Fouras


Fouras

45° 59′ 16″ N 1° 05′ 35″ W / 45.9877777778, -1.09305555556

Fouras
Le centre-ville de Fouras
Le centre-ville de Fouras
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Rochefort-Nord
Code commune 17168
Code postal 17450
Maire
Mandat en cours
Sylvie Marcilly
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Rochefortais
Démographie
Population 4 056 hab. (2007)
Densité 426 hab./km²
Gentilé Fourasins
Géographie
Coordonnées 45° 59′ 16″ Nord
       1° 05′ 35″ Ouest
/ 45.9877777778, -1.09305555556
Altitudes mini. 0 m — maxi. 21 m
Superficie 9,51 km2

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Voir la carte administrative

Fouras[N 1] est une commune française, située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les Fourasins et les Fourasines[1].

Ancien centre de garnison, ayant longtemps vécu à l'ombre de ses forts destinés à protéger le port militaire et l'arsenal de Rochefort, Fouras fut le théâtre de plusieurs accrochages avec la marine britannique, dont le plus illustre fut la « bataille des brûlots », disputée au large de Fouras et de l'île d'Aix en 1809.

Dernière ville du continent traversée par l'empereur Napoléon Ier avant son exil à Sainte-Hélène, Fouras devint par la suite un lieu d'internement pour plusieurs centaines de communards.

Devenue l'une des principales stations balnéaires de la côte aunisienne dès 1850, à la faveur de la mode des « bains de mer » et de l'arrivée du chemin de fer à la fin du XIXe siècle, Fouras s'est affirmée rapidement comme l'un des lieux de vacances à la mer et de rassemblement de la haute-société rochelaise, qui y édifia nombre de villas principalement en bords de mer toujours visibles aujourd'hui.

Le jeu télévisé Fort Boyard et son célèbre « père Fouras » participent à la notoriété de la ville depuis 1990.


Géographie

Fouras est avant tout une commune littorale, située dans la partie occidentale du département de la Charente-Maritime, dans l'ancienne province de l'Aunis.

Description du cadre géographique

Position de Fouras en Charente-Maritime.
Fouras
Voir l’image vierge
Position de Fouras en Charente-Maritime.

D'une superficie de 951 hectares, cette commune occupe pour une large part un promontoire rocheux prolongé par la presqu'île de l'Aiguille et la Pointe de la Fumée à l'ouest, et se situe à proximité immédiate de l'île d'Aix[2], laquelle est séparée par un petit détroit de six kilomètres, dénommé la rade de l'ile d'Aix.

La ville elle-même s'étire sur la majeure partie de la presqu'île de l'Aiguille, qui conserve néanmoins une partie de son site boisé initial, le « Bois-vert ». Ce dernier correspond à une pinède, qui est composée essentiellement de pins maritimes et de chênes verts, et couvre environ 1/5 du territoire communal.

Vue sur Fouras et le fort Vauban depuis la pointe de la Fumée (côté sud)

Cinq plages de sable fin bordent la presqu'île, totalisant quatre kilomètres[3] sur les 15,4 kilomètres de côtes que compte la commune[4]. Ces plages s'étalent sur son littoral nord, sud et ouest, dans de petites criques sablonneuses ou des anses naturellement formées et confèrent à la station balnéaire un cadre particulièrement attractif.

Au sud de Fouras se déversent dans l'océan Atlantique les eaux du fleuve Charente en une large embouchure, sur la rive gauche de laquelle se trouve l'île Madame, îlot appartenant à la commune de Port-des-Barques.

Au nord-est de la ville s'étend la baie d'Yves, au large de laquelle se situe la Réserve naturelle du Marais d'Yves[5], fréquentée par plus de 250 espèces différentes d'oiseaux migrateurs[6].

À l'est et au Sud, le paysage est formé d'une plaine marécageuse composée d'alluvions d'origine fluviale, régulièrement inondée par les crues saisonnières du fleuve. Localement appelées « prées », elles forment un écosystème particulier, où abondent notamment les genêts, fréquenté entre autres par des visons d'Europe, des couleuvres à collier et autres tariers des prés[7].

Localisation de la commune

Fouras se situe sur le littoral Atlantique, à 8 kilomètres au Nord-Ouest de Rochefort, 20 kilomètres au Sud de La Rochelle, 168 kilomètres au Sud de Nantes et 167 kilomètres au Nord-Ouest de Bordeaux[8].

Communes limitrophes

La ville est mitoyenne de la commune de Saint-Laurent-de-la-Prée, avec laquelle elle partage plusieurs infrastructures, notamment la halte SNCF. S'étendant à l'Est de Fouras, elle en est séparée par le « Bois Brûlé », petite pinède composée également de chênes verts, et par les marais de « Terre-Noire ».

Au Nord-Est, la presqu'île de Fouras est baignée par la baie d'Yves, petit golfe marin qui la sépare de la commune éponyme d'Yves.

Le fleuve Charente sert de délimitation naturelle entre les communes de Fouras, au Nord, et de Port-des-Barques, au Sud.

Enfin, au large de la pointe de la Fumée, à six kilomètres à l'Ouest de Fouras, se trouve l'île d'Aix qui forme une commune à part entière.

Hameaux et lieux-dits de la commune

Le site urbain de Fouras succède à un établissement romain, lequel semble s'être limité aux environs immédiats du promontoire occupé par le Fort-Vauban.

Plusieurs hameaux alentours ont été intégrés à l'agglomération au fur et à mesure du développement de la cité : ainsi du hameau du Treuil, dont les origines semblent aussi anciennes que la ville de Fouras, attestées par les vestiges gallo-romains découverts au XIXe siècle. Le Treuil fut autrefois le siège d'une seigneurie, largement confirmée dès le XVIIe siècle[9].

À l'ouest de la commune, l'ancien hameau de Chevalier, connu dès le Moyen Âge, était autrefois isolé au milieu des marais : regroupées autour de la place des Tilleuls, quelques anciennes demeures témoignent de l'ancienneté du lieu, aujourd'hui gagné par l'urbanisation.

Dans la partie méridionale de la commune, le hameau de Soumard, jadis dédié aux activités agricoles et au maraîchage, est aujourd'hui doublé par une zone d'activité économique. Les noms de rues témoignent encore des activités traditionnelles : rue du moulin, de l'abreuvoir, des roselières, ou encore rue du marais.

Tout à l'ouest du territoire communal, l'ancien village de La Fumée était jadis relié par un pont naturel, accessible à marée basse, à l'île d'Aix voisine[10]. Aujourd'hui intégré à l'agglomération, le village conserve, entre autres témoignages de son passé de port de pêche, de nombreux carrelets - cabanes de pêcheurs montées sur pilotis, caractéristiques des côtes de l'Aunis et de la Saintonge - et des parcs à huîtres.

Axes de communication

Le « Pierre Loti », l'un des bacs assurant la liaison maritime entre Fouras et l'île d'Aix

La ville de Fouras est accessible depuis Rochefort ou La Rochelle via la RN 137. Celle-ci est reliée à la « route de l'océan » ou RN 937, laquelle fait le tour de la presqu'île. Divisée en plusieurs avenues (avenue du Cadoret, avenue d'Aix), elle se prolonge par un boulevard, le boulevard de la Fumée, lequel relie l'embarcadère pour l'île d'Aix. Un axe secondaire, la D 214, relie Fouras à la zone d'activité de Soumard, puis à la commune voisine de Saint-Laurent-de-la-Prée.

L'arrivée du chemin de fer dans la commune eut lieu en 1884 grâce à un embranchement ferroviaire situé en amont de la halte de Saint-Laurent-de-la-Prée - entre Rochefort et La Rochelle - construit par La Compagnie des Charentes et favorisa le développement de Fouras qui n'était alors qu'un modeste village en bord de mer. Jusqu'en 1937, Fouras fut reliée à la gare de Paris-Montparnasse, puis à la gare de Paris-Austerlitz. Le trajet était d'environ sept heures et demie. En 1970, la SNCF décida de fermer la gare de Fouras en raison d'un déficit important causé par une très faible fréquentation. Celle-ci fut démolie en 1985[11]. Désormais, les voyageurs à destination de Fouras transitent par la halte de Saint-Laurent-de-la-Prée, rebaptisée Saint-Laurent-de-la-Prée/Fouras, à cinq kilomètres du centre-ville[12]. La halte accueille principalement des trains du réseau TER Poitou-Charentes et la desserte cadencée La Rochelle-Rochefort par autorails thermiques.

La ville est équipée d'un embarcadère situé au bout de la presqu'île de La Fumée où accostent les bacs à destination de l'île d'Aix[13]. Plusieurs compagnies de bateaux effectuent également des promenades touristiques jusqu'au Fort Boyard, visible depuis Fouras.

Climat

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat est de type océanique aquitain : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la brise marine. Deux vents venant de l'océan, le noroît et le suroît, soufflent sur les côtes du département. L'ensoleillement de la côte charentaise est très important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[14].

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de cette période, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : -13,6 °C. Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39 °C à l'ombre. Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[15].

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par la tempête Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés de secteur Ouest ont été atteints avec 198 km/h sur l'île d'Oléron. De nombreux dégâts ont été enregistrés sur le territoire de la commune[16].

Fouras
Rue du bois Vert après le passage de la tempête Xynthia

En outre, les départements de la Charente-Maritime et de la Vendée comptent parmi les plus touchés par la tempête Xynthia du 28 février 2010. Des rafales de vent de secteur Sud comprises entre 140 et 160 km/h atteignent dans la nuit les régions littorales vers 2 heures. Ces intempéries conjuguées à une marée de fort coefficient avec des niveaux supérieurs à plus de 2 mètres par rapport à la normale à cause d'une très faible pression atmosphérique, provoquent des inondations importantes dans de nombreuses communes de la côte charentaise et vendéenne.

À Fouras, plusieurs quartiers sont submergés: au Port Nord des dégâts importants sont relevés, rue du Bois Vert (voir photo), également à partir de la Redoute de l'Aiguille sur une partie de la cote basse pour toutes les maisons situées le long de la côte Sud jusqu'au parc de stationnement de la Vierge en direction de la pointe de la fumée. Cette dernière zone est ainsi déclarée « Zone noire » et les maisons devront être démolies après expropriations dans un avenir proche.

Données générales

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Fouras[17] 2250 755 4 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Données climatiques à La Rochelle
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Température moyenne (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18,0 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111,0 174,0 212,0 239,0 272,0 305,0 277,0 218,0 167,0 107,0 85,0 2 250,0
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57,0 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de La Rochelle de 1961 à 1990[18].


Toponymie

La commune tirerait son nom du latin fortis rasum, signifiant « fort détruit »[19].
Au Moyen Âge, la ville portera successivement le nom de Colrasum, Colraso, Currasio, puis Fourrans[20].

Dénommée Fourras en 1801, la municipalité tentera sans succès de faire modifier son nom en Fouras-les-Bains dans la seconde moitié du XIXe siècle, afin de souligner la vocation balnéaire de la cité.

Histoire

Un habitat ancien

Le territoire communal est occupé dès l'époque néolithique, comme l'atteste la découverte de fragments de pointes de flèches et de silex taillés. Des fragments de tuiles d'époque gallo-romaine et des monnaies impériales retrouvées en divers points de la commune[9] permettent d'imaginer la présence d'un domaine ou d'une petite agglomération à cet endroit stratégique dès les premiers siècles de l’ère chrétienne.

Un lieu stratégique

Le fort Vauban, héritier d'un château médiéval

Un premier édifice défensif pourrait avoir été bâti dès le haut Moyen Âge afin de protéger le rivage des incursions des Normands et des pirates[21]. Cependant, la présence effective d'un château fort n'est attestée dans une charte qu'au cours du XIe siècle : Fouras est alors le siège d'une châtellenie — sans doute aux mains des ducs d'Aquitaine et comtes de Poitiers —, tirant une partie de ses revenus de la perception d'un droit de navigation sur les navires et gabares empruntant la Charente. En 1080, l'église et les terres comprises entre le château et la forêt sont données à l'abbaye de Saint-Maixent, donation confirmée en 1092 par l'évêque de Saintes Ramnulfe[21].

Le château est reconstruit sous le règne de Philippe le Bel, puis passe successivement aux mains de seigneurs Français et Anglais durant la guerre de Cent Ans. Ruiné au cours de ce conflit, il est partiellement reconstruit à partir de 1480 sous l'impulsion du seigneur Jehan de Bosse, ancien conseiller et chambellan du roi Charles VII.

La forteresse est disputée durant les guerres de religion : le chef du parti protestant, Henri Ier de Bourbon-Condé, l'investit en 1585. Elle passe par la suite sous le contrôle des troupes royales, qui l'utilisent comme base arrière durant le siège de La Rochelle de 1627 et 1628[19].

Lors de la création du port militaire et de l'arsenal de Rochefort, le vieux château féodal est transformé en fort moderne sous l'impulsion de Vauban. L'ingénieur Ferry est chargé des travaux, comprenant, outre la consolidation du donjon, l'adjonction de redoutes et de batteries.

Sous le Premier Empire, le fort est intégré à la « ceinture de feu » voulue par Napoléon Ier pour protéger les côtes d'une éventuelle attaque britannique.

La « bataille des brûlots »

Article détaillé : Bataille de l'île d'Aix.

C'est dans ce contexte qu'eût lieu la célèbre bataille des brûlots, également connue sous le nom de « bataille de l'île d'Aix » disputée à la sortie de l'embouchure de la Charente au large de l'île d'Aix[22]. Celle-ci intervint les 11 et 12 avril 1809, alors que la flotte britannique bloquait les principaux ports de l'empire. Tandis que des navires français s'apprêtaient à quitter Rochefort pour rejoindre les colonies des Antilles, ils se heurtèrent à l'escadre anglaise commandée par Lord James Gambier, composée de 34 navires dont 11 vaisseaux de ligne et 7 frégates. Parmi eux se trouvait le vaisseau amiral, le Caledonia. Face à eux, les Français alignaient 11 vaisseaux de ligne et quatre frégates.

La bataille qui s'ensuivit tire son nom de la tactique employée par les Britanniques pour contenir les Français à l'aide de navires incendiaires, appelés « brûlots »[23]. Lancés au soir du 11 avril contre la flotte française qui était au mouillage et formait un mur devant l'entrée du fleuve. Les Anglais utilisèrent la dérive provoquée par un vent de secteur Ouest. Ils firent des ravages à cause d'erreurs de manoeuvres de plusieurs bâtiments Français provoquant une grande panique - d'où l'échouage de plusieurs navires - sur les vases de l'estuaire et destructions par le feu, ruinant du même coup l'espoir de faire parvenir de l'aide aux colonies Antillaises.

Au soir du 12, la victoire revenait incontestablement aux Anglais. Au cours de cette bataille s'illustra le commandant Lucas, héros de Trafalgar et commandant du navire le Régulus, lequel devait sombrer après une ultime bataille au large de Meschers, dans l'estuaire de la Gironde en 1813[24].

Le souvenir de l'empereur

Contraint à l'exil après l'effondrement de l'empire en 1815, c'est à Fouras que l'empereur Napoléon passa sa dernière nuit sur le continent[25]. Sur la plage Sud, pour cause de marée haute, campé sur les épaules du marin « Beau »,il embarqua dans un canot et rejoignit la frégate Saale, celle-ci escortant La Méduse avant de rejoindre l'Île d'Aix. Une stèle située sur la plage Sud rappelle cet évènement en ces termes :

« Ici, le 8 juillet 1815, Napoléon 1er a quitté le continent pour l’exil. L’Empereur a été porté jusqu’à la baleinière par le marin Beau, natif de Fouras. Don du Baron Gourgaud, arrière-petit-fils du général Gourgaud  »

Napoléon restera plusieurs jours à l'Ile d'Aix en voulant fuir vers l'Amérique, puis après réflexion il va écrire une lettre où il explique qu'il veut se rendre et choisissant de se mettre sous la protection de l'Angleterre, « le fugitif » Napoléon sera cependant déporté plus tard vers l'île Sainte-Hélène[26].

L'émergence des « bains de mer »

En 1871, après l'écrasement de l'insurrection de la commune de Paris, 500 fédérés seront incarcérés à Fouras, ville possédant plusieurs forts appartenant à l'Armée jusqu'au début du XXe siècle.

Cependant, en cette fin de XIXe siècle, la ville change. Le port de pêche devient, à la faveur de la mode des bains de mer, l'une des principales stations balnéaires de la côte aunisienne.

La plage Sud face au Fort-Vauban fut la première plage de la ville

Les plages sont aménagées, des villas sont construites. En 1866 est créée la société des régates de Fouras, suivie en 1886 par l'inauguration d'un casino. Le chemin de fer arrive en 1873, entraînant un essor de la fréquentation touristique. En 1897, la commune, rebaptisée officieusement « Fouras-les-bains » à des fins touristiques, accueille 42 046 estivants[19].

L'essor des bains de mer est à lier également avec la desserte de la ville par une voie ferrée. Cette ligne ferroviaire fut mise en service le 29/12/1873, avec l'ouverture de la ligne La Rochelle-Saint-Laurent de-la-Prée-Rochefort exploitée par La Compagnie des Charentes. La construction du raccordement de Saint-Laurent-de-la-Prée vers Fouras fût ouvert dès le printemps 1884, et la ligne fût empruntée par plus de 42 000 voyageurs en 1897. Cette ligne fut prolongée depuis la gare urbaine jusqu'à la Pointe de la Fumée (1880/1884)[N 2]. Des trains rapides relient la ville à Paris en « seulement » sept heures et demie[27].

Des infrastructures modernes sont créées : construction des deux halles en 1866, de l'église en 1883, d'un nouvel hôtel de ville en 1902.

Des villas balnéaires émergent en bord de mer : certaines, telles la villa « La jetée » (également appelée « château Bugeau ») serviront de cadre à des romans ou à des séries télévisées[19], bien avant que le « Père Fouras », personnage clé du jeu télévisé Fort Boyard ne contribue à populariser la cité.

La reddition des Allemands

En 1945, la ville servira de cadre aux réunions préliminaires à la reddition de la « poche de La Rochelle », l'une des dernières zones toujours occupées par l'armée allemande. Les accords seront finalement signés dans cette ville au matin du 9 mai par l'amiral Schirlitz, commandant de la forteresse de La Rochelle, et par le capitaine de frégate Meyer, représentant officieux du GPRF, mettant fin à cinq années d'occupation[28].

Fouras aujourd'hui

La ville est devenue aujourd'hui l'une des principales stations balnéaires du département, bien pourvue en services et en commerces, en équipements touristiques (résidences de tourisme, hôtels, campings) et de loisirs (casino, cinéma, golf, Musée Régional de Fouras, médiathèque), possédant également 2 ports de plaisance un au Port Nord et un autre au Sud de la ville.

Vue sur la ville depuis le site du Fort-Vauban

C'est une ville résidentielle par excellence, non seulement pour les personnes retraitées qui en font un centre moderne de villégiature, mais également, pour un nombre de plus en plus croissant de citadins qui travaillent dans les deux principales agglomérations du bipôle La Rochelle-Rochefort et qui ont choisi la station balnéaire comme lieu de résidence principale. Le site remarquable de la ville a favorisé l'accueil de nouveaux habitants, et depuis les années 1990, une active politique de rénovation urbaine a été mise en place, complétée par l'édification de lotissements communaux et privés. Fouras est redevenue une ville attractive, sa population ne cesse de croitre depuis le début des années 1990.

Fouras est également le lieu de passage obligé pour accéder à l'ile d'Aix, étant le principal embarcadère d'où transitent chaque année plus de 250 000 voyageurs.

Étant devenu un lieu d'embarquement pour les nombreuses croisières sur la mer des pertuis charentais, des bateaux partent également de Fouras, plus précisément de la «pointe de la Fumée», en direction de fort Boyard, situé au large de la ville, mais appartenant administrativement à la commune de l'Île-d'Aix.

Enfin, Fouras est située dans une importante zone de captage, d'élevage et de production ostréicole, dont les activités sont regroupées sur la côte Sud/Ouest de la «pointe de la Fumée», à l'ouest de la cité. La ville est devenue le premier centre national de production de naissains d'huîtres, fournissant le bassin de Marennes-Oléron.

Héraldique

blason

« d'azur à la barque d'argent et de gueules de deux mâts, habillée d'or et pavillonée d'azur, d'argent et de gueules, accostée de deux poissons d'argent posés en pal, et voguant sur une mer de sinople agitée de sable, au chef parti de sable à la lune au plein d'argent et de gueules au fort Vauban du lieu aussi d'argent ».

Administration

Municipalité

L'Hôtel-de-ville de Fouras fut inauguré en 1902
Liste des derniers maires[29]
Période Identité Étiquette Qualité
2008   Sylvie Marcilly UMP Conseillère générale, ancienne conseillère régionale
2001 2008 Pierre Vantrou    

Canton

Fouras est, par sa population, la seconde ville du canton de Rochefort-Nord, qui compte huit communes.
Le conseiller général, élu jusqu'en 2011, est actuellement André Bonnin (Parti socialiste)

Démographie

Évolution de la population

Évolution démographique
(Source : Cassini[30])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
615 638 645 736 860 843 800 833 823
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
870 926 1 028 1 138 1 256 1 679 1 877 1 887 1 989
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 171 2 461 2 499 2 399 2 322 2 166 2 474 3 013 4 068
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006    
4 121 3 634 3 612 3 295 3 238 3 835 4 024    

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


D'après les derniers résultats du recensement de la population publiés par l'INSEE en 2006, la population de la commune est passée de 3 835 habitants en 1999 à 4 024 habitants, répartis sur une superficie de 951 hectares, soit une densité de population de 423 hab/km², ce qui en fait l'une des villes les plus dénsément peuplées de la Charente-Maritime.

Après une baisse ininterrompue de sa population entre 1962 et 1990, la ville voit sa population croitre de nouveau.

Entre 1990 et 1999, elle s'est accrue de 597 habitants, puis de 189 habitants entre 1999 et 2006. La ville est redevenue nettement attractive et s'affirme comme l'une des stations balnéaires les plus dynamiques du département depuis le début des années 1990.

Au recensement de 1999, la part des moins de 25 ans dans la population de la ville est de 21,2%, celle des familles monoparentales est de 11,3%, tandis que les non-diplomés représentent 18,3% de la population. Quant aux étrangers, avec 0,3%, il ne représente qu'une faible part de la population de la commune[31]

Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Pyramide des âges

Pyramide des âges de la commune de Fouras en 1999[32] en pourcentage.
Hommes Classe d'âge Femmes
0,1 
Avant 1904
0,6 
12,4 
1905-1924
17,7 
21,8 
1925–1939
23,7 
19,0 
1940-1954
17,6 
17,0 
1955-1969
17,1 
14,6 
1970-1984
11,9 
15,0 
1985-1999
11,3 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 1999[33] en pourcentage.
Hommes Classe d'âge Femmes
0,1 
Avant 1904
0,4 
8,2 
1905-1924
12,0 
16,6 
1925–1939
17,8 
19,4 
1940-1954
18,9 
20,5 
1955-1969
19,8 
18,6 
1970-1984
16,3 
16,6 
1985-1999
14,8 

Économie

L'ostréiculture, importante ressource économique de la cité

L'économie de la commune repose essentiellement sur le tourisme balnéaire ainsi que sur les activités ostréicoles. La ville compte une zone d'activité, la ZA du Soumard, située au sud de la commune, et un centre commercial appartenant au groupe Super U.

Le taux d'activité des personnes âgées de 20 à 59 ans est de 79%, soit légèrement inférieur à la moyenne nationale, qui est de 82,2%. En 1999, le taux de chômage était également supérieur aux chiffres nationaux : 17,3% contre 12,9% dans le reste de l'hexagone[34]. Les actifs représentent 36,2% de la population, suivis par les retraités (33,5%), les étudiants et les jeunes scolarisés (16%).

Parmi les actifs, les catégories socio-professionnelles les mieux représentées sont les employés (33,9%), suivis des professions intermédiaires (23,8%), des ouvriers (16,5%), des cadres et professions libérales (8,4%) et des agriculteurs (4,2%)[35].

Au 1er janvier 2004, le nombre total d'entreprises présentes sur le territoire communal était de 213, se répartissant en 15 établissements consacrés à l'industrie, 22 consacrés à la construction, 56 commerces et 120 prestataires de services[36].

Station balnéaire depuis 1850[37], mais aussi ville portuaire (trois ports sont répartis sur le territoire communal)[38], Fouras est également réputée pour son importante activité ostréicole: la douceur de l'eau de la Charente et sa température font de la commune un important centre de captage de naissain d'huître. Lorsque l'ostréiculture fut introduite dans la commune, vers 1925, les huîtres étaient élevées au sol, à plat. En 1970, une épizootie décima les huîtres en place et une nouvelle variété, dite du Japon fut introduite. Cette dernière est désormais cultivée en poches, dans des casiers placés sur des tables de fer.

Logement

En 1999, lors de la dernière enquête de l'INSEE, le nombre de logements présents dans la commune était de 3832. Parmi ceux-ci, 49,8% étaient des résidences secondaires[36].

Culture

Article détaillé : Musée Régional de Fouras.

La ville de Fouras dispose d'un musée régional constitué principalement de fonds locaux ainsi que d'une collection d'objets d'art asiatiques et africains. Les collections sont installées à l'intérieur du donjon, dans le Fort Vauban. Outre le musée, classé « Musée de France », le fort est le cadre d'expositions temporaires (peintures, arts plastiques).

Fouras est également équipée d'une médiathèque, d'un espace culturel multimédia et d'une salle de cinéma.

Plusieurs séquences de films ont été tournées à Fouras, parmi lesquels Comme un poisson dans l'eau, de A.Michel (1962) ou Les Aventuriers, de Robert Enrico (1967)[39]. Plus récemment, en 2007, une mini-série de deux épisodes (52 minutes chacun) produite par la chaîne de télévision TF1 a été tournée à Fouras : Le Canapé rouge[40].

Monuments et lieux touristiques

Le fort Vauban

Article détaillé : Donjon de Fouras.
Le fort Vauban, connu également sous le nom de Sémaphore

Cet ancien château fort fut considérablement remanié au cours des siècles. Transformé en sémaphore sous le premier empire, il abrite actuellement le musée régional.

Établi en bord de mer entre la plage ouest et la plage sud, le fort est constitué d'un donjon médiéval entouré par une enceinte en pierre de taille complétée par quatre tours circulaires, l'ensemble étant protégé par de profondes douves. Le donjon quadrangulaire semble avoir été érigé au début du XIVe siècle[41], sous le règne du roi Philippe le Bel. Il repose sur une crypte voûtée d'ogives formant quatre travées, et s'établit sur trois niveaux. Il est repris en 1480 par l'architecte De Brosse, qui contribua à le moderniser.

La forteresse médiévale est remplacée en 1672 par un fort moderne, bâti d'après les directives de Vauban, sur des plans de l'architecte Ferry; cependant les travaux ne furent réellement achevés qu'en 1689. Le fort, qui devait passer à la postérité sous le nom de son initiateur (Fort-Vauban) comportait une batterie basse pour les tirs à couler, et une batterie haute pour les tirs à démâter. Le donjon fut conservé et consolidé, afin de pouvoir placer une plate-forme garnie de canons en son sommet. Transformé en sémaphore durant le premier empire, il fut également intégré à la « ceinture de feu » voulue par l'empereur pour protéger les côtes des éventuelles incursions anglaises. Cette « ceinture de feu » devait regrouper le fort Vauban, le fort Énet et le fort Boyard. Propriété du ministère de la Défense, le fort est finalement déclassé à la fin du XIXe siècle, les batteries et les redoutes démantelées. Classé monument historique en 1987[42], ce monument, devenu le symbole de la cité, est aujourd'hui partiellement transformé en musée. Celui-ci, installé dans le donjon, est constitué de plusieurs salles présentant différents aspects de l'histoire de la région : les principales sections sont consacrées à la géologie, à l'archéologie, à l'histoire militaire, à l'histoire contemporaine ou encore l'histoire maritime. Un fonds artistique et un fonds documentaire orienté sur l'histoire de l'Aunis et de la Saintonge y sont également présentés[43], de même qu'une série de collections d'origine extra-européenne (armes et outils originaires d'Afrique et d'Asie principalement[44]).

Le Fort Énet

Le Fort Énet vu depuis la pointe de la fumée avec derrière au loin l'Île d'Aix
Article détaillé : Fort Énet.

Le Fort Énet, construit sous le règne de Napoléon Ier entre 1801 et 1811, participait à la protection de la rade de Rochefort. Situé au large de la Pointe de la fumée, non loin de l'île d'Aix, il forme une batterie recourbée, fermée par un éperon couvrant le magasin à poudre. La structure initiale, livrée à la Marine en décembre 1811[45], fut complétée vers 1850 par un second étage de feux et par seize casemates en pierre. Propriété du ministère de la défense, qui y fit plusieurs expérimentations d'artillerie en 1863, il est déclassé au début du XXe siècle. Il servit ensuite de prison de transit aux bagnards. Il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1994.

Il est actuellement propriété privée et se visite lors des journées du patrimoine.

Redoute de l'Aiguille

La redoute de l'Aiguille

Ce fort ou redoute est situé au bord de l'eau à l'endroit le plus étroit de la presqu'île. Bâti entre 1673 et 1674, il était destiné à protéger la ville d'une éventuelle invasion anglaise par la pointe de la Fumée et participait à la ligne de défense de l'entrée de la Charente. Il est composé d'un bâtiment principal et de plusieurs fortifications établies le long de la côte. Cette construction, peu élevée, permettait d'être peu visible depuis l'océan et surtout de mieux résister aux tirs éventuels de navires de guerre. Acquis par la municipalité de Fouras, il n'est actuellement pas accessible au public. La redoute de l'Aiguille est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 2001[46].

Fort Lapointe (fort Vasou)

Cet ensemble défensif fut érigé à partir de 1672 sur la rive droite de la Charente, à proximité immédiate de son embouchure. Premier des éléments défensifs assurant la protection du port militaire et de l'arsenal de Rochefort, ses effectifs atteignaient plusieurs centaines d'hommes et une cinquantaine de canons[47]. En 1757, le fort fut endommagé par les Anglais. Remanié après cette bataille, il intègre une batterie semi-circulaire formant environ 130 mètres de diamètre, à laquelle est venue se greffer une caserne et un entrepôt de stockage d'obus entre 1860 et 1880[48]. Déclassé par l'armée puis vendu à un particulier en 1950, il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 2002[49].

Église Saint-Gaudens

Ce sanctuaire fut édifié à partir de 1883 sur l'emplacement d'une ancienne église du XIe siècle, qui relevait au Moyen Âge de l'abbaye de Saint-Maixent. L'édifice actuel est de style néo-gothique, avec quelques empreints au style roman, notamment dans la partie supérieure du clocher. L'église renferme plusieurs ex-votos, dont deux maquettes de navires établies de chaque côté du maître-autel. Celles-ci représentent des navires de commerce datant sans doute du second empire.

L'autel en bois et une cloche de l'ancienne église - portant le nom de « Madeleine », elle fut fondue en 1738 et est inscrite aux monuments historiques depuis 1942[50]- y sont également conservés. Une peinture du XVIIIe siècle représentant le baptême du christ se situe dans le croisillon nord.

L'église, consacrée à Saint Gaudens, saint-patron de la ville, forme un plan en croix latine, comportant une nef unique de quatre travées, prolongée d'un transept et d'une abside à pans coupés. L'ensemble est voûté d'ogives. Une série de contreforts vient soutenir les murs de la nef. La façade est occupée par un porche ogival surmonté d'une tribune et d'un clocher comportant deux niveaux d'arcatures d'inspiration romane, l'ensemble étant lui-même surmonté d'une flèche en pierre de taille encadrée de quatre pinacles. Le clocher fut fissuré par le tremblement de terre de 1972, et la toiture endommagée par la tempête de 1999.

Hôtel de ville

La mairie de Fouras

Le nouvel hôtel de ville fut érigé au début du XXe siècle en plein centre de la cité et inauguré le 27 juillet 1902 par le maire de l'époque, le docteur Boutiron. Cette bâtisse à étage en brique et pierre de taille, œuvre de l'architecte Michaud, est dotée d'un toit en ardoise, et possède un fronton triangulaire orné des armes de la ville. Celles-ci montrent une chaloupe de pilote, les fortifications de l'ancien château et une représentation de la lune.

Un campanile en bois et fer forgé se situe au sommet de la toiture. Le sigle RF, pour République française, est présent sur deux sculptures présentes de part et d'autre de la fenêtre centrale.

À l'intérieur, la salle du conseil abrite un tableau représentant la bataille navale des brûlots et la résistance du commandant du navire le Régulus, le commandant Lucas, face aux Anglais. Cette huile sur toile fut réalisée en 1902 par le peintre Charles Fouqueray.

Château du Treuil-Bussac

Cette maison noble datant du début du XVIIe siècle fut reconstruite par la famille D'Ansays, issue de la noblesse de robe protestante, sur les ruines d'un château plus ancien, ruiné par les guerres de religion, lui-même bâti sur des fondations gallo-romaines[51]. En 1633, le seigneur du lieu était Jean-Marc d'Ansays, notable et commerçant de La Rochelle. Son fils, Pierre d'Ansays du Treuil, fut contraint d'abjurer la religion calviniste sous la contrainte lors de la révocation de l'édit de Nantes. La seigneurie passa ensuite à Jean d'Ansays du Treuil-Bussac, son fils. Au début du XVIIIe siècle, la famille d'Ansays possédait de nombreuses propriétés situées dans les paroisses de Fouras et de Saint-Laurent de la Prée (fief de la Motte, fief de Magnou, terres de La Raize), ainsi qu'une demeure à La Rochelle[52].

Le château, très sobre, constituait une des principales propriétés de la famille. Il est entouré d'une enceinte flanquée de tourelles à bretèches, ouvrant sur une cour via un double porche - à piétonne et à charretière - daté de 1621. Adossé à l'enceinte, le logis est desservi par un escalier droit. Des vestiges d'époque gallo-romaines ont été retrouvés dans la propriété en 1872 et 1883, notamment un moyen-bronze daté du IVe siècle représentant l'empereur Maximien Hercule[53].

Château du Bois-vert

Cette vaste demeure néo-classique fut conçue à l'origine comme une habitation, avant d'être transformée en casino en 1886. Elle devint alors l'un des lieux les plus en vogue de la ville et le cœur de la vie mondaine[27]. Une salle de spectacle est inaugurée ultérieurement, tandis que le parc attenant au château est aménagé pour servir de cadre à des fêtes en plein-air. En 1913, le château est transformé en hôtel, avant d'être un temps reconverti en hôpital accueillant des soldats convalescents durant le premier conflit mondial. L'hôtel ayant fermé en 1989, le château, propriété de la commune, est devenu un lieu de réception.

Plages

La ville de Fouras possède cinq plages : la plage Nord, la plage de la Vierge, la Grande Plage, la plage Sud et la plage de l'Espérance.

La Grande Plage - dite aussi plage du Sémaphore - possède une retenue d'eau qui garantit la baignade par marée basse. Elle est bordée d'une promenade et de pistes cyclables. En saison, la baignade est surveillée par des sauveteurs de la SNSM[54], et des clubs proposent des activités pour les enfants. En bordure de la plage nord, également appelée plage de la Garenne, subsistent une série de villas balnéaires datant du début du XXe siècle.

La grande plage à marée haute vue du Fort Vauban

Équipements et services

Enseignement

La commune est équipée d'une école primaire publique, l'école Jean-Michenot, et d'une école maternelle publique.

Les collèges et lycées les plus proches sont situés à Rochefort, la deuxième agglomération urbaine du département.

Culture

La commune est équipée d'une médiathèque.

Le casino de la ville dispose également d'une salle de cinéma.

Les services de la santé

Fouras dispose de quelques services dans les secteurs médical, paramédical et médico-social grâce à sa vocation de station balnéaire et sa fonction de centre de villégiature[55].

Les services médicaux

Quatre cabinets médicaux regroupant six médecins généralistes dont un avec orientation en mésothérapie et en ostéopathie-médecine manuelle sont installés en ville auxquels s'ajoutent deux cabinets dentaires.

Si les médecins spécialistes sont absents de la ville, les habitants consultent ceux qui sont situés à Rochefort et à La Rochelle.

De même, Fouras n'est pas équipée d'un centre de radiologie médicale ou IRM, la ville dépend de Rochefort pour ce type de prestation[N 3].

L’hôpital général le plus proche est le Centre Hospitalier de Rochefort situé à une dizaine de kilomètres à l'est.

Les services paramédicaux

Fouras possède trois centres en soins infirmiers, trois cabinets de kinésithérapie, un cabinet en orthophonie ainsi que trois pédicures-podologues.

À cela s'ajoutent deux pharmacies, dont une avec service en orthopédie générale, et un opticien-lunettier. Par contre, la ville n'est pas équipée d'un laboratoire d'analyses médicales, le plus proche étant situé à Rochefort[N 4].

S'il n'existe pas de service d’ambulanciers dans la ville, celui-ci se trouve dans la commune voisine de Saint-Laurent-de-la-Prée qui assure des interventions dans l'ensemble de la presqu'île de Fouras. Il est cependant relayé par les pompiers du Centre d'intervention principal de Rochefort qui sont habilités à intervenir également dans les situations d'urgence médicale[56].

Par ailleurs, une clinique vétérinaire y est en activité et exerce ses services sur la presqu'île.

Les services médico-sociaux

Une maison de retraite, la Résidence de la Presqu'île, est équipée de 73 lits. Cet établissement privé est également une résidence médicalisée équipée d'une structure de type Alzheimer de quinze lits[57].

Sports

La situation géographique de la ville la prédispose aux activités nautiques. De fait, Fouras compte actuellement plusieurs associations sportives consacrées à la voile (école de voile de Fouras, association Voile Plaisir Fouras, cercle nautique de Fouras) et au kayak de mer (Antioche Kayak).

Équipée d'un stade et d'une salle omnisports, le complexe Roger Rondeaux, la station accueille un club de football et un club de rugby - regroupés au sein du Fouras Océan Club (FOC)- ainsi que plusieurs associations sportives dédiées à la pratique du tennis, du volley-ball, du badminton ou du tennis de table[58].

Un boulodrome et un ball-trap complètent les infrastructures sportives de la ville, tandis qu'un terrain de golf est implanté en périphérie de Fouras, sur la commune voisine de Saint-Laurent-de-la-Prée[59].

Transports en commun

Les transports en commun de la ville de Fouras sont gérés par la société Kéolis Littoral, filiale de la société Kéolis, opérateur privé de transports de voyageurs. Ils se composent de bus faisant la jonction entre les neuf stations réparties sur le territoire communal (depuis l'embarcadère de l'île d'Aix jusqu'au centre commercial, rue Dieu-me-garde), les cinq stations de la commune limitrophe de Saint-Laurent-de-la-Prée et le centre-ville de Rochefort, via la commune de Vergeroux[60]. Cette ligne de bus interurbaine, portant le numéro 6, est l'une des huit lignes de bus de l'agglomération rochefortaise.

Vie locale

Cultes

Fouras appartient au diocèse catholique de La Rochelle et à l'archidiocèse métropolitain de Poitiers[61]. (avant 2002, à l'archidiocèse de Bordeaux). Le culte catholique y est célébré tous les samedis à 18 heures 30, et tous les dimanches à 10 heures[62].
La commune ne possède pas de temple protestant, cependant le culte est célébré à Rochefort.

Marchés

Les marchés se déroulent dans les halles de Fouras, qui furent construites en 1866, dont une halle à poissons, ainsi que dans quelques rues adjacentes et en été les Dimanches matin sur le parking du sémaphore. Ces marchés ouverts toute l'année, se tiennent chaque jour de 8 heures 30 à 12 heures 30 dans les 2 halles.[63]. Des foires mensuelles ont lieu également à Fouras depuis presque trois siècles.

Associations

Cabane de pêcheur (carrelet) à proximité de la pointe de la Fumée

La vie associative fourasine est relativement développée, puisque ce ne sont pas moins de 86 associations qui sont présentes dans la commune[64]. Celles-ci se répartissent en associations culturelles, patriotiques, sportives, politiques ou syndicales. Les associations à vocation culturelle sont principalement représentées par l' Association des amis du musée de Fouras, par l' Association des saisons artistiques de Fouras ou par l' Association musicale Crea'puce[65]. La commune accueille également un club de scrabble, un club de bridge, ainsi que l'association Terre-Marine Radio, qui gère la radio associative du même nom.

Intimement liée à l'histoire militaire Française - la capitulation de la « Poche de La Rochelle » fut signée au Fort-Vauban - la commune accueille diverses associations patriotiques et d'anciens combattants. Parmi celles-ci, on trouve une section de l' Association des anciens combattants et prisonniers de guerre (A.C.P.G.), une antenne du Souvenir Français, une Délégation des Résistants, ainsi que l' Association des officiers mariniers et quartiers-maîtres.

En tête de liste des associations sportives fourasines se trouve le FOC - Fouras Océan Club - qui regroupe un club de football et un club de rugby. Une école de voile, une association pongiste, un club de judo-jujitsu ou encore de motocross figurent parmi les 22 associations sportives recensées dans la commune.

Enfin, Fouras accueille plusieurs associations politiques, syndicales ou professionnelles, ainsi que des associations d'intérêt général : Comité de jumelage, Cercle des rencontres citoyennes, Comité des fêtes, Amicale laïque des écoles en constituent quelques exemples.

Médias

La ville de Fouras abrite les studios d'une radio associative, Terre Marine FM[66].
Celle-ci, qui se définit comme « la première radio de proximité de Charente-Maritime », émet des programmes généralistes (musique, informations nationales et locales) dans une partie du département, où trois fréquences lui ont été allouées par le CSA. La fréquence de la radio à Fouras est 94.8 FM. Elle émet également sur l'ensemble du pays Rochefortais, sur la région de La Rochelle, à Saintes, ainsi que sur internet.

Télécommunications

La commune est desservie par l'émetteur de La Rochelle- ZUP de Mireuil (en réception analogique et en numérique terrestre, TNT)[67]. La diffusion numérique de cet émetteur a été activée en octobre 2006, afin de pallier les déficiences de l'émetteur de Niort-Maisonneuve (altération ponctuelle du signal signalées dans certaines zones de la Charente-Maritime). L'ensemble des chaînes nationales sont diffusées, y compris la version régionale de France 3, France 3 Poitou-Charentes, et son décrochage local, France 3 Atlantique.

Personnages célèbres

  • Isaac Chabeau de la Clochetterie, seigneur du Treuil, lieutenant dans la compagnie des gardes de la Marine en 1731, s'illustra au cours d'une bataille navale contre les Anglais en 1747. Parti avec plusieurs marins fourasins pour escorter un convoi marchand, ils furent attaqués au large du Cap Finisterre (Galice). Commandant en second du navire « Le Sérieux », il fut renversé par un boulet de canon qui lui emporta les deux jambes. Ne voulant pas quitter son poste, il refusa les soins qu'on lui proposait et dirigea la défense du navire, jusqu'à ce qu'il soit emporté par une salve de mitraille[68].
  • José Cando, de son vrai nom Pierre Auduit, un maître de la clarinette jazz

Notes

  1. Le s final ne se prononce pas
  2. Sa plate-forme est aujourd'hui occupée par le parking du matériel des ostréiculteurs et par quelques voitures avec une durée de 48 heures fixée par arrêté municipal.
  3. Les onze villes de la Charente-Maritime équipées au moins d'un centre de radiologie médicale sont par ordre alphabétique les suivantes : Jonzac, Marennes, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon et Surgères
  4. Liste des villes de la Charente-Maritime équipées au moins d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale (par ordre alphabétique) : Aytré, Châtelaillon-Plage, Jonzac, Marans, Marennes, Montendre, Pons, Puilboreau, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon, Surgères, Tonnay-Charente et La Tremblade. A cette liste de 19 villes s'ajoute le centre rural de Montguyon dans la Double Saintongeaise.

Sources et Références

  1. Habitants.fr - Nom des habitants des communes françaises
  2. in Poitou-Charentes, de Antoine Lebègue et Adélaïde Barbey, éditions Hachette, 1995
  3. Plages de Fouras
  4. Sources : site Fouras, la presqu'île
  5. La Baie d'Yves
  6. Les réserves naturelles de France
  7. in Guide Gallimard : Saintonge, 1994
  8. Source : Carte routière Michelin n°71 et Atlas routier Michelin - édition 2010 ; cependant voir également le site ci-après qui fournit des distances dont la source n'est pas précisée Distances
  9. a et b in Bulletin de la Société des archives historiques de Saintonge et d'Aunis, 1890
  10. in Le livre des côtes de France, de Jean Merrien, éditions Robert Laffont, 1962
  11. in Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic
  12. Sources : SNCF/site Fouras-les-bains (site non officiel)
  13. Bac Fouras/île d'Aix
  14. Données Météo France.
  15. Relevés Météo-France de 1946 à 2000, sur le site Bernezac.com
  16. Tempêtes de 1999
  17. Données de la station de La Rochelle, sources l'Internaute, INSEE et Lameteo.org
  18. (fr) Climatologie mensuelle à La Rochelle sur infoclimat.fr. Consulté le 22 octobre 2009
  19. a, b, c et d in Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic
  20. in Bulletin monumental de la Société française d'archéologie, « De Saintes à Luçon et retour », page 30, 1853
  21. a et b in Bulletin monumental de la Société française d'archéologie, « De Saintes à Luçon et retour »
  22. Site sur la marine impériale
  23. Les brûlots anglais en rade de l'île d'Aix, de Jules Silvestre
  24. La bataille des Brûlots à bord du navire Le Patriote
  25. in Napoléon à Fouras : la journée du 8 juillet 1815, de Robert Chandeau, Imprimerie de l'Ouest, 1958
  26. Site : de Waterloo à Sainte-Hélène
  27. a et b in Fouras et ses environs, de Antoine Duplais des Touches, collection monographie des villes et villages de France
  28. Sources : Le journal des propriétaires de l'île de Ré : numéro spécial, 2005
  29. Maires de Fouras
  30. Sources : Cassini
  31. Délégation interministérielle à la ville
  32. Pyramide des âges, Recensement 1999 sur le site de l'INSEE
  33. Pyramide des âges, Recensement 1999 sur le site de l'INSEE
  34. Taux de chômage (1999) sources : L'internaute
  35. Données économiques : L'internaute
  36. a et b Sources : site Fouras les bains (site non officiel)
  37. Source : site de la commune
  38. Sources : Charente-Maritime.com
  39. Séquences de films tournées en Poitou-Charentes
  40. La lettre d'information de la région Poitou-Charentes, avril 2008
  41. Index de la fortification Française : Château de Fouras
  42. Fiche issue de la base de donnée Patrimoine de France
  43. Site consacré au musée de Fouras
  44. Sources : MuseoArtPremier
  45. Sources : culture.fr
  46. Fiche issue de la base de donnée Patrimoine de France
  47. Sources : Beneze 17, site consacré au département de la Charente-Maritime
  48. Index de la fortification Française
  49. Fiche issue de la base de donnée Patrimoine de France
  50. Fiche issue de la base de donnée Patrimoine de France
  51. in Bulletin de la Société des archives historiques de Saintonge et d'Aunis, 1890, page 114
  52. in Bulletin de la Société des archives historiques de Saintonge et d'Aunis, 1890, page 116
  53. in Bulletin de la Société des archives historiques de Saintonge et d'Aunis, 1890, page 112
  54. Sauveteurs en mer
  55. Site de l'annuaire de la santé
  56. Services d'urgence à Fouras
  57. Site de présentation de la Résidence de la Presqu'île
  58. Club pongiste fourasin
  59. Activités sportives
  60. Transports en commun de Fouras
  61. Diocèses de France
  62. Horaire des messes à Fouras
  63. Horaires des marchés
  64. Associations fourasines
  65. Association Crea'Puce
  66. Site internet de la radio Terre Marine FM
  67. Couverture de l'émetteur de La Rochelle - ZUP de Mireuil
  68. in Bulletin de la Société des archives historiques de Saintonge et d'Aunis, 1890, pages 118-119

Pour approfondir

Bibliographie

  • Fouras et ses environs, par Antoine Duplais des Touches, collection monographie des villes et villages de France.

Voir aussi

Liens externes

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