Eric Besson

Eric Besson

Éric Besson

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Éric Besson
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Éric Besson, le 17 décembre 2008
Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire
Actuellement en fonction
Depuis le 15 janvier 2009
Président(s) Nicolas Sarkozy
Gouvernement(s) François Fillon II
Prédécesseur(s) Brice Hortefeux
Secrétaire d'État chargé de la Prospective et de l'Évaluation des politiques publiques
Le « Développement de l'économie numérique » est ajouté à ses atributions le 18 mars 2008
18 mai 2007 - 15 janvier 2009
Président(s) Nicolas Sarkozy
Gouvernement(s) François Fillon I
François Fillon II
Prédécesseur(s)  ?
Successeur(s) Nathalie Kosciusko-Morizet
Biographie
Date de naissance 2 avril 1958 (51 ans)
Lieu de naissance Maroc Marrakech
Nationalité Française
Parti politique UMP
Diplômé(e) de IEP Paris
Profession Délégué général de fondation
Ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire

Éric Besson, né le 2 avril 1958 à Marrakech (Maroc), est un homme politique français.

Il commence par travailler dans le secteur privé et est membre du Parti socialiste de 1993 à 2007. Maire de Donzère (Drôme) depuis 1995, il est député de la deuxième circonscription de la Drôme de 1997 à 2007 (sous l'étiquette du PS jusqu'au 21 février 2007, sans étiquette par la suite).

Il démissionne de son mandat de secrétaire national à l'économie du PS le 21 février 2007[1] et rejoint l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy au soir du premier tour de l'élection présidentielle de 2007, pour y coordonner le « pôle gauche[2] ».

Élu secrétaire général adjoint de l'UMP le 24 janvier 2009, il est ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire du gouvernement François Fillon II depuis le 15 janvier 2009.

Sommaire

Biographie

Enfance

Éric Besson est né à Marrakech au Maroc, le 2 avril 1958, d'une mère, Marie-Thérèse, d'origine libanaise et d'un père, Gérard, pilote-instructeur pour l'armée française s'étant tué en vol trois mois avant sa naissance. Après la mort de son père, sa mère se remarie avec un chirurgien-dentiste avec lequelle elle a cinq autres enfants. Besson est pensionnaire de la 6e à la 3e à Témara dans un établissement agricole jésuite. Puis il passe son baccalauréat à Lyautey.

Études et carrière professionnelle

Éric Besson rejoint la France à l'âge de 17 ans, la famille s'installe à Montélimar alors que celui-ci fait ses études à l'ESC Montpellier puis à l'IEP Paris où il retrouve ses grands-parents paternel qu'il n'avait vu que deux fois à l'âge de 10 et 15 ans, lors de vacances en France[3]. Il échoue à l'entrée de l'ENA en 1982[4] et emprunte 15 000 francs à sa grand-mère pour acheter un tiers de page dans le journal Le Monde disant « J'ai échoué à l'ENA », il reçoit alors des propositions d'emploi et rejoint alors Renault[5]. Il dirige brièvement la rédaction du journal Challenges, puis rejoint le conseil en ressources humaines et la lutte contre l'exclusion (Fondation Face et Fondation Vivendi). Il est délégué général (1996-2001) de la Fondation de la Compagnie générale des eaux (CGE), transformée en Fondation Vivendi par son ami Jean-Marie Messier[6].

Vie privée

De 1983 à 2009, il est marié à Sylvie Brunel, géographe, écrivain et ancienne présidente d'Action contre la faim, et père de trois enfants. Sa fille aînée Alexandra est également écrivain sous le pseudonyme d’Ariane Fornia[7].

Carrière politique

Il rejoint le Parti socialiste en 1993, à 35 ans. Il est élu maire de Donzère dans la Drôme en 1995, député sous l'étiquette du PS dès 1997 et réélu en 2002. En 2003, il rejoint le bureau national du PS comme secrétaire national chargé de l'économie et de l'emploi et des entreprises. En 2005, il devient secrétaire national à l'économie chargé de l'économie et de la fiscalité au pôle activités du PS après le Congrès du Mans.

Élection présidentielle de 2007

En désaccord « de fond » [8] avec Ségolène Royal, il démissionne en février 2007 de son poste de secrétaire national et se met en retrait de la campagne présidentielle. Il décide de quitter le Parti socialiste le 21 février 2007 en pleine campagne présidentielle[9] après sa mise en cause sur le chiffrage du coût du pacte présidentiel[9] de la candidate socialiste et des attaques personnelles de caciques du parti[10],[11].

Il annonce lors d'une conférence de presse qu'il ne sera pas candidat à sa propre succession aux élections législatives de juin 2007. Se disant « libéré », il donne au cours de cette conférence son opinion sur Ségolène Royal. Il quitte également le groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Il dit alors qu'il ne votera pour elle que si elle était opposée à Jean-Marie Le Pen. Le dimanche 22 avril 2007, peu de temps après l'annonce des résultats du 1er tour de l'élection présidentielle, il va plus loin et annonce son ralliement à Nicolas Sarkozy : « Des deux candidats en lice, il me paraît le mieux préparé, le plus qualifié et le plus cohérent », déclare-t-il[12].

Alors qu'il semble quitter la vie politique pour revenir dans le privé[9], Éric Besson prend la parole lors du 1er meeting de second tour de Nicolas Sarkozy, à Dijon. Il affirme, devant 10 000 partisans de l'UMP, être « un homme de gauche qui va soutenir et voter pour un homme qui se revendique de droite (...) c'est un républicain de droite qui porte le mieux les valeurs auxquelles je crois »[13].

Il confirme son retournement politique, analysé comme « une trahison[14] », en faveur de Nicolas Sarkozy lors des meetings de Paris et de Montpellier. En fait, selon Le Figaro, il aurait commencé son rapprochement avec Nicolas Sarkozy dès 1995 après qu'il l'eut rencontré par l'entremise de Jean-Marie Messier. De plus, il ne partageait plus un certain nombre de points essentiels de la ligne politique du PS, comme les 35 heures.

Depuis 2007

Le 18 mai 2007, il est nommé secrétaire d'État chargé de la Prospective et de l'Évaluation des politiques publiques, auprès du Premier ministre, dans le gouvernement François Fillon I. Il annonce, en septembre 2007, la création d'un nouveau mouvement politique, baptisé « Les Progressistes ». Lors de l'une des premières grandes réunions de ce mouvement, le 31 janvier 2008, il accueille Tony Blair, ancien Premier ministre britannique, et François Fillon, Premier ministre français en exercice.

C'est un candidat UMP, Franck Reynier, qui est élu à l'Assemblée nationale au siège qu'il occupait[15].

Il est réélu maire de Donzère dès le premier tour des élections municipales de 2008 avec 69,92 % des suffrages, s'imposant largement face à son rival, le socialiste Philippe Lambert. Le 18 mars 2008, lors du remaniement ministériel du gouvernement François Fillon II, il conserve son secrétariat d'État en ajoutant la charge du développement de l'économie numérique à ses prérogatives.

Le 15 janvier 2009, Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité démissionne du gouvernement pour pouvoir prendre le secrétariat général de l'UMP. Brice Hortefeux le remplace, et Éric Besson prend le poste de ce dernier comme ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire. Le 24 janvier 2009 il rejoint la direction de l'UMP en tant que secrétaire général adjoint au nom de l'« ouverture »[16].

Polémique autour du délit d'aide aux étrangers en situation irrégulière

À la suite de la sortie du film Welcome et en réponse à des manifestations, Éric Besson déclare, le 8 avril 2009 : « Le délit de solidarité n'existe pas, c'est un mythe. Donc celles et ceux qui manifestent pour cela doivent être rassurés, ils manifestent contre un mythe[17]. »

Le 21 avril 2009, le Gisti lui répond : « Délit de solidarité : Besson ment ![18] » en publiant une liste non exhaustive de personnes condamnées ces vingt dernières années pour ce délit prévu par la loi. Ce dernier réplique sur RMC le lendemain que « la crédibilité du GISTI en la matière, elle est quasiment nulle » et que « les affirmations du GISTI, elles se sont quasiment systématiquement révélées fausses ». Cette affirmation a été contestée en raison de l'activité contentieuse significative du GISTI, qui a abouti à l'adoption de « grands arrêts »[19], comme celui du Conseil d'État du 8 décembre 1978[20] où le Conseil « érige le droit de mener une vie familiale normale en principe général du droit » et marque un revirement de la politique du regroupement familial en France.

Polémique autour de la réforme de l'aide aux étrangers

Poursuivant une idée de son prédécesseur Brice Hortefeux, Éric Besson souhaite que l'État ouvre à d'autres organisations que la Cimade la mission d'information et d'aide juridictionnelle apportée aux étrangers en centre de rétention. La Cimade est alors l'unique association autorisée à pénétrer dans les centres de rétention. Pour ce faire et par le biais d'un appel d'offres, le ministère divise les centres de rétention en « lots » qu'il attribue en mars 2009 à différentes associations[21]. L'une d'entre elles, le Collectif Respect, est inconnue des professionnels jusque-là et fondée par un ancien membre de l'UMP[22]. La Cimade forme un pourvoi en référé devant le juge administratif, qui demande au ministre de ne pas signer l'appel d'offre le temps de statuer. Cependant, n'attendant pas la décision du juge, Éric Besson attribue l'appel d'offre aux associations déjà choisies le 17 mai privant juridiquement d'objet le recours en référé, ce que le secrétaire général de la Cimade, Laurent Giovannoni, dénonce en accusant le ministre d'employer « des méthodes de voyou »[23]. La décision est néanmoins cassée après un deuxième recours en référé devant le tribunal administratif, rendu le 2 juin, à la suite d'une plainte du Gisti et d'associations d'avocats[24].

Publications

L’inquiétante « rupture tranquille » de Monsieur Sarkozy

Dans le premier ouvrage qu'il a coordonné pour le parti socialiste, L’inquiétante « rupture tranquille » de Monsieur Sarkozy[25], il demandait : « La France est-elle prête à voter en 2007 pour un néo-conservateur américain à passeport français ? ». Dans son livre Qui connaît Madame Royal ?, il a dit regretter cette phrase.

Dans ce livre, il condamne la politique d'immigration de Nicolas Sarkozy :

« En supprimant ou en restreignant fortement les principaux dispositifs de régularisation, Nicolas Sarkozy se prive des outils permettant une régularisation au fil de l’eau et évitant ainsi les régularisations de masse. En d’autres termes, Nicolas Sarkozy fabrique des sans-papiers, lui qui prétend lutter contre l'immigration clandestine ! »
« La loi du 26 novembre 2003 avait deux objectifs selon le ministre de l'Intérieur : « réformer la double peine » et « mettre un frein à la dérive des flux d'immigration créée par la loi Chevènement de 1998 » en dotant l’État de « véritables outils de lutte contre l’immigration clandestine ». (…) On peut aujourd'hui mesurer l’échec de chacune de ces deux ambitions. »

Qui connaît Madame Royal ?

Dans son livre Qui connaît Madame Royal ? paru aux éditions Grasset, entretien avec Claude Askolovitch, Éric Besson annonce qu'il ne votera pour la candidate du PS « ni au premier ni au second tour de l’élection, sauf si elle était opposée à Jean-Marie Le Pen. (…) Pourtant jusqu'à ma démission, j'ai été un artisan loyal de sa campagne, je me forçais à avancer en dépit de ce que je constatais, j'ai vu la brutalité, j'ai vu l'impréparation. La désinvolture. J'ai vu la démagogie ».

Il parle aussi des attaques personnelles de François Rebsamen, qui en s'en prenant à sa famille, aurait précipité son départ du PS. Le titre de son livre est une allusion à une déclaration publique de Ségolène Royal lors d'une rencontre avec des employées d'une usine où elle a vilipendé son conseiller en interrogeant l'assistance d'un « qui connaît Monsieur Besson ? » après sa démission du PS.

La République numérique

Cet ouvrage présente Internet comme une opportunité d'enrichissement et d'émancipation des sociétés. Éric Besson y souhaite que les Français « succombent à l'enthousiasme » en ce qui concerne Internet. Après avoir présenté un tour d'horizon de l'état de l'économie numérique, il décrit l'apport de l'Internet et des nouveaux outils de communication aux sociétés contemporaines : à leur économie, au bien-être et à l'enrichissement personnel de leurs citoyens, et enfin, à l'exercice de la démocratie.

Mandats électifs

Éric Besson
Éric Besson.jpg
Parlementaire français
Naissance 2 avril 1958
Décès
Mandat Député
1997 - 2007
Début du mandat
Fin du mandat {{{fin du mandat}}}
Circonscription Deuxième circonscription de la Drôme
Groupe parlementaire PS de son élection à février 2007 puis sans étiquette
Ve République
Conseiller municipal et maire
Député

Fonctions politiques

  • 1993 : adhésion au Parti socialiste.
  • 2003 : membre bureau national du PS, secrétaire national chargé de l'économie et de l'emploi et des entreprises.
  • 2005 : secrétaire national à l'économie chargé de l'économie et de la fiscalité au pôle activités du PS
  • 21 février 2007 : démission du PS
  • 22 avril 2007 : soutient publiquement Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle
  • septembre 2007 : fondation du mouvement Les Progressistes
  • 24 janvier 2009 : secrétaire général adjoint de l'Union pour un mouvement populaire

Fonctions gouvernementales

Annexes

Notes et références

  1. (fr) « La démission d'Eric Besson », L'Express, 21 février 2007
  2. (fr) « Éric Besson va coordonner le “pôle gauche” de l'UMP », Le Nouvel Observateur, 23 avril 2007
  3. (fr) « Les origines marocaines du jeune Besson », dans Aujourd'hui en France, no 2855, 7 octobre 2009, p. 4 (ISSN 12474282) 
  4. (fr) « Le monsieur te répond », Libération, 29 mars 2007.
  5. (fr) « L'heureux recalé de l'ENA », dans Aujourd'hui en France, no 2855, 7 octobre 2009, p. 5 (ISSN 12474282) 
  6. (fr) Source : la République des Lettres
  7. (fr) Sylvie Brunel décortique son ADN conjugal sur Gala. Consulté le 17 septembre 2009
  8. (fr) Éric Besson quitte le PS et vide son sac sur Libération. Consulté le 22 février 2007.
  9. a , b  et c (fr) « Éric Besson dégaine son livre félon », Libération, 17 mars 2007.
  10. Libération cite Julien Dray et François Rebsamen.
  11. Dans le texte qu'il écrivit pour expliquer son départ, il déclare ainsi : « Sans les attaques personnelles dont j’ai été victime de la part de certains de ceux qui jouent un rôle majeur dans cette campagne auprès de la candidate et, en dépit de mon analyse, je serais revenu ». Eric Besson annonce son départ du PS, La Croix, 21 février 2007.
  12. (fr) « Mea culpa d'Éric Besson lors d'un meeting de Nicolas Sarkozy », Le Point, 23 avril 2007.
  13. (fr) Besson : « Nous avions décidé de diaboliser Sarkozy », site de TF1
  14. (fr) « Moi aussi j'ai été traité de traître », Le Monde, 4 juin 2007.
  15. (fr) « Eric Besson à Donzère », linternaute.com
  16. (fr) « La promotion de Besson à l'UMP ne fait pas que des heureux », dépêche AFP, 24 janvier 2009.
  17. Radio France Inter le 8 avril 2009
  18. « Délit de solidarité : Besson ment ! »
  19. (fr) Maître Eolas, « Remettons-en une couche à celui qui en tient une », 25 avril 2009. Mis en ligne le 25 avril 2009, consulté le 25 avril 2009
  20. (fr) 8 décembre 1978 - G.I.S.T.I., C.F.D.T. et C.G.T.- Rec. Lebon p. 493, Conseil d'État. Consulté le 25 avril 2009
  21. (fr) Le marché des Centres de rétention à nouveau suspendu, Maître Eolas
  22. (fr) Combats pour les droits de l'homme, Le Monde.fr
  23. (fr) POLÉMIQUE - Besson envisage de porter plainte contre le secrétaire général de la Cimade Le Point, AFP
  24. (fr) La justice contraint le gouvernement à différer la réforme de l'aide aux étrangers, Le Monde.
  25. (fr) L’inquiétante « rupture tranquille » de Monsieur Sarkozy

Bibliographie

Liens externes

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