George H. W. Bush
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George H. W. Bush
George H. W. Bush, President of the United States, 1989 official portrait.jpg
Mandats
41e président des États-Unis
20 janvier 198920 janvier 1993
(&&&&&&&&&&&014614 ans, 0 mois et 0 jour)
Élection 8 novembre 1988
Vice-président Dan Quayle
Prédécesseur Ronald Reagan
Successeur Bill Clinton
43e vice-président des États-Unis
20 janvier 198120 janvier 1989
Président Ronald Reagan
Prédécesseur Walter Mondale
Successeur Dan Quayle
Biographie
Nom de naissance George Herbert Walker Bush
Date de naissance 12 juin 1924 (1924-06-12) (87 ans)
Lieu de naissance Drapeau des États-Unis Milton, Massachusetts
Nationalité Américain
Parti politique Parti républicain
Conjoint Barbara Bush
Enfants George W. Bush (1946)
Pauline Robinson (1949-1953)
John Ellis « Jeb » (1953)
Neil Mallon (1955)
Marvin Pierce (1956)
Dorothy Walker « Doro » (1959)
Diplômé de Université Yale
Profession Homme d'affaires (pétrole)
Religion Église épiscopale
Signature George HW Bush Signature.svg

Seal Of The President Of The United States Of America.svg
Présidents des États-Unis

George Herbert Walker Bush, plus couramment appelé George Bush, né le 12 juin 1924, est un homme politique américain. Membre du Parti républicain, il est d'abord vice-président sous Ronald Reagan entre 1981 et 1989 avant de devenir le 41e Président des États-Unis de 1989 à 1993.

Sommaire

Biographie

George Bush est le fils de Prescott Bush et de sa femme, née Dorothy Walker, sénateur républicain modéré du Connecticut et homme d'affaires qui construit la fortune familiale dans la banque et la finance.

George Bush, pilote de chasse durant la guerre du Pacifique

George Bush grandit à Greenwich au Connecticut et fait ses études à la Phillips Academy à Andover, dans le Massachusetts, de 1936 à 1942. Il est capitaine de l'équipe de baseball et membre d'une fraternité très fermée, la Auctoritas, Unitas, Veritas (Autorité, unité, vérité). Mais, bien qu'admis à Yale, il décide suite à l'attaque de Pearl Harbor en 1941 de s'engager le 12 juin 1942, au lendemain de son baccalauréat, dans la US Navy, dont il est alors le plus jeune pilote.

Il effectue cinquante-huit missions aériennes dans le Pacifique au cours desquelles il est abattu à quatre reprises et quatre fois secouru. La dernière fois, le 2 septembre 1944, alors qu'il sert sur le porte-avions San Jacinto, son appareil est atteint par la défense anti-aérienne japonaise et il est sauvé par le sous-marin USS Finback (en). Suite à ce dernier incident, il est démobilisé. Ainsi, reçut-il, durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses décorations, dont la Distinguished Flying Cross, l'Asiatic-Pacific Campaign Medal et la World War II Victory Medal.

Après la guerre, il entre à l'université Yale où il rejoint la fraternité Delta Kappa Epsilon et est, tel son père Prescott Bush (1917) puis son fils George W. Bush (1968), admis en 1948 dans la très secrète Skull and Bones Society ce qui lui permet d'initier la construction d'un solide réseau politique. Il sort diplômé (BA) en économie en 1948.

Il épouse Barbara Pierce le 6 janvier 1945. Ensemble, ils ont six enfants : George Walker, Robin (décédée à l'âge de 4 ans des suites d'une leucémie), John (Jeb), Neil, Marvin et Dorothy. Suivant les traces de leur père et de leur grand-père en politique, George Walker est élu gouverneur du Texas de 1995 à 2000 puis président en 2000, John quant à lui, fait fortune dans l'immobilier et est élu gouverneur de Floride en 1999.

Après la guerre, George Bush se lance dans l'industrie du pétrole au Texas et créé la Zapata Petroleum Company en 1953, avec un ancien agent de la CIA, Thomas J. Devine. Il travaille pour la société Dresser Industries qui fusionne en 1998 avec la société Halliburton Energy Services dont Dick Cheney, qui deviendra son ministre de la Défense, était à l'époque le président-directeur général. Après avoir quitté la CIA en 1977, Georges H. W Bush devint un des dirigeants des laboratoires pharmaceutiques Eli Lilly et membre du conseil d'administration ; à ce sujet , en tant que Vice-Président ( à partir de 1981 ) il a activement défendu les intérêts des industriels pharmaceutiques au travers, notamment, du Texas Medication Algorithm Project . (voir Labo Eli Lilly- Wikipédia)

Carrière politique

Son engagement dans la politique date de juin 1940, lorsqu'il assiste au discours de Henry Stimson, Secrétaire à la Guerre du président Roosevelt, venu à la Phillips Academy, parler du chancelier Adolf Hitler et du rôle que devraient tenir les États-Unis dans la défense des valeurs démocratiques occidentales.

Les débuts (1964-1976)

En 1964, George Bush entre en politique en se présentant contre le sénateur démocrate Ralph Yarborough au Texas. Sa campagne est notamment axée sur le vote de Yarborough en faveur du Civil Rights Act de 1964, auquel tous les politiciens du sud des États-Unis se sont opposés. Il taxe Yarborough d'extrémiste et de démagogue gauchiste, celui-ci se défend en le taxant d'opportuniste. Bush perd sa première élection lors de la défaite républicaine de 1964.

Cependant, il est finalement élu en 1966 et 1968 à la Chambre des représentants dans le 7e district du Texas. Durant son mandat, il est perçu comme un centriste et vote en faveur du Voting Rights Act prévoyant l'abaissement à dix-huit ans de l'âge requis pour le droit de vote. En 1970, il est candidat au Sénat des États-Unis avec James Baker comme directeur de campagne. Cependant, il échoue dans sa tentative face au candidat démocrate Lloyd Bentsen. Il se retrouve alors sans fonction élective.

Dwight Eisenhower et George Bush

En 1971, Richard Nixon le nomme comme ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies. Son choix est unanimement approuvé par les sénateurs. C'est à ce poste qu'il expose un projet d'une force internationale visant à garantir la paix au Proche-Orient et s'oppose à ce que le régime de Pékin occupe le siège de la Chine, au détriment du gouvernement de Taïwan.

Tout au long des années 1970, sous les présidences de Richard Nixon et Gerald Ford, il occupe de nombreux autres postes politiques, dont ceux de président du Comité national républicain (Republican National Committee) en 1973, d'envoyé des États-Unis en République populaire de Chine en 1974-1975.

Directeur de la CIA

Entre janvier 1976 et janvier 1977, il devient Directeur du Renseignement Central. A cette occasion, il restaure le moral du personnel très atteint par les suites du scandale du Watergate et les investigations de la Commission Church. Il rencontre régulièrement Jimmy Carter, d'abord comme candidat, ensuite comme président-élu, pour l'informer de l'état du monde. Lors du scandale du Watergate, il est par ailleurs soupçonné, parmi d'autres, d'être « Gorge profonde », le fameux indicateur des deux journalistes du Washington Post qui ont mis l'affaire au grand jour.

En 1977, après l'élection du démocrate Jimmy Carter à la présidence, George Bush décide de se mettre pour quelque temps en retrait des affaires politiques et de prendre la présidence de la First National Bank à Houston.

Les responsabilités exercées comme représentant à l'ONU, à Pékin puis à la tête de la CIA, lui donne une excellente expérience internationale qui le crédibilisera en 1980 aux yeux de Ronald Reagan pour être son vice-président.

Vice-présidences (1980-1988)

George Bush et le président Ronald Reagan en 1984.

En mai 1979, George Bush est candidat aux élections primaires républicaines de 1980 face à Ronald Reagan. Il doit vite s'incliner face à l'ancien gouverneur de Californie. Celui-ci, après avoir hésité, notamment en faveur de Gerald Ford, choisit finalement George Bush comme colistier pour le poste de vice-président, car il estime qu'il pouvait être un compagnon précieux ; républicain modéré, il pouvait apporter son expérience internationale auprès des Nations unies et de la Chine, ainsi qu'une vision de l'intérieur de la CIA.

En novembre 1980, Ronald Reagan est élu président face à Jimmy Carter. En janvier 1981, George Bush entre à ses côtés à la Maison-Blanche en tant que vice-président.

En 1981, George Bush, est le premier vice-président à assurer un intérim pour la présidence lorsque Ronald Reagan est victime d'un attentat, intérim qui se renouvelle en 1985, lors de la deuxième présidence, lorsque Reagan est opéré pour un cancer du côlon.

Le tandem (ticket) Bush/Reagan gagne à nouveau les élections en 1984 face au tandem démocrate Walter Mondale/Geraldine Ferraro.

Carte électorale du 8 novembre 1988. Les états en rouge sont ceux remportés par George Bush.

Durant ces deux mandats, le vice-président parcourt plus de soixante-dix pays où il représente l'administration Reagan et expose la politique des États-Unis.

Le 12 octobre 1987, George Bush se lance de nouveau dans la campagne présidentielle. Il rafle l'investiture républicaine face au sénateur du Kansas Bob Dole et au pasteur Pat Robertson.

Le 18 août 1988, après avoir sélectionné le sénateur de l'Indiana, Dan Quayle, pour candidat à la vice-présidence, il est officiellement investi par son parti à la convention républicaine de La Nouvelle-Orléans. Ils ont alors pour adversaire le candidat démocrate Michael Dukakis, gouverneur du Massachusetts et son co-listier, Lloyd Bentsen, sénateur du Texas.

Le 8 novembre 1988, George Bush l'emporte avec 53,4 % des voix et 426 grands électeurs contre 46 % à Dukakis (111 Grands électeurs).

Président des États-Unis

À la présidence, il est le continuateur des politiques de son prédécesseur Ronald Reagan, tout en attachant une grande importance à la politique étrangère et à la diplomatie.

Politique nationale

George Bush prêtant serment lors de son investiture, le 20 janvier 1989.

Dès le début de son mandat, le président George Bush doit gérer un énorme déficit budgétaire, hérité des années Reagan et Carter. Il passe un compromis avec le Congrès des États-Unis à majorité démocrate, combinant une réduction des dépenses publiques de l'état fédéral avec une augmentation légère des impôts. Ce compromis lui aliène le soutien des républicains conservateurs, qui lui reprochent de revenir sur sa promesse électorale de ne pas augmenter la pression fiscale.

Son mandat sur le plan intérieur est aussi marqué par une réforme du droit civil en faveur des personnes handicapées, l'accroissement des fonds publics destinés à l'éducation et la protection de l'enfance et dans l'adoption du Clean Air Act pour lutter contre la pollution.

Il a également l'occasion de nommer deux juges à la Cour suprême des États-Unis (David Souter et Clarence Thomas).

Enfin, il conclut avec le Canada et le Mexique un Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

Politique étrangère

George Bush rendant visite aux troupes stationnées en Arabie saoudite en novembre 1990.

En 1989 la chute du mur de Berlin marque un premier pas vers la fin de la Guerre froide entre les États-Unis et l'URSS. George Bush soutient la marche vers la réunification allemande et maintient le dialogue avec Mikhaïl Gorbatchev et continue une baisse du stock d'armes nucléaires des États-Unis.

En décembre 1989, il autorise une intervention militaire américaine au Panama, pour destituer le président Manuel Noriega dont le régime menace les intérêts américains. Celui-ci, d'abord réfugié à l'ambassade du Vatican, se livre finalement et est ramené en Floride pour y être jugé et emprisonné pour trafic de drogue et corruption.

Le président George Bush et Hans-Dietrich Genscher à la Maison-Blanche, le 21 novembre 1989.
Barbara et George Bush, campagne présidentielle de 1992

Lorsque le 2 août 1990, l'Irak, gouverné par Saddam Hussein, envahit l'émirat voisin du Koweït, le gouvernement Bush réagit alors avec la plus grande fermeté. Avec l'aval du Congrès et des Nations unies, George Bush envoie des troupes dans le Golfe et convainc les dirigeants saoudiens d'accepter sur leur sol des forces défensives nord-américaines. D'une formation défensive, la coalition passe à l'offensive après quelques mois d'embargo économique total sur l'Irak destiné à faire plier le raïs irakien.

L'opération Tempête du désert débute dans la nuit du 16 au 17 janvier 1991 avec pour but de prévenir l'invasion de l'Arabie saoudite. Cette première guerre du Golfe contre l'Irak est alors une vaste opération armée menée sous l'égide de l'ONU.

Après un mois de bombardements intenses, l'offensive terrestre ne dure que quelques jours et des centaines de milliers de soldats irakiens sont faits prisonniers. L'opération est un succès pour la coalition. Cette dernière ne soutient toutefois pas les insurgés qui menacent alors le pouvoir de Saddam Hussein, déstabilisé par sa défaite au Koweït. Craignant vraisemblablement une trop grande instabilité dans cette région exportatrice d'hydrocarbures et l'éclatement de l'Irak, la communauté internationale laisse faire la répression menée par les troupes baasistes à l'encontre des populations Kurdes et des chiites. Une zone dans les territoires kurdes du nord du pays est néanmoins placé sous couverture aérienne de la coalition. Les partisans de la destitution de Saddam Hussein reprochent alors à George Bush de ne pas avoir poursuivi jusqu'à Bagdad afin de renverser le dictateur irakien, ce à quoi il répondra que l'invasion de l'Irak « aurait eu un coût humain et financier incalculable ». Par ailleurs, le mandat que la coalition avait reçu de l'ONU ne prévoyait pas une invasion militaire de l'Irak et un changement de régime par la force armée à Bagdad.

L'administration Bush s'inquiétait également des événements qui se déroulaient dans les Balkans et qui menaçaient gravement leur stabilité.

Quelques mois plus tard, en août 1991, lors du putsch de Moscou en Union soviétique et la séquestration en Crimée de Mikhail Gorbatchev, il apporte immédiatement son soutien au président russe Boris Eltsine, immédiatement suivi par le Royaume-Uni, alors que Helmut Kohl en Allemagne apporte son soutien à Gorbatchev et que la France par l'entremise de François Mitterrand reste dans l'expectative, allant même dans un premier temps vouloir attendre les intentions des « nouveaux dirigeants » soviétiques reconnaissant de facto le gouvernement issu du putsch[1].

George et Barbara Bush, le 14 septembre 2001.

La crise se dénoue finalement par la fuite des putschistes et l'implosion de l'URSS privant les États-Unis de leur ennemi légendaire, donnant naissance, selon George Bush, à un « nouvel ordre mondial » (New World Order) dans lequel les États-Unis, de facto l'unique superpuissance mondiale, doivent commencer à redéfinir leur rôle. Cette tâche ardue n'était pas achevée dans sa totalité à la fin du mandat de George Bush.

Lors de l'annonce de l'initiative nucléaire présidentielle du 27  septembre 1991, il annonce l'élimination des armes tactiques et du retrait des ogives nucléaires américaine à l'étranger hormis quelques centaines de bombes pour avions qui restent sur des bases de l'USAFE dans quelques pays européens de l'OTAN [2].

Campagne présidentielle de 1992

Après son intervention dans le Golfe, la popularité de George Bush est au plus haut, mais elle s'effrite vite, car on lui reproche d'avoir négligé les problèmes intérieurs, l'emploi et la situation économique. En 1992, si les taux d'intérêt et l'inflation sont bas, le pays compte néanmoins 7,8 % de sa population active au chômage, un niveau record depuis 1984. Ses plans pour sortir le pays de la récession économique s'enlisent au Congrès.

Les républicains conservateurs lui reprochent d'avoir renié ses engagements de 1988 en matière fiscale quand il avait proclamé « Lisez sur mes lèvres : pas de nouveaux impôts » (« Read my lips: no new taxes »). Ceux-ci décident d'apporter leur soutien à un autre candidat indépendant Ross Perot.

C'est ainsi que, bien que très populaire et auréolé de sa victoire sur l'Irak, George Bush manque sa campagne et sa réélection. Le démocrate Bill Clinton, avantagé par la candidature de Perot (19 % des voix) qui ampute le vote conservateur à George Bush (38%), est élu en novembre 1992 avec tout juste 43 % des voix.

Sa personnalité

Les anciens présidents américains Bill Clinton, George Bush père et George W. Bush et Silvio Berlusconi, le 7 avril 2005 lors des funérailles du pape Jean-Paul II.

Il est l'ami du prédicateur Billy Graham, qu'il consulte à la veille du déclenchement des hostilités contre l'Irak en janvier 1991. Pour lui, la guerre du Golfe « c'est encore ni plus ni moins qu'un affrontement entre le bien et le mal », confie-t-il au magazine U.S. News & World Report. C'est pour cela qu'il a tenu à donner à la guerre, toutes les apparences d'une croisade pour le droit, laissant au second plan les autres justifications : protection des approvisionnements en pétrole de l'Occident, protection de l'État d'Israël et prévention de la prolifération des armes nucléaires, chimiques et bactériologiques dans les pays jugés dangereux.

Sa croyance en la primauté du droit l'a poussé à multiplier les procédures de négociations internationales (vote de douze résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies) et le jeu diplomatique (alliance sans précédent de vingt-huit nations), avant de s'engager dans l'action.

Voir aussi

Liens internes

Sur les autres projets Wikimedia :

Le porte-avions USS George H. W. Bush (CVN-77).

Bibliographie

  • George Bush, Journal d'un président : 1942-2005 (traduit de l'américain par Agnès Botz, Inès Farny, Michèle Garène, et al.). Paris : Odile Jacob, 2005. 837 p.-[16] p. de pl., 24 cm. ISBN 2-7381-1673-6.

Liens externes

Notes et références

  1. L'Humanité, consulté le 18/08/2001
  2. (en) Eli Corin, « Presidential Nuclear Initiatives: An Alternative Paradigm for Arms Control » sur Nuclear Threat Initiative, James Martin Center for Nonproliferation Studies, Mars 2004. Consulté le 20 août 2009



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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article George H. W. Bush de Wikipédia en français (auteurs)

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