Johnny Cash


Johnny Cash
Johnny Cash
JohnnyCash1969.jpg
Johnny Cash en 1969

Surnom The Man in Black
Nom J. R. Cash
Naissance 26 février 1932
Kingsland (en), Arkansas, Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès 12 septembre 2003 (71 ans)
Nashville, Tennessee, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, musicien, acteur
Genre musical Country, Rock 'n' roll, folk, gospel, blues, rockabilly
Instruments Frontman, guitare, piano, harmonica, mandoline
Années d'activité 1955 - 2003
Labels Sun 1955-1957
Columbia1957-1987
Mercury1987-1991
American Recordings (en)
House of Cash
Legacy Recordings
Site officiel johnnycash.com

Entourage The Tennessee Three
The Highwaymen
June Carter Cash
Statler Brothers
Carter Family
The Outlaws Area Code 615 (en)

Johnny Cash (né John R. Cash le 26 février 1932 à Kingsland, Arkansas, États-Unis, et mort le 12 septembre 2003 à Nashville, Tennessee) était un chanteur, guitariste et auteur-compositeur de musique country américain. Il a également pratiqué les styles rock and roll, rockabilly, blues, folk ou encore gospel.

Johnny Cash est connu pour sa voix de baryton caractéristique et ses basses profondes. Son comportement et ses vêtements sombres lui ont valu le surnom de l’Homme en noir. Il commençait traditionnellement ses concerts en disant : « Hello, I'm Johnny Cash. »

Une grande partie de la musique de Johnny Cash, en particulier celle de sa fin de carrière, fait écho aux thèmes de la douleur, de l'affliction morale et de la rédemption[1], comme ses chansons I Walk the Line, Folsom Prison Blues, Ring of Fire, Get Rhythm et Man in Black. Il a également enregistré des numéros humoristiques, tels que One Piece at a Time et A Boy Named Sue, un duo avec sa future épouse June Carter intitulé Jackson, ainsi que des Train Songs dont Hey Porter et Rock Island Line[2].

Avec 90 millions d'albums vendus durant ses cinquante années de carrière, il est considéré comme une figure majeure de la musique américaine du XXe siècle[3]. Sa discographie officielle comprend 55 albums studios et 6 albums live, (par ailleurs, on comptabilise 84 compilations de ses enregistrements).

Il est aussi connu pour son engagement politique et son action en faveur des détenus devant lesquels il s'est souvent produit[4]. Le magazine Rolling Stone l'a classé 21ème meilleur chanteur de tous les temps.

Sommaire

Biographie

Origines

Johnny Cash est de descendance royale écossaise[5],[6]. Après une rencontre fortuite avec un ancien laird des Falkland, le major Michael Crichton-Stuart, celui-ci a retracé l'arbre généalogique de Johnny Cash jusqu’au XIe siècle, en Écosse[7],[8]. Des recherches effectuées par sa fille Rosanne prouveraient qu'il est descendant de Malcolm IV d'Écosse, roi d'Écosse de 1153 à 1165[9]. Johnny Cash a rajouté dans une interview « Mon ancêtre William Cash, un ancien marin, s'est installé à Westmoreland County, Virginie, en 1673 »[10], (William Cash 1653-1708 est son ancêtre à la neuvième génération[11]). Il avait cru durant sa jeunesse qu'il était d’origine irlandaise et partiellement amérindienne. Même après avoir appris qu'il n'était pas d’origine amérindienne, Johnny Cash a gardé de l'empathie et de la compassion pour les Amérindiens. Il a exprimé ces sentiments dans plusieurs de ses chansons, dont Apache Tears et The Ballad of Ira Hayes, et sur son album, Bitter Tears: Ballads of the American Indian .

Jeunesse

Johnny Cash naît le 26 février 1932, pendant la Grande Dépression, dans une famille pauvre et rurale d'origine écossaise de Kingsland, Arkansas, États-Unis. Ses parents, Ray Cash (13 mai 1897 à Cleveland County dans l'Arkansas - 23 décembre 1985 à Hendersonville dans le Tennessee)[12] et Carrie Cloveree Rivers (13 mars 1904 dans l'Arkansas - 1991)[13] ne pouvant s'entendre sur le prénom à donner au jeune garçon, il est seulement baptisé des initiales J.R. Il adoptera le prénom John au moment de son engagement dans l'armée de l'air des États-Unis, qui ne veut pas d'un soldat doté de seules initiales, puis prendra Johnny comme nom de scène en 1955. Ray et Carrie auront en tout six enfants : Reba Hancock, Jack, Joanne Cash-Yates, Roy et Louise Cash Garrett[14]. Son plus jeune frère, Tommy, deviendra également un célèbre chanteur country.

Bienvenue à Dyess ville de Johnny Cash

Dès l'âge de cinq ans, il travaille avec sa famille dans les champs de coton à Dyess (en) en Arkansas et y est imprégné des chants des travailleurs. Le sud des États-Unis est alors baigné par le folk, les hymnes religieux, le gospel et la country[4]. Les temps sont durs et les difficultés de la famille, qu'elles soient dues aux conséquences de la Grande Dépression ou à une inondation, inspireront plusieurs des futures chansons de Cash. Fasciné par les chansons entendues à la radio, le jeune J.R. reçoit l'enseignement musical de sa mère et d'un ami d'enfance, et commence très tôt à jouer de la guitare et à écrire des chansons. Il se produira à la radio avant même d'être sorti du lycée.

Très proche de son frère Jack, de deux ans son aîné, J. Cash reste définitivement marqué par la mort de celui-ci, qui est presque coupé en deux par une scie circulaire sur laquelle il travaillait, à l'âge de 14 ans[4]. Cash était absent lors du drame et a exprimé à de nombreuses reprises la culpabilité qu'il ressentait quant à cet événement, affirmant voir souvent son frère en rêve.

Après plusieurs expériences de travail difficiles dans plusieurs domaines, Cash s’enrôle dans l’US Air Force et est envoyé à San Antonio, au Texas, pour y être entraîné à l'interception de communication radio codées. Il part ensuite pour la base aérienne de Landsberg, en Allemagne. Il y restera trois ans, pendant lesquelles il écoute les communications des soviétiques, achète sa première guitare et forme son premier groupe nommé The Landsberg Barbarians[15]. Il est démobilisé le 3 juillet 1954, avec le grade de sergent, et retourne vivre au Texas[16].

Vie privée

J.Cash avec sa femme Vivian Liberto et leurs 4 filles: Rosanne, Kathy, Cindy et Tara

Un mois après sa démobilisation, le 7 août 1954 à l'église catholique Sainte-Anne à San Antonio au Texas, il épouse Vivian Liberto (née le 23 avril 1934 à San Antonio et décédée le 24 mai 2005 à Ventura en Californie), qu'il avait rencontrée au cours de sa formation militaire[17]. Ils auront quatre filles : Rosanne (née le 24 mai 1955), Kathy (née le 16 avril 1956), Cindy (née le 29 juillet 1958) et Tara (née le 24 août 1961)[18] mais leur mariage ne résistera pas à la vie mouvementée de Cash, à ses problèmes d'alcool et de drogue et à son infidélité. Ils divorceront le 18 août 1966[17].

En 1968, 13 ans après leur première rencontre dans les coulisses du Grand Ole Opry, Johnny Cash demande la chanteuse de country June Carter en mariage au cours d'un concert live à London dans l'Ontario[19] pendant l'interprétation de leur duo Jackson, chanson qui obtiendra, le 29 février 1968 le Grammy Awards du Meilleur duo[20]. Ils se marièrent le 1er mars 1968 à Franklin (en), dans le Kentucky. Il l'avait déjà demandé en mariage à plusieurs reprises, mais elle avait toujours refusé. De cette nouvelle union naîtra leur unique fils, John Carter Cash, né le 3 mars 1970. Ils ont continué à travailler ensemble pendant 35 ans, jusqu'au décès de son épouse le 15 mai 2003. Johnny Cash est mort quatre mois plus tard des suites de complications dues au diabète. June Carter a co-écrit un de ses plus grands succès, Ring of Fire, et ils ont remporté deux prix Grammy Awards pour leur duo.

Carrière

Ses débuts

Échantillon de New Mexico, Cash, 1955

En 1954, Johnny Cash et sa femme déménagent à Memphis, dans le Tennessee, où il travaille comme vendeur tout en étudiant pour devenir speaker à la radio. Il passe ses nuits à répéter avec deux amis musiciens, le guitariste Luther Perkins et le contrebassiste Marshall Grant, qui se font appeler les Tennessee Two. Il trouve finalement le courage de solliciter une audition à la maison de disques de Sam Phillips, Sun Records, berceau du Rock and Roll blanc dont elle accueille notamment les pionniers Elvis Presley et Jerry Lee Lewis. Peu impressionné par le gospel que lui présente le groupe, Phillips les encourage à trouver leur propre son, et finit par les signer lorsque Cash lui chante les chansons qu'il a lui même écrites, dans le style frénétique qui fera la célébrité de son groupe. Leur premier enregistrement pour Sun, comprenant Hey Porter et Cry Cry Cry, sort en 1955 et se vend raisonnablement bien.

Dès lors, tout s'accélère : le single suivant de Cash, Folsom Prison Blues, atteint la 5e place des meilleurs ventes country. Johnny Cash a été inspiré pour écrire cette chanson par le film Inside the Walls of Folsom Prison (en) (1951), qu'il a vu lors de son service militaire en Allemagne dans l'Armée de l'Air des Etats-Unis. Cash a raconté : « Je me suis assis avec mon stylo dans ma main, essayant de penser à la plus mauvaise raison qu'une personne pourrait avoir pour en tuer une autre personne[21]

Swing Low, Sweet Chariot interprétée par Cash en 1958 à la radio Guest Star

Puis I Walk The Line se classe premier. Suit en juin 1957 Home of the Blues (en), après quoi Cash devient le premier artiste Sun à sortir un album, les singles régnant alors en maître sur le marché du disque. Mais le label de Sam Phillips devient rapidement trop petit pour Cash, pourtant son artiste le plus vendeur : Elvis Presley a déjà quitté Sun, et Phillips se concentre désormais sur la carrière de Jerry Lee Lewis. En 1957, à la recherche de plus de liberté artistique, le chanteur accepte l'offre alléchante de la compagnie de disque Columbia Records. Sur cette étiquette, il enregistre au début des années 1960, Don’t Take Your Guns to Town et The Ballad of Ira Hayes.

À la même époque, il tourne avec la Carter Family, famille de musiciens country légendaire aux États Unis. Une relation ambiguë naît entre Cash et l'une des filles de la famille, June Carter, chacun étant de son côté marié et chargé de famille.

En 1961, Cash devient également acteur, pour le film Five Minutes to Live, rebaptisé plus tard Door-to-door Maniac.

En 1974, Johnny Cash tourne dans un épisode de la série culte Columbo. Il s'agit de l'épisode 24 - troisième saison : Le Chant du cygne (Swan Song). Johnny Cash y interprète le rôle de Tommy Brown, un chanteur de country qui a assassiné sa femme, on y entend le tube "I SAW THE LIGHT" et l'on y aperçoit, pour l'occasion, des images recyclées de l'un de ses concerts.

Dépendances et désintoxication

Au début des années 1960, Cash commence à consommer de grandes quantité d'alcool et de drogues, notamment pour tenir lors des longues et difficiles tournées (comptant pas moins de 300 spectacles par an, souvent dans des lieux très éloignés qu'il faut rejoindre en voiture). Il devient rapidement dépendant des amphétamines et des barbituriques, qui affectent grandement son comportement. Pendant quelque temps il partage un appartement à Nashville avec le chanteur country Waylon Jennings, lui aussi dépendant des amphétamines[4]. Cash affirmera plus tard avoir essayé « toutes les drogues qu'on pouvait essayer ».

Johnny Cash et son épouse la chanteuse June Carter en 1969.

Bien que perdant peu à peu tout contrôle sur sa vie, Cash reste très productif et les succès continuent : en 1963 sort le titre Ring of Fire, chanson écrite par June Carter et Merle Kilgore et décrivant le « cercle de feu » entourant le chanteur, référence à sa dépendance à l'alcool et à la drogue[4]. Avec son arrangement original de cuivres dans le style des mariachis, une idée de Cash, la chanson atteint la 1re place des charts country, et entre au Top 20 des ventes de disques Pop.

En juin 1965, le camion qu'il conduit prend feu, provoquant un vaste feu de forêt qui détruit plusieurs kilomètres carrés de bois dans le parc national de Los Padres en Californie, dévastant trois montagnes et tuant 49 des 53 condors – espèce protégée – qu'abritait le parc. Ne montrant guère de remords au cours de son procès, Cash est condamné à une amende de 125 172 dollars, dont il finira par payer 82 000. Cash affirmera être la seule personne jamais poursuivie par le gouvernement américain pour avoir déclenché un feu de forêt.

En 1965 il est arrêté à El Paso (au Texas) par la brigade des stupéfiants, qui le soupçonne de transporter de l'héroïne depuis le Mexique, mais il est rapidement relâché, on ne trouve, cachés dans son étui de guitare, que des amphétamines et barbituriques légaux, pour lesquels il dispose d'une ordonnance. Il est néanmoins condamné à une peine avec sursis. Il est à nouveau arrêté le 11 mai 1965, à Starkville, Mississippi, pour s'être introduit en pleine nuit dans un jardin privé dans le but d'y cueillir des fleurs. Ce sera la source de sa chanson Starkville City Jail. Malgré ces incidents, Cash ne passera jamais plus d'une nuit en prison, ce qui ne l'empêchera pas de cultiver une image romantique de détenu endurci, de nombreux fans croyant réellement qu'il a passé des années au pénitencier de Folsom.

Au milieu des années 1960, Cash sort plusieurs albums concept, dont Bitter Tears en 1964, sur le thème des indiens d'Amérique, et Ballads of the True West en 1965, disque expérimental qui mêle chansons traditionnelles du Far West et interventions parlées. C'est la pire période de ses problèmes de drogue, et son comportement erratique provoque son divorce d'avec sa première femme et de nombreuses annulations de concerts. Ce qui ne l'empêche pas d'obtenir en 1967 un Grammy Award, avec June Carter, pour la chanson Jackson.

En 1968, Cash parvient à se sevrer de la drogue. Il affirmera dans son autobiographie avoir eu une révélation surnaturelle après une tentative de suicide sous l'influence de la drogue. Il serait descendu dans une caverne pour y mourir, mais le souffle de Dieu l'aurait poussé à en sortir et à recommencer sa vie. Il vit cet épisode, réel ou fantasmé, comme une véritable seconde naissance. Plus prosaïquement, il reçoit l'aide de June Carter et de sa famille (dont sa mère Maybelle Carter), qui s'isolent chez lui pendant un mois pour s'occuper de sa désintoxication. Cash redécouvre sa foi religieuse, célébrant l'évènement par une cérémonie dirigée par le Pasteur Jimmy Rodgers Snow, fils du célèbre musicien country Hank Snow. Il demande la main de June Carter, qui a promis de l'épouser quand il serait « clean », sur scène au cours d'un concert au Londons Garden, à London au Canada, le 22 février 1968 [22]).

Folsom Prison et San Quentin

Article détaillé : At Folsom Prison.

Impressionné en Allemagne par le film documentaire Inside the Walls of Folsom Prison (1951), Johnny Cash s'est intéressé au sort des détenus, inspirant son célèbre morceau Folsom Prison Blues, et son image romantique de prisonnier. A la fin des années 1960, il commence à se produire pour les pensionnaires de diverses prisons des États Unis[4]. En résulteront deux célèbres albums live, At Folsom Prison (1968) et At San Quentin (1969).

A noter que l'album At Folsom Prison fut originellement édité dans une version censurée, débarrassée des divers écarts de langage proférées par Cash et le public au cours du concert. Les rééditions sur CD présentent l'intégralité du spectacle et des échanges entre les chansons, bien qu'une partie des réactions du public soient en fait des sons enregistrés en studio et ajoutés au mixage. L'album At Folsom Prison figure dans le National Recording Registry de la Bibliothèque du Congrès, et a été classé dans la liste Les 500 plus grands albums de tous les temps du magazine Rolling Stone. En 1969, Gordon Jenkins accuse Cash d'avoir plagié sa chanson Crescent City Blues sortie en 1954 avec ''Folsom Prison Blues (en effet les deux premiers et deux derniers vers sont identiques) et décide de le poursuivre. Un accord à l'amiable sera trouvé en 1969 moyennant un dédommagement de 75 000 dollars.

A l'occasion des concerts à la prison de Folsom, Cash rencontre le détenu Glen Sherley, lui-même chanteur country, dont il interprète la chanson Greystone Chapel, qui figure sur l'album live. La partition lui avait été donnée la veille seulement par le pasteur de la prison. Cash prendra ensuite fait et cause pour Sherley, parvenant à faire démarrer sa carrière de chanteur et même à le faire libérer de prison. Mais Sherley supportera mal la liberté et la vie de musicien célèbre, retombera dans l'anonymat dans les années 1970 avant de se suicider en 1978. Cet échec n'empêchera pas Cash de continuer à s'engager politiquement pour améliorer le sort des prisonniers aux États-Unis.

S'ajoute à ces albums « de prison » le disque På Österåker, enregistré en 1972 dans la prison suédoise de Österåker. On peut notamment y entendre Cash parler en suédois, ce qui avait beaucoup impressionné les détenus.

The Man in Black

Johnny Cash au volant d'une Cadillac avec Bruce Fitzpatrick à droite en 1976.

De 1969 à 1971, Johnny Cash présente sa propre émission de télévision, enregistrée au Ryman Auditorium de Nashville : The Johnny Cash Show, sur la chaîne américaine ABC. Il y reçoit régulièrement la Carter Family ou Carl Perkins, mais aussi des artistes plus contemporains, souvent assez éloignés des goûts de son public le plus conservateur : Neil Young, Louis Armstrong, Kenny Rogers and The First Edition, James Taylor, Ray Charles, Eric Clapton (au sein du groupe Derek and the Dominos), Kris Kristofferson et Bob Dylan.

Cash avait rencontré Dylan au milieu des années 1960. Admirateurs de longue date l'un de l'autre, ils étaient devenus amis alors qu'ils étaient voisins à Woodstock, dans l'État de New York, à la fin des années 60. Cash a contribué à relancer la carrière de Dylan après les années de réclusion de celui-ci suite à son accident de moto de 1966, chantant en duo avec lui sur l'album Nashville Skyline et en rédigeant les notes de pochette, pour lesquelles il obtiendra un Grammy Award.

Kris Kristofferson, quant à lui, commençait à se faire un nom en tant qu'auteur-compositeur lorsque son passage au Johnny Cash Show donna à sa carrière un sérieux coup de pouce. Cash refusa en effet, contre l'avis des cadres de la chaîne, de lui faire changer les paroles de la chanson Sunday Mornin' Comin' Down, qui comprenait une allusion à la drogue : « On a Sunday morning sidewalk / I'm wishin', Lord, that I was stoned » (« Sur ce trottoir le dimanche matin / Mon Dieu, que j'aimerais être défoncé »).

Au début des années 1970, Cash est connu comme « The Man in Black » (« l'Homme en Noir ») à cause de ses tenues de scène noires, qui contrastent fortement avec les tenues de scènes des autres groupes country de l'époque, généralement vêtus de chapeaux de cow-boys et de costumes bariolés, mais aussi car il portait également du noir en dehors de la scène, dans sa vie quotidienne. En 1971, Cash écrit la chanson Man in Black, renforçant encore cette singulière image. Aujourd'hui encore, on en trouve des traces dans la culture américaine : ainsi les uniformes noirs de la marine des États-Unis sont surnommés des « Johnny Cashes » [23].

Au milieu des années 1970, la popularité de Cash commence à décliner, ainsi que ses ventes de disques. Il enregistre alors notamment des pièces d’auteurs progressistes tels que Bob Dylan, Kris Kristofferson et Nick Lowe. Ces collaborations ne sont pas sans prix : de nombreuses stations de radio country boycottent ce nouveau style à la faveur d’artistes au son plus populaire. Cash se lance alors dans la rédaction de son autobiographie, intitulée The Man in Black, qui est publiée en 1975 et se vend à plus d'1,3 millions d'exemplaires. En collaboration avec son ami Billy Graham, il produit The Gospel Road (Le Sentier de l’Évangile), un film sur la vie de Jésus Christ dont il est le narrateur et le co-scénariste. La foi prenant de plus en plus de place dans sa vie, il participe également à plusieurs reprises aux manifestations religieuses organisées par Graham.

Cash se produit aussi toujours à la télévision : il présente notamment une soirée de Noël sur CBS tout au long des années 1970, avant d'apparaître occasionnellement dans les séries Columbo (dans l'épisode « Le chant du cygne »), La Petite Maison dans la prairie (dans l'épisode « The Collection »), ainsi que dans la mini-série de 1985 Le Nord et le Sud (North and South), sur le thème de la Guerre de Sécession. Il y joue le rôle de John Brown.

D'autre part, Cash continue à intervenir en politique, et est familier de tous les présidents américains à partir de Richard Nixon, qu'il rencontre en 1972 à la Maison Blanche. Prié par le président de chanter les morceaux Okie from Muskogee, de Merle Haggard, et Welfare Cadillac, de Guy Drake, qui se moquent respectivement des manifestants anti-guerre et de l'État-providence, il refuse et les remplace notamment par The Ballad of Ira Hayes, chanson à propos d'un vétéran natif américain de la Seconde Guerre mondiale maltraité à son retour dans le Sud. Il affirmera plus tard n'avoir fait ce choix que par manque de temps pour apprendre les chansons demandées par Nixon. Cash deviendra par la suite un ami très proche du président Jimmy Carter.

Les Highwaymen

En 1980, Cash devient le plus jeune lauréat vivant du Country Music Hall of Fame[24]. Ses années 1980 sont toutefois assombries par des problèmes de santé, un succès discographique amoindri et la fin de son association avec Columbia Records. Cash continue tout de même à parcourir l’Amérique à bord de son bus de tournée, tant en solo qu’avec ses amis Waylon Jennings, Willie Nelson et Kris Kristofferson, au sein du supergroupe The Highwaymen. Formé au milieu des années 80, le quatuor réalisera avec succès deux albums.

Il continue de plus à apparaître à la télévision et au cinéma, remportant de bonnes critiques pour sa prestation dans les films The Pride of Jesse Hallam en 1981 et Murder in Coweta County en 1983, où il joue le rôle d'un shérif. Il intervient également en tant que « very special guest star » dans un épisode de 1981 du Muppet Show.

En 1983, il retombe momentanément dans ses problèmes de dépendance aux drogues, suite à l'absorption d'analgésiques à l'hôpital, où il est soigné après avoir été blessé par un animal dans sa ferme. De retour à l'hôpital pour des problèmes cardiaques en 1988, Cash refuse cette fois l'usage d'anti-douleurs, bien que devant subir un double pontage !

La carrière de Cash, ainsi que ses relations avec l'establishment de la musique country à Nashville, sont au plus bas dans les années 1980. Vexé par la passivité de Columbia Records, qui ne fait à cette époque plus aucun effort de promotion à son égard, il enregistre une chanson et une vidéo auto-parodiques, Chicken in Black (Le Poulet en Noir), dans laquelle son cerveau est transféré dans le corps d'un poulet, tandis qu'on lui transplante l'encéphale d'un braqueur de banques. L'effet ne se fait pas attendre, et son contrat avec Columbia est rapidement rompu.

En 1986, Cash retourne aux studios Sun, où il a fait ses débuts, pour enregistrer avec Roy Orbison, Jerry Lee Lewis et Carl Perkins l'album Class of '55. La même année, il publie son unique roman, Man in White (L'Homme en Blanc), qui raconte la vie de l'apôtre Paul. Une veine religieuse qu'il poursuit en enregistrant Johnny Cash Reads The Complete New Testament (Johnny Cash lit le Nouveau Testament) en 1990.

American Recordings

En 1992, Johnny Cash est nommé au Rock and Roll Hall of Fame et devient ainsi la seule personne à avoir été introduite à la fois au Rock and Roll Hall of Fame, au Country Music Hall of Fame et au Songwriters Hall of Fame. La fin du millénaire prend ensuite une tournure inattendue, avec la rencontre du producteur Rick Rubin.

Après avoir quitté Columbia Records, Cash avait en effet signé avec Mercury Records en 1987, mais cet accord se voudra être un échec, avec des ventes d'album diminuant. Au cours des années 1990, il redevient malgré tout populaire, notamment auprès d’un public jeune, pourtant en général peu attiré par la musique Country. Il chante notamment sur l’album de U2 Zooropa en 1993, puis signe sur le label American Recordings de Rick Rubin, habituellement spécialisé dans le Rap et le Metal (y figure notamment le groupe System of a Down).

Sous la direction de Rubin, il enregistre en 1994 son premier album sur ce label, simplement intitulé American Recordings 1. Seul dans sa chambre avec sa guitare, Cash y interprète des reprises d’artistes contemporains sélectionnés par Rubin. Le succès commercial est au rendez-vous et l’album remporte le Grammy Award du meilleur album folk contemporain (Best Contemporary Folk Album). Cash se produit notamment en 1994 au Festival de Glastonbury, où il est accueilli triomphalement. Il écrira plus tard que cet accueil constitue pour lui l’un des sommets de sa carrière. Suivra une série de cinq albums supplémentaires dits American Recordings, le cinquième et sixième parus de manière posthume. Ces albums représentent pour beaucoup le renouveau artistique de Johnny Cash ; ils contiennent de nombreuses reprises d’artistes d’horizons très variés comme Depeche Mode, U2, Leonard Cohen, Nick Cave, Soundgarden ou Nine Inch Nails.

En 1996, le second album American Recordings, Unchained, remporte à nouveau un grand succès, et est couronnée d’un Grammy pour « meilleur album country » (Best Country Album). On peut notamment y entendre Cash accompagné par Tom Petty and the Heartbreakers.

Parmi les autres activités de Cash au cours des années 1990, on trouve notamment des apparitions dans la série télévisée Docteur Quinn, femme médecin avec sa femme June, ainsi que dans le dessin animé Les Simpsons, dans lequel il prête sa voix à un coyote de l’espace qui guide Homer Simpson dans une quête spirituelle à la suite d’un abus de piment provoquant des hallucinations (épisode « Le Mystérieux Voyage d’Homer »). En 1997, il sort une seconde autobiographie, intitulée Johnny Cash : the Autobiography.

Dernières années

Tombe de Johnny Cash.

En 1997, on diagnostique à Johnny Cash une maladie neurodégénérative, le syndrome de Shy-Drager. Le diagnostic est ensuite changé en neuropathie associée au diabète[25]. L’année suivante, il est hospitalisé pour une pneumonie sévère, qui endommage ses reins. La maladie force Cash à restreindre ses activités musicales et ses tournées, ce qui ne l’empêche pas d’enregistrer les albums American III: Solitary Man (2000) et American IV: The Man Comes Around (2002), qui contiennent de nombreuses allusions à ses problèmes de santé. Le second contient notamment une reprise du morceau Hurt du groupe de rock industriel Nine Inch Nails, particulièrement saluée par la critique et le public, ainsi que le titre Personal Jesus du groupe britannique Depeche Mode.

Le 15 mai 2003, June Carter décède d’une complication chirurgicale, à l’âge de soixante treize ans. Suivant le vœu de son épouse, Cash continue à travailler, se produisant notamment en concert avec la Carter Family. Il donne son ultime concert le 5 juillet 2003 et décède à son tour le 12 septembre 2003, au Baptist Hospital de Nashville[26],[27],[28], seulement quatre mois après son épouse. Johnny Cash est inhumé avec June Carter près de leur maison, au Memorial Gardens de Hendersonville, Tennessee. La famille n'a pas voulu de fleurs pour la tombe, à la place, elle a appelé à faire des dons à SOS Villages d'Enfants Etats-Unis[29].

Parmi les premières réactions à son décès, il y eut beaucoup de chanteurs, parmi lesquels Mick Jagger des Rolling Stones et Elvis Costello. Le président des États-Unis George W. Bush a salué une légende de la musique en disant : « Sa voix et sa compassion humaine avaient gagné les cœurs et les âmes de plusieurs générations »[30].

Le 4 juillet 2006, Rick Rubin sort l’une de ses dernières collaborations avec Johnny Cash, l’album posthume American V: A Hundred Highways. La suite, American VI: Ain’t no grave, sortie le 23 février 2010, trois jours avant la date qui aurait marquée le 78e anniversaire de Johnny Cash.

Acteur (télévision)

Discographie

Article détaillé : Discographie de Johnny Cash.

Certifications

Albums

Année Titre Certification
Drapeau : États-Unis États-Unis[33] Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni[34] Drapeau : Canada Canada
1963 Ring of Fire disque d’or disque de platine _
1964 I Walk the Line disque d’or disque d’or _
1967 Johnny Cash's Greatest Hits double disque de platine _ disque de platine
1968 At Folsom Prison Triple Platinum.png triple disque de platine _ disque de platine
1969 At San Quentin Triple Platinum.png triple disque de platine _ disque de platine
1970 Hello, I'm Johnny Cash (en) disque d’or _ _
The World of Johnny Cash disque d’or _ _
The Johnny Cash Portrait disque de platine _ _
Johnny Cash Show (en) disque d’or _ _
1971 Johnny Cash's Greatest Hits, Vol 2 (en) disque de platine _ _
1985 Highwayman (en) disque de platine _ disque d’or
1994 Super Hits disque de platine _ _
1999 16 Biggest Hits (en) double disque de platine _ _
2002 American IV: The Man Comes Around disque de platine disque d’or disque de platine
The Essential Johnny Cash (en) disque de platine _ _
2003 Unearthed disque d’or _ _
2005 The legend of Johnny Cash double disque de platine _ _
The legend disque d’or _ _
2006 American V: A Hundred Highways disque de platine disque d’or disque d’or

Singles

Année Album Titre Certification
Drapeau : États-Unis États-Unis[33]
1963 Ring of Fire Ring of Fire disque d’or
2002 American IV: The Man Comes Around Hurt disque d’or

Hommages

L'écrivain Arno Bertina est l'auteur d'une fiction biographique sur Johnny Cash : J'ai appris à ne pas rire du démon, Paris, Naïve, coll. Sessions, 2006, 151p. Le livre comporte trois parties, qui correspondent à trois époques (1954, 1965, 1995) et à trois narrateurs (un vendeur de bibles, un shérif, et le producteur Rick Rubin) racontant chacun leur rencontre avec Cash.

Walk the Line de James Mangold est un film de 2005 relatant de façon romancée la carrière de Johnny Cash avec Joaquin Phoenix dans le rôle de Cash au côté de Ginnifer Goodwin interprétant Vivian Cash et Reese Witherspoon dans le rôle de June Carter qui a obtenu un oscar de la meilleure actrice pour son interprétation.

En hommage à l'artiste, plusieurs chanteurs et acteurs apparaissent dans un clip où l'on entend Cash interpréter God's gonna cut you down ; on y voit notamment Kris Kristofferson, Brian Wilson, Bono, Kid rock, Justin Timberlake, Kate Moss, Keith Richards, Adam Levine, Iggy Pop, Patti Smith, Sheryl Crow, Mick Jones, Sharon Stone, Lisa Marie Presley, Billy Gibbons, Corinne Bailey Rae, Jay Z, Travis Barker, Owen Wilson, Chris Rock, Chris Martin,Tommy Lee, Kanye West, Amy Lee ou encore Johnny Depp (ce dernier jouant de la guitare). Le chanteur et le bassiste du groupe Red Hot Chili Peppers, Anthony Kiedis et Michael « Flea » Balzary, ont également figuré dans ce clip hommage.

Chris Martin et son groupe Coldplay lui rendent un hommage avec la chanson Til Kingdom Come.

Le chanteur américain Gene Summers rend hommage à Johnny Cash sur son album 1981 Gene Summers in Nashville avec les chansons Big River, I Still Miss Someone et I Will Rock and Roll With You (Big Beat Records, France).

Le rappeur américain Sage Francis rend hommage à Johnny Cash dans son album A Healthy Distrust avec une chanson intitulée Jah Didn't Kill Johnny.

Le chanteur et réalisateur Feber E.Coyote rend lui aussi un hommage à Johnny dans sa chanson Perdu à Nashville, Tennessee où le protagoniste supplie l'âme de Johnny Cash de venir le guider. Cette chanson apparaît sur l'album : Le record en 2010.

Snoop Dogg, dans son album Ego Trippin, rend hommage à Johnny Cash dans la chanson My Medicine (piste 16) en reprenant une composition country instrumentale de l'artiste.

Lors de la dernière tournée de Frank Zappa en 1988, Johnny Cash devait rejoindre le groupe sur scène au cours d'un concert, mais la femme de Johnny tomba malade et ce dernier ne put donc monter sur scène. Zappa et son groupe interprétèrent néanmoins une version de Ring of Fire, qui parait dans son album The Best Band You Never Heard in Your Life[35].

Stargate Atlantis, le personnage de Joe Flanigan (Lieutenant Colonel John Sheppard) est un fan de Johnny Cash et dans l'avant dernier épisode de la série « Las Vegas », on utilise Solitary Man comme musique de fond, rompant avec son habitude de n’utiliser que la musique de Joel Goldsmith.

Ry Cooder rend hommage à Cash sur son album I Flathead avec une chanson portant le nom de l'artiste.

Sur l'album Outlaw, le groupe anglais Alabama3 rend hommage à Cash avec une chanson qui s'appelle Hello I'm Johnny Cash.

Le chanteur français Kent a écrit et enregistré en 2009 la chanson Cash (sur l'album Panorama) en hommage au légendaire Homme en Noir (sur une musique de Thierry Romanens). Cette chanson, pleines de références érudites et de rimes en « ash », raconte la vie de Jonnhy Cash. Elle a été enregistré avec seulement 2 guitares (celle acoustique jouée par Kent lui-même et une électrique pour le final déjanté).

Depuis 2007, le groupe d'origine québécoise The Porters -nom tiré de la pièce Hey Porter popularisée en juillet 1955 par Johnny Cash- présente un spectacle hommage au roi de la musique country partout au Québec. Plus d'une cinquantaine de villes ont notamment été visitées par les quatre musiciens qui composent le groupe.

En 2009, le DJ français Laurent Wolf rend hommage à Johnny Cash en sortant Walk the Line, remix du titre original I Walk the Line de 1964.

En 2010, en hommage à Cash, Ubisoft Montréal utilise la chanson God's gonna cut you down de Cash comme chanson thème dans le jeu Splinter Cell conviction[36].

En 2011, le catcheur de la World Wrestling Entertainment, The Undertaker utilise le titre Ain't no grave pour son thème.

Dans le film The Green Hornet (film) de 2011, on peut entendre la musique I Hung My Head à la mort du père du héros au début du film.

Récompenses

Johnny Cash a été intronisé au Country Music Hall of Fame en 1980 et au Rock and Roll Hall of Fame en 1992. Il a reçu un Grammy Legend Award en 1990 et un Grammy Lifetime Achievement Award en 1999[3].

Précédé par Récompenses pour lui-même Suivi par
Glen Campbell
Grammy Award : meilleur interprète country
1969-1970
Ray Price
Willie Nelson
Liza Minnelli
Grammy Award : Legend Award
1991 ainsi que
Aretha Franklin, Billy Joel, Quincy Jones
Barbra Streisand
Bo Diddley
The Mills Brothers
Roy Orbison Paul Robeson
Grammy Award : Lifetime Achievement Award
1999 ainsi que
Sam Cooke, Otis Redding, Smokey Robinson, Mel Tormé
Harry Belafonte
Woody Guthrie
John Lee Hooker
Mitch Miller (en)
Willie Nelson
Précédé par Récompenses en duo avec June Carter Suivi par
non décerné
Grammy Award : meilleur duo
1968-1969
Waylon Jennings et the Kimberlys

Bibliographie

en anglais

en français

  • (fr) Johnny Cash et Patrick Carr (trad. Emmanuel Dazin), Cash : L'autobiographie, Le Castor Astral, coll. « Rock attitude », 25 novembre 2005, 356 p. (ISBN 2-85920-613-2) 
  • (fr) Reinhard Kleist (trad. Fabrice Ricker), Johnny Cash : Une vie (1932-2003), Dargaud, coll. « Johnny Cash », 22 août 2008, 205 p. (ISBN 2-205-06043-0) 
  • (fr) Stephen Miller, Johnny Cash, une icône américaine, Camion Blanc, coll. « Johnny Cash », 15 octobre 2008, 528 p. (ISBN 2-910196-87-9) 

autres

Sources

Cet article est en grande partie issu de la traduction de l'article du Wikipédia anglophone.

  • Johnny Cash en collaboration avec Patrick Carr, Cash, l'autobiographie, Le Castor astral, 2006, 368p.

Notes et références

  1. (en)Jenny Mulligan, « Johnny Cash American VI: Ain't No Grave », entertainment.ie, 24 février 2010
  2. (en)Johnny Cash et Don Cusic, Johnny Cash, the songs, Thunder's Mouth Press,, 2004 (ISBN 978-1-56025-629-8) 
  3. a et b JOHNNY CASH sur le site du Country Music Hall of Fame and Museum de Nashville
  4. a, b, c, d, e et f Johnny Cash, Cash: The Autobiography
  5. (en)Celtic connection as Cash walks the line in Fife, Scotland On Sunday, 4 juin 2006
  6. (fr)Christian Larrède, « Biographie Johnny cash », Music story, 4 juin 2006
  7. (en)Stephen Miller, Johnny Cash: The Life of an American Icon, Omnibus, 2003 (ISBN 0-7119-9626-1) 
  8. (en)Patrick Carr, Johnny Cash, the Autobiography, Harper Collins, 1997 
  9. (en)Johnny Cash and Scotland, Scottish news
  10. (fr)Serge Loupien, « Johnny paie Cash », Libération, 13 novembre 2003
  11. (fr)ascendants de Johnny cash, Généastar
  12. (fr)Fiche généalogique de Ray Cash, Généastar
  13. (fr)Fiche généalogique de Carrie Cloveree Rivers, Généastar
  14. (en)The funeral of Johnny Cash, Buddycase
  15. (en) Malone, Bill, and Judith McCulloh. Stars of Country Music. Chicago: 1975.
  16. (en)Kenny Berkowitz, « Johnny Cash the man in black », acousticguitar
  17. a et b (en)Brett Johnson, « Johnny Cash's first rewife tells of romance, heartbreak », Ventura country star, 18 novembre 2007
  18. (fr)Hommage à Johnny Cash, simplement Country
  19. (en)Adam Sweeting, « Johnny Cash », The Guardian, 12 septembre 2003
  20. (fr)Johnny Cash chronologie, Film de culte
  21. (en)Johnny Cash: Folsom Prison Blues, anedoctages.com
  22. Mark Zwonitzer, Will You Miss Me When I'm Gone, The Carter Family and Their Legacy in American Music. Simon & Schuster. 2002
  23. (en)Mark D. Faram, « ce uniform changes could extend into senior ranks », Navytimes, 28 mars 2005
  24. (en)Johnny Cash country music hall of fame, Country music hall of fame and museum
  25. (fr)Johnny Cash-hurt, cinéma d'Olivier, 8 mars 2009
  26. (en) Country music legend Johnny Cash died at Baptist Hospital, About.com, 12 septembre 2003
  27. (en) Edna Gunderson and David Zimmerman, « Johnny Cash dead at 71 », USATODAY, 12 septembre 2003
  28. (fr) Décès de Johnny Cash, CNN VH1, 12 septembre 2003
  29. (fr) Johnny Cash, SOS Villages d'enfants
  30. (fr) Johnny Cash, boitedependore
  31. Renommage du titre "Five Minutes to Live"
  32. [1]
  33. a et b (en)Certication US de Johnny Cash, RIAA
  34. (en)Certication Royaume-Uni de Johnny Cash, BPI
  35. CD1: Piste 2.
  36. (fr)Splinter Cell Conviction : trailer de lancement percutant, anonymousgamers, 1er avril 2010

Liens externes

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Johnny Cash de Wikipédia en français (auteurs)

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