Abbaye de Sainte-Marie-au-Bois
Abbaye de Sainte-Marie-au-Bois
Image illustrative de l'article Abbaye de Sainte-Marie-au-Bois
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbaye
Rattaché à Prémontrés
Début de la construction 1140
Fin des travaux XVIe siècle
Style(s) dominant(s) Roman
Protection Monument historique
Géographie
Pays Drapeau de France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Ville Vilcey-sur-Trey
Coordonnées 48° 57′ 21″ N 5° 57′ 43″ E / 48.95583, 5.96194448° 57′ 21″ Nord
       5° 57′ 43″ Est
/ 48.95583, 5.961944
  

Géolocalisation sur la carte : Lorraine

(Voir situation sur carte : Lorraine)
Abbaye de Sainte-Marie-au-Bois

Sainte-Marie-au-Bois est une ancienne abbaye de l'ordre des Prémontrés, située sur la commune de Vilcey-sur-Trey, Meurthe-et-Moselle, France, édifiée près d'une source, au fond d'une petite vallée où coule un affluent du Trey. Longtemps considérée comme la plus ancienne implantation de l'ordre de Prémontré en Lorraine, elle a pour abbé au début du XVIIe siècle Servais de Lairuelz, qui conduit la réforme de son ordre, d'abord en Lorraine puis au-delà. Au début de la Première Guerre mondiale, l'écrivain et poète français Charles Péguy séjourne dans l'ancienne abbaye, devenue une ferme. Aujourd'hui, ses vestiges remarquables font de Sainte-Marie-au-Bois un rare témoin architectural de l'ordre de Prémontré au XIIe siècle.

Remarque : La forme "Sainte-Marie-au-Bois" a été retenue plutôt que "Sainte-Marie-aux-Bois", elle aussi usitée, pour se conformer aux travaux universitaires récents qui ont retenu la première forme, plus respectueuse de la désignation latine de l'abbaye (Sancta Maria in Numore) dans les chartes du XIIe siècle.

Sommaire

Histoire

La fondation au XIIe siècle

Cette abbaye est fondée par le duc de Lorraine Simon Ier entre 1130 et 1139[1],[2], à proximité de son château de Prény. La vallée où le monastère est bâti, ainsi que des terres cultivables, des vignes, des moulins et des forêts sont concédés par les opulentes abbayes messines Saint-Pierre-aux-Nonnains et Sainte-Glossinde. Les seigneurs du lieu font aussi des donations.

C'est un disciple lorrain de saint Norbert, Richard, qui, venant de Laon[3], est le premier abbé.

Un certain mystère entoure la fondation de cette abbaye : une tradition rapportée par Dom Calmet[4] et Charles-Louis Hugo[5] fait de Sainte-Marie-au-Bois la première fondation de l'ordre de Prémontré en Lorraine[6]. Saint Norbert en personne, à l'occasion d'une halte au château de Prény, et le duc Simon, seraient tombés d'accord pour fonder en 1126 ce monastère. Mais les historiens actuels réfutent cette légende[7]. Ce serait au cours d'un concile tenu à Liège en 1131[8], où sont présents Saint Norbert, Saint Bernard et certains seigneurs laïcs, que le duc Simon conçoit le projet de deux fondations, l'une à Sturzelbronn et l'autre près de Prény[9].

Le monastère reçoit pour nom « Sancta Maria in Nemore » (Sainte-Marie-au-Bois) et est placé sous l'invocation de la Vierge dans son Annonciation. Les bâtiments sont terminés peu après 1150[10].

À proximité de l'abbaye s'élève aussi un monastère de religieuses, chose fréquente dans les fondations prémontrées du XIIe siècle ; cet établissement disparaîtra par la suite. Dom Calmet rapporte au XVIIIe siècle, qu'on en voit encore les vestiges au lieu-dit « la Celle-des-Dames ». Sa chapelle était dédiée à Sainte Marie-Madeleine.

De récentes prospections dans les forêts entourant l'abbaye ont découvert un parcellaire médiéval sur plus de vingt hectares, caractérisé par des pierriers, des terrasses et des bornes, rappelant en cela que Sainte-Marie-au-Bois est une abbaye de défrichement[11].

Moyen âge

Les pères prémontrés de Sainte-Marie-au-Bois, partageant leur temps entre vie contemplative et ministère, desservent les cures des paroisses avoisinantes, Vilcey-sur-Trey, Viéville-en-Haye, Pagny-sur-Moselle, Onville et même plus loin, Manonville, Hagéville, Bey-sur-Seille, et Lanfroicourt. En 1257, ils fondent à Pont-à-Mousson le séminaire de Saint-Nicaise[12], destiné à la formation des novices de Sainte-Marie et des autres établissements prémontrés de Lorraine.

Sainte-Marie-aux-Bois, placée sous la protection des ducs de Lorraine et si proche de leur château de Prény, sera à plusieurs reprises dévastée. Dès la fin du XIIIe siècle, l'abbaye subit des dommages suite au siège de la forteresse de Prény par Thibaut II, comte de Bar. Quelques années plus tard, en 1324, c'est au tour des Messins de piller l'abbaye et les terres ducales alentour.

Un siècle plus tard, en 1427, les mêmes Messins reviennent et cette fois encore pillent et chassent les religieux qui trouvent refuge à Saint-Mihiel. En 1439, la guerre fait à nouveau rage : un parti gascon, allié des Lorrains, qui a trouvé refuge dans l'abbaye, en est délogé brutalement par les gens d'armes messins et la même année, Antoine de Vaudémont ravage à nouveau la contrée.

Le 13 décembre 1473, Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, est l'hôte de l'abbé Jean de Dieulouard et dort à l'abbaye.

XVIe siècle

Le XVIe siècle est un moment de prospérité pour Sainte-Marie-au-Bois. En 1504, l'abbé Pierre de Prény concède des terres et des forêts pour permettre le repeuplement et la reconstruction du village de Viéville-en-Haye déserté depuis les guerres du XVe siècle. C'est à cette époque aussi que l'église abbatiale est renovée. Vers le milieu du siècle cependant, les protestants dévastent le monastère[13].

Trois membres de la famille Thuillier se succèdent sur le siège abbatial. Nicolas Thuillier, à qui est confié le vicariat général de plusieurs circaries, est aussi nommé conseiller d'État par le duc Antoine et devient le confesseur de la duchesse Philippe de Gueldre, veuve de René II, retirée chez les Clarisses de Pont-à-Mousson. Un livre d'heures que la duchesse offrit à son confesseur est conservé actuellement à la Bibliothèque municipale de Pont-à-Mousson.

Le successeur des trois abbés Thuilier, Didier Malhusson, favori du duc Charles III, sera imposé par la force. Abbé commendataire, il ne réside pas à l'abbaye, mais dans un domaine voisin, la Grange-en-Haye, transformé en maison de plaisance. Sous son abbatiat, le désordre dans la vie monastique s'accentue encore. À Sainte-Marie-au-Bois, comme dans d'autres abbayes prémontrées à la même époque, le relâchement a atteint son paroxysme.

L'abbé Daniel Picart, qui succède à Didier Malhusson, n'a que vingt-sept ans à son élection. Les chanoines l'ont choisi jeune, pensant que son autorité serait moindre. Or, le jeune abbé a été formé à l'université des Jésuites de Pont-à-Mousson et il manifeste un ardent désir de réforme ; le voyant résolu à restaurer les préceptes monastiques, ses adversaires n'ont d'autre solution que de l'empoisonner au moyen d'araignées vénéneuses introduites dans son potage[14].

XVIIe siècle

Le successeur de l'abbé Picart, Servais de Lairuelz, est lui aussi acquis aux idées tridentines et il souhaite un retour à l'antique rigueur ; en 1608, il transfère les moines à Pont-à-Mousson, dans la nouvelle abbaye Sainte-Marie-Majeure, pour les rapprocher de la jeune et dynamique université, administrée par les jésuites. Le pape Paul V a donné son accord à condition que un ou deux chanoines résident en permanence dans l'ancienne abbaye et y célèbrent chaque jour la messe. C'est en quelque sorte le crépuscule de Sainte-Marie-au-Bois, où ne résident plus en dehors des deux moines précités, qu'un fermier chargé de l'exploitation du domaine agricole.

Les moines reviennent pourtant se réfugier dans l'antique abbaye en 1631, pour fuir une épidémie de peste qui règne à Pont-à-Mousson, et c'est là que décède l'abbé Servais de Lairuelz, le 18 octobre 1631. Vers 1635, pendant la guerre de Trente Ans, les Suédois ravagent les lieux.

XVIIIe et XIXe siècles

À la Révolution, l'ordre de Prémontré est dépouillé de ses biens ; les bâtiments et les terres de Sainte-Marie-au-Bois, devenus biens nationaux, sont mis en vente le 14 février 1791 et trouvent preneur en la personne d'Antoine Willemin, juge à Pont-à-Mousson, pour 15 400 livres[15].

Tout au long du XIXe siècle, propriétaires et fermiers se succèdent dans l'ancienne abbaye. L'église abbatiale est transformée en étable et la salle capitulaire devient une cuisine. A cette époque, un fragment d'autel du XIVe siècle est donné au Musée historique lorrain de Nancy.

XXe siècle

En août 1914, les hasards de la guerre conduisent l'écrivain Charles Péguy à Sainte-Marie-au-Bois ; sa section occupe les lieux du 18 au 23 août 1914 et mène des reconnaissances vers la frontière située à l'époque le long de la Moselle. Voici ce qu'écrit le lieutenant Péguy au dos de cartes postales envoyées à ses proches :

« Tout va bien, santé admirable, la vie au grand air, cantonnés dans une grande ferme rectangulaire au milieu des bois, nous sommes sans nouvelles du monde depuis quatre jours »[16].

« Nous sommes en petit poste, grand'garde au milieu des bois : la grand'garde Sainte-Marie »[17].

« Nous vivons dans une sorte de grande paix, une paix immense, dans grande ferme abandonnée »[17].

« Et dans un calme temple et loin d'un plat tourment, l'attente d'une mort, plus vivante que la vie »[17].

L'abbaye est classée monument historique le 9 avril 1929.

De nos jours

Une création du Festival international « Jardins à suivre... » a été réalisée sur le site de Sainte-Marie-au-Bois ; il s'agit des « Jardins de l'abbaye », réalisés par Olivier Berger, architecte-paysagiste, avec le concours des élèves de l'Ecole d'Horticulture et de Paysage de Roville-aux-Chênes. Ces parterres conçus comme un parcours symbolique vers le Paradis, évoquent au travers des diverses plantations, des thèmes aussi variés que la sorcellerie, les plantes médicinales, les vertus cardinales et théologales.

Par ailleurs des visites guidées étaient organisées sur une partie de l'ancienne abbaye, les dimanches de juin à septembre. Suite au décès d'un des propriétaires en mars 2008, il semble que l'accès à l'abbaye et au jardin ne soit désormais plus possible.

Les visites sont possible uniquement lors du dimanche des journées du patrimoine.

Liste des abbés de Sainte-Marie-au-Bois

XIIe siècle

  • Richard (+ 1155)[18]
  • Conon (1155-ca 1167)
  • Richard II (ca 1168)
  • Simon (+ 1174)
  • Arnould (ca 1174)
  • Garnier (ca 1181-1182)
  • Pierre (ca 1187)
  • Erladus (ca 1195)
  • Herbert (ca 1198)

XIIIe siècle

  • Hugues
  • Hugbert
  • Joseph
  • Drogo
  • Gilles
  • Fulco
  • Atto
  • Robert
  • Gérard I (ca 1248-1253)
  • Rembaldus (ca 1261)
  • Gérard II (ca 1264)
  • Rembaldus II (ca 1268)
  • Simon II (ca 1272)
  • Walterus (1275)
  • Dominique I de Vandières (ca 1280)
  • Thierri I (ca 1283-1286)
  • Nicolas I (ca 1290)
  • Thierri II (ca 1295-1297)

XIVe siècle

  • Jean I (1300)
  • Nicolas II de Prény (+ 1326)
  • Jean II (jusque vers 1347)
  • Jean III d'Onville (+ 1362)
  • Jacques de Bouillonville (ca 1373)
  • Pierre Génin (à partir de 1382)

XVe siècle

  • Jean IV (jusque vers 1426)
  • Jean V Griffon (+ 1462)
  • Jean VI de Dieulouard (ca 1462-1479)
  • Jean VII de Mamey (abbé jusqu'en 1498)
  • Pierre de Prény (1498-1505)

XVIe siècle

  • Dominique II Thuillier (1517-1534)
  • Nicolas II Thuillier (+ 1558)
  • Dominique III Thuillier (+ 1565)
  • Didier Malhusson (1566-1594)
  • Daniel Picart (1594-1600)

XVIIe siècle

Architecture

Chapiteau, façade sud du bâtiment conventuel

L'ensemble des bâtiments se réduit aujourd'hui à l'église abbatiale (chevet orienté à l'est), et au bâtiment conventuel accolé au côté sud de l'église. C'est un ensemble homogène de style roman de la fin du second quart ou du début du troisième quart du XIIe siècle[19], qui témoigne de la façon de construire des Prémontrés, apparentée à l'architecture dépouillée des Cisterciens.

L'église abbatiale et son énigme

Elle se compose d'une nef centrale à plafond et de deux bas-côtés voûtés, et mesure hors tout vingt-trois mètres de long[20].

La façade est remarquable : de type basilical, elle révèle une parenté avec l'abbatiale cistercienne de Haute-Seille[21]. À l'origine, le niveau le plus bas comportait peut-être cinq arcades[22].

Le chevet a disparu ; Slotta pense qu'il était rond[23], Mazerand également[24].

Dans le chœur, subsiste un enfeu de style gothique tardif, qui abrita la sépulture de l'abbé Dominique Thuillier, décédé en 1534[25].

À la Renaissance, on suréleva la nef par une voûte à croisée d'ogives[25].

Presque tous les historiens qui se sont intéressés à cette abbaye, ont relevé la faible dimension de l'abbatiale dans sa longueur et ont émis divers avis pour expliquer ce fait. Digot[26] en 1857, réfute l'idée répandue de son temps selon laquelle, la nef aurait été raccourcie à l'époque de Servais de Lairuelz, quand il transféra les moines à Pont-à-Mousson. Heribert Reiners[27] en 1921, défend l'idée d'un raccourcissement de la nef d'une demi-travée au temps des abbés Thuillier (Renaissance). Hubert Collin[28] plus près de nous, ne croit pas au raccourcissement de la nef ; il pense que, pour des raisons inconnues, les moines ont revu à l'économie, un bâtiment conçu au départ plus grand.

Michel Mazerand enfin, émet l'hypothèse qu'en 1780 et 1781, la nef aurait été réduite substantiellement et la façade démontée et remontée à l'identique, pierre par pierre. Il s'appuie pour cela sur un examen attentif du bâtiment, qui révèle la présence de trois clés de voûte scellées dans la maçonnerie, correspondant aux trois travées supprimées, et aussi sur la découverte dans les comptes de l'abbaye, de grands travaux en 1780 et 1781. Il se garde toutefois d'un avis définitif, déclarant que seuls des sondages permettraient de découvrir la vérité[29].

Le bâtiment conventuel

Il comporte au rez-de-chaussée en partant de l'église, la sacristie, puis la salle capitulaire. L'extrémité du bâtiment a disparu (une salle à deux travées). À l'étage subsiste le dortoir des moines, avec des petites ouvertures en plein cintre.

La salle capitulaire comporte deux vaisseaux de trois travées avec à l'est, une rose bordée de deux fenêtres en plein cintre. Ouvertures à l'ouest sur le cloître.

Le cloître a disparu, mais des départs de voûtes au nord et à l'est témoignent de l'existence des galeries nord et est.

Illustrations

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Prieurés dépendant de Sainte-Marie-au-Bois

Dès le XIIe siècle, l'abbaye de Sainte-Marie-au-Bois possède un prieuré à Blanzey. Au cours du XIIIe siècle, l'abbé Gérard I fonde un autre prieuré à Phlin, à une vingtaine de kilomètres de l'abbaye-mère[30]. Mazerand cite encore le prieuré du Ménil à Marbache[25].

La légende du Chêne-à-la-Vierge

Le Chêne-à-la-Vierge, Mailly-sur-Seille

Une vieille légende lorraine a conservé le souvenir de Sainte-Marie-au-Bois et de son prieuré de Phlin. Rédigée vers 1840 par Emmanuel d'Huart[31], elle a été reprise par plusieurs auteurs[32] après lui. D'après cette légende, la Vierge serait apparue au chevalier Ancelin de Mailly de retour de la sixième croisade, au lieu dit depuis "le Chêne-à-la-Vierge", et l'aurait prié de se hâter s'il voulait revoir, encore vivante, sa femme très malade. Pressant sa monture, il arriva au château et put recueillir le dernier souffle de sa chère épouse. Quelques années plus tard, toujours selon cette légende, le sire de Mailly aurait fait bâtir entre Mailly-sur-Seille et Phlin un prieuré de l'ordre de Saint-Norbert.

Voir aussi

Bibliographie sélective

  • Manuel Bazaille, Articles consacrés aux abbés de Sainte-Marie-aux-Bois, Pagny-sur-Moselle, revue "Nos Villages lorrains" 
  • Victor de Civry, Les Ruines lorraines, chroniques monumentales, par Victor de Civry. I. Sainte-Marie-Aux-Bois (Meurthe). - Nancy, Vagner : 1845. - In-8°, 103 p., pl.
  • Hubert Collin, Fondation d'une abbaye lorraine au XIIe siècle : l'exemple de Sainte-Marie-au-Bois, in : Les Prémontrés et la Lorraine XIIe - XVIIIe siècle, XXIIIe colloque du Centre d'études et de recherches prémontrées, sous la direction de Dominique-Marie Dauzet et Martine Plouvier, Beauchesne, Paris, 1998
  • Auguste Digot, L'abbaye de Sainte-Marie-au-bois, dessins par M. Chatelain (Bull. Soc. d'archéol. lorraine, 1857, 1, t.7, pp. 315–327 ; avec 4 p. de pl. entre les pp. 314 et 315)
  • Hans-Günther Marschall, Rainer Slotta, Lorraine romane, Zodiaque, 333 p. (ISBN 2-7369-0000-6) 
    Collection La nuit des temps, 61. Page 54
  • Michel Mazerand, Histoire de l'Abbaye de Sainte-Marie-au-Bois, Pays lorrain, 1986 
    pp. 111–127
  • Michel Mazerand, L'Abbaye de Sainte-Marie-au-Bois : architecture et sculpture, Pays lorrain, 1987 
    pp. 5–20
  • Michel Parisse, Les chanoines réguliers en Lorraine : fondation, expansion XIe-XIIe siècles, Annales de l'Est 
    p. 347-388
  • Henry Poulet, Vieilles abbayes de Lorraine, Sainte-Marie-au-Bois, Revue Lorraine Illustrée, 1912 
    p. 73-85

Liens externes

Notes et références

  1. « Certes, les historiens sont unanimes à rapporter que l'abbaye a été fondée par le duc Simon 1er qui trépassa le 14 janvier 1139. Mais les chartes concernées sont sujettes à caution. Ou bien elles ne sont pas datées, ou bien les datations sont controversées. » (Michel Mazerand, Histoire de l'abbaye de Sainte-Marie-au-Bois, Pays lorrain, 1986, p. 112) et « Il n'est donc pas téméraire d'avancer que les premiers disciples de saint Norbert s'installèrent à Sainte-Marie de dix à vingt ans avant l'achèvement du monastère, soit entre 1130 et 1140 et, par conséquent il apparaît pertinent de récuser la thèse selon laquelle l'église abbatiale aurait été dédicacée en 1127 par l'évêque de Toul Henri de Lorraine, frère du duc Simon 1er » (Michel Mazerand, op. cit., p. 113)
  2. Pour Jacqueline Carolus-Curien (Pauvres duchesses, l'envers du décor à la cour de Lorraine. Éditions Serpenoise, Metz, 2007. (ISBN 978-2-87692-715-5). p. 11.), c'est en 1132, lors d'une réception au château de Prény, que Simon Ier offre à saint Norbert le lieu où sera édifiée l'abbaye.
  3. Michel Mazerand, op. cit., p. 111
  4. Dom Calmet, Histoire ecclésiastique et civile de Lorraine, Nancy, 1722, t. II, pr. col. 317-318 et col. 281-282
  5. Charles-Louis Hugo, Sacri et canonici ordinis praemonstratensis annales, Nancy, t. II, 1736, col. 199-212 et pr. col. CXXXIII-CXXXIX
  6. « Mais la plus ancienne de toutes les abbayes lorraines de l'ordre de Prémontré était celle de Sainte-Marie-au-Bois. », Auguste Digot, L'abbaye de Sainte-Marie-au-bois, (Bull. Soc. d'archéol. lorraine, 1857, 1, t.7, p. 316
  7. « Une tradition ancienne et bien ancrée faisait de Sainte-Marie-au-Bois une des plus anciennes fondations norbertines de Lorraine avec Riéval. Une belle légende en est le support.» Michel Parisse, Les chanoines réguliers en Lorraine : fondation, expansion XIe-XIIe siècles, Annales de l'Est, 1968, p. 377
  8. « Il ne fait pas de doute ainsi que la réunion de Liège en mars-avril 1131 fut une de ces grandes occasions. (..) Des princes aussi étaient là, dont le duc Simon et son fils Mathieu, le comte de Mousson Renaud : ils seront fondateurs d'établissement de chanoines (Sainte-Marie-au-Bois, Riéval). » Michel Parisse, Les chanoines réguliers en Lorraine : fondation, expansion XIe-XIIe siècles, Annales de l'Est, 1968, p. 360
  9. Hubert Collin, Fondation d'une abbaye lorraine au XIIe siècle : l'exemple de Sainte-Marie-au-Bois, in : Les Prémontrés et la Lorraine XIIe - XVIIIe siècle, XXIIIe colloque du Centre d'études et de recherches prémontrées, sous la direction de Dominique-Marie Dauzet et Martine Plouvier, Beauchesne, Paris, 1998, p. 24
  10. Michel Mazerand, op. cit., p. 112
  11. « Ainsi dans la forêt de Vilcey-sur-Trey, des pierriers rectilignes, des terrasses, des bornes et des amas d'épierrement ont été relevés sur plus de 20 ha. Ils ont été rapprochés de l'Abbaye du XIIe s. de Sainte-Marie-aux-bois (sic), connue pour être une abbaye de défrichement, ce que confirment les sondages palynologiques effectués au fond du vallon. » Sophie Crançon, Lorraine : la découverte du paysage gallo-romain, (Archéologia, N° 391, juillet-août 2002, pp. 40-45)
  12. Pierre Lallemand, Les Prémontrés : Pont-à-Mousson, 1990, p. 16
  13. Hubert Collin, Les Églises romanes de Lorraine. Tome 4, Dictionnaire des édifices, Saint-Ail à Zelling, Nancy, Société d'archéologie de Lorraine, 1986, p. 31
  14. Dom Calmet, Bibliothèque lorraine, col. 556-558, note X
  15. Michel Mazerand, op. cit., p. 125
  16. Victor Boudon, Mon lieutenant Charles Péguy, juillet-septembre 1914, Albin Michel, 1964
  17. a, b et c Pierre Lallemand, Les Prémontrés : Pont-à-Mousson, 1990, p. 32-33
  18. Dom Calmet, Histoire de Lorraine, t. VII, Nancy, 1757, col. 121-126
  19. Marschall & Slotta, Lorraine romane, p. 54
  20. Michel Mazerand, L'abbaye de Sainte-Marie-au-Bois : architecture et sculpture, Pays lorrain, 1987, p. 13
  21. Marschall & Slotta, op. cit., p. 54
  22. Michel Mazerand, op. cit., p. 5
  23. « l'abside qui était probablement semi-circulaire, est malheureusement détruite », Marschall & Slotta, op. cit., p. 54
  24. Michel Mazerand, op. cit., p. 6
  25. a, b et c Mazerand, Histoire de l'abbaye de Sainte-Marie-au-Bois, Pays lorrain, 1986, p. 118
  26. Auguste Digot, L'abbaye de Sainte-Marie-au-bois, Bull. Soc. d'archéol. lorraine, 1857, 1, t.7, p. 325
  27. Heribert Reiners et Wilhelm Ewald, Kunstdenkmäler zwischen Maas und Mosel, München, F. Bruckmann, 1921, p. 32-37
  28. Hubert Collin, Les Églises romanes de Lorraine. Tome 4, Dictionnaire des édifices, Saint-Ail à Zelling, Nancy, Société d'archéologie de Lorraine, 1986, p. 32
  29. Michel Mazerand, L'abbaye de Sainte-Marie-au-Bois : architecture et sculpture, Pays lorrain, 1987, p. 19
  30. Michel Mazerand, Histoire de l'abbaye de Sainte-Marie-au-Bois, Pays lorrain, 1986, p. 116
  31. Emmanuel d'Huart, Le Chêne-à-la-Vierge : tradition des bords de la Seille, Austrasie, 1840, p. 22-28
  32. Parmi ceux-ci : Jacques Léoutre, Récits du Pays messin, 1962-1998, ou encore : Sagen und Geschichten aus Lothringen : ein Beitrag zum heimatkundlichen Unterricht, gesammelt und herausgegeben von Ed. Charlot, G. Sedelmayr, Metz, Paul Even, [1912]
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