152e régiment d'infanterie

152e régiment d'infanterie de ligne

152e Régiment d'Infanterie
152e R.I.jpg

insigne régimentaire
Période 1794
Pays France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie
Fait partie de 7e brigade blindée (7eBB)
Garnison Colmar
Devise Diables rouges
Inscriptions sur l’emblème Loano 1795
Harbourg 1813
Alsace 1914-1915
La Somme 1916
L'Aisne 1917-1918
L’Ourcq 1918
Roulers 1918
Rethel 1940
Résistance en Auvergne 1944
AFN 1952-1962
Anniversaire Saint-Maurice
Équipement AMX 10 P (véhicules de transport de troupes blindés et chenillés)
Il sera remplacé par le VBCI
VBL (véhicules blindés légers) - Missiles MILAN et ERYX
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Fourragères Aux couleurs du ruban de la Légion d'honneur
Décorations La Légion d'honneur
La Croix de guerre 1914-1918 avec six palmes.
La Croix de guerre 1939-1945 avec une étoile de vermeil.

Le 152e régiment d'infanterie de ligne (152e RI) est une unité de l’armée française, créée sous la Révolution française. Il a été surnommé régiment des Diables Rouges par les Allemands au cours des combats de l'Hartmannswillerkopf en 1915, le 152e RI a conservé ce nom de tradition. Ayant, avant tous les autres reçu en 1918 la fourragère de la Légion d'honneur, il est aussi appelé « premier des régiments de France ». Le régiment est cantonné au Quartier Walter à Colmar dans le Haut Rhin, il est considéré comme un des régiments de tradition en Alsace.

Sommaire

Création et différentes dénominations

  • 1794 : Création de la 152e Demi-Brigade de Bataille à partir des unités suivantes :
  • 1796: Dissous et incorporé dans la 75e Demi-Brigade d'Infanterie de Ligne
  • 1813: 152e Regiment d'Infanterie de Ligne à partir des unités suivantes :
    • 18e, 19e, 53e et 54e Cohortes de la Garde Nationale
  • 1814: Dissous
  • 1914 : A la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le 352e Régiment d'Infanterie
  • 1942: Dissous le 27 novembre suite à la démobilisation de l'armée d'armistice.
  • 1944: Récrée le 10 octobre en Demi-Brigade Auvergne
  • 1944: Renommé Régiment Auvergne le 9 novembre
  • 1944: Reprend le nom de 152e Régiment d'Infanterie le 21 novembre
  • 1946: Transformé en 152e Bataillon d'nfanterie le 30 avril
  • 1949: Redevient 152e Régiment d'Infanterie le 1er mai
  • 1964: 1er juin, devient le 152e Régiment d'Infanterie des Forces du Territoire (152e RIFT)
  • 1976: Transformé en 152e Régiment d'Infanterie Mécanisé le 1er juillet
  • 1984: Devient, le 1er juillet, 152e Régiment d'Infanterie de Division Blindée de la 5e Division Blindée
  • 1990: 1er juillet, devient 152e Régiment d'Infanterie de Corps d'Armée au seins du 2e Corps d'Armée
  • 1996: Suite à la dissolution du 2eCA, redevient 152e Régiment d'Infanterie

Colonels/Chefs-de-Brigade

Drapeau

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes [1],[2]:


152e régiment d'infanterie de ligne - drapeau.svg

Décorations

  • Ses personnels ont droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Légion d'honneur.

Historique du 152e Régiment d'infanterie

SOMMAIRE

  • Les origines du régiment :
  • La 152e Demi - Brigade de Bataille (1794-1796)
  • Le 152e Régiment d’Infanterie des Cohortes (1813-1814) Maréchal DAVOUT
  • Le 152e Régiment Régional d’Infanterie ( 1887-1914 )
  • La 1re Guerre Mondiale :
  • Les sept citations du Régiment (1914-1918)
  • La Seconde Guerre Mondiale (1939-1945)
  • Le 15-2 dans le Blitzkrieg (1939-1940)
  • Le Régiment de l’armée d’armistice (1940-1942)
  • Le Maquis d’Auvergne (1942-1944)
  • La Libération (1944-1945)
  • 9e inscription au drapeau
  • La période contemporaine :
  • L’après - guerre (1946-1955)
  • La Campagne d’Algérie (1955-1962)
  • Le 152e R.I.F.T. : « les Commandos d’Alsace » (1964-1976)
  • Le 152e RIMéca (1976-1984)
  • Le 152e R.I.D.B. (1984-1990)
  • Le 152e R.I.C.A. (1990-1996)
insigne de béret d'infanterie

Les origines du régiment

  • La 152e Demi - Brigade de Bataille (1794 - 1796)
  • 21 février 1793
  • 21 août 1794
  • (4 fructidor de l’an II)
  • Décret du Comité de Salut Public instituant l’amalgame :
  • En pleine tourmente révolutionnaire et attaquée sur toutes ses frontières, la France fait appel au patriotisme de ses enfants : depuis 1792, un formidable élan a permis de former 517 bataillons de volontaires qui ont renforcé ceux de l’armée régulière. Cependant, l’enthousiasme ne suppléant pas l’expérience, le décret du 21 février va créer 251 Demi-Brigades sur la base de deux bataillons de volontaires et d’un bataillon régulier. Le dynamisme des uns et la discipline des autres vont faire de l’infanterie française un instrument de guerre redoutable.
  • Création à Landau en Palatinat de la 152e Demi-Brigade de Bataille par amalgame des

2e bataillon du 82e de ligne (ex-Régiment de Saintonge crée en 1684) 6e bataillon des volontaires du Bas-Rhin 7e bataillon des volontaires de la Marne

  • 30 juillet 1795

La 152e Demi-Brigade quitte les bords du Rhin pour les Alpes Maritimes :

  • La paix signée avec la Prusse en avril 1795 permet au Directoire de la République de soustraire une partie des troupes de l’Est au profit de l’Armée d’Italie en campagne contre les Austro-Piémontais. En 40 jours de longues marches, exécutées sous la chaleur de l’été, la 15-2 forte de 1 500 hommes, aux ordres du Commandant PROMPT, rejoint la Méditerranée. Seuls 1206 hommes parviennent à destination et sont affectés le 23 septembre au Corps Masséna, à Loano, sur la côte à environ une centaine de kilomètres au Nord-Est de Nice.
  • 22 et 23 novembre 1795, bataille de LOANO.
  • Le Général Schérer, Commandant en chef l’Armée d’Italie, décide d’attaquer les fortes positions ennemies défendues par 50 000 Austro-Piémontais. Les Français ne sont que 30000, affamés et démunis de tout (moins de 60 coups pour trois jours) ; la 15-2 est en réserve d’intervention. C’est au sabre, à la baïonnette, au corps à corps, qu’elle aborde hardiment l’ennemi, le poursuit sur plusieurs kilomètres à la tombée de la nuit et le met en déroute le lendemain. Celui-ci perdra sur l’ensemble de la bataille 1 500 tués, 4 000 prisonniers et 48 canons (500 morts et 600 blessés français dont 49 et 178 pour la 15-2).
  • 17 mars 1796

Le nombre de demi-brigades à faibles effectifs étant trop élevé, le Directoire, profitant d’une période d’accalmie aux frontières, procède à une restructuration : la 152e est dissoute au profit de la 75e.

  • Le 152e Régiment d’Infanterie des Cohortes (1813-1814)
  • 13 mars 1812, Sénatus Consulte créant les Cohortes :
  • Avant de s’engager en Russie, Napoléon décide de créer une Garde Nationale : les Cohortes. À raison d’une par département, portant l’uniforme de l’Infanterie, ces troupes sont formées d’hommes jeunes et robustes, correctement instruits et bien encadrés.
  • 11 janvier 1813, Sénatus Consulte annonçant la naissance de 22 nouveaux régiments de ligne :
  • Suite à la désastreuse Campagne de Russie, Napoléon annonce aux 88 Cohortes du premier ban, par Sénatus Consulte, qu’elles cessent de faire partie de la Garde Nationale pour entrer dans les rangs de ce qu’il reste de la Grande Armée. Des estafettes portent l’ordre de se mettre en marche 24 heures après réception du message en direction de l’Elbe (Allemagne du Nord), pour y être réorganisées, quatre par quatre en 22 régiments d’infanterie de ligne portant les numéros 135 à 156. Le 152e Régiment naît ainsi de la fusion des 18e Cohorte du Bas-Rhin, 19e Cohorte du Haut-Rhin

53e et 54e Cohortes du Pas de Calais.

  • Févr.-mars 1813

A peine formé, le 152e, commandé par le Colonel REYNAUD, est appelé à réprimer le mouvement insurrectionnel des populations allemandes de la région de Hambourg, appuyées militairement par les troupes anglaises. Le 15-2 est omniprésent : mouvements incessants de ses quatre bataillons, coups de main audacieux, attaques et défenses de forteresses se succèdent.

  • 27 avril 1813, prise de Harbourg :
  • Ce jour-là, le 152e RI reçoit l’ordre de s’emparer dans les plus brefs délais de la place-forte de Harbourg, dans les faubourgs de Hambourg, où sont en train de se replier 1 500 soldats russes et prussiens. Sous un feu particulièrement violent, quatre cadres du régiment réussissent à franchir le fossé ceinturant le fort puis à abattre le pont-levis, permettant ainsi à une compagnie de voltigeurs en attente de s’engouffrer dans la place et de mettre l’ennemi en déroute et de s’emparer de la ville. Ce brillant fait d’armes donne au Maréchal Davout un solide point d’appui pour s’emparer quelques jours plus tard de Hambourg et de faire l’éloge du 15-2 :
  • mai 1813 à février 1814
  • Le 152 RI participe aux difficiles opérations de la Campagne d’Allemagne face aux coalisés de toute l’Europe en 1813 (dont la bataille de Leipzig), puis au baroud d’honneur de la Campagne de France début 1814. Il s’est engagé sans faillir dans tous les combats de cette lutte désespérée et y disparut, victime de son devoir. En février 1814, il reste 4 officiers et 35 hommes du rang inscrits aux effectifs du régiment. Le Colonel Raynaud fut tué le 16 octobre 1813 alors qu'il commandait le 152e RIL.


  • Mars-avril 1814

Du régiment, subsiste encore organiquement le 5e bataillon de dépôt situé à Strasbourg, qui s’illustre lors du siège de cette ville en réussissant plusieurs sorties. 16 sept. 1814

  • Officiers tués ou blessés alors qu'ils servaient au 152e RIL durant la période 1813-1814. Officiers tués: 8 Officiers. Officiers morts des suites de leur blessures: 4 Officiers. Officiers blessés: 63 Officiers.

Dissolution officielle du 152e RI lors de la réorganisation de l’armée de Louis XVIII.

  • Le 152e Régiment Régional d’Infanterie (1887-1914)
  • 25 juillet 1887, loi de réorganisation de l’Armée Française :
  • Elle vise à créer 18 nouveaux régiments d’infanterie (à 3 bataillons) numérotés de 145 à 162 en récupérant les bataillons de forteresse regroupés autour des places fortes du Nord-Est et en les amalgamant par groupes de trois.
  • 1er octobre 1887,création du 152e Régiment Régional d’Infanterie à partir des bataillons de forteresse des 27e R.I. (Dijon) 56e R.I. (Châlons sur Saône) 134e R.I. (Mâcon)
  • En garnison dans les Vosges, à Epinal, de 1887 à 1905 (avec un bataillon à Bruyères en quartier d’hiver), tout le régiment passe l’été en camp à Gérardmer, pour entamer un dur entraînement en moyenne montagne. De cette époque date le surnom de : « Premier Grenadier des Vosges ».
  • A partir de 1905, le 152e s’installe à plein temps au Quartier Kléber, flambant neuf, de Gérardmer, à quelques kilomètres de cette ligne bleue des Vosges que tous rêvent de franchir afin de libérer l’Alsace. De nombreuses cartes postales de l'époque illustrent les multiples manoeuvres et manifestations patriotiques auxqu'elles s'adonne le régiment dont le recrutement est au demeurant local.

La 1re Guerre Mondiale. Les sept citations du Régiment (1914-1918)

27 juillet 1914 au 31 juillet 1914 Mise en alerte du régiment, les réservistes vosgiens rejoignent Gérardmer. Le 152e, aux ordres du Colonel THOMAS de COLLIGNY, est à 97 % de son potentiel de guerre, soit 3 290 hommes, et occupe ses positions de couverture générale sur la crête des Vosges face à la vallée de Munster. 4 août 1914 13h40 - notification de la déclaration de guerre : aussitôt le 15-2 s’empare du Col de la Schlucht et fait ses premiers prisonniers. 14 août 1914 Offensive vers Colmar. Le 15, prise de Soultzeren ; le 17, prise de Munster. 19 août 1914 Combat de la Croix de Wihr : Ayant reçu l’ordre de s’emparer des Trois Epis, le 3e bataillon du 152e RI progresse sur les crêtes Nord de la vallée de Munster et rencontre les 1er et 2e bataillons du 8e Régiment de Landwehr Bavarois au niveau du Grand Hohnack (982 m alt.) : réagissant instantanément par une habile et audacieuse manoeuvre le III/152 bouscule les Bavarois qui laissent sur le terrain près de 300 morts et plusieurs dizaines de blessés prisonniers (21 tués et 27 blessés au 152e). Ce succès, quelque peu oublié, démontre l’excellente préparation du 15-2 au combat de rencontre en terrain montagneux et boisé : souplesse, silence, rapidité d’exécution, cohésion caractérisent cette manoeuvre qui a été aussi sa première épreuve de feu. Un fier esprit de corps commence à animer ces fantassins dont la réputation inspire de plus en plus le respect, voire la crainte chez l’ennemi. Un autre surnom circule dans les 2 camps pour désigner le 15-2 : "les renards de la montagne". 22 août 1914 Le régiment est aux portes de Colmar que les ordres ne permettront pas de libérer ; en effet, ailleurs, dans le Bassin Parisien, en Lorraine, la progression des Allemands semble irrésistible et les unités en pointe en Alsace comme le 152e R.I., menacés sur leurs arrières, reçoivent l’ordre de repli sur la crête des Vosges. 13 sept. 1914 Le 15-2 est rappelé coté vosgien, dans le secteur de Saint-Dié, et reçoit l’ordre de s’emparer du piton fortifié du Spitzemberg (641 m. alt.) barrant les accès Est de cette ville.

  • 16 au 25 sep 1914

Combats du Spitzemberg : (152e aux ordres du LCL GOYBET depuis le 30 août).

16 sept. 1914 17 sept. 1914

18 sept. 1914 19 sept. 1914

20 sept. 1914 Reconnaissances et mise en place sur ligne d’attaque. 1re attaque, 1er échec : les vagues d’assaut françaises du 2e bataillon se brisent sur le feu des mitrailleuses allemandes. 2e attaque, 2e échec : la 7e Cie approche à 500 m du sommet. 3e attaque, 3e échec : 1er et 2e bataillons sont exsangues et relevés dans la nuit par le 3e au repos depuis le 16 septembre. 4e attaque, le piton tombe : débouché surprise en fin d’après-midi, sans préparation d’artillerie, et assaut à la baïonnette pour s’emparer du sommet où les Allemands sont retranchés dans les ruines d’un vieux château féodal. 21 au 25 sept. «L’apocalypse» : en 4 jours, le sommet tenu par le 152e va recevoir 15 000 obus de calibre 105 à 220, mais toutes les contre-attaques allemandes pour reprendre le piton échouent. Bilan : plus de 600 tués, blessés et disparus.

  • 1re citation à l’ordre de l’Armée,avec étoile d'or

oct. à déc. 1914 Repos et reconditionnement à Gérardmer puis à Fellering dans la haute vallée de la Thur, coté alsacien des Vosges.

25 déc. 19143 et 4 janv. 1915. Combats de Steinbach : (152e aux ordres du LCL JACQUEMOT)

La prise de ce village et surtout des deux hauteurs qui l’encadrent au Nord-Est (Plateau d’Uffholtz) et au Sud-Ouest (côte 425) est indispensable pour qu’une attaque française en direction de Cernay et de la Plaine d'Alsace puisse déboucher de la vallée de la Thur. Mal renseigné sur le degré de fortification du village et des deux points d’appui tenus par les Allemands, le Commandement français engage le 15-2 et le 213e R.I. le jour de Noël dans une attaque de débordement du village par le Nord et le Sud. Ce qui devait être une attaque éclair se transforme, face à une résistance acharnée, en huit jours de féroces combats au corps à corps, de jour et de nuit, où il faudra s’emparer une à une de maisons fortifiées et de tranchées remplies d’eau glacée. Les évacuations pour pieds gelés seront nombreuses. Combats de rue dans Steinbach d’une rare intensité : le village ravagé par les incendies tombe entre nos mains dans la nuit, la route de Cernay est ouverte mais les deux régiments épuisés ne peuvent se risquer dans un autre combat de rue. Bilan : 167 tués, 374 blessés, 23 disparus au 152e .

  • 2e citation à l’ordre de l’Armée,avec palme
  • 15 mars 1915. Deux bataillons restent en ligne à Steinbach, le troisième au repos à Bitschwiller-les-Thann, 10 kilomètres en arrière avec relève tous les quatre jours. Le régiment quitte le secteur pour monter en ligne à l’Hartmannswillerkopf.
  • 23 au 26 mars 1915

Première bataille de l’HARTMANNSWILLERKOPF : L’Hartmannswillerkopf, également connu sous le nom de "Vieil Armand" et abrégé en «HWK» dans les communiqués militaires est une montagne culminant à 956 m : c’est un observatoire de tout premier ordre, car aucun sommet aussi élevé n’est aussi proche de la plaine d’Alsace. De ce sommet, toute la logistique allemande entre Colmar et Mulhouse peut être observée et donc coupée. Les Allemands n’ont ici qu’un objectif défensif : interdire la prise de cet observatoire par les Français, mais en cas de perte, ils s’acharneront à le reprendre quelqu’en soit le prix. Pris le 25 décembre 1914 par les Chasseurs Alpins, il est repris par les Allemands en janvier qui y effectuent des travaux défensifs titanesques.

  • 19 mars 1915. Quand le 15-2 intervient, tous les efforts de la 1re Brigade de Chasseurs pour reconquérir le sommet sont restés vains.
  • 23 mars 1915, 1er assaut vers l’HWK mais qui ne parvient qu’à 200 m du sommet.
  • 26 mars 1915, 2e assaut sous la neige, l’ennemi est submergé, culbuté, le sommet conquis et même largement dépassé. Les Allemands ont perdu 1 800 hommes mais le 152e compte 130 tués et près de 400 blessés. C’est ici que 15-2 s’est vu attribué par les Allemands son plus beau surnom de bataille :

«  Teufels regiment » « le Régiment du Diable »

  • 3e citation à l’ordre de l’armée,avec palme
  • 25 avril 1915

Deuxième bataille de l’HARTMANNSWILLERKOPF : Les Allemands ne peuvent admettre la perte de l’HWK qui fragilise tout leur dispositif. Ils lancent une contre-attaque de grande envergure avec 6 bataillons dont 2 bataillons d’élite de la Garde Impériale appuyée par un bombardement d’artillerie inouï. Le 15-2 tient tête quelques heures mais s’incline, submergé dans la soirée. Le sommet perdu sera partiellement repris le lendemain. 14 officiers et 811 hommes manquent à l’appel. Le LCL JACQUEMOT est blessé dans son P.C. touché de plein fouet par un obus. Le LCL POUMAYRAC prend le commandement.

  • Mai-juin 1915

Reconstitution du régiment à Saint-Amarin, reprise de l’instruction et recherche d’une nouvelle cohésion.

  • 15 au 24 juin 1915

Le 2e Bataillon est engagé avec deux B.C.A. dans l’offensive sur Metzeral (haute vallée de la Fecht) : 7 attaques infructueuses coûteront au régiment, en 10 jours, 562 hommes hors de combat.

  • été- automne 1915

Le 152e tient le secteur relativement calme de l’Hilsenfirst (col entre les hautes vallées de la Fecht et de la Lauch). Le 6 septembre, le LCL SEGONNE prend le commandement.Le 14 déc. 1915 retour à Saint-Amarin, le LCL SEMAIRE prend le commandement.

  • 21 et 22 décembre 1915

Troisième bataille de l’HARTMANNSWILLERKOPF : Ultime attaque française sur l’ensemble du secteur de l’HWK avec seulement une division (16 bataillons) pour 6 kilomètres de front. Objectif du 15-2 : le sommet de l’HWK.

  • 21 déc. 1915

Après une préparation d’artillerie de 5 heures et 15 000 coups, assaut irrésistible des «Diables Rouges» qu’aucune résistance ne parvient à arrêter. Le sommet est pris, de même que les pentes Est de la montagne. 1 500 prisonniers sont ramenés vers l’arrière, mais le 15-2 a perdu plus de 400 soldats. Les lignes sont trop étirées, l’artillerie ne peut appuyer le régiment situé à contre-pente. La nuit tombe sans que le dispositif ait pu être renforcé.

  • 22 déc. 1915

A l’aube, réaction allemande fulgurante : trois régiments contre-attaquent et après huit heures de combat au fusil, à la baïonnette, à la grenade, au corps à corps, le 152e est submergé, débordé, cerné de toutes parts, succombe sous le nombre. Le «Vieil Armand» «mangeur d’hommes» vient de dévorer tout un régiment : 48 officiers et 1 950 hommes manquent à l’appel. L’HWK est devenu «la Montagne Sacrée du Régiment».

  • 25 déc. 1915

Les survivants regagnent Saint-Amarin et début 1916, le 152e est reconstitué à Saulxures-sur-Moselotte (Vosges) à partir d’un prélèvement dans trois armées d’une section par régiment.

  • Pour tous ces faits d’armes :«  Alsace 1914-1915  » 3e inscription au drapeau.
  • janvier à juillet 1916

Le régiment est en ligne dans différents secteurs des Vosges : l’instruction reprend, il refait aussi sa cohésion. Son sacrifice à l’HWK lui évite «l’Enfer de Verdun».

  • 15 juin 1916

Pour ses trois citations, le 15-2 est le premier régiment à se voir attribuer la fourragère verte aux couleurs de la Croix de Guerre 1914-1918.

  • 20 juillet 1916

Le 15-2 quitte les Vosges pour la Somme où, depuis trois semaines, a débuté une offensive franco-anglaise de grande envergure destinée à soulager la pression allemande sur Verdun.

  • 3 et 4 sept. 1916

Combats de Clèry-sur-Somme : Le 152e participe à l’attaque et la prise de ce village par la 66e D.I. Il s’y distingue en s’emparant dès le premier jour de tous les objectifs qui lui avaient été fixés. Attaque limitée, bien appuyée par l’artillerie, largeur de front réduite, bonne coordination pour les relèves, la cruelle leçon de l’HWK est bien assimilée mais les pertes sont quand même de 217 morts et 359 blessés.

  • 15 au 27 octobre 1916

Combats de Sailly-Saillissel ( Somme) : L’attaque de ce village, situé sur une petite hauteur, par la 40e D.I. que le 15-2 est venu renforcer, est préalable à une offensive plus large.

  • 15 octobre 1916

Sans reconnaissances préalables, à la tombée de la nuit, sans préparation d’artillerie (pour ne pas alerter l’ennemi), après une mise en place en souplesse et en silence, les "Diables Rouges" attaquent et s’emparent avant la fin de la nuit du village, pourtant puissamment fortifié, et s’emparent de 200 prisonniers et 3 mitrailleuses. Dans les jours qui suivent, ils consolident le dispositif et réussissent à conserver le terrain conquis malgré de nombreuses et violentes contre-attaques allemandes. Bilan :94 morts, plus de 900 blessés.

  • 4e citation à l’ordre de l’armée,avec palme

«  La Somme 1916  » 4e inscription au drapeau

  • 28 octobre 1916 au 13 mars 1917.

Remise en condition à Corcieux (Vosges), puis montée en ligne dans des secteurs "calmes" : Belfort, Sundgau alsacien. 13 nov. 1916 Le 152e rejoint la 164e D.I. qu’il ne quittera plus jusqu'à la fin de la guerre.

  • 15 janvier 1917.Le lieutenant.CL BARRARD prend le commandement du Régiment.
  • Mai-juillet 1917
  • Dans le brasier du Chemin des Dames :
  • Engagé un mois après le début de cette désastreuse offensive, le 152e se voit confier des missions particulièrement délicates qu’il remplira sans faillir. Grâce au capital confiance régnant dans le régiment, il surmontera la crise morale de ce printemps 1917 et se révèlera une référence d’excellence pour les autres unités.
  • 22 mai 1917

Prise du Plateau des Casemates (Aisne) : En moins d’une heure, grâce à une préparation méticuleuse, à une conduite parfaite et une énergie farouche, les "Diables Rouges" se rendent maîtres du plateau et le conservent. Bilan : 89 morts et 208 blessés. Le régiment accumule les félicitations.

  • 25 juin 1917

Reprise du Plateau d’Hurtebise : Cette ligne de crête en forme de plateau étroit permettant d’avoir des vues sur tout le secteur a été partiellement reconquise par les Allemands le 17 juin. Un remarquable assaut du 3e bataillon du 152e permet en un seul élan de s’emparer de tous ses objectifs avec "peu" de pertes : 63 morts, 258 blessés. Au cours de cet assaut, un exploit original : la capture par le médecin et l’aumônier du régiment de 150 Allemands dans la «Grotte du Dragon», vaste carrière souterraine.

  • 5e citation à l’ordre de l’armée, avec palme.

«  L'aisne 1917  » 5e inscription au drapeau.

  • 10 juillet 1917.Pour ses deux citations supplémentaires, le 15-2 est le premier régiment à se voir attribuer la fourragère jaune aux couleurs de la Médaille militaire.remise officiellement à Paris le 14 juillet 1917 par Raymond Poincaré, Président de la République
  • 3 au 22 juillet 1917 .Repos du régiment à l’arrière, région de Féré-en-Tardenois, abrégé par la détérioration de la situation sur le Chemin des Dames. L’ennemi a reconquis le Plateau des Casemates.
  • 24 juillet 1917

Le 152e stoppe l’avance allemande, mais échoue dans la reprise du plateau, et perd 120 tués et disparus.

  • août à oct. 1917.Repos à Courthiésy (Marne), visite du Général PETAIN, Chef d’Etat-major, puis montée en ligne secteur de Reims (Marne). «... le 15-2 ... le plus beau fleuron de l’armée française ...» Général Pétain.
  • 1er nov. au 15 déc. 1917

En ligne dans le secteur de Verdun, à Bézonvaux, très peu de combats mais une vie quotidienne éprouvante dans un cloaque immonde où l’ennemi est le froid, la pluie glacée, la boue, les poux, les rats attirés par les cadavres en décomposition.

  • 27 déc. 1917 au 23 mai 1918

En ligne dans le secteur de Lunéville : le régiment est persuadé que son arrivée dans ce secteur présage d’une offensive imminente des Allemands : calme plat durant 5 mois.

  • 28 mars 1918

Le LCL MEILHAN prend le commandement du 15-2.

  • 30 mai au 3 juin 1918.Retour dans l’Aisne :
  • La paix signée entre les Russes et les Allemands en mars a libéré des dizaines de régiments allemands qui viennent renforcer le front Ouest. Ceux-ci tentent donc les offensives de la dernière chance, car il leur faut vaincre avant l’arrivée massive de troupes américaines. Le 27 mai les Allemands percent le front au Chemin des Dames et progressent de 25 km en deux jours vers le Sud-Ouest. La 164e D.I. (devenue «Division du Dragon») intervient dans le secteur Nord-Ouest de Château-Thierry.
  • 30 -1er juin 1918

Difficile mission de freinage entre le Bois des Bonnes et Bois Belleau.

  • 2 - 3 juin 1918
  • Coup d’arrêt sur les lisières Nord-Est de Lucy-Bocage : les Allemands sont stoppés, le 15-2, après trois années de guerre de positions, a su très vite réapprendre tous les mécanismes de la manoeuvre mobile enseignés avant 1914. Bilan : plus de 600 tués et blessés.
  • 6e citation à l’ordre de l’armée, avec palme.

«  L’Aisne 1917 - 1918  » 5e inscription au drapeau

  • 5 juin au 1er juil. 1918.Repos et reconditionnement sur les bords de la Marne à Saucy-sur-Marne (20 km au Sud-Ouest de Château-Thierry).

18 - 25 juillet. 1918

  • Deuxième bataille de la Marne :
  • Contre-offensive majeure lancée par Foch avec les 3e, 5e, 6e, 9e et 10e Armées, renforcées de 5 Divisions d'Infanterie U.S., et appuyée par 320 chars.
  • 18 juillet 1918
  • La "Division du Dragon", avec au centre de son attaque un bataillon du 15-2, rompt le front sur 4 km de large : en 4 heures, les «Diables Rouges» ont progressé de 4 km et se sont emparés de 150 prisonniers, 10 mitrailleuses et 3 canons de 77.

19-20 juil. 1918 Poursuite de la marche offensive et réduction des fermes fortifiées.

  • 22-25 juil. 1918

Tout le 152e, appuyé par une section de chars, passe en tête de la Division pour l’attaque du Bois du Châtelet où l’ennemi s’est installé en défense ferme. Après trois nuits et deux jours, le bois est enlevé de haute lutte : 242 prisonniers, 2 canons, 6 "minenwerfer", mais 105 tués et 529 blessés manquent à l’appel. En 8 jours, la Division aura progressé de 24 kilomètres, se sera emparée de 12 villages, fait 600 prisonniers et pris 27 canons.

  • 7e citation à l’ordre de l’armée,avec palme.

«  L’Ourcq 1918  » 6e inscription au drapeau.

  • 28 juillet au

20 sept. 1918 La 164e D.I. "se promène" de secteur en secteur et alterne les missions de relève et de réserve d’intervention.

  • 3 septembre 1918

Pour ses deux citations supplémentaires, le 15-2 est le 1er régiment à se voir attribuerla fourragère rouge aux couleurs de la Légion d’Honneur, remise officiellement à Dunkerque, le 13 décembre 1918 par le Maréchal Petain .

  • 21 sept. 1918

Embarquement en train à Château-Thierry, direction Gravelines dans les Flandres.

  • 25 sept. au 11 nov. 1918
  • 2 au 4 oct. 1918

L’ultime campagne, la Belgique : Trois divisions françaises, dont la 164e, sont placées en renforcement d’un Groupe d’Armées, commandé par le Roi des Belges, lui-même subordonné aux ordres du Haut-Commandement interallié. Mission : après rupture du front, libérer le territoire belge jusqu'à la frontière hollandaise. Campagne usante pour le moral : pluie incessante, boue, paysage plat bloquant toute manœuvre à l’abri des vues et des coups ennemis, le 15-2 se distingue dans les durs combats pour la prise de Roulers qu’il paye du sang de 66 tués, 147 disparus et 318 blessés.

Pour cette campagne : «  Roulers 1918  »7e inscription au drapeau

22 nov. 1918 .Le drapeau et une compagnie du 15-2 défilent pour l’entrée du Roi des Belges à Bruxelles.

  • 5 juillet 1919

Décision d’attribution de la CROIX DE LA Légion d'honneur.Au Drapeau du 152e R.I.

  • 2 août 1919

Le 152e, commandé par le COL BARRARD s’installe à Colmar où il occupe 1er bataillon  : le Quartier Rapp, 2e bataillon : le Quartier Macker (actuelle cité administrative), 3e bataillon : le Quartier Lacarre (actuelle Gendarmerie) ou Quartier Abattucci à Neuf-Brisach (de 1921 à 1930).

La Seconde Guerre Mondiale(1939-1945)

  • Le 15-2 dans le Blitzkrieg (1939-1940)
  • 3 sept. 1939

Déclaration de guerre : le 15-2, commandé par le COL GILLIOT, est en position de couverture le long du Rhin où il construit des casemates. Oct. à déc. 1939

  • Cantonnement dans le Sundgau : travaux d’obstacles antichars.

14 déc. 1939 au 15 avril 1940

  • En ligne sur le front de la Sarre, à l’Ouest de Sarreguemines : il y réalise de gros travaux d’aménagement du terrain.
  • 4 Janvier 1940
  • Le Général de Lattre de Tassigny prend le commandement de la 14e D.I., "la Division des As" ( 2e, 4e, 31e B.C.P, 35e R.I., 152e R.I.).
  • 18 avr. - 12 mai 1940

En réserve d’intervention, secteur de Lunéville. Le 12 et 13 mai : embarquement d’urgence en train pour les 1er et 2e bataillons, direction le département des Ardennes. Depuis le 10 mai, les Panzerdivisionen allemandes sont entrées en Belgique et au Luxembourg et foncent à travers le massif des Ardennes.

  • 14 mai 1940

Alors que les chars allemands ont commencé le franchissement de la Meuse depuis le 13 mai, débarquement des "Diables Rouges" en gare de Pont-Faverger (23 km à l’Est de Reims), les derniers 35 kilomètresm se feront en autobus parisiens réquisitionnés puis 15 km à pied. Mise en place à la tombée de la nuit, sans aucune reconnaissance sur un terrain inconnu, les blindés allemands n’étant plus qu’à une dizaine de kilomètres à l’Est.

  • 15 mai 1940

Combats de La Bascule, de Bouvellemont, et de Hte Chagny :

Dramatiques combats pour les 2 bataillons engagés hâtivement, dans la confusion la plus totale, mission : tenir coûte que coûte une ligne de crête dite "Crête Mouton" entre le carrefour de la Bascule et le village de Chagny et en interdire tous les axes venant de l’Est jusqu'à l’arrivée du gros de la 14e D.I. Face au 152e les avant-gardes des 1re, 2e et 10e Panzerdivisionen du 19e Panzerkorps (commandé par le théoricien du combat blindé Guderian) en offensive vers l’Ouest. Les compagnies du 1er bataillon réussissent à contenir les reconnaissances allemandes jusqu’en début d’après-midi à Baâlons et à Chagny. Au carrefour de la Bascule, les seuls moyens anti-chars du 2e bataillon, 2 canons de 25 mm, prennent à partie les premières colonnes de blindés de reconnaissance et en détruisent neuf (peut-être treize) avant d’être pris sous un violent tir de mortier et d’artillerie, puis submergés par l’infanterie mécanisée dans l’après-midi. Les Allemands ayant pris pied sur le plateau peuvent alors prendre à revers les "verrous" de Baâlons, Bouvellemont et Chagny en fin de journée. Malgré l’héroïsme des défenseurs, sans moyens anti-chars, ceux-ci sont rapidement réduits. Les sections, voire des groupes isolés, profiteront de la nuit pour se replier vers Rethel. Cette journée aura coûté au 152e 380 hommes hors de combat.

  • 16 au 20 mai 1940
  • 16 mai 1940

Combats de Rethel : Le 3e bataillon, indemne, et la 14 D.I, recueillent à Rethel les rescapés du 1er et du 2e, puis s’installent sur l’Aisne, pour en interdire le franchissement. Les Panzers, continuant à progresser vers l’Ouest, ne cherchent pas à franchir, mais Rethel devient pour la logistique allemande un noeud routier important qu’il leur faut contrôler. Un convoi de 15 camions est détruit ce jour.

  • 17 au 18 mai 1940

Echec des violentes attaques allemandes sur Rethel marquées par d’atroces combats, au corps à corps, de nuit, dans le cimetière militaire allemand de 14-18 au Nord de la ville. 19 au 20 mai 1940 Nouvelles attaques : le Nord de la ville est investi, mais le 152e et le 35e tiennent les ponts sur l’Aisne et le canal.

  • Pour cette campagne :

«  Rethel 1940  » 8e inscription au drapeau

  • 5 - 25 juin 1940

Repli en bon ordre du régiment vers le Sud jusqu'à Coudes dans le Massif Central.

Le Régiment de l’armée d’armistice(1940-1942)

  • juillet 1940

L’attitude du 152e lors de la Campagne de France de mai-juin, associée à son brillant comportement lors de la Grande Guerre, déjà souligné par le Maréchal Pétain, lui permet d’échapper à la dissolution et devenir le Régiment de Tradition de l’Alsace au sein de la 13e Division Militaire de l’armée d’armistice. 1er bataillon et E.M. en garnison à Montluçon. 2e bataillon ("bataillon d’honneur du Maréchal Pétain") à Vichy. 3e bataillon en garnison à Lapalisse (mission de garde de la ligne de démarcation). Si l’instruction militaire était réduite à sa plus simple expression, en raison d’une dotation très contingentée par la Commission d’armistice de l’armement collectif et lourd, l’éducation physique et sportive soutenue et les compétitions sont les vecteurs privilégiés du maintien du moral et de la cohésion.

  • Janvier 1942

En raison de multiples plaintes émanant de la commission d’armistice au sujet du "mauvais esprit frondeur" dont les Diables Rouges semblent coutumiers à Vichy, le 2e bataillon doit quitter cette ville pour rejoindre Montluçon. En secret, un certain nombre de cadres du 152e prépare la renaissance de l’armée française.

  • 11 nov. 1942

L’armée allemande envahit la Zone Libre.A VANHECKE, ancien soldat du régiment, se souvient ": Une compagnie était détachée à Vichy à la garde du maréchal. Le régiment était caserné à Montluçon, quartier Richemont. La vie était celle de toutes les unités de l'armée d'armistice de la zone libre, éducation physique, maniement d'armes, instruction au tir. Chaque matin, chant du "Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine" et "Maréchal nous voilà". La tambouille éait passable pour l'époque. La troupe provenait pour beaucoup d'engagés pour 3 ans et parmi ceux-ci beaucoup d'alsaciens et de lorrains et des gars de zone occupée. L'ambiance était "maréchaliste" il faut dire, mais aussi très anti allemande. Les cadres et la troupe étaient convaincus que l'armée d'armistice aurait un jour à se battre contre l'allemand. (...) La vie se poursuivait sans trop de problèmes, lorsque survinrent les tragiques évènements de l'entrée des Allemands en zone libre et du sabordage de la flotte à Toulon. A partir de ce moment là, un état d'effervescence, aidé en cela par des préparatifs militaires, régna sur le quartier consigné. Distributions de munitions de guerre, alerte de nuit et plusieurs heures, changements de noms par francisation des noms trop germaniques de certains engagés susceptibles d'être inquiétés. Les Allemands étaient à Montluçon depuis le 2 novembre et c'est sans plus me souvenir de la date exacte, quelques jours plus tard, qu'un matin, alors que nous étions encore au lit, le réveil n'ayant pas sonné, qu'ils investirent le quartier et firent irruption dans les chambrées. (...) Ils nous firent mettre haut les mains et retirèrent les fusils des rateliers. Nous étions virtuellement prisonniers. Au même moment, toutes les garnisons de l'armée d'armistice vivaient le même procédé. L'armée d'armistice avait vécu. Ses éléments furent dispersés par une hative démobilisation, qui a pris nom de permission renouvelable puis de congé d'armistice'''. (Gendarmes d'Hier et d'Aujourd'hui n°174, avril 2008, p.28).

  • 27 nov. 1942
  • Le 15-2 est désarmé à Montluçon.
  • 1er déc. 1942 dissolution de l’armée d’armistice.

Le Maquis d’Auvergne(1942-1944)

  • septembre 1942

Le CBA COLLIOU, commandant du 3e bataillon, passe dans la clandestinité et rejoint l’O.R.A. (Organisation de Résistance de l’Armée). Des armes, des munitions, des tenues de combat sont dispersées dans des caches dans les Monts d’Auvergne. nov. .1942 à jan. 1943 Colliou organise la Résistance dans l’Allier avec certains de ses anciens cadres et d’autres résistants. Son but secret : faire renaître le Régiment.

  • Mars 1943

Recherché par la Milice, Colliou devient "Roussel", son réseau s’étend, commence quelques coups sur des objectifs à sa portée : sabotage de voies ferrées... mai-juin 1944 Structuration du Groupement Roussel en compagnies, sections, l’emblème du "DIABLE ROUGE" réapparaît. Grâce aux parachutages d’armes U.S., des centaines de maquisards peuvent être équipés. Les missions de sabotage s’amplifient : attaque de dépôt de munitions, déraillement de train en tunnel...

  • 12-14 août 1944

Combats du Lioran : la garnison allemande d’Aurillac en repli est prise à partie et perd 200 hommes. Fin août 1944 Les résistants du LCL COLLIOU sous le numéro 152 et sous l’emblème du "Diable Rouge" participent à la libération de Lapalisse, Digoin, Moulins, Clermont-Ferrand.

  • 6 sept. 1944

Tous les maquis F.F.I. d’Auvergne, du Bourbonnais, le Groupement Colliou sont regroupés dans la "Division Légère d’Auvergne" (7 000 hommes).

La Libération (1944-1945)

  • 10 Sept. 1944

Le Groupement Colliou chargé d’intercepter une colonne allemande en repli à St Pierre-le Moutier sur l’Allier fait 800 prisonniers soldats dont un officier général.

  • 1er oct. 1944

COLLIOU prend le commandement de la Division qui, faute d’armement lourd et moderne et de moyens de transmissions, est remaniée en "Demi-Brigade d’Auvergne" à 4 bataillons. Elle est intégrée dans la 9e D.I.C. (Division d’Infanterie Coloniale) selon le principe de l’amalgame : absorption par la 1re Armée Française des unités FFI, tout en leur conservant une spécificité. Mouvement par la Bourgogne, vers le Jura et la vallée du Doubs.

  • 9 nov. 1944

La "Demi-Brigade d’Auvergne" devient "Régiment d’Auvergne" tout en conservant son armement et son matériel hétéroclite issu des maquis : autobus-gazogènes, gazobois, véhicules de tourisme, bétaillères...

  • 14-18 nov. 1944

Combat des Boucles du Doubs : Dernière ligne de résistance allemande avant la trouée de Belfort, le Régiment d’Auvergne et le 9e R.T.S. ont en face d’eux, 2 bataillons d’infanterie appuyés par une dizaine de blindés et un groupe d’artillerie. Malgré la résistance acharnée, les mines, le froid et la neige, les villages de Lucelans et Villars sous Ecot sont pris à l’ennemi qui bat en retraite et n’a pas le délai suffisant pour se réorganiser. Tout son dispositif au Sud de Belfort est crevé, la route de l’Alsace est ouverte.

  • 21 nov. 1944

Pour honorer les combattants volontaires F.F.I. et leur chef, le Général de Lattre de Tassigny redonne au Régiment d’Auvergne le numéro 152, son drapeau, sauvé et caché en novembre 1942, est récupéré.

  • 26 nov. 1944

Combats de l’Oberwald : Depuis le 18 novembre, sans attendre la chute complète de Belfort, la 1re Division Blindée, soutenue par la 9e D.I.C. fonce le long de la frontière suisse, par la D 463 vers Delle, Seppois puis le Rhin et l’atteint le 19 au soir. Le 21 Novembre, Mulhouse est libérée. Un seul axe, la D 463, parallèle à la frontière suisse et à moins de 5 km de celle-ci, assure les communications arrières de la 1re D.B. Le 26, une vigoureuse contre-offensive allemande doit couper cet axe logistique prioritaire dans le secteur tenu par le 152e R.I. Débouchant du Bois de l’Oberwald, au Nord de la départementale, deux bataillons en attaque, appuyés par des chars et de l’artillerie, percent le dispositif du I/152 (fragilisé par la vétusté et l’inopérabilité de ses véhicules organiques civils dont il était encore doté). La D 463, "cordon ombilical" de la 1re D.B., est coupé vers 10 heures. Les premières contre-attaques échouent, la situation devient dramatique : les convois logistiques de la 1re D.B. ne passent plus. Devant la gravité de la situation, un escadron de chars du 2e Dragon est mis à disposition du 15-2, et un Bataillon du 9e Zouaves vient renforcer les II/2 et III/152 pour une furieuse contre-attaque dans l’après-midi. La route est reprise, l’ennemi reflue vers le Nord laissant 150 morts sur le terrain. Le 15-2 compte 47 tués, 12 disparus et 170 blessés.

  • Déc. 1944 - jan. 1945

Le régiment est en ligne à l’Ouest de Mulhouse face au bois de Nonnenbruch. Il y mène des combats héroïques dans des conditions climatiques extrêmes. Le dimanche 21 janvier, 24 Diables Rouges en capote kaki sur la neige sont tués sur la Doller par des tireurs d'élite allemands équipés de Mauser à lunettes. Fin janvier 60 soldats sont évacués, les pieds gelés.

  • 8 février 1945

Six jours après la libération de Colmar, le régiment retrouve son ancienne garnison.

  • 10 février 1945

Le Général de Gaulle, à Colmar, sur la place Rapp, remet au COL COLLIOU le glorieux Drapeau de son Régiment, consacrant ainsi officiellement sa renaissance.

  • Fév. à mai 1945

Le 15-2 participe à la Campagne d’Allemagne au sein de différentes divisions de la 1re Armée. Le 21 avril il entre le premier à Stuttgart, et termine la guerre sur les bords du Lac de Constance, à Radolfzell, qui devient son secteur d’occupation jusqu’en avril 1946.

  • Pour l’ensemble des combats de 1944 et 1945 : 8e citation, à l’ordre du Corps d’Armée pour le III/152.

Depuis 1945 à nos jours

  • L’après - guerre (1946-1955)
  • 30 avril 1946

Le 152e R.I. devient 152e B.I. à 3 compagnies et rejoint le village alsacien de Mutzig où il tiendra garnison jusqu'en 1955. Restrictions budgétaires, lois de dégagement de cadres : l’armée métropolitaine est sacrifiée aux nécessités de la Reconstruction mais aussi de la Guerre d’Indochine (moins de 900 hommes, armement hétéroclite...). 1er mai 1949 Dans le contexte de Guerre Froide et de création de l’OTAN, la France a besoin de gros régiments dans l’Est : Dissolution du 152e B.I. et renaissance du 152e R.I en amalgamant : le 152e B.I. devient le 1er bat., garnison à Mutzig le 23e B.I. (Drachenbronn) devient le 2e bat., garnison à Strasbourg le 32e B.I. (Granville) devient le 3e bat., garnison à Colmar le 67e B.I.P. ( Soissons) devient le B.C.S., garnison à Strasbourg. En juin 1954 (le 16) le régiment contribue à former le IIe bat. du 23e RI.

  • 1er mars 1955

Le 152e est à nouveau restructuré, d’abord en le scindant en deux R.I. : 152e à 4 compagnies et Dépôt à Colmar, 153e à Strasbourg. Puis l’amalgame d’un escadron du 31e Régiment de Dragons permet au régiment d’être renforcé en chenillettes "half-track".

  • 17 mars 1955

Le nouveau 15-2 s’installe dans son quartier de tradition (Quartier Rapp), bref séjour, puisque trois mois après, la situation en Algérie empirant, le gouvernement prend la décision d’y envoyer les régiments d’appelés. Le 10 juin 1955, le Régiment fait mouvement vers Marseille où il embarque.

  • La Campagne d’Algérie (1955-1962)
  • juin à sept. 1955

Opérations de police en Grande Kabylie (à l’Est d’Alger).

  • oct. 1955 à avr. 1958

Veille à la frontière tunisienne, secteur de Sédrata - Soukh-Ahras (dans l’est constantinois). Dans cet immense secteur, les "Diables Rouges" sont confrontés à des missions inhabituelles : il faut tout savoir, tout contrôler, tout protéger, être en mesure d’intervenir à pied ou héliporté en liaison avec d’autres unités paras (9e R.C.P., 1er R.E.P.). Il faut aussi construire des écoles, instruire la jeunesse, soigner... En un mot, PACIFIER, jour après jour.

  • 27 avril au 4 mai 1958

La bataille de Soukh-Ahras : Le 27 avril, afin d’obliger les troupes françaises à disperser leurs efforts, deux "faïleks" (bataillon rebelle d’environ 1 000 hommes lourdement armés) franchissent simultanément, en force, la "Ligne Morice", barrage électrifié le long de la frontière tunisienne. Puis elles éclatent en «"katibas" de 200 hommes. Une grande opération héliportée inter-armes associant le 1er R.E.P., les 9e et 14e R.C.P. et le 152e R.I. est déclenchée. Durant six jours, héliportages, bouclages, ratissages, embuscades, réductions de résistances se succèdent pour aboutir à l’échec complet pour les rebelles : plus de 246 hors-la-loi tués, plusieurs centaines prisonniers, de nombreuses armes saisies.

  • Mai 1958 à janv. 1962

Garde le long de la "Ligne Morice".

  • Le 15-2 est réorganisé en deux bataillons avec deux Etats-Majors Tactiques (EMT).

janv. à avril 1962 Missions urbaines dans les localités de l’Algérois : Patrouilles, "Check-point", défense de points sensibles dans la capitale.

  • 10 avril 1962

Installation du régiment au Camp de Zeralda (25 km à l’Ouest d’Alger). 1er juin 1963 Le régiment est restructuré en deux bataillons.de deux bataillons.

  • 31 janv. 1964

Dissolution du I/152. 25 mai 1964 Le II/152 quitte l’Algérie : 94 "Diables Rouges" y ont laissé leur vie. 1er juin 1964 Le 152e R.I. est recréé à Colmar (au Quartier Bruat) qui le fête avec émotion le 10 juin.

  • Le 152e R.I.F.T. : « les Commandos d’Alsace » (1964-1976)
  • juillet 1964

Devenu Régiment d’Infanterie des Forces du Territoire de la 6e Région Militaire, avec un effectif de 800 hommes (trois Compagnies Commandos, une C.C.S. et deux S.R.) avec mission de D.O.T. (Défense Opérationnelle du Territoire). Ses Compagnies Commandos se préparent donc, en cas d’invasion du territoire national, à un combat de type guérilla nécessitant rusticité, endurance et bonne connaissance de la zone d’engagement (Vosges et Alsace). Les trois pôles d’instruction en sont : les camps régimentaires, les séjours en C.E.C. et les Vosges, terrain de prédilection, parfaitement adapté à la nature des missions du 15-2. En mobilisation, il dérive trois compagnies de réservistes. 4 nov. 1965 Les "Diables Rouges" reprennent possession, après le départ du 8e R.H., de leur quartier de tradition : le Quartier Rapp. Le Quartier Bruat passe au C.M.104.

Le 152e RIMéca (1976-1998)

1er juillet 1976

  • automne 1976

Véritable révolution pour les cadres du régiment, le 15-2 devient Régiment Mécanisé de la 7e D.B. et passe à 1 139 hommes, structuré en deux escadrons à 13 chars AMX-13, deux compagnies mécanisées à 13 VTT (Véhicules Transport de Troupes), une C.C.A.S. (compagnie de commandement d’appui et de services) et un G.I.. Il s’installe pour la première fois de son histoire au Quartier Walter, "évacué" par le 57e R.A., et plus adapté à recevoir des véhicules lourds, mais conserve Rapp pour son G.I.

  • 1er août 1977

Le 15-2 passe à la 6e D.B. recréée avec P.C. à Strasbourg. novembre 1982 Le régiment libère le Quartier Rapp pour le C.M. 104 et occupe totalement le Quartier Bruat.

  • 1er juin 1984

Dissolution de la D.B., avec reconstitution en 6e D.L.B. dans le cadre de la F.A.R.

Le 152e R.I.D.B. (1984-1990)

  • 1er juillet 1984

Restructuration de l’armée française après la création de la F.A.R. : les 1er, 2e, et 3e Corps d’Armée n’ont plus que deux D.B chacun, mais chaque D.B. se voit renforcer d’un R.I.D.B., Régiment d’Infanterie (motorisé) de Division Blindée, sur V.A.B. plus souple et plus mobile. Le 15-2 devient le R.I.D.B. de la 5e D.B., avec un faible effectif à 800 hommes, structuré en trois compagnies motorisées sur V.A.B., une C.C.A.S., un G.I., et renforcé de la CAC divisionnaire (12 postes HOT). . *Le 152e R.I.C.A. (1990 - 1996)

insigne de la 7ebrigade blindée
  • 1er juillet 1990

Nouvelle restructuration : dissolution du 1er C.A., les D.B. perdent leur R.I.D.B. au profit des deux C.A. restants qui sont renforcés d’un R.I.C.A., Régiment d’Infanterie de Corps d’Armée. Le 15-2 devient le R.I.C.A. du 2e C.A. avec un effectif de 1 918 hommes, il devient l’un des plus importants régiments de l’Armée de Terre. Pour cela il va amalgamer à ses 1re, 2e, et 3e Compagnies : une compagnie du 39e R.I. (dissout à Rouen) qui devient la 4/152. une compagnie du 151e R.I (dissout à Metz) qui devient la 5/152. une compagnie du G.C. (dissout à Lunéville) qui devient la 6/152. Chaque compagnie dispose d’une S.A.C., section antichar, à 8 MILAN. Le régiment est appuyé par une C.A. à deux Sections de Renseignements (S.R. à 14 P4) et deux Sections de Mortiers Lourds (S.M.L. à 6 Mo de 120). Employé groupé au sein du G.I.R.C.A., Groupement d’Intervention Rapide du 2e Corps d’Armée, (constitué des 8e Régiment de Hussards, 7e Régiment d’Hélicoptères de Combat et du 152e RICA), il apporte à sa manœuvre :

  • la souplesse et la vitesse de ses 160 VAB.

la forte capacité antichar de ses 48 MILAN et 136 Armes Antichar à Courte ou Très Courte Portée. l’aptitude à la projection aéromobile. Le 15-2 peut aussi être "sécable" temporairement en deux E.M.T. autonomes disposant chacun de 2, 3 ou 4 Cies, 1 SR, 1 SML.

Vu les effectifs et le nombre de véhicules le régiment occupe les trois quartiers Walter, Bruat et Rapp qu’il partage avec le C.M. 104. 1er juillet 1993 L’Allemagne étant réunifiée après la disparition de la R.D.A., l’empire soviétique s’étant effondré, une nouvelle restructuration de l’Armée de Terre s’en est suivie : dissolution du 2e C.A. Le 15-2 remplace au sein du 3e C.A. ,le 15-3 dissout.

  • 1991 à 1998

Le régiment participe à un certain nombre d’opérations extérieures, par l’envoi de personnels soit à titre individuel, soit en unités constituées dans des missions de maintien de la paix, de protection de population, observateurs... en ex-Yougoslavie. Il contrôle les zones dans le cadre de missions de maintien de la paix, aide au retour à la vie civile Kosovo, Bosnie-Herzégovine, Rwanda, Sahara Occidental, Liban ... Dans les DOM-TOM, le 15-2 participe aux missions de protection et de présence par l’envoi d'une compagnie tournante en renforcement des unités stationnées hors métropole.

AMX 10 P du 152e R.I. dans le Quartier Rapp, à Colmar
VBCI (Véhicule blindé de combat d'infanterie)
  • depuis 1996 le régiment se mécanise avec quatre compagnies de combat du même pied. Il entame simultanément sa professionnalisation.
  • 1 compagnie d'éclairage et d'appui.
  • 4 compagnies de combat.
  • 1 compagnie de commandement et de logistique.
  • 1 compagnie de base et d'instruction.
  • Matériels: AMX 10 P (véhicules de transport de troupes blindés et chenillés). Il y a à l'heure actuelle plusieurs régiments comme (le RMT, le 16e Chasseurs, le 1er Tirailleurs, le 35e, le 92e et le 152e RI puis le 1er régiment de chasseurs d'Afrique sont équipés de l'AMX10P). Ces regiments passeront sur VBCI à partir de fin 2008 puis 2009 ( le 1er régiment de chasseurs d'Afrique est le premier ).
  • VBL (véhicules blindés légers) - Missiles MILAN et ERYX

Liban

  • mercredi 18 juillet 2007.
Liban les Casques bleus français sur le qui-vive.

La Finul redoute une attaque de diversion en raison des combats dans le nord du pays. Au «Point 6.50», les Casques bleus français et les soldats israéliens sont à portée de voix. Mais pour l’heure, il n’y a personne à qui parler de l’autre côté de la «technical fence». Ce dimanche de juillet, tout est calme sur la barrière qui sépare le Liban de l’Etat hébreu. Les «diables rouges» du 152e régiment d’infanterie, en surveillance sur la frontière, le savent bien : si menace il y a, elle ne vient pas pour l’instant du sud.

Liens externes

Liens internes

Sources et bibliographie

Notes et références

  1. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  2. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie
  3. [1]Unités et décorations militaires. La hampe du drapeau ou de l’étendard des unités suivantes, a été décorée de la croix de la Légion d’honneur .
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