Jean De La Varende

Jean de La Varende

Jean de La Varende
La Varende, dans ses jardins de Bonneville, à Chamblac
La Varende, dans ses jardins de Bonneville, à Chamblac

Nom de naissance Mallard de La Varende
Activité(s) Romancier
Nouvelliste
Critique littéraire
artiste-peintre
Maquettiste naval
Naissance 24 mai 1887
Chamblac
Décès 8 juin 1959
Paris
Mouvement(s) réaliste
fantastique
Distinctions Chevalier du Mérite Maritime
Membre de l'Académie Goncourt
Œuvres principales
Compléments
Plus d'une centaine de ses nouvelles ont été publiée dans des recueils de 1959 à 2009 par l'association des Amis de La Varende, puis par Présence de La Varende (voir liste des œuvres).

Jean Balthazar Marie Mallard de La Varende Agis de Saint-Denis, baron Agis de Saint-Denis, vicomte de La Varende, connu sous le nom de Jean de La Varende, né le 24 mai 1887 au château de Bonneville à Chamblac (Eure), mort le 8 juin 1959 à Paris, est un écrivain français.

Sommaire

Biographie

Jean de La Varende, fils de Gaston Mallart de La Varende (1849-1887), officier de marine, et de son épouse, née Laure Fleuriot de Langle (1853-1940), d'origine bretonne. Il a vu le jour le 24 mai 1887 à Chamblac en Normandie, au château familial de Bonneville. Il ne connut pas son père qui mourut la même année, le 27 juillet 1887. En 1890, sa mère retourna en effet chez ses parents en Bretagne, à Rennes, pour y élever ses enfants. Son grand-père maternel, le contre-amiral comte Camille Fleuriot de Langle (1821-1914), descendant de Paul-Antoine Fleuriot de Langle (1744-1787), commandant de L'Astrolabe. L'amiral de Langle, pourtant âgé, prit une part importante dans son éducation. La Varende retint de lui nombre d'histoires de marin et de voyages, dont plusieurs sont devenues des nouvelles.

À douze ans, en 1899, il écrivit son premier texte, La fille du Garde-Chasse, dont le manuscrit est perdu. Puis, de 1900 à 1906, Jean de La Varende fit ses études comme pensionnaire au collège Saint-Vincent de Rennes. Après son baccalauréat, à l'École des beaux-arts de Paris. Cette période rennaise transparaît nettement dans Geoffroy Hay de Nétumières (1908) et dans Le roi d'Écosse (1941). Pendant cette même période, il avait rédigé Nos amours perdues et Péché originel, dont les manuscrits sont également perdus.

Son entrée à l'école des Beaux-Arts s'était faite au détriment d'une carrière dans la Marine. L'École navale exigeait une santé qu'il n'avait pas, à cause d'une déficience cardiaque. Son œuvre sera en partie un hommage à la grande bleue, à ses marins du passé. Sans rancune, il écrira, entre 1944 et 1950, un bel ouvrage éponyme sur l'École navale, publié en 1951 avec des illustrations d'Albert Brenet.

En janvier 1914, son grand-père décède et en août suivant, lorsque éclate le premier conflit mondial, Jean de La Varende est affecté comme infirmier au 18e régiment d'infanterie de Vernon, puis sur le front comme brancardier. Il rentre définitivement en Normandie en 1919, une fois démobilisé. Il y vivra quatre décennies d'écrivain prolifique et de châtelain « aux mains calleuses ».

Le 12 décembre 1919, il épouse Jeanne Kuhlmann-Roederer, veuve de Raoul Latham. Le couple s'installe alors au château de Bonneville, demeure familiale où Jean de La Varende est né. De cette union naquit un fils, Éric de La Varende, en 1922.

De 1920 à 1932, il fut conférencier à l'École des Roches, à Verneuil-sur-Avre, dans l'Eure. Chez lui, il entretient son domaine, ses jardins, il écrit le premier livre qu'il édite en 1927, L'initiation artistique [1]. Il s'agit de l'une de ses conférences. Il écrit également quelques nouvelles et réalise à ses heures perdues une centaine de maquettes de navires de toutes époques.

La galerie Bernheim, à Paris, expose plus de cent de ses maquettes en 1932. Cette exposition se transporte peu après à la Société de Géographie. Un catalogue est alors édité sous le titre : Les cent bateaux de La Varende [2].

Ce traditionaliste catholique à la foi tourmentée était en outre monarchiste, proche du journal l'Action française. Cette position politique est probablement la cause d'une sorte de "mise sous scellés" de ses écrits, aujourd'hui méconnus, à l'instar d'autres (Henry Bordeaux, Paul Bourget ou Michel de Saint-Pierre), aussi prolixes et lus de leur vivant.

Les débuts de La Varende en littérature sont difficiles : il essuie de nombreux refus d'éditeurs parisiens, mais publie quelques contes au Mercure de France. C'est l'éditeur Maugard, de Rouen, qui va assurer sa notoriété en publiant une série de nouvelles intitulées Pays d'Ouche (1934) et préfacées par le duc de Broglie. Le même éditeur publie en 1936 son Nez-de-Cuir, gentilhomme d'amour. Les éditions Plon rééditent ce premier roman l'année suivante : c'est un succès. Cette année-là, il obtient trois voix au prix Goncourt.

Les publications vont dès lors se succéder, chez Plon ou chez Grasset. Ses succès littéraires lui permettent de poursuivre la restauration du château de Bonneville, au Chamblac. Ses livres sont salués par des critiques, notamment dans les milieux de droite comme Maximilien Vox, et d'extrême-droite tels Thierry Maulnier et Robert Brasillach. En 1936, il entre à la Société des gens de lettres et le 8 mai, remporte le « Prix des Vikings » pour son recueil Pays d'Ouche (1740-1933), paru en 1934.

En quelques années, les romans se succèdent où il place ses personnages, souvent tirés des histoires familiales, sous des noms de personnages inventés, mais que l'on retrouve dans plusieurs de ses écrits. La famille de La Bare et celle de Tainchebraye, la famille d'Anville et celle de Galart ; autant de noms que le lecteur apprend à connaître en vivant à côté d'eux, dans la glèbe normande, ou dans un salon, comme La Varende les a conçus.

Le 22 novembre 1939, il perd son épouse Jeanne de La Varende. Pendant la guerre éclair, la France étant sur le point de céder, il se rend en Hollande, puis rentre et se plonge davantage dans l'écriture, jusqu'à ce que la mort l'en sépare. Ce sont vingt ans d'écriture frénétique qui s'ouvrent alors, et La Varende publie à tour de bras ses nouvelles dans les revues de l'époque. Malheureusement pour son œuvre, la plupart de ces journaux étaient collaborationistes. On lui prête alors ce penchant, et, bien qu'il ait jugé les limites de la démocratie, lui dont la ferveur royaliste ne pouvait se taire, il n'écrivit que des nouvelles aux intrigues situées hors du temps où il vivait. Fidèle à une royauté qui n'a su se rétablir, il ne se compromit pourtant pas avec le régime de Vichy, bien que l'opprobre de ce gouvernement ait laissé malgré tout des traces.

En 1942, l'auteur fut élu à l'Académie Goncourt. Toutefois, La Varende démissionna de l'Académie Goncourt en décembre 1944, ce qui lui évitait peut-être une exclusion. En décembre 1943, une minorité d'académiciens Goncourt (Rosny jeune, René Benjamin, Sacha Guitry, La Varende), avait refusé d'entériner l'élection d'André Billy (préféré à Paul Fort, réputé antisémite), qui avait éreinté Guitry et La Varende dans divers articles et qui incarnait le refus de la « collaboration ». L'élection de Billy ne fut validée que le 23 décembre 1944, après la démission de La Varende [3]. Sa faveur auprès du public ne se démentira pourtant pas, son enthousiasme à écrire non plus.

En 1944, sa santé chancelle et il échappe de peu à la mort. Il se repose alors à la clinique Saint-Martin de Caen, au cœur de la ville meurtrie, et de cette époque datent ses ouvrages sur la Normandie blessée. En quelques jours, sur des bout d'ordonnance et tout papier qu'il trouve, il parcourt en pensée le littoral normand, cette frontière entre sa terre et sa mer, dans un ouvrage intitulé Les côtes de Normandie, où le lecteur peut se promener avec lui, du mont Saint-Michel à Eu, de villes maritimes en baies poissonneuses [4].

Le 20 novembre 1953, La Varende est candidat, sans succès, à l'Académie française, n'obtenant que onze voix. Une seconde candidature n'aboutira pas plus, le 31 mai 1956, lors d'une élection blanche. Il est élu au siège de l'amiral Lucien Lacaze mort l'année précédente, mais il retire sa candidature.

L'écrivain dont le talent se déploie dans une multiplication incessante de nouvelles et de romans, continue son travail inlassable. De ses écrits, plusieurs nouvelles sont encore inédites. La dernière parution en date est le recueil intitulé : Le Cheval roi, paru en mars 2009.

La terre normande ne voulant pas le voir mourir, c'est à Paris qu'il meurt le 8 juin 1959. Il est inhumé avec ses ancêtres au cimetière de Chamblac, à proximité du château.

Son œuvre

Parmi les deux cents et quelques nouvelles éditées que compte son œuvre, le terroir normand (notamment le pays d'Ouche) et la mer constituent les cadres principaux de ses intrigues. S'y ajoutent, bien entendu, des contes et des romans, dont les éditions numérotées sont aujourd’hui recherchées. L'attrait de la mer, sa passion pour la navigation[5], mais aussi, pour la Bretagne et pour l'Espagne, la mise en scène de curés de campagne, de paysans ou encore de hobereaux normands (milieu auquel il appartient), et la nostalgie de l'Ancien Régime, forment la trame essentielle de son œuvre.

Les recueils de nouvelles, depuis Pays d'Ouche en 1934, jusqu'à ceux édités près d'un demi-siècle après la disparition de l'auteur, font de lui l'un des plus grands nouvellistes français du XXe siècle. Plusieurs de ces nouvelles, parues dans des journaux durant les années 1930, 1940 et 1950, ont été ensuite éditées sous forme de recueils (voir ci-dessous la bibliographie). Beaucoup de ses nouvelles sont courtes, la plupart font une trentaine de pages, quelques-unes sont longues, comme : Infantillage, parue dans le recueil Dans le goût espagnol en 1946 (194 p.), ou Lise, fillette de France, publiée en 1952 (206 p.). L'une de ses nouvelles évoque un jeune Jean-Marie, dont le père était patron de pêche et qui disparaît en mer. Orphelin, Jean-Marie réalise dans Il était un petit navire[6] une maquette au destin émouvant. La chute l'est davantage. On peut faire un rapprochement entre l'auteur et ce jeune garçon, habiles dans l'art du maquettisme marin, et orphelins d'un père marin.

Son œuvre, à la fois sentimentale et romantique, est très attachée au sol, au sens de la terre labourée, aimée, transmise intacte. Elle cherche à décrire la pureté tout en sachant exprimer l'homme dans ses travers et ses erreurs. Les récits ont souvent pour fond une sorte de transmission idéale des traditions rurales du passé, tant dans les chaumières que dans les châteaux, qu’il décrit dans quelques beaux livres. Pour lui, les deux sont liés. Les seigneurs et leurs descendants sont des « manants du roi ». Les paysans, les hommes du village sont de la famille du châtelain : pour lui, le château est une demeure utile, « un organisme nécessaire à la ruralité, mieux, au social » [7].

Son œuvre est à mettre en lien avec celle de ses pères en lettres, notamment Barbey d'Aurevilly, « Connétable des Lettres », et Flaubert, également Normands. L'un et l'autre n'ont pas échappé à ses essais sur les écrivains normands ou sur la littérature. Dans le goût de Barbey, il ajoute dans L'homme aux gants de toile, deux nouvelles aux Diaboliques de Barbey d'Aurevilly.

Son œuvre romanesque n'est pas non plus négligeable, bien qu'elle soit négligée. On lui doit notamment des trilogies de familles châtelaines dans la tourmente d'après 1789, comme la « trilogie d'Anville » qui regroupe Le Cavalier seul (1956), Cœur pensif (1957) et La partisane (1960), ou encore les romans du « cycle de La Bare » avec Nez-de-Cuir, gentilhomme d'amour (1937), Le Centaure de Dieu (1938) et Man' d'Arc (1939), Le troisième Jour et La dernière fête. Dans Le roi d'Écosse, il fait revivre les vieilles rues de Rennes à travers les tourments de son héros. Dans Monsieur le Duc, se sont les « apparitions » de Tilly-sur-Seulles qui se retrouvent au milieu des tourments matrimoniaux d'une famille ducale des années 1890.

Il a également écrit de nombreuses biographies (des princes : Guillaume Le Conquérant, Anne d'Autriche ; des maîtresses des rois : Les belles esclaves ; des marins ou des serviteurs de la couronne : le maréchal de Tourville, Surcouf, Jean Bart, Suffren, le duc de Saint-Simon ; des saints prêtres : saint Vincent de Paul, le saint curé d'Ars, Don Bosco ; des Normands célèbres : Flaubert, Charlotte de Corday, la famille de Broglie ; et des chouans : Cadoudal, entre autres). Ces biographies laissent une large part au sentiment.

A cela s'ajoutent de nombreux essais littéraires, des compositions sur les gens et les animaux, sur la nature et les hommes. Des récits dont la finesse n'a d'égale que les tournures émancipées qu'il emploie avec assurance pour mettre le lecteur au cœur de l'intrigue, du sentiment recherché. C'est en parcourant la Normandie, à défaut de pouvoir parcourrir les mers, qu'il consacra son goût du voyage à visiter des monuments, des campagnes, de vues, des recoins de sa terre normande. Il a donné plusieurs monographies importantes, telles : Les Châteaux de Normandie (Basse-Normandie), Le Mont Saint-Michel, Le Haras du Pin, L'Abbaye du Bec-Hellouin, ou Le Versailles. De même, des récit de voyage au cœur de la Normandie : Par monts et merveilles de Normandie, La Normandie en fleurs, Les côtes de Normandie.

La recherche du mot juste, la phrase adéquate, l'image utile, tout dans la langue de La Varende, est fait, dirait-on, pour que le lecteur prennent autant de plaisir à lire le récit qu'à lire le texte. L'œuvre de cet auteur appartient à un courant issu du XIXe siècle, où se rejoignent les amoureux de la France et de ses anciennes provinces. L'entre-deux-guerres, dans ses crises sociales et politiques, a mis en avant les courants régionalistes réveillés par Frédéric Mistral et Barbey d'Aurevilly. Des écrivains comme La Varende ont senti venir la fin d'un monde rural et d'un monde urbain qu'ils se sont empressés de décrire. Ces écrits recellent alors une part de romantisme, mêlé d'un naturalisme hobereau. La Varende met l'accent sur le drame vécu par ses personnages, en proie avec l'honneur qu'ils ont hérité de leur ancêtres, l'honneur du château qu'il faut maintenir, l'honneur de la terre, qu'il faut aimer.

Parmi les démons de La Varende se trouve la Révolution française. Sans surprise, il ne l'évoque presque jamais, là où elle est pourtant présente partout dans le sens où, chez La Varende comme dans l'histoire de France, il y a un « avant » et un « après ». L'écrivain saute par dessus cette décennie sanglante. Soit il raconte des grands personnages du XVIIe siècle : Anne d'Autriche, Suffren, saint Vincent de Paul, et plusieurs autres, soit il déborde sur le siècle suivant, mais avec parcimonie, soit surtout il fait revivre un XIXe siècle où ses personnages sont des nobles au service du roi, ou de sa cause. Dans Man' d'Arc est la jeune Manon est une « Jeanne d'Arc » des chouans servant la cause de la courageuse duchesse de Berry, elle accompagne ses deux nobles maîtres qui sont « des vrais hommes » mais c'est elle, la paysanne, qui a le plus d'affinité avec la princesse.

Dès lors, l'écriture de La Varende sert des idéaux clairs qui sont : le roi, la vraie noblesse, le monde rural, la religion catholique. Il fait chercher à ses personnages l'honneur, le courage, l'aventure, le respect. Son monde est à la fois enfermé dans ses traditions ancestrales, une certaine étiquette hobereaute, et pourtant certaines figures sont dépeintes avec un caractère qui veut rompre avec les habitudes des chroniques châtelaines, sombrant dans le drame comme dans l'humour.

La Varende fait partie, pour cela, de ces auteurs français que l'époque suivante a fait tomber dans l'oubli. Bien que régulièrement réédité, notamment aux éditions Grasset et Flammarion, son œuvre est absente des anthologies littéraires. L'attachement de La Varende à sa province ancestrale, la Normandie le fait ranger parmi les écrivains régionalistes. Il est vrai que les Normands du XIXe siècle depuis l'archéologue Arcisse de Caumont au romancier Barbey d'Aurevilly ont fait de la Normandie une terre régionaliste, en termes de littérature. Dans le régionalisme, qui prend l'ancienne province comme une entité ayant survécu aux chamboulements révolutionnaires, il y a attachement indéniable à l'histoire régionale, mais aussi aux monuments qui en ont été conservés. La Varende, marin sur sa terre, n'a pas voulu succomber au cosmopolitisme des œuvres sans assise foncière. Il a voulu assumer sa provincialité, dans les fidélités rurales qu'il conte, tout en partant sur ses bateaux, naviguer sur les eaux du mystère humain.

Ses romans et ses nouvelles, même brochés, font partie des livres qu'on ne jette pas. Les belles éditions originales et les ouvrages rares sont recherchées.

Maquettes

Passionné par la mer, mais n'ayant jamais pu embarquer en raison d'une santé fragile, Jean de La Varende a réalisé une collection impressionnante de maquettes de bateaux et de navires, composée de plus de 2000 éléments. Une partie de cette collection est toujours conservée dans son château du Chamblac. Il était membre correspondant de l'Académie de Marine.

En décembre 1933, Jean de La Varende est nommé chevalier du Mérite maritime en tant qu'artiste peintre et archéologue naval. Le 9 juin 1934, sa maquette du Pourquoi-Pas ? est exposée au Musée de Géographie au moment où l'on y célèbre Charcot.

Œuvres

Avertissement : Liste non exhaustive. Les ouvrages publiés dans des éditions posthumes sont marqués d'une astérisque (*) après le millésime de l'édition originale.

Romans

  • Nez-de-Cuir, gentilhomme d'amour, Rouen, Maugard, 1936 ; Paris, Plon, 1937.
  • Le Centaure de Dieu, Paris, Grasset, 1938.
  • Le Sorcier vert, Paris, Sorlot, 1938.
  • Man' d'Arc, Paris, Grasset, 1939
  • Le Roi d'Écosse, Paris, Grasset, 1941.
  • L'homme aux gants de toile, Paris, Grasset, 1943.
  • Le Troisième Jour, Paris, Grasset, 1947.
  • Indulgence plénière, Paris, Grasset, 1951.
  • La Dernière Fête, Paris, Flamamrion, 1953.
  • Le Souverain Seigneur, Paris, Grasset, 1953.
  • La Sorcière, Paris, Flammarion, 1954.
  • L'amour de monsieur de Bonneville, Paris, Plon, 1955.
  • Six lettres à un jeune prince, Paris, La Palatine, 1955
  • Le Cavalier seul, Paris, Flammarion, 1956.
  • Cœur pensif, Paris, Flammarion, 1957.
  • Monsieur le Duc, Paris, Flammarion, 1958.
  • Un sot mariage, Paris, Hachette (coll. Bibliothèque verte), 1959.
  • L'Amour sacré et l'Amour profane, Paris, Flammarion, 1959*
  • La Partisane, Paris, Flammarion, 1960*
  • Le Non de monsieur Rudel, Paris, Flammarion, 1962*

Recueils de nouvelles, nouvelles

  • Pays d'Ouche : 1740-1933, Rouen, Maugard, 1934 : 14 nouvelles.
  • Contes amers, Rouen, Henri Defontaine, 1937.
  • Les Manants du roi, Paris, Plon, 1938 : 11 nouvelles.
  • Contes sauvages, Rouen, Henri Defontaine, 1938 : 3 nouvelles.
    Illustrations de Pierre Le Trividic
  • La Comtesse de Barville, chouanne (suppl. aux Manants du roi), Les Amis des beaux livres, 1938 : nouvelle.
  • La Phœbé ou les derniers galériens, Lausanne, Guilde du Livre, 1939 : nouvelle.
  • Heureux les humbles, Paris, Gallimard, NRF, 1942 : 9 nouvelles.
  • Amours, Monaco, Le Rocher, 1944 : 2 nouvelles, rééditées dans : Amours en 1949 (édition augmentée).
  • Le Saint-Esprit de monsieur de Vaintimille, conte de Noël, Nantes, Bleuchet et Van Den Brugge, 1944 : nouvelle.
  • Le Petit Notaire, Paris, Maximilien Vox, 1944 : nouvelle, réédité dans : Eaux vives en 1955 ; et dans Seigneur ! Tu m'as vaincu... en 1961.
  • Contes amers (ou Contes sauvages II), Rouen, Henri Defontaine, 1945 : 7 nouvelles.
  • Dans le goût espagnol, Monaco, Le Rocher, 1946 : 3 nouvelles. Rééditées en 1968 avec la nouvelle Lise, fillette de France (1946).
  • Bateaux, contes inédits, Paris, Maximilien Vox, 1946 : 30 nouvelles.
  • Le Roi des aulnes suivi de La fin du cèdre, Paris, Denoël, 1947 : 2 nouvelles.
  • Le Bouffon blanc, Paris, Éd. Sautier, 1947, nouvelle, rééditée dans : Terre sauvage (1970).
  • Contes fervents, Rouen, Henri Defontaine, 1948 : 8 nouvelles.
  • La Tourmente, Monaco, Le Rocher, 1948 : 3 nouvelles dont Lise, fillette de France (1946).
  • Les Gentilshommes, suite romanesque, Paris, Wapler, 1948 : 13 nouvelles.
  • Esculape, Paris, Wapler, 1949 : 3 nouvelles.
  • Amours, Monaco, Le Rocher, 1949 : 5 nouvelles dont Le roi des aulnes (1947).
  • Le Miracle de janvier, Paris, R. Cayla, 1949 : 2 nouvelles.
  • Rouge et or : nouvelles espagnoles, Paris, Lubineau, 1951 : 3 nouvelles.
  • Lise, fillette de France, Paris, Plon, 1952, réédition seule.
  • Bric-à-brac, suite romanesque, Monaco, Le Rocher, 1952 : 7 nouvelles.
  • La Valse triste de Sibelius, Genève et Paris, La Palatine, 1953 : nouvelle.
  • Eaux vives, Paris, La Belle Édition, 1955 : 7 nouvelles dont Le Petit notaire (1944).
  • L'Empreinte, Paris, Herbert et Rey, 1959 : 3 nouvelles.
  • Princes et manants, Paris, Gautier-Languereau, 1960* : 14 nouvelles dont 1 inédite.
  • Seigneur, tu m'as vaincu..., Paris, Fayard, 1961* : 8 nouvelles dont 3 inédites et Le Saint-Esprit de monsieur de Vintimille (1944).
  • Jean-Marie, Paris, Les amis de La Varende, 1961* : nouvelle.
  • Le demi-solde, Paris, Les amis de La Varende, 1962* : nouvelle.
  • L'Objet aimé, Paris, Plon, 1967* : 8 nouvelles dont 5 inédites.
  • Le Plat Pays, Lausanne, D. Viglio-Gonin, 1967 : 5 nouvelles.
  • Terre sauvage, Paris, Livre de Poche, 1969 : 7 nouvelles déjà éditées dans Contes amers (1945) et Contes fervents (1948).
  • Les chevaliers de Malte, Paris, Les amis de La Varende, 1970 : 3 nouvelles dont 1 inédite.
  • Des marins, de l'honneur et des dames, Paris, Plon, 1971* : 71 nouvelles dont 40 inédites, 23 déjà parues dans Bâteaux (1946), et aussi Jean-Marie (1961*)
  • Ratapoil et compagnie, Paris, Les amis de La Varende, 1975* : 2 nouvelles.
  • Provinciales, Les amis de La Varende, 1976* : 2 nouvelles.
  • Rudes histoires, Les amis de La Varende, 1980* : 4 nouvelles.
  • De bric et de broc, Les amis de La Varende, 1981* : 4 nouvelles.
  • Nautoneries, Les amis de La Varende, 1983* : 2 nouvelles.
  • L'objet rare, la femme unique, Les amis de La Varende, 1985* : 6 nouvelles.
  • Chantons tous son avènement, Les amis de La Varende, 1985* : 9 nouvelles.
  • Terroirs et traditions, Les amis de La Varende, 1987* : 4 nouvelles.
  • La comtesse de Barville, chouanne, Les amis de La Varende, 1988* : nouvelle.
  • Tendres confessions, Les amis de La Varende, 1988* : 5 nouvelles.
  • De tout un peu, Les amis de La Varende, 1987* : 5 nouvelles.
  • L'admirable inconnue, Tilly-sur-Seulles, Présence de La Varende, 1990* : nouvelle.
  • La voile et la mer, Tilly-sur-Seulles, Présence de La Varende, 1991* : 2 nouvelles.
  • Ouche, terroir bien aimé, Tilly-sur-Seulles, Présence de La Varende, 1997* : 3 nouvelles dont 2 inédites.
  • L'indifférente, Monaco, Le Rocher, 1999* : 9 nouvelles dont 7 inédites.

Biographies

Monographies

  • Les Châteaux de Normandie (Basse-Normandie), Rouen, éd. Paul Duval, 1937
    Illustrations de Robert Antoine Pinchon
  • Le Mont Saint-Michel, Paris, Calmann-Lévy, 1941
  • Les Côtes de Normandie, Rouen, Defontaine, 1948
  • Le Haras du Pin, Paris, Le Fer à cheval, 1949
  • Les Broglie, Paris, Fasquelle, 1950
  • La Normandie en fleurs, Paris, Plon, 1950
  • L'Abbaye du Bec-Hellouin, Paris, Plon, 1951
  • L'École navale, Paris, Amiot-Dumont, 1951
  • La Navigation sentimentale, Paris, Flammarion, 1952
  • En parcourant la Normandie, Monte-Carlo, Les Flots bleus, 1953
  • Au seuil de la mer, Bourg-la-Reine, D. Vigliano, 1955
  • Images du Japon : au soleil levant, Paris, A. Cochery, 1956
  • Les Châteaux de Normandie : itinéraire sentimental, Paris, Plon, 1958
  • Versailles, Paris, H. Lefebvre, 1958
  • Caen, Caen, Éd. Publica, 1959*
  • Les Augustin-Normand, Le Havre, Impr. Le Floch, 1960*

Essais

  • Initiation artistique, Verneuil, L'Éducation, 1927
  • L'Autre Île, Paris, M. Cox, 1944
  • La noblesse, Les amis de La Varende, 1964*

Autres écrits

  • Les Cent Bateaux, Caen, Impr. des Papeteries de Normandie, 1932
  • La Marine bretonne, Rennes, Éd. de Bretagne, 1938
  • Broderies en Bretagne, Pont-l'Abbé, Le Minor, 1947
  • Le Cheval et l'Image, Paris, Éd. Le Fleuve étincelant, 1947
  • Au clair de la lune, Nantes, Bleuchet et Van Den Brugge, 1948
  • Mers bretonnes, Nantes, Bleuchet et Van Den Brugge, 1950
  • L'Eau, Paris, Lanauve et Tartas, 1953
  • Le Mariage de Mademoiselle et ses suites, Paris, Hachette, 1956
  • Ah, monsieur, Paris, Hachette, 1957
  • Les Centaures et les jeux, Paris, Lanauve de Tartas, 1957
  • Chassez-vous ?, Liège, Editions Dynamo, 1957, 11 p. : bois gravés par A. Jusserat.
  • Bestiaire, Paris, Lanauve de Tartas, 1958


Traduction

  • La Rose des vents, Paris, Plon, 1949


publications posthumes  :

  • Le Jacobus Stainer, Paris, Fayard, 1962 (publication posthume)
  • Ô Pia !, Paris, p. Gaudin, 1963 (publication posthume)
  • Vénerie, Paris, Lanauve de Tartas, 1965 (publication posthume)
  • Un français peut-il vivre à la campagne, Les amis de La Varende, 1966 (publication posthume)
  • Par monts et merveilles, Paris, Klein, 1966 (publication posthume)
  • Le bestaire de La Varende, Paris, Lacroix frères (La vie des bêtes), 1966 (publication posthume)
  • Iniiation artistique, Les amis de La Varende, 1967 (publication posthume)
  • La mélancolie, Les amis de La Varende, 1971 (publication posthume)
  • Son altesse le Cheval, Les amis de La Varende, 1972 (publication posthume)
  • Molière, Les amis de La Varende, 1973 (publication posthume)
  • Suprêmes arguments, Les amis de La Varende, 1974 (publication posthume)
  • Grandeur et misère de l'officier français, Les amis de La Varende, 1977 (publication posthume)
  • A Dieu mon âme, Les amis de La Varende, 1978 (publication posthume)
  • La Normandie des manoirs, Paris, J.-M. Lester, 1980 (publication posthume)
  • Barbey d'Aurevilly, Les amis de La Varende, 1982 (publication posthume)
  • Lettres à Michel de Saint-Pierre, Nexon, H. Anglard, 1983 (publication posthume)
  • Esquisses littéraires, Les amis de La Varende, 1984 (publication posthume)
  • Les apparitions de Tilly, Les amis de La Varende, 1986 (publication posthume)
  • Racines de l'histoire, Tilly-sur-Seulles, Présence de La Varende, 1992 (publication posthume)
  • Du Dandysme, Tilly-sur-Seulles, Présence de La Varende, 1993 (publication posthume)
  • Monsieur de Saint-Simon à la Ferté-Vidame, Tilly-sur-Seulles, Présence de La Varende, 1994 (publication posthume)
  • Les marines de La Varende, Bouhet, La Découvrance, 1995 (publication posthume)
  • Cinémagrées, Tilly-sur-Seulles, Présence de La Varende, 1995 (publication posthume)
  • Cet extraordinaire M. Jules Verne, Tilly-sur-Seulles, Présence de La Varende, 1996 (publication posthume)
  • Falaise, berceau de Guillaume le Conquérant, un amateur, 1996 (publication posthume)
  • histoires cynégétiques, Tilly-sur-Seulles, Présence de La Varende, 2002 (publication posthume)
  • Autoportrait, Tilly-sur-Seulles, Présence de La Varende, 2003 (publication posthume)
  • Hollande 1940, Tilly-sur-Seulles, Présence de La Varende, 2004 (publication posthume)
  • Gentilhomme d'hier et d'aujourd'hui, Tilly-sur-Seulles, Présence de La Varende, 2004 (publication posthume)
  • Prière d'insérer, Tilly-sur-Seulles, Présence de La Varende, 2005 (publication posthume)
  • Le cheval roi, Paris : Actes sud (coll. Arts équestres), 189 p. (ISBN 978-2-7427-8329-8)

Inédits

Deux associations liées à La Varende se sont succédé depuis 1961 :

  • de 1961 à 1989 : « les Amis de La Varende »
  • depuis 1992 : « Présence de La Varende » qui, comme celle qui l'a précédée, publie chaque année, outre des articles consacrés à l'homme et à l'œuvre, des inédits de Jean de La Varende.

Bibliographie critique

Pour une recension complète des œuvres de Jean de La Varende, voir :

  • Michel Herbert (1898-1978), Bibliographie de l'œuvre de La Varende, Paris, aux dépens d'un amateur, 1964-1971, 3 vol.
    Avec des illustrations et des documents inédits.

Biographie de La Varende

  • Pierre Coulomb, "La Varende", Paris 1951, Editions Dominique Wapler.
  • Anne Brassié, La Varende. Pour Dieu et le roi, préface de Michel Mohrt de l'Académie française, Paris, Librairie académique Perrin, 1993, 540 p.
  • René Moniot Beaumont, « Jean de La Varende » dans : Histoire de la littérature maritime, 2008, p. 306-310.
  • Patrick Delon, "La Varende", coll. "Qui suis-je?", Pardès, Grez-sur-Loing, 2009, 128 p. ill.

Filmographie

Lien externe


Références

  1. L'initiation artistique, Verneuil, Impr. d'Aubert, 1927, 33 p.
  2. Les cent bateaux de La Varende, Caen, Papeteries de Normandie, 80 p.
  3. Gisèle Sapiro, La guerre des écrivains, 1940-1953, Paris, Fayard, 1999, p. 369-372).
  4. Les côtes de Normandie, Rouen, Henri Defontaine, 1948.
  5. Il réalisa d'ailleurs de nombreuses peintures et d'admirables et minutieuses maquettes de bateaux.
  6. Il était un petit navire, publiée pour la première fois dans La Revue bleue (19 juin 1937), et éditée dans le recueil collectif : Les plus belles histoires de mer, Michel Berger (éd.), Paris, éditions Émile-Paul Frères, 1940, p. 169-179 ; rééditée mais élaguée dans : Des marins, de l'honneur et des dames, Paris, Plon, 1970, p. 258-263.
  7. Jean de La Varende, Châteaux de Normandie. Itinéraire sentimental, Paris, Plon, 1958, préface, p. 9.
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