Paul Robeson


Paul Robeson
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Paul Robeson en 1942

Paul LeRoy Bustill Robeson (né à Princeton, New Jersey, le 9 avril 1898 – mort à Philadelphie, Pennsylvanie, le 23 janvier 1976) était un acteur, athlète, chanteur et écrivain américain. Il est parfois considéré comme un polymathe.

Sommaire

Ses parents

Son père, William Drew Robeson I, après s'être enfui à l'âge de 15 ans d'une plantation de Caroline du Nord où il était né esclave, entreprit des études et, diplômé de l'Université de Lincoln en Pennsylvanie, devint pasteur de l'Église presbytérienne de Princeton de 1880 à 1901. Il fut ensuite pasteur à Westfield, puis Somerville, dans le New Jersey. Il mourut en 1918.

Sa mère, Maria Louisa Bustill, était mulâtresse ; descendante d'une famille quaker de tendance abolitionniste. Elle périt dans un incendie, en 1904, alors que Paul n'avait que 6 ans.

Jeunesse et études

Très bon athlète, Paul Robeson reçut de nombreuses récompenses sportives, en football américain, baseball, basketball et course à pied. Il étudia à l'Université Rutgers, New Jersey, puis déménagea à Harlem et intégra la faculté de droit de l'Université Columbia, New York, il étudia aussi à la School of Oriental and African Studies (SOAS) de Londres.

Carrière

Paul Robeson devint un acteur et un chanteur célèbre grâce à sa voix de basse. Entre 1925 et 1942, il joua dans onze films, principalement britanniques, suite à son arrivée avec sa femme en Angleterre à la fin des années 1920. Parmi ses plus grands succès figurent « Song of Freedom », « The Proud Valley », « Show Boat », « les Mines du Roi Salomon ». Il quitta l'Angleterre pendant la Seconde guerre mondiale.

Engagement politique

Durant ses nombreux voyages en URSS, Paul Robeson critiqua vigoureusement les conditions de vie des Afro-Américains aux États-Unis, en particulier dans les États du Sud ségrégationnistes, et dénonça le lynchage.

Le fait qu'il ait défendu dans certains de ses écrits et discours les politiques intérieures et extérieures de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) de Joseph Staline confirme ses sympathies envers le communisme. Il a notamment chanté une adaptation anglaise de l'hymne de l'Union Soviétique. En 1958, il vient fêter son anniversaire en URSS où une fête grandiose est donnée en son honneur.

Il est également célèbre en République populaire de Chine, pour avoir chanté l'hymne national chinois, « La Marche des Volontaires » pendant la Seconde guerre sino-japonaise.

Il devint une figure controversée dans les années 1950 et ses enregistrements et films furent de moins en moins diffusés aux États-Unis. En 1952, il reçut le prix Staline. De 1950 à 1958, le Département d'État américain lui interdit de quitter le territoire national et lui confisqua son passeport. Paul Robeson peut être ajouté au nombre des victimes du maccarthysme. Sa carrière d'avocat, aux USA, était vouée à la défense des victimes de l'esclavage et à la dénonciation de l'apartheid en Afrique du Sud ; de façon plus générale à la défense des opprimés.

Certains, qui n'avaient aucun goût pour le parti communiste avaient su reconnaitre ses grandes qualités humaines autant qu'artistiques. Les titres de ses chansons sont éloquents : « Songs my mother taught me », « Lazy bones », « Mississippi », « Drink to me only with thine eyes », « Dat all », « At Dawning » (I love you), etc. Il chantait des chansons populaires du monde entier, des ballades irlandaises au folklore des « Pays de l'Est » et bien entendu au premier chef celles des afro-américains.

Il décéda d'un arrêt cardiaque en 1976, à l'âge de 77 ans.

Filmographie

Paul Robeson peint par Betsy Graves Reyneau, dans la collection de l'National Archives and Records Administration
  • Body and Soul (1924)
  • Camille (1926)
  • Borderline (1930)
  • The Emperor Jones (1933)
  • Sanders of the River (1935)
  • Show Boat (1936)
  • Song of Freedom (1936)
  • Big Fella (1937)
  • Les Mines du roi Salomon (1937)
  • Jericho (1937)
  • The Proud Valley (1940)
  • Native Land (1942)
  • Tales of Manhattan (1942)

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