21e bataillon de chasseurs a pied

21e bataillon de chasseurs à pied

21e Bataillon de Chasseurs à Pied
Insigne 21bcp.jpg
Période 28 septembre 18551963
Pays France France
Branche Armée de Terre
Type Bataillon de Chasseurs
Rôle Infanterie
Surnom Bataillon du Donon
Devise Qui s'y frotte s'y pique !
Inscriptions sur l’emblème Voir étendard unique des chasseurs
Guerres France 1870-1871
Première Guerre mondiale
France 1939-1940
Batailles Vosges
La Marne
l'Artois
Verdun
La Somme
Chemin des Dames
L'Ailette
Champagne
Hundling Stellung
Fourragères aux couleurs du ruban de la Médaille militaire.
Décorations Croix de Guerre 1914-1918
4 palmes

Le 21e bataillon de chasseurs à pied était une unité d'infanterie de l'armée française.

Sommaire

Création - Villes de Garnison

Il participe avec les 22e et Bataillon aux opérations du siège de Paris.

Insigne

L'ébauche de l'insigne du 21e BCP date de 1916 où dans le secteur de Verdun. Elle est due au chasseur Thominot, (1re compagnie et décorateur dans le civil. Afin de bien repérer les véhicules du bataillon lors des relèves, il eut l'idée de peindre sur ceux-ci un motif distinctif. Il choisit un "Diable bleu" avec une branche de houx passé dans un cor de chasse. Le Houx rappelant la devise « Qui s'y frotte, s'y pique »

Héraldique

Un cor de chasse, à l'intérieur de la boucle le château de Montbéliard, un diable croisant la fourche croisée, un sapin. Le numéro du bataillon est apposé, en relief, sur le pavillon de l'instrument.

Signification

Le Château de Montbéliard rappelle la première ville de garnison du Bataillon, le sapin des Vosges fait souvenir à sa deuxième ville de garnison: Raon l'Etape, à sa zone de couverture, lieu de ses premiers combats à la Frontière. Le Diable Bleu, allusion au surnom donné par les soldats allemands aux chasseurs dans les Vosges: schwärze Teufel, signifiant diable noir, par référence à leur tactique de combat, mais également à leur tenue bleue fonçée, paraissant noire en forêt. Le tout sur un cor de chasse, le numéro du bataillon étant apposé sur le pavillon.

Cet insigne fut initialement commun aux 21e et 61e BCP bataillon de réserve du 21e BCP (le 61e BCP, étant également issu de Montbéliard). Les deux numéros étaient apposés sur le pavillon).

Devise du 21e bataillon de chasseurs à pied

  • Devise:
    « Qui s'y frotte s'y pique »
  • Surnom:
    « Bataillon du Donon »
  • Refrain du bataillon:.
En voulez-vous des kilomètres ? en voilà
En voulez-vous des kilomètres ? en voilà...

également:

Le vingt et unième bataillon n'a pas peur
Le vingt et unième bataillon n'a pas peur !

autre:

Toutes les fois que j'tai baisée, j'tai payée !
Toutes les fois que j'tai baisée, j'tai payée !

Drapeau du régiment

Comme tous les autres bataillons de chasseurs ou groupes de chasseurs, il ne dispose pas de son propre drapeau. Il n'existe qu'un seul drapeau pour tous les Bataillons de Chasseurs à Pied, et de Chasseurs Alpins, lequel passe d'un bataillon à un autre durant la campagne 1914-1918. En revanche chaque bataillon possède son propre Fanion.

  • Le Fanion du Bataillon:

Carré d'étamine de 0,50 m de côté, coupé diagonalement à partir du haut du bâton, triangle inférieur bleu foncé, triangle supérieur jonquille. Le Cor de chasse encadre le numéro du bataillon.

aux couleurs du ruban de la Médaille militaire
  • Citations du Bataillon:
    • Ordre Général no 114 du 11 octobre 1915 - Citation à l'ordre de la Xe Armée - Croix de guerre avec palme.
    • Ordre Général no 239 du 1er novembre 1916 - Citation à l'ordre de la Xe Armée - 2e palme.
    • Ordre Général no 529 du 13 novembre 1917 - Citation à l'ordre de la VIe Armée - 3e palme.
    • Ordre Général no 1332 du 8 août 1918 - Citation à l'ordre de la IVe Armée - 4e palme.

Fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire.

    • citation de compagnies à l'ordre de l'armée: la 2e compagnie le 9 mars 1916 sous les ordres du capitaine Kuntzmann.

Chefs de corps

  • 1855: commandant LIAN
  • 1870: commandant PALACH
  • 1871: commandant GALLIMARD
  • 1878: commandant SONNOIS
  • 1882: commandant MOUTON
  • 1883: commandant PITOIS
  • 1885: commandant OUDARD
  • 1890: commandant BILLET
  • 1896: commandant CHEVALIER
  • 1899: commandant TIXIER
  • 1914: commandant RAUCH[4]
  • 1915
    • 15mai: commandant MARQUÉZY.
    • Nuit du du 27 au 28 septembre: le commandant MARQUÉZY René est mortellement blessé en première ligne. Il meurt à Houdain le 30 septembre.
    • 28 septembre: capitaine KUNTZMANN - blessé le 10 mai 1915.
  • 1915: commandant CRAPLET - (6 octobre 1915) - venant du 36e RI
  • 1916: commandant DE WITKOWSKI
  • 1917: commandant ARNOULD
  • 1918: commandant BURTAIRE
  • 1920: commandant GUILLAUD
  • 1922: commandant THIBEAUD. Il remplace le lieutenant-colonel GUILLAUD, muté, et qui rentre en France en juillet
  • 1938: commandant BELOT, venant du 35e RI
  • 1939
    • 24 septembre: capitaine MONTEUX (commandant provisoire jusqu'au 5 octobre)
    • 5 octobre: commandant BELOT
    • 16 novembre: commandant BÉZÉGHER
    • 13 mai: capitaine LÉTANG
  • 1940: capitaine LÉTANG jusqu'à l'armistice et l'intégrations du reste de bataillon dans le 152eRI à Clermont-Ferrand

Historique

Le Second Empire et la IIIeRépublique

  • 1870-1871: Défense de Paris. Combats de Bonneuil, Châtillon, Villejuif, au Bas-Meudon, à Créteil et au Bourget
  • 1871:
    • Le 21e Bataillon de Chasseurs à Pied est dirigé sur l'Algérie dans la province de Constantine. Il participe avec les et 27e Bataillons aux combats contre l'insurrection
    • Il s'illustre sur l'Oued Ghir, au col des Beni-Äicha, à Ain el Arba, à Flisset el Bahar, chez les Beni Fraoulen, à Souk el Khemis, à Aguemoun, chez les Beni Raten, à Bougie au col de Tirourda.
  • 1895-1896: Madagascar - un détachement de 27 hommes.

La Première Guerre mondiale

Affectation: 1914: 25e Brigade d'Infanterie - 13e Division d'Infanterie - 21e Corps d'Armée

A la 13e Division d'infanterie d'août 1914 à novembre 1918 - ID 13/13e DI à partir de décembre 1916.

1914

1915

  • 21 mars: participe à la formation d'un bataillon de marche, le 107e BCP à Dagneux.
  • mai: 2e Bataille d'Artois.
    • 9 mai: offensive générale, prise de la crête de Lorette, sape 5, sape 7. le Bataillon perd les 3/4 de son effectif. (citation[6])
  • juin:
    • 16-18 juin: Cimetière de Souchez. Attaque du chemin Ablain - Angres
  • Septembre: 3e Bataille d'Artois
  • octobre: Souchez, Bois en Hache.
  • novembre-décembre : Souchez, Bois en Hache.

1916

1917

  • janvier - mars: Repos, travaux défensifs dans le secteur de Belfort.
  • avril: Embarquement direction l'Aisne - Offensive de l'Aisne.
  • mai - juin: Repos
  • 21 août: le bataillon est ramené à l'arrière - période d'instruction.
  • octobre: Bataille de la Malmaison, ravin du Grand-Vivier.
  • novembre: Occupation secteur Vosges Hilsenfirst, Hartmannswillerkopf patrouilles et coups de main.
  • décembre: Secteur Vosges.

1918

  • Janvier - Mai: secteur Vosges.
    • 25 mai: embarquement pour la Marne. Troisième bataille de l'Aine
    • Défense de la Vesle, Courlandon, ferme de la Cense, vallée de l'Unchair, Fismes.
    • Route de Lehry - Cœmy
  • Juin - septembre: Champagne. Occupation du secteur des Wacques, Perthes.
  • Septembre:
    • 25 septembre: offensive de Champagne.
    • Secteur Somme-Py, Orfeuil, Mont Muret.
  • Octobre - novembre: En réserve région de Reims.
  • Novembre: Ardennes
    • Conquête de la Hundling-Stellung, saint-Germainmont, cote 156. Mézières.

Pertes du bataillon

Les chiffres (colonnes a, b, c, ) indiqués dans le tableau suivant proviennent des relevés consignés au jour le jour dans les 5 Journaux de marche et opérations du bataillon (J.M.O. cotes 26 N 832/5, 26 N 832/6, 26 N 832/7, 26 N 832/8, 26 N 832/9). La liste des tués (a) ne comprend que ceux qui ont été constatés morts sur le champ de bataille. S'ajouteront par la suite ceux décédés des « suites de blessures de guerre », et, surtout à la fin de la guerre, ceux déclarés« disparus »

Les chiffres de la colonne h proviennent de la liste des tués[8] publiés dans l'« Historique du bataillon », ainsi que du site « SGA/Mémoire des hommes » (colonnes d, e, f, g,).

Ces chiffres ne sont pas exhaustifs. Le recoupement entre les différentes sources présente des écarts notables et des erreurs manifestes.

Le relèvement des différents tombes individuelles et fosses communes sur les champs de bataille, essentiellement celles étant restées dans les territoires occupés par l'ennemi à permis de compléter les premiers chiffres. Également les listes des soldats morts en captivité.

Récapitulation des pertes du 21e BCP campagne 1914 - 1918
Année Pertes
totales
Tués Blessés Disparus Décédés suite
de blessures
Disparus Décédés aux
ambulances ou hôpitaux
Décédés des suite
de maladies
Tués
- - a b c d e f g h
1914 2042 294 1128 620 98 37 66 2 651
1915 2474 451 1598 425 157 23 72 13 698
1916 1329 186 641 502 69 5 54 8 321
1917 274 50 199 25 1 0 10 1 276
1918 865 85 344 436 66 10 41 19 213
1919 0 0 0 0 1 0 0 4 13
Totaux 6984 1066 3910 2008 392 75 333 47 2292


Le site Mémorial Genweb totalise 2064 tués pour 1914 à 1918 dans sa page « Recoupement par régiment ». On peut considérer que le chiffre des tués pour ce bataillon est de plus de 2300 hommes

Entre deux guerres

  • 1919: garnison en 1919 à Rambervillers.
  • 1920:
    • ordre d'aller occuper[9] le territoire[10] de Memel (Prusse orientale, aujourd'hui Klaipėda en Lituanie). Départ du bataillon (700 hommes) par voie ferrée, les 7, 8 & 9 février 1920.
    • 20 août-15 septembre: les 1e et 2e compagnies partent renforcer le 10e BCP avec la division navale alliée allant à Dantzig.
  • 1921:relève de la classe 1919. Le bataillon est fortement réduit (250 hommes).
  • 1922: tension avec la Lithuanie.
  • 1923: bruits d'attaque par les Lithuaniens.
    • 11-15 janvier: attaque de Memel par les Lithuaniens.
    • 15 janvier: le Haut-commissaire, au nom de la conférence des Ambassadeurs[11] ordonne la cessation des combats. La tension demeurera vive jusqu'à la fin de l'occupation française.
    • avril: retour en France du Bataillon.

Seconde Guerre mondiale

1939

1940

De 1945 à aujourd'hui

  • 1959: Recréation du Bataillon à Granville. Centre d'instruction.
  • 1963: Dissolution du 21e Bataillon de chasseurs à pied.

Personnalités ayant servi au 21e BCP

  • René Chavannes: l'un des plus jeunes soldats de la guerre. Orphelin, rejoint le 21e BCP à l'âge de 14 ans avec le consentement de sa tante et l'autorisation de l'autorité militaire. Citations, Croix de Guerre.

Articles connexes

Notes & références

  1. In Historique des Corps de troupe de l'Armée Française (1569-1900), P.402, publié par les soins du Ministère de la Guerre, Berger-Levrault, 1900,
  2. Décret du 20 novembre 1870
  3. Capitaine au 7e BCA capturé, puis décapité sur l'ordre d'Abd El-Kader face au Kouba du Marabout de la Sidi-Brahim, là où se trouve le reste du 7e bataillon, refusant de se rendre, le 23 septembre 1843.
  4. Nommé lieutenant-colonel le commandant RAUCH quitte le bataillon pour prendre le commandement du 125e RI
  5. « Ferme des Monts Marains » in La Bataille de la Marne, (Gabriel Hanotaux),Plon, 1922, Tome II, carte p.184-185,lien
  6. Le 21e bataillon de chasseurs à pied, en raison de sa brillante conduite à l'attaque de la Chapelle de Notre-Dame-de-Lorette en mai dernier, est désigné pour assurer le service de garde d'honneur au G.Q.G. du 22 février au 12 mars 1916.
  7. Il décède le 30 septembre à Houdain. le Capitaine Kuntzmann prend momentanément le commandement du bataillon.
  8. Les erreurs de patronymes, de prénoms, sont extrêmement nombreuses, compliquant le recoupement des différentes sources.
  9. Détaché de l'Allemagne en execution de l'article 99 du Traité de Versailles.
  10. D'une surface de 4500 km2, bordé à l'est par la Lithuanie, au sud par le Niémen. La ville de Memel se trouve au bord de la lagune de Courlande, face à la mer Baltique
  11. «...elle vous prie de remercier en son nom les troupes d'occupation qui ont accompli leur devoir avec une valeur exceptionnelle. référence, citation ou lien ».

Bibliographie

  • Campagne 1914-1918, Historique du 21e Bataillon de chasseurs à pied, Librairie Chapelot, 136, Bd Saint-Germain, Paris, Imprimerie Réunies de Nancy, s.d., 57 p.
  • Bézhéger (général), Historique du 21e Bataillon de chasseurs à pied - (1855 - 1940), Imprimerie admistrative, 1952, 74 p.
  • Yvick Herniou & Éric Labayle, Répertoire des corps de troupe de l'armée française pendant la grande guerre, Tome 2, Chasseurs à pied, alpins et cyclistes, Unités d'active de réserve et de territoriale, Éditions Claude Bonnaud, Château-Thierry, 2007, 446 p., broché 14x24 (ISBN 978-2-9519001-2-7)
  • Revue historique de l'armée française, Numéro spécial no 2, Les Chasseurs à pied, Paris, 1966, 196 p.
  • JMO - Journal de Marche et des Opérations du 21e BCP, document du Service Historique de l'Armée de Terre (S.H.A.T.), cotes 26 N 823/5, 26 N 823/6, 26 N 823/7, 26 N 823/8, 26 N 823/9.
  • Ministère de la Guerre, Historiques des Corps de Troupe de l'armée française 1569-1900, Berger-Levrault & Cie Éditeurs, Paris, 1900, relié cuir 28,5 X 18,5 cm, 782 p.
  • Andolenko (Général), recueils d'historiques de l'infanterie française, 2e édition 1969, Eurimprim éditeurs, Paris, Imprimerie de Clairvivre Dordogne, relié 31,5 x 23,5 cm, 413 p.
  • Isabelle Chandavoine, Les Français à Klaipėda et après (1920-1932), Édition Žara, Vilnius, 2003
  • Étienne Maignen, Les Piliers de Tiahmaïne, p. 1, 28,29, . Éditions Yellow concept, Saint-Suliac, 2004, 182 p.

Sites externes

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