Valerie Pecresse


Valerie Pecresse

Valérie Pécresse

Valérie Pécresse
Valérie P.jpg
Valérie Pécresse en février 2009 à l'Assemblée nationale, défendant la « loi LRU ».
Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche de la France
25e ministre de la Recherche de la Ve République
Actuellement en fonction
Depuis le 18 mai 2007
Président(s) Nicolas Sarkozy
Gouvernement(s) François Fillon I
François Fillon II
Prédécesseur(s) François Goulard
Gilles de Robien
Biographie
Nom de naissance Valérie Roux
Date de naissance 14 juillet 1967 (42 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine
Nationalité Française
Parti politique UMP
Diplômé(e) de HEC Paris
ENA
Profession Haut fonctionnaire (Conseil d'État)
Ministres de la Recherche de la France

Valérie Pécresse, née le 14 juillet 1967 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est une femme politique française. Elle est ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du gouvernement Fillon depuis le 18 mai 2007.

Sommaire

Biographie

Valérie Pécresse, née Valérie Roux, est la fille de Dominique Roux, professeur d'université et président de Bolloré telecom. Catholique pratiquante[1], elle est mariée depuis le 6 août 1994 à Jérôme Pécresse (directeur général adjoint d'Imerys), et mère d'une fille et de deux garçons.

Elle étudie à l'Institution Sainte-Marie de Neuilly-sur-Seine et obtient son baccalauréat à 16 ans[2]. Après une classe préparatoire au lycée privé Sainte-Geneviève à Versailles, elle intègre HEC Paris, dont elle est diplômée en 1988. Elle intègre ensuite l'École nationale d'administration (promotion Condorcet, 1990-1992).

De 1992 à 1998, elle enseigne le droit constitutionnel à l'Institut d'études politiques de Paris, tout en étant auditrice au Conseil d'État. De 1993 à 1998, elle est également conseillère auprès du service juridique et technique de l'information (SJTI), rattaché au Premier ministre français. De 1995 à 1998, elle est en parallèle commissaire du gouvernement auprès de la section du contentieux du Conseil d'État et secrétaire général du Conseil supérieur de l'Agence France-Presse (AFP).

Carrière politique

Après la dissolution et les législatives de 1997, elle est approchée par Lionel Jospin[3], mais préfère se tourner vers Jacques Chirac, et est alors nommée, en juillet 1998, conseillère chargée des études, de la prospective et des technologies de l’information auprès de la présidence de la République française. Son grand-père Louis Bertagna, gaulliste et ancien résistant, a été l'un des médecins de la famille Chirac et le psychiatre de Laurence Chirac, lorsque la deuxième fille de Jacques et Bernadette Chirac fut frappée d'anorexie à l'adolescence, et les Pécresse sont apparentés à Henri Belcour, ancien maire d'Ussel et suppléant de Jacques Chirac lorsque celui-ci s'est présenté à la députation. Ces liens unissant Valérie Pécresse, la Corrèze et la famille Chirac lui vaudra d'être surnommée, comme elle le raconte elle-même, « la Corrézienne » par le président Jacques Chirac qui apprécie aussi qu'elle parle le russe et surtout le japonais.

En 2002, alors que le RPR cherche des femmes pour les législatives, Pierre Bédier et Henri Cuq lui proposent la succession du député des Yvelines, Franck Borotra, ancien ministre dans le gouvernement Alain Juppé (2), ce dernier donne alors son accord pour la présenter aux législatives dans sa circonscription. En juin, elle est élue à l'Assemblée nationale dans la deuxième circonscription des Yvelines, contre le général Philippe Morillon représentant l'UDF, qu’elle bat largement (42,64 % contre 11,54 % au premier tour). À l'Assemblée nationale, elle devient une spécialiste des questions familiales — elle fut rapporteur de la mission d'information sur la famille, s'impliqua fortement dans la réforme du divorce et contre les violences faites aux femmes — et fut aussi membre de la commission des Affaires culturelles.

À partir de novembre 2002, elle devient secrétaire générale adjointe de l'UMP, en charge des études et du centre d'études politiques. Alain Juppé a alors dit d'elle : « Elle a vocation à entrer dans un gouvernement[4] ». Elle a été porte-parole de l'UMP au niveau national, avec Luc Chatel.

En mars 2004, elle est également élue conseillère régionale d'Île-de-France.

Elle a participé comme rapporteur en 2005-2006 à la mission parlementaire d'information sur la famille[5] sous la présidence de Patrick Bloche, député du Parti socialiste. Cette commission a présenté 100 propositions pour rénover le droit de la famille en vue de protéger l'enfant. Son rapport, intitulé L'enfant d'abord[6], a été adopté par les seuls membres UMP et UDF de la mission[7].

Le Premier ministre Dominique de Villepin l'a chargée en juillet 2006 d'un rapport sur la conciliation vie familiale-vie professionnelle, pour novembre 2006. Directrice de la revue de l'UMP Les débats de l'union, adversaire résolue du Front national, elle défend en avril 2006 dans le quotidien Le Monde l'idée d'une « société métissée fière et énergique[8] ».

Organisatrice de la convention de l’UMP sur l’université et la recherche elle est finalement nommée le 18 mai 2007, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du gouvernement François Fillon. Elle remplace ainsi l'ancien maire de Vannes, François Goulard, proche de Dominique de Villepin. Elle est parfois surnommée la « Ségolène de droite[4] ».

Le 10 juin 2009, elle devient présidente de la fédération UMP des Yvelines en remplacement de Gérard Larcher. Proche de Pierre Bédier et d'Henri Cuq, elle soutient la candidature d'Alain Schmitz à la tête du conseil général des Yvelines malgré le soutien de Nicolas Sarkozy à Christine Boutin[9].

Fonctions ministérielles

Le 18 mai 2007, Valérie Pécresse est nommée ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement Fillon 1[Note 1].

Elle conserve son poste dans le deuxième gouvernement Fillon (19 juin 2007).

Elle met en œuvre et fait voter par l'Assemblée nationale en 2007 une loi sur l'autonomie des universités (loi LRU), soutenue par la Conférence des Présidents d'université (CPU), mais contestée par une partie des universitaires et par les étudiants, de même que son plan de réforme du CNRS par l'association Sauvons la recherche. Elle annonce en janvier 2008 un « plan campus » devant faire émerger en France dix pôles universitaires d'excellence de niveau international. Début 2009, son projet de décret de réforme du statut des enseignants-chercheurs suscite à nouveau un large front contre elle.

En ce qui concerne sa politique linguistique, ses déclarations pour la promotion de l'anglais au sein des universités françaises, lui valent d'être lauréate, le 26 novembre 2008, du prix de la carpette anglaise[10].

Fonctions électives

Valérie Pécresse a été députée de la deuxième circonscription des Yvelines lors de la XIIe législature (2002-2007), ayant été élue le 16 juin 2002 avec 65,11 % des suffrages au second tour[11]. Elle a été réélue le 17 juin 2007, dès le premier tour avec 54,80 % des suffrages[12].

Elle remporte la primaire UMP pour les élections régionales de 2010 dans la région Île-de-France le 22 mars 2009 avec 59,9 % des suffrages contre le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, qui recueille 40,1 %[13].

Bibliographie

  • Être une femme politique... c'est pas si facile !, éditions de L'Archipel, janvier 2007, (ISBN 2841879135 et ISBN 978-2841879137)
    Dans ce livre elle défend notamment la garde alternée et la création d'une « contribution sociale pour la garde d'enfants ».
  • Mieux articuler vie familiale et professionnelle (rapport au Premier ministre), La Documentation française, avril 2007 (ISBN 2110066202 et ISBN 978-2110066206).

Notes

  1. Son cabinet est dirigé par Philippe Gillet. Marie-Danièle Campion est directrice-adjointe de cabinet en charge des questions de vie étudiante et de revalorisation des carrières et Jean-Philippe de Saint-Martin, directeur adjoint de cabinet en charge des moyens et de l'évaluation.

Références

  1. (fr) « Valérie Pécresse : Et Dieu créa la femme », Le Nouvel Économiste, 19 novembre 2004 : « Je suis catholique pratiquante. Mon catholicisme est sûrement à la racine de mon engagement politique. »
  2. (fr) « Valérie Pécresse, l'heure de l'autonomie », Le Figaro, 19 mai 2007.
  3. « Valérie Pécresse, la guerrière », Le Parisien, 29 mars 2009.
  4. a  et b (fr) « Valérie Pécresse, à la recherche de l'autonomie » par Charles Jaigu, Le Figaro, novembre 2007
  5. (fr) Mission d'information famille et droits des enfants sur le site internet de l'Assemblée nationale, 27 janvier 2006
  6. (fr) « L'enfant d'abord, 100 propositions pour placer l'intérêt de l'enfant au cœur du droit de la famille », rapport à l'Assemblée nationale, 25 janvier 2006
  7. (fr) « Les parlementaires contre l’homoparentalité mais pour l’amélioration du PACS » sur FGL
  8. (fr) [1] Article du Monde, avril 2006
  9. Béatrice Jérôme, Le Monde, 5 juillet 2009
  10. (fr) Communiqué de l'association Avenir de la langue française
  11. (fr) Résultats des élections législatives 2002 dans la deuxième circonscription des Yvelines sur le site internet de l'Assemblée nationale
  12. (fr) Résultats des élections législatives 2007 dans la deuxième circonscription des Yvelines sur le site internet du Ministère de l'Intérieur
  13. (fr) « Régionales : Pécresse bat Karoutchi pour l'investiture UMP en Ile-de-France », Le Monde, 22 mars 2009.

Annexes

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