Maserati

44° 38′ 58″ N 10° 56′ 23″ E / 44.64942, 10.93963

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Logo de l'équipe Maserati

Logo de Maserati
Création 1er décembre 1914 à Bologne
Fondateurs Alfieri Maserati
Personnages clés Frères Maserati
Forme juridique SA
Siège social Bologne Italie (Historique)
Modène
Activité Industrie
Produits Automobile
Société mère FIAT
Effectif 695
Site web www.maserati.com
Chiffre d’affaires 694 M €
Résultat net 22 M €
Maserati, la marque au trident.

Maserati[1] est la marque d'un constructeur italien de voitures de sport et de course fondé par les frères Maserati en 1914 et dont le symbole est un trident inspiré de la fontaine de Neptune.

Sommaire

Historique

Les frères Maserati

Article détaillé : Frères Maserati.

La marque est créée en 1914 à Bologne par Alfieri Maserati, né dans une famille de sept frères, dont cinq furent impliqués dans le développement d’automobiles. Le sixième frère, Mario, un artiste, est supposé avoir dessiné l’emblème de la marque : un trident. Carlo, l'aîné, fut le premier à se lancer. Il fabriqua des vélos, puis des motos. Plus tard il devient pilote d'essai chez Fiat et Isotta Fraschini, mais il se tue en course en 1910. En 1917, Alfieri se lance dans la fabrication de bougies d'allumage.

Alfieri et Ettore sont engagés en 1922 par la firme Diatto pour réaliser une première voiture de course : la Tipo 20. Malheureuse en Grand Prix, la Diatto sera pourtant une voiture rapide et fiable. Elle le montrera en enlevant son premier gros succès, en course d'endurance, aux 24 Heures de Monza, en 1924. La seconde voiture, une 2 litres à moteur 8 cylindres, conçue par Alfieri, fut moins brillante, et son échec conduisit Diatto à se retirer de la course.

En 1926[2], les deux frères décident de construire leurs propres voitures de course. C’est à cette date qu'est vraiment lancée la marque automobile Maserati. La première voiture Maserati fut développée sur la base de la Diatto et prit l'appellation de Tipo 26 (it) en 1926. C'est la première « vraie » Maserati. Elle devient vite la redoutable rivale des Bugatti. En 1926 elle gagne la Targa Florio.

Alfieri meurt en 1932. Avec son décès la firme perd son ingénieur et surtout son gestionnaire. Les trois frères Bindo, Ernesto et Ettore, continuent l'affaire. Bindo prend la Direction Générale, Ernesto la Direction Technique et Ettore a la responsabilité financière. Il s'avérera être le maillon faible de l'organisation qui malgré des succès sportifs et commerciaux sera vendue à Adolfo Orsi.

Famille Orsi

Maserati 8C
Maserati 6CM
Maserati 250F de 1955
Maserati 200SI de 1957

En 1937, les frères Maserati vendent leurs parts dans la société à la famille Orsi. Adolfo Orsi est un grand industriel de la région de Modène qui a la passion de la course automobile. Conscient de ses limites il prend soin de signer avec les trois frères Maserati un contrat qui les lie à la marque pour dix ans.

Face à la montée en cylindrée et en puissance des constructeurs allemands et la règlementation défavorable, surtout à partir de 1933, Maserati concentrera ses efforts sur des moteurs plus petits, multicylindres et quelquefois suralimentés. Ces moteurs trouvent leur place dans des « voiturettes » ou Formule Junior (monoplaces de 1,5 litre, généralement) telle que la 6CM. L'innovation reste toujours une priorité, la Maserati 8CM de 1932 sera la première voiture de sport équipée de commandes de freins hydrauliques.

Maserati participe à des épreuves aux États-Unis en 1939 et 1940 ou l'absence des compétiteurs allemands permettait encore de remporter quelques succès. Wilbur Shaw, au volant d'une Maserati Tipo 8CTF à moteur de 3 litres - surnommée la Boyle Special - remporte la célèbre course américaine des 500 miles d'Indianapolis par deux fois et la non moins célèbre course de Pikes Peak. Aucune voiture européenne n'avait remporté ces trophées depuis plus de 20 ans.

En 1940 Maserati déménage à Modène. Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'entreprise sera obligée de participer à l’effort militaire. L'activité automobile est arrêtée au profit de la conception et fabrication de bougies d'allumage et de batteries d'accumulateurs d'un côté et de petits utilitaires électriques d'un autre.

Une fois la paix revenue Maserati recommence à construire des automobiles de compétition. Un homme clé intègre l’équipe Maserati l'ingénieur Alberto Massimino, un ancien de Fiat, passé aussi chez Alfa Romeo et chez Ferrari. Il sera responsable de la conception de tous les modèles compétition pendant dix ans. Avec lui et les ingénieurs Giulio Alfieri (1924-2002), Vittorio Bellentani et Gioachino Colombo (1903 - 1987), l'auteur du moteur V12 Ferrari, qui le rejoignent, Maserati retrouve les succès en course notamment avec le célèbre pilote Juan Manuel Fangio dans les années 1950 avec la A6GCM jusqu'au championnat du monde en 1957 avec la Maserati 250F. Fangio sera entouré d'autres pilotes célèbres comme Emmanuel de Graffenried (1914-2007), Louis Chiron (1899-1979) et le Prince Bira (1914-1985).

Maserati se distingue ensuite dans les courses de voitures sport avec la Tipo 60 et la Tipo 61 surnommée « cage à oiseau » en référence à son inhabituel châssis multitubulaire. Benoit Musy Benoit Musy - Maserati voitures de courses (1917-1956) pilote suisse, courra à titre privé sur A6GCS/53 en 1954, sur 300S n°3057 en 1955 et enfin sur 200S avec laquelle il se tua à Montlhéry en 1956.

En 1946, les premières voitures sportives de route sortent de l'usine Maserati, à commencer par la A6 1500, présentée au Salon de Genève. Elle sera construite à environ 150 exemplaires.

En 1947 le contrat que les frères Maserati et la famille Orsi avaient signé vient à terme. Ettore continue sa carrière chez Maserati. Bindo et Ernesto fondent, le 1er décembre, la firme OSCA qui développera des voitures de course et des modèles de sport. Après avoir été reprise par le groupe MV Agusta en 1962, celle-ci disparaîtra en 1967.

En 1953, Adolfo Orsi devient le seul actionnaire de Maserati. Après une réorganisation complète, son fils Omer est nommé directeur général. Une activité motocyclette est lancée...qui se terminera rapidement en 1961.

En 1957, la première Maserati de route est produite sur une ligne de production, c'est la 3500 GT. C'est à cette époque que Maserati instaure la tradition de donner à chaque modèle commercial le nom d'un vent : Mistral, Bora, Merak et bien d'autres seront utilisés pour baptiser ces merveilleuses automobiles.

En 1958 les difficultés financières poussent le Groupe à stopper toutes les activités sportives directes.

De nombreuses écuries privées deviendront alors la nouvelle clientèle de Maserati.

En 1963, la première Maserati Quattroporte (quatre portes), dessinée par Pietro Frua voit le jour et ce sera la berline la plus rapide du monde de l'époque, mue par un moteur de 4,2 L d'abord et de 4,7 L ensuite.

En 1966, Maserati dévoile la Ghibli, disposant d'un moteur de 4,7 litres, qui sera une concurrente directe de la Ferrari Daytona et de la Lamborghini Miura. La marque sortira également une version spyder en 1969 ainsi qu'une version portée à 4,9 L en 1970. La Ghibli sera un grand succès malgré son prix d'époque qui dépassait celui de la Daytona.

Mais les difficultés financières subsistent....

La période Citroën

Maserati Bora

En 1968, Maserati passe sous le contrôle de Citroën. Ceci pour permettre à Citroën d'acquérir un moteur V6 pour équiper sa SM. Le moteur Maserati, conçu pour équiper une propulsion à moteur avant, est retourné à 180°, la boite de vitesse et la transmission venant occuper la partie avant de la baie moteur. L'accès à la chaine de distribution et à ses galets de réglage et guidage, maintenant coincé par la cloison pare-feu, devient alors impossible. Pour effectuer ces réglages il faut extraire le moteur de la voiture, une solution un peu coûteuse, surtout quand la distribution connait des problèmes de fiabilité, comme c'est le cas sur tous les modèles en particulier sur les premières générations. Depuis il existe des solutions pour les collectionneurs[3].

Cette association donne naissance à trois nouveaux modèles Maserati équipés d'une hydraulique sophistiquée : la Bora (la grande), la Merak (la petite) — toutes deux à moteur central — et la Khamsin. Partageant les mêmes banques de composants et les mêmes designers que les Citroën, les habitacles de ces Maserati seront plus ou moins chargés d'éléments reprenant le design peu sportif de Citroën (volant monobranche, compteurs inclinés, commodos de phares et clignotants, commandes de chauffage....)

Le moteur Maserati et la boite de vitesses de la SM iront même finir sous le capot de la Ligier JS2, une nouvelle marque automobile française qui démarre. Guy Ligier rencontre, à l'époque, d'énormes soucis pour remplir le compartiment moteur de sa voiture de course, qu'il essayera vainement de civiliser.

Le service compétition de Citroën[4] a, à plusieurs reprises, équipé la DS[5] du moteur Maserati de la SM, comme le prototype de Björn Waldegård, sur des rallyes raids ou tout-terrain tel que le Rallye du Bandama. Parmi les pilotes du team Citroën, on trouve Bob Neyret[6] organisateur du dernier Citroën Sport Classic.

La période Alejandro de Tomaso

Abandonnée par Citroën en faillite en 1975 à la suite de l'échec commercial de la SM à moteur V6, Maserati change une fois de plus de mains pour tomber sous la houlette du GEPI, une société d'État italienne chargée de la relance d'entreprises en difficulté.

Reprise ensuite par Alejandro de Tomaso pour un montant très modique, il surprend le monde automobile en produisant l'étonnante berline Biturbo et toutes ses descendantes : Biturbo Spider, Maserati Karif, 2.24V et 4.24V, et enfin la Maserati Racing sans oublier la Maserati Barchetta.

Toutes ces voitures sportives partageront le même concept de moteur, recevant modèle après modèle de notables améliorations, voir la page Liste des moteurs de Maserati Biturbo.

Dans une nouvelle série, Maserati introduira la Ghibli II et la Shamal.

La période Chrysler

Chrysler TC by Maserati.

En 1983, c’est Chrysler, qui souhaite offrir une gamme de véhicules haut de gamme, qui vient rencontrer Maserati. De ces discussions sortiront deux modèles à moteur Chrysler préparés par Maserati, à la finition luxueuse, pour les consommateurs américains : la Chrysler TC Touring Convertible cabriolet, un panaché de technologies pas toujours très glorieux.

Lee Iacocca, alors Président de Chrysler et vieille connaissance de Alejandro De Tomaso, investit 35 M$ dans l'entreprise. Mais Chrysler prendra trop de temps pour introduire le modèle sur le marché américain.

Chrysler se retire quatre ans plus tard et Alejandro De Tomaso décide lui aussi de vendre ses parts.

La reprise par Fiat et Ferrari

En 1987, l'entreprise est reprise par Fiat qui essaye dans un premier temps de faire fonctionner les équipes Ferrari et Maserati ensemble, chose hasardeuse attendu que les deux marques ont toujours été de sérieuses concurrentes. On en verra quelques traces dans des programmes d'amélioration de la qualité et de la fiabilité, comme avec la Quattroporte evoluzione. Ensuite, en 1997, le groupe Fiat décide de fusionner Maserati et Ferrari, les adversaires d'hier.

En 2006, Fiat a constitué un pôle sportif milieu-haut de gamme avec Alfa-Romeo et Maserati pour permettre à Ferrari de briller au firmament des marques automobiles.

La production 2007 a atteint 7 496 exemplaires.

Modèles

1946-1960

1961-1970

1971-1980

1981-1996

1997 à ce jour

Voitures de compétition

MC12, 2005

Bibliographie

  • Maserati : Tous les modèles, Grand Prix, Sport, Grand Tourisme, depuis 1926, par Maurizio Tabucchi, éditions ETAI, 363 pages, 2005 (ISBN 978-2-7268-9329-6)

Liens externes

  1. Maserati Maurizio Tabucchi Ed. ETAI
  2. Retroviseur n°219 de janvier 2007 Maserati Special 80e Anniversaire 1926-2006 p. 52
  3. Garage Régembeau
  4. Historique document publié a l'occasion pour le cinquantenaire de la DS Citroën
  5. Article sur les DS de compétition
  6. Video Team Neyret

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Maserati de Wikipédia en français (auteurs)

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