, 6 570 à Ostachkov, et 4 000 à Starobielsk. Le jour de Noël 1939, les religieux de toutes les confessions en furent retirés. On suppose qu’ils furent éliminés. Tous ces hommes subirent de longs interrogatoires et un espionnage interne permanent destinés à repérer ceux qui seraient enclins à servir le communisme. L’échec fut total[6].

Le 5 mars 1940, les membres du PolitburoStaline[7], Viatcheslav Mikhaïlovitch Molotov, Kliment Vorochilov et Lavrenti Beria — signèrent l’ordre d’exécution des « nationalistes et contre-révolutionnaires » polonais, préparé par ce dernier. Lazare Kaganovitch et Mikhaïl Kalinine absents à la séance ne paraphèrent pas le document mais se prononcèrent favorablement.

L’exécution

Contours des fosses communes figurés par des dalles de calcaire; tombes symboliques.

Les méthodes d’exécution avaient depuis longtemps déjà été éprouvées sur les citoyens soviétiques. Les condamnés étaient transportés en train jusqu’à la gare la plus proche puis en camion jusqu’à l'endroit de l’exécution. Les transports quotidiens étaient de moins de cent personnes. Chaque individu était ligoté séparément, puis placé sur le bord de la fosse, où on lui tirait une balle dans la nuque. Les exécutions s’effectuaient habituellement au moyen de pistolets Walther[8] fournis par Moscou, modèle de fabrication allemande, comme les balles, couramment exporté pendant la période 1920-1926, notamment en Estonie dont les arsenaux militaires venaient d'être saisis par les Soviétiques.

Entre le 3 avril et le 13 mai 1940, 4 404 prisonniers furent transportés de Kozielsk, dans la forêt de Katyń, près de Smolensk, située à environ 50 kilomètres de la frontière biélorusse, où ils furent abattus d’une balle dans la nuque et ensevelis dans des fosses communes. Les 3 896 prisonniers de Starobielsk furent assassinés dans les locaux du NKVD à Kharkov et les 6 287 hommes détenus à Ostaszków tués à Kalinine (aujourd'hui Tver)[9]. Les massacres ont donc concerné au cours de ces seuls trois mois plus de 14 400 Polonais. Il faut ajouter à cela près de 7 800 membres de réseaux de résistance et fonctionnaires divers, non mobilisés dans l'armée, qui, au titre de la décision du 5 mars 1940, furent fusillés par les OSO (Conseil spécial de la Police) ; on en compte 3 400 en Ukraine et 3 880 en Biélorussie[10].

Découverte et enquêtes

En août 1941, donc quelques semaines seulement après le début de l'invasion de l'URSS par la Wehrmacht, les troupes allemandes découvrirent dans la forêt de Katyń un premier charnier qui contenait les restes de plusieurs centaines d'officiers polonais. "Signal", l'hebdomadaire illustré de la Wehrmacht, publia des photos montrant l'exhumation des corps : les uniformes étaient reconnaissables et les cadavres étaient dans un état de décomposition assez peu avancée.
L'ensemble de la presse nazie exploita largement, à cette époque, la macabre découverte.

Cependant, ce n'était là qu'un préambule. En effet, fin 1942, des cheminots polonais, qui conduisaient les trains allemands, rapportèrent avoir entendu des paysans biélorusses parler de soldats polonais enterrés dans la forêt de Katyń. C'est ainsi que d'autres charniers, bien plus importants que celui de l'été 1941 furent découverts.

Au printemps 1943, les militaires allemands mettaient au jour plus de 4 500 corps d’officiers polonais[11] empilés dans plusieurs fosses. Radio-Berlin rendit la découverte publique le 13 avril 1943 en accusant les Soviétiques du forfait. Deux jours après, ceux-ci nièrent leur responsabilité sur les ondes en répliquant que les nazis avaient commis ces atrocités lors de leur avance au cours de l’année 1941. Les autorités du Reich exploitèrent intensément l'événement dans le cadre de leur propagande antisémite jusqu'à l'été 1943. « Le mot d'ordre "Katyn" recouvrit la pire campagne antisémite qu'ait connu le régime depuis son avènement » analyse l'historien allemand Peter Longerich[12]. Pour les nazis, ce massacre était un « massacre juif ». En retour « l'anéantissement des Juifs pour ne pas être anéantis par eux [...] constitua le cœur de la propagande sur Katyn »[12].

Les dirigeants du Reich convoquèrent une commission internationale d’enquête médicale, composée d’experts venant de la Belgique, de Bulgarie, de Croatie, de Finlande, du Danemark, de France, de Hongrie, d'Italie, des Pays-Bas, de Roumanie, de Suède, et de Slovaquie.

Le Général Sikorski durant la guerre.

Ils demandèrent par ailleurs à la Croix-Rouge d’envoyer indépendamment des experts à Katyń, demande appuyée par le général Sikorski, chef du gouvernement polonais en exil à Londres qui n’avait cessé d’exiger des Soviétiques des éclaircissements sur le sort des officiers disparus. Prenant prétexte de cette position qu’ils dénoncèrent comme « une collusion Hitler-Sikorski », les Soviétiques rompirent leurs relations avec les Polonais et lancèrent une campagne pour amener les Anglo-saxons à reconnaître le gouvernement pro-soviétique de Wanda Wasilewska[13].

La Commission internationale publia ses conclusions fin mai : toutes les données recueillies, aussi bien les traces physiques que les témoignages, concouraient à placer le massacre au printemps 1940. Les Allemands en firent leur Livre Blanc. La commission technique de la Croix-Rouge aboutit à la même datation, mais décida de ne pas publier les conclusions de son enquête « afin de ne pas faire le jeu de la propagande allemande » qui utilisait la découverte pour enfoncer un coin entre Anglo-saxons et Soviétiques, ces derniers l’instrumentalisant pour focaliser la haine sur les « Germano-fascistes ». Les membres polonais de cette commission, dont quelques résistants à l’occupant allemand, envoyèrent cependant un rapport au gouvernement britannique qui fut classé ultra-secret et rendu public seulement en 1989, à Varsovie.

Le général Sikorski, accompagné de membres de son gouvernement, disparut le 4 juillet 1943 dans un avion qui s’écrasa au décollage de Gibraltar. Que la cause, objet de polémique, fût accidentelle ou non, cette disparition était pour les Anglo-saxons un soulagement car l’intransigeance de la position tenue par le général polonais commençait à créer des frictions entre Alliés[14].

Il a été avancé l'hypothèse que Yakov Djougachvili (un des fils de Staline) s'est suicidé au camp de concentration de Sachsenhausen le 14 avril 1943 après que la nouvelle du massacre fut parvenue à sa connaissance.

Commission soviétique et notes anglo-saxonnes

En 1944, ayant repris la zone de Katyń, les Soviétiques exhumèrent les corps. Ils mirent en place une « commission spéciale pour la vérification et l’enquête sur l’exécution par les envahisseurs nazis des officiers polonais prisonniers de guerre dans les bois de Katyń ». S’appuyant sur le fait que ces officiers avaient été abattus à l’aide de balles allemandes, la commission Burdenko concluait à l’assassinat par les nazis.

La même année, le président des États-Unis, Roosevelt missionna le capitaine George Earle, son envoyé spécial dans les Balkans, afin de compiler les informations sur ce dossier. Earle utilisa ses contacts en Bulgarie et en Roumanie et conclut que le coupable était l’Union soviétique. Le président rejeta ses conclusions et ordonna la destruction du rapport. Quand Earle insista pour le publier, le président lui intima par écrit l’ordre de ne pas le faire, puis l’affecta aux îles Samoa. Roosevelt déclara solennellement que cette affaire ne représentait « rien d’autre que de la propagande, un complot des Allemands » et qu’il était « convaincu que ce ne sont pas les Russes qui l’ont fait ».

De leur côté, les Britanniques bénéficiaient du rapport de leur ambassadeur auprès des Polonais, O’Malley, qui aboutissait à la même conclusion. Ce qui ne modifia en rien la ligne stratégique adoptée par le gouvernement en vue de maintenir de bons rapports avec leur allié : faire en sorte « que l’histoire enregistre l’incident de la forêt de Katyń comme une tentative sans importance des Allemands pour retarder leur défaite »[15].

À la fin des hostilités, les Soviétiques déclarèrent zone interdite la région de Katyń, refusèrent toute enquête par des organisations internationales et, assurés du soutien passif (et, parfois même, actif) des Occidentaux, organisèrent, à l’aide des partis communistes locaux, selon la technique éprouvée de l’amalgame (ceux qui mettent en doute la thèse soviétique sont des pro-nazis), une campagne internationale pour discréditer les personnes connaissant le dossier par expérience directe et chasser de leur poste d’enseignant les membres de la Commission internationale de 1943 (les Pr Naville à Genève et Palmieri à Naples[15]).

Le gouvernement communiste de la nouvelle république populaire de Pologne quant à lui censura la question en accord avec la position soviétique. Cette attitude, couplée à celle des Anglo-saxons, qui mirent tout « en œuvre pour supprimer (…) les informations susceptibles de contredire la version soviétique », laissèrent les mains libres à la propagande stalinienne[16].

Polémique à Nuremberg

Article détaillé : Procès de Nuremberg.

Présenté par l’accusation soviétique, le rapport Burdenko, document officiel, répondait aux exigences de l’article 21 des statuts[17] pour être admis comme document à valeur probante (URSS-54). D’où la mention du massacre dans la liste des faits susceptibles d’être attribués aux accusés, constituant l’acte d’accusation, les trois autres parties (États-Unis, Royaume-Uni, France), bien qu’ayant protesté, n’avaient pas les moyens juridiques de s’y opposer[18].

Procès de Nuremberg : au premier rang (de gauche à droite) : Goering, Hess, von Ribbentrop, Keitel ; au second rang (de gauche à droite) : Doenitz, Raeder, von Schirach, Sauckel

Le Livre Blanc allemand de 1943 fut, lui, admis au dossier au titre de l’article 19[19] c’est-à-dire, comme l’avait souligné le président du tribunal, doté d’une valeur probante éventuelle, accordée après examen (mais le cours des débats rendit cette valorisation sans objet)[20].

L'un des procureurs soviétiques, Nicolaï Zoria, fut retrouvé mort dans son lit après qu’il eut manifesté son opposition à la manipulation en cours[15].

L'intransigeance des Soviétiques à faire apparaître Katyń dans l’acte d’accusation était commandée par l’objectif final recherché : que ce crime soit cité dans le verdict. Ils tentèrent tout pour cela, à commencer par refuser la comparution de témoins au profit de déclarations écrites non publiques. Trois dépositions d’officiers allemands présents en 1943 furent cependant acceptées par le tribunal (sur six témoins demandés par la défense, dont le Pr. François Naville, professeur de médecine légale et doyen de la faculté de médecine à Genève et membre de la Commission Internationale de 1943, qui fut refusé)[21]. L'accusation obtint corrélativement la présentation de trois témoins, dont le Pr. Markov, un Bulgare, membre de cette même commission, que, avec les moyens de pression connus, les Soviétiques avaient « retourné », ainsi que le président de la Commission soviétique, Burdenko, qui était également le président de l'Académie des sciences médicales d’URSS.

Cependant, le rôle du tribunal n’était pas d'attribuer la responsabilité du massacre à l’Allemagne ou à l’Union soviétique, mais à l’un au moins des vingt-deux dignitaires de l'État national-socialiste poursuivis[22]. La tâche de l'accusation était alors d'établir un lien entre les actes reprochés et les accusés. Mais, à l'audience, le procureur soviétique se révéla incapable de nommer le responsable de l'exécution du massacre[23], ainsi que le coupable présumé parmi les accusés[24].

Les Soviétiques tentèrent malgré tout de faire passer en force leur point de vue, allant jusqu’à dénoncer une inadéquation des statuts du tribunal. Ce 'baroud d'honneur' soulignait plus encore la faillite de l'accusation à charger les accusés, ce qui se matérialisa par l'absence de mention du massacre dans les 22 verdicts constituant le jugement[25].

Pour ce qui est de l'interprétation du traitement donné au massacre par le Tribunal Militaire International TMI, il y a un consensus parmi les historiens et journalistes qui ont étudié le, ou assisté au, procès de Nuremberg : le déroulement des débats et l'absence de toute mention de Katyn du verdict signifie que la partie allemande a réussi à prouver son innocence, ce qui désigne en creux les Soviétiques comme coupables[26]. Par exemple, Annette Wieviorka analyse l’absence de mention de Katyń dans le jugement comme « l'aveu tacite de la culpabilité soviétique[27] ». Elle reformule ainsi l'affirmation d’Alexandra Kwiatkowska-Viatteau selon laquelle, dans ce procès, « il y avait seulement deux meurtriers présumés responsables du crime [l’Allemagne ou l’URSS][16] ». Si toutes deux voient « Katyń disparaît[re] simplement du jugement », c’est parce que les juges ont montré un grand respect des droits de la défense. Bien que du camp des vainqueurs, ceux-ci auraient ainsi démontré leur équité. Étendue à l’ensemble du procès, cette disposition d’esprit non partisane établirait par conséquent la légitimité du tribunal.

L'épisode a néanmoins été utilisé, par exemple, par plusieurs personnes condamnées, en France, pour propos négationnistes, comme Robert Faurisson, dans le but de discréditer le jugement de Nuremberg en affirmant que les Allemands auraient été reconnus coupables pour Katyń (ce qui est faux) et en soutenant que la loi Gayssot interdirait d'affirmer la culpabilité des Soviétiques à Katyń (ce qui est faux également)[28].

Une confusion entretenue

Pendant la Guerre froide, l'URSS a cultivé l'ambiguïté en mettant en avant le village martyr de Khatyn, en Biélorussie. Dans ce village, 149 personnes furent brûlées vives par les nazis, le 22 mars 1943. Selon l'agent de la CIA Benjamin B. Fischer et l'historien Norman Davies, Khatyn a été choisi en 1969 pour y construire un mémorial à cause de la ressemblance avec le nom de Katyń[29],[30]. Toute allusion soviétique aux villages martyrs était systématiquement construite autour de Khatyn, Lidice et Oradour (trois massacres pour lesquels la responsabilité des nazis ne faisait pas débat). Le texte de Vladimir Poutine, « Les leçons de la victoire sur le nazisme » publié dans le quotidien français Le Figaro le 7 mai 2005, cite encore une fois ces trois villages martyrs [31]. La volonté des Soviétiques (et de leurs porte-parole en Occident) d'entretenir la confusion entre les massacres de Katyń et de Khatyn pendant des décennies a été, avant les aveux, un indice indirect mais solide de la culpabilité des Soviétiques dans le massacre de Katyń.

Aveux soviétiques

Le contenu des débats de Nuremberg, tout comme celui du Livre Blanc allemand et du rapport Bourdenko, n'ayant pas atteint le grand public, la culpabilité allemande restait dans la mémoire (collective), comme un fait de notoriété publique[16].

Mikhaïl Gorbatchev et Ronald Reagan en 1987

Bliss Lane, ex-ambassadeur des États-Unis en Pologne, présida en 1949 une commission privée d’enquête sur Katyń et mena une campagne politique pour sensibiliser l’opinion sans obtenir de résultat. En 1951, les prisonniers américains de la guerre de Corée inspirant le Congrès des États-Unis, une commission spéciale était constituée pour effectuer une enquête officielle sur Katyń. Elle conclut à la responsabilité du NKVD. Le gouvernement britannique rejeta cette conclusion. L'ensemble resta sans effet sur l’opinion publique. Cette enquête pouvait être interprétée comme une fabrication opportuniste, un avertissement diplomatique destiné aux Chinois et Coréens.

Les postures officielles restèrent ainsi fixées de part et d’autre du Rideau de fer. À la fin des années 1970, les autorités britanniques interdirent l’érection d’un mémorial affichant 1940 comme date des massacres sous le prétexte de son caractère provocant dans le contexte de la Guerre froide. De leur côté, celles de Pologne remplacèrent un mémorial érigé en 1981 par le syndicat Solidarność qui exhibait la simple inscription « Katyń, 1940 » par un monument officiel dédié « aux soldats polonais victimes du fascisme hitlérien reposant à Katyń ».

Ce n'est que dans le contexte de la Glasnost que la responsabilité du NKVD fut évoquée pour la première fois en URSS par l'historienne soviétique Natalia Lebedeva dans l'hebdomadaire Moskovskie novosti, en août 1989. Le chiffre de 15 131 morts est avancé.

Le President Boris Eltsine s’inclinant devant le monument aux victimes de Katyń à Varsovie en 1993.

En 1990, le dirigeant de l'URSS Mikhail Gorbatchev, désirant assainir les relations avec la Pologne, reconnaissait que le NKVD était responsable du massacre et présenta des excuses officielles au peuple polonais. Mais ce n’est qu’en 1992 que le Président de la Russie Boris Eltsine, ouvrant au public les archives des dirigeants de l’URSS, remit à Lech Wałęsa, président de la république de Pologne, plusieurs documents émanant du comité central, dont l’ordre d’exécution des officiers polonais[32]. La tuerie ayant été accomplie en violation des lois et de la constitution soviétique, il fit mettre en accusation le parti communiste d’Union soviétique (PCUS), en tant qu’organisation criminelle, devant la Cour constitutionnelle de la Fédération de Russie.

Cependant, la transparence complète n’est toujours pas de mise puisqu’en mars 2005, en réponse à la demande de la Pologne lors des commémorations du 65e anniversaire du massacre, la Russie refusa toujours de transmettre des documents sur le sujet, encore classés secrets (116 sur les 183 volumes d’archives rassemblées pendant les investigations et la décision d’y mettre un terme furent classifiés)[33]. Le procureur général militaire Alexandre Savenkov clôturait une dizaine d’années d’instruction du dossier par un non-lieu, qualifiant le massacre de « crime militaire » pour l’assassinat de 14 540 personnes — ni génocide, ni Crime contre l'humanité — ce qui lui accordait le bénéfice de la prescription (50 ans) et que par conséquent il n’y avait plus lieu à débattre sur le plan judiciaire[34]. En réponse, l’Institut polonais de la Mémoire nationale décidait d’engager sa propre enquête[35] et le Sénat polonais votait un texte demandant aux Russes de déclassifier les archives concernées et de qualifier Katyń de génocide[36].

En mars 2005, Zbigniew Zaleski, eurodéputé de la Plate-forme civique et membre du PPE a demandé à Josep Borrell, alors président du Parlement européen, que l'assemblée observe une minute de silence en l'honneur des victimes. La requête lui a été refusée au motif qu'il n'est pas possible de consacrer des minutes de silence à tous les événements tragiques du passé, pour lesquels des demandes affluent[37].

En 2005, un crâne, oublié depuis la Seconde Guerre mondiale, refait son apparition à l'institut médico-légal de Copenhague. Membre de la commission internationale envoyée sur les lieux du massacre en 1943, le médecin légiste danois Helge Tramsen avait rapporté clandestinement de sa mission cet objet plutôt macabre. Sur place, il avait autopsié des cadavres portant des uniformes polonais, exécutés par balles. Les restes du cadavre furent identifiés et restitués aux autorités polonaises venues sur place[38].

En avril 2006, une plainte a été déposée devant la Cour européenne des Droits de l’Homme contre la Russie en vue de faire reconnaître le crime de Katyń comme crime contre l’humanité.

Katyń dans les arts

Littérature

Le massacre de Katyń est le ressort principal d'Enigma, roman de Robert Harris paru en 1995.

Cinéma

Article détaillé : Katyń (film).

En septembre 2007, le film Katyń[39],[40] d'Andrzej Wajda, dont le scénario a été écrit sur la base d'un roman d'Andrzej Mularczyk Post mortem - Le roman de Katyń, a été projeté en Pologne, avant de sortir en France en mars 2009. Le père du réalisateur, Jakub Wajda, capitaine au 72e régiment d'infanterie, fut l'un des officiers assassinés lors des massacres de Katyń[41]. Le film aborde le massacre sous l'angle du crime contre l'humanité mais aussi sous celui des sentiments des proches des victimes devant le mensonge des bourreaux à l'égard des proches des victimes et l'impossibilité de faire le deuil des morts ainsi instrumentalisés par des coupables qui tiennent le haut du pavé.

La sortie de ce film relance une polémique[42]. Le cinéaste regrette notamment le peu de diffusion à l'étranger: « Katyn n'est pas diffusé aux États-Unis, en Russie, en Allemagne. Il sort tout juste en France. Ceux qui l'ont acheté ne le montrent pas. C'est dû à l'incompétence de la télévision publique polonaise. Ce sont des mammouths du socialisme réel[43]». La diffusion de Katyn en France est effectivement limitée à quelques très rares cinémas de quartier, dans de toutes petites salles.

Un article publié dans L'Humanité le 1er avril 2009 cultive l'ambiguïté. Son auteur débute sa critique du film par « moi-même, participant il y a quelque trente ans de cela à une délégation très officielle en Union soviétique, ai été invité à me recueillir à Katyn sur ce symbole de la barbarie nazie ». Il poursuit en écrivant que le résultat ne convainc pas. « La première raison est que l’esthétique est surannée, vieillotte, académique en un mot. [...] L’autre cause de l’échec est plus subtile. Wajda intègre des documents d’archives soviétiques pour nous montrer que l’image peut mentir. Belle idée de cinéaste. Mais si l’image peut mentir, pourquoi alors ne pas douter de la version des faits rapportés par Wajda ? En bref, si je crois tout ou partie (la place manque pour soulever la question de sa représentation de l’antisémitisme en Pologne) de ce qu’il affirme, c’est à partir d’un savoir extérieur, pas d’un point de vue intrinsèque. Comme aurait dit Godard, est-ce une image juste ou juste une image ? Convaincu que l’affirmation d’une vérité suffit, Wajda n’est pas assez dialecticien pour traiter ontologiquement cette question. D’où, ce qui renvoie à notre réserve précédente, un film qui illustre son propos au lieu de secréter son discours[44] ».

Dans un article publié dans Le Monde, Jean-Luc Douin critique Andrzej Wajda pour « le renvoi dos à dos des nazis et des Soviétiques comme prédateurs du territoire national » et « sur l'étrange confusion entre Katyn et le génocide des juifs. Rien, aucune allusion, dans le film, sur la Shoah, mais une description des rafles, de la traque des familles d'officiers polonais, comme s'il s'agissait de la déportation des juifs en camps. Détail troublant : ces proies d'un massacre programmé sont viscéralement attachées à leur ours en peluche. Or le Musée Yad Vashem de Jérusalem a fait de l'ours un symbole de l'extermination des enfants juifs, du martyre d'un peuple[45] ». Cette analyse suscite un vigoureuse prise de position d'Adam Michnik, publiée dans le même quotidien. Michnik se déclare consterné par la « troublante ignorance » du quotidien français : « À l'époque, la Pologne fut morcelée par deux puissances totalitaires liées par le pacte germano-soviétique. La terreur dans les deux parties occupées du pays fut comparable ; la brutalité et la cruauté avec lesquelles les deux occupants emprisonnaient et assassinaient les Polonais était la même. [...] En Europe occidentale, [...] le dogme idéologique interdisait de mettre côte à côte les crimes d'Hitler et ceux de Staline. La critique du Monde est donc prisonnière de ce dogme, alors que Wajda le défie. Le metteur en scène polonais brise le mur du silence. [...] Ce fut un sujet tabou pour la gauche française. Pendant de longues années, elle garda le silence autour de l'invasion de la Pologne par l'Armée rouge, des crimes des Soviétiques, de même que sur Katyn. Jusqu'à aujourd'hui, ce tragique événement historique est un cadavre dans le placard de la gauche française, si longtemps indulgente à l'égard du Grand Linguiste, Joseph Staline[46]. »

Annexes

Bibliographie

Premier ouvrage récapitulant les enquêtes des autorités polonaises sur les fosses de Katyń et la responsabilité des soviétiques
  • (en) Coll., Death at Katyn : An Account of a Survivor, New York, comité national des Américains d'origine polonaise, 1944.
  • (pl) Coll., Lista Katynska, Jency obozow, Kozielsk - Ostaszkow - Starobielsk, Zaginieni w rosji sowieckiej, (Liste de Katyń : Prisonniers des camps de Kozelsk–Ostaszków–Starobielsk qui ont disparu en Union soviétique) opracowal Adam Moszynski, Londres, Gryf Publications, 1982.
    Éditions en 1949, 1974, 1977. Il existe aussi des éditions publiées à Varsovie en 1988 et 1989. Ce livre contient des listes de victimes du massacre.
  • Józef Czapski, Terre inhumaine, préface de Daniel Halévy, Paris, L'âge d'Homme, collection Histoire et témoignages, 1978 (1e édition en polonais, 1949).
  • Józef Czapski, Souvenirs de Starobielsk, Paris, Noir sur Blanc, 1987 (ISBN 2882500017).
Une brochure a été publiée en 1945, Wspomnienia Starobielskie, en Italie, Biblioteka Orla Bielgo, 1945.
  • Henri de Montfort, Massacre de Katyn, Crime Russe ou Crime Allemand ?, Paris, La Table Ronde, 1966 et Presses de la Cité, 1969
  • Alexandra Kwiatkowska-Viatteau, Katyn, L’armée polonaise assassinée, Bruxelles, Éditions Complexe, 1982, (ISBN 2870270933)
  • Alexandra Kwiatkowska-Viatteau, Katyn. L’armée polonaise assassinée, Bruxelles, Éditions. Complexe, 1992, (ISBN 287027310X)
les deux versions du livre d'Alexandra Kwiatkowska-Viatteau sont assez différentes, la recherche historique ayant fait des progrès. Une troisème édition est en préparation.
  • Alexandra Kwiatkowska-Viatteau, Staline assassine la Pologne, 1939-1947, Paris, Éditions du Seuil, 1999.
  • Andrzej Paczkowski, Pologne, la Nation-Ennemi in Le livre noir du communisme, Paris, Robert Laffont, 1997 (Réedition 1998, collection Bouquins, (ISBN 2221088611)
  • Janusz Kazimierz Zawodny, Katyn : massacre dans la forêt, traduction Marie-Alyx Revellat, Paris, Stock, Collection Témoins de notre temps, 1971 (1e édition en 1962)
  • Victor Zaslavsky, Le Massacre de Katyn, traduction de Christine Vodovar, Éditions du Rocher, 2003. (ISBN 226804762) (réédition aux éditions Perrin, collection Tempus, 2007, (ISBN 9782262026516))

Liens internes

Liens externes

Notes et références

  1. Les répressions soviétiques envers les Polonais, p.424 in Le Livre noir du communisme
  2. Ordre du 14 septembre 1939 de libérer les territoires de « Biélorussie de l’Ouest » et de « l’Ukraine de l’Ouest » de « l’occupation fasciste polonaise ».
  3. Ordre 0308 de créer le GUWP et le réseau de camps spécifiques
  4. p.428, Prisons et déportations in Le livre noir du communisme
  5. p.429 in Le livre noir du communisme
  6. Zawodny, Janusz K., Death in the Forest: The Story of the Katyn Forest Massacre, 1962, University of Notre-Dame Press.ISBN 0-268-00849-3
  7. Le 15 octobre 1992, la presse internationale dont en France le quotidien Libération publiait l’ordre de Staline, qui confiait au NKVD la tâche d’examiner les cas de 14 700 personnes se trouvant dans les camps de prisonniers de guerre (anciens officiers polonais, fonctionnaires, hobereaux, policiers, éclaireurs, gendarmes, magistrats et gardiens de prison) et 11 000 personnes (divers membres d’organisations d’espionnage k-r et de sabotage, anciens hobereaux, industriels, anciens officiers polonais, fonctionnaires et déserteurs) se trouvant dans des prisons de régions occidentales d'Ukraine et de Biélorussie, selon la procédure spéciale avec application de la peine capitale par fusillade
  8. Probablement des Walther PP ou PPK ; la version militaire de ces Polizei Pistole, le Walther P38 n'avait été adoptée par l'armée allemande qu’en 1938 (comme son nom l'indique).
  9. Le livre noir du communisme, p. 430.
  10. Le livre noir du communisme, p. 431.
  11. Initialement, le « massacre de Katyń » ne désignait que ces 4 500 officiers polonais retrouvés en forêt de Katyń ; depuis, l’expression s’est étendue à l’ensemble des personnes exécutées sur l’ordre de Staline du 5 mars 1940. Parmi celles-ci, le nombre de polonais est actuellement estimé à 21 857.
  12. a  et b Peter Longerich, « Nous ne savions pas ». Les Allemands et la Solution finale 1933-1945, Éditions Héloïse d'Ormesson, 2008, p. 344-362.
  13. (en) Martin Dean, Collaboration in the Holocaust Crimes of the Local Police in Bielorussia and Ukraine 1941-44, Palgrave, 1999, ISBN 0-312-22056-1
  14. (en) Andrzej Paczkowski, The Spring Will Be Ours: Poland and the Poles From Occupation to Freedom, 2003, ISBN 0-271-02308-2
  15. a , b  et c Victor Zaslavsky, Le massacre de Katyn, 2003, éd. du Rocher, ISBN 2-268-04796-2, p.63 et suiv.
  16. a , b  et c Alexandra Kwiatkowska-Viatteau, Katyn, l’armée polonaise assassinée, 1982, éd. Complexe, ISBN 2-87027-093-3
  17. Article 21 : Le Tribunal n’exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis. Il considérera également comme preuves authentiques les documents et rapports officiels des gouvernements des Nations unies, y compris ceux dressés par les Commissions établies dans les divers pays alliés pour les enquêtes sur les crimes de guerre ainsi que les procès-verbaux des audiences et les décisions des tribunaux militaires ou autres tribunaux de l’une quelconque des Nations Unies.
  18. Pour une discussion de l'article 21 et des conditions d'incorporation de Katyn à l'acte d'accusation, voir PHDN, Katyn à Nuremberg, la honte et la justice, 2000.
  19. Article 19 : Le Tribunal ne sera pas lié par les règles techniques relatives à l’administration des preuves. Il adoptera et appliquera autant que possible une procédure rapide ["expeditious"=expéditive] et non formaliste et admettra tout moyen qu’il estimera avoir une valeur probante.
  20. Tristan Mage, Procès des grands criminels de guerre devant le Tribunal Militaire International de Nuremberg, 1993-98, XVII, p.277-380 pour les deux séances consacrées au massacre
  21. Sur l'échec des Soviétiques à museler la défense et les échanges très tendus qui eurent lieu entre les juges et l'accusation soviétique, voir PHDN, Katyn à Nuremberg, la honte et la justice, 2000.
  22. Comme l'avait précisément décrit l’un des juges, le Général Nikitchenko, un magistrat militaire ayant siégé aux célèbres procès politiques moscovites, «le fait que les chefs nazis soient des criminels a déjà été établi [par les déclarations et accords des alliés]. Le rôle de ce tribunal se limite donc à déterminer la culpabilité précise de chacun [des accusés].» dans : Leo Kahn, Nuremberg Trials, Bellantine, N.Y., 1972, p. 26.
  23. Furent successivement désignés un commandant du régiment de génie 537, son successeur et la police (le SD).
  24. Lorsque le Dr Latermeer, avocat de Seyss-Inquart, demanda : « À quel accusé doit être imputé le meurtre ? », il obtint un refus de répondre.
  25. Ces verdicts ne citent d’ailleurs, sauf exception illustrative, que des faits d'ordre général et la quasi-totalité des noms mentionnés dans l'acte d'accusation, tel que Oradour-sur-Glane, en sont absents. Ces faits furent l'objet de procès ultérieurs contre des subalternes.
  26. Un ensemble de citations de journalistes et d'historiens en ce sens se trouve à la fin de PHDN, Katyn à Nuremberg, la honte et la justice, 2000.
  27. Annette Wieviorka, Le procès de Nuremberg, Éditions Ouest-France, 1995, p. 92
  28. Notamment dans Revue d'histoire révisionniste (n° 2), « Katyn à Nuremberg » de Robert Faurisson. Dans ce texte, Faurisson prétend que le document URSS-54 n'a pas été discuté et aurait été considéré par le tribunal comme la preuve de la culpabilité allemande en vertu de l'article 21, culpabilité qui serait, toujours selon les négationnistes, l'une des conclusions du procès de Nuremberg. Ce sont des contre-vérités puisque l'article 21 n'a pas été interprété par le tribunal comme interdisant la discussion du document URSS-54 ou l'audition de témoins. Voir à ce sujet PHDN, Katyn à Nuremberg, la honte et la justice, 2000. Par ailleurs, la loi sanctionnant l'expression des discours négationnistes, dite loi Gayssot ne concerne pas, ni ne pourrait concerner Katyn, même si les Allemands avaient été condamnés pour Katyn, pour des raisons exposées sur PHDN, L'article 24bis de la loi sur la liberté de la presse, dite loi Gayssot, 2000.
  29. Fischer, Benjamin B., "The Katyn Controversy: Stalin's Killing Field", Studies in Intelligence, Winter 1999–2000, last accessed on 10 décembre 2005
  30. Norman Davies, Europe: A History, Oxford University Press, 1996, page 1005. ISBN 0-19-513442-7
  31. Le texte de Vladimir Poutine publié dans Le Figaro' le 7 mai 2005.
  32. Jean-Luc Douin, « "Katyn" : film poignant et douloureux pour Wajda », dans Le Monde du 01-04-2009, [lire en ligne]
  33. Article archivé du Nouvel Observateur
  34. Article sur Mosnews : Katyn Massacre was not Genocide… Russian Military Prosecutor, 11/03/2005 À lire en ligne.
  35. (en) Malgorzata Kuzniar-Plota, Departmental Commission for the Prosecution of Crimes Against the Polish Nation, Varsovie, 30 novembre 2004 À lire en ligne.
  36. (en) Polish Government statement Senate Pays Tribute to Katyn Victims, 3/31/2005
  37. Le Monde du 10 mars 2005
  38. Extrait site Société des sciences médicales du Luxembourg
  39. Montage polonais de la bande-annonce du film
  40. Montage français de la bande-annonce du film, en version originale sous-titrée
  41. Le Monde, 15 septembre 2007
  42. Katyn, un film qui dérange par André Larané dans Hérodote
  43. « "Je voulais évoquer le crime et le mensonge" », Le Monde, 31 mars 2009.
  44. « Tu n’as rien vu à Katyn » par J.R. dans L'Humanité, 1er avril 2009.
  45. "Katyn" : film poignant et douloureux pour Wajda par Jean-Luc Douin dans Le Monde
  46. «Katyn» ou le film du massacre des Polonais par les Soviétiques par Adam Michnik dans Le Monde
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